Sufi

Au cœur de l’Islam mystique. Les soufis d’Afghanistan. (doc)

« Ces films réalisés en 1973, sont des documents inespérés sur ce que fut la culture traditionnelle de l’Islam en Afghanistan, avant que ce pays ne connaisse les désastres des luttes idéologiques et de la guerre civile.

Mais ils représentent aussi, pour une sensibilité de Musulman, bien plus que cela. D’abord, un témoignage objectif et respectueux, fait par un réalisateur occidental, d’aspects profonds et essentiels de la culture spirituelle de l’Islam.Cette culture là, qui constitue la trame intérieure, l’âme vivante, des sociétés musulmanes traditionnelles, reste malgré son importance primordiale quasiment non connue et non perçue en Occident.

Cela a été une extraordinaire marque de confiance que tous ces « Cheikhs » ont accordée à Arnaud Desjardins en l’autorisant à filmer les aspects de l’enseignement et de la vie intérieure de leurs confréries. La présence sur la pellicule de ces grands maîtres est, à elle seule, une chose profondément émouvante.

Je crois qu’il s’agit là de documents uniques et exceptionnels, aussi bien pour les pays islamiques que pour l’Occident.Il me semble important et nécessaire par les temps qui courent, que ces films puissent connaître une très large diffusion.Un public occidental aurait à découvrir, au-delà des aspects aberrants des idéologies politico-religieuses de l’Islamisme récent, une réalité autrement plus profonde et plus authentique de la tradition séculaire de l’Islam.

Un public musulman pourrait avoir beaucoup à apprendre, à travers un témoignage d’une qualité et d’une transparence extraordinaires, sur ses propres tradition et culture. Ils peuvent être, à mon avis, un élément essentiel permettant une bonne compréhension par de jeunes musulmans de leur tradition, au-delà des mirages de l’intégrisme. »

Faouzi SkaliFaouzi Skali est anthropologue, écrivain et spécialiste du soufisme. Il est le directeur général des Rencontres et du Festival de Musiques sacrées du Monde qui se tient chaque année à Fès (Maroc).

Nous jugions important de publier ce document touchant et quasi-unique sur l’Islam mystique en ces temps ou la plus  grande confusion règne sur le vrai visage de cette tradition spirituelle et sur sa place dans nos sociétés occidentales.

Pour voir ou revoir l’extraordinaire film « Ashrams » d’ Arnaud Desjardins consacrés à l’hindouisme et à ses grands maîtres, cliquez ici. 

Les soufis d’Afghanistan, première partie – La relation de maître à disciple.

 

Les soufis d’Afghanistan. Seconde partie -Au cœur des confréries. 

Petit Bonus: « La sagesse des soufis » par Eckhart Tolle



'Au cœur de l’Islam mystique. Les soufis d’Afghanistan. (doc)' have 10 comments

  1. 29 janvier 2015 @ 21 h 03 min camus renaud

    Je ne connaissais pas mais quelle beauté émane de ces films. Ces grandes maîtres et leurs étudiants sont touchants et beaux.On peut presque ressentir leur état intérieure. De plus les commentaires de Desjardins sont fluides et touchent au cœur.
    Je ne connaissais rien de la tradition soufi, je vais m’y intéresser de prêt désormais.
    Nous sommes tout de même bien loin des abrutis ignares qui agissent mal au nom de l’Islam.

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  2. 13 juillet 2015 @ 7 h 26 min Porte

    Les documentaires d’Arnaud Desjardins représentent un fonds d’archives exceptionnelles sur des spiritualités dont le contexte a disparu ou s’est profondément transformé. Arnaud a fait de ses films un instrument de mutation intérieure et d’éveil… C’est ainsi que de journaliste de terrain, il est lui-même devenu un enseignant spirituel de premier ordre. Il fait le récit de son itinéraire de croissance spirituelle dans l’ouvrage de Jacques Mousseau intitulé L’Ami spirituel. Arnaud y conte ses pérégrinations de reporters qui cherche et trouve son âme à travers le monde des ashrams, des monastères et des pagodes…

    Grâce lui soit ici rendu,

    Yann Porte

    Répondre

  3. 10 avril 2016 @ 9 h 58 min Akshaya

    On pourrait penser que les maîtres soufi avaient « vu » l’avenir s’assombrir et qu’ils ont saisie l’opportunité de la technologie moderne pour sauvegarder et transmettre cette Connaissance Universelle en attendant le rétablissement du Dharma. Merci à eux et ceux qui nous permettent d’y accéder.

