levitation

Attention! Méfiez vous du Yoga

 

Vous avez l’intention de démarrer le Yoga, vous venez de vous y mettre ou, pire encore, vous pratiquez déjà ? Attention ! Vous courrez de grands dangers ! C’est d’autant plus sournois que vous ne vous attendez pas à ce qui justement vous attend. Personne ne vous a mis, ne vous met, ne vous mettra en garde à ce propos alors il faut bien que quelqu’un s’en charge.

Avant tout, ce qui est indispensable de savoir c’est que, par la pratique, beaucoup de choses risquent de changer dans vos vies, et bien plus que vous ne pourriez imaginer.

Et puisque le pacte scellé avec le Yoga contraint à établir la vérité, aussi cruelle soit-elle, autant vous dire tout de suite que la première chose qui va changer c’est vous-mêmes. Ahhh ! Ça fait peur ça, non ? Il y a de quoi.

Si vous changez, vous n’êtes plus à l’abri de rien !

Parce que le Yoga vous démasque, vous déshabille, vous dépouille jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la pulpe de vous-mêmes. Toutes ces couches, là, qui, croyez-vous, préservent jalousement le trésor que vous êtes vont une à une être effeuillées par la pratique. Et c’est terrible parce que tout ça se fait progressivement, insidieusement, subrepticement, sans que vous en soyez prévenus, sans que vous en perceviez le moindre indice, sans que vous n’entrevoyiez un seul rouage du processus en cours. Et lorsque vous finissez enfin par vous en apercevoir, il n’est alors hélas plus possible de revenir en arrière.

Avec un peu de chance, vous réussirez peut-être à arrêter de pratiquer pour vous sortir de là avant qu’il ne soit trop tard. Peut-être… Mais, ne vous réjouissez pas trop vite parce que la plupart de ceux qui sont parvenus à arrêter ont fini par retomber dans le piège. Car le Yoga est un grand manipulateur : il attire ses proies, leur fait croire qu’elles peuvent arrêter quand elles veulent, leur laisse la liberté de le quitter, et puis il les hantent en laissant des traces de lui dans leur corps, dans leur esprit, dans leur souffle qu’il a déjà réussi à façonner suffisamment pour leur donner envie de revenir à lui.

Vous vous sentez bien après votre pratique ? Attention, c'est un piège.

Vous vous sentez bien après votre pratique ? Attention, c’est un piège.

Le Yoga est une drogue, un poison qui se distille dans vos veines jusqu’à ce que vous respiriez chaque bouffée d’air comme si elle était la première et la dernière. C’est ce Prâna, ce Souffle Vital, qui vous rend dépendant. Et c’est infernal parce que, au fil de la pratique, vous êtes obligés d’augmenter la dose. Au début, vous décidez de pratiquer une fois par semaine. Puis, peu à peu, naïfs que vous êtes, vous vous dites qu’une deuxième séance par semaine ne serait pas de trop. Et, tout à coup, sans que vous l’ayez vu venir, vous vous retrouvez à devoir pratiquer quotidiennement.

Alors vous vous demanderez comment vous avez pu en arriver là. C’est vrai ça ! Comment ?

Au départ, vous cherchiez juste à soulager deux-trois douleurs à droite-à gauche, on vous a conseillé de pratiquer le Yoga – « C’est pour ton bien. » – et vous avez suivi ce conseil…

[ Ne jamais suivre les conseils de ceux qui vous veulent du bien, vous devriez savoir ça pourtant ! ]

Et vous voilà atterri à votre premier cours dans lequel vous avez l’impression d’être l’objet insolite à débusquer – « Bon sang ! Qu’est-ce que je fais là ? ».

Et puis vous écoutez un inconnu (le prof) qui semble savoir de quoi il parle – est-ce bien le cas ? Ça, personne ne le sait, pas même lui.

Et, docile, vous faites ce qui vous est dit de faire avec application et crédulité.

