Wolf disguised as master guru. Un loup déguisé en gourou

Des loups déguisés en saints. Les abus sexuels dans le yoga et pourquoi personne n’en parle…

Si on entend énormément de voix s’élever, à raison, contre les divers scandales sexuels et pédophiles qui ont touché le cœur de l’Eglise Catholique ces dernières années, il en est malheureusement autrement quand d’influentes figures du Yoga sont touchés par les mêmes accusations.

Face aux questions soulevées par les rumeurs du comportement inadéquat d’un « maître », la réponse sera souvent un silence gêné, voir une mimique pleine de reproches. Pourquoi parler de tout cela ?
On vous rappellera peut-être ses mots du grand (et irréprochable) Swami Sivananda :

« Vous ne devez jamais regarder les défauts du Gourou, vous devez au contraire le diviniser. Le gourou est Dieu ! »

En oubliant peut-être de mentionner  ses conseils sur les qualités à rechercher chez un Guide authentique:

« Il fera disparaître vos doutes, il doit être libre de l’avidité, de la colère et du désir. Si il est plein d’amour, détaché de lui même et sans ego, vous pouvez le choisir comme votre guide »

Qu’est-ce qui fait que certains agissements particulièrement intolérables de « guides spirituels » bien connus ne fasse pas plus de bruit ? Comment des personnages qui salissent les enseignements peuvent rester en place sans créer trop de polémique ?

Ignorance is freedom

Ignorance is freedom…?

La relation de maître à disciple si importante dans les traditions orientale et les vœux de fidélité qui vont avec y sont sans doute pour quelque chose.
Et il vrai que, quand on a consacré sa vie, son temps et son argent à une communauté, quand on s’est peu à peu coupé du monde autour de nous en ne le « déchiffrant » plus qu’avec la grille de lecture du maître, il est bien difficile de reconnaître son erreur de jugement et un difficile travail de réévaluation est nécessaire.

Et après tout, n’est-il pas tentant de cacher la saleté sous le tapis pour ne pas porter préjudice à tout un mouvement spirituel ?
Certains diront qu’il faut se concentrer sur le positif et ne pas regarder le négatif et qu’il ne faut pas juger les autres. On nous reprochera peut-être de remuer la « merde ». Peut-être, mais il y a sans doute des limites à ne pas franchir et qui ne dit mot consent.

Par cet article, nous ne cherchons pas  la petite bête, nous ne voulons pas instaurer une « police dharmique de la braguette » ni  appliquer une grille de lecture « spirituellement correcte » sur une une quête de Soi qui peut, à certains moments, prendre des formes étranges et paradoxales. Certains maîtres véritables peuvent utiliser de temps à autres des méthodes atypiques et bien peu orthodoxes pour « réveiller » et « secouer » l’aspirant…Nous le reconnaissons.

Néanmoins, la gravité de certains faits ne cesse d’alarmer et l’aveuglement général semble parfois prendre des dimensions abyssales. On ne compte plus le nombre de chercheurs sincères dont la vie a été brisée par des psychopathes déguisés en saints, avec l’approbation silencieuse du reste de leur communauté. Il est temps d’en parler…

De récentes révélations agitent  le petit monde du Yoga, mais bizarrement sans grandes répercussions dans la communauté francophone. Nous voulions en faire part à nos lecteurs car l’organisation impliquée est bien connue et eut une grande influence sur l’évolution du yoga en Occident. Les accusations sont gravissimes.

Swami Satyananda

Swami Satyananda Saraswati pronait l’abstinence et la chasteté…pour les autres.

Ses révélations concernent le « gourou » indien Swami Satyananda Saraswati célèbre pour être le fondateur de l’école internationale de Yoga du Bihar et l’auteur de nombreux (et souvent excellents) ouvrages sur les techniques yogiques et tantriques de méditation.

Mort il y a quelques années, le Swami prônait l’abstinence, la chasteté et l’austérité alors que sa vie intime semble bien trouble.
Bhakti Manning, une ancienne disciple a récemment expliqué devant une commission d’enquête de la justice australienne comment elle aurait été « abusée sexuellement par le Swami devant des étrangers alors qu’elle n’avait que 16 ans durant un voyage en Inde« , elle souligne « avoir  précédemment  subi le même traitement de la part de Swami Akhandananda Saraswati« , un disciple de Satyananda et responsable à l’époque de l’ashram de Mangrove Moutain en Australie.

Elle explique son silence initial : « Si j’avais prévenu les autres disciples, à leurs yeux j’aurai été la seule à blâmer pour être une mauvaise disciple et pour ne pas accepter ce que le gourou faisait pour mon propre bien », « si vous appeliez à l’aide dans l’ashram, personne ne venait à votre secours ». (source en Anglais)

D’autres témoignages viennent corroborer ses dires et accusent les dirigeants de l’ashram de  Mangrove Moutain de nombreux abus physiques et sexuels durant les années 70 et 80.

"Dracula" Akhandananda en couverture de son ouvrage sur le Tantra dans la vie quotidienne. On se demande quel sorte de Tantra il pratiquait.

« Dracula » Akhandananda en couverture de son ouvrage sur le Tantra dans la vie quotidienne. On se demande quel sorte de Tantra il pratiquait.

La plupart des faits  seraient l’oeuvre de ce Swami Akhandananda Saraswati, véritable pédophile grimé en promoteur de paix et  leader de l’ashram de Mangrove Moutain.

Khandananda fut d’ailleurs condamner à deux ans de prison en 1989 pour abus sexuels sur une jeune fille de 15 ans mais la sentence fut annulée pour vice de forme en 1991. Il mourut en 1997 d’un coma éthylique.

La police enquête maintenant sur d’autres événements du même genre dans lesquels Akhandananda serait impliqué, en recevant les témoignages de six ex-adeptes qui étaient encore enfants au moment des faits.

Au moins quatre de ses femmes disent avoir aussi été abusées par la « partenaire tantrique » de Akhandananda, une personne connue sous le pseudonyme de Shishy, qui a depuis admis avoir eu une relation sexuelle avec un garçon mineur et couvert les agissements de son amant. Elle explique aussi comment elle était devenue la partenaire sexuelle de Satyananda durant ses visites en Australie et comment elle punissait physiquement les récalcitrants, encore enfants à l’époque des faits. (source en Anglais)

Malheureusement ce n’est pas tout et les choses iront encore plus loin dans l’abject: dans une récente audition devant le tribunal, un témoin qui avait 7 ans au moment des faits, décrit comment elle aurait « participé malgré elle à un rituel macabre, mise nue et tenue de force par des membres de l’organisation » puis comment « Akhandananda aurait pratiqué une incision entre ses seins puis sucer le sang qui en coulait avant de la violer ».

Un vrai cauchemar…

Les plaignants demandent maintenant réparation alors que l’ashram de Mangrove Moutain fonctionne toujours et reste un lieu d’activité très populaire auprès des disciples de l’organisation. Les dirigeants actuels de l’ashram dénient toutes responsabilités et demandes de compensations arguant du fait qu’ils n’étaient pas en place au moment des faits.

Même si les choses vont rarement aussi loin dans l’horreur, les « gourous » qui abusent de leur pouvoir pour obtenir des « gratifications » sexuelles ne sont pas rares, c’est même devenu un « cliché ». En effet, les scandales n’ont pas manqué et ceci bien avant que le yoga devienne partie intégrante de la culture populaire occidentale.

Swami Kriyananda le fondateur d’origine roumaine d’une communauté spirituelle bien connue et disciple du  fameux Paramahansa Yogananda (auteur de « auto-biographie d’un yogi ») reconnaîtra lui aussi en 1994 avoir eu des relations sexuelles avec plusieurs de ses étudiantes. Il aura fallu un long procès et la déposition de sept de ses anciennes disciples. Il restera pourtant à la tête de  l’Ananda Sangha Worldwide jusqu’à sa mort. (source en anglais)

Amrit desai dans sa jeunesse.

Amrit desai dans sa jeunesse.

Cette même année, Amrit Desai, le très photogénique fondateur de l’école de yoga Kripalu sera condamné à payer 2,5 millions de dollars à d’anciennes disciples qui l’accusaient d’abus sexuels. En revanche on doit admettre que Amrit Desai a reconnu les faits, effectué son auto-critique et s’est sincèrement excusé auprès de ceux et celles qu’il avait blessé avant de confier la gestion du mouvement à un groupe d’étudiants. (source en anglais)

Swami Muktananda le charismatique leader du Siddha Yoga  et Swami Satchindananda d’Intégral Yoga (qui connu une renommé internationale après son passage au festival de Woodstock en 1969) furent aussi accusés d’abus sexuels dans le milieux des années 90. En 1991 ce dernier dû faire face à des protestataires en colère devant l’amphithéâtre où se tenait sa  conférence aux cris de « Arrêtez les abus » et « arrêtez de couvrir les scandales ».
Les choses iront encore plus loin pour Muktananda puisque nombres d’anciens disciples témoignèrent des mauvais traitements subis sous son autorité et de trafic d’armes et d’argent au sein de la communauté. (source)

Dans les années 60-70, le culte de la personnalité associé à une naïveté béate de la part de nombreux occidentaux ont bien souvent facilité la tache des experts en manipulation qui se cachaient sous des robes de Swami.
Mais ne nous y trompons pas, les abus continuent aujourd’hui et concernent des personnalités bien connus du yoga moderne.

Choudhury Bikra ici dans son costume de travail.

Choudhury Bikra ici dans son costume de travail.

Par exemple, Choudhury Bikra, qui par le biais de sa très lucrative école de yoga Bikram posséderait plus de 650 studios à travers le monde. En plus d’avoir essayé (sans succès) de breveter une série d’asanas , il est lui aussi pris dans de nombreux scandales. Il est notamment accusé du viol de deux étudiantes pendant des « training camps » en 2010 et 2011. Nous ne prononcerons pas sur son cas et nous respecterons la présomption d’innocence jusqu’à ce que le jugement soit rendu. (source en anglais)

 

 

John Friend "l'entrepreneur en yoga"du temps de sa splendeur.

John Friend « l’entrepreneur en yoga »du temps de sa splendeur.

John Friend, le charismatique et médiatique  fondateur de Anusara Yoga, était encore il y a peu le héros d’une yoga « success story » typiquement américaine avant de s’effondrer complètement sous les nombreuses accusations d’inconduite sexuelle, de manipulations financières et de consommation de stupéfiants. Aujourd’hui, il ne reste plus grand chose de Anusara yoga et John Friend a été largement abandonné par ses anciens compagnons. Dire que le petit monde du yoga bruissait de commentaires élogieux sur ce mouvement il y a encore quelques temps ! Ah, l’impermanence des choses… (source en anglais)

 

295x250-divine-footprints

D’après ses disciples, Swami Shankarananda serait un vrai nounours en peluche. Ok! Mais un nounours avec les mains baladeuses…

Tout récemment, une autre polémique a  éclaté en Australie autour des agissements douteux de Swami Shankarananda fondateur et maître spirituel de la Shiva School of Meditation and Yoga, de grande renommé en Australie. Il aurait eu des aventures avec des dizaines de ses étudiantes dans le plus grand secret. Prit la main dans le pot de confiture, le « gourou » qui apparaît dans nombre de documentaires sur le yoga s’est justifié par un communiqué où même s’il reconnait que « son comportement était inapproprié et qu’il promet plus de transparence dans ses actions et dans son enseignement« , il souligne « qu’il est bien connu que notre tradition est tantrique et inclus le culte discipliné de la grande déesse et jusqu’ici j’avais gardé mes activités secrètes comme le recommande les anciennes écritures« .

