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Ce que le Yoga n’est pas…

Une lecture régulière de la presse, qui parle peu du yoga et qui, lorsqu’elle le fait, n’est pas toujours tendre, nous apprend beaucoup sur les incapacités de notre quotidien à prendre en charge certains désirs infantiles pour les faire mûrir à l’épreuve de la réalité. Ce ne sont généralement pas les journalistes qu’il faut mettre en cause, mais plutôt la méconnaissance de ces aspirations qui, alors, se perdent dans des voies peu défendables au regard de l’intelligence et de la liberté de la personne humaine. Quatre exemples très typiques se présentent à nous, ils requièrent des observateurs autant d’humour que de sérieux – on les trouvera d’ailleurs classés par ordre croissant de gravité.
 

Le fakirisme, ou devenir Superman

 
Le goût du merveilleux demeure enraciné dans l’âme du scientiste ou de l’athée le plus certain de ses convictions ; faire ou voir faire des choses extraordinaires est un bonheur dont on ne se lasse pas, et apparemment on attend aussi du yoga qu’il réponde à ce besoin.
Nice Matin, le 17 août 1985, donne ainsi cette information affligeante : « Le champion des fakirs est lillois : un fakir, couché sur des tessons de bouteilles, a supporté pendant près de 9 secondes, jeudi près de Lille, la pression sur son corps de 1 700 kg, ce qui constituerait un nouveau “record du monde”. Le fakir “El Moudji” était allongé sous un tremplin de 200 kg sur lequel était placée une voiture de plus de 1 400 kg à bord de laquelle quatre hommes avaient pris place, jeudi, au parc d’attractions de Lomme, près de Lille. “El Moudji”, un Nordiste de 22 ans, a déclaré après son exhibition, se sentir “très bien”. Il affirme qu’au cours d’un tel exploit “on ne pense à rien, grâce à une très forte concentration qui emporte tout et qu’il parvient à obtenir en pratiquant quotidiennement quatre heures de yoga”. »
sommLa Voix du Nord, quant à elle, se fait l’écho, le 17 octobre 1985, d’une soirée intitulée « Du fantastique à l’insolite », à laquelle participait le « yogi » Coudoux : « Ce superbe athlète de 1,85 m et 80 kg, qui maîtrise parfaitement sa respiration et affiche une parfaite sérénité, a expliqué que son corps ne souffrait nullement quand, au prix de contorsions fantastiques, il réalisait des “postures”. Essayez donc de vous gratter l’oreille gauche avec le gros orteil du pied droit en passant la jambe, bien sûr, derrière la tête ; ou encore de rentrer par une petite porte dans une cage hermétique de 56 cm de hauteur, 40 cm de largeur, et 41 cm de profondeur ! À n’en point douter, le yogi a fait preuve, samedi soir, d’une grande souplesse mais également d’une certaine technique, surtout en ce qui concerne la maîtrise du rythme cardiaque. Il paraît que c’est son lot quotidien et qu’il aime cela ! »
Ailleurs, pour annoncer l’ouverture d’un cours de yoga, on peut lire l’information suivante : « En élargissant les horizons de votre conscience, vous pourrez faire ce que vous voudrez de votre vie, vous deviendrez votre propre maître » (Le Provençal, 28 septembre 1985).
 
Il y a beaucoup plus drôle. Lors d’un séminaire d’enseignants de yoga (où on ne se grattait pas l’oreille gauche avec l’orteil droit, même si certains pouvaient le faire sans difficulté), j’ai reçu la visite d’un monsieur, d’origine australienne, je crois, momentanément employé comme illusionniste par le casino de la ville où nous nous trouvions. Il espérait diffuser dans notre groupe sa philosophie – puisque yogi il se déclarait – et me laissa à cet effet un prospectus rose au sigle de la SARL qu’il avait créée et qui répondait au doux nom de Miracles unlimited. Il nous y conviait à un « metaphysical luncheon » au cours duquel il nous ferait partager ses expériences d’aller-retour pour l’éternité (« travels to eternity and back »).
 