Ha ha ! Elle est là la première erreur de débutant : croire son professeur ! Attention ! Il va très vite devenir votre dealer. Au début vous suivrez innocemment ses cours et puis par la suite vous lui demanderez des conseils après les cours. Et malheur à vous si vous vous aventurez à prendre des cours particuliers parce qu’il va vous donner des pratiques à faire chez vous jusqu’à ce que le Yoga devienne aussi essentiel à votre vie que dormir, manger et faire pipi.

On ne se méfie jamais assez des profs de Yoga. Ils vous contaminent le virus qui leur a été à eux-mêmes inoculé. Ce sont des victimes eux aussi. Ayons pitié.

Parce que ce virus est terrifiant. Vous le ressentez dans chaque parcelle de votre corps, à travers chaque pore de votre peau, dans chaque cellule de votre esprit, dans chaque molécule d’air que vous inspirez, …

Il se passe quelque chose…

Et soudain, vous vous rendez compte de tout ce qu’il y a à découvrir, de tout ce potentiel d’expérimentation qui était resté jusque là inexploré, de toute cette vie restée vierge par ignorance ou par préservation. Et le pire dans tout ça c’est que tout cela vous appartient depuis toujours et ce n’est que maintenant que vous en prenez conscience. Et ce genre de prises de conscience, c’est sacrément inquiétant. Ça vous change un être. Ça vous le rend vivant.

La stratégie du Yoga est malicieuse parce qu’il commence par votre corps, histoire de préparer le terrain pour le chantier qu’il compte mettre en œuvre. Vous ressentez votre corps s’assouplir, se tonifier, gagner en stabilité, en force, en amplitude, en aisance, en confort, … A vous de compléter la liste. Vous trouvez ça bien.

Erreur ! A cause de cela, vous allez perdre peu à peu toutes ces fabuleuses occasions de vous plaindre (parce que vous avez mal, parce que vous êtes raides, parce que ceci, parce que cela, …). C’est tellement pratique la douleur ! Quand on a l’habitude de ressentir son corps à travers et grâce à l’inconfort, c’est évidemment déstabilisant et perturbant de perdre ce point de repère auquel on s’était d’une certaine manière attaché…

Mais ça, ce corps là qui change au point que l’on finisse par s’y sentir mieux, au point même que l’on finisse par s’y sentir bien, ce n’est rien à côté du reste.

Il ne serait sans doute pas raisonnable d’évoquer la vacuité à laquelle votre esprit devra être confronté à mesure où vous avancerez dans la pratique… Mais ce serait inhumain de vous laisser dans l’ignorance des menaces qui vous guettent, tapies dans l’ombre de votre tapis. En voyant s’évacuer le festival de pensées qui s’entassent, se disputent et s’emmêlent dans votre tête depuis des années, votre mental va peu à peu devenir de plus en plus léger, de plus en plus clair, de plus en plus doux. Et tout cet espace libéré sera la porte ouverte à tous les fléaux : concentration de l’attention sur une chose à la fois ; appréciation de ce que vous vivez à l’instant présent ; équanimité et paix intérieure face à la nature changeante de l’existence ; bienveillance et gratitude envers tout être, vous le premier ; etc. En dire davantage tiendrait de la perversité. Sachez seulement qu’il vous faudra développer une infaillible faculté de vigilance pour ne pas laisser la clairvoyance vous éblouir et vous contraindre à rayonner.

Mais le pire – le pire ! – c’est que votre souffle va devenir aussi fin, fluide et subtil qu’un filet de soie. A tel point que les barreaux de votre cage thoracique vont finir par sortir de leurs gonds pour délivrer votre cœur de toutes les ronces qui l’étouffent. En voilà une calamité ! Non content de détricoter l’une après l’autre chaque maille de votre armure, le Yoga ambitionne même d’aller jusqu’à vous mettre à nu, le cœur exposé à l’ardeur de tous les soleils et à la fraîcheur de tous les vents. Soyez prudents ! La caresse de l’air vous semblera plus vive et plus intense. Vous risquez même de vous sentir plus vivants. Personne ne peut sortir indemne de ça !

A cause de ça, tout le reste de votre vie va être complètement bouleversé. Vos relations avec les autres et avec vous-mêmes s’en retrouveront profondément modifiées. Ce changement sera tellement puissant que vous vous demanderez comment jusqu’ici vous avez pu exister. C’est vrai ça ! Comment ?