Le bonhomme est rusé et nous sors un joker de dessous sa robe orange de Swami: le Tantra. Nous on veut bien mais en attendant, sa communauté est sous le choc et de nombreux adeptes l’ont déjà quitté. Bien essayé mais dommage…

Nous pensons qu’il est grand temps que la lumière soit faite sur les aspects les plus sombres de certains « gourous » ou prétendu tel. Il est temps de libérer la parole si nous ne voulons pas qu’un jour, une communauté entière d’enseignants et de pratiquants sincères se retrouve assimilés aux agissements de quelques criminels.
Si il est naïf d’attendre d’un enseignant qu’il soit « parfait » à tous les niveaux, nous pouvons au moins demander qu’il pratique ce qu’il prêche et qu’il fasse preuve d’honnêteté sinon en qui pourrions nous reporter notre confiance ?

Rappelons nous les conseils du Dalai-lama sur la relation avec le maître:

 « Il est souvent dit que l’art du Gourou Yoga est de cultivé l’art de voir toutes les actions du Gourou comme parfaites. Personnellement je n’aime pas que l’on aille trop loin. Souvent dans les écritures on peut lire des choses du genre: « Regardez chaque actions du Gourou comme parfaites ». Néanmoins nous devrions appliquer cette recommandation à la lumière des mots même du Bouddha : « N’acceptez mon enseignement qu’après l’avoir examiner comme quelqu’un examine de l’or. N’acceptez rien simplement parce que vous avez foi en moi« . Le problème avec la pratique de voir les actions de son maître comme parfaites c’est que cela peut facilement se transformer en poison pour le Maître et pour le disciple. Si les actions du Gourou ne sont pas en accord avec ce qu’il prêche ou que son enseignement est en contradiction avec le Dharma alors il nous faut utiliser notre raison et notre sagesse et rejeter son enseignement. » dans « Le chemin vers l’éveil »

« Avant de vous engager avec un maitre, vous devez d’abord regardez et investiguer profondément. Ne considerez personne comme votre enseignant ou votre Gourou jusqu’à que vous ayez une pleine confiance dans son intégrité. Ceci est extrêmement important. Ensuite, ceci accomplit, si vous voyez des choses « malsaines », vous devez les rejeter. »

« La pratique du Tantra n’est jamais une excuse pour un comportement sans éthique. Celui qui comprends bien le Vajrayana (boudddhisme tantrique) sait qu’il n’y aucune excuse pour les comportement immoraux » dans « Questionning the advices of the Guru »

giphy_zpsiweiot3u

Faites comme le Dalai-lama, observez l’enseignant avec discernement.

 

Arnaud pour YogaNova Magazine

Sur le meme sujet relire notre article : « La face cachée de Sogyal Rinpoché »

 Et vous qu’en pensez vous ? Sommes nous allés trop loin ? Avons nous oublié quelque chose ? N’hésitez pas à nous faire part de votre opinion et de vos expériences dans les commentaires.



'Des loups déguisés en saints. Les abus sexuels dans le yoga et pourquoi personne n’en parle…' have 39 comments

  1. 1 février 2015 @ 19 h 35 min Denis Billo

    Il semble que la place de « petit chef » donne à beaucoup qui sortent du rang des envies et des possibilité d’en profiter…
    Il est aussi évident de voir que des centaines d’élèves qui viennent du monde entier, toutes plus belles les unes que les autres et emplies de ferveur pour rencontrer le guru, permet à beaucoup de se croire autorisés à se laisser aller aux pulsions les plus basses qui tournent autour du pouvoir, du sexe et de l’argent.

    Qu’elle sublime excuse que cette idée totalement détournée de sa tradition du trantrisme, qui chez nous est devenu le « Tantra », terme à la base qui désigne un texte et non une pratique. Alors voila que fleurissent des « massages tantriques », du « Yoga tantrique », du « Yoga tantrique nu », c’est sur que Patanjali doit se retourner dans sa tombe souvent…
    Pour autant en lisant le Vijnana Bhairava Tantra, l’un des plus grands textes du tantrisme, sur 112 méditations, une seule parle de relation sexuelle et de l’état d’après, alors réduire le tantrisme à l’acte sexuel, à la lumière de ce texte, c’est témoigner d’une bien piètre connaissance de la chose et qui donne, de fait, l’idée vers quoi l’enseignant est « orienté »…

    A voir par exemple Pattabhi Jois sur cette photo http://www.pratique-du-yoga.com/images_yoga/pattabhi-jois.jpg qui touche en même temps les parties génitales de 2 jeunes femmes et surtout à l’age qu’il a on peut se demander ce qu’il a pousser à faire du Yoga et l’enseigner dans le monde entier toute son existence et ce poser de sérieuses questions sur la qualité de son Ashtanga Yoga à apporter la paix et une démarche spirituelle…

    Force est aussi de constater que l’émotion est devenue le moteur de beaucoup de gens, mais que plus personne ne sait faire la part des choses dans ses émotions, cela à la vue des commentaires élogieux sur cette jeune femme presque nue se trémoussant sur la plage de GOA (haut lieu du Yoga youplala à la mode) je me demande quelle serait la vraie émotion de voir un maître tibétain avec sa ficelle dans le c… en guise de panoplie, un walkman sur la tête et se trémoussant lui aussi de la sorte sur cette plage avec la même avidité dans le regard que cette jeune femme à chercher désespérément si on la regarde…
    https://www.youtube.com/watch?v=VAvP5RtIFEw

    Il semble que notre monde à créé le « Yoga plaisancier », comme dans la voile, qui permet à ceux qui veulent sortir de leur quotidien quand la mère est bien plate, le soleil brille et le vent n’est pas là, sans prendre aucun risque, et de faire une sorte de gymnastique complaisante ou les psychiatres ou docteur en tout genre ont plus leur mot à dire que le pratiquant solitaire de Yoga. En cela il n’y a pas grand chose à dire, c’est déjà mieux que de prendre des médicaments pour se sentir mieux, mais ce qui est regrettable c’est que tous ces nouveaux styles de Yogas sont vus comme la tradition la plus vraie et justement cette tradition, cette profondeur se perd de plus en plus et ceux qui tentent d’en témoigner sont souvent pris pour des hurluberlus dangereux ou forcément adeptes d’une secte satanique…

    Le Kali Yuga est bien là !

    Répondre

    • Yoganova

      1 février 2015 @ 20 h 58 min Yoganova

      Merci Denis pour votre commentaire.
      Vous avez dis : « il est aussi évident de voir que des centaines d’élèves qui viennent du monde entier, toutes plus belles les unes que les autres et emplies de ferveur pour rencontrer le guru, permet à beaucoup de se croire autorisés à se laisser aller aux pulsions les plus basses qui tournent autour du pouvoir, du sexe et de l’argent. »

      C’est très juste et c’est d’autant plus vrai avec certains yogis indiens qui vivent dans une société pudique. Une fois en Occident, entourés et adorés par une foule de femmes en pantalons de yoga moulants et décolletés plongeants, ils se retrouvent avec des tentations qu’ils n’auraient jamais connus chez eux et en face desquelles ils sont mal préparés. C’est aussi vrai pour les maîtres tibétains.

      Je ne peux qu’acquiescer à votre commentaire sur le Tantra comme excuse à toutes les faiblesses, il y aurait beaucoup à dire sur le sujet car il est épineux et j’espère bien que nous aborderons ce sujet prochainement sur le blog.

      Je ne connaissais pas la photo de Patthabis joi et je dois avoué avoir bien rigoler. Je ne savais pas qu’en plus d’être un excellent business man, il était également chiropracteur. 😉 Mais à sa décharge, je ne crois pas qu’il ai jamais prétendu être éveillé alors qu’il aurait pu vu sa popularité.

      Et pour finir figurez vous que je « connais » la fille de la vidéo, elle est russe et à ce que je sais, elle est à Goa actuellement en train de faire des ateliers sur les relations poly-amoureuses…Gageons qu’elle doit avoir du succès…En tout cas le monde est petit et je suspecte que le succès de sa vidéo à peu à voir avec son niveau « spirituel ». 😉

      Répondre

    • 14 septembre 2015 @ 21 h 58 min Pezé Chrystèle

      Merci Denis et Yoganova pour ces informations et commentaires, il est effectivement important que les gens sachent ce qui se passe, je fais partie de la formation professeur Satyananda à Leuhan en Bretagne et ils n’ont pas hésité à se désolidariser du mouvement Satyananda suite aux événements révélés. Heureusement il y a encore des personnes capables de prendre du recul et de ne pas accepter aveuglément les mauvais côtés du Guru, agissons et communiquons tous ensemble pour faire apparaître la vérité, la transparence et la lumière afin de contre carrer le côté sombre de notre monde.

      Répondre

      • Yoganova

        16 septembre 2015 @ 8 h 16 min Yoganova

        Tout à fait ! Entièrement d’accord avec vous. Même si le choix de l’honnêteté est souvent difficile et douloureux c’est le bon quand on est dans une démarche de vérité.

        Répondre

    • 22 octobre 2016 @ 18 h 24 min Daniel Sauvenier

      Bonjour Billo
      Je viens de « tomber » sur votre site en cherchant « enseigner le yoga”.
      Site bien présenté sur le sujet de la Transmission du Yoga et propos souvent pertinents, je ne manquerai pas d’y participer avec plaisir.

      Mon épouse et moi même sommes professeurs de Yoga selon B.K.S.Iyengar à Bruxelles,

      J’ai un bon exemple à ce sujet, à propos de « ce cher Robert Spatz « que j’ai connu à ses débuts. Soit -disant expert en Yoga Tantrique, mais je pense plutôt du côté de la main gauche.

      « Les termes voie de la main gauche et voie de la main droite se réfèrent à une dualité logique entre deux types distincts de pratiques spirituelles, qu’elles soient religieuses comme dans l’hindouisme ou occultes. Du point de vue symbolique, la voie de la main droite est assimilée au bien et celle de gauche au mal, ce qui donne également une opposition entre magie blanche (main droite) et magie noire (Main gauche).
      Réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Voie_de_la_main_gauche_et_voie_de_la_main_droite

      Note : Les termes voie de la main gauche et voie de la main droite se réfèrent aussi au symbolisme de la lettre Y (1), voie de la main droite étroite, difficile, voie de la main gauche facile et aisée en apparence et terrible par la suite. . D’ailleurs on dit de celui qui n’et pas à droite qu’il est maladroit, mal à droite et également qu’il est gauche.
      1 : D’ou l’importance d’écrire l’Art Alchymique et non l’Art Alchimique.

      Il a commencé à Bruxelles rue de Livourne et était ingénieur électronicien si je me souviens bien, il avait dans sa maison un temple bouddhiste et un restaurant végétarien rue de Livourne fort connu. Il ne fallait pas contredire ses disciples sinon ils piquaient une crise, due à leur mauvaise alimentation.
      Dans son ashram en France dans les gorges du Verdon « ses disciples” travaillaient d’arrache-pied avec une nourriture très simple et préparaient de bons repas pour
      “Le Maître”
      Faire travailler ainsi est une technique qui enlève peu à peu tout pouvoir de réflexion et de jugement, on est trop crevé pour penser et l’on se fait manipuler à son insu !!
      De plus l’on est peu à peu retiré de toute vie sociale et de la réalité quotidienne.

      Voir les liens :

      http://www.lesoir.be/1317964/article/actualite/belgique/2016-09-15/gourou-secte-okc-condamne-4-ans-prison-avec-sursis

      http://plus.lesoir.be/node/20317#_ga=1.54963179.1702573430.1473954576

      https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_une-secte-d-inspiration-bouddhiste-au-c-ur-d-un-proces-qui-doit-debuter-ce-lundi?id=9176630

      Regardez bien les liens sur ces pages ça vaut la peine !!!!

