Dhanurasana posture correcte

Autopsie symbolique d’une posture (IV) : Dhanurâsana, tend ton arc, vise ta cible, détend tout et atteins le Cœur

Curieusement, dès lors qu’il est question de Yoga, la culture occidentale offre une place prépondérante à l’Asana (la posture) alors même que les Yoga-Sutra, le texte traditionnel qu’elle choisit d’étudier le plus (si ce n’est exclusivement…), n’en fait qu’une discrète mention (seulement 3 aphorismes sur les 195 sutra).
Soucieux d’aller à l’essentiel, Patanjali – à qui l’on doit les Yoga-Sutra – s’est ainsi contenté de ne pas perdre son temps avec ce qui ne devrait être qu’un prétexte à la connaissance de Soi plutôt qu’une fin en soi (comme on le voit désormais trop souvent).

Donc, 3 sutra… : définition, moyens, effet. Simple. Efficace.

Sthira-sukham-āsanam, Yoga-Sutra II.46
L’asana est l’état d’être établi en soi avec fermeté (sthira) et aisance (sukha).

Prayatna-śaithilya-ananta-samāpatti-bhyām, Yoga-Sutra II.47
Pour cela, l’effort musculaire (prayatna) et le relâchement des tensions inutiles (śaithilya) sont constamment ajustés et équilibrés l’un par rapport à l’autre. Cela requiert une conscience continue et soutenue des ressentis physiques, psychologiques, émotionnels et énergétiques. Cette conscience est à la fois la racine et le fruit de l’union au Souffle infini de vie (ananta-samāpatti-bhyām).

Tato dvaṅdva-an-abhighātaḥ, Yoga-Sutra II.48
Par l’assiduité de sa pratique, le Yogi apprend progressivement à développer une invulnérabilité (anabhighātaḥ) aux conséquences de l’illusion de la dualité. Ainsi dissoutes par la ferveur dans la pratique, les paires d’opposés (dvaṅdva) cessent alors de faire obstacle à sa libération et à sa réalisation.

(traduction personnelle)

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Comme on le voit, les deux premiers sutra se rejoignent : l’effort musculaire (pratyatna) assure le maintien (sthira) tandis que le relâchement des tensions inutiles (śaithilya) est propice à la détente (sukha).
Là où cela devient intéressant c’est lorsque l’on comprend, grâce au troisième sutra, que ce que le pratiquant pourrait considérer comme contradictoire ou, au mieux, complémentaire (fermeté et aisance / effort et détente), finit en fait par disparaître. Par la régularité de sa pratique, le Yogi ne perçoit alors plus de dualité entre les deux fondements de la posture. Et au-delà de ça, j’irai même jusqu’à dire que, par la disparition de cette perception duelle, les notions mêmes d’effort et de détente disparaissent elles aussi. Puisque la posture est l’état d’être établi en soi à la fois avec fermeté et aisance, il n’y a alors même plus ni d’effort ni de détente. Et il ne reste alors plus que Soi. Une fois que la compréhension théorique est incorporée par la pratique, on peut donc se contenter d’encore moins de mots pour exprimer l’essentiel : « La posture est l’état d’être établi en Soi, point. »

Et l’on pourrait donc également retraduire le sutra II.47 comme ceci : « Lorsque l’effort n’est plus, lorsque la détente n’est plus (puisqu’avec la disparition de tout effort, en même temps et dans un même souffle, toute détente s’évanouit), alors il ne reste plus que l’essentiel : la contemplation et la béatitude de l’éternité. Le pratiquant apprend à être vivant au-delà de son corps effort-détente pour l’être jusque dans son Cœur, royaume de son éternité. »
Car évidemment ce qui est vrai pour la posture peut être étendu à la vie toute entière : lorsque l’on cesse d’opposer tout et son contraire, on peut alors enfin aller au cœur des choses, au cœur des êtres et même au cœur de soi-même. Avouez que ce n’est pas rien !

