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Comment meurent les studios de Yoga.

Alors que la mode du Yoga bat son plein, aux Etats-unis et au Canada de plus en plus de studios de Yoga ferment et disparaissent.  Comment expliquer ce paradoxe ?

 

 

Cela arrive doucement et le mal est là bien avant que les étudiants arrêtent de venir en classe. En fait, les studios de yoga meurent pour la même raison que l’amour s’éteint : manque de respect,  négligence et absence d’effort. Pour le dire plus simplement, les studios meurent quand l’enseignant prend ses étudiants pour acquis.

 

Cela commence avec des cours qui deviennent ennuyeux. L’enseignant tombe dans la routine et commence à se répéter avec les mêmes séquences, les mêmes poses,  les mêmes blagues et les mêmes listes musicales.

Cela commence aussi quand les enseignants s’ennuient dans leur pratique personnelle ou simplement n’ont plus de pratique personnelle.
Cela commence quand la vente d’articles et le merchandising deviennent plus importants que les cours, quand la dernière paire de « yoga-pant » suscite plus d’intérêt que la pratique et quand ceux qui ne sont pas « tendances » et  « branchés » sont exclus du groupe.

 

Cela commence aussi quand les propriétaires de studios et les enseignants se créent un petit sanctuaire fermé avec leurs amis. Quand les nouveaux étudiants sont ignorés à leur arrivée et doivent se débattre pour qu’on prête attention à eux.

 

Cela commence quand les étudiants viennent en classe mais pas le professeur.

 

Cela commence aussi quand le studio se consacre à un enseignant seulement  (le propriétaire le plus souvent) et pas à une équipe de professeurs.

 

Cela commence quand un studio ne respectent pas les personnes qui lui ont apporté du soutien depuis sa création.

 

C’est pour toutes ces raisons que les étudiants ne viennent plus. Les plus loyaux vont sans doute rester un peu plus longtemps mais même eux arriveront au point de rupture et partiront.

 

Malheureusement un grand nombre de studios recourt à des petites astuces cosmétiques ou publicitaires au lieu de s’attaquer aux raisons de fond alors que le problème est réel et global.

 

Les réponses sont presque toujours les mêmes et dans le même ordre. Cette façon de faire ne sauvera pas le studio mais au contraire accélérera sa chute et augmentera mal fait à toute la communauté-yoga locale.

 

La première étape sera  de proposer une offre particulièrement économique pour les nouveaux inscrits (groupon ou similaire…). Cette approche a l’avantage de blâmer les limites du marché local  au lieu d’insister sur les négligences des propriétaires du studio.

 

Exclusif : 20 € pour 20 jours ! Un mois illimité 30€ !

 

Evidemment les étudiants anciens et loyaux qui ont payé le prix complet depuis si longtemps vont se sentir un peu arnaqués quand la personne sur le tapis d’à côté n’aura payé que deux euro pour être là. Du coup, ils vont eux aussi partir pour profiter d’une offre similaire dans un autre studio. Cet effet domino va commencer à affecter tous les studios de la région et les étudiants vont errer de cours en cours à la recherche d’une meilleure offre donnant le sentiment à tous que finalement le yoga ne devrait rien coûter ou pas grand-chose.

 

Les étudiants se faisant de plus en plus rares et n’achetant plus de forfaits sur le long terme, le studio en chute libre va éprouver de grandes difficultés pour payer ses enseignants et ses factures.

Mais heureusement les formations d’étudiants vont tout changer…ou pas !

 

Bien sûr, toutes les formations ne sont pas similaires. Il y a des studios et des enseignants qui font de leur mieux  et mettent  la barre haute pour créer la prochaine génération de professionnels bien entraînés. Ils savent que cela prend du temps et qu’il faut souvent 3h de préparation pour chaque heure de formation. Leurs  programmes n’acceptent que des pratiquants déjà expérimentés et leurs critères de sélection sont particulièrement exigeants.

Malheureusement il y a aussi un grand nombre de studios et d’enseignants qui ne le font que pour l’argent. Il faut reconnaître que, dans le milieu du Yoga, c’est le meilleur moyen (voire le seul) de gagner une somme conséquente dans un court laps de temps.

Ce genre de formation ne demande pas un certain niveau de pratique, l’essentiel étant que l’aspirant possède assez d’argent pour payer les frais d’inscription et vogue la galère…

 

Ces studios déjà mourants vont commencer à produire des « professeurs de yoga » de manière quasi industrielle, les lâchant dans la nature après seulement quelques mois (au mieux) de pratique personnelle et d’expérience et bien sûr cela se ressent !

Une fois formés, il y a alors deux choix : ou le studio décide de les garder pour enseigner au sein de leur organisation, auquel cas le niveau ne fera que descendre…Ou alors le studio ne peut pas les garder et  les bébés yogis vont commencer à essaimer de leur côté et essayer de se faire une place au milieu d’un offre déjà pléthorique en créant leur propre studio, réduisant d’autant le marché pour tous les autres.

 

C’est le serpent qui se mord la queue, et le studio déjà bien mal en point crée ses propres compétiteurs dans une vaine tentative de se sauver…

 

Malgré ces efforts désespérés, les revenus émanant de ces formations de professeurs ne peuvent pas que rarement empêcher l’inévitable. Une fois que tous les étudiants ont été transformés en professeurs, le studio arrive à son dernier souffle et finit par succomber avant d’être rénové et recyclé en marchand de yaourts glacés.

L’impact de ce phénomène est ressenti à travers la communauté de Yoga toute entière. Les étudiants commencent à penser que la norme est aux professeurs à la formation faiblarde et qu’assister aux cours ne devrait rien coûter ou presque.

Ils commencent alors à considérer le Yoga comme une discipline réservée à une clique constituée de jeunes et jolies jeunes femmes en pantalon moulant qui font le show dans des postures impossibles tout en se moquant des moins acrobates. Une sorte de rencontre improbable entre Paris Hilton et le Cirque du Soleil en quelque sorte…

Et les personnes qui auraient le plus besoin du Yoga, ne pouvant se retrouver dans cette ambiance, finissent alors par chercher autre chose.

dessin humoristique sur le yoga

Quelle célébrité pratique ce style de yoga ?

 

C’est ce qui se passe quand les studios de Yoga se nourrissent de leurs propres graines au lieu de les planter.

 

Mais il n’est pas nécessaire de prendre ce chemin et les choses pourraient être différentes.

La solution est simple :

  • Respecter les étudiants. Leur donner des cours de qualité ; et s’ils ne trouvent pas satisfaction dans votre cours, leur suggérer un autre professeur susceptible de leur proposer ce qui correspondrait davantage à leur recherche. Favoriser les étudiants fidèles et ne pas chercher à obtenir de nouveaux étudiants au détriment des habitués du studio depuis des années.
  • Soutenir les autres professeurs Il y a bien assez d’étudiants dans les alentours alors soutenez les autres studios, participez aux cours des autres professeurs, et faites connaissance avec les membres de la communauté de Yoga. Quant aux propriétaires de studio, prenez soin de vos professeurs et n’autorisez pas les étudiants toxiques à les harceler.
  • Abandonner l’élitisme. L’exclusivisme est le berceau des comportements toxiques et ces derniers sont par nature des essaims à problèmes qui contaminent toute la communauté. Vous pouvez avoir vos amis, mais soyez ouverts et accueillants aux nouveaux.
  • Ce dont la communauté de Yoga a  aussi besoin c’est de responsabilités. Ça signifie endosser la responsabilité de ses propres erreurs et prendre conscience de celles-ci plutôt que focaliser sur celles des autres. Critiquer et conspuer les autres professeurs, mettre des bâtons dans les roues des autres studios, n’est pas « yoguique ». C’est mesquin et puérile, et cela ne résout aucun des problèmes rencontrés par un studio ou une communauté de Yoga.

Nous avons besoin de protéger la pratique et de maintenir un haut niveau de qualité.Nous avons besoin de collaborer et non pas d’être en concurrence. Nous avons besoin de démocratiser la pratique en incarnant dans nos vies les qualités d’un authentique pratiquant de Yoga : compassion, objectivité, équanimité et responsabilité. Si nous vivons le yoga de cette manière cela ne pourra qu’attirer de nouveaux pratiquants, et aucun studio ne succombera plus pour rien.

Maya Devi Georg & Chris Kourtinatos

Article traduit et adapté par nos soins. (source). 

Relire notre article sur les formations de yoga et la « Yoga Alliance »

Et vous qu’en pensez-vous ? Faites-nous en part dans les commentaires.