      Evidemment c’est le retour du boomerang « karmique » il a pratiqué du Bhoga Yoga ou Yoga des pouvoirs et je pense qu’il avait probablement un fonctionnement pervers, avec une prise de pouvoir sur ses disciples.
      Adieu nanas, pogno et gloire !!!
      Je me souviens qu’il avait eu sa photo en couleur et en tenue de lama (avec le décor) sur une double page dans un journal connu : Paris Match

      Voilà la conclusion de la pratique du Bhoga Yoga ou Yoga des pouvoirs :

      Le Seigneur Patanjali nous a bien prévenu à ce sujet : Sadhana Pada :

      II/34 : Une connaissance imparfaite qui engendre la violence, directe, indirecte ou autorisée, est causée par l’avidité, la colère ou l’illusion à des niveaux faibles, moyen ou intense.
      Elle a pour résultat la souffrance et l’ignorance sans fin. L’introspection permet de détruire la souffrance et l’ignorance.

      Réf : Lumières sur les Yogas Sutras, B.K.S.Iyengar p 243, 244,245

      https://www.amazon.fr/Lumiere-sur-Yoga-Sutra-Patanjali/dp/228302577X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1477152636&sr=1-1&keywords=Lumières+sur+les+Yogas+Sutras%2C+B.K.S.Iyengar

      « 62, 63 : « En celui qui s’absorbe dans les objets des sens naît l’attachement pour eux, de l’attachement naît le désir, du désir la colère, la colère conduit à l’égarement, l’égarement à la perte de la mémoire laquelle cause la destruction de l’intelligence et par cette destruction l’homme périt.

      64, 65 : Mais celui qui se meut parmi les objets sensibles avec les sens soumis au Moi, exempt d’attachement et d’aversion celui là maître de lui parvient à la sérénité ;
      La sérénité engendre en lui la disparition de la douleur, et quand l’âme est sereine l’intelligence est bientôt affermie.

      66 : L’homme qui n’est pas uni au Moi n’a ni intelligence ni concentration, celui qui manque de concentration est privé de paix et privé de paix d’où lui viendrait le
      bonheur ? »

      Chant XVI à propos de la nature Asourique :
      13,15 : « Voici disent-ils, ce que j’ai gagné au jour d’hui .Je satisferai ce désir là.
      Cette richesse est mienne, celle là le sera aussi .J’ai tué cet ennemi, je tuerai les autres aussi. Le Seigneur c’est moi .A moi la jouissance. A moi le succès, la puissance, le bonheur. Je suis riche et bien né .Qui est donc semblable à moi ?
      J’offrirai des sacrifices. Je ferai des largesses, je serai heureux »
      Ainsi parlent-ils égarés par l’ignorance.

      16 : Préoccupés de la sorte par de nombreux desseins et pris dans les filets de l’illusion, ils se livrent à l’assouvissement de leurs désirs et tombent dans un enfer sordide.
      Réf : Le Yoga de la Bhagavad Gita, Shri Aurobindo chant II, Ed Tchou

      https://www.amazon.fr/yôga-Bhagavad-Gîtâ-Aurobindo-Ghose/dp/2710702789/ref=sr_1_fkmr1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1477151207&sr=1-1-fkmr1&keywords=Le+Yoga+de+la+Bhagavad+Gita%2C+Shri+Aurobindo+Ed+Tchou

      Note : ce livre est plus complet par rapport à de plus récentes édition.

      A propos des discussions sur ce site de Yoga, de son « introduction en Europe et ailleurs, ainsi que les difficultés rencontrées dans l’Art de la Transmission du Yoga qui est un Art Sacré, ne l’oublions pas, lire l’excellent livre de :

      Ysé Tardan Masquelier, Ed Albin Michel : l’Esprit du Yoga :

      https://www.amazon.fr/Lesprit-du-yoga-Ysé-Tardan-Masquelier/dp/2226253920/ref=sr_1_fkmr1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1477083450&sr=1-2-fkmr1&keywords=Ysé+Tardan+Masquelier%2C+éd++Albin+Michel

      Cordialement

      Daniel Sauvenier

      Répondre

    • 27 octobre 2016 @ 15 h 11 min daniel Sauvenier

      Il semble que notre monde a créé le « Yoga plaisancier »

      Bonjour Billo

      Il est dommage de ne plus avoir accès à la vidéo et de voir cette nana qui se trémousse. Mais consolons nous en regardant cette perle que j’ai trouvée sur le net :

      Mais pour apprécier « Le Yoga du moindre effort « relisons quelques textes classiques :

      Yoga Sutra I/1 : En offrant nos prières afin d’obtenir la bénédiction divine, nous commençons maintenant un exposé sur l’Art Sacré du yoga.

      2. le yoga c’est l’arrêt des fluctuations de la conscience.

      3. Alors le témoin demeure dans sa propre splendeur.

      4. À d’autres moments le témoin s’identifie aux fluctuations de la conscience

      Réf : Lumière sur les Yogas Sutras de Patanjali, B.K.S. Iyengar, éd Buchet Chastel

      Bhagavad Gita : le Chant du Bienheureux:
      Chant VI / 16
      « En vérité le Yoga n’est ni pour celui qui mange trop ni pour celui qui ne mange rien.
      Il n’est ni pour qui dort longtemps ni pour qui veille toujours ô Arjuna »

      17 : « le yoga détruit la souffrance de celui chez qui tout est uni (1) que ce soit le sommeil et la veille, la nourriture et le délassement, ou l’attitude dans l’action »
      1 : yukta : uni, unifié, équilibré

      Chant VI / 23
      Qu’il le sache, cette rupture de l’union avec la souffrance est ce qu’on appelle le yoga.
      Il doit le pratiquer résolument et sans jamais céder au découragement. »

      Chant VI /46
      « Le yogi est plus grand que l’ascète, on le dit plus grand que le sage, plus grand que l’homme d’action. Deviens donc un yogi
      Arjuna »
      Réf : Le Yoga de la Bhagavad Gita Shri Aurobindo

      « 16) Le Yoga réussi parfaitement grâce à six qualités: la détermination inébranlable, l’ardeur, la persévérance, la connaissance du réel, la certitude, l’abandon de la fréquentation des gens. » Réf : http://www.natha-yoga.com/hathayogapradika.htm
      Mais qu’est devenu ce Yoga en arrivant en occident ?? (1) En considérant toutefois que nous ne vivons pas en Inde., mais que c’est fabuleux d’y faire du yoga (attention où l’on met les pieds), et ensuite partir en découverte de ce pays immense.
      Note 1 : lire le livre : l’Esprit du Yoga mentionné dans une autre réponse.

      Cependant rassurons-nous il y a d’excellentes écoles, d’excellents professeurs, et aussi évidemment des élèves motivés.

      Pour regarder ce yoga doux :

      Mode d’emploi : s’asseoir dans un bon divan avec une pâtisserie bio et un yogi tea,

      Attention ca va commencer :

      Le Yoga du moindre effort : enfin nous y voilà !!!

      https://www.youtube.com/watch?v=ZpEq6Nfmxb4

      Ps : C’est très significatif d’y voir tous les phantasmes, toutes les attentes imaginées en allant au cours de yoga pour « se faire relaxer », techniques anti -stresse ect
      A ce propos, mon épouse et moi-même avons passé de merveilleuses journées du côté de la baie de Somme et en passant dans une rue nous voyons une vitrine avec des renseignements pour des cours de yoga .Ce qui nous a frappé c’est : yoga à 19h et relaxation et ainsi pour chaque cours mentionné, comme si le terme relaxation passait avant « tout le reste ».
      D’autre part mon épouse donne des cours dans un grand centre de l’Adeps , et lors du premier cours elle demande aux élèves s’ils ont déjà pratiqué du yoga .Plusieurs dames répondent qu’elles ont de nombreuses années de pratique .
      Et puis dans un cours, elle demande ou se place l’action principale dans Sarpasana : silence complet !!
      Elles pratiquaient toutes avec la conscience à l’avant, jambes molles et donc c’est le bas du dos qui « encaissait tout ».
      Elles n’avaient également aucune conscience des axes dans la construction d’un asana. Elles pratiquaient moins bien que les élèves qui viennent à nos cours depuis un an.
      Mais évidemment c’est vu du côté du Yoga selon B.K.S.Iyengar.
      Je me vois obligé de taper sur le clou : le Yoga et le Hatha Yoga en particulier sont un Art Sacré et la construction d’un asana doit être très précise pour éviter les traumatismes divers. C’est très simple : bien construit dans les axes avec les accessoires adéquats la progression est équilibrée, mais sans cela nous voilà exposé à toutes sortes de dangers et en plus les imprégnations mauvaises entrent dans « le disque dur » et pour les faires partir c’est bien difficile car l’habitude de pratiquer ainsi est bien ancrée.
      Donc mon épouse remet « les pendules à l’heure » à savoir : les axes, la pratique la plus juste possible, la discipline, la régularité ect. Evidemment après quelques cours il reste la moitié des participants, car mon épouse les a remis dans la réalité : ici et maintenant dans le travail sur soi et suivant les indications. Comme vous le savez une posture ne se fait jamais n’importe comment, n’importe quand, n’importe ou. (Et pas sur la plage !!)
      Il est donc dans ce cas plus facile de transmettre le yoga à des débutants qui n’ont jamais fait de yoga, ou alors si c’est trop dur comme on dit chez nous, faites le yoga du moindre effort !!
      Vous voyez « on » en parle !!

      Amitiés yoguiques

      Daniel

      Répondre

    • 28 octobre 2016 @ 23 h 00 min Daniel Sauvenier

      Bonjour à tous et toutes

      Le Kali Yuga est bien là ! nous dit Denis mais comme nous le savons , il dure 432.000 ans !!
      Voici la suite au sujet du Kali Yuga :
      I
      ci un passage remarquable :

      « LES THÉRAPEUTES D’ALEXANDRIE (extrait) par Jean-Yves LELOUP

      La question pour les Thérapeutes peut se résumer en deux mots : « consommer ou communier ? » Il y a une façon de se nourrir qui est communion. On communie à travers les choses du monde, la nourriture, le paysage, avec l’Être qui fait être les choses. Chaque chose est perçue dans sa transparence et est un lieu de communion, de communication avec l’Être qui fait être ce qui est. La chute est de passer d’un état de communion à un état de consommation. On ne communie plus avec l’Être à travers les êtres, mais on consomme les êtres, on consomme les choses, on consomme la nourriture.
      On la consomme et on la consume, et on consume le monde. «
      Réf : http://www.terre-du-ciel.org/upload/File/Articlesdintervenants/Leloup%20Les%20therapeutes.pdf

      Note : lire le livre remarquable de Jean-Yves LELOUP : Guérir l’Esprit :

      https://www.amazon.fr/Guérir-lesprit-Jean-Yves-Leloup/dp/2226151966/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1477685827&sr=1-1&keywords=Guérir+l’Esprit

      Cela est nécessaire après « l’affaire Satyanada », il existe heureusement des lectures méditatives qui nous orientent enfin vers l’Arbre de Vie !!!

      Ici dans la Tradition Indienne :

      « Le Srīmad Bhāgavatam
      (SB 1.1.10)

      Verset 10 :
      Les mauvaises qualités de l’homme dans l’âge de Kali

      prāyeṇālpāyuṣaḥ sabhya
      kalāv asmin yuge janāḥ
      mandāḥ sumanda-matayo
      manda-bhāgyā hy upadrutāḥ

      
prâyena: presque toujours;
      Alpa : maigre;
      Ayusah: durée de vie;
      Sabhya: qui est du nombre des érudits;
      Kalau: dans cet âge de Kali, de discorde;
      Asmin: ici;
      Yuge: âge;
      Janâh: les hommes;
      Mandâh: paresseux;
      Sumanda-matayah: désorientés;
      Manda-bhâgyâh: infortunés;
      Hi: et par-dessus tout;
      Upadrutâh: troublés.

