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Envie de devenir prof de yoga? Les 7 vérités que vous n’entendrez pas ailleurs…

1. Si vous voulez payez vos factures, vous avez intérêt à faire des sessions privées.

 

Sans cela, il sera bien difficile d’arriver à un point d’équilibre financier. A moins que vous n’ayez des cours pleins comme un œuf et aux prix élevés, je me demande comment vous allez arriver à payer vos factures.

Avec des sessions privées, le secret est de pré-vendre des « abonnements » de 5 ou 10 cours. De cette manière vous êtes sur que vos étudiants viendront (contrairement au abonnement mensuels dans un centre de fitness), les rentrés d’argent sont certaines et votre budget sera d’autant plus facile à faire.

 

2. Vous allez courir toute la journée et avoir des journées chargées.

 

Quand j’ai commencé, je prenais toutes les opportunités d’enseignements que je pouvais. Ce qui, certains jours voulait dire travailler près de 17 h.
Il m’est arrivé d’avoir un étudiant privé tous les matins à 5.30 du matin, puis un autre à 7 h et encore un à 9 h. Je me levais à 5 h et je rentrais à la maison pour la pause de midi, ensuite j’avais quelques heures de temps libre avant mes cours du soirs qui finissent souvent autour de 22 h.
Il y a quelques choses de merveilleux et de libérateur là dedans mais attention à la fatigue.

 

3. Vous devrez être « populaire ».

 

Bien que nombre de centres de yoga « vivent » grâce aux formations de professeurs (teachers-training), il y aura toujours de la pression pour que vos cours soient bien remplis, même si le studio ou vous travaillez dit le contraire.
C’est l’évidence même : un business à BESOIN d’avoir un grand nombre de membres qui achètent ses services.
Le problème c’est que ce n’est pas toujours facile et que cela prend du temps de se faire une « clientèle » (excusez moi ce mot mais je n’ai pas trouvé meilleur) avant de remplir une salle.
J’enseignais dans un centre à ses débuts et pendant toute une année, je n’avais que 5 étudiants par cours…puis c’est passé à 20 … et soudainement (du moins après une bonne année de plus) la salle fut remplie au point que je refusais du monde.
Par l’expérience, j’en conclut qu’il est bon d’avoir une base solide de prêt de 400 étudiants pour remplir régulièrement un cours de 40 personnes.
Et très honnêtement, cela m’a prit du temps avant d’en arriver là,et bien sur cette compétition de popularité peut rendre fou si vous le prenez personnellement. Certains de vos étudiants qui ne juraient que par vous peuvent disparaître du jour au lendemain.
Ont-ils été enlevés par des extra-terrestres? Ce sont-ils fracturés un bras ? Ont-ils déménagés ? Ou peut-être ont ils simplement trouvés un autre professeur à aduler ?
Mes cours sont-ils trop faciles ? Trop durs ? Trop routinier ? Peut-être que ma playlist musicale ne leur convient pas ? Pourquoi pas changer d’horaires pour convenir au plus grand nombre ?
Quand nous échangeons sur cette question du « nombre » avec d’autres « collègues » enseignants, plus nous nous creusons la tète, plus nous devenons fous. C’est et cela restera un mystère…

 

4. Pensez à bien examiner votre salaire par rapport au travail fourni.

 

Pendant des années, je passais des samedis formidables en me consacrant entièrement à mon cours de 17 h. J’avais une pratique personnelle préalable de deux heures ou j’essayais des séquences et explorais des poses. Je lisais mes poèmes favoris et d’autres sources d’inspiration. Je passais ensuite une bonne heure à peaufiner ma playlist musicale, excité à l’avance de la partager avec mes étudiants.
Comme les transports en commun étaient imprévisibles, je partais largement en avance, par peur d’arriver en retard à mon propre cours. Apres le cours, je passais pas mal de temps à discuter avec mes étudiants dont un certains sont devenus des amis.
Croyez moi : c’est une manière fantastique de passer un Samedi.
Pourtant… l’un dans l’autre je passais près de 9 heures toutes les semaines à préparer mon unique cours du samedi.
Evidemment, l’argent n’était pas ma motivation principale-en fait j’aurai même payé  pour cette chance de partager ce que j’aime avec d’autres- mais il est important de faire attention au nombre d’heures que vous investissez sans recevoir de salaire. A moins que ce soit tellement naturel pour vous que vous enseigniez en « auto-pilote » sans aucun effort ni préparation.

 

5. Le marché risque d’être saturé.

 

Commençons par une statistique amusante: En 2014, à New-York près de 53 % des femmes de moins de 35 ans ont une certification d’enseignant de yoga et  15 % des hommes du même age.
Bon j’avoue, j’ai totalement inventé cette statistique mais franchement je dois pas être trop loin de la réalité.
Je ne crois pas qu’un aussi grand nombre de potentiels professeur de yoga soit un problème pour la société, c’est même une très bonne chose car le monde s’en trouvera changé pour le meilleur.
Mais très honnêtement, je ne crois pas qu’il y a une demande nécessaire pour soutenir une offre aussi pléthorique.

 

6. Vous devrez apprendre à jonglez avec le meilleur et le pire: le business et la spiritualité.

 

La plupart des centres de  yoga que je connais fonctionne comme une sorte d’hybride bizarre entre un business et un ashram et c’est une grande source de confusion.
On y parle souvent de « famille », et même si on y expérimente une vraie sensation de communauté et qu’on s’y sent accepter et aimer, contrairement à une famille, on peut s’en faire « virer ».
Certains centres sont très orientés business, on vous y offrent un salaire de base avec une commission supplémentaire sur les profits engrangés (généralement une commission par nombre d’étudiants), un peu comme si vous étiez un concessionnaire Renault.
Mais malgré cette stratégie, on entend pas parler de studios qui vous augmente du fait de votre ancienneté ou de congés payés, des choses qui sont pourtant devenus standard dans la plupart des entreprises.
Il peut même y avoir des restrictions totalement inconnus du reste du monde du travail comme par exemple quand le centre de yoga insiste pour que vous soyez végétariens. Est-ce même légal ?

 

7. N’oubliez pas : vous êtes dans l’industrie du service.

 

Préparez vous à recevoir un choque: les enseignants les plus populaires, ceux qui parlent aux grandes conférences devant un large auditoire, sont le plus souvent étranges, plein de défauts et même un peu tarés. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquels ils ne peuvent pas se passer du yoga, sans ça ils auraient bien du mal à vivre normalement.
J’ai récemment eu à faire à deux superstars du yoga, de ceux qui vendent des tonnes de DVD, qui ont des fans et qui sont souvent sous la lumière médiatique. Un d’entre eux étaient généreux, affable et doux. Le second, beaucoup moins…
Il se passera la même chose pour vous: des tas de personnes attendront de vous que vous viviez à la hauteur de leurs espérances et que vous soyez meilleur que l’individu moyen.
Je me rappel d’une conversation avec une amie. Elle me parlait de son expérience avec sa prof de yoga qui s’était mise en colère pour une raison ou une autre. La conclusion fut cinglante : « Et bien, c’est du jolie pour une enseignante de yoga, n’est elle pas supposé être éveillée ? »
Oopps ! Si le critère c’est l’éveil, et bien il n’y a personne que je connaisse qui passe le test.
Finalement tout cela à assez peu d’importance. Quoique vous fassiez et quelques métiers que vous choisissiez, vous trouverez toujours les stéréotypes qui vont avec. Les avocats ne sont-ils pas tous des menteurs et les acteurs des égocentriques ?
Ce n’est finalement pas si grave si les professeurs de yoga sont censés être calmes, sages et mangeurs de granola…
En tout cas je peux vivre avec…

 

 Edward Vilga

 

Librement traduit par nos soins d’après un article original en anglais.
Nombre de ses conseils concernent principalement le yoga tel qu’il est pratiqué et enseigné aux Etats-unis mais certains sont universels même si nous avons toujours du mal à considérer le yoga comme une carrière potentielle, nous parlerions plutôt de sacerdoce… Mais tout dépend de quel yoga on parle !
Si vous avez d’autres conseils à donner aux futures professeurs qui nous lisent, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires…


'Envie de devenir prof de yoga? Les 7 vérités que vous n’entendrez pas ailleurs…' have 100 comments

  1. 21 janvier 2015 @ 21 h 53 min Denis Billo

    Il nous faut aussi faire la différence entre un « prof de Yoga » et un Yogi…
    Un prof de Yoga a suivi quelques heures dans un « studio » et a obtenu un diplôme ou un certificat de Yoga mais bien souvent il ne connait pas grand-chose au Yoga même si son diplôme vient de l’inde. Son « expertise » s’arrête souvent à la posture et rare sont ceux qui ont une connaissance du pranayama qui se gagne dans la lenteur du travail et la maturation de la pratique ce qui remet en cause toutes les formations qui durent 15 jours ou même 3 mois…
    Bien sur la forme extérieure de la posture reste attrayante et agréable à regarder, évaluer, mais elle ne trahi rien de la réalité profonde du pratiquant. Il semble qu’un prof de Yoga puisse se contenter actuellement de cela, de quelques postures et quelques enchainements à la mode qu’on trouve dans ces nouveaux yogas (ashtanga, Bikram, …) loin de la tradition. Cependant ces pratiques restent des valeurs sûres si on souhaite gagner un peu d’argent avec cette activité du Yoga, mais cela ne vous fera pas devenir un Yogi…
    Alors pourquoi faire une école de professeur de Yoga, pour apprendre quoi ?
    – Avoir un diplôme ?
    En France aucun diplôme n’est officiel car le Yoga n’est pas dans le ministère du sport !
    Donc aucune fédération n’est officielle et aucun diplôme n’est officiel !
    Cela veut dire que n’importe qui peut ouvrir une salle ou un « studio » et se prétendre « prof de Yoga » puisque la profession n’est pas règlementée, mais qu’aurait-il à offrir et à partager réellement, là est la vraie question.
    – S’enfoncer dans le Yoga et tenter de le parcourir en entier ?
    Pour celui qui souhaite s’enfoncer dans la profondeur du Yoga et essayer d’en vivre, il va vite devoir comprendre qu’on vit assez mal du Yoga en France, il faut effectivement devenir une sorte de star ou faire beaucoup d’évènements mais encore tout cela reste incertain, il est évident que l’offre dépasse la demande depuis quelques années et que la moyenne des élèves dans un cours en France est de 8.
    Mais le chemin est bien plus dur pour celui qui souhaite témoigner d’une pratique traditionnelle, profonde accès vers le but du Yoga qui est d’unir l’âme qu’on pense individuelle avec l’universalité. Il semble que ce chemin ne soit plus réellement à la mode…
    Trouver un cours ou un chemin d’initiation sincère qui parle de çà et là aussi assez compliqué…

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    • 22 janvier 2015 @ 11 h 52 min bourceaud