'Comment meurent les studios de Yoga.' have 49 comments

  1. 4 avril 2016 @ 20 h 03 min kubera

    article très intéressant. Merci à vous pour le partager. :-) Effectivement, des éléments qui doivent rester dans notre champs de conscience en tant que professeur de yoga.

    Kubera

    Répondre

    • 5 avril 2016 @ 11 h 05 min zorananda

      Ayant suivi des formations pour devenir prof de yoga et étant formateur pour adultes dans un institut de formation aux métiers de l’industrie , je peux vous assurer que l’on devrait réglementer l’enseignement du yoga en France ..
      Je n’ai que 10 élèves par session de formation et non pas 40 …mes livres de pédagogies sont le fruit de plusieurs décennies de recherche ce n’est pas le cas dans certaines écoles de yoga ou des textes sont enseignés d’une manière très approximative car mal et pas assez traduits.Enfin, mes stagiaires sont formés sur 1200 H avec ,au sortir ,un titre professionnel déposé au registre des certifications professionnelles ; la durée de formation dans une école de yoga n’est que de 507 H en moyenne sur 4 ans avec un faux-diplôme.
      Beaucoup d’étudiantes arrêtent au bout de la 2ième année …et n’ont jamais été mis en situation d’enseignante …
      Enfin les élèves dans les salles de yoga non-satisfait de la prestation du professeur se tournent souvent vers la gymnastique volontaire ou le Pilates..
      Le yoga ne s’enseigne pas , il se transmet …et pas par n’importe quel égocentrique mercantile et vénal mais par un yogi dans le santosha et l’asteya..heureusement , il en existe mais ne sont pas forcément connu …
      Ne copions pas ce qui se passe outre-atlantique …
      Namasté et shanti

      Répondre

      • Yoganova

        6 avril 2016 @ 12 h 50 min Yoganova

        Bonjour Zorananda,

        Merci pour votre retour d’expérience. Vous semblez appartenir à la meilleure catégorie des formateurs d’étudiants.
        Je partage votre conclusion: ne copions pas ce qu’il se passe aux états-unis.
        Non pas qu’il n’y ai pas des enseignants intègres et authentiques de l’autre coté de l’Atlantique mais le mercantilisme tend à tout corrompre et tout déformer.

        Répondre

      • 3 juin 2016 @ 0 h 05 min Emmanuelle Cabau

        Y’en a marre des réglementations à tout va…la seule solution de bien des incompétents, et assurément un mal franco-français la réglementation…Quand on se dédie à une voie, ce n’est pas 500h, ni 1200, c’est au moins 10 ans de sa vie ! Ça fait combien d’heures ça, avez-vous calculé ? Et demain on viendra me dire quoi ? Que je ne peux plus enseigner parce que je n’ai pas payé 10.000€ pour telle formation en 3 ou 5 ans ? Parce que je ne paye pas ma cotisation à telle ou telle Fédé ? Arrêtons le massacre administratif ! Le yoga est une école et une voie de liberté, son objectif c’est la réalisation du Soi, l’éveil de de la conscience. Il forme des êtres libres, pas des ratiocineurs. Même dans les écoles Sivananda qui forment des professeurs en immersion totale pendant 4 à 5 semaines, il n’y a pas de textes approximatifs ou mal traduits. Les spécialistes en sanskrit ne courent pas les rues et les traductions de la Bhagavad Gita ont fait leur preuve depuis le temps…(même si bien sûr il peut exister des nuances d’un traducteur à l’autre). Et qui êtes-vous pour parler de faux diplômes ? Et que savez-vous du parcours d’un professeur après l’obtention de son diplôme ? On n’enseigne pas le yoga avec un bout de papier. Alors pourquoi rajouter encore plus de papiers et de réglementation ? Tous les enseignants que je connais, du moins tous ceux du hatha yoga, ont un parcours de développement personnel et spirituel, approfondissent la philosophie du Védanta, leur pratique du pranayama, de la méditation, jeûnent, etc.
        Alors oui bien sûr il y a toujours de jeunes écervelé(e)s victimes d’un effet de mode qui pensent devenir profs et gagner leur vie en enseignant avec de jolies tenues fluo et des photos acrobatiques sur facebook, et ces studios là, après avoir fleuri, fermeront car il n’y a rien pour nourrir et alimenter l’enseignement. Et ce n’est pas grave en effet, pas grave que de tels studios ferment. Ce n’est pas le studio, ni le nombre d’élèves qui fait le yogi. Et tant que la tradition est vivante en lui, le yogi, lui, ne mourra pas. 1/2

        Répondre

      • 3 juin 2016 @ 0 h 05 min Emmanuelle Cabau

        La véritable question est plutôt : qu’est-ce qui différencie un professeur de yoga d’un yogi ? et quand cesse-t-on d’être un professeur de yoga pour devenir un yogi ? Ce n’est pas une question qui peut être résolue par la réglementation…ni même en 3000h ou 5000h, ni même en 10 ans…et l’écervelé en fluo d’hier peut très bien devenir le sage de demain. Nous partageons tous la conscience : cessons de juger, d’exclure, de diviser… (et de réglementer lol). L’être humain doit développer son discernement soit, quelle meilleure opportunité que de tester différents cours et trouver le professeur avec lequel je vais avoir le meilleur feeling, le cours d’où je vais sortir rechargé et non pas épuisé, etc ! Laissons faire le yoga, laissons vivre le yoga, nous apprenons sans cesse, y compris de ses excès « à l’occidentale ». 2/2

        Répondre

        • Yoganova

          3 juin 2016 @ 8 h 49 min Yoganova

          Bonjour, vous semblez être en désaccord avec notre article, pourtant il me semble qu’il va dans le sens de votre message.
          Je n’y ai pas lu une demande de plus de régulation mais au contraire une critique des dérives du marketing et du business dans le monde du Yoga notamment sur les formations.

          En revanche vous posez une bonne question: « qu’est-ce qui différencie un professeur de yoga et un yogi ? ».
          D’après moi, rien ne devrait les différencier. Un professeur de yoga devrait aussi être un yogi, totalement immergé dans la voie et qui possède une certaine profondeur de réalisation. Cela prends des années, pas 200 ou 500 heures…

          C’est d’autant plus dangereux que comme les formations sont un des rares moyens, pour certains, de bien gagner sa vie, on fait croire à ses élèves qu’ils pourront eux-aussi vivre du yoga. C’est très paradoxal car ainsi on forme soi-même ses propres concurrents, qui pour s’en sortir offriront, à leur tour, des formations… C’est un véritable cercle vicieux. Cette situation est particulièrement évidente aux états-unis où cette dérive arrive à son point de non retour.

          Je voyais l’autre jour que dans la seule ville de Seattle, il y a plus de 50 écoles de yoga recensées et des centaines de professeurs individuels, dans une seule journée plus de 1200 cours sont proposés. L’offre est tellement pléthorique, que bien peu en vivent. Pour remplir les nombreuses salles vides il y a maintenant des sites du style « booking.com » qui offrent des cours à prix cassés en prenant une grosse commission au passage, sans compter les centaines d’offres « Groupon ». Résultat : à part une poignée de « super-stars » très médiatisés, tout ces gens sont en survie et leur espérances ont laissé place à une grande précarité.

          Alors que font les centaines de professeur qui n’arrivent pas à vivre de leur activité ? Vous l’avez deviné, ils offrent des formations de professeur de yoga, toujours moins chères et toujours plus courtes …

          Au delà de la simple problématique économique et du nivellement par le bas que cela implique, on est bien loin de l’esprit traditionnel où l’aspirant restait auprès de son maître pendant des années pour se transformer soi-même avant d’éventuellement, sous l’autorité de sa tradition, commencer à dispenser des enseignements aux autres. Cette dissolution de l’enseignement traditionnel est d’après moi le plus grand danger pour le yoga moderne et une grande source de confusion.

          La solution n’est pas une réglementation supplémentaire imposée par l’état ou une quelconque organisation (Dieu nous en garde) mais un retour aux valeurs fondamentales de notre tradition. Devenir professeur de piano ou de danse prend des années, de la sueur et un effort continue sur le long terme. Pourquoi en serait-il autrement pour des disciplines aussi subtiles et transformatrices que le Yoga ou la méditation ?