La tendance à faire du yoga le plus court moyen de créer l’événement convient particulièrement bien à ceux qu’on appelle les « gens du spectacle » et qui se trouvent parfois dans l’obligation de découvrir le « truc magique » qui les rendra encore plus performants. Même de très bons acteurs se laissent séduire par cette réduction purement utilitaire d’une discipline qui pourrait leur apporter beaucoup plus. Ainsi, le père Ralph de Bricassart, incarné par Richard Chamberlain dans le feuilleton télévisé tiré du célèbre roman Les oiseaux se cachent pour mourir, accordait-il toute sa confiance à Brigh Joy, son médecin californien : « Brigh est capable de vous transformer en Superman. Il m’a fait découvrir la méditation, le yoga » (France-Soir, 3 octobre 1985). Le yoga a d’ailleurs bonne réputation auprès de beaucoup de stars. Odette Laure, vedette du Viager, disait que « sa forme physique quasi olympique, elle la [devait] beaucoup au yoga », bien que pour le reste elle préférait le rire : « La concentration, c’est bidon. Ça donne des acteurs angoissés, nerveux. Rien ne vaut un bon éclat de rire avant d’entrer en scène. » Ce qui est vrai… du moins pour l’usage du rire. Depuis, on a carrément inventé le « yoga du rire » : « Ce soir on (s’)éclate de rire. Une thérapie d’origine indienne, qui débute par une série de mouvements empruntés au yoga » (Le Nouvel Observateur, 13 novembre 2003).
 
Dans l’esprit du public, malheureusement, l’aspect un peu magique et très exotique demeure d’autant plus auréolé de mystère que quelques « yogis » ont le goût de la publicité et convoquent des journalistes afin de leur présenter des réalisations, exactement comme des illusionnistes montrant leurs tours. Ces prodiges n’ont évidemment de yoga que le nom, mais ce qui crée la confusion, c’est que certains exercices énergétiques ont été tirés du yoga et, cultivés unilatéralement pour eux-mêmes, privés de la symbolique qui les sous-tendait. Comme si un gymnaste, au lieu de développer harmonieusement son corps, ne faisait que travailler pendant des années un bras, obtenant de lui des performances inouïes, mais créant un déséquilibre pathologique…
 
Un exemple, typique, est fourni par la démonstration publique de lévitation qu’a tentée en août 1986, avec ses élèves, Maharishi Mahesh Yogi, le fondateur de la « méditation transcendantale », une pratique prétendument dérivée du yoga indien classique. Même lorsqu’ils ne les soupçonnent pas de trucage, les journalistes conviés ont répondu par un scepticisme caustique, mais non dénué d’humour. Qu’on en juge plutôt par le simple énoncé des titres et sous-titres : « Une assomption au ras des pâquerettes. Avez-vous essayé le “vol yoguique” ? On décolle assis, jambes croisées. Excellent pour les abdominaux, le vol proprement dit reste extrêmement court » (Le Matin) ; « Yogi soit qui mal y pense. Il y a les ULM à Couhé-Vérac. Et les champions de la lévitation à Asnois. Un petit bond pour l’homme, un grand bond pour l’humanité… » (Nouvelle République du Centre-Ouest) ; « Le yoga volant, c’est champion » (Libération) ; « La violence ? Il vaut mieux léviter. Le “vol yoguique”, une technique qui, selon Mahavishi Mahesh (sic), devrait conduire le monde à la paix » (Libération, encore) ; « N’évitez pas ceux qui lévitent » (Jeune Afrique). On comprend les journalistes d’être goguenards…

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Pratiquants de la « Méditation Transcendantale » s’entraînant au « vol yoguique »…

Évidemment, ces bons mots sont faciles et féroces, mais ils sanctionnent une tendance paranoïaque à se servir du yoga pour entretenir le mythe de la performance et le goût du spectaculaire, deux orientations tout à fait contraires à son esprit, fait de non-compétition et d’intériorité.
 
Le fakir, l’acteur capable d’exercices extraordinaires, l’illusionniste, incarnent un rêve : s’ils font ce qu’ils font grâce à une intense pratique, pourquoi pas moi à condition que mon assiduité égale la leur ? D’autant plus que leur réussite plaide pour l’efficacité de la discipline en question. Les Yoga Sûtras, le premier grand traité qui n’a pas loin de deux mille ans et que l’on invoque selon des interprétations fort diverses, proposent tout de même, sur ce point, une réponse sans appel : « C’est en renonçant à ces pouvoirs eux-mêmes que l’homme détruit l’imperfection dans son germe et atteint la libération, car se complaire dans cette situation supérieure et céder à la convoitise et à l’orgueil, ce serait tomber dans le malheur » (III, 50-51).
 