Tendre, détendre et atteindre le cœur de cible

Histoire d’illustrer un peu tout ça, le mieux de tout reste encore de se mettre en situation.
Il ne s’agit pas ici d’entrer dans des détails anatomiques ou techniques, les postures ne s’apprennent et ne se prennent pas en lisant mais en les pratiquant avec un professeur qui saura les enseigner dans les conditions les plus optimales.
Ce qui est proposé ici est plutôt d’apporter un éclairage symbolique sur ce que l’on pratique, donner du sens à ce qui, sans cela, ne serait qu’une quelconque forme donnée au corps.
Alors… Tendre, détendre et atteindre le cœur de cible… Posture de l’arc évidemment !

Arjuna lors de la leçon de tir

Arjuna lors de la leçon de tir

Impossible de parler de l’arc sans rendre hommage à Arjuna, héros du Mahâbhârata (célèbre épopée de la mythologie hindoue). Et, dans ce contexte, c’est surtout sur l’épisode dans lequel ses dons d’archer furent révélés que notre attention mérite d’être retenue.
Avec ses frères, les Pandavas, Arjuna apprît les arts martiaux – et plus particulièrement l’art de l’archerie – auprès du brahmane Drona.
Un jour d’entraînement pour lequel Drona avait fixé en haut d’un arbre un vautour fait de paille et de chiffon, les étudiants furent sommés de prendre leur arc et de viser la cible. Mais avant de les autoriser à tirer, Drona demanda d’abord à chaque frère ce qu’il voyait. Et chacun d’eux avait une vision panoramique : le vautour, l’arbre, le ciel, un nuage, l’arc, la flèche, leur main, leur bras, leurs frères, etc. Au vu de leurs réponses, estimant qu’il leur serait vain de tirer, Drona leur ordonna alors de baisser leur arc et de s’écarter.
Il appela ensuite Arjuna à prendre leur place, à bander son arc et à viser. Puis, à la même question rituelle : « Que vois-tu ? », Arjuna répondit qu’il voyait le vautour. Lorsque Drona lui demanda de décrire ce dernier, Arjuna s’excusa d’en être incapable. Le maître voulut savoir pourquoi, ce à quoi Arjuna répliqua qu’il ne voyait rien d’autre que la tête du vautour. A ces mots, Drona l’enjoint alors à lâcher sa flèche. Arjuna obéit, détendit son arc et la flèche vint se planter droit dans le cœur de cible. Dès lors, Drona promit à Arjuna de faire de lui le meilleur archer du monde. Et, sans tout révèler ici, l’histoire lui donna raison.

Avant de revenir sur les fondements de la posture évoqués plus haut et que l’on retrouve à l’oeuvre dans ce passage, il est important d’aborder une notion primordiale en Yoga que l’on saisit ici à travers l’histoire d’Arjuna : Ekatattva et Ekāgrāta .
Afin de ne pas nous laisser être ébranlés et dispersés par les obstacles qui pourraient nous dérouter de notre chemin, il nous est essentiel de rester ancrés et centrés en une seule direction (ekatattva). Cela revient à ne pas autoriser l’arrière-plan à vampiriser notre focus, à empêcher le superflu de nous distraire de l’essentiel, à refuser que la périphérie prenne l’ascendant sur le cœur. Ainsi, tandis que la tendance versatile de l’esprit sautant incessamment d’un objet à l’autre tend à décroître, la qualité de focalisation (ekāgrāta) tend à s’élever jusqu’à ce que l’être, absorbé par sa pratique, ne fasse plus qu’un avec l’objet et, par là même, avec le Tout.

L’arbre, le ciel, l’arc, la flèche, sa main, son bras, ses frères, … tout disparaît du champ de vision d’Arjuna. A ses yeux, ne reste plus que son cœur de cible : la tête de l’oiseau. Et lorsque l’observateur parvient à ne faire plus qu’un avec l’objet observé, lorsque l’on parvient à s’affranchir de l’illusion de la séparation pour s’inscrire dans la révélation de l’union, alors on en vient à ne faire plus qu’un avec le Cœur à tel point que celui-ci soit atteint.