          Cordialement. Arnaud

          Répondre

          • 3 juin 2016 @ 13 h 00 min François François

            bonjour Arnaud,
            j’entends par réglementation, plutôt un contrôle des écoles et des formateurs non pas d’un programme scolarisé et administratif étatisé puisque dans la tradition il n’existe pas .. bien que les écoles françaises affiliées aux trois plus grandes fédés emploient le jargon de l’éducation nationale et du ministère de la jeunesse et des sports : probatoire , tronc commun , test blanc, et donc « professorat » pour faire croire aux élèves qu’ils sont presque inséré dans ces institutions .J’ai dit « faux diplôme » car un diplôme est un document retiré et déposé au  » Registre des Certifications Professionnelles » ce n’est pas le cas du « bout » de papier remis par les écoles , au mieux pourrait-on l’appeler « certificat d’études » certifiant que l’on a bien étudié .
            Il y a sur un site d’un prof de yoga bien connu sur le Sud Est : je cite : formation professionnelle(sic)
            Dans un centre de formation professionnel agréé par le ministère du travail par exemple, les formateurs en poste ont été sélectionnés suivant les critères suivant :
            -10 ans d’expérience dans le domaine à enseigner
            -Tests professionnels techniques
            -Tests pédagogiques
            -Tests écrits et oraux
            -Dfa : diplôme de formateur d’adultes sur 4 ou 8 mois
            Alors bien sûr, vous aller me dire , mais les écoles n’ont pas besoin de tout cela pour former des profs de yoga ..puisque leurs intervenants ont la fibre pédagogique de naissance et toute la synthèse du yoga acquis par la pratique du yoga même sur de petites durées tellement ils assimilent très vite ..
            Pour ma part et répondre à Emmanuelle , j’ai suivi la pré-formation sur un week end à l’école Shivananda » à Paris à l’époque en 1986. J’en suis ressorti avec un début de lumbago . Aucune connaissance en anatomie physiologie et prise de posture sans préparation ; les 12 postures sur les 84 normalement étudiées dans les autres écoles présentent beaucoup de contre sens d’après les kinés et autres professionnels du mouvement corporels
            150 H de formation en immersion dans cette école ou celle de Swami Maitreyananda ( prix de la formation en promo au festival de yoga en 2013) peuvent elles suffire à devenir une très bonne prof de yoga et pouvoir justifié des 600 euros de cotisation annuelle pour les élèves du studio ?
            J’ai connu des élèves sortant de ces écoles se reformer dans des écoles françaises.
            Alors oui, je « juge » en viveka ,j’essaye de discerner , de séparer le bon grain de l’ivraie et qui suis-je pour parler des profs de yoga et leur cheminement ;; et bien je me présente .
            J’ai commencé le yoga en 1983 et n’ai passé mon « certificat d’études « de yoga qu’en 2005 après 3 ans d’études , j’en suis à l’heure actuelle à plus de 2000 H de formation en 30 ans (stage,séminaire etc) enseigne depuis 10 ans en ayant écrit plus de 300 cours.
            j’ai suivi l’enseignement de OP Tiwari de l’école Kaivalyadhama ( Centre de recherche éminemment connu et subventionné par le gouvernement indien ) Swami Tiwari est licencié en hindi et sanskrit depuis plus de 60 ans , et il étudie encore au milieu de Sadhus dans le Gangotri en retraite. C’est le meilleur commentateur des Yogas Sutras voir son livre traduit par Elisabeth Alixant .
            L’on voit à la fin de l’article sur Dharunasana sur votre site la photo de couverture du livre des Yoga sutras de F.M traductrice .
            C’ est par contre, bourrée d’approximation car cette traductrice qui est aussi formatrice et demande à ses élèves d’en faire elles-mêmes la correction , car cela fait plus de 25 ans qu’elle les à écrit : son enseignant ? l’un des fondateurs du club Med
            Où est le professionnalisme dans tout cela ?
            Pourquoi 15 fédérations en France ?
            Pourquoi seulement 3 sont-elles affiliées à l’Union Européenne de yoga dont le festival annuel se déroule dans un pays bien Européen « la Suisse » ?
            Pourquoi des formations sur 150 H ou 900 H ?
            Pourquoi à l’issue de la formation en Viniyoga , 8 des élèves parmi les meilleures seront -elles sollicitées pour devenir professeurs à
            leur tour ? Viniyoga est « une marque déposée » par Désicachar qui la remplacé en 2006 par le KHYF d’où son représentant européen à vouloir la pérenniser
            Pourquoi des lieux comme des châteaux des salles de golf ,des centres équestres pour enseigné le yoga ?
            Ou à l’inverse, des granges sans eau courante et électricité pour nous mettre dans l’ambiance de « tapas » des Sadhus.
            En conclusion , je le répète ce n’est pas de la réglementation mais plutôt un recadrage assuré par une commission d’inspection représenté par de vrais « yogis-yoginis » européens et Indiens ( ne les oublions pas même si Avl dans sa revue « yoga  » a dit qu’on pouvait se passer des enseignants indiens tellement le yoga était assimilé en Europe-sic) pour ne pas « dégouté » nos élèves et les voir partir sur d’autres activités…
            Ahimsa..
            Nous pouvons aussi répondre en CNV ( communication non-violente )

          • Yoganova

            3 juin 2016 @ 15 h 52 min Yoganova

            @ Emmanuelle Cabeau, pardon je viens de voir que vous faisiez référence au commentaire de Zorananda sur une éventuelle réglementation des formations et non pas au texte de l’article lui-même.

            Votre message m’aura tout de même permis d’élaborer un petit peu et de préciser mon point de vue sur l’épineuse question des formations, soyez-en remercié.

          • 3 juin 2016 @ 18 h 57 min Emmanuelle Cabau

            Pourquoi Arnaud ? Parce que la légitimité n’est pas une affaire de réglementation. C’est la peur qui pousse les uns et les autres à se barricader derrière des titres et des diplômes. C’est la peur encore qui fait vendre les assurances, notre société fonctionne ainsi. Imaginez-vous en Inde, allant interrompre un swami en plein satsang et lui demandant « où sont vos diplômes de swami ? » La sagesse ne s’exprime pas de la même voix que l’inexpérience et l’incompétence. Il ne suffit pas d’avoir une belle tenue et de prendre des poses acrobatiques pour prétendre être professeur (et encore moins yogi). On peut certes abuser quelques élèves pendant un temps mais certes, pas tous les élèves ni pendant très longtemps. Quand au diplôme il a la valeur que je lui accorde, soit c’est un bout de papier, soit c’est un symbole des efforts déployés et du respect ou de l’estime que j’ai pour l’enseignant.
            Parce que le yoga a trait à l’humain, et pas aux boulons ni aux politiques de qualité et autres normes industrielles. Parce qu’on ne fabrique pas un professeur de yoga comme on fabrique un ingénieur en GM, GSI ou GEII… Que vient donc faire la comparaison avec l’industrie ici ? Voilà pourquoi j’ai réagi. Le yoga porte en lui-même sa propre formation. On ne « fabrique » pas un professeur, on le devient, au fil du parcours, des rencontres, des enseignements. Qu’il soit validé ou non par un maître, c’est un parcours intérieur. Et dont la légitimité est celle que je me reconnais. Je peux toujours prétendre être professeur de yoga, si je n’ai pas les qualités requises, et pédagogiques (patience, écoute, compassion, etc) et techniques (asanas, pranayama, etc) et surtout humaines et spirituelles, je ne ferai pas illusion longtemps !
            J’ai démarré mon parcours, complètement novice, il y a 10 ans en Inde dans une école Shivananda, j’ai entendu beaucoup de choses au fil du temps reprochées à ces écoles. C’est pourtant là que pour moi a germé la graine « yoga », mais une graine ça s’entretient, ça s’arrose, ça se nourrit, et tout cela c’est la responsabilité de l’apprenti yogi et non pas de telle ou telle école…A l’aspirant yogi d’exercer son discernement et de trouver la formation qui lui permette de vivre la réalité des Upanishads. C’est ce que j’ai fait de mon côté et ce n’est pas pour cela que je vais me mettre à décrier ma formation d’origine. Om shantih, Emma.

          • 3 juin 2016 @ 20 h 38 min Vincent

            Au final il y a beaucoup de blabla… On se fou des CV des uns et des autres : j’ai fait des études avec machin par ci, j’ai étudié dans telle école par-là… On dirait que, constamment, certains cherchent à se justifier, à se légitimer.

            De quoi avec-vous peur ?

            Dans tous les cas, les choses se font très bien toutes seules : un bon professeur est un réel yogi, engagé avec sincérité et profondeur dans sa pratique, en évolution constante, et ça les élèves le remarque.
            Il y a une vérité, certes, moins répandu, mais bien réelle et qu’il ne faut surtout pas oublier : pratiquer le yoga depuis de très longues années ou avoir étudié dans telle ou telle école renommée n’est en rien un critère de qualité. Car seule l’évolution intérieure prime, et elle n’est pas forcément à l’image du nombre d’années ni de l’étude dans un endroit donné.
            Un bon professeur saura faire progresser spirituellement son élève. Et certains enseignant n’y arriveront peut-être jamais tout simplement parce-qu’ils se complaisent dans l’ignorance qu’ils croient pourtant avoir quitté.