Aujourd’hui se développent aux États-Unis des formes moins spectaculaires et moins débiles, mais non moins pernicieuses. Le power yoga porte bien son nom : il faut être tonique, dynamique ; il faut transpirer pour que cela en vaille la peine. Mais cela vous donne un « corps fort, beau et sain ». « Une heure de power yoga équivaut, en ce qui concerne la réponse musculaire, à sept à dix heures d’aérobic » (Santé Yoga no 40, mai 2004). C’est le yoga des stars, qui doit sa notoriété à Madonna et à Sting. Parfois on fait du hot yoga, dans une salle surchauffée, car, paraît-il, la musculature à température élevée s’étire beaucoup plus facilement. Le culte de la performance est bien vivant, et il continue de nous arriver de l’autre côté de l’Atlantique !
 

Douce non-violence

 
L’attitude de non-violence a été l’une des révélations que l’Inde a faites à l’Occident, mais son mode d’emploi n’est pas toujours bien appliqué. Oubliant que Gandhi comme Aurobindo ont fait de la prison et ont déclenché des conflits qu’ils croyaient justifiés, beaucoup de non-violents recherchent cette bienheureuse et illusoire paix où tous les risques de conflagration semblent avoir disparu, non pas parce que l’on arbitre, mais parce que l’on cède. La non-violence vis-à-vis de l’autre requiert une extraordinaire fermeté, mais on peut observer qu’elle est rarement comprise comme telle ; elle consiste bien souvent à abandonner ses propres opinions pour s’habituer à une attitude de neutralité où l’on ne sait plus très bien soi-même ce que l’on est.
 
La non-violence vis-à-vis de soi-même n’est pas mieux interprétée ; sous un même étendard sont souvent confondus lâcher-prise et laisser-aller. Il suffit, pour s’en rendre compte, de voir l’air étonné des profanes à qui l’on affirme que le yoga nécessite une musculature ferme, une volonté sans faille et une pensée droite. En réalité se cache là-dessous une illusion aussi vivace que pernicieuse, celle de la découverte d’une technique qui permettrait de se transformer sans peine. Bien souvent, pratiquer la non-violence vis-à-vis de soi équivaut à ne se demander aucun effort, à ne pas se bousculer. Ainsi, Ali Mac Graw, l’héroïne de Love Story, après avoir sacrifié sans succès aux rites épuisants des salles de musculation, a-t-elle choisi de se rééquilibrer par le yoga. Pour en faire profiter un large public, elle a réalisé une superbe cassette vidéo dans le désert de l’Arizona. Tout en blanc sur un sable blanc pur, elle incarne la facilité et la sérénité retrouvées. La cassette, diffusée en France en 1995, n’a d’ailleurs pas séduit un large public.
 
Enfin, la prétendue « non-violence » voile aussi un désir fusionnel, souvent érotique, d’intimité sans faille, sans distance avec soi-même et avec les autres. C’est peut-être ainsi que l’on peut expliquer l’étonnante expression d’un professeur de danse qui a créé un amalgame baptisé « yoga-danse » et qui, célébrant la douceur particulière de cette nouvelle discipline, dit à une journaliste : « C’est un peu comme un câlin à l’intérieur du corps » (Médecines douces, septembre 1985).
 
Il est vrai que le yoga, grâce à l’attention extrêmement fine portée aux sensations, induit une conscience du corps très agréable, légère, détendue, mais rares sont ceux qui y accèdent sans un effort opiniâtre pour dissoudre les tensions, négocier avec elles dans telle posture difficile, restructurer un dos dissymétrique, rassembler un mental dispersé, pacifier une respiration saccadée… L’erreur, ici, plus grave que de faire du yoga un spectacle, serait de penser qu’une transformation globale de la personne s’obtient sans travail, et qu’abandon signifie démission. L’homme occidental cherche impatiemment à sortir du carcan d’activisme et de volontarisme dont il a souffert depuis plusieurs générations. Il a tendance à croire qu’en Extrême-Orient, on fait très peu usage de la volonté, car il ne la reconnaît pas sous un aspect intériorisé et serein. Ce qui lui semble donc attirant dans le yoga, c’est sa réputation de facilité qui le fait assimiler à une forme millénaire de relaxation. Sans être entièrement fausse, cette approche très édulcorée ne permet malheureusement pas d’avancer très loin dans son évolution personnelle.
 

