Couché de soleil, zipolite

Ce que m’a appris le Yoga ! Récit d’une initiation.

Mazunte, le nom me plaisait bien, il résonnait à mes oreilles comme la promesse d’un lieu propice aux découvertes et à la douceur de vivre.
Mazunte, un petit nom chantant qui donne envie d’aller voir ce qui se cache derrière. Cela faisait trois mois que je me promenais entre Mexique et Guatemala. Une année « off » une année de tous les possibles, avec pour un seul mot d’ordre : « the plan is no plan » ! Après 4 ans à enseigner en France, avec une vie rythmée par les emplois du temps et les vacances scolaires, je désirais expérimenter l’inattendu.

Que se passe-t-il quand on oublie de prévoir les choses, et que l’on accepte de simplement se laisser porter par le flot de la vie ?

Vu de la plage de San-agustinillo depuis le hall de yoga.

Vue de la plage de San-agustinillo depuis le hall de yoga.

Et bien il se passe que l’on débarque à Mazunte, au petit matin avec les premiers rayons du soleil, et trois mexicains venus camper là pour le week –end, qu’on se jette dans les rouleaux de l’océan Pacifique, puis qu’on s’allonge sur une plage de sable fin bordée de palmiers pour sécher et finir de regarder le soleil se lever, tout en se félicitant d’avoir répondu à l’appel de ce petit nom chantant; Mazunte, qui décidément semblait bien tenir ses promesses.

Et puis à Mazunte, j’allais pouvoir une fois de plus expérimenter la formule « couch-surfing ». Le principe, des particuliers vous accueillent chez eux pour une ou deux nuits sans rien vous demander en échange, la prise de contact se fait via le site internet du même nom.

Bref cette fois ci j’allais être accueilli non pas par un particulier, mais dans un centre de yoga. L’annonce stipulait qu’on ne pouvait rester qu’une seule nuit, et participer gratuitement à une journée de cours. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais ma foi, j’étais assez curieuse de voir tout ça.

J’étais alors bien loin de me douter que j’allais en fait rester quatre mois dans ce centre de yoga, et que j’étais sur le point de commencer un apprentissage qui allait transformer ma façon d’aborder la vie.

« Inhale, exhale, calm your mind » le cours est en anglais, devant nous Yogita, sereine et radieuse, tout habillée de blanc nous invite d’une voix douce, mais ferme, à suivre les exercices et postures. Les phrases rituelles que nous connaissons désormais par cœur nous entrainent durant 1.30h dans une danse du corps et de l’esprit. Nous immobilisons notre corps et nos pensées dans des postures plus ou moins confortables . Nous prenons doucement conscience de ce qui se cache à l’intérieur de nous et que nous n’avons jamais pris le temps d’écouter. Cela fait maintenant 15 jours que je suis à Mazunte.

Plus qu’un cours, ce que propose le centre où je suis est un cycle intensif d’un mois de découverte du yoga le « level one intensif » comme il l’appelle ici. Et devinez quoi, je suis justement arrivée le premier jour de ce cycle. Si ça c’est pas de la chance !

Sans vraiment en prendre la décision, je suis donc restée. J’ai loué une petite chambre dans le village et je travail même deux heures par jour pour le centre en échange d’une réduction sur les cours.

Nous sommes un petit groupe à nous retrouver tous les jours, pour les deux cours de yoga, matin et après-midi, et la leçon du soir, qui aborde un thème en lien avec l’histoire du yoga et les codes moraux des yogis.

Chaque jour, nous apprenons une nouvelle posture (un asana) et tous les bienfaits physiques et énergétiques qu’il procure, car oui, ici yoga rime avec chakras.
Jour après jour nous plongeons dans le monde subtile de l’énergie du corps, nous écoutons l’intérieur, nous le visitons, nous en prenons conscience. Jour après jour, ce corps que nous pensions si bien connaître se dévoile, s’ouvre et nous livre ses secrets. Nous abordons une autre vision du corps. Nous ne sommes pas ce corps, nous l’habitons il ne nous définit pas, nous sommes bien plus que cela. Mais alors qui/que sommes nous ? Comment peut-on se définir ? Si ce n’est pas par notre corps, cela doit être par notre esprit ?