On retrouve donc bien les éléments fondateurs de la posture explicités précédemment : tendre, détendre jusqu’à comprendre jusque dans sa chair qu’il n’est plus nécessaire de dissocier les deux, ni même de les associer. Dès l’instant où l’effort et la détente ne sont plus victimes d’une perception duelle, ils cessent d’exister. En effet, comme ils existaient l’un par rapport à l’autre, dès lors qu’ils ne font plus qu’un, ils disparaissent. Plus d’effort, plus de détente ; plus d’arbre, plus de ciel, plus d’arc, plus de bras, plus quoi que ce soit ; il ne reste que le faucon, il ne reste que le Cœur.

Et Dhanurâsana dans tout ça ?

« Tout ça » peut justement être pleinement expérimenté dans Dhanurâsana, la posture de l’arc, qui est une posture exigeante. Tant que l’attention persiste à se porter sur la périphérie plutôt que sur le cœur, la posture n’est qu’effort et le corps tout entier ne fait que réclamer la détente qui enfin – récompense tant attendue – mettra terme à ce qui est vécu comme un inconfort (« Après l’effort, le réconfort ! »). L’attention est alors absente de l’essentiel. Elle est branchée sur une vision panoramique plutôt que de cadrer son zoom sur le cœur de cible : « Ah ! Ce ventre et ce bassin posés de façon si instable sur le sol ! », « Ah ! Ces cuisses, ces genoux, cette poitrine, ces épaules qui refusent obstinément de se soulever plus haut que terre ! », « Ah ! Ces mains toujours prêtes à lâcher des chevilles décidemment pressées de s’évader ! », « Ah ! Quand est-ce que ça s’arrête pour pouvoir enfin se reposer ? », etcetera, etcetera. Et pendant ce temps là, qui pense à respirer et à observer l’essentiel : l’ouverture du Cœur par la présence du Souffle qui y vit plus que jamais ?

Dhanurâsana
Tant que l’attention se laissera embarquée par des éléments extérieurs, somme toute assez secondaires (la forme de la posture ne devant jamais concéder sa fonction), l’effort reste perçu et vécu comme un inconfort à la limite du tolérable dans l’attente impatiente de la détente qui viendra nous en délivrer.
Jusqu’au jour où, transformés patiemment par le feu doux de la pratique, notre corps et notre esprit atteignent cet état dans lequel l’effort, n’étant plus un effort, cesse d’être envisagé en opposition à la détente qui, elle-même, ne représente plus une détente dans sa définition antonyme à l’effort.
En abandonnant cette perception duelle d’effort-détente, naturellement nous nous abandonnons enfin à la posture. Soudain, le corps si lourd à soulever du sol pour s’arquer en Dhanurâsana devient léger, comme dressé par le Souffle qui le porte.

Cela revient à cesser de faire la posture pour plutôt se laisser faire par elle. Ne plus pratiquer pour être pratiqué. Car c’est là où la pratique cesse d’être un effort que l’état de Yoga commence vraiment. L’effort cherche le mérite et la récompense espérée qui devrait en découler (la détente). Mais la pratique pure, qui est de nature désintéressée, trouve la Félicité en elle-même et en elle seule. Là où il n’y a plus aucune volonté, mais où tout n’est plus qu’Amour. La pratique juste consiste bien en réalité à se laisser faire par elle. Abandonner les intentions que nous plaçons en elle pour devenir la seule intention qui compte (le cœur de cible) et qu’elle place en nous : nourrir le Cœur et nous y nourrir, incarner le Souffle et nous y incarner, transcender la Vie et nous y transcender.
Ainsi, à partir de l’instant où l’on laisse la posture être portée par le Souffle plutôt que par l’effort, nous cessons d’agir pour nous laisser être agis et c’est alors que l’expérience atteint sa cible : toucher notre être profond résidant au cœur de nous-mêmes.