      Et oui, je suis d’accord avec vos lignes. Pour ma part ai suivi de 1989 à 2006 mon enseignant. Mes mois d’été sont… heureusement qu’il fait beau, on mange moins ;-)) J’ai fait d’autres métiers en parallèle et le destin… l’éveil de remarquer, au fil de leur temps, mes pratiquant de plusieurs année, que s’ils ont passé le cap commence à s’aligner à leur corps, à leur personne, leur respiration. Il ne sont plus que dans l’action/réaction. A vouloir que le professeur trouve leur solution.
      Continuons de permettre cette ouverture ancrée dans la vie du maintenant corporel. VB

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    • Yoganova

      22 janvier 2015 @ 13 h 21 min Arnaud pour Yoganova

      Bonjour Denis, je suis partiellement d’accord avec vous. Comme je l’ai indiqué à la fin de l’article, je vois l’enseignement du yoga comme une sorte de sacerdoce et non comme une carrière potentielle.
      Je peux tout à fait comprendre que beaucoup aimerait faire ce « métier », après tout c’est un grand plaisir de pouvoir partager ce qu’on aime avec les autres et de les guider vers le mieux-être et la sérénité.
      Encore faut il être « qualifié » pour cela et donc avoir fait soi même l’expérience du Yoga dans le sens d’union intérieure.
      Dans des temps pas si lointain, cela voulait dire passer plusieurs années auprès d’un guide et s’immerger profondément dans une sadhana. J’ai pu constater que malheureusement beaucoup font passer la charrue avant les bœufs et voudraient devenir « maître » sans jamais avoir été disciple.
      Après c’est aussi une question de définition. Qu’appel t-on Yoga ?

      Une discipline spirituelle millénaire dont le but est l’Éveil ou Moksha ou bien une gymnastique « zen » qui nous amène au mieux-être physique et mentale ? Chaque enseignant semble posséder sa propre définition…

      Si c’est simplement un gymnastique alors tout le monde peut l’enseigner après quelques mois de formation. Si c’est une discipline spirituelle, cela demande souvent des années voir même une vie entière pour en saisir toute la profondeur.
      La confusion vient peut-être du fait qu’en Occident, Yoga est souvent synonyme de Hatha-Yoga, donc il suffirait d’être assez souple et de pouvoir exécuter les poses correctement pour l’enseigner. Hors comme certains le savent, la tradition est bien bien plus profonde que cela.
      Même quand il n’est question « que » de Hatha-yoga, les sources historiques comme le « Hatha-yoga pradipika » ou bien les « shivas-samhita » insistent sur les nadis, les chakras, le contrôle de l’énergie subtile (pranayama) et la méditation. Il n’y est presque jamais question d’anatomie.
      Pour avoir participer à nombre de cours de différentes écoles, je peux certifier qu’on y passe un temps fou à expliquer dans le détail telle et telle posture d’un point de vue physique seulement… Je ne dis pas que cela n’a pas sa place mais il faut reconnaître que c’est une « évolution » récente et très occidentale qui n’a pas grand lien avec la Tradition.
      Alors évolution ou déviation ?
      En tout cas le débat reste ouvert et je serais curieux d’avoir d’autres retours de lecteurs sur cette question.

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      • 22 janvier 2015 @ 16 h 22 min Denis Billo

        Bonjour Arnaud,
        A 100% d’accord avec vous dans l’idée que le Yoga est un sacerdoce et non une carrière, surtout si on entre dans une véritable pratique qui vise l’union avec l’universalité et pas juste la posture plus ou moins bien faite…
        Mais je me suis certainement mal expliqué, je souhaitais simplement dire qu’en France il est difficile de prétendre vivre du Yoga et qu’effectivement un travail à coté pour assurer son existence sera souhaitable. Je voulais aussi dire qu’il semble plus facile d’en vivre pour ceux qui suivent les modes et les styles de pratiques loin de la tradition et que pour celui qui s’enfonce réellement dans le Yoga tenter d’en vivre devient encore plus difficile autant par l’isolement qu’il procure en Soi que par le fait de se détacher des aspects extérieurs de l’existence, mais aussi par le fait que la vision traditionnelle n’est plus à la mode.
        Entièrement d’accord aussi sur le fait qu’en France beaucoup passent des heures à voir des aspects anatomiques très physiques et oublient tout le reste. Je me rappelle d’une première école que j’avais faite sur Aix en Provence où à chaque week-end venait un ostéopathe nous parler des heures sur le genou ou la cheville mais au final nous avions tout juste vu deux textes comme Patanjali et la Bagavad Ghita et rien sur les nadis, les adharas, les chakras, les bandhas ou encore les mudras et aucun travail sur le pranayama, clé du hatha Yoga mais par contre on nous avait bien appris la « contre posture »……

        Merci pour votre site !

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        • Yoganova

          22 janvier 2015 @ 19 h 55 min Yoganova

          Bonsoir Denis, je n’ai rien à ajouter tellement je suis d’accord avec votre dernier message. D’ailleurs il serait bon que nous ayons un peu de contradiction sinon nous allons passé notre temps à nous auto-congratuler. 😉
          Sur la difficulté de vivre du yoga, il me semble que nombre de ceux qui s’y sont essayer ne peuvent que confirmer vos dires. Ce n’est d’ailleurs pas un phénomène Français, j’ai pu constater qu’il en était de même dans un pays comme les Etats-unis ou le « yoga » est pourtant très populaire mais l’offre pléthorique…
          D’ailleurs je me demande si nous ne prenons pas le problème dans le mauvais sens et qu’il faudrait d’abord vivre en Yoga avant de vouloir vivre du Yoga.

          Si on se penche sur la tradition ( je suis un peu vieux jeux…) on constate que de nombreux maîtres yogis, zen, taoïstes et sufis avaient une profession comme tout le monde et enseignaient le soir venu, une fois leur travail accomplit.

          Certains étaient, bon gré- mal gré obligés de s’établir dans un ashram ou un monastère du fait de leur popularité, mais beaucoup aussi faisaient un tri scrupuleux parmi les postulants disciples. On est bien loin du marketing largement utilisé par des écoles plus récentes.

          Mais, j’essai de ne pas être trop idéaliste, nous vivons dans une époque bien différente de celle de nos prédécesseurs et chacun doit bien trouver un moyen pour survivre dans la jungle moderne.
          Alors pourquoi pas enseigner quelque chose qui peut faire du bien aux gens, même si on ne maîtrise pas toute la tradition ?

          Si l’enseignant ne ment pas sur son niveau de réalisation et ne prétend pas enseigner ce qu’il ne maîtrise pas, c’est bon pour moi. Je le considère comme un source de savoir valide et digne d’estime. Je serais même prêt à sortir mon porte monnaie pour recevoir son enseignement si je juge qu’il est bénéfique.

          Je crois savoir que vous enseignez Denis, comment arrivez vous à trouver un équilibre entre le temps passé et les nécessités matérielles?

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          • 23 janvier 2015 @ 2 h 22 min Denis Billo

            Oui, je crois que nous sommes en accord sur beaucoup de points, c’est heureux !
            Le Yoga s’est « imposé » à moi vers 18ans et m’a mis à mal pendant quelques mois…
            J’ai cherché en France de bons profs, mais à l’époque, il y a plus de 30 ans, ce n’était pas facile de trouver des gens ayant réellement goutés à l’énergie…
            C’est des rencontres et l’étude des textes qui m’ont le plus aidé dans mon chemin ainsi qu’un travail précis dans le pranayama (notamment Nadi Shodana en 16/64/32) qui a révélé le Yoga en moi.
            Aujourd’hui, le silence est mon guide et pour moi rien ne peut et ne doit être préparé à l’avance, seul l’instant, son énergie et le silence me guide dans la pratique…
            J’ai très vite compris que pour rendre libre les gens qui viennent partager une pratique, ou un bout de chemin avec moi je ne devais pas être accroché à l’argent ni au temps. Aussi je me suis mis à mon compte dans l’informatique et développe des sites et des programmes de gestion pour des entreprises. Le fait d’être à mon compte me permet de gérer mon temps comme je le souhaite et donc de gérer mes pratiques personnelles, mes cours, mes stages et mes formations et de subvenir au besoin de ma petite famille.
            J’ai voulu cette situation car j’ai vu souvent des profs faire la grimace quand un élève annule au dernier moment un stage. Il est évident que ce n’est pas simple d’être père de famille, de passer du temps dans la pratique du Yoga et de tenter de faire entrer assez d’argent pour payer ses traites et ses charges, je ne parle même pas de faire entrer beaucoup d’argent, mais de tenter de vivre convenablement.
            Bien sûr il faut de l’argent pour organiser une retraite de 15 jours ou une formation sur 3 ans, c’est indéniable, il y a donc nécessité à une certaine rentabilité et une bonne gestion pour louer un lieu, prévoir les repas , les intervenants, assurances et tout le reste et il ne serait pas concevable de perdre de l’argent à tous les événements que j’organise. Le fait que je sois à mon compte dans l’informatique me permet de proposer des solutions que je considère fondamentales, comme par exemple la possibilité d’offrir à des gens de venir gratuitement à des formations ou aux cours, mais aussi de ne demander à celui qui suit une formation de ne payer que ce qu’il consomme.
            Je dois aussi avouer que la pratique du Yoga permet de ne pas dormir beaucoup et donc passer de longues heures la nuit à travailler ou pratiquer pendant que le monde dort…
            Voilà décrit la roue de la vie qui tourne, elle est belle et elle doit le rester, mais bien sûr, au-delà de toute cette organisation horizontale, le moteur essentiel est cet axe central en moi qui lui est de plus en plus immobile, vertical, lumineux et en paix. Ce que je vise à chaque événement c’est de transmettre cette joie profonde, ce cœur vibrant et la saveur de l’esprit.
            Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, nous somme des êtres spirituels embarqués dans une expérience humaine…

      • 13 janvier 2017 @ 21 h 39 min Gabrielle Cholet

        En effet, dans tous ces cours de formation une grande place est faite à l’anatomie si cela semble moins authentique que ce que l’on peut trouver en Inde il y a plusieurs explications à ce phénomène.
        D’abord de nombreux éducateurs sportifs et professionnels de santé (kinés en particulier) se sont penchés sur le yoga et leurs formations impliquent nécessairement d’en tenir compte car on ne fait pas faire n’importe quoi à n’importe qui, cela peut avoir de graves conséquences même en yoga, ainsi la dérive du renforcement musculaire par le yoga demande une connaissance approfondie des chaînes musculaires par exemple. À fortiori pour des non professionnels du sport ou de la santé, n’ayant pas non-plus les connaissances requises sur toutes les autres dimensions du yoga. D’autre part, l’aspect légal de ces professions font qu’ils se couvrent en quelques sortes. Et puis vient l’aspect commercial tout simplement, du public auquel on s’adresse et à l’attente de celui ci en matière de connaissances, à l’occidentale !
        Est-ce bien ou mal pour le yoga ? Difficile à dire !
        L’adaptation permet une plus grande diffusion de ses bienfaits avec son pendant, toutes les dérives que cela peut supposer. Il faut faire appel à son sens critique en tant que pratiquant et faire le et ne pas se laisser éblouir par les stars de la discipline surtout si on adhère vraiment à l’esprit et aux valeurs du yoga. Et comme chacun doit faire sa propre expérience, on peut se tromper et recommencer, cela fait aussi partie du long apprentissage d’une vie…

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    • 4 décembre 2015 @ 10 h 01 min Astia

      Je partage tout à fait votre point de vue. Je rajouterai que c’est être un charlatan que de se déclarer prof de Yoga après avoir suivi un stage de 3 ou 6 mois ou en regardant des vidéos La règlementation devrait être plus sévère. Un mauvais enseignement peut créer l’effet contraire chez l’apprenant. Ce n’est pas un entrainement sportif ni une remise en forme. De plus, il existe de nombreuses contradictions pour certaines postures ou exercices de respiration selon notre état physique (asthme, grossesse, arthrose,..)