C’est alors que la méditation intervient, à force d’observer nos pensées, nous nous en détachons, nous prenons conscience du manque de contrôle que nous avons sur elles. L’exercice est simple essayez de vous concentrer sur une chose quelconque pendant 5 min. Ca ne manque jamais, au bout d’une trentaine de seconde, voilà l’esprit qui s’anime et nous détourne de la mission que nous nous étions assignée : « est-ce que j’ai bien fermé la porte avant de partir ? Il faudra que je rachète du dissolvant, ha oui et du lait, d’ailleurs je passerai aussi au café Internet envoyer un mail, et voir si Anna m’a répondu, quand même elle exagère… » Et voilà la machine infernale de l’esprit s’est mise en route sans que vous lui ayez demandé quoi que ce soit, sans le vouloir, sans même en prendre conscience. Alors qui la commande, qui la dirige, qui la mise en route ? Peut se définir par quelque chose que l’on ne maîtrise pas ?

Beaucoup de questions se mélangent. Si nous faisons le bilan, notre corps n’est qu’une enveloppe dans lequel nous vivons, nous somme traversés par des flux d’énergie, chacun émanant d’un chakra, influent sur notre état, nous ne contrôlons pas notre esprit qui nous asseye de pensées sans qu’on lui ait rien demandé, ne sommes ni notre corps ni notre esprit, cela commence à faire beaucoup ! Nous entrons dans une quête de vérité, dans la mystère de notre véritable nature.

Après cette phase de découverte et d’étonnement, de questionnement, vient la de prise de conscience.

Et c’est alors là que commence le véritable apprentissage, une fois que nous avons pris des distances avec notre corps et notre esprit que nous avons appris à écouter l’intérieur. Nous sommes alors prêts à rencontrer la part de divin qui est en nous, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Les élèves écoutent avec attention après une journée de pratique.

Les élèves écoutent avec attention après une intense journée de pratique.

Quand l’esprit ce tait, et que le corps s’ouvre et se livre, on découvre alors un état d’être, une lumière en nous, une force bienveillante, certain l’appel dieu, d’autre l’amour inconditionnel, peu importe ce qui est sur c’est qu’elle émane de nous. Nous l’avions déjà rencontré, lors de moment de bonheur, de joie, nous l’avion pris pour une émotion qui passe et s’en va, mais jamais nous n’avions pris conscience que cet état d’être, cet lumière, cet amour étant en fait notre nature la plus profonde, qui s’exprimait, que nous avions découvert, au premier sens du terme, dégager de ce qui la couvrait. Puis, nous l’avions laissé retomber dans nos profondeurs jusqu’à la prochaine fois.

A ce moment là tout change, et pourtant nous sommes toujours les mêmes, nous avons simplement pris conscience que cet indéfinissable, ce tout, réside en nous, et qu’il suffit de le désigner comme maître, comme guide, de s’y abandonner pour connaître le bonheur et l’amour. Car n’est ce pas là ce que nous recherchons dans la vie ? Il n’y a qu’a voir les murs du métro parisien, recouverts d’affiches ventant les services d’un site de rencontre, promettant comme les diseuses de bonne aventure d’antan le bonheur et l’amour, pour comprendre que c’est bien un enjeu principal dans nos vies.

Et bien voilà ce que nous avons découvert avec le yoga, une porte d’accès vers notre être le plus profond, vers notre part de divin, notre source d’amour et de lumière. Et quand on a compris cela, quand on la ressenti au plus profond de soi comme une vérité, on dispose alors d’un formidable outils pour traverser tous les moments de la vie.

