satsang à l'ashram

Ce séjour en Ashram qui m’a remis les pieds sur terre…

Après une année pas facile, le pétage de plombs me guette. Je travaille dans la mode à New York, c’est speed, stressant. Je sens que je pars dans tous les sens, j’ai besoin de me poser les bonnes questions. Suis-je sur la bonne voie ? Là où j’ai vraiment envie d’être ?

Ce n’est pas en vacances que j’irai au bout de ces interrogations. J’ai besoin de plus, de remettre mon système à zéro. Pourquoi pas un séjour en ashram ? Tant qu’à faire, un ashram perdu au fond de l’Inde. L’idée paraît cliché, l’expérience me tente. Le mot « ashram » me fait un peu peur, il sonne radical, mais c’est ce dont j’ai besoin. Quelque chose de différent où je ne serai pas libre de faire ce que je veux, où je serai forcée d’obéir. Ce sera un ashram de l’extrême : Sivananda, dans le Kerala, avec ses huit heures de yoga et de méditation par jour. Son côté « Hare Krishna » légèrement sectaire en a fait fuir certains. Ça ne me dérange pas, au contraire, ça m’attire : j’aime bien les choses extrêmes. Et puis, il est situé au bord d’un lac sublime. Un plus. Je réserve une chambre individuelle par mail. La réponse me parvient quelques jours plus tard : « Om Namah Sivaya, blessed self, dear Emilie… » En français, le reste donne : « Désolé, vous dormirez dans un dortoir et s’il n’y a plus de place, on vous mettra un matelas par terre.

 

Je me prépare mentalement. Tu vas y arriver, Emilie ! C’est bien d’aller au-delà de ses limites, il faut que tu te dépasses. Prouve-toi que tu peux le faire, tu en as besoin. Mes emplettes sont rapides : un guide du sud de l’Inde, un sac à dos, du répulsif à moustiques, plusieurs tubes de crème hydratante, pour le visage, pour le corps, mon shampooing, une lampe de poche – l’ashram m’a prévenue que ce serait utile. Et un sac à viande, nom sexy donné à mon sac de couchage en coton. Je fais mes adieux à mon chihuaha, la route sera longue. A ce stade, j’ai fait le vide dans ma tête. Je suis déjà ailleurs : quelque chose est derrière moi.

A Bombay, ma valise est perdue. Thiruvananthapuram est à trois heures de vol de là, Neyyar Dam à une heure et demie de taxi. Quand j’arrive à l’ashram, j’ai l’air d’avoir fait le Paris-Dakar. Bizarrement, je me sens légère. Les formalités d’accueil sont simples : un questionnaire à remplir, je reçois un drap, une couverture, un oreiller, une moustiquaire, on me dit de trouver un lit dans le dortoir Lakshmi. Je choisis la première planche en bois disponible, je m’assois, avec mon sac à main. Des gens vont et viennent, en tenues confortables, sans me prêter attention. Ils ont l’air ailleurs. Le premier cours de yoga commence dans une heure. Je suis un peu sonnée.

Yoga à l'Ashram
 

Le défi du yoga

 
J’ai fait du yoga, mais jamais comme ça. Nous sommes une trentaine, sur nos tapis, dans une sorte de grand temple sans murs, ouvert des quatre côtés sur une débauche de plantes. Sur une estrade, deux professeurs en position du lotus, les yeux fermés. Je fais comme tout le monde, je m’allonge sur le dos, bras et jambes légèrement écartés. J’ai l’impression d’être une étoile de mer. Je ne sais pas que je suis en savasana, la position de relaxation (lire encadré plus bas). Je ferme les yeux. Une brise légère me caresse, j’entends les oiseaux. D’un coup, un énorme « ooommm » retentit. Les professeurs se lèvent, des micros accrochés à leurs tee-shirts, tous chantent une prière avant de démarrer. Qu’est-ce que je fais là ? Je ne suis plus très sûre que ça va fonctionner pour moi, ce truc avec des « om » et des positions du lotus. Les photos des divinités indiennes et celles du swami Sivananda, le fondateur, et de son disciple swami Vishnu Devananda, sont partout. Swami en Afghanistan, swami avec les enfants pauvres, swami fait du yoga, swami ci, swami ça. Ça me dépasse. Qui sont ces mecs ? Viennent les exercices de respiration, la base de la pratique. On s’assoit en tailleur, le dos très, très droit. Etant fumeuse, je galère. Je n’arrive pas à maîtriser mon souffle, mon nez coule, je ne suis pas maîtresse de mes poumons. Mon dos me tue et, cerise sur le gâteau, j’ai des fourmis dans les jambes. Une catastrophe ! Un professeur se met près de moi pour me guider. Je suis un peu embarrassée par ma défaite.