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      • 25 mars 2016 @ 16 h 21 min Vidal C.

        la formation des professeurs.. Tout est dit déjà par Denis et Yoganova. Notamment le fait qu’il n’existe pas de diplôme. Or inventer un diplôme aujourd’hui pour réglemente rla profession c’est aussi absurde que d’organiser des championnats de Yoga (ce qui existe). étant une discipline spirituelle on ne peut pas réglementer, codifier, ni mesurer l’éveil. Faisons confiance au jugement humain pour se tromper parfois et se corriger de lui-même. Pour ceux qui sont dupés par des escrocs yoguique, ils l’auraient tt autant été par des escrocs aux assurances, à la médecine, ou à la boule de cristal.

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        • 11 novembre 2016 @ 17 h 30 min daniel

          Bonjours Denis

          Voici la suite de ma réponse :

          je souhaite que ces sutras nous aident à mieux transmettre l’Art du Yoga

          Liens à consulter sur le sujet, que vous connaissez sans doute : Excellent site, une mine d’or de renseignements !!

          http://www.yogakshemam.net/French/interviews_Sribhashyam.html

          http://www.yogakshemam.net/French/interviews_Sribhashyam.html

          J’ai traduit de l’anglais avec google traduction et des corrections de ma part . J’espère que vous me pardonnerez pour des
          contres sens éventuels, mon anglais est encore assez basique, mais je me débrouille comme « un belge » !!

          « Les 50 Sutras d’or du Yogacharya B.K.S. Iyengar pour les enseignants de yoga.

          1 : Bien que le yoga puisse être enseigné dans un groupe, le professeur doit voir chacun individuellement.

          2 : A chaque instant , le professeur doit voir si l’élève interprète sur son propre corps tout ce que le professeur a dit .

          3 : Le professeur devrait être mille fois supérieur dans son propre mouvement.

          4 : Le professeur doit être plus rapide que l’élève pour corriger les erreurs .

          5 : Patience et tolérance sont nécessaire dans l’Art d’enseigner.

          6 : L’élève doit absorber quelque chose de ce que vous lui montrez , ainsi montrez
          vous-même et répétez de nombreuses fois si nécessaire. Le professeur doit monter six fois, , l’élève le fait trois fois : c’est l’amour .

          7 : Un prédicateur est un propagandiste , mais un professeur est une personne avec de la religiosité .

          8 : Un professeur ne devrait jamais se plaindre de douleurs .Vous devez vivre avec vos douleurs.

          9 : Si un professeur ne peut pas affronter une petite douleur , que pouvez-vous enseigner ?.Si vous ne pouvez pas faire correctement vous-même , vous ne pouvez pas enseigner aux autres correctement. Ainsi nous devons conquérir la douleur, et apprendre à pratiquer correctement.

          10 : Laissez l’enseignement du professer et l’étude de l’étudiant aller main dans la main.

          Sur l’humilité et la fierté

          11 : Etre humble en soi mais exprimer la fermeté à l’extérieur .

          12 : Etre humble à l’intérieur mais rugissez comme un lion à l’extérieur .

          13 : Si le professeur n’est pas intrépide il ne peut pas demander aux élèves d’être intrépide.

          14 : Soyez fort et positif dans votre approche .Au moment ou vous montrez un doute dans votre enseignement , vous plantez les graines du doute dans vos élèves.

          15 : Soyez affirmatif lors de l’enseignement de manière à crée la confiance dans l’élève.

          16 : Soyez extraverti en enseignant et introverti dans votre pratique.

          17 : Ne demandez pas à vos élèves ce que vous avez peur de faire vous-même .

          A propos de la facon d’approcher les étudiants

          18 : Si les élèves n’ont pas de perception dans l’âsana , vous devez démontrer de manière à ce qu’ils perçoivent par le sens et conçoivent en esprit comment percevoir dans leur pratique .
          19 : Dans l’Art de l’enseignement ,vous devez toujours travailler comme un « apprenant » .
          Le professeur apprend de ses élèves , chaque élève a un corps et un esprit différend . Il est du devoir du professeur de réaliser l’unité dans le corps et l’esprit de chaque individu par des adaptations variables.

          20 : Cherchez à aller de l’avant avec vos élèves . Construisez -le physiquement, mentalement et spirituellement par votre propre action et votre exemple , et non par de simples mots.

          21 : Il est préférable d’en former quelques-uns honnêtement bien, plutôt que de prétendre : j’ai enseigné à des milliers et des milliers.

          22 : L’enseignant est celui qui descend au niveau des étudiants et ensuite les construit pas à pas à atteindre le goal.

          23 : Descendez au niveau de vos élèves et ensuite guidez-les lentement avec amour et affection , jusqu’à ce qu’ils atteignent votre niveau .

          A propos de la pratique de l’enseignant

          24 : Un enseignant qui enseigne sans pratiquer est immoral.

          25 : Expérimentez sur vous même , mesurez les avantages et les inconvénients .
          Voyez qu’il y ait de la clarté dans vos pensées . Ensuite guidez les étudiants.

          26 : Comme professeur agissez premièrement par votre propre expérience , dans le droit et le faux, et ce que vous avez pensé (à ce sujet) , avant de le transmettre d’une manière identique à vos étudiants.

          27 : Les enseignants devraient travailler plus chez eux avant de souhaiter transmettre
          (le yoga) et ceci avant qu’ils dirigent une classe .

          28 : Travaillez sur vous-même , calmement à la maison pour trouver où vous vous avez commis des erreurs, soit dans vos explications, ou dans le procédé de correction de votre élève .

          29 : Laissons-nous réexpérimenter avant que nous transmettions nos connaissances , pour être clair à propos de ce que nous allons enseigner .

          30 : Ceux qui disent une chose et en font une autre , ne peuvent pas obtenir la grâce du yoga

          L’enseignant comme un apprenant

          31 : Soyer un enseignant le temps de l’enseignement , mais intérieurement dans votre coeur demeurez un apprenant . Cela vous fait découvrir la subtilité du sujet .

          32 : Vous devriez avoir l’humilité de dire que vous êtes encore à apprendre l’Art.
          Ne dites jamais : « je suis un professeur donc je sais enseigner ». C’est de la fierté.

          33 : Essayez d’avoir une nouvelle approche pour chaque leçon, si vous êtres fort avancé dans vos études . Si vous pouvez être profondément avancé dans vos études, vous avez toujours une place à l’amélioration (de vos lecons).

          34 : Plus profond vous sondez plus de nouveaux points viennent en lumière.

          A propos d’ erreurs et de négligences

          35 : Le professeur peut commettre une erreur en enseignant mais il ne devrait pas être négligent et insensible . La négligence et l’insouciance sont plus destructrices qu’une grave erreur . Une erreur se produit en raison du manque d’intelligence mais négligence et l’insouciance se produisent en raison de la conscience irresponsable.
          Un enseignant est entièrement et uniquement responsable (de sa conscience) .
          Une erreur peut être rectifiée et est donc excusable.

          36 : Négligence et endurcissement durant l’ enseignement est un péché impardonnable

          37 : Si d’autres professeurs font une erreur je ne crie jamais sur eux, mais je ne permets pas à mes propres élèves qui sont des enseignants de commettre d’erreurs comme celle-ci .Ils ne peuvent pas se tromper et (en même temps) rester fier.

          38 : Ne forcez pas les gens à faire un asana .L’asana ne viendra pas avec l’utilisation de la force . Quand la peau est très dure , vous devez obtenir d’abord le mouvement .
          Il y a action quand la peau est douce. Alors afin d’apprendre l’action que vous avez à faire , faites-la doucement.
          Vous devez faire la discrimination à qui donner le mouvement et à qui donner l’action
          La peau est le sens de la connaissance .

          A propos de l’Art de l’enseignement

          39 : Voir est un Art . Vous devez développer l’Art de voir en tant que professeur .

          40 : Le corps a sa propre intelligence, vous êtes un enseignant qui doit l’amener à la surface.

          41 : Dans l’enseignement la communication et la communion doivent aller ensembles .

          42 : l’enseignement est un Art difficile , mais c’est le meilleur service que vous pouvez faire à l’humanité .

          A propos de la façon de traiter un étudiant

          43 : Traitez les étudiants en tant que Dieu intérieur , mais commandez et demandez à l’extérieur.

          44 : Extérieurement l’enseignant devrait être extrêmement fort mais aussi profondément réceptif aux besoins des élèves . Servez l’ élève qui est venu vers vous comme si vous serviez la Divinité.

          45 : Traitez le corps des autres plus saintement que votre propre corps . L’élève n’est pas une chose que vous présentez sur un marché. D’accord je peux le jeter dehors.
          Un élève devrait être plus saint pour vous que votre propre soi.

          46 : Si les élèves viennent , remerciez Dieu qu’il vous en ait envoyé quelques-uns vers vous pour apprendre. Si les élèves ne viennent pas , remerciez Dieu que vous ayez le temps pour pratiquer. Servez les élèves qui viennent vers vous comme si vous serviez la Divinité.

          47 : En tant que professeur de yoga je donne plus que je prends .C’est mon éthique et ma philosophie .

          48 : Quand j’enseigne , je suis totalement attaché à mes élèves , à d’autres moments je suis totalement détaché.

          49 : Quand je présente à mes élèves tout ce que je reçois de ma Sâdhanâ je suis libre et je reste vide dans ma tête et je reste plein dans le cœur.

          50 : Je fais de mon mieux pour inspirer beaucoup de gens vers l’Art et la Science du Yoga . Si mes élèves le prennent comme une mission cet Art ne disparaîtra jamais.