      « Dans cet âge de fer, âge de Kali, ô docte sage, les hommes ne vivent que peu d’années, ils sont belliqueux, indolents, égarés, infortunés et, par-dessus tout, constamment troublés. »

      TENEUR ET PORTEE :

      Les dévots du Seigneur aspirent sans cesse au progrès spirituel de l’humanité tout entière. Lorsque les sages de Naimisaranya étudièrent la condition de l’homme en cet âge de Kali, ils découvrirent entre autres que la durée de sa vie serait courte.
      Si le temps de l’existence est tellement réduit dans cet âge, ce n’est pas tant dû à un manque de nourriture qu’à des habitudes de vie irrégulières, car des habitudes régulières et une nourriture saine maintiennent aisément l’homme en bonne santé.
      Trop manger, trop rechercher le plaisir des sens, trop dépendre de la bienveillance d’autrui, tous ces excès, alliés à un cadre de vie purement artificiel, vident l’homme de toutes ses énergies, d’où l’amoindrissement de sa durée d’existence.
      
Les hommes de cet âge font également preuve d’une grande indolence, non seulement sur le plan matériel, mais aussi face à la réalisation spirituelle.
      Or, la vie humaine est particulièrement destinée à la réalisation spirituelle : l’homme doit pouvoir découvrir au cours de son existence sa propre nature comme celle du monde qui l’entoure et de la Vérité Absolue. La naissance humaine offre le moyen de mettre un terme à tous les déboires et souffrances nés, dans l’univers matériel, de la lutte pour la vie, et de retourner auprès de Dieu, en sa demeure éternelle.
      Mais parce qu’ils reçoivent une éducation malsaine, les hommes n’éprouvent plus aucun intérêt pour la réalisation spirituelle.
      Et même s’ils viennent dans ses parages, ils tombent alors le plus souvent victimes de maîtres dévoyés.
      
Dans cet âge encore, les hommes sont confrontés à nombre de crédos politiques divergents, et aussi à une infinité de divertissements incitant au plaisir sensuel, comme le cinéma, les sports, le jeu, les boîtes de nuit, les boutiques de livres matérialistes, la mauvaise compagnie, fumer, boire, tricher, chaparder, se quereller… Toutes choses dont ils deviennent les victimes et qui rendent leur mental constamment troublé et rempli d’angoisse.
      
Toujours dans cet âge, des êtres sans scrupule concoctent leur propre religion, leur propre voie de salut, sans tenir compte des Ecritures révélées; et il n’est pas rare que des hommes attachés au plaisir de leurs sens se laissent attirer par leur propagande.
      En conséquence, bon nombre d’actions impies s’accomplissent au nom de la religion, qui empêchent les hommes de trouver la paix du mental comme la santé du corps.
      Le brahmacarya n’existe plus, la vie étudiante est tout à fait dégradée, les chefs de famille ne suivent plus les normes du grhastha-asrama.
      Et les prétendus vanaprasthas ou sannyasis que deviennent parfois ces « grhasthas » se laissent facilement dévier du droit chemin. L’âge de Kali est aussi caractérisé par l’absence de foi qui y règne. Les hommes n’y portent plus d’intérêt aux valeurs spirituelles;
      la civilisation entière y repose sur la satisfaction des sens. Et pour maintenir cette civilisation matérialiste, les nations ont créé des systèmes fort complexes, causes de luttes constantes, où s’enchaînent guerres chaudes et froides. Les valeurs se sont tellement dégradées qu’il est devenu extrêmement difficile de raviver la conscience spirituelle des hommes. Mais les sages de Naimisaranya ont grand désir de désembourber toutes les âmes déchues; c’est pourquoi ils s’enquièrent ici du remède à tous les maux de l’âge noir auprès de Srila Suta Gosvami.

      Réf : http://www.lumieredesvedas.com/article-5717850.htm

      Ps : Site à prendre avec des pincettes , il faut être très prudent avec les camps -guru qui sautent en Australie et ailleurs comme « ce cher Satyananda et les membres de sa famille » !! « Séparons le bon grain de l’ivraie »

      amitiés yoguiques

      Daniel

      Ps : Je vois des photos dans les commentaires comment fait -on pour les insérer ??? j’aimerais bien ne joidre à mes commentaire

      mille mercis

      Répondre

    • 4 novembre 2016 @ 13 h 52 min daniel saauvenier

      Bonjour Denis

      A propos du kali Yuga , voici une correspondance dans la Tradition Bouddhique :

      « Le passage suivant est tiré du Sutra du Grand Parinirvana :

      Mon fils ! Après mon passage en Nirvana et après que les êtres sublimes auront atteint l’au delà de la souffrance (même ceux qui, ayant parachevé les quatre nobles voies, auront une vie d’une durée incommensurable), il viendra un temps ou le Dharma Sacré déclinera. Ce qu’il en restera ne sera qu’une pâle copie. Les moines feindront la discipline, et leur lecture et leur récitation des sutras manqueront de consistance.

      Ils seront avides de nourritures pour entretenir leur corps physique et aborderont des tenues noires et funestes.
      Leur apparence sera dépourvue de la moindre noblesse et ils ne se soucieront que de provisions de vaches et de moutons.
      Ils se feront convoyeurs de bois ou de foin .Ils auront les cheveux longs et les ongles longs. Voilà ce qui arrivera.
      Ces moines porteront une robe safran mais ne seront en rien différends des chasseurs. Ils affecteront une attitude empreinte de douceur et marcheront les yeux baissés, mais ils ressembleront plutôt à des chats à l’affut d’une souris.
      Ils prétendront à qui voudra l’entendre, être maîtres de leurs émotions mais ils seront sans cesse assaillis par la douleur, la maladie, la somnolence et l’impureté.

      Hypocrites, ils adopteront les signes extérieurs de la religion, alors qu’intérieurement ils seront pris par la colère, la jalousie et le désir, et ne vaudront pas plus que les adeptes des fausses religions. Ils n’auront aucune vertu et leur piété sera feinte.
      Ils nourriront des fausses vues et critiqueront le Dharma authentique.
      Ces gens pourriront les règles de discipline établies par le Tathagata :
      les enseignements du Vinaya, les enseignements sur la voie et le fruit de la libération parfaite .
      Ils souilleront mes instructions sur la nécessité d’éviter la négligence.
      Ils iront jusqu’à dénaturer les doctrines très profondes et concocteront des sutras et des règles de disciplines à leur façon. Ils diront que le Tathagata les a autorisé à manger de la viande et que ce sont là les paroles du Bouddha.
      Ils s’entredéchirent chacun se revendiquant comme l’enfant du vertueux Sâkyamuni. »

      Ô mon fils il viendra un temps ou les moines amasseront du grain et mangeront du poisson. Ils placeront leur beurre dans de délicates coupelles, ils porteront des ombrelles en tissus précieux et marcheront dans des chaussures de cuir.
      Les enseignements qu’ils dispenseront aux rois, aux ministres et aux maîtres de maison ne consisteront qu’en présages, astrologie, divination et conseils pour le corps.
      Ils auront des domestiques des deux sexes, utiliseront or et argent, pierres précieuses, saphirs, cristaux, perles et coraux, ils porteront des bracelets et savoureront des fruits variés. Ils se distrairont avec toutes sortes de jeux, peindront et sculpteront.
      Ils seront professeurs de littérature, ils laboureront les terres et moissonneront les champs.
      Ils jetteront des sorts, prépareront des drogues, soigneront avec des formules magiques .Ils enseigneront la musique, le chant et les techniques d’artisanat telles que la vannerie et la fabrication d’encens et de guirlandes de fleurs.
      Mais sache que seuls ceux qui ne se livrent pas à ses vaines activités sont véritablement proches de moi. »

      Réf : Les larmes du Bodhisattva : enseignements bouddhistes sur la consommation de chair animale :

      http://voie-eveillee-du-coeur.blogspot.be/2014/01/les-larmes-du-bodhisattva-enseignements.html

      Amitiés Yoguiques à tous et toutes

      Daniel

      Répondre

    • 8 novembre 2016 @ 21 h 47 min Daniel

      Bonjour Vincent, bonjour Charles et bonjours à tous et toutes

      « Sinon pour l’affaire « Satyananda » il faudrait plutôt la nommer « affaire de l’ashram Mangrove Mountain » car le seul coupable était le Swami de ce lieu (Swami Akhandananda Saraswati).
      Les accusations directes contre Satyananda lui-même n’ont jamais été prouvées et émanent étrangement plus de 20 ans après de personnes qui réclament des millions de dollars de dommage et intérêts, ce qui laisse donc sceptique quand à leur sincérité. »

      Je m’adresse à vous deux en particulier et bien sur aussi aux lecteurs de Yoganova, car il me semble voir des similitudes dans ce que vous vivez actuellement par rapport à
      « la face cachée du maitre »

      Effectivement j’ai aussi cru que c’était le Swami « australien », mais avec ce lien
      que tu connais sans doute, que penser ?? :

      https://www.facebook.com/Suchablunder/posts/753642948056679?hc_location=ufi

      En tout cas cela nous laisse plutôt une ambiance de Kali -Yuga avec un comportement asourique (1).
      Bref, on est loin du modèle « sérénité bien être », mais je constate une fois de plus que dans cette situation il faut prendre ses distances et rester très prudent. . Le « supposé maitre » n’a en aucune façon le droit de prendre le pouvoir sur les gens qui mettent leur confiance en lui, mais au contraire il doit être au service de ce qu’il transmet au travers de son expérience personnelle et sur la méditation des Textes Sacrés de sa Tradition.
      Il doit soigneusement éviter toute idolâtrie, c’est un piège de l’ego !!!
      Note 1 : voir le chapitre : Dévas et Asuras dans la Bhagavad Gita.

      Heureusement il y a de “vrais “yogis comme B.K.S.Iyengar, il n’a jamais eu “de groupe” autour de lui qui le vénérait comme “un dieu”;
      Il a toujours été au service du yoga en fondant une école de yoga. D’ailleurs il a dit à ceux et celles qui voulaient le vénérer qu’il faillait vénérer le Seigneur Patanjali et non lui.
      Et bien sur il en a qui ont fait et qui font également à ce sujet « un travail remarquable » et cela est perceptible dans leur façon d’être là et de transmettre la Tradition qu’ils servent

      Mais je crois comprendre les difficultés que vous traverser tous les deux, certainement il y a un bon enseignement « quelque part » dans ce que vous avez vécu
      Et ceci par rapport aux textes classiques de la tradition suivie et de votre vécu.
      Mais ce qui est déstabilisant c’est qu’« on » se sent trahi et blessé en profondeur avec l’impression qu’il n’y a plus de points d’encrages en soi. Donc il faut retrouver une base plus profonde et j’espère que la méditation des textes qui suivent vont illuminer à nouveau votre corps, votre cœur et votre âme.

      « Depuis les origines, les Maîtres de la grande famille de la Gnose de l’Homme se sont transmis, en la révélant à l’humanité exilée, l’identique message prophétique d’Hermès »
      Réf : Charles d’Hoogvorst, le Fil de Pénélope
      A propos du guide :

      « Nara est l’âme humaine qui, éternelle compagne du Divin ne se trouve elle-même que lorsqu’elle s’éveille à cette relation et lorsqu’elle commence comme dirait la Gita à vivre en Dieu. Narayana est l’âme divine toujours présente dans notre humanité, le guide, l’ami et le soutient secret de l’être humain, « le Seigneur qui habite le cœur des
      créatures »
      Réf : Le Yoga de la Bhagavad Gita. Shri Aurobindo Ed Tchou, Introduction p 44

      « Le témoignage des Ecritures nous apprend que la connaissance de la lumière divine doit procéder, non de l’extérieur, mais du dedans ; réveillée et excitée par son Origine libre, cette lumière enfouie germe alors ‘et’ devenant « la juste mesure » et la source de nos jugements, elle, « paraît ensuite au dehors et resplendit pleinement dans l’union »
      Réf : Le Message Retrouvé : préface p 12, E.C. D’Hooghvorst

      PRIÈRE ÉGYPTIENNE
      Oh ! Que je sois régénéré, que mon esprit soit purifié et sublimé, que souffle en moi l’Esprit d’en haut, que je voie le feu divin.