Je ne réussis pas mieux les salutations du soleil, un enchaînement de mouvements qui sont un rituel religieux mais aussi un premier exercice. On attaque ensuite les asanas, les positions de yoga. A Sivananda, on en pratique douze, avec des variations de plus en plus compliquées. A la deuxième, il faut se mettre sur la tête. La plupart y arrivent autour de moi, je me lance car j’aime faire le singe, je tiens dix secondes et je retombe, avec une douleur aiguë au cou. Je rame entre les ponts, les levers de jambe, la position du corbeau, celle du dauphin, du chat, de l’enfant.

Au bout de deux heures, on nous conditionne pour la relaxation finale. J’ai maintenant plutôt l’air d’une baleine échouée. La brise est toujours là, les oiseaux aussi, la lumière est incroyable. Le professeur nous parle d’une voix très douce, hypnotisante. Il nous demande de nous relaxer, relaxeeer, relaxeeeeer les bras, les jambes, la langue, les orbites. Quand j’ouvre les yeux, il n’y a plus personne : je me suis endormie. Je me suis complètement laissé aller. C’est étrange comme sensation. A ce stade, je m’inquiète. Je sens que je vais vivre une expérience bizarre et j’en ai peur. Peut être devrais-je juste retourner à New York ?
 

Assiette en métal, carottes nature

 
Il est six heures, l’heure du dîner. La cantine est une grande salle, avec une grande pancarte : « On mange en silence. » Les aspirants yogis sont alignés, debout sur des paillasses. A leurs pieds, des assiettes métalliques à compartiments, un peu comme celle de mon chihuahua. On chante, je n’arrive pas à chanter. On joint les mains, « om shanti shanti shanti », on s’assoit en tailleur, par terre. Dans la gamelle, deux cuillères de betteraves et de carottes crues, sans sauce, six légumes qui se battent en duel dans une espèce de bouillon, une cuillère de yaourt et un petit pain indien qui m’a l’air un peu moisi. Au signal, tous se jettent sur leur assiette. Il n’y a pas de couverts, on mange avec les mains. Je déguste mes carottes lentement, je lutte avec le pain pour attraper le liquide. Quelques volontaires passent entre les rangs pour remplir les verres de tisane et proposer une louche en plus de légumes ou de yaourt. Ce n’est pas mauvais du tout, mais tous les repas sont-ils si maigres ? Je lave mon assiette et mon verre. A la boutique de l’ashram, je m’approvisionne. J’ai fait le deuil de mes produits et vêtements, je trouve une barre de savon, un mauvais shampoing, deux tee-shirts flanqués du logo Sivananda et du dieu éléphant Ganesh. On tamponne mon carton jaune : ici on n’utilise pas de monnaie, mais ce carton qu’on recharge en crédit lorsqu’il s’épuise. C’est intéressant de ne pas voir la couleur d’un billet ni d’entendre le bruit des pièces. Je suis curieuse de ce fonctionnement. Je découvre un monde caché.