            Ça me rappelle ce que mon professeur a dit un jour à propos de la méditation : certaines personnes, qu’on pourrait croire experte car méditant depuis 20 ans, sont capable de se mettre, grâce à l’expérience, en état de méditation profonde très rapidement. Seulement, une fois leur séance terminée, elle se retrouve dans un état habituel inchangé depuis toujours, se mettant en colère sans discernement par exemple. Alors à quoi ça sert de méditer pour ça au final ?

            Donc les diplômes et les cursus, c’est du pipeau. Le seul moyen de trouver un bon professeur, c’est d’essayer et de voir sur la durée.

  2. 5 avril 2016 @ 10 h 17 min Nagesh

    C’est pas grave.

    Répondre

    • Yoganova

      6 avril 2016 @ 12 h 55 min Yoganova

      Naguesh, vous venez de décrocher le prix du plus court commentaire depuis la naissance de Yoganova ! 😉

      Répondre

      • 6 avril 2016 @ 23 h 35 min kubera

        ça ressemble au bon vieux « don’t worry, be happy ».. :-)

        Répondre

      • 7 avril 2016 @ 14 h 36 min Nagesh

        Et pourtant yoganova j’ai tout dit !

        Répondre

        • 6 juin 2016 @ 17 h 06 min Karine Nicolleau

          Ma fille de 5 ans dirait la même chose, et je suis bien d’accord avec vous: c’est pas grave… levez les yeux, la vie est belle

          Répondre

  3. 6 avril 2016 @ 18 h 17 min Vincent

    La mode du Yoga commence tout doucement à retomber, y compris en Europe et en France. Nous avons assisté ces dernières années au même dérives et overdoses qu’outre-atlantique (studios de Yoga, magazines, produits divers etc…). L’effet de mode passé, le Yoga reprendra sa véritable place, celle d’une discipline spirituelle, et tout rentrera dans l’ordre. Les choses se feront toutes seules, quand tous les pratiquants en instructeurs de faux-yoga se rendront compte qu’ils stagnent et que cela ne mènent à rien.

    Les gens se lassent vite. Bientôt il passeront à une autre discipline ou se lanceront à corps perdus dans une nouvelle pratique, invention d’on ne sait quoi d’on ne sait encore qui !

    Répondre

    • 6 avril 2016 @ 18 h 22 min Vincent

      *Les choses se feront toutes seules, quand tous les pratiquants ET instructeurs de faux-yoga se rendront compte qu’ils stagnent et que cela ne mènent à rien.

      Répondre

      • 6 avril 2016 @ 18 h 24 min Vincent

        **et désolé pour les fautes j’ai pas fais attention !

        Répondre

    • 30 mai 2016 @ 15 h 03 min Billo

      Merci Vincent j’ ai aimé votre commentaire !
      Oui, le Yoga retrouvera un jour sa place d’une discipline spirituelle.
      J’ai organisé 3 séances de projection de l’excellent film Yogananda, et que c’est bon d’entendre que le Yoga n’est pas pour le corps mais qu’il permet de rencontrer Dieu !
      La mode « Krsinamacharia et ses descendants » se termine, le rideau est tombé sur cette mise en scène théâtrale mais si vide de sens.
      La vision de Yogananda d’un maître est très précise et très claire :
      « Les Rishis ont cependant souligné que l’épreuve de vérité d’un maître, c’est la capacité d’un homme à entrer à volonté dans l’état de non souffle et de maintenir sans interruption le samadhi du Nirbikalpa (étét invariable de conscience de Dieu), ce n’est que par ces réussites qu’un être humain prouve qu’il a « maîtrisé » maya ou l’illusion Cosmique dualiste. Lui seul peut dire des profondeurs de la réalisation : « Seul l’unique existe » »

      Répondre

      • 3 juin 2016 @ 12 h 14 min Adishesha

        Comme l’impression que s’opposent la voie du corps à la voie du souffle ici sur Yoganova. Personnellement, je suis pour la voie du milieu et je ne suis pourtant pas une tiède dans l’âme mais la vérité m’a toujours semblé éclatée. J’ai cette intuition que tout le « jeu » de la vie consiste à retrouver son chemin vers le SOI en ramassant ces petits cailloux, ces petites parcelles de vérité, semées au fil des périples de notre âme. Mais je m’égare, il faut dire que les détours m’ont toujours plus appris dans la vie que les lignes droites. Pour moi qui pratique aussi bien le natha yoga que l’ashtanga, le vinyasa ou la méditation tout court (ceux qui portent de sévères jugements sur les lignées plus « physiques » ont-ils seulement déjà pratiqué une seule fois ce qu’ils condamnent ? Tout est question d’intention et qu’importe la voie seul compte le chemin de transformation…je ne pense pas que l’apnée me rende plus « yogi » que les figures de style circassien). cette dualité n’existe pas, c’est encore le fruit de l’EGO que de revendiquer sa lignée comme étant LA vérité, LE yoga. Telle ou telle technique, physique, respiratoire, mentale ou autre peut m’aider à retrouver le chemin vers ce que je suis de toute éternité, tout comme la poésie, la peinture, la mécanique, la pêche etc etc etc seules l’intention et l’attention comptent à mon sens. Un intense pouvoir d’absorption en ce que l’on fait puis en ce que l’on est donc en SOI n’est l’apanage d’aucune école c’est me semble-t-il une prédisposition naturelle de tout un chacun…le tout étant tout simplement de le reconnaître…là est peut-être l’ illumination …. mais ceci n’est que mon humble intuition et d’autres diamétralement opposées seront tout aussi valables. :-).

        Répondre

        • Yoganova

          3 juin 2016 @ 16 h 02 min Yoganova

          Bonjour Adishesha et bienvenue,

          Vous avez écris: « Comme l’impression que s’opposent la voie du corps à la voie du souffle ici sur Yoganova. ».

          Attention, les opinions exprimées dans les commentaires ne concernent que la personne qui les a émise et ne sont pas forcément celles de Yoganova.

          Répondre

  4. 12 avril 2016 @ 23 h 48 min Jean Christophe Autissier

    Et le yoganova studio c’est pour quand?

    Répondre

    • Yoganova

      13 avril 2016 @ 15 h 14 min Yoganova

      C’est pas demain la veille comme on dit ! 😉 Mais un festival YogaNova dans les prochaines annéees, pourquoi pas ?

      Répondre

  5. 14 avril 2016 @ 9 h 09 min Jean Christophe Autissier

    Good idea, en parlant de mode US, il nous manque un bhakti fest dans une vallée désertique :)

    Répondre

  6. 15 avril 2016 @ 23 h 34 min zigomatik

    ça sens l’prof dépressif qui a écrit l’article lol

    Répondre

  7. 3 juin 2016 @ 14 h 43 min Billo

    Ce qui semble le plus déroutant dans ce chemin du Yoga, vu à travers la vision actuelle, c’est que tout le monde se contente de cheminer à travers sa propre idée, sa propre analyse de ce qu’il vit en prenant comme protocole le fait que si c’est bon pour soi tout va bien…
    La simple question de savoir si nous ne serions pas en train de juger notre chemin à la lumière de notre ignorance ne se pose plus, ne se pose pas !
    A tous les étages, tout le monde est satisfait de ce qu’il fait et le mot « maître » est repoussé comme la peste…
    Qui a pris le temps d’ouvrir une Upanishad du Yoga ou un texte traditionnel de l’étudier et de comprendre que ce qui est à vivre et découvrir est tellement loin de notre idée, de nos expériences, de notre compréhension que seule l’humilité, la ferveur pour un réel chemin de transformation pourrait nous sauver sous la guidance d’un réel être avancé sur le chemin.
    Mais rien n’est fait ou si peu…
    Pire dire qu’il faut étudier un texte est presque une insulte pour beaucoup de personnes…
    Il y a des formations en France où le 3eme livre et 4eme livre de Patanjali ne sont pas lus, car les « profs » qui proposent cette formation n’ont tout simplement aucune idée de ce qui est écrit dedans.
    Mais tout le monde enseigne et tente de surfer sur la vague…
    Dans beaucoup de formations, les rares textes étudiés sont la Bagavad Ghita et Patanjali et encore tout s’arrête à la vision très étriquée et moralisatrice de Yama et Niyama et surtout ne parlons pas de Dieu, là c’est trop dangereux, on pourrait de fait perdre notre job !!!
    Et oui si on refuse un maître, comment accepter l’ultime maître, seul nous reconnaissons notre nombril !
    Pour autant des Yogi et des textes témoignent des étapes sur le chemin du Yoga, elles doivent être en premier connues, puis travaillées pendant des années pour se manifester en nous, alors le corps transmute, les énergies se déploient et la lumière de la conscience brille, mais tout cela est si rare à rencontrer…