Guérir, être guéri

 
On cantonne souvent le yoga dans un culte du « bien-être-dans-sa-peau » qui montre à la fois le besoin qu’a notre génération de mieux s’incarner, de renouer avec la dimension corporelle, et sa méfiance des spiritualités et des métaphysiques. La « philosophie » des stars californiennes du mieux-vivre diffère de celle des mouvements hippies qui, il y a quarante ans, avaient enrôlé le yoga dans les rangs de leur révolution pacifiste. La tendance actuelle privilégie non seulement l’esthétique, le corps-spectacle, mais la santé, l’auto-conservation de toutes ses énergies contre la drogue, la pollution, la maladie. Il n’est donc pas rare de voir le yoga classé parmi les techniques à visée thérapeutique. Tantôt il apparaît comme une super-gymnastique, tantôt comme un remède naturel à toutes sortes de maux : la constipation due à la sédentarité, la colite consécutive à la suralimentation, les troubles respiratoires et nerveux imputables à la difficulté de s’accorder à son environnement et de maîtriser ses conditions de vie. Et il est bien évidemment vrai que le yoga propose une alternative satisfaisante à la persistance ou au retour chronique de ces affections psychosomatiques. Est-ce une raison suffisante pour se contenter de le voir, dans les salons consacrés au mieux-vivre, siéger entre la voyance, les phénomènes paranormaux, les bains de siège et les pots de miel ?
 
Plus intelligemment, la revue Santé Yoga, fondée par un groupe de presse essentiellement axé sur la santé, s’inscrit dans ce créneau qui idéalise le yoga comme thérapie et en même temps le réduit à cette seule fonction. Sa lettre promotionnelle de 2004 déclare : « S’il existe de nombreuses recettes pour garder la santé, ou la retrouver quand la maladie vous a frappé, aucune, comme le yoga, ne peut se prévaloir de trois mille années d’expériences et de succès. Le yoga est la seule médecine qui convient à tout le monde. Et, à la seule condition de pratiquer régulièrement, vous pouvez vraiment, efficacement, empêcher la maladie de s’installer. On peut commencer le yoga à tout âge. C’est la science qui vous apporte la force et la souplesse, la santé physique, morale et mentale. C’est le meilleur ami de l’homme ! La plupart des systèmes thérapeutiques ont leurs partisans et leurs détracteurs. Par contre, le yoga, s’il compte beaucoup d’amis, n’a jamais reçu, de personne, le moindre reproche ! »
 
Ici, le mythe de la non-nuisance soutient le besoin thérapeutique, pour créer ce produit récent, hautement valorisé par des malades que les médecines lourdes ont intoxiqués : une thérapie non violente, une « médecine douce ». Il y a là un malentendu dans la mesure où le yoga n’a pas pour projet ou pour visée de soigner quoi que ce soit. Mais il se trouve que, d’une part, en agissant à sa manière propre, en conséquence, il rétablit des équilibres perturbés ; et que, d’autre part, il a déclenché chez certains médecins une réflexion sur la nocivité des thérapies agressives. La participation du yoga à l’élaboration d’une autre vision de la maladie et de la santé est en réalité à placer à son actif. En effet, la réinsertion de la personne dans son corps et la logique synthétique ou globalisante du yoga sont parmi ses apports fondamentaux : raison supplémentaire pour protester contre ces énumérations et cohabitations totalement incohérentes ! Ou pour refuser qu’une voie d’évolution se réduise à une panoplie de « trucs » qui guériraient d’autres « trucs » dans l’être humain. Des « trucs » comme, par exemple, la peur en avion : « Merci docteur, je n’ai plus peur en avion », titre Le Figaro Magazine du 5 octobre 1985.
 
De l’article, je ne citerai que le paragraphe suivant : « La technique de relaxation du Dr Muret s’inspire directement du yoga. “Faites d’abord le vide dans votre esprit, explique-t-il, tête en arrière, respirez profondément, les mains tendues, les doigts écartés, comprimez et relâchez les abdominaux et soufflez, la bouche grande ouverte 3.” » Il paraît aussi que les médecins ont préconisé le yoga dans les cas de dysérections ; c’était lors des onzièmes Journées annuelles de la Société française de sexologie clinique (voir Le Panorama du médecin, 6 novembre 1985). En ce qui concerne le « sevrage tabagique », on peut maintenant proposer toute une panoplie, « du chewing-gum nicotiné au yoga » (Tonus, 8 octobre 1985). « Comment chasser la cigarette de sa vie ? » s’interroge La Dépêche du Midi (21 octobre 2003), et son tour d’horizon énumère les gommes et timbres à la nicotine,
l’homéopathie, l’hypnose, le yoga, etc.
abc_seattle3_080401_sshEnfin, il serait tout à fait égoïste de limiter les bienfaits du yoga à la seule espèce humaine. Étant donné que les chats et les chiens, dans les énormes métropoles modernes, sont stressés, déprimés, angoissés, Shigenori Masuda, yogi et psychiatre, a mis au point une méthode spécialement conçue pour eux (VSD, 22 mai 1988).
 
