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Dans la vallée des lumières, le charme fou des ténèbres est rompu. (Lettre ouverte sur le scandale Satyananda)

Notre article sur les scandales sexuels dans le Yoga a suscité pas mal de vagues et nous avons reçu un grand nombre de messages privés à ce sujet.
La plupart concernaient les remous suscités par l’enquête ouverte en Australie sur les agissements de certains membres de la communauté Satyananda.
Parmi ces messages, l’un d’entres eux nous a spécialement intéressé car il venait d’une personne proche de la communauté francophone de l’école de yoga Satyananda.
Sur notre invitation, cette personne qui tient à garder l’anonymat (nous l’appellerons donc Sadhana), a donné son accord pour écrire une « lettre ouverte » aux lecteurs de Yoganova et à la communauté « yogique » Francophone dans son ensemble. Nous la remercions pour ce geste et nous ne pouvons que féliciter les membres de Satyananda France pour leur courage dans ce difficile travail de clarification et de transparence.

 

 

Merci pour votre  article qui permet de faire la lumière sur le sujet des abus sexuels  au sein de la communauté du yoga, permettant ainsi à chacun de s’informer.

Cependant, votre article n’est pas tout à fait complet, car, un centre de Yoga Satyananda en France a décidé de briser cette abyssale loi du silence. Je tenais à vous en faire part,  parce que pour nous le yoga ne doit en aucun cas perdre ses lettres de noblesse quelques soient les abus commis sous son effigie.

Dans notre centre, pas de jeu de pouvoir ou d’argent, nous ne sommes pas une secte! Juste des êtres réunis autour d’une même volonté. Proposer, grâce au yoga, des outils adéquats, pour offrir à tout un chacun l’opportunité de comprendre l’origine de ses tensions, de ses souffrances et de les appréhender de manière différente. Ces pratiques nous les expérimentons avec bonheur et au vue des bienfaits que nous ressentons, nous avons à cœur de partager ses enseignements avec d’autres.

Les joyaux du yoga nous offrent, au-delà du simple ressenti de « bien-être », des clés qui peuvent nous permettre d’avancer dans notre chemin de vie avec plus de sérénité et de discernement.

A l’aide de cette discipline nous prenons mieux la pleine mesure de nos implications dans le monde. Et ainsi étant dans une meilleure compréhension de notre environnement et de nous-mêmes, nous pouvons offrir aux nouvelles générations un terrain plus fertile et plus juste  pour construire le monde de demain.

Dans la lignée de Swami Satyananda Saraswati, nous ne sommes pas des « enseignants », juste des transmetteurs d’un enseignement millénaire qui ne nous appartient pas. Nous avons des règles de vie, des principes et une ligne directrice.

Alors, lorsque début décembre 2014 les dirigeants de notre centre nous ont appris l’effroyable nouvelle, la douleur et l’incompréhension se sont installées. Nous étions tous effondrés, interloqués, choqués et abasourdis, devant l’horreur des révélations.

Nous étions pour la plupart, dans le déni, reconnaissant la culpabilité de Swami Akhandananda  Saraswati, surpris, triste, en colère que d’autres impliqués dans ces actes innommables aient pu  échapper au joug de la justice, mais nous n’envisagions même pas que notre  guru soit au courant de ses diverses dérives.

Une lettre d’information a tout de suite été mise en première page de nos sites avec des liens vers  les témoignages recueillis par la Royale Commission, offrant la possibilité à chacun de s’informer, sur le sujet. Nous avons également tenu à dialoguer personnellement avec tous  nos partenaires et adhérents.

Surpris, face au silence de nos institutions indiennes, mais supposant, dans un premier temps, qu’ils avaient fort à faire pour répondre à ces accusations, nous leur avons accordé le bénéfice du doute, attendant de leur part, une réponse, une explication. Mais las, regardant autour de nous avec lucidité, nous avons peu à peu vu venir l’épais voile de l’omerta qui garde ce secret depuis plus de 30 ans.

Progressivement, les témoignages de la Royale Commission sur Mangrove sont devenus plus nombreux, plus précis et dois-je le dire, plus atroces. Nos dirigeants regardant au-delà de la douleur, de l’intensité de la trahison, déterminés et fidèles quant à leurs convictions  nous ont alors offert la possibilité de réagir en conservant les valeurs qui nous animent à savoir honnêteté,  transparence et éthique. S’excusant presque à nos yeux (professeurs, partenaires  et adhérents formés)  de leur manque de clairvoyance.