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    • Yoganova

      12 avril 2016 @ 8 h 45 min Yoganova

      Les maitres Soufis d’Afghanistan avaient sans doute vu les nuages noirs s’amonceler au dessus du pays. En tout cas, nous pouvons être reconnaissant à Arnaud Desjardins d’avoir réaliser ce rare témoignage d’un monde aujourd’hui disparu.

      Répondre

      • 12 avril 2016 @ 10 h 03 min Akshaya

        Si vous me le permettez cher Yoganova, vous parlez  » d’un monde aujourd’hui disparu », j’aurai envie de dire que ce monde est en « hibernation », il subit « l’hiver » du Kali Yuga et réapparaîtra au levé de soleil de l’action juste. Ce sera notre Diwali avec le rétablissement du Dharma par le roi Rama. C’est en tout cas mon vœu le plus cher.

        Répondre

        • Yoganova

          13 avril 2016 @ 15 h 15 min Yoganova

          Non seulement je vous le permet mais en plus c’est vous qui avez raison. 😉

          Répondre

          • 13 avril 2016 @ 15 h 35 min Akshaya

            Monsieur est trop bon… :-)

  4. 3 mars 2017 @ 14 h 05 min Daniel

    Bonjour

    Yann nous parle avec simplicité et profondeur d’Arnaud Desjardins ses films sont un témoignage essentiel.

    Pour voir ce film exceptionnel suivez ce lien : dailymotion ne s’ouvre pas !!

    Soufis d’Afghanistan
    https://www.youtube.com/watch?v=xMo_a4MjLQ8

    En regardant ce magnifique documentaire (grâce à Yoganova), que je ne connaissais pas, cela semble presque irréel par rapport à la situation actuelle.
    Mais qu’est -il arrivé à l’Afghanistan ??
    Que sont devenus ces Maitres Soufis ??

    « Je crois qu’il s’agit là de documents uniques et exceptionnels, aussi bien pour les pays islamiques que pour l’Occident. Il me semble important et nécessaire par les temps qui courent, que ces films puissent connaître une très large diffusion. Un public occidental aurait à découvrir, au-delà des aspects aberrants des idéologies politico-religieuses de l’Islamisme récent, une réalité autrement plus profonde et plus authentique de la tradition séculaire de l’Islam. »

    C’est vraiment le drame actuel, mon épouse et moi avons une excellente amie mais il ne faut surtout pas lui parler de musulmans, elle démarre au quart de tour comme le belge moyen. La peur et la désinformation font le reste et favorisent la montée de l’extrême droite ou « l’autre » perd toute son humanité et devient « un virus » qu’il faut éliminer à tout prix. Tout cela conduit imperceptiblement au nazisme, à l’état totalitaire.
    Les islamistes peuvent être considérés comme les nazis de l’Islam.
    C’est très dangereux car toute dictature, de replis sur soi, de fermeture, commence par des changements imperceptibles, après il est trop tard, nous sommes piégés. (1)
    Note 1 cf. le livre : l’histoire d’un allemand

    « Nous jugions important de publier ce document touchant et quasi-unique sur l’Islam mystique en ces temps ou la plus grande confusion règne sur le vrai visage de cette tradition spirituelle et sur sa place dans nos sociétés occidentales. »(2)

    A propos de la situation actuelle, le livre la Fracture est présenté par l’auteur lors d’un dialogue que j’ai écouté sur Musique 3 :

    http://www.rtbf.be/radio/liveradio/musiq3?rpAodUrl=http://podaudio.rtbf.be/rod/m3-chari_le_grand_charivari_27431555.mp3&rpSt=la+fracture&rpSrp=5.0

    Le livre la Fracture

    https://www.amazon.fr/Fracture-Chroniques-2015-2016-Kepel-Gilles/dp/2072701295/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1488488827&sr=1-1&keywords=la+Fracture

    Note 2 : Le livre d’Adam nous éclaire sur les Traditions Chrétiennes, Hébraïque et Islamique

    http://www.beyaeditions.com/livre9.htm

    Voir aussi : http://www.beyaeditions.com/documentation/traditionislamique.htm

    En ce qui concerne le soufisme et l’aspect Sacré du Saint Coran : le livre d’Adam.