Depuis lors, une professeure de yoga américaine, Suzi Teitelman, a inventé le doga et des cours sont proposés dans Central Park aux meilleurs amis de l’homme (Biba, novembre 2003). Il paraît qu’une chaîne de clubs de gym, Crunch, a intégré, dans plusieurs de ses établissements, des cours hebdomadaires de doga. « Les maîtres participent également, car ces sessions sont censées leur apprendre à mieux communiquer avec leurs animaux de compagnie. » Et les journalistes de se gausser : « En général une séance commence par un exercice de concentration où les “oom oom” des humains se mêlent aux “ouaf ouaf” des canins » (Le Matin, 2 décembre 2003).
 
Même si ces initiatives ne font de mal à personne, avouons que la sagesse indienne est un peu loin !
 
Plus dangereux sont ceux qui, par conviction personnelle ou par souci de publicité, laissent croire qu’ils peuvent assumer la fonction de thérapeute sans avoir reçu de véritable formation – quelle qu’elle soit, moderne ou traditionnelle, occidentale ou orientale. On ne répétera jamais assez que le yoga ne doit pas servir d’alibi à ceux qui ne vivent que pour soigner les autres, pour les guérir physiquement, psychiquement et spirituellement, en les faisant adhérer à leur système de pensée, même avec les meilleures intentions du monde.
 
Tôt ou tard, des failles se révèlent, qui vont parfois jusqu’à l’illusion de penser que le cancer ou le sida seraient vaincus par des pratiques tirées des postures, des exercices du souffle et de méditation avec support d’images ou de formules… Hélas ! Entretenir de telles espérances s’avère irréaliste, et donc criminel ; c’est une attitude tout à fait typique de notre société actuelle qui s’efforce d’abolir la maladie et, ayant fait tant de progrès, retombe parfois dans une mentalité magique, pour laquelle ce que la science ne peut accomplir est réalisé par des moyens dits « subtils », sans qu’on sache très bien le contenu recouvert par ce mot. Sans nier l’importance primordiale et oubliée d’une hygiène de vie globale dont le yoga constitue un merveilleux support, il faut en même temps et fermement affirmer qu’il ne fait pas de « miracles », et que jouer, même inconsciemment, avec le dénuement de personnes très malades va totalement à l’encontre de sa déontologie véritable.
 
Ne pas nuire ne consiste pas d’abord à tenter de guérir, mais à permettre à l’élève de s’assumer librement ; être vrai implique de débusquer en soi-même ses croyances erronées afin de ne pas les communiquer à autrui. Sur des bases saines, ainsi définies, la collaboration entre professeurs de yoga et praticiens de la santé peut offrir des résultats significatifs.
 

L’esprit de secte

 
L’observation, très superficielle, de notre actualité socioculturelle nous donne à voir une incroyable coexistence de contraires dans le même milieu, voire chez le même individu. D’une part, un matérialisme scientifique, dont l’unique credo consiste à n’adopter que ce que l’on tient pour vérifiable, reproductible et explicable. D’autre part, une attirance qui va jusqu’à la fascination pour le surnaturel – un surnaturel qui n’est plus vécu comme la manifestation du divin, mais comme l’irruption de l’inconscient ou de forces cosmiques, un surnaturel areligieux, en quelque sorte. Cette dualité révèle un désarroi métaphysique, et incite soit à se mettre en question pour changer d’approche, soit à s’en remettre à un système tout construit, véhiculé par un instructeur omnipotent. C’est la moins heureuse de ces deux solutions dont je voudrais évoquer ici le développement sous sa forme la plus pernicieuse : le groupe sectaire.

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Car, malheureusement, certains adeptes se saisissent d’éléments empruntés au yoga pour les modeler dans un sens tout à fait imprévu, si bien que, dans la conscience collective, yoga, orientalisme et secte ont quelque chose à voir entre eux. Il est étrange de constater avec quelle rapidité des hommes et des femmes abdiquent tout bon sens et s’imaginent faire du yoga lorsqu’on leur propose des pratiques à faire dresser les cheveux sur la tête ou qu’on leur promet les réalisations les plus improbables. Je reviendrai plus loin sur les liens de notre discipline avec l’appréhension du sacré et de la transcendance.
 