    Qui se pose la question de savoir si les limites d’un prof dans ses limites de compréhensions, dans son incapacité à rencontrer le Divin, n’est tout simplement pas en train de vous perdre dans des méandres du mental, de l’égo et de bien d’autres choses…
    J’ai vu des personnes revenir de cours de Yoga avec un ego renforcé, une jubilation de leur corps ou des caractéristique de leur individu plus grande et à l’évidence une ignorance plus présente et les plis pris mettront de très nombreuses années à disparaitre…

    C’est aussi la grande mode des comparaisons douteuses, genre l’apnée serait du pranayama, ou le pranayama est apprendre à bien respirer car respirer c’est vivre…
    La plaisance du Yoga est là, le business tourne à fond, tout est n’importe quoi se fait, s’entend et il devient bien difficile à celui qui veut cheminer de trouver une source et un enseignement digne de ce nom…
    Une chose me semble évidente, la prolifération des cours de Yoga et des formations témoignent de l’ère du Kali Yuga dans laquelle nous sommes…

    Répondre

    • 3 juin 2016 @ 18 h 45 min Vincent

      Et bien décidément Denis, rares sont vos commentaires où je ne suis pas d’accord avec vous !

      Une fois encore vous avez réussi à souligner la mauvaise compréhension et pratique actuelle du Yoga, pourri par certaines valeurs occidentales que sont l’argent, la superficialité, l’égocentrisme et j’en passe…

      L’humilité est indispensable pour avancer sur la voie yogique et elle se fait trop peu présente. Je vous rejoins aussi totalement sur l’impérieuse nécessité d’étudier les textes. Ces textes, ou devrais-je dire ces trésors inestimables de connaissances, de richesses, ces clés et cartes directrices pour la pratique, ces bijoux si facile d’accès mais pourtant restant invisible à la majorité des pratiquants qui n’en ont que faire ! Quand aux Yoga-sutras, ou la Bhagavad Gîtâ, ces ouvrages sont une base dans la Yoga mais combien de professeurs ne connaissent ni l’un ni l’autre ou pire, ne les ont pas compris car cela ne les intéresse pas ? Un nombre trop grand, un nombre nuisible qui fait mal au Yoga.

      Si la distance n’était pas un frein, il ne fait aucun doute cher Denis, que nous nous serions rencontré depuis un moment déjà.

      Répondre

      • 4 juin 2016 @ 11 h 47 min Billo

        Merci Vincent !
         » Un nombre trop grand, un nombre nuisible qui fait mal au Yoga. » C’est exactement ça !
        Mais oser le dire aujourd’hui c’est même prendre un risque…

        Au plaisir de se rencontrer un jour ici ou plus haut…

        Répondre

        • 4 juin 2016 @ 12 h 39 min Emmanuelle Cabau

          Je me souviens avoir lu un texte virulent d’Eric Baret sur ce sujet, je l’avais transmis à d’autres enseignants et lu en cours pour ouvrir un partage à ce sujet. En cherchant un peu j’ai retrouvé un lien qui l’a repris, voici le début du texte :

          Q- On vit une époque très sombre — qui a, par le fait même, son côté lumineux — mais sombre au plan politique et social. Est-ce que vous croyez que l’on a beaucoup d’espoir de se sortir de cette crise de fin de siècle et de millénaire ?

          E. Baret — J’espère que non parce que finalement ce qui est sombre, c’est la prétendue recherche spirituelle. Ce qui est sombre, c’est de voir des professeurs de Yoga à tous les coins de rue. Ce qui est sombre, c’est le channeling. Ce qui est sombre, c’est la recherche spirituelle moderne, c’est cette espèce de fuite de l’instant. Par contre, ce qui est merveilleux, ce qui est «auspicieux», c’est la guerre qui s’approche, ce sont les cataclysmes qui viennent, parce qu’ils remettent profondément en question l’être humain, lui font poser de véritables questions. Tout le reste le fait dormir.

          http://aucoeurduvivant.net/index.php/blog/161-la-fuite-de-l-instant

          Répondre

          • 4 juin 2016 @ 17 h 53 min hridaya

            c’est tellement vrai ,mais chut……il ne faut pas en parler……ça pourrait déranger le ronron de la complaisance et des complaisant qui se regarde avec des airs entendu.

          • Yoganova

            4 juin 2016 @ 18 h 48 min Yoganova

            Cette citation d’Eric Baret est provocatrice, son but est de secouer et réveiller les âmes ronronnantes. Vous avez été bien courageuse voir intrépide d’en faire la lecture en cours… 😉

            Pour la bonne bouche en voici une autre, réservée à celles et ceux à l’âme bien accrochéé :

            « Si comme tout le monde, j’apprécie le bonheur et la joie, ce n’est pas le bonheur qui vous met en recherche de la vérité. C’est la fiévreuse et fanatique aspiration d’arrêter d’être un mensonge, quelque soit le prix à payer, enfer ou paradis. Ce n’est pas une question de conscience cosmique, de découverte de soi ou de paradis sur terre. C’est une question de sabres sanguinolents, de tètes de bouddhas pourrissantes et d’auto-immolation et ceux qui disent le contraire essaient de vous vendre quelque chose qu’ils ne possèdent pas. » Jed Mckenna.

          • 4 juin 2016 @ 23 h 53 min Emmanuelle Cabau

            Même s’il est vrai que c’est souvent le fait de vouloir que la souffrance s’arrête qui nous pousse sur la voie, du moins jusqu’à la première gorgée de félicité, ce n’est pas très gai en effet : je suis allée voir ses vidéos – grâce à vous car je ne connaissais pas cet auteur – et celle où il parle de son éveil et jusqu’au choix des images et de la musique, c’est assez sombre. Il peint de l’éveil une vision clinique et désertique. Je préfère sur le même sujet les vidéos d’Isabelle Padovani ! (-; Je sais bien qu’il faut dissoudre tout ce qui encombre, masque et obscurcit, d’où ce côté bistouri de la pensée (ou vitriol), qu’on trouve chez Baret aussi, mais quel soulagement à écouter l’humanité d’Isabelle…
            alors pour le plaisir et pour le fou rire…
            « La détente de ne pas prétendre être autre chose que ce que je suis »

          • Yoganova

            6 juin 2016 @ 9 h 35 min Yoganova

            Merci pour la vidéo, je ne connaissais pas. Quant à Jed McKenna je partageais juste une citation provocatrice qui avait comme celle de Barret, la vertu de secouer un peu les certitudes. Ce qui ne veut pas dire que je suis particulièrement son travail. D’ailleurs il n’est même pas sur qu’il existe vraiment…

      • 4 juin 2016 @ 12 h 16 min Emmanuelle Cabau

        Bonjour Vincent, il y a l’étude des textes certes, j’ai eu le bonheur de parcourir une partie de la Bhagavad-Gita avec une sanskritiste, c’était un régal de plonger à la racine des mots, et puis il y a aussi la contemplation. Se laisser pénétrer par une petite phrase qui chemine la nuit ou le jour durant…s’endormir avec un ouvrage de Ramana Maharsi pas loin, ou bien le « je suis » de Nisagardatta Maharajah. Parfois certaines petites phrases rendent la complexité du Samkhya limpide, et peuvent éclairer le quotidien. Le déplacement de l’énergie aussi, car alors il n’y a plus besoin de mots et on accède à une autre compréhension. Une fois qu’on y a goûté, il n’y a plus d’incertitude sur la voie, le guru, etc même s’il y a des allers-retours en termes de, je ne sais pas comment dire, niveaux de conscience ? Le goût de la félicité, sourire, suffit à nous guider sur le « chemin » qui n’en est pas un.

        Répondre

        • 21 août 2018 @ 0 h 16 min Daniel

          Bonjour Emmanuelle .

          Quel nom magnifique , il signifie si je ne me trompe : l’envoyé de Dieu

          « Se laisser pénétrer par une petite phrase qui chemine la nuit ou le jour durant…s’endormir avec un ouvrage de ….

          Et la nuit fait murir et circuler mystérieusement le Texte Sacré en nous .