          Réf : Yoga Rahasya vol 17,no 2, 2010

          « Ce que j’enseigne est la doctrine traditionnelle, poutre faîtière que la mort n’atteint pas. Je m’applique à agir selon les Pères de la Tradition ».
          Laô -Tseu

          « Dans la Tradition ancienne, l’ascèse est un Art de l’écoute. On écoute avec tout son corps. Et naturellement, certains corps sont plus sensibles que d’autres ».
          Réf : Guérir l’Esprit p 120, Ed Albin Michel

          Amitiés yoguiques

          Daniel

          Répondre

    • 11 novembre 2016 @ 17 h 09 min daniel

      Bonjours Denis

      Je te remercie d’avoir lancé « ce sujet brûlant » et il s’agit de savoir si c’est tapas ou un feu d’ogre qui nous dévore (l’ego).

      Tu nous dis :
      « Mais le chemin est bien plus dur pour celui qui souhaite témoigner d’une pratique traditionnelle, profonde accès vers le but du Yoga qui est d’unir l’âme qu’on pense individuelle avec l’universalité. Il semble que ce chemin ne soit plus réellement à la mode… »

      Effectivement, avant « on » s’occupait de sauver son âme, maintenant « on » s’occupe de sauver son corps !!
      Mais heureusement pour nous il y a encore des maitres » qui s’occupent de l’âme.
      J’invite les lecteurs de Yoganova à méditer dans leurs livres les définitions classiques du Yoga, consultez évidemment le Seigneur Patanjali, la Bhagavad Gîta, le Hatha Yoga Pradipika et ceux que j’ai oubliés de mentionner !!

      Voici le début d’un un texte présenté par mon épouse Marie Lennartz, professeur de Yoga selon Shri B.K.S.Iyengar au sujet de l’enseignement du Yoga :

      « Un enseignant a besoin de plusieurs qualités qui doivent correspondre dans la mesure du possible aux critères du yoga que l’on trouve dans les textes classiques et il faut considérer que ces critères doivent s’appliquer dans d’autres cultures ou les pratiquants ont d’autres repères que ceux de la culture Indienne.
      Ce qui entraîne toujours un choix difficile, une pratique de la transmission du yoga sur le fil du rasoir : par exemple ne pas assommer les élèves de « philosophie Indienne » au détriment de la qualité des cours, ne pas adapter les élèves au yoga et en faire une super gym en oubliant l’esprit du yoga, ect.
      Bref : toujours chercher l’équilibre dans la leçon de yoga et dans la vie.
      J’ai mis bon entre parenthèses car l’idée de « faire le bien » est très relative aux diverses cultures et il faut faire très attention au « souverain bien » qui peut conduire à bien des erreurs en croyant bien faire.

      Voici quelques critères qui me semblent importants :

      1. L’expérience, dans ce qui est transmis
      2. Expérience de la vie
      3. Connaissance des enseignements
      4. Patience et force de caractère
      5. Autorité
      6. Respect de la discipline
      7. Dévouement
      8 : Recherche continuelle

      L’expérience dans ce qui est transmis : de l’image.

      Un enseignant qui a de l’expérience dans ce qu’il enseigne le montrera, sans avoir à le démontrer. Les enseignants de Yoga peuvent enseigner un asana sans le prendre par la technique de la didactique verbale.
      Cette technique à l’avantage de provoquer une intériorisation de l’image de l’asana décrite par le professeur, ceci peut s’appliquer avec des élèves qui ont l’habitude de cette technique et qui peuvent la pratiquer.
      Mais c’est fort difficile au début et en général car l’élève a été habitué à copier une image de l’autre (le professeur), des autres au cours ou celle qu’il voit dans un miroir
      (La sienne) qui n’est pas celle de sa réalité.
      Le danger réside en ce que l’élève essaye de se conformer à ce qu’il croit devoir être ou devenir en yoga et il force, il souffre pour « y arriver ». Il faut de « la maîtrise de soi », atteindre « la perfection », contrôler ses pulsions ect. D’où le danger pour le corps que l’on force et brutalise sans l’écouter intérieurement.
      J’ai connu des élèves à qui on avait dû opérer les genoux car ils avaient absolument voulu faire le lotus en oubliant que toute asana se réalise dans l’équilibre quand les conditions favorables sont réunies.
      Il en est de même avec l’image de « l’idéal du yoga » : je voudrais être « comme cela » et je me vois toujours coincé dans ces postures.
      Le professeur doit souligner dès la première leçon l’importance primordiale des axes de la pratique « juste » : l’équilibre, la régularité aux cours, la rigueur ect.

      Amitiés Yoguiques

      Daniel

      Ps : dans la réponse suivante je partage avec vous les 50 Sutras d’Or de Shri B.K.S.Iyengar concernant les responsabilités de l’enseignant de Yoga.

      Répondre

      • 11 novembre 2016 @ 17 h 53 min Vincent

        « Le danger réside en ce que l’élève essaye de se conformer à ce qu’il croit devoir être ou devenir en yoga et il force, il souffre pour « y arriver ». Il faut de « la maîtrise de soi », atteindre « la perfection », contrôler ses pulsions ect. D’où le danger pour le corps que l’on force et brutalise sans l’écouter intérieurement. »

        Je suis entièrement d’accord avec vous. Malheureusement, ce que vous décrivez ci-dessus est ce qui se passe (c’est même la norme) dans tous les cours de ces pseudo-yogas modernes. Énorme travers véhiculé par ces profs bobos qui sont eux-mêmes dans l’ignorance la plus totale.

        Répondre

  2. 22 janvier 2015 @ 13 h 28 min Chloé Bovay

    Cet article me laisse un peu dubitative… Evidemment, si on vise 40 élèves par cours c’est difficile ! Mais dîtes-moi, dans quelle salle enseignez-vous pour pouvoir mettre 40 élèves ? Et quelle est l’attention que l’on peux donner à ses élèves s’ils sont si nombreux ? Moi je trouve que 10 c’est déjà très bien, et parfois un cours avec 5 élèves c’est bien aussi, même si c’est pas les plus avantageux financièrement parlant certes, mais ça permet de travailler autrement…

    Alors je pense qu’il n’y a pas de règles, chaque enseignant doit trouver sa manière de fonctionner, et il attirera les élèves à qui ça convient, par la simple loi de l’attraction… Est-ce vraiment un mystère ? (Les autres, il faut les laisser aller voir ailleurs, on ne peux pas être dans la séduction dans ce domaine.)

    L’évidence, c’est que on ne fait pas ce « métier » par appât du gain, sinon il faut faire autre chose, et être prêt à jongler avec un autre travail au début me paraît une bonne manière de fonctionner pour ne pas se mettre de pression financière et enseigner uniquement en suivant la voie de ce qui est juste pour soi. Car voilà peut-être la seule règle à mon sens : être soi-même, être authentique, et donner tout ce qu’on a à chaque fois, à chaque cours. Enseigner le yoga c’est une vocation, c’est notre Dharma, et c’est pour cela qu’ on le fait. Donc mon conseil aux gens intéressés à s’engager sur cette voie serait : si vous sentez cet appel suivez-le, le monde a toujours besoin d’enseignants. Et sinon, faîtes autre chose.

    Et si on le fait, et que l’on vit cette transformation magnifique et mystérieuse, on est certainement prêt à vivre avec un revenu modeste (même si certains profs s’en sortent très bien, grâce aux cours privés effectivement) et surtout on ne compte pas ses heures ! Je prépare mes cours à la fois jamais et tout le temps, c’est à dire en marchant dans la rue, faisant la queue à la poste, et sur mon tapis de yoga pendant ma pratique évidemment, mais ça c’est des heures qu’on ne compte pas. Ni celles à s’occuper de l’organisation, répondre aux mail… Malgré cela, je me sens privilégiée de faire quelque chose qui a du sens pour moi, et pour les élèves qui me suivent, et est-ce que cela à un prix ? Est-ce que je donnerai ce temps à faire autre chose ? Hum, non…

    Chloé

    Répondre

    • 22 septembre 2015 @ 12 h 41 min Kaivalya

      Chloé, vous donnez envie de pratiquer le Yoga avec vous.

      Répondre

  3. Yoganova

    22 janvier 2015 @ 14 h 16 min Yoganova

    Chloé, merci pour votre commentaire plein de sagesse et de sensibilité.
    Vous avez dit:
    « L’évidence, c’est que on ne fait pas ce « métier » par appât du gain, sinon il faut faire autre chose, et être prêt à jongler avec un autre travail au début me paraît une bonne manière de fonctionner pour ne pas se mettre de pression financière et enseigner uniquement en suivant la voie de ce qui est juste pour soi. Car voilà peut-être la seule règle à mon sens : être soi-même, être authentique, et donner tout ce qu’on a à chaque fois, à chaque cours. Enseigner le yoga c’est une vocation, c’est notre Dharma, et c’est pour cela qu’ on le fait. »

    Je suis totalement d’accord avec vous et c’est très juste. Ne pas prétendre être autre chose que soi-même est un gage de qualité chez l’enseignant. L’authenticité est un signe qui ne trompe pas.