Ici, je voudrais simplement donner un exemple de son détournement et montrer comment les états de conscience profonde, qui fondent en Inde la libération de l’esprit, deviennent de puissants moyens d’asservir les psychismes aux intérêts d’un maître ou d’une communauté.
Normalement, les exercices de concentration ne servent jamais à obtenir un résultat intéressé : pouvoir sur les choses ou les êtres, ou réalisation de ses propres désirs, quels qu’ils soient. Même apprendre à se concentrer pour acquérir plus de mémoire ou de compétitivité, comme on le voit faire en Occident, n’entre pas dans la finalité du yoga classique, qui, en tant que voie d’évolution, vise avant tout une transformation morale et spirituelle. C’est ici qu’il faut bien comprendre le rôle du lâcher-prise, qui consiste en ce moment pendant lequel le moi abdique son règne sur la conscience afin que s’inaugure une ouverture ou un élargissement de celle-ci. Dans la concentration et surtout dans la méditation, le pratiquant est donc très vulnérable, car sa présence à lui-même est toute d’acceptation : il n’a pas perdu son jugement, qu’il retrouvera d’ailleurs clarifié et affermi, mais il l’a levé, suspendu, pour entrer plus profondément en lui-même et, si telle est sa forme de spiritualité, en contact avec une présence divine.
 
On imagine bien à quels excès des instructeurs à tendance paranoïaque, se sentant investis d’une mission urgente pour le monde, peuvent se livrer. Je ne parle même pas de ceux qui, délibérément malhonnêtes, profitent de leur ascendant pour introduire des habitudes répréhensibles au regard de la morale courante. J’envisage plutôt le cas de maîtres qui ont étudié les moyens de calmer le psychisme et de développer ses capacités, savent de quoi ils parlent pour l’avoir expérimenté, et pourtant exploitent la perméabilité de leurs élèves dans ces états particuliers de conscience. Même les idées de justice, de paix ou d’amour universel ne devraient pas être « insufflées » dans ces moments-là – tout au moins pas systématiquement.
A fortiori, des « vérités » douteuses… Or, malheureusement, le lâcher-prise obtenu par des exercices classiques et irréprochables se trouve exploité, parfois, dans le sens d’un véritable « viol » psychique, d’une « effraction » intérieure, termes que l’on jugera peut-être trop forts, mais qui ne le sont pas dans la mesure où les préceptes inoculés dans ces moments de totale réceptivité atteignent l’inconscient et y laissent des traces indélébiles. Les mantras, par exemple, ces mots sanskrits sacralisés par une répétition rituelle et séculaire qui a modelé le nâda-yoga, la « discipline du son », sont utilisés dans certaines sectes afin de provoquer une auto-hypnose pendant laquelle le sujet, surtout très jeune, absorbe à son insu des directives qui le marginalisent de plus en plus. Le dévoiement atteint ici son degré maximal, au point qu’on peut parler d’un véritable retournement. De discipline tendant à l’autonomie et à une certaine sagesse, ce prétendu yoga se mue en un moyen raffiné de dépendance envers un « maître » ou un groupe fermés et extrêmement voraces. De soutien dans la construction de la personnalité, il devient pratique, préméditée ou non, de la déstructuration et de l’effacement des repères intimes.
 
D’une technique d’éveil et de lucidité, on fait un magma abêtissant, soutenu par un syncrétisme des plus vagues.
Il est pourtant simple, à condition de savoir un tout petit peu en quoi consiste notre pratique, d’en apercevoir les grossières déformations : si la philosophie et les exercices proposés n’incitent pas chacun à mieux vivre – selon une plus claire appréciation de soi-même et d’autrui – ses choix et les responsabilités qui en découlent, c’est qu’ils ne s’inscrivent pas dans la visée du yoga. La très ancienne Bhagavad Gîtâ le dit bien : « C’est en honorant par l’exécution de son devoir propre Celui d’où procèdent tous les êtres et par quoi tout cet univers est sous-tendu que l’homme atteint la perfection » (XVIII, 46).

ysé tardan-masquelier dans le livre « L’esprit du yoga »

Pour aller plus loin, lire « L’esprit du Yoga »

 Et vous qu’en pensez-vous ? Partagez votre opinion dans les commentaires.



'Ce que le Yoga n’est pas…' have 9 comments

  1. 9 décembre 2015 @ 21 h 16 min Julie

    Super article, merci pour ce rappel nécessaire et censé.