    Et les livres de Michel Valzan pour tout ce qui concerne l’ésotérisme musulman

    https://www.amazon.fr/s/?ie=UTF8&keywords=michel+valsan&tag=googbehydra08-21&index=aps&hvadid=155864037337&hvpos=1o1&hvnetw=g&hvrand=12176062423774607491&hvpone=&hvptwo=&hvqmt=b&hvdev=c&hvdvcmdl=&hvlocint=&hvlocphy=9047676&hvtargid=kwd-3328470573&ref=pd_sl_tuu4v8l66_b

    Ps : j’ai lu un livre qui se passe en Afghanistan, que j’ai beaucoup aimé, mais cela n’a rien à voir avec les Soufis : les Cavaliers :
    la vie à cheval dans les steppes, une affaire d’hommes.

    https://www.amazon.fr/cavaliers-Joseph-Kessel/dp/B00I4S5TL0/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1488541036&sr=1-2&keywords=les+cavaliers+joseph+kessel

    Belle conclusion de Akshaya que je partage entièrement :

    « Si vous me le permettez cher Yoganova, vous parlez » d’un monde aujourd’hui disparu », j’aurai envie de dire que ce monde est en « hibernation », il subit « l’hiver » du Kali Yuga et réapparaîtra au levé de soleil de l’action juste. Ce sera notre Diwali avec le rétablissement du Dharma par le

    Répondre

  5. 3 mars 2017 @ 19 h 15 min Daniel

    Bonjour

    Voici le récit de la première rencontre d’un disciple avec son Maitre Spirituel :

    Lettres d’un Maître Soufi 2

    Al- ‘Arabi ad-Darqâwî décrit ainsi sa première rencontre avec son maître spirituel :

    Cette nuit-là je demandai à Dieu de me confirmer mon intention (de devenir le disciple du maître ‘Ali al-Jamal), et je passai toute la nuit à me représenter le maître, à me demander comment il était et comment serait ma rencontre avec lui, sans pouvoir dormir.
    Le matin, j’allai le trouver à sa zâwiyah (1) au quartier de Rumîlali, située entre les deux cités (de Fès), au bord du fleuve, du côté de la qiblah, là même où se trouve aujourd’hui son tombeau. Je frappai à la porte, et le voici devant moi, en train de balayer la zâwiyah selon son habitude; car il ne cessa jamais de la balayer de sa propre main bénie, chaque jour, malgré son grand âge et sa haute fonction (spirituelle).
    « Que veux-tu? » me dit-il. « O mon seigneur, – lui répondis-je -, je veux que tu me prennes par la main pour Dieu. (2)
    Alors il se mit à me réprimander violemment, en cachant son vrai état à mes yeux, avec des paroles comme celles-ci: « Qui donc t’a dit que je prends par la main qui que ce soit, et pourquoi le ferais-je avec toi ? » Et il me chassa; tout cela pour mettre ma sincérité à l’épreuve. Je m’en allai donc, mais la nuit venue, j’interrogeai de nouveau Dieu (au moyen du livre sacré). Puis, ayant accompli la prière du matin, je retournai vers la zâwiyah. J’y retrouvai le maître comme la première fois, en train de balayer lazâwiyah.
    Je frappai à la porte. Il m’ouvrit, et je luis dis: « Prends-moi par la main, pour Dieu! »
    Alors il prit ma main et me dit: « Sois le bienvenu! » Il me fit entrer dans sa demeure à l’intérieur de la zâwiyah et me manifesta une grande joie. « O mon seigneur – lui dis-je – depuis combien de temps ai-je cherché un maître spirituel! » –
    « Et moi, – me répondit-il – je cherchais un disciple sincère. » Puis il me transmit les formules du rosaire et l’invocation et me dit:
    « Va et reviens! » A partir de ce moment, je le fréquentai chaque jour et reçus son enseignement en compagnie de quelques frères d’entre les habitants de Fès…