          Parfois certaines petites phrases rendent la complexité du Samkhya limpide, et peuvent éclairer le quotidien. Le déplacement de l’énergie aussi, car alors il n’y a plus besoin de mots et on accède à une autre compréhension. Une fois qu’on y a goûté, il n’y a plus d’incertitude sur la voie. »

          Tout à fait
          Je suis stupéfait et heureux , car cela confirme très précisément ce que je suis en train de vivre depuis bien longtemps, en effet en promenant ma petite shi-tzu Shakti , tout d’un coup sans prévenir , le nouveau lien se fait intérieurement et n’est plus oublié, merci mon Guide .
          Mais le partage véritable ne peut se faire que si nous sommes branchés sur une fréquence de conscience très proche .

          Que le Seigneur Patañjali vous bénisse, vous guide et vous protège .

          Répondre

          • 23 août 2018 @ 21 h 19 min Cabau Emmanuelle

            Ce qui est bien avec Yoganova Daniel, c’est qu’il échappe à la dictature de la nouveauté et qu’on peut continuer à se répondre à travers le temps. La petite phrase que j’avais en tête à l’époque était issue des œuvres réunies de Ramana Maharshi, dans la partie qui s’intitule « l’essence de l’instruction » (Upadesha saram). J’avais alors lu la 8e écriture :
            « L’attitude altière « je suis Lui » est préférable à l’attitude « Il n’est pas moi ».
            Et cette phrase était venue me percuter de plein fouet, moi qui n’osait pas, qui ne se pensait pas à la hauteur (malgré mon1,82m lol), bref avait balayé tous mes complexes d’infériorité…et un mantra avait spontanément surgi, s’imposant de lui-même…
            Plus récemment c’est une phrase du Vijnana Bhairava qui s’est révélée, imposée comme une évidence. Pendant des années je m’étais efforcée de regarder l’autre et d’y voir un autre-moi-même. Je me revois à Paris dans le métro regardant chaque être, essayant de me projeter, etc. Je me disais alors, ton cœur n’est pas assez grand, tu n’as pas assez d’amour pour aimer ainsi… Puis, dans ce tantra je lus :
            « Ressens la conscience de chaque être comme ta propre conscience » 107 (version D. Odier).
            Parallèlement je vivais un détachement de plus en plus grand, si bien qu’il m’arrivât de voir mon image dans un miroir et de ne pas avoir la reconnaissance immédiate, le déclic du « c’est moi ». Je compris alors que ce qui m’avait empêché de vivre cela plus tôt , c’était bien l’attachement au corps, à la forme. Aujourd’hui dans chaque être et chaque brin d’herbe je contemple l’univers (-;
            Que la flamme du yoga continue à vous garder ardent Daniel.

    • 22 août 2018 @ 14 h 28 min Daniel

      Réponse à Billo , du 3 juin 2016

      Un grand merci Billo pour cette profonde réponse qui m’encourage et me soutient dans la voie du Yoga. Heureusement que Yoganova est là pour tous ces partages et échanges qui créent des liens profonds entre nous, en souhaitant de nous rencontrer prochainement.

      « Pour autant des Yogi et des textes témoignent des étapes sur le chemin du Yoga, elles doivent être en premier connues, puis travaillées pendant des années pour se manifester en nous, alors le corps transmute, les énergies se déploient et la lumière de la conscience brille, mais tout cela est si rare à rencontrer… »

      A propos des textes :

      « Mes paroles sont très faciles à comprendre, très faciles à pratiquer.
      Dans le monde personne ne peut les comprendre, personne ne peut les pratiquer.
      Mes paroles ont une origine, mes actions ont une règle.
      Les hommes ne les comprennent pas, c’est pour cela qu’ils m’ignorent.
      Ceux qui me comprennent sont bien rares.
      Je n’en suis que plus estimé.
      De là vient que le Saint se revêt d’habits grossiers et cache des pierres précieuses dans son sein «
      Réf. Tao Te King, le Livre de la Voie et de la Vertu , Lao-Tseu, PDF p 89

      « La plaisance du Yoga est là, le business tourne à fond, tout est n’importe quoi se fait, s’entend et il devient bien difficile à celui qui veut cheminer de trouver une source et un enseignement digne de ce nom…
      Une chose me semble évidente, la prolifération des cours de Yoga et des formations témoignent de l’ère du Kali Yuga dans laquelle nous sommes… »

      La difficulté de « trouver une source et un enseignement digne de ce nom… » fait partie de épreuves sur le Sentier du Yoga , mais lorsque l’Intelligence du Coeur s’éveille , le bon flair se développe et nous frappons enfin à une porte qui a une bonne odeur et qui réjouit l’âme .
      Évitez donc les lieux dangereux aux mauvaises odeurs , aux mauvaises pensées ect
      Oui , le Kali Yuga est marqué par une inversion des valeurs et les voiles qui cachent le Yoga Sacré s’épaississent .
      La porte du Yoga Sacré est cachée et très étroite , très basse , ce qui empêche les gros égos de passer, car il faut se courber très bas pour la franchir . Et attention au gardien de la porte qui voit notre âme toute nue , et notre côté sombre .

      Répondre

  8. 6 juin 2016 @ 2 h 43 min Adishesha

    « Je me suis épuisée à chercher,
    mais personne, je le sais maintenant,
    ne trouve la connaissance secrète par l’effort.
    J’arrêtai de chercher et l’Amour me conduisit
    à la porte de la taverne *
    là où chaque jarre est pleine,
    mais personne ne boit **

    Lorsque mon mental a été nettoyé de ses impuretés
    tel le miroir de sa poussière,
    j’ai reconnu le Soi en moi :
    Lorsque je L’ai vu résider en moi,
    j’ai réalisé qu’Il était Tout et que je n’étais rien. »

    * lieu de nectar, la demeure du Suprême
    ** il ne reste personne pour boire

    traduction par Laya Jakubowicz

     » La réalité bhairavienne s’étend partout également, y compris chez les gens du commun. « Rien n’existe qui en soit distinct » : l’homme qui prend conscience de cela accède au Sans-second. »

    « Sans cause, sans support, fallacieuse par nature : ainsi toute connaissance. Dans l’ordre de la réalité absolue, elle n’appartient à personne. O bien aimée, qui se consacre entièrement à cette méditation devient Shiva »

    (Vijnana-bhairava tantra traduit et commenté par Pierre Feuga)

    « C’est la vanité qui fait les livres. C’est si beau que tu n’aies jamais rien écrit ».

    « L’art suprême, ce qui manque à tant de petits maîtres, c’est de savoir donner sa langue au chat.  »

    « Aucun savoir ne peut t’enfermer dans sa cage. Le livre qui parle de toi , quand je l’ouvre, je vois des papillons s’envoler. »

    ( « Le Christ aux coquelicots » de Christian Bobin)

    « J’ai été une tâche de soleil dans un sous-bois, jamais si proche de tout connaître. »

    « Je suis le plus petit disciple, mes maîtres sont partout »

    (« Noireclaire » Christian Bobin)

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    • 6 juin 2016 @ 2 h 45 min Adishesha

      Le premier poème est de Lalla mais son humilité est semble-t-il même numérique.

      Répondre

    • Yoganova

      6 juin 2016 @ 9 h 27 min Yoganova

      Merci beaucoup, très belles citations. On adore cela chez Yoganova.
      Quant à Lalla c’est vrai que l’on trouve peu de choses sur elle sur le web francophone. En Inde on raconte qu’elle vivait toujours nue comme les ascètes Jaîns. Quand on lui demandait « n’as tu pas de pudeur de t’exposer ainsi devant les yeux des hommes ? », elle répondait « Pourquoi aurai je honte ? Des hommes, je n’en vois aucun ».
      Un jour, Siddha Srikantha, un maître du saivisme s’approchait du village dans lequel se trouvait Lalla, elle le vit de loin et la légende raconte que pris de terreur et de honte elle alla se cacher dans un Tandoori, un de ses fours traditionnels indiens. Elle avait donc fini par rencontrer un Homme et elle restera longtemps auprès de lui. 😉

      Dans l’Inde moderne, on entend encore dire que le Kashmir ne vénère que deux « personnes » : Allah et Lalla.