      Réf : Le Message Retrouvé : Livre IV : épigraphe

      « Ce que j’enseigne est la doctrine traditionnelle, poutre faîtière que la mort n’atteint pas. Je m’applique à agir selon les Pères de la tradition. »
      LAÔ T’SEU.

      « Jésus a dit : ne dites pas que je suis bon, seul Dieu est bon », ce qui veut dire que la source de la bonté est ailleurs .La source de l’amour, la source de la compassion est ailleurs, elle est dans le Divin. Nous reflétons les qualités du divin, nous devenons le miroir ou elles se reflètent… »
      Réf. : Guérir l’esprit P 169

      Amitiés yoguiques

      Daniel

      Répondre

      • 9 novembre 2016 @ 5 h 00 min Vincent

        « (…) Donc il faut retrouver une base plus profonde et j’espère que la méditation des textes qui suivent vont illuminer à nouveau votre corps, votre cœur et votre âme. »

        Cher Daniel, je ne me sens pas trahi, et mon cœur n’a nullement besoin d’être illuminé à nouveau. Pour ma part, je n’ai jamais côtoyé Satyananda personnellement, donc je ne suis pas soumis au « choc » de ces révélations comme ça a pu être le cas pour d’autres.
        Je suis parfaitement apte à accepter qu’un grand maître puisse cacher son jeu. Je m’efforce simplement d’être juste dans mes propos et, pour moi, sans laver Satyananda de tout soupçon, je pense que les éléments actuels justifient qu’on lui accorde le bénéfice du doute.
        Dans tous les cas, il faut faire la part des choses : cela n’enlève rien à son génie ni à ses précieux éclairages.

        Répondre

        • 12 novembre 2016 @ 16 h 38 min daniel

          bonjour Vincent

          je suis heureux de lire que tu es resté bien centré et je suis du même avis que toi. C’est prendre dans la mesure du possible la position du témoin, exercice difficile pour l’ego, mais combien nécessaire . j’ai aussi gardé le meilleur: la qualité de son enseignement

          amitiés Yoguiques

          Daniel

          Répondre

  2. 1 février 2015 @ 19 h 42 min Marie Ghillebaert

    Les êtres prétendument élevés spirituellement sont probablement d’autant plus vulnérables que leur statut de « maître » les dote d’une « sainteté » qui en réalité est toute relative… D’où la nécessité de désacraliser le statut de « maître » qui en aucun cas ne pourrait justifier de tels agissements, surtout lorsque l’intention invoquée est la juste soumission à la Volonté Divine. Le « maitre », aussi respectacle puisse-t-il être, n’est pas un Dieu à adorer aveuglément ; il reste avant tout un humain, avec toutes les failles et tous les troubles que cela suppose. En cela, les paroles du Dalaï-Lama à la fin de l’article sont particulièrement éclairante. On appelle ça Viveka, le discernement…

    Répondre

    • Yoganova

      1 février 2015 @ 21 h 14 min Yoganova

      Merci Marie pour votre commentaire. Je partage en partie votre opinion. D’après ma petite expérience, la relation à un enseignant peut-être quelque chose d’extraordinaire et une étape importante même si elle n’est pas forcément nécessaire.
      C’est d’ailleurs ce que je reproche aux « faux maîtres »: de salir cette belle chose, de la singer et du coup de la discréditer.
      Il n’y a qu’à voir quelle définition nous donnons au mot Guru chez nous, c’est devenu synonyme de charlatan,alors que son sens indien est si beau. C’est pour cela qu’Arnaud Desjardins préférait le terme d’ami spirituel.
      En revanche en Inde le mot est utilisé plus librement que chez nous, celui qui vous apprend les mathématiques par exemple est aussi votre guru, ça ne concerne pas uniquement la spiritualité.
      Dans ce sens, nous avons de multiples gurus…

      Répondre

      • 18 mars 2015 @ 22 h 43 min isabelle

        oui Guru est « celui qui dissipe les ténèbres » et peut etre appliqué à toute discipline, mais le Maître spirituel, lui, sera le « sat guru », celui qui dissipe les ténébres dans la discipline spirituel, du « vrai », sat

        Répondre

      • 29 octobre 2016 @ 22 h 44 min Daniel Sauvenier

        Sur le rôle du guru : réponse à Isabelle et à tout le monde

        Bonjour

        Pour répondre au message d’Isabelle du 18 mars 2015

        « Oui Guru est « celui qui dissipe les ténèbres » et peut être appliqué à toute discipline, mais le Maître spirituel, lui, sera le « sat guru », celui qui dissipe les ténèbres dans la discipline spirituel, du « vrai », sat »

        Voici un texte de René Guénon : Sur le rôle du guru :

        http://leporteurdesavoir.fr/wp-content/uploads/sur-le-role-du-guru-rene-guenon.pdf

        Bonne lecture à tous et toutes, j’espère que cela éclairera la question au sujet du guru

        Amitiés yoguiques

        Répondre

  3. 2 février 2015 @ 15 h 09 min camus renaud

    Dire que j’ai tous les livres de Satyananda, je suis abasourdis par la gravité des accusations contre lui et son accusation. J’ai une amie chrétienne qui m’a toujours dis qu’il y avait quelque chose de « satanique » dans le yoga, et j’ai bien peur que cette cérémonie bizarre où on suce le sang de cette jeune enfant, n’apporte de l’eau à son moulin. Le plus triste c’est le silence de la communauté yogique sur ces malversations. Comme le dis bien Denis, c’est le Kali-yuga.
    D’ailleurs les petites mains de yoganova devrait nous contacter un article sur le sujet du Kali-yuga.

    Répondre

    • Yoganova

      4 février 2015 @ 10 h 40 min Yoganova

      « D’ailleurs les petites mains de yoganova devrait nous contacter un article sur le sujet du Kali-yuga. »

      Bonjour Camus, croyez bien que nous y pensons mais le sujet est vaste et notre emploi du temps bien remplit donc cela risque de prendre du temps, mais pas un kalpa tout de même…;)

      Répondre

      • 23 octobre 2016 @ 11 h 54 min daniel sauvenier

        Un bonjour de Daniel

        A propos du Kali Yuga voici un bon livre sur le sujet : la Guirlande de Kali

        https://www.amazon.fr/Guirlande-kali-Jean-Marc-Tisserant/dp/2857079753/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1477170422&sr=1-1&keywords=la+guirlande+de+kali

        Le texte est écrit d’une façon particulière, mais il faut lire entre les lignes et la réalité qui nous y est présentée à propos de notre époque, présente un aspect auquel ne s’attend pas, mais combien révélateur du kali-Yuga .
        N’oublions pas que selon la tradition Indienne des quatre âges il dure depuis 432.0000 ans.
        Dans ce livre la description de Paris est saisissante et nous donne un avertissement à propos des lieux et des êtres à éviter absolument. Autrement dit savoir et sentir où nous mettons les pieds et partir à temps !!!
        Attention donc au camp du guru où l’on fait des bonds (de joie ???) je veux dire le kangourou.

        Voici une correspondance de la tradition occidentale :

        Concordance Mytho-Physico-Cabalo-Hermétique, Fabre du Bosquet pdf

        Réf : http://chrysopee.url.ph/_ouvrages/31.pdf

        « Aurait-il été écrit pour nous, hommes de la fin du XXe siècle, pour nous qui vivons les ultimes conséquences de l’écroulement d’un monde que notre docte Philosophe a
        peut-être pressenti sinon vécu en 1789 ?
        Voici donc que réapparaît, en ce siècle où l’ignorance a rendu les hommes insensibles au mystère de leur Vie, le Témoignage toujours identique des Maîtres du Savoir ; en ce siècle où le triomphe de l’intelligence hypertrophiée de l’homme exilé a engendré la science du progrès matériel qui n’est en réalité qu’une tromperie toujours renouvelée.
        Le germe de cette science-là a toujours été latent dans l’humanité, et c’est lui que dénonçait, il y a deux siècles, l’auteur de La Concordance :
        Il semble qu’il y ait une fatalité attachée aux plus savants observateurs de la chimie vulgaire ; ils ont tous pris un chemin diamétralement opposé à celui qu’il fallait prendre pour parvenir à la connaître ; ils sont devenus les tyrans de la Nature tandis qu’ils n’en devaient être que les imitateurs. Au lieu de détruire les mixtes pour les analyser, il fallait au contraire qu’ils eussent recours à la Nature pour les perfectionner.
        Accoutumés à n’user dans leurs opérations que de la force et de la violence, ils ont cru par ces moyens meurtriers, surprendre la Nature et pénétrer ses œuvres secrètes, et ils n’ont au contraire trouvé que les résidus des matières et les substances volatiles qu’ils en ont séparé. Mais toutes également privées de la vie qu’y avait introduit la Nature.
        La multiplicité et les différences des fourneaux, des vases et des feux dont ils font usage, les éloignent de plus en plus de la voie de la Nature, qui dans ses procédés, est toujours simple, uniforme, constante et invariable.
        Mais le germe de la science rebelle s’est développé depuis lors, et de nos jours il a envahi toute la terre, il s’est emparé de tous les esprits comme un chancre monstrueux effaçant jusqu’au souvenir de la Science de Vie. Tel est l’Age de Fer, un Siècle d’Oubli.

        Bonne lecture.

        Je vous enverrai prochainement quelques autres extraits d’une étude que je fais à propos du Kali Yuga

        Amitiés yoguiques à tous et toutes

        Le Daniel de Bruxelles !!

        Répondre

      • 23 octobre 2016 @ 21 h 13 min Daniel Sauvenier

        Bonjour à tous et toutes

        Je suis de nouveau devant l’ordinateur et durant cette soirée je vous envoie quelques textes concernant le Kali Yuga. Il s’agit d’une matière abondante et riche en enseignements divers mais suivez le fil qui les relie tous. Je prends soin de vous envoyer les textes les plus significatifs , mais peu à peu , pas trop vite !!