    Répondre

  4. 22 janvier 2015 @ 22 h 44 min Marie Ghillebaert

    Avant tout, merci à vous Denis, Arnaud et Chloé pour vos commentaires auxquels je ne peux qu’adhérer.
    Comme vous le dites, Chloé, il est en effet impossible de quantifier le temps passé entre la préparation effective d’un cours (lorsque l’on couche sur le papier la trame de la séance que l’on compte enseigner) et toute la partie invisible de cette préparation qui n’est en fait jamais aboutie, mais toujours mouvante car un cours est vivant (même à le dernière minute, une fois en situation, face aux personnes qui composent le groupe ou face la personne dans le cadre d’un cours particulier, rien n’est figé, tout peut-être aménagé et ajusté). Tout est source d’inspiration aussi. Nous ne sommes pas en yoga seulement sur le rectangle de tapis sur lequel nos pieds, nos fesses ou notre corps tout entier se posent. Nous sommes en yoga en marchant dans la rue, en écoutant de la musique, en lisant un texte qui n’a a priori rien à voir avec le yoga, en discutant avec un ami à propos d’autre chose que le yoga, etc. Tout inspire, tout nourrit, tout enrichit. Il serait dommage de brider sa curiosité, son esprit et son cœur. La pratique est à chaque instant, même, et parfois surtout, en dehors du tapis.
    Au fond, la problématique plus ou moins implicite soulevée par l’article est « comment peut-on vivre du yoga ? ». Il y est question de temps passé, de carrière, de revenus, … Mais il me semble qu’une chose vraiment essentiel est oubliée… Que reçoit-on lorsque l’on enseigne le yoga ?
    Dans l’article, on parle de salaire, de popularité mais qu’en est-il de l’enrichissement personnel qu’apporte fondamentalement le lien qui nous unit à nos élèves, sans parler du lien qui nous unit à toute la lignée de maîtres grâce auxquels la transmission du yoga est arrivée jusque nous ?
    « Comment peut-on vivre du yoga ? » Quelle question ! On vit très bien du yoga ! Et peut-être bien que le petit prof de yoga qui donne des cours en toute simplicité et en toute discrétion à des groupes aux effectifs restreints vit bien mieux que les profs qui font des tournées internationales, sponsorisés par des marques de vêtements hors de prix (a-t-on besoin d’un tee-shirt à 100 euros pour bien pratiquer ? C’est un autre débat…), escortés par une horde de marchands de tapis (au sens propre comme au figuré). Le contentement d’être établi dans l’essentiel n’est-il pas bien plus heureux que la soif inaltérable de voir son nombre d’ « adeptes » sans cesse augmenter ?
    Et surtout, surtout… que fait-on de la joie impossible à mesurer de se sentir pleinement à sa place lorsque l’on enseigne ? Etre animé par quelque chose plus grand que nous et ressortir encore plus grand. Avoir investi toute son énergie, sans en faire l’économie, dans un cour, s’être impliqué corps et âme avant même la préparation du cours et continuer à être impliqué bien après que le corps ne soit terminé (car en vérité, le cours continue encore bien après que chacun soit rentré chez lui…). Et pourtant, bien que l’on y consacre du temps, de l’énergie, parfois même de l’argent (car il arrive fréquemment que l’argent gagné à enseigner soit insuffisant pour couvrir l’argent dépensé en déplacements, en livres, en cours et stages car un professeur continue toujours à pratiquer, à apprendre, à se former. Que celui ou celle qui connaît un professeur qui n’a plus besoin d’apprendre quoi que ce soit me le présente sur le champ !), et bien malgré tout ce que l’on donne, on reçoit encore bien plus, même (et peut-être surtout) si cela ne se matérialise sur une fiche de paie.
    On voit de plus en plus de formations plus ou moins sérieuses. On voit de plus en plus de personnes qui souhaitent « devenir professeur de yoga » comme si c’était un métier que l’on choisit parce que c’est un marché en voie d’expansion et parce qu’il y a de plus en plus de demande (« tous ces gens stressés qui ont besoin d’apprendre à respirer… »). Mais est-ce vraiment un choix d’orientation ? Pour côtoyer un peu le milieu de la formation, je suis toujours atterrée de rencontrer des « élèves en formation » qui non seulement n’ont pas de pratique personnelle (ils se contentent des cours qu’ils ont pendant les week-ends de formation, voire un cours hebdomadaire), mais en plus ne savent toujours pas ce que sont les gunas, les yamas, les niyamas, les bandhas, etc. au bout de quatre années de formation.
    Je partage tout à fait votre avis Denis, il y a un vrai problème à ce sujet. Il existe de nombreux yogis, sincèrement ancrés dans la pratique de yoga, mais qui n’ont pas de diplôme certifiant leur expérience et leur savoir probablement bien plus conséquents que ces vastes promotions de professeurs qui ne savent même plus trop bien eux-mêmes comment ils sont arrivés là. Et c’est dommage.
    Je pense en fait que le problème vient tout simplement du fait que beaucoup de gens veulent devenir professeurs de yoga. Mais, honnêtement, est-ce que ça se décide ? Est-ce que l’on choisit de devenir professeur de yoga ou est-ce que l’on se sent choisi à embrasser cette voie ? Selon moi, il s’agit davantage d’un appel auquel on répond comme une évidence, parce que justement nous n’avons pas d’autre choix, c’est là où est notre place. Alors, nous sommes sans attente, il n’y a pas de recherche de carrière, de popularité, de salaire. Nous avons déjà tout obtenu en trouvant notre place. Y-a-t-il un autre besoin à satisfaire ?

    Répondre

    • 24 janvier 2015 @ 23 h 28 min Turyatita

      Chers Denis, Arnaud, Chloé, Marie, merci pour votre partage. J’ai acheté mon premier livre de Yoga lorsque j’avais 16 ans en 1972, (collection marabout flash), j’ai tout de suite adhéré à cette discipline et je me suis acheté un deuxième livre un peu plus gros et tout aussi instructif, aussitôt après. J’ai lu tout Van Lysbeth et j’ai vraiment commencé à pratiquer le Hatha-yoga en 1980. Au début de ma pratique je lisais aussi les livres d’Alain Daniélou, de René Guénon, de Julius Evola. Je suis un mystique et j’étais fasciné, comme beaucoup d’autres à cette époque, par l’Inde, par les yogins, les sâdhus et les Maîtres spirituels. Je suis allé à Bénarés , à Armanath, à Rischikek et aux sources même du Gange. J’ai lu la Hatha-yoga Pradipika, la Gheranda Samhita, la Shiva Samhita, mais aussi la Bhagavad-Gîta, les Upanishads et les autres grands textes du Yoga. J’ai commencé à enseigner en 1992 à Paris et à Bourg-la-Reine. C’est mon professeur de Yoga à l’époque qui m’a demandé de prendre sa relève. Cela m’a paru tellement naturel d’enseigner, que je ne me suis pas posé de question et quand je me suis retrouvé au chômage en 1996, c’est devenu naturellement ma seule activité professionnelle. J’ai trouvé mon équilibre en Normandie ou je donne des cours dans des M.J.C. et dans diverses associations. Je donne même un cours de relaxation au centre pénitencier du Havre. Au début de ma pratique, j’ai pris ce que j’ai pu du Yoga, suivant le temps dont je disposais et mes connaissances, puis petit à petit, le Yoga m’a complétement pris, sans limite de temps. Il m’a pris de l’intérieur et de l’extérieur. De l’intérieur il m’illumine par Lui-même, puisqu’il est Atman, le Soi, la Pure Conscience, de l’extérieur parce que Je navigue pas mal sur les routes, pour pouvoir donner mes cours, mais je suis libre et j’enseigne ce que je veux. Pour les débutants des choses simples, pour les élèves réguliers un hatha-yoga classique et pour les élèves avancés la méditation. Quand à la Connaissance Spirituelle elle est réservée à ceux qui la cherchent vraiment et l’Adoration est une Grâce qui nous est accordée uniquement par le Bienheureux Seigneur Miséricordieux. Maintenant je ne fais plus de différence, tout est Yoga ; la posture, la respiration, la concentration, la méditation, la Connaissance , l’Adoration, les Œuvres. Tout est Yoga et Lui seul est.

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      • 25 janvier 2015 @ 18 h 48 min camus renaud

        Merci Turyatita, vous nous laissez un très beau témoignage, vos dernières lignes sont vraiment touchantes.
        Je me reconnais dans votre parcours.Juste une petite question puisque c’est un peu le sujet de l’article:
        Comment arrivez vous à conjuguer le partage d’une approche spirituelle et les besoins financiers ? Vivez vous de l’enseignement ou avez vous trouvé un autre moyen ? Merci par avance pour votre réponse.

        Répondre

        • 25 janvier 2015 @ 22 h 33 min Turyatita

          Bonsoir Renaud. J’ai un statut d’animateur dans les différentes M.J.C. et associations où je donne mes cours d’hatha-yoga, donc j’ai un salaire régulier. Petit salaire, mais salaire quand même qui me permet d’être autonome et d’élever seul ma fille depuis 10 ans. (J’ai une pension alimentaire aussi chaque mois et un petit loyer). Mes besoins personnels sont limités et je me contente matériellement de peu. J’ai des élèves de tous âges et de toutes conditions, avec beaucoup plus de femmes que d’hommes. Chacun travaille suivant ses possibilités. Quand je ne donne pas de cours à l’extérieur, je pratique chez moi, ou j’écris, ou je chante mon mantra, ou je fais le ménage en chantant mon mantra. Je suis toujours dans l’ambiance et mon grand texte de référence c’est la Bhagavad-Gîta. Parmi les grands Maîtres, j’ai un faible pour Ma Ananda Moyi, Ramana Maharshi, Nisargadatta, Swâmi Ramdas, Kabir. J’aime bien aussi Jésus et les Maîtres soufis. Je ne suis pas sectaire et je conjugue tout en Lui. Namasté

          Répondre

      • 12 novembre 2016 @ 17 h 43 min Daniel

        Bonjour Turyatita

        Il est bien réconfortant de lire des témoignages qui correspondent à notre expérience actuelle de vie en Yoga. « On » ne se sent plus seul au milieu de ce monde d’exil.
        Et ceci aussi face à l’apparente corruption du Yoga « à la mode de chez nous ».

        En fait le Yoga transmis depuis l’origine par les Maîtres de Sagesse est toujours identique et c’est par notre façon d’être en Yoga soit que nous nous éloignons de leurs enseignements, soit que nous nous en rapprochons dans tous les aspects de notre vie.
        A « un certain » moment nous commençons à nous rendre compte que nous sommes mystérieusement guidé, c’est ainsi que Notre Guide (Nara) nous oriente peu à peu dans la Voie (à l’écoute de la voix) du Yoga.
        N’hésitons jamais à lui demander des conseils et quand « cela « se réalise n’oublions pas de le remercier !!

        Et cela conduit à :
        « puis petit à petit, le Yoga m’a complétement pris, sans limite de temps. Il m’a pris de l’intérieur et de l’extérieur. «

        Le guide peut manifester sa présence en nous ou dans « une personne extérieure » ou par tout événement destiné à nous montrer le chemin (1), comme la déesse Athéna qui guide Ulysse pour rejoindre sa patrie perdue.

        Note : 1 : lire l’Ouverture du Chemin de Isha Shwaller De Lubicz, la table d’Emeraude (Sagesse Egyptienne)

        A propos du guide :

        « Nara est l’âme humaine qui, éternelle compagne du Divin ne se trouve elle-même que lorsqu’elle s’éveille à cette relation et lorsqu’elle commence comme dirait la Gita à vivre en Dieu. Narayana est l’âme divine toujours présente dans notre humanité, le guide, l’ami et le soutient secret de l’être humain, « le Seigneur qui habite le cœur
        A propos du guide :
        « Nara est l’âme humaine qui, éternelle compagne du Divin ne se trouve elle-même que lorsqu’elle s’éveille à cette relation et lorsqu’elle commence comme dirait la Gita à vivre en Dieu. Narayana est l’âme divine toujours présente dans notre humanité, le guide, l’ami et le soutient secret de l’être humain, « le Seigneur qui habite le cœur
        des créatures »
        Réf : Le Yoga de la Bhagavad Gita. Shri Aurobindo Ed Tchou, Introduction p 44

        Vraiment un beau témoignage qui manifeste maturité et profondeur dans la pratique du Yoga.