      Répondre

      • 6 juin 2016 @ 11 h 02 min Emmanuelle Cabau

        Désolée Yoganova, je réponds ici, pas réussi à répondre sous votre commentaire à la video. J’ai découvert ses videos sur l’éveil il y a quelque temps c’est une source d’inspiration et de détente à la fois. Dans celle-ci, qui est très anecdotique sur le fond, on retrouve toutes les crispations de l’ego qui se jouent au quotidien et comment elle y répond, avec beaucoup d’humour. Dans son travail, issu de la communication non violente, l’ego est appelé l’enfant-moi, et c’est lui qui est animé de toutes ses parts, ses parties de moi-même, qui en permanence cherchent à s’exprimer, commenter, argumenter, critiquer, etc, bref ce que disait Vincent « beaucoup de bla bla ». Sauf que ce n’est pas en leur disant « ta gu… » que l’on va avancer. En effet, tant qu’il y a en nous des parts en souffrance, la détente ne peut être atteinte. La pratique aide certes, mais la pratique aussi est un frein: certains s’identifient tellement à leur pratique, qu’elle soit jnana, asana, dyana ou autre que la détente est également impossible. Et sans détente, pas d’éveil… Son discours rejoint tout à fait celui de la non-dualité traditionnel, tout en prenant en compte les questionnements des cherchants d’aujourd’hui. Ses « rencontres au cœur du vivant  » sont une autre forme de satsang, dénué de tout sériosité, et j’espère bien me rendre à l’un d’entre eux prochainement. Je n’ai pas le recul nécessaire pour faire un travail de synthèse sur les différents enseignants contemporains de la non-dualité, issus de voie traditionnelle ou non, mais il y aurait matière à un bel article…

        Répondre

        • Yoganova

          6 juin 2016 @ 11 h 34 min Yoganova

          Emmanuelle,
          Un article sur cette dame ? Pourquoi pas, chez Yoganova nous sommes toujours ouverts aux nouvelles idées.

          La vidéo est intéressante et rafraîchissante, un bon rappel pour les « chercheurs » mais je préfère vous prévenir, j’ai été grand « consommateur » de satsangs « non duels » notamment de Gangaji, Mooji, Echart Tolle, Adyashanti et consorts que je suis devenu un peu difficile.

          C’est d’ailleurs une « niche » en pleine expansion, un business fructueux. Certains de mes proches ce sont même « lancés » récemment et donnent maintenant des satsangs dans lesquels ils glosent sans fin pour expliquer qu’il n’y rien à faire, rien à comprendre et rien qui peut décrire la vérité ultime. J’ai tendance à penser que si c’est le cas autant garder le silence, mais le silence cela passe mal sur des vidéos Youtube ! 😉

          Je ne dis pas que c’est le cas de cette dame mais je tenais à le souligner.

          Répondre

    • 21 août 2018 @ 19 h 21 min Daniel

      Bonjour

      * lieu de nectar, la demeure du Suprême,( lieu de l’ivresse divine et des ivrognes )
      * il ne reste personne pour boire (au puits ) de la demeure du Suprême
      Personne n’a soif de cette eau-là , de L’eau de Vie

      Magnifique, les liens vers d’autres textes sont nombreux, en voici quelques-uns :
      j’ai reconnu : la Re-Connaissance en soi et non la connaissance acquise , reconnaissance selon le Yoga du Cachemire , le Message Retrouvé de louis Cattiaux .
      Re-Connaissance en soi , fin de l’exil

      « Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus lui répondit : “ Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit :
      Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive ”.»

      http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus_et_la_Samaritaine#Texte_biblique

      Hexagramme 48 : T’sing : Le Puits

      « Le puits demeure à sa place. Il possède un fondement solide, inépuisable.
      Le caractère doit de même être solidement fondé et fermement uni aux eaux souterraines de la vie.
      Le puits ne change pas mais par l’eau que l’on y puise, il exerce des effets de longue portée ; »
      Réf. . le Yi-King, version de Richard Wilhelm p 689

      « On pourrait simplement traduire cela par : Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Sonder l’inconscient demande de la précaution car les couches superficielles de la personnalité voilent le véritable puits intérieur et il est nécessaire de lui donner une attention particulière. »


      Réf. . http://www.saolim.net/yi-king/hexagramme_48.htm

      ‘J ‘ai bu en abondance à la coupe du Bien-aimé. Dans mon ivresse j’ai répété son Nom .
      Le feu de la séparation a blessé mon corps, et mon cœur s’est consumé … ‘ Kabîr

      Répondre

  9. 20 août 2018 @ 14 h 54 min Daniel

    Bonjour

    Yoganova met ici le doigt sur l’essentiel :

    « Nous avons besoin de protéger la pratique et de maintenir un haut niveau de qualité. »

    Et « Le yoga ne s’enseigne pas , il se transmet « nous dit Zorananda

    Ce Yoga Sacré se transmet, mais est évidemment coloré par la maturité de l’enseignant.
    Mon épouse et moi avons suivis la même formation de professeur de yoga selon Shri B.k.S . Iyengar et notre façon de le transmettre est différente et complémentaire .
    Les élèves ont donc à leur disposition deux approches .
    D’ailleurs je participe à ses cours et j’apprends toujours plein de détails et nouveaux moyens d’aider les élèves dans leur pratique du Yoga . C’est d’ailleurs réciproque .
    Lors d’un atelier de Yoga nous préparons toujours soigneusement les cours de Yoga . Est-ce le bon enchaînement en fonction du thème du Stage ?
    Est-ce bien adapté aux élèves ?
    Commet préparer Utthita Trikonasana , comment fractionner l’approche de cet asana ? Comment garder l’Esprit du Yoga ?
    Comment le transmettre ? ect
    Rien n’est jamais acquis et les difficultés de l’élève nous mettent continuellement à l’épreuve ? Donc pas question de s’endormir sur ses lauriers et le diplôme marque seulement une étape importante dans le sentier du Yoga .
    La question est : restons toujours en apprentissage qu’allons-nous découvrir ?
    Quels nouveaux liens intérieurs allons-nous créer en nous pour les transmettre ?

    « Et que savez-vous du parcours d’un professeur après l’obtention de son diplôme ?
    On n’enseigne pas le yoga avec un bout de papier. »
    Nous dit Emmanuelle.

    Pour « maintenir un haut niveau de qualité » il est nécessaire de rester dans la mesure du possible au milieu des deux polarités , au juste milieu , trop intense la pratique nous détruit , trop molle elle nous affaiblit , comme dans la vie , comme dans l’asana : équilibre entre souplesse et fermeté.
    Le « haut niveau de qualité  » fait aussi référence aux Yogas Sutras ( et aux autres textes classiques ) intégrés dans la pratique selon nos modestes moyens.
    Cet ensemble Vivant, Sacré n’est sujet à aucune saisie , il se transmet et fractionné , il ne se transmet plus
    Je vais« faire » de la méditation pour me déstresser (en étant mal placé) !!
    Oui mais sans la Méditation des Textes Sacrés c’est sport et Yoga plus le mal au dos .

    Pour conclure j’insiste :

    « Cette dissolution de l’enseignement traditionnel est d’après moi le plus grand danger pour le yoga moderne et une grande source de confusion. » nous dit très justement Arnaud

    « Nous avons besoin de protéger la pratique et de maintenir un haut niveau de qualité. »

    « Le Yoga ne s’enseigne pas , il se transmet »

    Ps : Mais heureusement il y a un livre extraordinaire ,parmi d’autres , qui nourrit l’Intelligence du Coeur , élève l’âme du pratiquant de Yoga et qui est une base solide pour la Transmission du Yoga Sacré , une vraie merveille :
    Nous sommes dans le Yoga du Cachemire .

    La Contemplation du Héros de Christian Pisano .

    Répondre

  10. 20 août 2018 @ 23 h 26 min Daniel

    Bonjour

    « Exclusif : 20 € pour 20 jours ! Un mois illimité 30€ ! »

    Nous voilà enfin au super -marché du Yoga, par ici m’sieu -dames , c’est la promo de la semaine , inscrivez-vous vite et gagnez une tenue de Yoga et un tapis avec le logo du super -marché .

    « Ces studios déjà mourants vont commencer à produire des « professeurs de yoga » de manière quasi industrielle, les lâchant dans la nature après seulement quelques mois (au mieux) de pratique personnelle et d’expérience et bien sûr cela se ressent ! »

    Mais oui une soi-disant formation de professeur de Yoga ça rapporte bien.
    Par ici le pognon !!
    Quand la formation est longue et de qualité je veux bien y participer ainsi qu’aux stages divers. C’est un gros investissement à tout point de vie , physique, psychique et monétaire .
    Il faut ajouter que quand on a enfin ce fameux diplôme , « la fête » du Yoga ne fait que commencer .

    Il y a deux options :
    Professeur à temps plein , stages divers
    Professeur occasionnel ,trois à quatre cours par semaine , stages divers et ayant un emploi bien rémunéré pour donner les cours en étant bien disponible et détendu .

    Que choisissez-vous ?
    Attention au choix , vous vous engagez pour plusieurs années .