Cela parait trop beau ou trop simple pour être vrai me direz vous, et vous avez raison. Oui dans le monde d’aujourd’hui, comme dans celui d’hier, il est bien difficile de faire remonter à la surface ce/cet force/amour/tout/indéfinissable/dieu/vérité intérieur (choisissez le nom qui vous convient). Notre vie d’humain ne semble pas propice à trouver une paix et une tranquillité d’esprit suffisamment profonde pour libérer notre force/amour/tout/indéfinissable/dieu/ vérité intérieur. Nos rapports sociaux, nos besoins, nos peurs, nos envies, nos émotions, nos chagrins, notre esprit prennent la pas sur tout cela et nous dirigent nous éloignant de notre fort intérieur, l’enfouissant, et ne le laissant refaire surface qu’à de rares moments.

Alors à la fin du « level one intensive» à Mazunte, j’ai su que, sans le savoir, c’était cette incroyable leçon de vie que j’étais venue chercher. Plein de reconnaissance pour la vie qui m’avait menée là, je me suis sentie comme chargée d’une mission, celle de vivre en utilisant mes pensés et mon corps comme les outils qu’ils sont et de me laisser guider par mon fort intérieur.

Deux ans plus tard, ce message est resté bien ancré en moi. Bien sur je ne suis pas devenue irréprochable, et je ne nage pas dans le bonheur et l’amour tous les jours. Bien sur, j’oublie souvent que mon seul guide devrait être cette force d’amour qui est en moi (ceux qui y arrivent sont des saints).Mais régulièrement, je prends un moment pour revenir à l’intérieur, pour reprendre conscience de cette force, et je me laisse inspirer par elle pour résoudre toutes sortes de situations.

Je sais aussi qu’il faut être vigilant pour ne pas la laisser retomber dans l’oubli, et qu’il me faut la cultiver pour la faire grandir et s’épanouir.
Mais cela me va, quel plus beau défi que celui ci pour donner un sens à son existence ?

Bertille

Bertille.

Merci du fond du cœur à Bertille pour partager sa découverte du yoga avec nous par ce touchant récit. Nous lui souhaitons une bonne continuation dans sa quête de sagesse.
Si vous aussi, vous souhaitez être publié sur YogaNova, envoyez nous votre texte par le formulaire de contact.



'Ce que m’a appris le Yoga ! Récit d’une initiation.' have 4 comments

  1. Yoganova

    13 novembre 2014 @ 18 h 58 min Yoganova

    Merci Berthille pour ton témoignage.

    Répondre

  2. 9 février 2016 @ 3 h 17 min Akshaya

    Bonjour Bertille,

    Je n’ai pas encore fait tout le tour des propositions du blog de Yoganova, alors j’y vais par petites touches. J’ai bien aimé le récit de votre expérience, très joliment décrite, avec simplicité et surtout beaucoup de sincérité.
    Je ne peux que vous féliciter d’avoir dans un temps assez court, pu saisir l’essentiel du yoga. Je ne doute pas que vous deviez avoir déjà un « bon bagage » ramené d’une vie antérieure pour avoir évoluée si vite.
    Encore bravo ! et merci pour ce témoignage.

    Répondre

  3. 5 octobre 2018 @ 21 h 33 min Daniel

    Bonjour

    J’ai regardé des photos de Mazuntze , c’est magnifique , pratiquer le Yoga dans cette belle nature est remarquable et cela vaut vraiment la peine d’aller une fois dans des endroits pareil . C’est évidemment autre chose que pratiquer le Yoga Iyengar à Pune en pleine ville. Mais il faut aussi avec beaucoup de courage y aller, cela fait partie du chemin du Yoga

    « Que se passe-t-il quand on oublie de prévoir les choses, et que l’on accepte de simplement se laisser porter par le flot de la vie ? »

    C’est simple mais ce n’est pas facile. C’est l’image classique de se laisser porter par le courant du Fleuve de Vie
    sans lutter contre celui-ci.
    Ce n’est évidemment pas évident du tout pour l’ego qui veut tout contrôler et qui lutte car cela ne va pas comme il veut, que d’énergie perdue. L’on peut aussi être soumis par une situation à des pressions énormes dont nous ne sommes pas la cause et prendre de la distance est vital pour tenir le coup et garder son équilibre intérieur afin de faire face sans être détruit où se détruire.