Nous avons donc tous dû rapidement balayer notre colère, mettre notre peine de côté (même si elle reste encore très présente) et  ouvrir nos œillères pour faire face à l’insondable réalité des faits et trouver comment affronter cette épreuve, poursuivre notre cheminement dans le respect de nos enseignements yoguiques.

Ne tenant pas à attendre le rapport final de la Royale Commission (à quoi bon, repousser l’infâme réalité des témoignages dans la mesure où  certains d’entre eux, au moins, sont des faits qui ont déjà été avérés par un tribunal) nous avons tenu une assemblée générale. Comme une amputation sans anesthésie la décision a été prise, presque à l’unanimité, de se couper du cœur de notre raison d’être, en brisant tous nos liens avec  les institutions indiennes.

« Pourquoi presque à l’unanimité ? »  

Bien qu’une intime conviction ne puisse suffire à rendre justice, et dans l’hypothétique attente du jugement d’un nouveau procès inculpant les responsables des institutions comment expliquer ?

Comment expliquer, que pour certains la dévotion au guru doit normalement être si forte qu’il n’est absolument pas envisageable de discuter de ses actes ?

Comment expliquer, qu’il est pour certains impossible d’entrevoir qu’un maître spirituel ait pu occulter les bases même de son enseignement, qui sont : vérité, honnêteté, respect et maîtrise sexuelle ?

Comment expliquer, que certains ne retiennent d’un génie que ses actes sublimes, n’envisageant même pas que mu par le pouvoir, ou autre, certains êtres de génie poussent les portes de l’inacceptable ?

Comment expliquer, qu’ayant fondé toute leur vie sous le regard qui se devait bienveillant de leur maître, il soit mentalement impossible pour certains de voir 20, 30, 40 ans d’une vie se briser comme une vulgaire coquille ?

Comment expliquer que nous sommes simplement des hommes et qu’il nous faut concevoir que pour certains, il en va de leur stabilité mentale et émotionnelle de pouvoir se protéger derrière la citadelle imprenable du déni.

Je peux comprendre qu’il ne soit pas accessible à tous de souffrir, de regarder en face toutes les facettes de la terrible réalité, mais je ne peux comprendre la loi du silence qui entoure ces crimes plus qu’affreux.

Quand bien même un maître puisse être remarquable, et faire partie de ces êtres d’exception qui nous offrent et apportent des compréhensions inestimables sur les pratiques du yoga, transposent pour nous ces enseignements ancestraux, nous permettant de vivre cette discipline sous une lumière simple et accessible à tous, il se pourrait que derrière ce génie, ne puisse se cacher qu’un homme. Et il semblerait que cet homme ait occulté les fondements même de son enseignement.

Alors rappelons-nous tous que la communauté du yoga est aussi une société d’hommes et que nous ne sommes malheureusement pas à l’abri des dérives en tout genre. Comme les autres communautés d’hommes, nous devons pareillement, devant des événements gravissimes, faire face et réagir de manière adaptée.

Cela fait maintenant presque 30 ans que nos dirigeants ont fondé leur  Centre de yoga en France. Presque 30 ans qu’ils ont intégré une famille yoguique, car c’est une famille ! 30 ans que leurs enseignements, leurs pratiques, leurs enjeux, leurs réalisations se font sous la bannière du maître.

Mais affrontant ces événements, ils ont su réagir de manière appropriée et efficace. A travers cet article nous souhaitons  leur confirmer notre soutien. La position qu’ils nous ont offerte fut douloureuse et courageuse car briser ces liens n’a pas dû être aisé.

Je respecte d’autant plus leur noblesse d’esprit, en les remerciant encore des enseignements  transmis. Et si nous voilà désormais orphelins, seuls pour nous reconstruire sans le soutien des institutions indiennes, j’ai à cœur de leur réaffirmer que quelle que soit l’ampleur de la tâche à venir pour réorganiser les structures, cela se fera avec bonheur.

Apprendre et comprendre à travers eux les enseignements du yoga fait partie des plus belles expériences que j’ai eu à vivre. Cet endroit est pour ma part un véritable lieu de vie yoguique, havre de paix dans le tumulte du monde où vous pouvez y respirer une belle expérience, seul, en famille, ou avec vos enfants. Ce Centre de yoga exprime l’idée que je me fais d’un monde responsable et paisible.