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  2. 11 décembre 2015 @ 10 h 27 min annli

    Cher yoganova, en effet c’est un bien bel article, c’est même plus qu’un article puisqu’il s’agit d’une citation intégrale de l’ouvrage d’Ysé Tardan Masquelier, que vous nommez à la fin du soi-disant article. Il aurait été bien plus honnête de la citer en début de page et de l’accompagner d’un préambule qui la présente et valorise son travail de recherche sur le yoga et la pensée indienne.

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    • Yoganova

      12 décembre 2015 @ 17 h 40 min Yoganova

      Bonjour Annli, merci pour votre commentaire. Sans doute aurions nous pu ajouter un petit encadré sur Ysé Tardan Masquelier mais nous ne l’a connaissons pas particulièrement et nous n’aurions pas su quoi y mettre, de plus on ne peut pas toujours faire une biographie de chaque auteur dont nous reprenons les écrits.
      C’est vrai que nous utilisons un passage entier de son (excellent) livre, mais il avait une cohérence en tant que tel et le couper aurait fait perdre de son sens.

      En revanche, à notre décharge, nous avons respecté ce qu’on appel la Netiquette (comportement éthique sur le net) en nommant l’auteur et l’ouvrage dont nous avons tirer l’extrait et nous avons été plus loin en ajoutant un lien direct vers le téléchargement du dit livre.
      D’ailleurs si Ysè Tardan Masquelier passe par ici et nous demande de retirer l’article, nous le feront sans soucis, ou encore mieux si elle veut écrire un papier pour Yoganova nous serons enchantés de l’accueillir ici.

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  3. 12 décembre 2015 @ 15 h 10 min Nagesh

    Je remarque ici le nombre élevé d’articles qui montrent toujours les côtés les plus négatifs du yoga, comme une boue de laquelle on n’arrive pas à sortir… un côté « Paris Match » du monde du yoga, des titres ronflants qui interpellent…

    J’attends les articles qui montrent les plus belles choses que le yoga et l’Hindouisme nous enseignent. Par manquement à cette approche positiviste et instructive, nous allons sombrer dans une complaisance douteuse qui nous fait nous taper sur l’épaule dans une chaude camaraderie yogique en pointant du doigt ceux qui dérivent..

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    • Yoganova

      12 décembre 2015 @ 17 h 32 min Yoganova

      Bonjour Naguesh, vous n’avez sans doute pas tort, ces derniers temps nous avons publié un nombre conséquent d’articles qui s’attardent sur les cotés les moins désirables du yoga et du business spirituel. On équilibrera tout cela dans les mois qui viennent mais je continue penser qu’il y avait un besoin de remettre des petites choses au clair même si Yoganova n’est pas là pour donner des leçons.

      Quand à votre comparaison avec Paris-Match, je vous trouve un peu dur mais c’est votre avis et je le respecte.

      Des articles sur les cotés positifs vous en trouverez un très grand nombre si vous regardez un petit peu les archives. D’ailleurs nos pages sont ouvertes à toutes et tous, vous avez une belle plume et des choses à dire Naguesh, pourquoi ne pas écrire pour Yoganova ?
      Quand a tomber dans une complaisance douteuse, tant que nous aurons des lecteurs de votre trempe cela ne risque pas d’arriver. 😉 Salutations

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  4. 29 janvier 2016 @ 12 h 08 min Denis

    Il y a peut-être une autre vision à avoir, beaucoup parlent du coté noir du Yoga car finalement la réelle profondeur est de plus en plus inaccessible…
    C’est un regret et un aveu d’impuissance…
    Ceux qui parlent de Conscience et de lumière de l’esprit sont regardés de travers, ont les prends pour des hasbeen, on se moque d’eux…
    Seuls les cours orientés vers le bien-être et le corps fonctionnent, mais pas longtemps, les profs doivent passer de la mode « Yoga Paddle » à « Yoga dans les airs » en quelques mois pour tenter de séduire ceux qui cherchent un peu de bien-être mais ne souhaitent surtout pas s’investir. Les cours réalisés dans la pénombre d’une bougie et où l’immobilité règne plus que le mouvement sont désertés, sans parler des études de textes qui pourtant sont si porteuses de lumière et de réelle transformation…
    Qui parle de Ida et Pingala dans ses cours ?
    Le Yoga est une prise de risque, un chemin de l’échec, mais qui veux aller sur ce chemin ?