    (1) Zâwiyah signifie « coin », « cellule »; on désigne par là les maisons où se réunissent régulièrement les membres d’une confrérie;
    Ces maisons comportent souvent des habitations pour le sheikh, sa famille et quelques disciples en retraite spirituelle.
    C’est plus ou moins l’analogue de l’ashram hindou. – La zâwiyah du sheikh ‘Ali al-Jamal existe toujours; elle comporte une cour flanquée d’un côté par une modeste habitation et de l’autre par une salle de prière, dans un coin de laquelle se situe le tombeau du saint. Une petite coupole aménagée dans le toit plat surplombe le tombeau.
    (2) Ce qui signifie à la fois: donne l’initiation et conduire sur la voie.

    La première chose que j’appris de mon maître (que Dieu soit satisfait de lui), était celle-ci: il me chargea de deux paniers remplis de pruneaux. Je les pris par la main au lieu de me les poser sur la nuque, comme il me l’avait indiqué, mais malgré cela, cette chose me pesait beaucoup et m’était si pénible que mon âme (nafs) se contracta; elle s’agitait, se chagrinait et se troublait à l’extrême, à tel point que j’en pleurais presque, – et, par Dieu, je devais encore pleurer à cause de toutes les humiliations, le mépris et le dépit que j’allais subir en cette situation , – car mon âme n’avait jamais encore accepté pareille chose ni baissé la tête (1), et jusque-là j’avais été inconscient de son orgueil, sa révolte et sa corruption ;
    j’ignorais si elle était orgueilleuse ou non, et aucun des théologiens dont j’avais suivi les cours – et ils étaient nombreux ne m’avait renseigné sur ce point.
    Or, lorsque je me trouvai dans cette perplexité et peine, voici que le maître avec sa grande intuition vint vers moi, prit les deux paniers de mes mains et me les chargea sur la nuque en disant:

    « Ainsi fais l’épreuve du bien, pour que tu chasses un peu d’orgueil! » Par ces paroles, il m’ouvrit la porte de la droiture, car j’appris dès lors à distinguer les orgueilleux des humbles, les sérieux des légers, les savants des ignorants, les hommes de tradition des innovateurs et les hommes qui ont de la science et l’appliquent de ceux qui n’ont que de la science sans la mettre en pratique.
    Par la suite, aucun traditionaliste (sunnî) ne put plus me tromper avec son savoir, ni aucun innovateur avec ses innovations;
    aucun savant ne m’en imposa plus avec sa (seule) science, aucun (faux) dévot avec ses dévotions, ni aucun (faux) ascète avec ses privations (2). Car le maître (que Dieu soit satisfait de lui) m’avait appris à distinguer la vérité de la vanité et le sérieux de la farce; que Dieu l’en récompense et le protège de tout mal! »

    (1) Pour un jeune lettré de famille noble, comme al-‘Arabî ad-Darqâwî, il était très humiliant d’assumer le rôle d’un porteur de marché aux fruits et légumes. En traversant la ville avec sa charge de pruneaux, il devait rencontrer ses anciens professeurs et collègues ainsi que des membres de sa parenté qui ne manquaient pas de lui faire remarquer l’inconvenance de son rôle. Les masques conventionnels tombés, les vraies intentions des gens se manifestèrent.
    (2) Cette confession porte évidemment moins sur le caractère particulier de l’auteur que sur la nature de la psyché (an-nafs) en général, en tant que celle-ci s’oppose à l’esprit (ar-rûh).

    Réf :
    http://esprit-universel.over-blog.com/article-les-lettres-de-moulay-al-arabi-ad-darqawi-1-62675383.html

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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.