Hé bien peut-être que le plus grand danger à craindre du Yoga c’est cela : il vous fera prendre conscience que jusque là vous n’existiez pas vraiment, pas complètement, pas totalement.

Vous attendiez que Cela arrive pour vous réveiller et vous éveiller.

Et Cela est arrivé.

Et c’est sans doute la chose la plus grave qui pouvait vous arriver.

Parce que… maintenant… comment faire sans ?

Méfions-nous du Yoga, il est angoissant.

Marie Ghillebaert

À Propos de Marie Ghillebaert

Marie a étudié la sociologie et l’ethnologie. L'humain l'intéresse. Elle étudie, pratique et transmet le Yoga avec enthousiasme. Après avoir suivi une formation Viniyoga avec Claude Maréchal, elle a été diplômée ETY et elle est à présent enseignante IFY . Au cours de plusieurs stages, elle a reçu l'enseignement de Michèle Lefèvre (Yogamrita) en Yoga et Ayurveda. Considérant qu'elle a encore tout à apprendre, elle fait de chaque voyage en Inde l'occasion de développer son expérience et sa connaissance du Yoga en suivant des enseignements de différentes traditions. Le Yoga qu'elle transmet est ainsi le fruit des diverses inspirations qui l'épanouissent dans sa pratique personnelle et qu'elle a à cœur de partager avec ses élèves.Le Yoga qu'elle transmet est ainsi le fruit des diverses inspirations qui l'épanouissent dans sa pratique personnelle et qu'elle a à cœur de partager avec ses élèves à Lille et dans les Flandres



'Attention! Méfiez vous du Yoga' have 25 comments

  1. 9 avril 2015 @ 18 h 19 min Anne-Sophie

    Un grand merci à Marie j’ai lu cet article en me délectant de chacun de ses mots. C’est tellement vrai, je suis moi-même devenue prof de yoga, c’est vous dire!
    Par contre, pourquoi finir par il est angoissant???

    Répondre

    • 9 avril 2015 @ 20 h 47 min Marie Ghillebaert

      Vous aussi, Anne-Sophie, cela ne vous suffisait plus de seulement pratiquer ? Il a fallu que vous deveniez prof pour faire de nouvelles victimes… 😉

      « Pourquoi finir par « il est angoissant » » ? La réponse est dans la phrase qui précède : « Parce que… maintenant… comment faire sans ? ». C’est l’angoisse d’avoir le sentiment vertigineux d’être touché par la Grâce et que l’éternité est contenue en un seul instant. L’angoisse des frissons qui font se sentir vivant, tout simplement.
      Aujourd’hui, quelqu’un m’a justement demandé si je pourrais faire sans… Voilà ma réponse : « Quelle question ! Peut-on vivre sans respirer ? »

      Répondre

  2. 9 avril 2015 @ 21 h 43 min anny danckaert

    je suis complètement addicte au yoga,il faut dire que j’ai un terrible dealer qui à su me rendre accroc ; anny

    Répondre

  3. 9 avril 2015 @ 22 h 28 min Ultimatefab

    Ah ah ah :-) Tellement vrai 😉 … et très bien écrit ! Un vrai plaisir à lire :-)

    Répondre

  4. 10 avril 2015 @ 10 h 40 min bonnal

    la connexion est dans le souffle la vie est dans le souffle l amour est dans le souffle l iiiiiiinspir est dans le souffle l eeeeeexpir est dans le souffle le yoga est dans l air et l air dans le yoga et la lumiere est dans l air………

    Répondre

  5. 10 avril 2015 @ 14 h 11 min Brigitte

    Merci pour ces mots tellement vrais. Si vous saviez le yoga me colle à la peau, c’est ma joie de vivre. J’ai un prof extraordinaire, David du studio Yoga 3 à Trois-Rivieres. Il sait nous transmettre la philosophie du Yoga, le respect, la joie et la douceur, je pratique le vinyasa
    Je commence une formation en Viniyoga cet automne afin de l’enseigner et faire du bien aux aine(e)s, une belle façon de faire du bien aux autres…
    Belle journée!
    Namasté
    Brigitte