Ayons à cœur de faire  preuve de discernement, de transcender le fonctionnement usuel et limité du mental, et si un comportement nous parait inadéquat, quelques soient nos attachements, rappelons-nous nos vraies valeurs et ayons le courage de briser nos liens quel qu’en soit le prix.

Développons la force de ne pas détourner le regard, de ne pas rester silencieux, devant tout agissement infâme. Permettons ainsi à toute victime d’abus physique ou psychique, de sentir qu’elles seront entendues, écoutées et soutenues par nos profondes convictions, afin qu’elles sortent de leurs souffrances et puissent trouver la paix à travers nos engagements et nos voix qui s’élèveront dans le silence de leurs nuits.

Hari om

Sadhana

Relire l’article « Des loups déguisés en Saints »

Et vous qu’en pensez vous ? Faites nous en part dans les commentaires.



'Dans la vallée des lumières, le charme fou des ténèbres est rompu. (Lettre ouverte sur le scandale Satyananda)' have 23 comments

  1. 18 mars 2015 @ 23 h 02 min isabelle

    Je suis une disciple de swami Niranjan, disciple de Swami Satyananda, et je le reste. Ce qui me sidère beaucoup plus que tout, c’est la facilité avec laquelle l’on propage tant de témoignages NON FONDES, NON PROUVES sur un Maître dont la vie – même si « imparfaite » selon des critères encore à décider! – dont la vie, s’est terminée par un Maha Samadhi, c’est à dire le départ conscient de l’âme.
    Croyez vous qu’un être humain aurait pu atteindre un tel niveau spirituel s’il avait réellement agi tel que le disent des centaines de schizophrènes déchainés par l’attrait que propose le sujet du sexe dans nos « zones sombres »?

    Le sexe a toujours été un sujet tabou, çà n’est pas nouveau,
    ce que l’on voit à l’extérieur de soi, est le reflet de ce qui est à l’intérieur.

    Pour ma part, je garde confiance en l’expérience que j’ai eue de Paramahamsa Satyananda en Inde.
    et je considère comme totalement irrévérencieux, et irrespectueux d’accorder plus de foi à des témoignages sans fondements, aux posts qui pullulent sur facebook, qu’à la lumière intérieure du Maître qui nous guide et qui est toujours là.
    Je vois là le pouvoir des médias…. et la faiblesse du mental …
    Au moins, que l’on attende les décisions de la court afin de prendre une position sur des bases un peu plus saines?
    Déjà aux dernières nouvelles, de nombreux témoignages se révèlent être sans fondements! purs mensonges! ‘

    Alors
    Chacun son choix – moi je suis mon cœur et croyez moi, je suis en paix :o)
    hari om

    Répondre

    • Yoganova

      20 mars 2015 @ 12 h 20 min Yoganova

      Bonjour Isabelle, je vous ai déjà un peu répondu sur l’article « Des loups déguisés en Saints ».

      Vous sous entendez dans votre message que: « de nombreux témoignages se révèlent être sans fondements,purs mensonges ».
      Je serais très heureux pour le Yoga en générale et pour votre école en particulier que Satyananda et la Bihar School soient « lavés » des accusations portées contre eux, si vous avez des informations fiables et de première main sur ses « faux » témoignages merci de nous les communiquer.

      Sinon pour la paix que vous dites ressentir face au scandale, j’espère sincèrement pour vous que c’est la paix véritable qui vient de la vie en Satyam (vérité) et non pas une paix passagère issue de l’ignorance volontaire. Cordialement.

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    • 26 mars 2015 @ 1 h 07 min Sadhana

      Isabelle,

      Je suis ravie, pour vous que vous soyez en paix en suivant le chemin de votre cœur. Mais il me parait évident que nous n’avons pas la même vision et le même regard face à ce voile de l’omerta qui garde ce secret depuis plus de 30 ans.

      C’est sans doute la raison pour laquelle je ne saisis pas l’essence de votre commentaire. Il me semble que vous ne compreniez pas que nous ayons déjà pris position, comme vous, sans attendre le rapport final de la royale commission. Nos point de vue diverges, certes, mais chacun de nous est libre d’avancer en fonction de ses valeurs.

      Il me semble que lorsque l’on éveil son regard d’observateur neutre, sans attachement émotionnel, les faits nous apparaissent sous un regard plus juste. Alors nous pouvons nous appuyer sur nos intimes convictions. Ces dérives ne sont pas nouvelles, certains maitres de yoga ayant déjà reconnu avoir commis des abus sexuels.