En Dhanurâsana, par la stimulation des premiers centres énergétiques , le contact du bassin et du bas-ventre dans le sol – soutenu par l’actionnement de Mûla Bandha – assure un ancrage stable et une sécurité intérieure tels qu’apparaît alors une confiance propice à l’abandon entre les mains du Souffle qui vient porter le corps dans la posture. Et de là, dans ce même élan, le Coeur s’éclôt spontément, offrant ainsi au pratiquant l’habileté optimale pour orienter sa flèche dans la direction qui l’attend.
Et la flèche (l’attention) qui – comme on le constate dans l’architecture de la posture – serait pointée en direction du Ciel, est donc prête à viser le cœur de cible : la conscience du Souffle plutôt que la mise en corps de la posture. Il n’existe donc plus d’effort, plus de détente, plus de tapis, plus de sol, plus de ciel, plus de posture, et même plus de corps. Il ne reste plus que Soi. Et dans la présence au Souffle en Soi, la fusion au Tout, le Cœur est atteint.
Enfin, en installant Shambavi mudra (regard orienté vers Ajna Chakra ), la flèche décochée vient ainsi symboliquement percer le troisième œil, siège de la Conscience pure, mettant terme alors à l’illusion de la dualité dans lequel le mental été piégé.

D’ailleurs dans une autre version de l’épisode de la leçon de tir à l’arc décrite plus haut, la cible n’est pas un vautour mais un poisson et Arjuna affirme ne voir rien d’autre que l’oeil du poisson qui, on le comprend ici, une fois atteint par la flèche, représente évidemment l’ouverture d’Ajna chakra.

Et ce qui est vécu dans la pratique tend bien entendu à se propager à la totalité de l’expérience humaine : cesser de percevoir l’effort, l’inconfort, la souffrance dans la répulsion et l’évitement et, par opposition, la détente, le confort, le plaisir dans l’attente et l’attachement amène à dépasser l’illusion de cette dualité et donc à sortir de l’ignorance, racine de toute souffrance.
Alors, ne reste plus que l’essentiel : la présence du Souffle au cœur de Soi et la présence de Soi au cœur du Souffle, les deux ne faisant plus qu’Un.

Marie Ghillebaert

[1]Tat-pratiṣedha-artham-eka-tattva-abhyāsaḥ, Yoga-Sutra I.32 : Afin de ne pas se laisser être ébranlé et dispersé par les obstacles qui pourraient dérouter le Yogi de son chemin, il lui est essentiel de rester ancré et centré en une seule direction (ekatattva). (traduction personnelle)

[2]Sarvārthatā ekāgrātayoḥ kṣayodayau cittasya samādhi-pariṇāmaḥ, Yoga-Sutra III.11 : Par la pratique, tandis que la tendance versatile de l’esprit tend à décroître, la qualité de focalisation (ekāgrāta) tend à s’élever jusqu’à ce que le Yogi, absorbé par sa pratique, ne fasse alors plus qu’un avec l’objet et, par là même, avec le Tout ; Ainsi est la mutation d’intégration (samādhi-pariṇāmaḥ). (traduction personnelle)

[3]Mûlâdhâra Chakra, Svâdhisthâna Chakra et Manipûra Chakra.

[4]Mûla Bandha : Rétraction du plancher pelvien.

[5]Anâhata Chakra : Centre énergétique présent au centre de la poitrine, dans le lieu du Cœur.

[6]Ajna Chakra : Centre énergétique du troisième œil (localisé entre les deux sourcils), siège de la Conscience pure.