    « Mais jamais nous n’avions pris conscience que cet état d’être, cette lumière, cet amour étant en fait notre nature la plus profonde, «

    135. En réalité, lien et libération n’existent que pour ceux qui sont terrifiés par le monde et méconnaissent leur nature fondamentale. L’univers se reflète en l’esprit comme le soleil sur les eaux. Le Vijñânabhaïrava Tantra

    « A ce moment-là tout change, et pourtant nous sommes toujours les mêmes, nous avons simplement pris conscience que cet indéfinissable, ce tout, réside en nous, et qu’il suffit de le désigner comme maître, comme guide, de s’y abandonner pour connaître le bonheur et l’amour. »

    Ceci est très important , cela rejoint le Yoga du Cachemire ou il s’agit d’une re-conaissance en nous de notre Propre Nature grâce à la Bénédiction Divine et non pas d’une connaissance nouvelle à acquérir.

    Louis Cattiaux dit dans le Message Retrouvé

    Livre XXI/41

    « Nous accepterons tout ce qui s’offre et qui se donne, et nous laisserons tout ce qui se refuse et qui résiste. Ainsi nous accomplirons la volonté de Dieu qui ne violente jamais rien ni personne. Celui qui s’empare est un criminel, celui qui ramasse n’est qu’un parasite de Dieu.  »

    « Mais régulièrement, je prends un moment pour revenir à l’intérieur, pour reprendre conscience de cette force, et je me laisse inspirer par elle pour résoudre toutes sortes de situations. »

    La Force, l’Amour et la Sagesse sont indissociables , la force seule est dangereuse.
    Je dirais plutôt « pour reprendre conscience » de cette Présence qui est Force, Amour et Sagesse en Un .

    « Je sais aussi qu’il faut être vigilant pour ne pas la laisser retomber dans l’oubli, et qu’il me faut la cultiver pour la faire grandir et s’épanouir. Mais cela me va, quel plus beau défi que celui-ci pour donner un sens à son existence ? »

    Magnifique témoignage mais à préciser en ce qui concerne les chakras

    Répondre

  4. 5 octobre 2018 @ 21 h 48 min Daniel

    Bonjour

    A propos des chakras

    « Chaque jour, nous apprenons une nouvelle posture (un asana) et tous les bienfaits physiques et énergétiques qu’il procure, car oui, ici yoga rime avec chakras. »

    Je suis très méfiant et prudent en ce qui concerne les chakras, il ne faut jamais y toucher et Christian Pisano n’en parle pas dans son magnifique livre : La Contemplation du Héros, de même Shri.B.K.S.Yengar n’en parle pas dans son enseignement si je ne me trompe pas. Pas un mot non plus dans le Miroir de la Conscience de Colette Poggi

    Selon les textes classiques les nadis doivent être purifiés avant d’envisager « un travail » sur les chakras . Je trouve cela très dangereux, inconscient et je n’y touche pas. Ils font partie du système énergétique subtil.
    Cette purification suppose le développement de « sens subtils » que nous ne possédons pas. Nous percevons tout avec nos sens grossiers et un fonctionnement dualiste.
    Dans ce contexte ils sont sortis du très vaste système du Yoga et n’en sont qu’une partie du Tout Vivant. Nous ne pouvons pas sortir un élément du Tout Vivant avec notre perception uniquement matérielle. Le symbolisme des chakras est très précis comme tout symbole et voyons ce que nous dit le Livre d’Adam à propos des symboles :

    « Quand le symbole est une réalité
    Il est impossible de le découvrir
    sans l’aide de Dieu »
    Louis Cattiaux, MR II/44

    « Le symbolisme en effet s’adresse l’intuition de la foi et non aux spéculations de la raison, puisqu’il contient une réalité que seule peut connaître celui qui l’a expérimentée. C’est pourquoi, tant que le symbole est objet de foi, l’homme ne peut expliquer un symbole que par un autre, courant ainsi le risque, s’il ne pousse sa recherche plus loin d’oublier que les symboles n’existent que pour nous rappeler les mystères de la science divine. » Réf. le Livre d’Adam p 9,10

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.