        Amitiés yoguiques

        Daniel

        Répondre

        • 25 novembre 2016 @ 10 h 52 min Turyatita

          Bonjour Daniel et merci pour ton message. Bonjour à tous. Voici un petit texte que j’ai écrit en introduction à un ouvrage qui n’a jamais été publié par une maison d’édition, mais que l’on trouve sur le net sur mon site « la fine fleur du Yoga ».(http://lafinefleurduyoga.over-blog.com)
          « Le véritable Yoga (pas celui des cours de fitness) est une chance qui nous est donnée pour nous élever volontairement vers les sommets de la Spiritualité. Le Yoga est si vaste qu’il englobe toute chose, le proche comme le lointain, l’apparent comme le caché, le fini comme l’Infini. Le Yoga est le chemin de toute une vie, et c’est vraiment une chance (et une grâce), que de pouvoir entreprendre actuellement ce chemin de la réalisation spirituelle (sadhana), loin des querelles partisanes et des conflits d’intérêts.
          Le véritable Yoga est universel et intemporel, mais s’adresse uniquement à tous ceux qui se posent des questions (pertinentes) sur les enseignements des grands Maîtres spirituels (modernes et anciens). En effet, s’il n’y a pas de questionnement initial et d’intérêt pour la Spiritualité, il ne peut y avoir de réelles réponses (sauf par grâce particulière). Mais si l’Inde (avec ses différentes périodes historiques) a été le berceau du Yoga, aujourd’hui cette discipline a largement dépassé les cadres de son environnement originel, et appartient maintenant à l’humanité entière (depuis internet). Chacun peut à l’heure actuelle, faire des recherches sur le web, et trouver des réponses à ce qu’il cherche. Tout ce qu’il faut, c’est être sérieux et patient. Le véritable Yoga demande à être étudié au quotidien, à la lumière des grands textes anciens de référence (Bhagavad-Gîtâ, Upanishads, Yoga-sûtras…). L’étude du Yoga est indispensable, et nous permet de pénétrer en profondeur dans le domaine de la Connaissance pure (Jnâna-yoga). Mais si le véritable Yoga est une science, c’est aussi une grâce, et sans la grâce et la dévotion au Seigneur (Bhakti-yoga), notre chemin ne saurait être complet. Nous devons aussi travailler dans le monde (Karma-yoga) et méditer (Râja-yoga), en vue de purifier notre esprit, et de pacifier notre mental. Quant à la pratique du Hatha-yoga, c’est avant tout une préparation au Râja-yoga et une aide précieuse pour les adeptes réguliers. Le véritable Yoga est un long travail de mûrissement intérieur, avec ses périodes d’interrogations, ses périodes de doutes et ses réelles avancées. Le mieux serait d’être auprès d’un authentique Maître spirituel vivant (Guru), en Inde ou ailleurs, pour pouvoir bénéficier de son rayonnement et de sa guidance. Mais quelque soit notre situation présente, c’est de cette situation présente même, que nous devons nous mettre en chemin, pour aller à la recherche du Divin. Aussi, en ces temps d’incertitude et de de profondes divisions, l’étude du Yoga Suprême représente, pour toutes les personnes réellement intéressées par la Spiritualité, une grande avancée. Puisse cet enseignement vous aider, d’une manière ou d’une autre, à réaliser l’Union Divine. Que la Paix soit avec vous, soyez dans la Joie. » Om Shanti !

          Répondre

    • Yoganova

      25 janvier 2015 @ 19 h 34 min Yoganova

      Marie, je n’ai pas grand chose à ajouter tellement je suis en accord avec votre commentaire.
      Je voudrais juste revenir sur les formations d’enseignants puisque c’est devenu un peu « la vache à lait » de nombre d’écoles. Les formations d’enseignants « rapportent », il faut bien le dire. Elles rapportent même doublement car en plus de l’afflux financier, les enseignants ainsi formés vont dans le monde propager la bonne parole et du coup ramène d’autres prétendants enseignants qui rempliront les prochaines formations…
      J’ai même vu des écoles qui étaient pourtant sur une ligne traditionnelle et qui préconisaient des années d’ascèse et de pratiques personnelles changer soudainement leur fusil d’épaule en enseignant des TTC (teachers training course) de 3 mois à des prix extravagants.
      Et bien, ils sont très vite remplis, rapporte énormément d’argent et garantisse un développement inespéré de la communauté.
      A telle point que cette école n’enseigne quasiment plus que des TTC, il y a un TTC Hatha-Yoga, un TTC Kundalini Yoga, un TTC Tantra-yoga et j’en passe.
      J’ai même vu de nombreux « enseignants » passés par ses trois mois offrir presque immédiatement des formations d’enseignants alors qu’eux même étaient bien loin d’avoir maîtriser les premiers rudiments de la pratique et je ne parle même pas de la philosophie qui va avec…
      Les gens veulent devenir enseignants sans être passé par la case disciple. Ils veulent jouer des concertos sans être passés par une longue discipline et le rébarbatif travail des gammes… La vérité c’est qu’on ne trouve pas de « Mozarts » sous chaque tapis de Yoga.
      Mais encore une fois, si le Yoga n’est qu’une gymnastique zen amenant à un mieux-être, grand bien leur fasse.
      De mon coté il me semble que c’est un gros problème et un risque potentiel énorme pour l’avenir du Yoga en Occident.
      Qui vivra verra…

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      • 26 janvier 2015 @ 22 h 16 min Marie Ghillebaert

        Je partage tout à fait votre avis Arnaud ! Pour avoir passé quelques temps à Rishikesh l’année dernière, j’étais assez stupéfaite de voir à quel point le commerce du yoga y est développé. On y pléthore d’écoles proposant toutes sortes de TTC dont l’objectif est de faire devenir professeur de yoga tout profane alléché à l’idée de créer un business autour du bien-être puisque c’est devenu un marché si porteur et prometteur… Ok, il y a 200, 300, voire 500 heures d’enseignement. Mais… Est-ce vraiment un gage de sérieux ? Faire un maximum d’heures de cours en un minimum de temps, ça me paraît être complètement à milles lieues de ce que le yoga enseigne. Selon moi, c’est enseignement qui nécessite du temps, de la maturation, de la digestion. 300 heures en un mois c’est un peu indigeste, non ?
        J’ai un jour discuté avec une jeune-femme ayant suivi ce type de formation. Elle m’a avoué que c’était tellement dense que finalement ça l’a plus écoeuré qu’autre chose et du coup, à l’issue de cette formation, elle est restée plusieurs mois sans pratiquer du tout parce qu’elle avait besoin de « faire une pause »… Alors elle donnait des cours mais « ne pratiquait plus tellement »… Que peut-on espérer transmettre et enseigner lorsque l’on n’est pas soi-même engagé avec conviction, assiduité et régularité dans la pratique ?
        Et lorsque je dis « pratique », je ne parle bien entendu pas uniquement des postures que le corps tient sur un tapis. Comme l’a très bien souligné Turyatita, la pratique recouvre chaque instant de la vie. Chacun de nos souffles, chacun de nos gestes, chacun de nos sourires est « pratique » à partir du moment où la conscience et l’intention que l’on y met nous transcende et nous sublime. Chaque fois que nous avons l’occasion de ressentir en nous et d’exprimer autour de nous ce qu’il y a de divin, nous sommes en « pratique ». Apprend-on cela dans les TTC ? Peut-être. En théorie. Mais a-t-on le temps de percevoir cela, de le ressentir au plus profond de son être ? Est-ce que un mois de cours intensif y suffit ? Je crois bien que même une vie toute entière n’y suffit peut-être pas alors…
        J’ai également rencontré des personnes qui, au bout d’une formation (que ce soit une formation en 1 mois ou en 2 ans), estimaient que c’est bon, ayant obtenu le diplôme, tout était acquis et hop les voilà à enseigner ce qu’ils ont appris (qui peut être de grande qualité, je le nie pas) sans chercher à aller plus loin, sans chercher à approfondir. A partir du moment où il y a les connaissances suffisantes pour donner des cours, autant s’en contenter… Ce n’est pas l’idée que je me fais du yoga. Pour moi, la qualité d’un enseignement se trouve dans un enrichissement permanent à travers une curiosité toujours grandissante, une soif d’apprendre inaltérée, un désir incessant d’avancer dans sa propre pratique, dans son propre cheminement. Comment se contenter d’ouvrir une seule porte lorsque l’on sait qu’une fois le seuil de cette première porte franchie, mille autres s’offrent à nous. Il ne s’agit pas de se perdre dans les voies labyrinthiques du yoga (« eka tattva », un seul chemin plutôt que la dispersion, reste de mise) mais en tout cas de se laisser éveiller par l’émerveillement face à l’étendue de choses à explorer et à découvrir, à expérimenter et à vivre, à échanger et à partager. Apprend-on cela dans les TTC ? Je ne sais pas. Pas le temps. Faut rentabiliser au maximum le temps et l’argent investi alors on s’en tient à ce qui est considéré comme l’essentiel : quelques points d’anatomie, la dissection de quelques postures, deux-trois mots sur la respiration histoire d’en avoir parlé, …
        Tout cela pour revenir sur le fait que de nombreuses choses ne s’apprennent pas, elles s’expérimentent. Une formation est une base intéressante mais les formateurs ne donnent que les pièces détachées, c’est aux élèves en formation de les monter pour constituer leur propre assemblage : les formateurs ne vont pas pratiquer à leur place. Tout comme eux, futurs enseignants, ne pratiqueront pas à la place de leurs futurs élèves.
        Mais après, tout dépend de ce que l’on place sous le mot « yoga »… De plus en plus, il y a des cours de stretching ou de fitness que l’on baptise « yoga machin » (souvent un nom périphérique à consonance anglo-saxonne puisque la plupart de ces « nouveaux yoga » naissent aux USA). J’ai du mal à comprendre ce cirque autour du mot « yoga » qui est hélas de plus en plus souvent utilisé à tort et à travers… C’est quoi exactement ? C’est parce que ça fait exotique que ça plait tant ? Hélas, de l’Inde traditionnelle (puisque, comme j’ai pu le voir, l’Inde contemporaine semble hélas de plus en plus céder aux sirènes mercantiles de la demande occidentale…) à l’Occident, il semble bien que quelques notions essentielles se sont perdues en chemin… La route est longue, faut dire, ça fait une circonstance atténuante !…
        Dieu merci, il existe tout de même des personnes qui ont réellement et sincèrement à cœur de préserver la nature fondamentalement spirituelle du yoga (on le voit à travers ce site – YogaNova – qui est vraiment indispensable dans le paysage yogique occidental ; on le voit aussi à travers les commentaires tellement encourageants de Denis, de Chloé, de Turyatita, de Renaud et de vous, Arnaud)…
        Bien à vous et à vos lecteurs de plus en plus nombreux (ça aussi c’est réjouissant ! Ils ont trouvé le bon endroit !)…

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  5. 26 janvier 2015 @ 22 h 26 min Jean-Louis

    Tous ces échanges correspondent à mes propres observations et réflexions ; merci à tous de l’avoir si bien formulé. Grand merci aussi à Arnaud, pour le très beau site qu’il nous propose.