        Ici une correspondance dans la Tradition Hermétique :

        « Je m’adresse à toi, fleuve très saint, et je t’annonce l’avenir. Des flots de sang, souillant tes ondes divines, déborderont tes rives.
        Le nombre des morts surpassera celui des vivants, et s’il reste quelques habitants, Égyptiens seulement par la langue, ils seront étrangers par les mœurs.
        Tu pleures, Asclèpios ? Il y aura des choses plus tristes encore : l’Égypte elle-même tombera dans l’apostasie, le pire des maux.
        Elle, autrefois la terre sainte, aimée des Dieux pour sa dévotion à leur culte, elle sera la perversion des saints .Cette école de piété deviendra le modèle de toutes les violences.
        Alors, plein du dégoût des choses, l’homme n’aura plus pour le monde ni admiration ni amour. Il se détournera de cette œuvre parfaite, la meilleure qui soit dans le présent comme dans le passé et l’avenir.
        Dans l’ennui et la fatigue des âmes, il n’y aura plus que dédain pour ce vaste univers, cette œuvre immuable de Dieu, cette construction glorieuse et parfaite, ensemble multiple de formes et d’images, où la volonté divine, prodigue de merveilles, a tout rassemblé dans un spectacle unique, dans une synthèse harmonieuse, digne à jamais de vénération, de louange et d’amour.
        On préférera les ténèbres à la lumière, on trouvera la mort meilleure que la vie, personne ne regardera le ciel. L’homme religieux passera pour un fou, l’impie pour un sage, les furieux pour des braves, les plus mauvais pour les meilleurs. L’âme et toutes les questions qui s’y rattachent, — est-elle née mortelle ou peut-elle espérer conquérir l’immortalité? — tout ce que je vous ai exposé ici, on ne fera qu’en rire, on n’y verra que vanité.
        « Il y aura même, croyez-moi, danger de mort pour celui qui gardera la religion de l’intelligence. On établira des droits nouveaux, une loi nouvelle; pas une parole, pas une croyance sainte, religieuse, digne du ciel et des choses célestes.
        Déplorable divorce des Dieux et des hommes ! Il ne reste plus que les mauvais anges ; ils se mêlent à la misérable humanité, leur main est sur elle ; ils la poussent à toutes les audaces mauvaises, aux guerres, aux rapines, aux mensonges, à tout ce qui est contraire à la nature des âmes. La terre n’aura plus d’équilibre, la mer ne sera plus navigable, le cours régulier des astres sera troublé dans le ciel.
        Toute voix divine sera condamnée au silence, les fruits de la terre se corrompront, et elle cessera d’être féconde. L’air lui-même s’engourdira dans une lugubre torpeur.
        Telle sera la vieillesse du monde, irréligion et désordre, confusion de toute règle et de tout bien. »

        Ce passage est significatif. Ce livre, qui peint sous des couleurs si vives l’angoisse des esprits cultivés devant la chute inévitable de la civilisation antique, a dû être composé sous un empereur chrétien, et comme Lactance, qui vivait sous Constantin, cite plusieurs fois le Discours d’initiation, on en doit conclure que c’est pendant le règne de cet empereur que l’ouvrage a été écrit. »

        Réf : HERMÈS TRISMÉGISTE : http://remacle.org/bloodwolf/erudits/hermestrismegiste/etude.htm

        Amitiés yoguiques

        je vous envoie peu à peu les différends textes sur le sujet du Kali Yuga, mais pas trop vite afin de digérer à l’aise !!

        daniel

        Répondre

    • 18 mars 2015 @ 22 h 54 min isabelle

      je suis une disciple de swami Niranjan, disciple de Swami Satyananda, et je le reste. Ce qui me sidère beaucoup plus que tout, c’est la facilité avec laquelle l’on propage tant de témoignages NON FONDES, NON PROUVES sur un Maître dont la vie – même si « imparfaite » selon des critères encore à décider! – dont la vie, s’est terminée par un Maha Samadhi, c’est à dire le départ conscient de l’âme. Croyez vous qu’un être humain aurait pu atteindre un tel niveau spirituel s’il avait réellement agi tel que le disent des centaines de schizophrènes déchainés par l’attrait que propose le sujet du sexe dans nos « zones sombres »?
      pour ma part, je garde confiance en l’expérience que j’ai eue de Paramahamsa Satyananda en Inde.
      et je considère comme totalement irrévérencieux, et irrespectueux d’accorder plus de foi à des témoignages sans fondements, aux posts qui pullulent sur facebook, qu’à la lumière intérieure du Maître qui nous guide et qui est toujours là.
      je vois là le pouvoir des médias…. et la faiblesse du mental …
      au moins, qu’on attende les décisions de la court afin de prendre une position sur des bases un peu plus saines?

      mais chacun son choix – moi je suis mon coeur .
      hari om

      Répondre

      • 20 mars 2015 @ 12 h 00 min Kaivalya

        Tu dis :
        -au moins, qu’on attende les décisions de la court afin de prendre une position sur des bases un peu plus saines?-
        Tu as tout à fait raison, mais tu devrais te l’appliquer à toi en premier :
        -c’est la facilité avec laquelle l’on propage tant de témoignages NON FONDES, NON PROUVES sur un Maître dont la vie…-
        -et irrespectueux d’accorder plus de foi à des témoignages sans fondements…-
        Perso je ne mets pas en doute les témoignages des victimes présumées jusqu’à preuve de faux témoignages.

        Kaivalya (diplômé professeur Bihar School of Yoga)

        Répondre

      • Yoganova

        20 mars 2015 @ 12 h 12 min Yoganova

        Bonjour Isabelle, je peux comprendre que cette affaire est perturbante pour toute une communauté mais il me semble que balayer du revers de la main les nombreux témoignages des potentiels victimes n’est ni courageux ni respectueux. Mais c’est humain…
        Si jamais la justice reconnait les abus, allez vous garder la même attitude ?

        Répondre

      • 26 octobre 2016 @ 17 h 52 min daniel Sauvenier

        A propos de « l’affaire » Swami Satyananda

        Bonjour à tous et toutes en en Particulier pour répondre à Isabelle

        Je partage le point de vue pertinent d’Isabelle

        Voyons un peu la signification de son nom :
        Satya Ananda

        Satya : véracité, honnêteté, fidélité, un des cinq yamas
        Ananda : béatitude, euphorie, félicité
        Réf : lumière sur les Yogas Sutras B.K.S. Iyengar, Ed Buchet Chastel

        Nous pourrions traduite : la béatitude de la félicité.
        La question est : correspond-il à son nom sachant que c’est un être humain avec son côté doux et son côté terrible comme nous tous. Normalement c’est le côté doux qui devrait prédominer (voie de droite) et non le côté terrible (voie de gauche) .Mais nous sommes tous confrontés à cette épreuve dans notre quête.

        J’ai connu Jean Roost et participé à un stage de yoga dans un chalet en Suisse à son retour de la Bihar School ou il est resté plusieurs mois. Nous avons eu droit à la version indienne complète avec notamment tous les stades du Yoga Nidra et autres techniques comme Tratak sur la bougie, tests de visualisation, yoga ect
        Je pense vers les années 1968.
        Ayant pratiqué ces techniques, je pense qu’elles sont utiles, notamment le Yoga Nidra dans sa première partie, sans les visualisations des chakras selon Arthur Avalon dans son livre classique : la Puissance du Serpent :

        https://www.amazon.fr/Puissance-serpent-Introduction-tantrisme-Mystiques/dp/B0007AGJTY/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1477253186&sr=1-2&keywords=la+Puissance+du+Serpent

        Livre remarquable, très riche d’informations sérieuses, mais d’un abord difficile, il est conseillé d’avoir de bonnes bases de philosophie Indienne car il y a plein de noms sanscrits et de notions qui doivent être assimilées intérieurement ;
        Comme disait un conférencier : c’est difficile à avaler !!

        Bref pour revenir à notre sujet, Jean Roost a suivi scrupuleusement l’enseignement reçu et n’a jamais rien dit de négatif à-propos de Swami Satyananda.
        Personnellement je trouve ces techniques fort utiles à condition de les utiliser pertinemment et ne pas faire des sorties de corps dans le Yoga Nidra ou les visualisations des chakras avec des élèves instables, sous médicaments, et débutants car ils risquent de « pêter un câble » ;
        J’ai été très surpris de ces accusations et de ces rumeurs ??
        Donc pour conclure, personnellement je n’ai jamais entendu d’avis défavorables au sujet de Swami Satyananda. Mais comme toujours qu’est ce qui transparaît à travers ce qui apparaît ??

        Note :
        L’enseignant est bien sur responsable de ce qu’il enseigne, il doit savoir transmettre ce qu’il a expérimenté lui-même et percevoir quand les élèves sont prêts à assimiler des techniques plus intenses, plus profondes. Il joue avec sa vie et celle des autres.
        D’ailleurs les visualisations des chakras ne nous conviennent pas, nous ne sommes pas nés dans la culture indienne et ces images sont évidemment codées avec un symbolisme très précis qui renvoie à des textes et des repères intérieurs ainsi que des visualisations relatives au Yoga Tantrique.
        Par exemple le symbolisme du Tarot de Marseille qui est aussi codé nous correspond par rapport à notre Tradition. Tradition Hermétique, Cabbale, connaissance des textes anciens, méditations.

        Ps : vous connaissez le livre : Yoga Nidra :

        https://www.amazon.fr/Yoga-Nidra-Swami-Satyananda/dp/2905892005/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1477496459&sr=1-1&keywords=yoga+nidra+swami+satyananda

        Anecdote

        Cela me rappelle un souvenir alors que je donnais un Yoga Nidra simple aux élèves.
        Après un certain temps que je parlais d’une voix calme, douce, voilà que je commence à entendre des ronflements de plus en plus nombreux jusqu’au moment ou tout le monde roupille joyeusement sauf le prof qui attrape sommeil . Mais que faire dans cette situation ???
        J’ai lutté pour finir ce Yoga Nidra et puis il a fallu réveille « ce beau monde « en douceur

        Hari Aum Tat Sat comme on dit à la fin du Yoga Nidra

        Amitiés yoguiques

        Daniel

        Ps : Le piège est de croire que le prof a le pouvoir d’endormir les élèves !!!

        Répondre

    • 25 avril 2015 @ 1 h 55 min eveilbouddha

      Moi aussi j’ai les livres de Satyananda. Il y a deux choses à ne pas oublier je crois : d’une part, des accusations ne font pas office de preuves, d’autre part, souvent, le gros problème vient du fait que sous prétexte qu’une personne est un gourou, une personnalité spirituelle, on attend d’elle qu’elle soit conforme à la définition qu’on se fait de la perfection. Qui ne serait pas choqué, par exemple, de voir le Dalaï-Lama un peu titubant après une coupe de Champagne alors qu’au fond on trouverait ça normal voir amusant chez n’importe qui d’autre ?
      Sans excuser l’inexcusable si cela s’avère vrai, ne faisons pas de condamnation hâtive et n’oublions pas non plus que le plus sincère des gourous n’est pas forcément parfait. La perfection, comme la beauté, est une affaire d’appréciation purement personnelle.

      Répondre

      • 25 avril 2015 @ 1 h 58 min eveilbouddha

        PS : de plus, en Yoga, le but n’est pas d’imiter le gourou mais d’assimiler ses enseignements pour tirer son propre être vers les plus hauts sommets spirituels.

        Répondre

  4. 25 avril 2015 @ 12 h 34 min Samara

    Lorsque le Maître transmet (et si c’est bien un Maitre, donc pas un simple enseignant, mais celui qui a vécu l’expérience de l’éveil), il est sensé avoir assimilé sa verticalité et avoir trouvé sa place dans le monde. Il est sensé avoir dépassé le simple plaisir sexuel. Le Maitre n’est pas dans un rapport d’emprise et de séduction, car cela a déjà été vécu et dépassé. Le Maitre n’est pas dans l’égo, car ce qu’il transmet est précisément le détachement de celui-ci. S’il y a un passage à l’acte sur le plan sexuel avec plusieurs personnes qui font partie de ses élèves, c’est qu’il n’a pas encore trouvé sa place. Il y a un cadre à l’enseignement qui doit être respecté. Si de surcroit il y a eu abus, alors c’est que c’est un malade et qu’il doit se faire soigner. Hélas, beaucoup de ces hommes-là utilisent la « spiritualité » pour trouver de nouvelles proies afin de satisfaire leur égo surdimensionné. Prudence, mesdames. Reconnaissez le Maitre dans son humilité, reconnaissez-le dans sa véritable sagesse, reconnaissez-le dans son silence. Le Maitre n’a personne à convaincre ni à séduire. Osho fut un Maitre véritable, certes très critiqué, mais très aimé aussi.

    Répondre

    • 27 octobre 2016 @ 18 h 16 min Vincent

      Ah oui, Osho, celui qui roulait en Rolls Royce et qui s’est fait arrêté en possession entre autre d’armes à feu… Quel maître, en effet !

      Répondre

    • 27 octobre 2016 @ 18 h 33 min Vincent

      Pour moi, il faut se rendre à l’évidence : nous sommes notre propre maître. Personne ne peut s’octroyer le statut de maître, comme personne ne doit accepter de le recevoir et donc rester humble. Je préfère le terme d’enseignant de haut niveau, par exemple.