      J’avoue que je suis perplexe, si vous êtes si sûre de la grandeur d’âme et des qualités de votre maitre, pourquoi prendre le temps de vous plonger dans ses témoignages qui selon vous sont : « sans fondements, sans preuve, irrespectueux et irrévérencieux ». Ses lectures ne nuisent-elles pas à la qualité de votre pratique ?

      Le mental est si faible et déjà enclin à tant de pollution, pourquoi l’alimenter encore avec « des témoignages sans fondements, aux posts qui pullulent sur facebook » Je respecte votre sadhana qui doit être particulièrement efficace pour vous aider à faire le tri dans ses diverses informations sans vous noyer dans l’interprétation de l’ego.

      J’ai eu moi aussi l’occasion de rencontrer nos dirigeants d’Inde, et dès le premier abord j’ai eu ce sentiment étrange qu’ils avaient l’étonnante faculté, de pouvoir transcender tout votre être profond. Comme si d’un simple regard, ils pouvaient pénétrer au cœur de votre âme, même dans ses recoins les plus sombre.

      En les côtoyant ce qui m’as le plus subjugué c’est cette indicible lumière qui émane d’eux. Mais à force de trop (ou mal) contempler la lumière, ne risquons-nous pas d’être éblouis ? Comme cette sensation que l’on a après avoir trop regardé la lumière et que nos yeux ont du mal à se réhabituer.

      Lors de conférences j’ai écouté les témoignages des uns et des autres, et il semblait évident, pour certains que Paramahamsa Satyananda avait cette incroyable faculté d’être présent, à vos côtés même si il était à des milliers de kilomètres de vous. Pour d’autres il avait même la faculté de connaitre vos moindre fait et gestes, même si il n’était pas présent. Alors, comment expliquer ?

      Que chacun d’entre nous accomplisse son chemin spirituel dans le respect de l’autre, avec la foi en ses propres valeurs,

      Hari om

      Sadhana

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    • 25 avril 2015 @ 2 h 19 min Vincent

      Bonjour Isabelle,

      Je suis assez d’accord avec vous. Les médias s’attardent beaucoup sur les témoignages négatifs en oubliant la proportion bien plus forte de témoignages positifs. De plus, effectivement, un témoignage sans fondement n’est pas une preuve, surtout quand une enquête est encore en cours.
      Il est certain qu’il y a des abus dans le milieu des gourous mais il est certain aussi que beaucoup de gourous doivent, pour de multiples raisons, subir et être victime des calomnies de quelques-uns. Dans le cas présent, impossible de porter un jugement, pour le moment du moins.

      Si vous gardez un bon souvenir de votre expérience en Inde, alors je vous crois et cela mérite d’être souligné.

      Pour ma part, je pratique depuis presque deux ans le Yoga Satyananda (vous avez d’ailleurs le même prénom que ma professeure) et je suis des plus heureux d’avoir fait cette découverte. Les ouvrages de Satyananda et Niranjanananda sont pour moi une véritable richesse d’enseignements et d’une clarté rare. De plus, le Yoga dans la tradition Satyananda offre une approche à laquelle j’adhère totalement.

      Je fais entrer toujours un peu plus le Yoga dans ma vie et je dois bien avouer que, pour le moment, ces rumeurs n’entachent pas mon désir naissant d’approfondir la pratique et de me rendre un jour, pourquoi pas, à la Bihar School of Yoga pour y rencontrer Niranjan.

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  2. 20 mars 2015 @ 18 h 03 min Kaivalya

    Je connais les dirigeants du centre de Yoga dont tu parles, j’ai été formé au Yoga Satyananda par Sw. N. en même temps qu’eux, c’était même eux qui avaient organisé cette formation par Sw. N. qui revenait de l’ashram de Monghyr.
    Même si ça fait quelques années que je ne les ai pas vu je les connais bien. Ce sont des personnes sérieuses. Je connais leur engagement à l’institution Yoga Satyananda et je sais que cette prise de position a du être très douloureuse. Mais elle est courageuse.