    Professeur à temps plein : stages divers ect
    Nous en avons fait l’amère expérience :

    Soyons bref :
    Salle de Yoga louée à temps plein = beaucoup de cours ,ateliers et stages .
    Pas question de souffler , il faut payer le loyer, payer les autres professeurs ,acheter tout le matériel, faire de la pub et faire bien ses comptes , ça doit rentrer le pognon quoi
    Réserver le lieu du stage bien à l’avance et se retrouver avec un nombre insuffisant d’élèves . Ils s’inscrivent toujours à la dernière minute , il faut annuler à temps sinon payer la location = Yoga stressant !!

    Résultat :
    Après quelques années , deux ou trois ans : retards des loyers , chasse aux élèves .
    Enfin le professeur devient une « machine à Yoga « = Yoga non -stop et faillite . J’oubliais le burn-out ou la dépression du professeur au choix .
    Au moins 1 an et plus pour s’en remettre et qu’on ne me parle plus de Yoga !!
    Et il faut continuer à vivre et comment ??
    Des professeurs de qualité réussissent cependant à donner des cours des stages ,ect à temps plein , mais il faut une formation très importante , continue , beaucoup de temps en Inde ,ainsi qu’une pratique de qualité qui construit le professeur ainsi que l’élève et non qui le détruit .
    Cf : La Contemplation du Héros de Christian Pisano

    Professeur occasionnel :
    Ouf , cours donnés à l’aise pour la joie de transmettre et d’apprendre , idéalement chez soi dans une pièce suffisamment grande pour environ 8 à 10 élèves , et pas de déplacement .
    Cours très agréable, calme , et youppie pas de loyer à payer pour la salle de Yoga
    S’il n’y a pas d’élèves parfois, aucune importance . Nous sommes chez nous.
    Attention ne pas mélanger le cours et la vie privée , mais souvent certains élèves deviennent des amis et on peut continuer le cours par un bon verre de vin !!
    Peut-être aussi une salle louée une fois par semaine qui peut accueillir 10 à 15 personne et que l’on ne paye pas pendant les vacances d’été.
    Certains élèves testent le professeur , les langues se délient , on bavarde dans les vestiaires et ce n’est pas toujours favorable pour le professeur , la rumeur se propage vite !!
    Attention il y a des kinés et des médecins au cours ect .
    Cependant des compliments sur le cours donné font vraiment plaisir au professeur et c’est un encouragement à continuer la transmission du Yoga et la qualité du cours se propage peu à peu .
    C’est un retour de l’énergie donnée qui nous revient . C’est très important pour donner une cohésion au groupe , l’énergie doit circuler entre les élèves et le professeur , sinon on risque de grenouiller sur le tapis et la cohésion recherchée risque d’échapper au professeur . Si certains élèves ne veulent pas s’investir malgré les efforts du professeur , il va se trouver en déperdition d’énergie , découragé et il faut abandonner le lieu , ces élèves ne sont pas favorables à la pratique du Yoga, ils n’ont pas envie de s’investir .
    Mais tout n’est pas perdu, suivons les excellents conseils de : « La solution est simple », Yoganova nous indique la Voie Droite , exigeante , difficile , mais combien riche.
    Arjuna sur le char entre les deux armées reçoit l’enseignement du Seigneur Krisna qui le secoue afin de combattre en face les gens de sa propre maison (intérieure) .

    Notre Seigneur a dit : Vous aurez contre vous les gens de votre propre maison

    Répondre

  11. 26 août 2018 @ 14 h 02 min Daniel

    Bonjour Emmanuelle en réponse à sa réponse du 22 août 2018

    Merci pour « L’essence de l’instruction UPADESA SARAM » , je ne connaissais pas , ce beau texte que j’ai mis dans mon dossier Tradition Indienne .
    Texte remarquable , profond, avec évidemment beaucoup de liens avec d’autres traditions qui expriment en d’autres mots la même expérience du « Lui je suis » .

    « Ce qui est bien avec Yoganova Daniel, c’est qu’il échappe à la dictature de la nouveauté et qu’on peut continuer à se répondre à travers le temps »

    Oui , tout à fait, « la dictature de la nouveauté » est une excellente formulation, car ce qui est nouveau et multiple s’éloigne de la simplicité du repos créateur de notre coeur .
    Cette nouveauté siège dans l’espace frontal du cerveau de l’ego agité qui adore les nouveautés de surface et veut toujours aller de l’avant . Le repos du cerveau à son siège dans l’arrière de la boîte crânienne .Heureusement que Yoganova est là car ainsi nous pouvons partager notre quête du Yoga Sacré

    « L’attitude altière « est-elle la noble attitude ??

    « Et cette phrase était venue me percuter de plein fouet, moi qui n’osait pas, qui ne se pensait pas à la hauteur «

    Il y a ici une précision à souligner , si je perçois bien : à savoir : « L’attitude altière « correspond à l’enracinement dans la Profondeur de l’Etre , dans ce cas c’est « la noble attitude du Sage qui se cache sous une attitude grossière .

    Ceci en référence à l’adage Alchymique « Si tu veux monter il faut descendre

    « L’attitude altière sans cette précision importante pourrai correspondre à l’attitude altière de l’égo qui dit : regardez-moi. .

    De même dans Utthita Trikonasana par exemple, il est essentiel de bien prendre racine dans le sol par les pieds , ce qui permet de faire monter le triangle formé par les jambes , sinon l’asana s’effondre .

    8/ La noble attitude : « Lui je suis » est préférable à l’attitude : « Il n’est pas moi ».

    « Ton Esprit s’est emmêlé à mon esprit, comme l’ambre s’allie au musc odorant.
    Que l’on Te touche on me touche. Ainsi Toi c’est moi, plus de séparation. » Hallâj

    « Tout voir, dans l’Unité Primordiale non encore différenciée, ou d’une distance telle que tout se fond en un, voilà la vrai intelligence.
    « Ne nous occupons pas de distinguer, mais voyons tout dans l’unité de la norme. « Réf. Zhuang Zi, PDF p 10

    « 107 : Ressens la conscience de chaque être comme ta propre conscience »

    Dans ce cas si je perçoit bien il s’agit de La Conscience du Seigneur Śiva qui joue à se cacher en nous pour se retrouver en nous . C’est la même Conscience cachée dans chaque être humain .Et non pas la conscience de l’ego modeste qui est nécessaire à notre existence .

    « Parallèlement je vivais un détachement de plus en plus grand, si bien qu’il m’arrivât de voir mon image dans un miroir et de ne pas avoir la reconnaissance immédiate, le déclic du « c’est moi « Je compris alors que ce qui m’avait empêché de vivre cela plus tôt c’était bien l’attachement au corps, à la forme.»

    Je me permet quelques remarques : je perçois ici un éloignement de la réalité quotidienne . La réalité se trouve d’abord dans la perception corporelle de Utthita Trikonasana et celle de tous les jours . Le Yoga du Cachemire nous précise que
    La Reconnaissance du Seigneur en soi se situe aussi dans la vie quotidienne sans rejet du monde . (1)

    Vijñânabhaïrava Tantra :

    63. Contemple les formes indivises de ton propre corps et celles de l’univers entier comme étant d’une même nature, ainsi, ton être omniprésent et ta propre forme reposeront dans l’unité et tu atteindras la nature de la conscience. Daniel Odier

    63. Contemple ton corps ainsi que l’univers comme étant tissé de la même trame de Conscience. Aucune séparation, juste le perpétuel éveil de la Conscience. Réf : La Contemplation du Héros, Christian Pisano P 290

    Cependant le Jivan Mukta apparaît comme tout le monde ,mais sa réalité intérieure n’a rien à voir avec celle de tout le monde .
    Quant au miroir c’est une image inversée et l’image de Utthita Trikonasana, n’est en aucun cas la réalité intérieure vivante de Utthita Trikonasana .

    Voilà c’est un peu long , j’espère que ne vous ait pas trop bousculé , mais je pense que c’est aussi le rôle du prof du Yoga

    ‘Aujourd’hui dans chaque être et chaque brin d’herbe je contemple l’univers’

    Oui tout à fait , univers de : Uni-Versum en latin : l’Un-multiple

    Amitiés yoguiques et bonne pratique

    Ps : Avec un feu doux et ardent qui fait murir doucement

    Note 1 : lire l’excellent livre : Le Miroir de la Conscience de Colette Poggi

    Répondre

  12. 26 août 2018 @ 14 h 04 min Daniel

    oups ! c’est la réponse à Emmanuelle du 23 août

    Répondre

  13. 3 octobre 2018 @ 1 h 25 min Léna

    Merci pour cet article qui détonne franchement de ce qui se fait d’habitud ! Merci de soulever ce problème.

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.