      Pourquoi ? Car les expériences spirituelles ne sont ressenties et perçues que par le pratiquant, cela ne peut pas être prouvé à l’extérieur. Fort de ce constat, personne ne peut être assimilé à un maître sans courir le risque trop grand d’avoir ce statut à tort, même si il est vrai que certains le méritent (et ce ne sont pas forcément les plus connus). C’est sans compter ceux qui ont de grandes connaissances mais pas l’expérience ou alors ceux qui croient vivre des choses qui ne sont qu’une illusion découlant d’un désir de vivre une expérience…

      Alors certes, certaines personnes sont d’un niveau supérieur et dispensent de précieux enseignements pour nous aider à avancer, mais il faut remettre les choses à leur place : elles restent humaines, comme vous et moi, et ne doivent pas être sacralisées, même si très appréciées.

      Le maître n’est connu que de lui-même, même si ces enseignements sont précieux pour les autres.

      Répondre

      • 1 novembre 2016 @ 16 h 12 min daniel sauvenier

        Bonjour Vincent

        « Nous sommes notre propre maître »

        Oui Vincent dans le sens des paroles du Bouddha :

        « Nous ne devrions pas croire à une chose uniquement parce qu’elle a été dite, ni croire aux traditions parce qu’elles ont été transmises depuis l’antiquité, ni aux ‘on dit’ en tant que tels, ni aux écrits des sages parce que ce sont des sages qui les ont écrits, ni aux imaginations que nous supposons nous avoir été inspirées par un être spirituel, ni aux déductions tirées de quelque hypothèse hasardeuse que nous aurions pu faire ni à ce qui paraît être une nécessité analogique, ni croire sur la simple autorité de nos instructeurs ou de nos maîtres.
        Mais nous devons croire à un écrit, à une doctrine ou à une affirmation lorsque notre raison et notre expérience intime les confirment. C’est pourquoi je vous ai enseigné à ne pas croire simplement d’après ce qui vous a été dit, mais conformément à votre expérience personnelle, et puis à agir en conséquence et généreusement »

        Amitiés Yoguiques à tous et toutes

        Daniel

        Répondre

      • 1 novembre 2016 @ 17 h 02 min daniel sauvenier

        Bonjour Vincent

        Une autre interprétation de tes paroles prise ici dans le sens de maitrise et connaissance de soi dans la mesure du possible !!

        « Nous sommes notre propre maître »

        C’est notre impression actuelle mais en fait nous sommes agit par tout ce qui nous habite et notre liberté est souvent illusoire. Nous nous en rendons compte rapidement dans la pratique du Yoga qui est la psychanalyse « à l’orientale »
        Ces pièges sont nos modes de fonctionnement enfouis dans l’inconscient et auxquels nous n’avons pas accès sans l’aide, d’une personne qualifiée que nous allons voir régulièrement , je pense à la psychanalyse qui a des liens avec la philosophie Indienne. Cette prise de conscience d’un schéma de fonctionnement enfoui dans l’inconscient se fait avec la présence neutre du psychanalyste qui sert de « barrière de protection » quand cette prise de conscience se fait. Ce n’est pas agréable, mais cela fait partie de notre histoire. Le résultat est que ce circuit fonctionne toujours mais quand un événement nous le restimule, nous le voyons au départ et nous pouvons immédiatement nous en déconnecter et éviter ainsi une restimulation périodique qui nous fait souffrir sans savoir pourquoi .Cela libère évidemment une grande quantité d’énergie qui était utilisée pour nous en protéger en partie, ceci comme système de défense.
        Pourquoi je parle de psychanalyse ? , c’est parce que je suis passé par elle, tout en faisant mes formations de prof de yoga et je puis affirmer que les deux se complètent bien.
        Mais comme on dit le travail sur soi-même n’est jamais terminé, restons vigilant.
        Voici un texte que j’ai trouvé dans ma documentation, mais je n’ai pas les références.

        Articulations entre Yoga et psychanalyse

        Yoga et psychanalyse se ressemblent-elles ou s’opposent –elles
        Sont elles tellement différentes l’une de l’autre ?

        A première vue tout les oppose !, l’une millénaire et orientale, l’autre récente (19ème siècle) et occidentale. Pratique millénaire d’un côté et invention moderne de l’autre.
        Plus encore, c’est l’approche de ces deux démarches qui semble s’opposer. Le yoga recherche l’unité (corps, souffle et mental), la psychanalyse, elle, se veut rationaliste et opère une décomposition couche par couche pour remonter aux causes.
        Le yoga se pratique plutôt dans le silence et travaille le corps, la psychanalyse travaille sur le langage et sur les mots.
        La première s’adresse au corps et la seconde met le corps au repos !

        De telles différences ne manquent pas d’engendrer incompréhension et rejet mutuel ; pourtant à y regarder de plus près nous y trouvons de troublantes ressemblances au cœur même de chacune de ces pratiques.
        Que ce soit l’une ou l’autre de ces pratiques, la première démarche pour la personne qui s’engage dans une de ces voies, est une recherche de mieux être, un « prétexte » : mal au dos, insomnies, dépressions, mal de vivre, équilibre, ou tout simplement mieux se connaître, mais aussi la recherche d’un changement en profondeur dans une discipline exigeante.
        Que ce soit dans l’une ou l’autre démarche c’est un engagement de longue haleine où l’on se réfère à un autre qui lui même expérimenté le chemin, cet autre devient le guide, le maître, le guru(celui qui dissipe les ténèbres).
        Cette condition est impérative dans les deux disciplines, ce qui permet un cheminement personnel.
        Le Yoga et la psychanalyse ne proposent pas une transformation magique, ni rapide, cette transformation suppose un travail tant continu qu’assidu, tant intérieur qu’extérieur, elle se construit petit à petit, patiemment, avec difficulté et parfois découragement. Persévérance est la première leçon qu’elles nous enseignent.. La transformation se produit parce qu’elle n’est pas visée de front.
        Les deux approches ont entre autre, ceci en commun c’est qu’il ne s’agit pas d’acquérir quelque chose de bien particulier, mais au contraire de se dépouiller des fausses certitudes que l’on entretient sur soi même. Il s’agit de mettre « bas les masques », apprendre que rien n’est acquis une fois pour toutes, mais voir tout changement en tout acquis comme une « ouverture » vers autre chose.
        Cette ouverture donne souvent le vertige, déstabilise ou fait peur.
        Le moi (ego) construit des systèmes de défense pour se protéger de ces vertiges et de ces peurs et enferme dans un carcan de fausses certitudes notre aptitude à vivre.
        Yoga et psychanalyse se proposent , par un chemin différent de nous conduire vers une opération du dépouillement, et ce n’est qu’une fois ce dépouillement accompli que peu à peu nos peurs et nos vertiges vont disparaître et que l’on pourra commencer à vivre pleinement en restant bien conscient de la Voie du Milieu et que rien n’est jamais définitivement acquis.

        « Seule la connaissance libère » Swami Prajnanpad

        Or que sont le yoga ou la psychanalyse si ce n’est qu’une recherche de la connaissance ?

        Voici un lien intéressant à ce sujet :

        http://www.signesetsens.com/psycho-yoga-et-psychanalyse-pour-se-liberer.html

        Amitiés yoguiques à tous et toutes

        Daniel

        Répondre

  5. 28 juin 2015 @ 9 h 55 min Nagesh

    « Swami Satyananda Saraswati pronait l’abstinence et la chasteté…pour les autres ».

    Ceci est faux. Satyananda n’était nullement contre la vie sexuelle à partir du moment où le mâle n’éjacule pas afin de ne pas se dévitaliser ce qui empêche l’éveil de la kundalini. Il ne condamnait en rien la vie sexuelle même s’il estimait le célibat comme une voie plus abrupte menant plus rapidement sinon définitivement à l’émancipation par perte d’identification avec l’univers sensoriel animal. Ensuite les événements cités plus haut relèvent des années 68, donc correspondaient à des expériences ponctuelles de Satyananda lesquelles n’ont rien de répréhensibles surtout pour un tantrique à la base qui se devait de connaître tout de même un peu la « chose ». Et tout ceci, pour ceux qui connaissent les accomplissements du guru et sa vie remplie de générosités, ne remet pas en cause l’admiration que l’on peut avoir pour cette homme exceptionnel au demeurant.

    Nagesh

    Répondre

    • 28 juin 2015 @ 13 h 37 min Kaivalya

      Bonjour Nagesh,

      Les évènement cités plus haut ne sont pas de 68 mais des années 70 et 80.
      J’ai lu les rapports de la commission royale australienne et il y est question de rituels macabres sur des enfants, viols, tortures, drogues etc. Si ce n’est pas répréhensible je ne sais pas ce qui peut l’être. Peut-être satyananda pratiquait-il le tantra de la main gauche. Tantra main droite dans la vitrine et tantra main gauche dans l’arrière boutique.
      Je suis professeur diplômé de la Bihar School of Yoga et j’ai longtemps admiré satyananda, mais aujourd’hui je dois me rendre à l’évidence, il n’était pas celui que je croyais. J’ai pris définitivement le parti d’être du coté des victimes.

      Répondre

      • 29 juin 2015 @ 12 h 22 min Nagesh

        Namaste Kaivalya

        Si vous lisez bien cet article on parle d’un abus sexuel de Satyananda sur une JF de 16 ans, il aurait abusé d’autres jeunes femmes et sûrement dans les années début 70, donc une époque très particulière où les sens étaient lâchés…
        Maintenant ces accusations sont tout de même tardives et ne devraient être pas prise pour argent comptant. Cela dit, on ne parle pas de pratiques scabreuses que vous semblez entendre comme les pires excès des voies de la main gauche en ce qui le concerne; contrairement au swami Akhandananda dont les accusations sont bien plus graves.

        La meilleure attitude a adopté pour ceux qui suivent ses enseignements dont je fais parti est de mettre de côté l’homme et de ne considérer que l’enseignement qui reste malgré tout de grande valeur. Comme de toute manière je ne l’ai jamais rencontré vivant et que donc je ne l’ai jamais considéré comme mon guru – même tacitement, je peux facilement me désengager de lui et de sa personne.

        Cela dit, Satyananda a fait le rituel védique des 5 Feux pendant 7 années lorsqu’il était dans ses 70 ans environ au grand étonnement de son disciple Niranjan qui s’est étonné de voir son guru entreprendre ce rigoureux tapas alors que selon lui il n’en avait pas besoin.. Hors lorsque l’on sait que ce tapas pendant laquelle il a répété son mantra plus d’un million de fois dans une ascèse exceptionnelle d’intensité surtout à son âge avancé, on peut supposer qu’il a voulu exorcisé ses méfaits passés et se débarrasser de ce karma dont il était douloureusement conscient avant de partir en maha-samadhi. Dans ce cas, il reste malgré tout admirable et vous ne devriez pas, Kaivalya, vous porter en victime.

        Répondre

      • 30 octobre 2016 @ 22 h 50 min Daniel sauvenier

        Bonjour Kaivalya

        Tu me dis :
        « J’ai mon opinion mais pour ne pas t’influencer je la garderai pour moi. »

        Je te remercie de ta délicatesse mais j’ai témoigné de ce que j’ai vécu et tout ceci ne m’étonne plus à présent !!

        Quand j’ai répondu à Isabelle notamment, j’étais aussi d’un avis favorable pour Satyananda. Il est vrai que les techniques diverses enseignées sont fort intéressantes à pratiquer en les adaptant bien sur à notre « réalité » occidentale.
        Ah, il me revient un souvenir « Satyananda est venu nous voir moi et ma mère à notre maison de campagne avec deux jeunes femmes qui l’accompagnait. Tout ceci grâce à Jean Roost de Genève. Maintenant je pense que ces deux jeunes femmes ne faisaient peut-être pas uniquement son ménage ??

        La séduction des ténèbres : correspond aussi au Kali-Yuga caractérisé par une inversion des valeurs.