    Répondre

    • 27 mars 2015 @ 23 h 48 min sadhana

      Merci pour eux. Cette décision de couper tous les attachements avec les institutions indiennes est plus que douloureuse, pour eux je n’ai aucuns mots pour transcrire cette période de deuil. 30 ans d’une vie ce n’est pas rien!i Alors même si nous sommes aujourd’hui mal perçus de part notre décision, tous les messages de soutient sont les bienvenus .
      Merci pour votre soutien
      Sadhana

      Répondre

  3. 29 juin 2015 @ 14 h 11 min Nagesh

    Ils ont tord de se désolidariser de la Bihar School car l’essentiel ne se trouve-t-il pas dans l’enseignement et non dans l’adoration naïve des gurus ? Si nous avons une propension à vouloir « adorer » un enseignant, un guru, ne sommes-nous pas exposé de fait à des déceptions, des déconvenues si le guru ne correspond pas à l’idéal que nous nous sommes imaginés ?

    Satyananda et Niranjan sont loin d’égaler leur Maître Sivananda; mais il faut reconnaitre aux deux premiers un enseignement yogique revu et corrigé et adapté aux occidentaux qui fait oublier l’approche très orthodoxe et bien ancré dans les traditions Indiennes de Sivananda qui a moins touché les foules sur ce plan et pour cause. Pour ma part j’éprouve une grande admiration pour Sivananda mais je préfère de loin les enseignements de la Bihar School qui n’ont, à mon sens, pas d’équivalents dans les autres traditions yogiques, et c’est bien là l’essentiel…

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  4. 7 juillet 2015 @ 14 h 44 min Nagesh

    Bon, après avoir lu la page de Facebook « Satyananda Exposed » il faut se rendre à l’évidence que Satyananda n’était pas ce qu’il prétendait être. Je vous invite à lire le témoignage de Janaki qui a été sa petite amie soumise à l’âge de 14 ans. En peu de mots, il se foutait de Dieu, n’avait aucune considération pour les femmes en général qu’il exploitait sexuellement jusqu’à forcer Janaki a s’accoupler avec un chien ! D’après Janaki il était obsédé par le sexe, l’argent, le pouvoir.. on peux trouver son témoignage sur son blog et sur la page Facebook citée plus haut. UG Krishnamurti a toujours considéré les gurus Hindous comme des menteurs et des exploiteurs. Il a été formé par Sivananda et lorsqu’il l’a vu mangé en cachette des boîtes de conserve alors qu’il était sensé jeûner, il quitta tout et se forgea son opinion sur l’hypocrisie des gurus Hindous qu’il ne supportait plus.

    voici ce que dit Janaki de Satyananda (https://janakisblog.wordpress.com/2013/08/12/revisited-by-the-past/)

    « The Satyananda I knew was a harsh man, void of any soft or tender emotions. Quick to anger and violent in his physical punishments. He never spoke of god. He never spoke of his state or of enlightenment. He never spoke of devotion. He didn’t believe in anything. He was a masterful teacher of Yoga and the scriptures, but thought it was all bullshit. »

    « Le Satyananda que j’ai connu était un homme dur, vide de toute tendresse. Prompt à la colère et violent dans ses punitions physiques. Il ne parlait jamais de Dieu. Il ne parlait jamais de son état d’illumination. Il ne parlait jamais de dévotion. Il ne croyait en rien. Il était Maître enseignant de yoga et des écritures, mais il pensait que tout çà c’était de la foutaise. »

    Curieusement ses enseignements pourtant dépassent tout ce qui existe dans le yoga ?!
    Mystères mystères…..
    Niranjan qui connaissait toutes ces histoires depuis longtemps n’est pas en reste et si l’on peut se demander comment il va gérer à l’avenir de pareils révélations et un passé aussi peu glorieux, il n’était pas installé non plus dans le célibat. C’est normal il était à la bonne école… cela dit c’est fort de café d’apprendre que les swamis de la Bihar School étaient des débauchés alors qu’ils prônaient l’ascétisme dans la formation de Sannyas; si ce n’est pas une trahison honteuse des élèves voire une mascarade, qu’est-ce-que c’est ?! (tous les détails sur Niranjan sur la page Facebook).

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    • Yoganova

      7 juillet 2015 @ 16 h 56 min Yoganova

      Bonjour Naguesh ,
      Pour moi Satyananda était un brillant compilateur de textes et avait le don de présenter les enseignements de manière cohérente comme le prouvent ses livres.
      Après, comme vous le soulignez, cela ne fait pas de lui un être « parfait » et je pense qu’il était loin du niveau qu’il prétendait avoir atteint, ce qui explique sans doute son manque d’enthousiasme spirituel sur la fin de sa vie. On ne peut guère se mentir à soi-même très longtemps.
      Votre anecdote sur le Swami qui mangeait en cachette concerne Satyananda ou Shivananda ?