    Alors ces cris de tout le monde sur ce Yoga qui part vers le sport, la danse et je ne sais quoi encore n’est rien d’autre qu’un aveu qu’il manque tout et surtout que l’essentiel reste inaccessible car là où il y a une expérience spirituelle, il ne peut y avoir de division, il n’y a qu’unité et amour mais le Yoga en occident n’a plus rien de spirituel, alors il sépare…

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  5. 14 février 2017 @ 0 h 26 min Bruno Chenda

    Yog: Union. Union du manifeste avec le non-manifeste. Pour unir deux éléments ils faut d’abord les identifiers clairement pour qu’il n’y ait aucune possibilité de confusion ou de doute. Quel sont ces deux éléments ?

    Bruno

    Répondre

  6. 1 juin 2018 @ 23 h 50 min Daniel Sauvenier

    Bonjour

    Merci à Yoga nova pour ce documentaire édifiant !!

    https://filmsvostfr.io/serie/wild-wild-country-saison-1-episode-1.html

    Encore merci également à Yoganova pour cet excellent article, :
    » Ce que le Yoga n’est pas »
    Voici dans le même genre :

    Jésus en Sibérie : PDF : la secte de vissarion

    http://fecris.org/wp-content/uploads/2015/05/Dvorkin_FR.pdf

    Voir article :

    http://www.radiovolume7.com/un-faux-messie-en-russie-lhomme-russe-dit-quil-est-la-reincarnation-de-jesus-et-il-a-deja-plus-de-5000-adeptes/

    Voir vidéo : http://temoinsdejesus.fr/DOCTRINES/vissarion.html

    J’en ai déjà parlé dans une autre réponse, ici il y a le pdf en plus, très instructif, » c’est magique » :
    « Certains d’entre eux souffrent de cancer et même du sida, mais ne vont pas voir de médecin, puisque M. Torop l’interdit: il croit en l’aesthetotherapie – la beauté de la nature sauvage de Sibérie est censée faire des miracles pour les malades et pour les guérir.
    Mais le plus sûr de guérir c’est d’être traité par Vissarion, par le toucher des mains. «

    Nous avons les mêmes dérives dans le bouddhisme , voir « les Gouttes de Rosées » :
    Dans ma réponse à propos de » la méditation m’a changé » .

    http://www.yoganova.fr/matthieu-ricard-la-pratique-de-la-meditation-ma-change/

    C’est toujours les mêmes techniques pour manipuler les gens, un bon lavage de cerveaux pour enfin avoir accès à cette
    « nouvelle ère d’harmonie. »

    Encore plus terrible :

    18 novembre 1978 : Suicide collectif et massacre à Jonestown, au Guyan

    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=749

    « Il est vrai que le yoga, grâce à l’attention extrêmement fine portée aux sensations, induit une conscience du corps très agréable, légère, détendue, mais rares sont ceux qui y accèdent sans un effort opiniâtre pour dissoudre les tensions, négocier avec elles dans telle posture difficile, restructurer un dos dissymétrique, rassembler un mental dispersé, pacifier une respiration saccadée… »

    « Il est étrange de constater avec quelle rapidité des hommes et des femmes abdiquent tout bon sens et s’imaginent faire du yoga lorsqu’on leur propose des pratiques à faire dresser les cheveux sur la tête ou qu’on leur promet les réalisations les plus
    improbables. «

    Tout à fait juste, mais c’est si difficile (apparemment) de se prendre en charge,
    rappelons-nous ce que nous dit la Bhagavad -Gîta :

    « Ce qui est un poison d’abord devient un nectar ensuite et ce qui est un nectar d’abord devient un poison ensuite »

    Mais c’est de mémoire et ce n’est sans-doute pas tout à fait exact, mais le sens y est je pense.

    Il y a heureusement des êtres d’exception comme Shri. BKS. Iyengar, à ses élèves qui voulaient au début le révérer comme un gurû, il leur a demander de révérer le Seigneur Patanjali et tout l’argent récolté a permis d’ouvrir un hôpital dans son village natal ainsi que des écoles et bien d’autres aides nécessaires. Il a mené une simple vie de famille tout en transmettant l’Art Sacré du Yoga en le révolutionnant par une approche technique remarquable ainsi que par des livres en employant le langage de tous les jours, il a transmis l’Esprit du Yoga le plus profond.
    Pas une rumeur, pas un scandale !!

    Heureusement Yoganova nous donne plein d’indications précieuses pour nous orienter vers l’Art Sacré du Yoga, que l’Intelligent de Cœur trouvera pour les mettre en pratique avec ardeur , pour attiser le feu intérieur, dont parlent les Textes Sacrés du Yoga.
    Bien à l’abri des stars du Yoga !!

    Amitiés

    Daniel

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.