    Enseigner est une épreuve qui nous ramène très vite à notre réalité. Et si cette réalité est qu’on n’est pas entièrement investi par le Yoga, si ce n’est pas quelque-chose qui nous nourrit profondément, qui nous « obsède » du matin au soir, on est comme un moulin à paroles qui débites les choses machinales qu’on a apprises, sans lien avec notre réalité d’être. Les élèves le sentent, s’ennuient et ne reviennent plus. Une exception pour les cours subventionnés (municipalités, entreprises, « usines » de fitness), car comme « ça fait toujours du bien de faire des étirements » et que « c’est pas cher », il y a un peu de monde et on est content (bien qu’on ne gagne pas grand chose).

    Les « vrais » professeurs de yoga sont rares. Les bons professeurs ont la foi, ne comptent pas leur temps ni leurs efforts, pratiquent beaucoup et enseignent avec désintéressement. Leurs cours sont remplis, ils gagnent de l’argent, et ne l’utilise pas forcément pour eux. La plupart continuent à se perfectionner auprès d’un Maître.

    Le yoga est une offrande, un don de soi et un renoncement, un acte à « … accomplir par sens du devoir, sans en attendre aucun fruit, et ce, malgré les contraintes et les désagréments. » B.G. V.1-12

    Le nombre d’élèves qui payent (cher) pour assister à mes cours n’est pas élevé ; j’ai un bon métier par ailleurs, heureusement ! Cela me rend humble. C’est un précieux indicateur de tout le travail qu’il me reste encore à accomplir pour « être » plutôt que pour paraître. Mon petit ego apprend progressivement à laisser sa place à une Parole juste, celle qu’on ne prémédite pas, mais qui émerge d’instant en instant, de manière appropriée à ce que chaque élève a besoin d’entendre à cet instant précis. Et ça, ça ne s’apprend dans aucune formation !

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  6. 3 février 2015 @ 15 h 00 min Eric Carton

    bonjours,il semblerait que le problème au niveau des formations soit que l’on forme des enseignants au lieu des former des pratiquants,à quand le contrôle annuel des acquis et du niveau de pratique ?
    a quand un minimum d’années de pratiques au delà des trois années standard, avant de donner des cours ? d’ un tutorat sur les centres de formations,comme là ou j’ai appris,ou nous pouvions donner et apprendre a donner des cours ?,a quand le travail sur la pédagogie…. ? au lieux de faire de l’osteo-articulaire, et de demander des mémoires de 200 pages sur l’anatomie, comme j’ai pu le connaitre il y a une quinzaine d’années
    cela participerai d’une sélections naturelle,et éviterai des profs qui n’ont plus de pratique personnelle,si…. si…. ça existe !!!
    et d’autre qui sont là par opportunisme ..financier
    merci a yoganova d’ouvrir cette nouvelle fenêtre de réflexions,et merci pour la qualité de son site.

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    • Yoganova

      3 février 2015 @ 20 h 28 min Yoganova

      Merci Eric pour votre commentaires. Vous encouragements nous vont droit au cœur.
      Vous mentionnez les professeurs de yoga qui n’ont plus de pratique personnelle et c’est effectivement un gros problème.
      Il me semble que plus on enseigne tôt et plus cela devient difficile d’avoir encore une pratique personnelle. Encore un piège de l’ego certainement…

      Répondre

  7. 25 mai 2015 @ 11 h 58 min Denis Billo

    Je n’étais pas revenu là depuis quelques temps et je suis heureux de voir que des pratiquants cherchent vraiment !
    Qu’effectivement les sirènes et les sublimes photos à la mode internet ne satisfont pas le véritable chercheur qui comprend vite que la profondeur n’est pas là.
    Merci Turyatita pour votre témoignage
    Merci aussi à Marie Ghillebaert, Chloé Bovay, Camus Renaud
    Il est évident que le chercheur devra s’éloigner des « styles » de Yoga très typés qui laissent le pratiquant dans une quête très restreinte et de fait il devra vite se séparer des Yogas à la mode.

    Bien sur, toutes ces nouvelles formes de Yoga et ces formations sur 3 mois participent à une mieux être de masse et en cela il y a quelque chose de bien. Si le monde entier se mettait à rechercher le bien-être en respectant l’autre, l’humanité serait lumineuse !
    Je me dis aussi, qu’il restera toujours des êtres un peu plus éclairé et de fait plus éclairant qui proposeront quelque chose où la conscience et la lumière, attributs de l’esprit, remplaceront l’attachement au corps et à sa forme.
    Je pense que le chercheur véritable trouveras toujours un chemin et des phares pour l’éclairer.

    De toute évidence aussi, celui qui propose un Yoga de profondeur ne voit pas ses cours se remplir avec des dizaines de pratiquants, à mon humble niveau, les formations que je propose, sur 3 ans, débutent autour de 12 personnes et se finissent autour de 6 personnes, la rentabilité est alors bien maigre, mais elle ne m’a jamais motivée outre mesure. Passer 3 ans sur un chemin n’est pas simple, la vie impose parfois des choix et plus de la moitié ne peuvent arriver au bout pour de multiples causes.

    Ce qui m’étonne le plus dans ces formations très courte, c’est le fait que quasiment aucun texte ne soit lus sans même parler des les étudier.
    Elles se contentent souvent de lire les Yoga Sutras de Patanjali, où Yama et Niyama sont décortiqués au point que les gens ne peuvent rien dire d’autre sur ce texte. Parfois elles proposent un peu la Bagavad Ghita et encore 1 ou 2 textes…
    Pour autant jamais aucun « prof » ne pourra rendre compte de la profondeur et de la vastitude de la science du Yoga.
    Le véritable chercheur devra donc passer des années à étudier les textes pour trouver en eux des nouvelles idées à expérimenter pour cheminer dans sa pratique. Une boucle vertueuse se met en place, la pratique nous fait comprendre les textes et les textes nous guide dans notre pratique.
    La pratique sans connaissance est une voie de perdition, parfois même dangereuse et bien sur l’étude des textes sans pratique est elle aussi une hérésie.

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    • Yoganova

      26 mai 2015 @ 11 h 22 min Yoganova

      Bonjour Denis, cela fait plaisir de vous revoir par ici.
      Je partage votre opinion sur les formations de Yoga aux formats courts.
      La vérité c’est que c’est un des seuls moyens de « vivre » financièrement du Yoga et même des écoles réputées s’y sont mises, au détriment de l’authenticité et de la qualité de la dite formation.Comme vous le mentionnez très bien, il faut des années d’expérience et avoir fait un travail profond sur soi même pour pouvoir prétendre guider les autres.
      On peut se poser la question de la validité de cette forme d’apprentissage. Peut-être allons nous traiter de cette question dans un article prochainement.

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    • 27 mai 2015 @ 6 h 12 min Marie Ghillebaert

      Merci beaucoup Denis pour vos lignes qui sont toujours d’une très grande justesse. En effet, je trouve aussi vraiment regrettable que les formations ne proposent pas une étude suffisamment détaillée et variée des textes qui sont pourtant d’un éclairage précieux et même primordial pour la pratique. Moi-même, au cours de ma formation (qui a pourtant duré 4 années), seuls les Yoga-Sutras, le Yoga-Rahasya, certains Upanishads, quelques passages de la Gîta et de rares passages de la Hatha Yoga Pradipika ont été enseignés. Et encore, je ne peux pas me plaindre lorsque je vois la plupart des autres formations dans lesquels il n’est même pas une seule fois fait mention de ces textes qui, semble t’il, sont inutiles et remplacés par « comment choisir la musique pour accompagner son enchaînement de postures »… Heu… Cherchez l’erreur…
      Mais je pense surtout que le problème de la majeure partie des formations c’est qu’elles prétendent apporter tout ce qu’il faut pour devenir prof de Yoga sur une durée limitée ; bien souvent, ce qui n’est pas dit c’est que emprunter le chemin de l’étude du Yoga n’est en aucun cas un CDD qui touche à sa fin avec l’obtention d’un diplôme symbolique et qui n’a, dans la plupart des cas, selon moi, d’autre valeur que de certifier l’acte de présence de l’étudiant. Non, l’étude du Yoga est une étude continue pour laquelle une seule vie sera sans doute trop courte (sinon comment justifierait-on la réincarnation ? Revenir n’aurait aucun intérêt si nous n’avions plus rien à apprendre ! 😉 ). C’est pourquoi même les professeurs ont ce besoin essentiel de continuer à étudier. Comment pourraient-ils espérer transmettre quoi que ce soit en restant sur leurs acquis qui parfois nécessitent eux-mêmes d’être approfondis, voire même remis en cause… En effet, combien de fois croit-on avoir compris et digéré quelque chose et pourtant avoir une conscience encore trop colorée et éloignée de l’essence de ce que l’on croit à tort maîtriser ? C’est ça qui est fabuleux ! Les textes sont inépuisables ! On peut y venir, y revenir, y retourner encore et encore et continuer toujours à en extraire un nectar toujours plus raffinée. Et cela est lié au fait que, comme vous le dites, nous nous construisons par la pratique et notre pratique, en nous faisant mûrir, nous permet de recevoir le cadeau des textes avec davantage de disponibilité intérieure.. Autrement dit, faire de l’espace en soi pour pouvoir laisser croître et se déployer la virtuosité de ce que les textes ont à faire germer dans notre cœur.
      Donc, à défaut d’avoir pu recevoir un enseignement suffisamment riche au cours des formations, lorsque l’on nourrit une véritable soif d’apprendre, de comprendre, de développer, d’avancer, il faut chercher en plus, ailleurs, par soi-même et ce n’est hélas pas facile. Car les véritables enseignants de qualité sont rares et surtout, surtout peu médiatisés car ils ne sont pas avides de succès, pollués par l’ambition de remplir des stades d’élèves ou de pratiquants, corrompus par des sponsorings bien juteux (vendeurs d’ « uniformes » de yoga (leggings dernier cri en tête), tapis connectés à je ne sais quelle application Internet et autres bricoles en tout genre), …
      Bref, on y revient toujours : l’élève trouve le maître (et le maître dont il a besoin) lorsqu’il est prêt, le reste ce sont des petits cailloux semés sur son chemin qui peut-être un jour le mènera vers ce maître qui aura vraiment matière à lui enseigner. Mais, étant donnée la vaste montagne d’enseignement que représente le Yoga, les petits cailloux que l’on empile peu à peu, c’est déjà pas mal pour démarrer l’ascension vers notre propre sommet… :)
      A plaisir de vous lire, Denis, ainsi que les autres commentateurs habituels et plus ponctuels de Yoganova… :)

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      • 27 mai 2015 @ 9 h 00 min Denis Billo

        Merci Marie pour votre témoignage !
        Marie : « Autrement dit, faire de l’espace en soi pour pouvoir laisser croître et se déployer la virtuosité de ce que les textes ont à faire germer dans notre cœur. »
        C’est exactement ça, ne pas tout prendre avec notre ego, le laisser devenir transparent pour que le lieu, la montagne, ou un texte, ou une musique, ou une saveur, ou l’amour, ou tout en même temps entre en nous et se révèle.