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      • 8 juillet 2015 @ 7 h 41 min Nagesh

        « Votre anecdote sur le Swami qui mangeait en cachette concerne Satyananda ou Shivananda ? »

        Il s’agit bien d’une anecdote rapportée par UG Krishnamurti sur Sivananda.

        Au-delà de cette lignée, force est de constater que les Indiens en particulier et les asiatiques en général sont de redoutables dissimulateurs et ont toujours su profiter de la crédulité occidentale. Les exemples de ce genre sont monnaie courante au pays de Gandhi, mais heureusement dans cette forêt de gurus auto-proclamés il y a des fois de vraies pépites que seul ce pays semble recevoir les naissances.

        Répondre

        • Yoganova

          8 juillet 2015 @ 13 h 34 min Yoganova

          Merci Naguesh pour votre réponse. Le témoignage de Krishnamurti est étonnant, jusque là nous n’avions jamais entendu quelque chose de négatif sur Shivananada. En même temps, vu sa corpulence, on peut imaginer qu’il n’était pas un vrai ascète niveau alimentation.
          Votre commentaire sur les faux « gourous » en Inde est très juste et est toujours d’actualité. Il faut avouer qu’ils sont aussi « aider » par la naïveté de nombre d’occidentaux qui ne savent plus quoi faire de leur liberté et sont trop heureux de remettre leur destin dans d’autres mains sans trop se poser de question. Heureusement qu’il reste quelques individus d’exception qui enseignent avec intégrité…

          Répondre

  5. 20 janvier 2016 @ 12 h 24 min Nagesh

    Les langues se délient, des sites ouvrent pour diffuser le scandale Satyananda.

    https://www.facebook.com/Suchablunder

    http://robinfactor.com/

    https://www.facebook.com/cultawarenessusa?_rdr=p

    http://revealthetruth.jimdo.com/

    http://satyananda.jimdo.com/

    Il faut se rendre à l’évidence, Satyananda vivait une double vie, ce qui est étonnant c’est que jusqu’à sa mort il ne fut jamais inquiété alors qu’il était un violeur, un manipulateur, un menteur et un être violent qui ne croyait même pas dans ce qu’il enseignait !!! Comment peut-on tromper à ce point son monde (et le monde entier) et passer entre les gouttes toute sa vie ?

    Il a changé plusieurs fois sa date de naissance jusqu’à la faire synchroniser avec le Christ le 25 Décembre !

    Du fait que le personnage, loin d’être un Paramahansa, était un menteur rusé, il faut remettre tout en question sur ce qu’il dit de sa vie et de ses prodiges, notamment son affirmation de s’être biloqué quand il était à Gangotri, il a prétendu être en même temps en chair et en os aussi à Bombay chez un disciple ! Cette faculté est très rare, et je m’étais étonné qu’il la possédait. Maintenant on peut en douter comme on peut douter de tout ce qu’il a dit.

    Par ex son yoga-nidra est complètement faussé car il l’a transformé dans une sorte de training autogène et de sophrologie, cette approche était plus facilement vendable aux occidentaux qui raffolent de voyages intérieurs avec visualisations de toutes sortes.

    Son kriya-yoga qu’il aurait reçu en 10′ de la part de Sivananda avant son départ de l’ashram (sic) est assez bizarrement construit sans parler qu’il est moins efficace et de loin que celui de Lahiri Mahasaya !

    D’ailleurs son gros livre: « A SYSTEMATIC COURSE IN THE ANCIENT TANTRIC TECHNIQUES OF YOGA AND KRIYA » n’aurait jamais été écrit par lui mais par un swami de l’organisation. Malgré tout il apparaît sur le livre comme auteur !

    Cette organisation est riche à millions ! Certes ils se sont donnés bonne conscience en aidant la population locale dans le but d’apaiser les suspicions générales autour de ce mouvement et maintenir l’omerta sur le passé peu glorieux du Maître des lieux.. Néanmoins la mort de Satyananda, qu’il aurait décidé de son départ, peut également être remise en question. Il est peut-être mort comme tout le monde mais cela fait plus impressionnant pour pérenniser l’image d’un grand yogi de dire au final qu’il a choisi de partir volontairement en Maha-samadhi !!!