        Extérieurement brillant, intérieurement chute progressive dans l’exil de notre Propre Nature Divine.
        C’est le sens de perversion : per -versum : vers le multiple, éloignement de l’Un -sans second.

        Tout d’abord pour introduire le sujet un témoignage de mon épouse qui s’est rendue à l’époque avec son premier mari à l’ashram de Spatz dans les gorges du Verdon vers 1975 :
        « Nous sommes arrivé là dans une nature magnifique et plein de soleil. Robert Spatz avait son ashram près du village « Soleil ». Ils sont allés manger dans une grotte face à une vue splendide Pendant ce temps une jeune femme et des enfants tous habillés de blanc sont passés en chantant. Mon épouse n’a jamais voulu vivre dans cet ashram, mais lors de cette visite elle ne comprenait pas pourquoi le cuisinier voulait partir d’un endroit si merveilleux »

        Nous voyons ici le témoignage qu’exerce tout au début « l’attrait du merveilleux » d’avoir enfin trouvé « le bon guru » qui fait du Bhoga Yoga : le yoga des pouvoirs.

        « Il était clair que tout son accent était mis sur le sexe. Les cours et les formations qu’il offrait étaient pour gagner de l’argent. Le fait qu’il répandait le yoga ne lui importait pas beaucoup. Son seul souhait était l’argent, le pouvoir et le contrôle. »
        « Il a juste aimé faire ses expériences perverses avec nous. »
        « Je n’avais aucune référence pour la comparaison »
        Réf : https://www.facebook.com/Suchablunder/posts/753642948056679?hc_location=ufi

        Tout ceci correspond bien au fonctionnement d’une secte !!

        Tout est décrit dans le Yoga de la Bhagavad -Gîta et d’autres textes de la Tradition Indienne comme dans la Tradition Occidentale par exemple et également dans d’autres Traditions.

        Bhagavad -Gita chant II :
        « 62, 63 : « En celui qui s’absorbe dans les objets des sens naît l’attachement pour eux, de l’attachement naît le désir, du désir la colère, la colère conduit à l’égarement, l’égarement à la perte de la mémoire laquelle cause la destruction de l’intelligence et par cette destruction l’homme périt. »

        67 : Celui dont le mental se laisse égarer par les sens vagabonds voit bientôt sa sagesse emportée comme l’est un navire par le vent sur les eaux

        Bhagavad Gita Chant XVI
        4 : « Ostentation, orgueil, colère, dureté et ignorance aussi tels sont, ô Fils de Pritha (1) les traits de celui qui naît avec une nature asourique (2).
        1 : Arjuna = une nature dévique
        2 : Une nature d’asura

        16 : Préoccupés de la sorte par de nombreux desseins et pris dans les filets de l’illusion, ils se livrent à l’assouvissement de leurs désirs et tombent dans un enfer sordide.

        Réf : Le Yoga de la Bhagavad -Gita Shri Aurobindo Ed Tchou cf.

        https://www.amazon.fr/yoga-bhagavad-gita-AUROBINDO-SHRI/dp/B003WTULA0/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1477857209&sr=1-1&keywords=%22Le+Yoga+de+la+Bhagavad+-Gita+%22Shri+Aurobindo

        Des loups déguisés en agneaux, nous pourrions dire aussi : des Asuras déguisés en Dévas !!

        Amitiés Yoguiques

        Daniel

        Répondre

  6. 14 septembre 2015 @ 18 h 01 min Djool

    Tout à fait d’accord avec le commentaire de Marie. Utiliser son discernement, et s’écouter quand on sent que quelque chose cloche. Il me semble que c’est la meilleure façon de préserver son autonomie et sa dignité. Un enseignement spirituel ne peut pas justifier tout et n’importe quoi, les abus doivent être punis par la loi.

    Répondre

  7. 20 janvier 2016 @ 12 h 23 min Nagesh

    Les langues se délient, des sites ouvrent pour diffuser le scandale Satyananda.

    https://www.facebook.com/Suchablunder

    http://robinfactor.com/

    https://www.facebook.com/cultawarenessusa?_rdr=p

    http://revealthetruth.jimdo.com/

    http://satyananda.jimdo.com/

    Il faut se rendre à l’évidence, Satyananda vivait une double vie, ce qui est étonnant c’est que jusqu’à sa mort il ne fut jamais inquiété alors qu’il était un violeur, un manipulateur, un menteur et un être violent qui ne croyait même pas dans ce qu’il enseignait !!! Comment peut-on tromper à ce point son monde (et le monde entier) et passer entre les gouttes toute sa vie ?

    Il a changé plusieurs fois sa date de naissance jusqu’à la faire synchroniser avec le Christ le 25 Décembre !

    Du fait que le personnage, loin d’être un Paramahansa, était un menteur rusé, il faut remettre tout en question sur ce qu’il dit de sa vie et de ses prodiges, notamment son affirmation de s’être biloqué quand il était à Gangotri, il a prétendu être en même temps en chair et en os aussi à Bombay chez un disciple ! Cette faculté est très rare, et je m’étais étonné qu’il la possédait. Maintenant on peut en douter comme on peut douter de tout ce qu’il a dit.

    Par ex son yoga-nidra est complètement faussé car il l’a transformé dans une sorte de training autogène et de sophrologie, cette approche était plus facilement vendable aux occidentaux qui raffolent de voyages intérieurs avec visualisations de toutes sortes.

    Son kriya-yoga qu’il aurait reçu en 10′ de la part de Sivananda avant son départ de l’ashram (sic) est assez bizarrement construit sans parler qu’il est moins efficace et de loin que celui de Lahiri Mahasaya !

    D’ailleurs son gros livre: « A SYSTEMATIC COURSE IN THE ANCIENT TANTRIC TECHNIQUES OF YOGA AND KRIYA » n’aurait jamais été écrit par lui mais par un swami de l’organisation. Malgré tout il apparaît sur le livre comme auteur !

    Cette organisation est riche à millions ! Certes ils se sont donnés bonne conscience en aidant la population locale dans le but d’apaiser les suspicions générales autour de ce mouvement et maintenir l’omerta sur le passé peu glorieux du Maître des lieux.. Néanmoins la mort de Satyananda, qu’il aurait décidé de son départ, peut également être remise en question. Il est peut-être mort comme tout le monde mais cela fait plus impressionnant pour pérenniser l’image d’un grand yogi de dire au final qu’il a choisi de partir volontairement en Maha-samadhi !!!

    Ce violeur invétéré et impuni reprendra une naissance pour absoudre ses fautes passées mais il y a fort à parier que ses futures conditions de vies en Inde seront sûrement moins agréables et faciles que celles qu’il a connu en tant que Satyananda. Et l’Inde ne manque pas de naissances et de destinées épouvantables dans la misère des bidons-ville de Bombay ou de Kolkata…

    S’il a échappé à la justice des hommes, il ne pourra pas échapper à sa propre conscience des faits…

    Hari Om Tat Sat

    Répondre

    • 30 octobre 2016 @ 23 h 29 min daniel sauvenier

      Bonjour Nagesh

      « Par ex son yoga-nidra est complètement faussé car il l’a transformé dans une sorte de training autogène et de sophrologie, cette approche était plus facilement vendable aux occidentaux qui raffolent de voyages intérieurs avec visualisations de toutes sortes. »

      J’ai dit que ces techniques me plaisaient, ce qui est vrai, mais je ne connais rien d’autres que ce yoga nidra et son bouquin « version satyananda « !!
      Pourrais-tu me renseigner une version plus exacte ??
      Mille mercis !!

      « Ce violeur invétéré et impuni reprendra une naissance pour absoudre ses fautes passées mais il y a fort à parier que ses futures conditions de vies en Inde seront sûrement moins agréables et faciles que celles qu’il a connu en tant que Satyananda.
      Et l’Inde ne manque pas de naissances et de destinées épouvantables dans la misère des bidons-ville de Bombay ou de Kolkata… »

      Oui oui, le Seigneur Patanjali nous dit :

      IV/6 : Parmi les actions des êtres dont la conscience est évoluée, seules celles qui résultent de la méditation sont libérées de tout conditionnement ou d’influences latentes.

      La méditation libère la conscience des conditionnements du passé et détruit les obstacles à l’évolution progressive du mental .
      Ces obstacles : le désir, la colère, l’avidité, l’engouement l’orgueil et la jalousie sont les rayons de la roue des émotions.

      IV/7 : Les actions du yogi ne sont ni blanches ni noires. les actions des autres sont de trois sortes : blanches, noires, ou grises.

      Ce sutra mentionne trois sortes d’actions et leurs effets sur l’individu moyen , la quatrième est libre sans couleurs et pure .
      le yogi recherche ce genre d’action pour ne pas être enchaîné par les résultats des actions.
      Actions noires : effets tamasiques
      Actions grises : effets rajasiques
      Actions blanches : effets sattviques

      IV/8 : Ces trois types d’actions laissent des empreintes qui se manifestent lorsque les conditions sont favorables et mûres.

      Les trois premiers types d’actions laissent des traces potentielles qui s’accumulent sous forme d’empreintes dans la mémoire.
      Les souvenirs engendrent les désirs et les résultats des désirs se transforment à leur tour en souvenirs. Le désir est la motivation principale qui stimule le corps et le mental et cherche son assouvissement, le désir e t la mémoire poussent le mental à agir pour les satisfaire ce qui détermine notre rang à la naissance , notre durée de vie et le genre d’expériences que nous connaîtrons.

      IV/9 : La vie suit un cours ininterrompu, malgré les différences dues à la race, au lieu et au temps .Les fruits de nos actions restent intact d’une vie à l’autre, comme s’il n’y avait pas de séparation entre les naissances du fait de la relation intime et ininterrompue entre la mémoire et les empreintes psychiques inconscientes.

      La loi du karma fonctionne d’une manière ininterrompue d’une vie l’autre quoique chaque vie soit séparée de l’autre par le rang le lieu et le temps. Les désirs et les impressions sont stockés en mémoire et relient les comportements de nos vies précédentes à ceux de notre vie actuelle et de nos vies futures. La théorie du karma est expliquée afin d’inciter le sādhaka à poursuivre des karmas ni blanc ni noir capables de le libérer des désirs et de leurs fruits qui ne sont que l’accumulation des actions de leurs vies précédentes.
      Ce genre d’action sans désirs cultive et affine la conscience lui permettant d’explorer le royaume de l’âme.
      Cela est un autre aspect de Nirmana citta .
      Nous pouvons donc conclure que les germes de nos vies futures sont plantés dans la vie présente, « vous récolterez ce que vous avez semé »

      En lien avec :

      II/12 : les empreintes accumulées des vies passées, enracinées dans les afflictions seront expérimentées dans les vies présentes et futures.

      II/16 : les souffrances non encore survenues peuvent et doivent être évitées.

      Réf : lumières sur les Yogas Sutras, B.K.S.Iyengar

      Amitiés Yoguiques

      Daniel

      Répondre

  8. 17 septembre 2017 @ 6 h 52 min Samma

    Pour ce qui est de Satyananda, la justice n’a fait que produire beaucoup de blabla. Beaucoup de voix soutiennent Satyananda dans son intégrité.
    Je connais des personnes très sérieuses formées par lui qui lui sont fidèles. Et la majorité lui est fidèle !
    Donc c’est peut-être aussi la preuve qu’il était bel et bien honnête ! Il est tellement facile de calomnier quelqu’un !

    Répondre


Laisser un commentaire

YogaNova, le magazine francophone du Yoga et de la Spiritualité en ligne. Faites comme Shiva, lisez Yoganova !

Web Design MymensinghPremium WordPress ThemesWeb Development

Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
15566474-Levitation-by-Indian-businessman-in-lotus-pose-in-the-office-near-the-wall-with-clock-and-his-shoes--Stock-Photo

Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
83241
Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.