Pour aller plus loin n’hésitez pas à lire les Yoga-Sutras

Marie Ghillebaert

À Propos de Marie Ghillebaert

Marie a étudié la sociologie et l’ethnologie. L'humain l'intéresse. Elle étudie, pratique et transmet le Yoga avec enthousiasme. Après avoir suivi une formation Viniyoga avec Claude Maréchal, elle a été diplômée ETY et elle est à présent enseignante IFY . Au cours de plusieurs stages, elle a reçu l'enseignement de Michèle Lefèvre (Yogamrita) en Yoga et Ayurveda. Considérant qu'elle a encore tout à apprendre, elle fait de chaque voyage en Inde l'occasion de développer son expérience et sa connaissance du Yoga en suivant des enseignements de différentes traditions. Le Yoga qu'elle transmet est ainsi le fruit des diverses inspirations qui l'épanouissent dans sa pratique personnelle et qu'elle a à cœur de partager avec ses élèves à Lille et dans les Flandres



'Autopsie symbolique d’une posture (IV) : Dhanurâsana, tend ton arc, vise ta cible, détend tout et atteins le Cœur' have 9 comments

  1. 30 mai 2016 @ 16 h 08 min Billo

    Merci pour ce beau commentaire !
    Les postures doivent trouver leur existence dans le triangle des énergies :
    Iccha, Kriya, Jnana…
    Ce n’est pas « moi » qui fais une posture et cherche dedans quelque chose qui pourrait satisfaire une attente, une jubilation, ou mon ego pour finalement ressortir de la posture frustré ou fier…
    La volonté (Iccha) n’est en rien la mienne, mais comme le dit le Chris « Que sa volonté soit faite », alors il existe un archétype derrière chaque posture que nous pouvons invoquer afin que la posture se réalise dans un acte libre et véritable (Kriya) sous sa volonté, loin de nos désirs et attentes, loin de notre ego, qui ne reste que spectateur d’un film qui se déroule sans lui.
    Alors la posture nous dépasse et peut nous livrer des secrets jusqu’ici insoupçonnables (jnana)…
    La posture qui se réalise calme le mental, et libère le souffle au point de nous permettre de rencontrer le non-souffle, et ces postures d’ouverture sont très fortes pour nous proposer cela.
    Le feu du ventre se combine à merveille avec l’air dans la cage thoracique, ces 2 centres touchés par cette sublime posture apportent force (le feu) et légèreté (air). La contraction de la base et keshari mudra bloquent le souffle dans samana qui est extraordinairement comprimé. Ce lieu, qui est la chance du Yogi, voit Apana et Prana s’unir pour permettre à Uddhana de s’éveiller. C’est elle la « flèche » qui emporte kundalini dans une ascension verticale et l’esprit du pratiquant vers la lumière explosive de mille feux de l’esprit !
    L’âme individuelle alors retrouve le temps de la posture l’âme universelle, ou pendant les minutes de repos en posture assise après la posture.
    L’énergie révèle Dieu !

    Répondre

    • 31 mai 2016 @ 15 h 18 min Vincent

      Je ne me lasse pas de vous lire Denis ! :-)

      Répondre

    • 1 juin 2016 @ 11 h 48 min Marie

      Je suis bien d’accord avec Vincent, toujours un plaisir de vous lire Denis !
      Puisque vous nous faites languir à écrire des articles, il faudrait que Yoganova magazine pense à faire une compil’ de vos meilleurs commentaires ! :)

      Répondre

    • 20 août 2017 @ 16 h 56 min Denis Billo

      Bonjour,
      Merci pour vos commentaires, je viens juste de les voir
      Au plaisir de partager avec vous et de vous rencontrer peut-être un jour sur Paris ou dans le Sud

      Répondre

  2. 31 mai 2016 @ 3 h 00 min Joce Catala

    Quelle belle autopsie…..un plaisir de vivre la posture déjà mentalement…de la ressentir!

    Répondre

    • 1 juin 2016 @ 11 h 45 min Marie

      Merci Joce ! Je vous souhaite maintenant une belle expérimentation par la pratique alors ! 😉
      Namaste

      Répondre

  3. 28 novembre 2016 @ 20 h 45 min Ekongkar

    Très intéressant ce post… merci. A méditer.

    Répondre

    • 2 décembre 2016 @ 16 h 11 min Marie

      Que votre méditation soit fructueuse alors ! :)

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.