    Ce violeur invétéré et impuni reprendra une naissance pour absoudre ses fautes passées mais il y a fort à parier que ses futures conditions de vies en Inde seront sûrement moins agréables et faciles que celles qu’il a connu en tant que Satyananda. Et l’Inde ne manque pas de naissances et de destinées épouvantables dans la misère des bidons-ville de Bombay ou de Kolkata…

    S’il a échappé à la justice des hommes, il ne pourra pas échapper à sa propre conscience des faits…

    Hari Om Tat Sat

    Répondre

    • 20 janvier 2016 @ 15 h 31 min Kaivalya

      Bonjour Nagesh,

      Je connais bien le monde Satyananda, étant moi-même diplômé de la Bihar School.

      Je suis aussi déçu que toi par Satyananda pour lequel j’avais une certaine estime. Mais comme tu le dis le décalage est trop grand entre le discours, l’apparence et les actes.

      Cela rejoint ce que je disais sur un autre post du sujet Amma. Nous avons tendance à faire de ces gurus des Dieux alors qu’ils ne sont finalement que des hommes, capables parfois des pires bassesses. Saint François de Salle disait « là ou il y a de l’homme il y a de l’hommerie ».

      Sur le Kriya Yoga je pensais que Satyananda l’avait reçu de Paramahamsa Yogananda. Sur les 70 Kriyas, 20 ont été retenus.

      En ce qui concerne A SYSTEMATIC COURSE IN THE ANCIENT TANTRIC TECHNIQUES OF YOGA AND KRIYA il a été écrit par mon guide spirituel de Yoga qui a été pendant de longues années directeur de publication de la Bihar School. Il a également écrit d’autre livres signés Satyananda. Je me suis d’ailleurs souvent demandé pourquoi ils étaient signé Satyananda. Pour me satisfaire je voyais Satyananda comme un label plutôt qu’une personne. Si tu travailles pour une entreprise et que tu écris un livre pour elle ça me semble normal que le livre soit signé par l’entreprise, en général tu es cité comme rédacteur. Mon guide spirituel c’est désolidarisé de la Bihar School depuis 25 ans, il roule tout seul depuis et dit : « vous n’avez qu’un seul Guru c’est votre Guru Intérieur »……..

      Maintenant je ne suis pas sûr que Satyananda payera pour ses actes terrestres. Dieu ne juge pas car Il aime tout le monde quoique nous ayons fait. Dieu est Amour pur et ne punis pas. Penser que Satyananda a réellement atteint le Maha Samadhi, je n’en sais rien, mais c’est possible même si ça semble injuste si tout ce qu’on dit de lui est vrai. Dieu accueille tout de monde. Si Satyananda a réussi son pardon c’est possible.

      Répondre

      • 20 janvier 2016 @ 16 h 40 min Nagesh

        Salu Kaivalya

        De même j’ai fait un séjour à l’ashram de Rikhia et je connais pas mal de publications de la Bihar School depuis 1997 quand Niranjan est venu au congrès d’Aix-les-bains. Peux-tu me dire les autres ouvrages qui sont écrits par ce swami ? Je suis curieux de savoir.

        Par contre je ne pense pas que l’on reste impuni de toute action sur Terre et heureusement.. Ne serait-ce que la charge de samskaras qui vont pourrir sa prochaine vie. Il est dit que lorsque l’on vient de quitter une vie, on revoit tout le mal que l’on a fait aux autres en revivant les scènes et c’est plutôt horrible. Non, Dieu ne juge pas, on se juge nous-mêmes, mais nul ne passe par le chat de l’aiguille sans avoir vécu une ou des vies exemplaires. En ce sens, il reviendra pour continuer à se parfaire mais le karma l’empêchera de retrouver une situation de pouvoir où il pourrait de nouveau abuser des autres. Il risque même de connaître des situations de soumission, car on doit connaître ce que l’on a fait subir aux autres. En fait, Dieu n’a rien à voir là-dedans.

        Répondre

        • 20 janvier 2016 @ 21 h 27 min Kaivalya

          Je suis d’accord avec toi, Dieu n’a rien à voir la dedans.

          Répondre

    • 20 janvier 2016 @ 22 h 35 min Kaivalya

      Dans le cadre de la Bihar School Swami N. a écrit :
      – Asana Pranayama Mudra Bandha
      – Meditations from the Tantras
      – Sannyasa Tantra
      – A Systematic Course in the Ancient Tantric Techniques of Kriya Yoga.
      Et d’autres livres à son nom.

      Répondre

      • 20 janvier 2016 @ 22 h 42 min Nagesh

        Je ne connais pas le titre : Sannyasa Tantra ? (Je connais Sannyasa Darshan par Niranjan)
        Je suis surpris pour « Meditations from the Tantras »..