La cantine de l'Ashram

La cantine de l’Ashram

Vingt heures, la cloche sonne. Il fait nuit, le « temple » est éclairé par des bougies. Je m’installe, le dos bien droit. J’essaye de méditer mais je n’y arrive pas : mon dos me tue. Je dois, m’a-t-on dit, me concentrer sur un point lumineux entre les sourcils et répéter intérieurement om ou un autre mantra. C’est le principe du satsang. Impossible. Déjà, c’est quoi un mantra ? Et en plus, je n’arrête pas de penser à autre chose. J’attends que le temps passe. Le « dong » retentit au bout d’une interminable demi-heure. Place au chant ! On utilise les instruments, on se balance de gauche à droite. « Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna Krishnaaa Hare Hareee ! » Ça m’amuse. J’essaye de suivre. Mais je ne sais toujours pas si j’arriverai à rentrer dans ce truc. Le lendemain, même topo, mais à six heures du matin. Violent. On enchaîne : thé, cours de yoga, déjeuner à dix heures du matin (même menu qu’au dîner, avec du riz en plus). On chante, on mange, on lave l’assiette, on sort. J’ai l’impression d’avoir déjà tant fait et il est si tôt. Onze heures. A chacun est assignée une tâche. Ici, tout le monde est le personnel, professeurs compris. La tâche doit être prise à un niveau spirituel, sans arrière-pensée : le but est d’élever son âme en réalisant une action bénéfique. On me demande de nettoyer les toilettes de mon dortoir. La nouvelle est un peu difficile à avaler, mais il n’y a pas le choix. Je voulais du changement, je suis gâtée.

Les dortoirs de l'ashram

Les dortoirs de l’ashram

J+4 : Voir une fleur et s’émerveiller

J’ai pris l’habitude de méditer seule au bord du lac de l’ashram. Entourée de végétation, près d’une réserve d’éléphants, de lions, de crocodiles avec, au loin, les montagnes, je me baigne une heure et demie. Je suis déjà dans une optique différente : je ne suis plus le voyeur, j’ai accepté tout ce qui se passe autour de moi, je ne porte aucun jugement. C’est déjà un grand pas pour moi qui ne suis habituée qu’à ça.

Je me sens un peu faible avec la dose de yoga journalière et les maigres repas, mais je suis apaisée. Je me laisse aller à de nouvelles envies, un rien me satisfait. Je m’émerveille devant une belle lumière, je recommence à lire, j’apprécie le silence. C’est comme si j’avais reçu un électrochoc ! Déjà, je ne me reconnais plus. Ma vie hors de l’ashram me paraît lointaine et ne me manque pas. J’ai l’impression d’avoir retiré un film opaque de mes yeux et de voir plus clair. Je remarque que les fleurs sont magnifiques, je prends mon temps, j’écoute les sons qui m’entourent alors que je n’y avais jamais prêté attention. Je suis sans valise, je ne possède rien, je ne me suis jamais sentie aussi vivante. J’ai conscience de chaque partie de mon corps, de l’ongle de l’orteil au sommet de mon crâne. J’ai l’étrange impression que mon esprit, en se débarrassant de ce qui l’encombrait, a fusionné avec ce corps, que je ne forme qu’un. C’est une force unique que chacun, me semble-t-il, a en soi.

 

J+8 : Prouesses de mon corps-esprit

 
Huit jours sont passés, je fais désormais partie de l’ashram. Je me réveille sans problème, j’attends avec impatience les exercices de respiration, je suis obsédée par le yoga. Depuis que je suis « un », mon corps-esprit réalise des prouesses. Sur le tapis, j’enchaîne les douze asanas avec leurs variations. Je me tiens sur la tête, je fais le pont et enfile ma tête entre mes jambes sans que cela me coûte un effort. Mon esprit contrôle mon corps.

J’ai surtout une énergie dingue, des envies, des projets, du positif. Adieu, la boule d’anxiété et de nerfs que j’étais : j’ai un nouvel ami en moi, je me sens légère, presque un peu droguée d’être aussi saine. Mon corps contrôle mon esprit. J’ai encore du mal avec la méditation collective. Il n’est pas évident d’être assise parmi trente personnes et de s’élever mentalement en une demi-heure. J’essaye. Au yoga, on nous répète qu’il faut se tenir droit, se concentrer sur cette énergie qui part de la base de la colonne vertébrale et remonte jusqu’au milieu des sourcils. Comme pour la méditation. Il faut imaginer un point lumineux et se concentrer sur lui. J’ai envie de le voir, mais je me déconcentre. Par contre, au lac, je sais désormais flotter une heure, deux heures, sans penser à rien. Me détacher de tout. Parce qu’on ne m’impose pas une technique ? Ou parce que j’ai appris une technique ? Moi qui détestais tant ce mot, j’ai ma routine et j’adore ça ! J’y tiens, même. Nettoyer les toilettes collectives me dégoûte toujours… mais moins. J’enfile trois paires de gants, je verse un demi-gallon de détergent, mais j’ai l’impression de faire quelque chose de bien et ça me rend sereine. Je n’ai pas eu envie de fumer. Pourtant, mes paquets étaient à portée de main. J’ai récupéré mon sac à dos. Etrangement, rien ne m’a manqué, à part un bouquin. J’ai même eu envie de me débarrasser de la moitié de mes effets. J’étais bien, sans rien.
 