    Répondre

    • 11 avril 2015 @ 9 h 42 min Marie Ghillebaert

      Bonjour Brigitte et merci pour votre commentaire. :)
      Je ne connais pas David, votre professeur, mais s’il a su faire éclore en vous le désir de transmettre à votre tour, j’en déduis alors que sa « marchandise » (son enseignement) est de qualité ! 😀
      Je vous souhaite de très belles découvertes au cours de votre formation (j’ai moi-même suivi une formation Viniyoga) ; et surtout je vous souhaite la prodigieuse énergie qui s’infusera en vous lorsque vous partagerez avec vos élèves ce que vous-mêmes vous recevez dans votre étude et votre pratique personnelles.
      Namaste

      Répondre

  6. 11 avril 2015 @ 9 h 18 min leblanc

    moi, j’ai pratiqué autrefois le yoga il y a plusieurs années avec differents professeurs tous trés compétents….
    Aussi, je ne comprends pas cet article dans la mesure où partout on revendique les bienfaits du yoga qui nous permet d’etre mieux dans sa tete et dans son corps….et là on nous dit que la pratique du yoga est dangereuse et manipulatrice????
    ou alors je n’ai rien compris!! j’ai lu aussi d’autres articles sur le site notament de l’intelligence de ne rien comprendre; en effet à la force de lire tous ce livres et de se torturer l’esprit on ne vit plus l’essentiel…
    j’attends vos réponses..merci

    Répondre

    • 11 avril 2015 @ 10 h 08 min Marie Ghillebaert

      Bonjour « leblanc » et merci de commenter pour poser ouvertement la question que de nombreuses personnes se sont probablement posées à la lecture de cet article…
      Avant tout, sachez que la personne qui a écrit cet article (à savoir, moi-même) pratique le Yoga depuis douze ans et l’enseigne depuis quatre ans avec un enthousiasme et une passion inaltérées et inaltérables. Le Yoga prend une place immense, essentielle, primordiale dans ma vie. Et je crois ne pas être la seule dans ce cas, de nombreuses personnes pourraient sans doute en témoigner.
      Si vous relisez l’article, vous pourrez retrouver tous les « bienfaits du Yoga qui nous permettent d’être mieux dans sa tête et dans son corps » (je vous cite)… Seulement, l’article a été écrit au second degré, dans l’intention d’ébranler un peu l’auréole d’excès de sérieux qui entoure trop souvent les pratiques spirituelles telles que le Yoga.
      Les « dangers » du Yoga évoqués dans l’article sont en fait les bouleversements (évidemment éminemment positifs) qu’il engendre dans le corps, dans l’esprit, dans le cœur, dans la vie de ses pratiquants. Je suis l’objet de ces bouleversements sans lesquels je ne serais actuellement pas ici en train de vous répondre. Et je suis aussi témoin de ces bouleversements chaque fois que je les perçois, avec tellement de fascination et de gratitude, chez les personnes auxquelles j’ai le chance de transmettre.
      Je vous souhaite, « leblanc », de peut-être reprendre la voie du Yoga (que vous dites avoir « pratiqué autrefois ») afin de ressentir cela : cet extraordinaire pouvoir transformateur et libérateur que la pratique nous délivre.
      Bien à vous.

      Répondre

      • 9 novembre 2015 @ 18 h 05 min a

        Pierre Brochant : Il s’appelle Juste Leblanc.
        François Pignon : Ah bon, il a pas de prénom ?
        Pierre Brochant : Je viens de vous le dire : Juste Leblanc.
        François Pignon : …
        Pierre Brochant : Leblanc, c’est son nom, et c’est Juste, son prénom.
        François Pignon : …
        Pierre Brochant : Monsieur Pignon, votre prénom à vous, c’est François, c’est juste ?
        François Pignon : Oui…
        Pierre Brochant : Et bien lui, c’est pareil, c’est Juste.
        François Pignon : …

        Répondre

        • 9 novembre 2015 @ 21 h 13 min Marie

          « a »…h bon !