        C’est Swami Nishchalananda ?

        Merci Kaivalya.

        Répondre

        • 20 janvier 2016 @ 22 h 45 min Kaivalya

          Tu le connais?

          Répondre

          • 20 janvier 2016 @ 23 h 01 min Nagesh

            Non, mais c’est facile à deviner..

  6. 31 mai 2016 @ 13 h 57 min Vincent

    Pour résumer, quand tout le monde aura compris que les Gurus sont des hommes et non des Dieux, il n’y aura plus tant de polémiques.
    Enfin, sans disculper qui que ce soit, je trouve qu’il y a quand même ici beaucoup d’accusations et d’affirmations non prouvées. Il est facile de dire que Swami X ou Y a fait ceci ou cela en reprenant des témoignages à droite et à gauche, témoignages dont la véracité est loin d’être prouvées. Alors même si des abus peuvent être commis, des mensonges peuvent aussi être dit pour de nombreuses raisons.
    J’ai déjà fait plusieurs séjours dans un ashram Satyananda (pas en Inde mais en Europe) qui est très sérieux. Alors le jour ou j’ai trouvé sur internet, dans un forum, le témoignage d’une personne (qui n’a pas donné son nom évidemment) connaissant soi-disant ce lieu, dire que cet ashram est une secte, alors j’ai compris à quel point l’inégalable connerie humaine et le mensonge peuvent pulluler sur internet et ailleurs.

    Répondre

    • Yoganova

      31 mai 2016 @ 17 h 34 min Yoganova

      Bonjour Vincent,
      Si c’est vrai qu’il faut se méfier des rumeurs sur internet et des critiques faciles, les accusations sont assez lourdes envers certains membres réputés de la Bihar School of Yoga.

      Et dans leur cas ce ne sont pas de simples rumeurs qui les poursuivent mais la justice australienne. Je vous réfère à notre article sur le sujet : http://www.yoganova.fr/des-loups-deguises-en-saint-les-abus-sexuels-dans-le-yoga-et-pourquoi-personne-nen-parle/.

      Encore une fois, je ne voudrais pas jouer les pères la pudeur mais les accusations sont graves et circonstanciées.

      Répondre

      • 1 juin 2016 @ 4 h 48 min Vincent

        J’avais déjà pris connaissance de cet article il y a un petit moment.

        Sans prendre partie pour qui que ce soit (car comme beaucoup je n’ai aucun élément en ma possession et je ne peux connaître la vérité), j’aimerais quand même souligner deux choses.
        La première est que même si la justice d’un pays ouvre officiellement une enquête, ça ne veut pas dire que les témoignages sont tous forcément vrai. Tous les jours, des gens mentent face aux juges.
        Deuxième chose, pourquoi ce scandale éclate t-il si tard ? Pourquoi les victimes ont-elles attendu si longtemps ? Pourquoi à un moment ou un des accusés, Swami Satyananda, n’est plus de ce monde pour pouvoir répondre à ces accusations ?
        Autant de points qui, je le répète, sans prendre partie, sont malgré tout troublant.

        Je pense qu’il n’est pas utile de s’attarder sur ce problème tout simplement parce-que, dans le cas présent, nous n’en avons pas les moyens. En revanche, souligner les méfaits prouvés de divers gourous, ça oui, il faut en parler.

        Répondre

  7. 29 juillet 2017 @ 21 h 08 min Gil

    Bonjour,

    J’avoue que je suis assez perplexe sur le sujet. J’ai eu un professeur de yoga de la lignée Satyananda et je découvre ici des choses peu cohérentes avec l’enseignement dispensé, y compris dans un ashram en France.
    Comme dit plus haut, les abus existent (j’en veux pour preuve les révélations actuelles à propos d’un maître bouddhiste) mais il me semble qu’il faut rester prudent tout de même.
    On sait qu’en psy, l’amour ne va pas sans la haine et que les fantasmes vont bon train parfois. La tradition chrétienne n’est-elle pas basée sur cette humanité qui brûle ce qu’elle a adoré ? Le Christ a été (ou pas ?) crucifié et trahi par ses propres disciples.
    Je me méfie donc toujours des rumeurs, même s’il est aussi dangereux de rester dans le non-dit.
    Prudence et discernement de grâce. La terrible et désastreuse affaire d’Outreau en France devrait nous encourager à la prudence. Laissons faire la justice et prions pour qu’elle soit juste !
    Hari om

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.