La tête au carré

 
J’ai eu peur, en quittant l’ashram au bout de douze jours, de perdre tout ce que j’avais acquis. Au départ, je n’y croyais pas vraiment. Je venais pour du yoga et de la méditation à haute dose, je n’escomptais pas un grand bouleversement. Juste une remise en forme. Les deux premiers jours, j’ai d’ailleurs failli décrocher. Jusqu’à ce que je commence à découvrir un nouveau moi-même qui ne me déplaisait pas. Et la voie pour y accéder. A quel moment mon corps et mon esprit ont fusionné ? Je crois que c’est au troisième jour, quand je me suis tenue sur la tête et, pour me tenir sur la tête, j’ai dû cesser de me poser des questions.

A partir de là, mes petits démons n’ont plus eu d’emprise sur moi. Je ne leur parlais plus parce que je n’avais plus peur d’eux, ils sont partis. J’ai appris à passer des coups de balai pour les faire déguerpir. Il me reste à ne pas perdre la main.

Expérience initialement publié sur CLES.COM 

 

Pour aller plus loin dans l’enseignement de Swami Sivananda.

Et vous qu’en pensez-vous ? Avez-vous séjourné dans un ashram ? Partagez votre expérience avec nous dans les commentaires. 



'Ce séjour en Ashram qui m’a remis les pieds sur terre…' have 9 comments

  1. 9 janvier 2016 @ 11 h 28 min Nagesh

    Oui ben rien d’extraordinaire, une expérience qui ressemble à toutes les autres.

    Répondre

    • 9 janvier 2016 @ 14 h 12 min Akshaya

      Désolé Nagesh mais je ne partage pas ton point de vue. Cette expérience est extraordinaire pour elle, puisque ce séjour à l’ashram lui a permis de « décrocher » de son quotidien, de se libérer du joug de son mental, de retrouver des sensations physique, de reprendre possession de ce corps en le disciplinant.
      Et pour finir, chaque expérience est unique, puisqu’elle appartient à celle ou celui qui la vit.

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      • 9 janvier 2016 @ 15 h 06 min Nagesh

        Oui Akshaya, mais c’est l’expérience de tout le monde dans une situation de ce genre. Elle a été coupée de son milieu naturel, elle a vu un Dieu éléphant et on lui a dit de se tenir sur la tête, c’est sûr qu’elle a dû être chamboulé la pauvre…

        Répondre

        • Yoganova

          9 janvier 2016 @ 20 h 52 min Yoganova

          Nagesh, vous avez raison, il n’y a ni samadhi ni révélation extraordinaire dans ce texte. Mais il a le mérite de montrer l’efficacité du Yoga à quelques niveaux qu’on le pratique.

          De plus on avance sur le chemin un pas à la fois et chaque pas est important.

          En revanche, ne sous-estimez pas le pouvoir d’une pratique un peu intense de Sirsasana (la pose sur la tête), c’est un asana d’une efficacité redoutable et la clef d’un grand secret. 😉

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          • 11 janvier 2016 @ 13 h 43 min Nagesh

            Sirsasana est une des pratiques archaïques du Hatha-Yoga, elle est dangereuse pour les cervicales qui sont de fait compressées sans parler des risques de chutes. La meilleure approche de cette idée de mettre la tête en bas pour irriguer le cerveau et donc la pinéale et la pituitaire, est simplement de se suspendre les pieds accrochées par des chaussures adéquates à une barre la tête en bas. De cette façon, il n’y a aucun tassement de vertèbres, au contraire, tout le squelette est étiré sans compression aucune, il n’y a aucun danger à cette pratique sauf à avoir un sang chargé en toxines comme après un effort par ex. On trouve en fitness tout ce qu’il faut pour cette pratique. Je pouvais rester 10 minutes suspendu de cette façon il fut une époque où je fréquentais les fitness.

  2. 21 février 2016 @ 12 h 48 min Tizzy

    Nagesh knows everything…Wow..I am so impressed!

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.