          Répondre

        • 9 novembre 2015 @ 23 h 03 min Kaivalya

          On te l’avait dit de te méfier du Yoga, voilà ce qu’il arrive quand on écoute pas. :)

          Répondre

  7. 11 avril 2015 @ 14 h 07 min Nataly

    Wow quel bel article, je m’en suis délectée !!!!!!! Vous avez une belle plume et je vis la même chose que vous, après 10 ans de yoga : Viniyoga, Hatha et maintenant Kundalini, qui m’a encore plus « rentré » dedans !

    Répondre

    • 12 avril 2015 @ 8 h 42 min Marie Ghillebaert

      Merci Nataly pour votre si gentil message. :)
      Je suis bien heureuse que vous ayez laissé votre porte ouverte au Yoga afin qu’il vous « rentre dedans »… Le plus malin de l’histoire, c’est qu’il vous apprend les Bandhas afin de ne pas ressortir ! C’est très rusé ! 😀

      Répondre

  8. 11 avril 2015 @ 16 h 56 min Aboubacar

    A voir le titre de l’article j’ai été curieux à savoir pourquoi dire « se mefier du Yoga ». Après la lecture complète j’ai compris tout de suite que vous utilisez là un figure de style pour nous dire à telle point il est important vu ces effets bénefiques.
    Infiniment merçi pour cet article.
    Je ne suis pas encore pratiquant mais j’aime et pratique beaucoup la pensée positif autour de moi.
    Bien de chose à vous.

    Répondre

    • 12 avril 2015 @ 8 h 51 min Marie Ghillebaert

      « Je ne suis pas ENCORE pratiquant… »
      Ce « encore » a une résonnance très prometteuse… Ca me plaît bien ! :)
      Je vous souhaite de vous laisser très bientôt tenter par le goût du risque, Aboubacar ! 😉

      Répondre

  9. 11 avril 2015 @ 22 h 23 min Yvon Longpré

    Ne jamais suivre les conseils de ceux qui vous veulent du bien ! J’ai lu ça plus haut.

    Répondre

  10. 28 avril 2015 @ 23 h 15 min Jean-Louis

    merci Marie pour ce superbe article, auquel on pourrait rajouter cette mise en garde :

    « le yoga peut être très dangereux … pour votre souffrance et votre malheur » ; car au bout d’un moment, les souffrances ordinaires finissent par s’estomper puis disparaître.

    Répondre

  11. 29 mars 2016 @ 11 h 40 min Attention, méfiez vous du Yoga ! Par Marie Ghillebaert – Ayurvéda Magazine

    […] Par Marie Ghillebaert […]

    Répondre

  12. 24 juin 2016 @ 18 h 38 min mireille

    Merci pour votre article, que j’étais impatiente de lire en voyant le titre….j’enseigne aussi le yoga , et une élève m’a dit un jour après le 3ème cours, « Tu sais qu’on peut devenir ad-dicte au yoga tellement je ressens les bienfaits »…..Le yoga m’a permis, personnellement, de me ré-approprier mon corps physique et de l’habiter totalement…je ne me sentais pas toujours incarnée..J’ai aussi réussi à contaminer mes élèves…Je remercie aussi les élèves pour ce qu’elles m’ont permis d’apprendre sur moi..c’est un bel échange …Bien à vous « chère collègue » Namasté.

    Répondre

    • 25 juin 2016 @ 21 h 46 min Marie

      Merci Mireille pour ce beau partage.
      Quant à votre phrase « Je remercie aussi les élèves pour ce qu’elles m’ont permis d’apprendre sur moi..c’est un bel échange … »… je ne peux qu’approuver totalement… Vous avez mille fois raison !
      Quel privilège de vivre de si beaux moments de communion lors de nos cours !
      Namaste :)

      Répondre

  13. 28 novembre 2016 @ 20 h 49 min Ekongkar

    C’est exactement çà… merci pour ce post

    Répondre

    • 2 décembre 2016 @ 16 h 09 min Marie

      Merci à vous de l’avoir lu Ekongkar :)

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.