        Bonne journée

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  8. 16 septembre 2015 @ 9 h 11 min Denis Billo

    Une nouvelle session pour 3 ans débute ce samedi. Je propose un véritable chemin initiatique, qui vous ferra peut-être entrer dans une véritable lignée…
    http://www.yoga-darshan.com/formation_de_professeurs_perfectionnement_yoga.php

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  9. 17 septembre 2015 @ 13 h 23 min Eve-Anne / votreyoga

    Le yoga est comme il est aujourd’hui. Certes 9 personnes sur 10 pratiquant des postures n’empruntent peut-être pas une voie spirituelle. Ok l’essence se perd mais je trouve que de trop juger ou critiquer ce mouvement ne va pas arranger les choses. Au contraire … le yoga est une voie d’amour et l’amour passe par l’acceptation de ce qui est. Les gens ont le droit de prendre la voie qu’il sont envie d’emprunter comme ils veulent l’emprunter. Aimer le yoga et sa « tradition », c’est bien. Aimer les gens comme ils sont, c’est mieux. Personne ne sait sur quoi cela va déboucher au bout du compte.
    Je sais que ce n’est pas facile de vivre de cours de yoga. Actuellement, je fais le nécessaire pour me faire un peu connaître. J’ai cru pendant longtemps que c’était à l’encontre de l’esprit du yoga. Et je me trompais. Comme le dit mon professeur, « il y a la pratique et il y a les jeux du monde ». Les jeux du monde sont à jouer pour apprendre et non pas à critiquer, à fuir ou à condamner. Dire que faire se cotoyer business et yoga, c’est faire se cotoyer le meilleur et le pire, je ne suis donc pas tout à fait d’accord. Il y a des dérives et des abus, c’est sûr. Mais ça, c’est dans tous les domaines …
    Bien sûr qu’un prof de yoga n’est pas forcément un guide spirituel. Ce sont des niveaux différents. Par contre, traditionnellement dans le yoga, quand quelqu’un a reçu un enseignement, il est dans l’ordre naturel des choses que ce disciple transmette un jour lui aussi ce qu’il a reçu. Et je ne crois pas que l’éveil ou que « le niveau spirituel le plus élevé » (si on peut appeler ça comme ça) soit forcément requis. En accord avec les enseignements que j’ai reçus, le diplôme de professeur n’a de valeur que celui d’un engagement : celui de transmettre ce que j’ai reçu à qui me le demandera. Qui somme-nous pour dire que telle formation est mieux qu’une autre, que tel diplôme offre plus de garantie qu’un autre ? Que telle façon de faire est mieux ou plus riche ?
    Au niveau financier, il y a la réalité du marché. Vivre modestement uniquement de ses cours, ou faire un autre job à côté, ou avoir l’esprit commercial et vivre généreusement du yoga, c’est un choix personnel et non critiquable. La « carrière » n’est pas forcément en contradiction avec un chemin personnel engagé.
    Pour revenir sur la « mode » du yoga aujourd’hui, il y a bien sûr de l’évènementiel, il y a l’esprit fitness. Mais, dans mes cours, je cotoie aussi beaucoup de personnes qui se posent de vraies questions, et qui sont en recherche. C’est moins visible, moins spectaculaire, c’est discret mais ça ne veut pas dire que ça concerne un moins grand nombre de personnes.
    Les gens ne connaissent plus les textes, c’est vrai. Et c’est important qu’il y ait quelques passionnés qui continuent de les étudier et qui en soient les gardiens pour qui veut en recevoir les enseignements. Mais ça ne veut pas dire que les gens sont pour autant sans spiritualité.

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  10. 18 septembre 2015 @ 4 h 56 min Lola

    Merci Eve Anne pour votre commentaire, je commencais à penser que les commentateurs (et du coup le site) étaient très fermés d’esprit. Oui, aujourd’hui en Occident les gens s’interessent principalement au Hatha Yoga. C’est (il me semble) un fait. Et alors ? Chacun rencontre le yoga sur sa voie. Et si les gens découvrent le yoga à travers le corps, pourquoi pas ? Qui sommes-nous pour juger ? S’ils souhaitent découvrir un peu plus et s’ouvrir au yoga « spirituel » ou « énergétique », tant mieux. Mais ce n’est pas obligé. Il y a pleins de gens qui vivent très bien sans yoga, et sous pretexte que le yoga a eu un impact positif dans nos vies, nous ne devons pas l’imposer aux autres comme la seule et unique voie vers une vie « meilleure ». Nous n’avons pas à leur imposer non plus « le vrai yoga » ou ce que l’on considère comme tel. La critique est inutile et destructrice. Que chacun fasse sien le yoga, son yoga. Et que chacun regarde sa propre pratique avant de critiquer celle des autres.

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    • 18 septembre 2015 @ 9 h 04 min Denis Billo

      Je crois que personne n’a dénigré personne ici et que justement tout le monde montre une belle ouverture d’esprit…
      Le Yoga est loin d’être la seule voie possible pour trouver la lumière de l’esprit, il en existe bien d ‘autres tout aussi valables et efficientes.
      Il me semble que http://www.yoganova.fr est un site qui parle de Yoga, le thème est déjà dans son nom alors il est bien normal de parler de Yoga ici.
      le Yoga est un gros business, cela aussi est une évidence
      Dire qu’il existe 3 buts dans le Yoga est simplement parler de la tradition du Yoga, c’est tenter de redonner une place claire à tous les « styles » de yoga qui sont présents dans notre monde assez matérialiste, je pense que vous serez d’accord sur ce point ?

      Le premier but « extérieur » basé sur le bien être et dit « chemin du débutant » (Baya lakshya)
      Le but intermédiaire qui permet de contrôler le mental et tout ce qu’il est, sentiments, états d’âme, les 3 états de conscience ordinaire, son histoire…), Madhya lakshya propose déjà une longue maturation et demande de garder longtemps les postures et de faire des techniques très précises comme des pranayamas, des mudras, des mantras, des pujas…
      Le but intérieur, spirituel, (Antar lakshya) qui cherche à unir l’âme individuelle à l’âme universelle, il demande de maîtriser l’assise très très longtemps et l’ouverture de Udana.

      Il me semble qu’exposer cela est simplement permettre à celui qui chemine dans le Yoga de comprendre où il se situe et ce qu’il fait, il pourra ainsi choisir en toute connaissance ce qu’il veut faire et là où il veut aller. Ce n’est donc pas apporter un « jugement » mais un discernement possible et comme il est dit plusieurs fois par tout le monde faire un Yoga pour le bien être est déjà mille fois meilleur que de prendre de la chimie pour tenter d’aller mieux…

      Bonne pratique !

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  11. 18 septembre 2015 @ 4 h 59 min Lola

    J’aimerai rajouter aussi que dans l’enseignement du yoga, il y a pas que le savoir qui compte, il y a surtout la pédagogie : être capable d’enseigner, d’estimer le niveau de l’élève, d’adapter son enseignement aux envies de l’élève, de garder patience, d’être en empathie etc…

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    • 20 septembre 2015 @ 18 h 47 min Denis Billo

      Pratique et savoir son une boucle vertueuse !

      Une pratique sans savoir est aveugle et ignorante, elle peut même déboucher sur l’intégrisme…
      Un savoir sans pratique ne sert à rien.

      Toute pratique commence par l’acquisition d’un savoir, ne serait-ce que de savoir respirer et d’avoir eu la chance de recevoir un enseignement pour comprendre cette mécanique.
      Après il nous faut apprendre les nadis, les centres, les Adharas, les bandhas, les mudras, les mantras, les rituels, les pujas, …, tout cela est un sublime savoir qu’il nous faudra mettre en pratique et intégrer.
      Puis il a ce qui est secret dans la pratique, les techniques d’éveil des énergies et cela est écrit dans aucun livre, mais cela est aussi un savoir millénaire transmis et qui doit être reçu, appris et maîtriser…
      Bref, sans savoir on ne fait rien…

      Il faut donc avoir une grande connaissance pratique mais aussi théorique pour prétendre guider quelqu’un vers la lumière de l’esprit.
      Il faut aussi pouvoir apporter des réponses à ceux qui ont la chance de connaitre de fortes montées d’énergie et qui sont un peu mis à mal.
      Bien sur cela demande de connaitre les textes traditionnels et d’avoir vécu réellement cela…
      La tradition Indienne des védas nous dit à propos des 4 védas et de leur 4 subdivisions : Samhitâ et Brâhmana représentent ”l’aile de l’action”, et Âranyaka et Upanishad représentent ”l’aile de la connaissance” de cet oiseau qu’est la Révélation védique, HAMSA…

      Patanjali nous dit aussi :
      II 1. Le travail préliminaire comprend l’ascèse, l’étude des Ecritures et l’abandon au Seigneur suprême;
      Il donne dans les disciplines (4ème Niyama) l’étude des écritures sacrées.
      Svâdhyâya, l’étude des Ecritures sacrées. Le terme Svâdhyâya signifie précisément étude des Veda et répétition des formules hermétiques (mantra) ainsi que de la syllabe OM. Cette discipline comporte aussi l’approfondissement de la métaphysique du Yoga Darhsana, donc du Samkhya, en sachant que les Upanishad font partie des Vedas.

      « L’étude des Ecritures et des formules sacrées nous permet le contact direct avec notre divinité tutélaire. » y.s.II.44.

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    • 20 septembre 2015 @ 19 h 16 min Denis Billo

      Désolé pour les fautes…
      A quand la possibilité de modifier son texte ?

      Répondre

      • Yoganova

        24 septembre 2015 @ 19 h 00 min Yoganova

        On cherche, on cherche mais ce n’est pas si simple… Il nous faut des compétences techniques que nous ne possédons pas pour l’instant.Ne désespérez pas, on y arrivera.

        Répondre

    • 21 septembre 2015 @ 14 h 48 min Kaivalya

      Nan-in un maître japonais du XIXème siècle reçut un jour la visite d’un professeur d’université américaine qui désirait s’informer à propos du Zen.
      Pendant que Nan-In silencieusement préparait du thé, le professeur étalait à loisir ses propres vues philosophiques.
      Lorsque le thé fut prêt, Nan-In se mit à verser le breuvage brûlant dans la tasse du visiteur, tout doucement. L’homme parlait toujours. Et Nan-In continua de verser le thé jusqu’à ce que la tasse déborde.
      Alarmé à la vue du thé qui se répandait sur la table, ruinant la cérémonie du thé, le professeur s’exclama: « Mais la tasse est pleine! … Elle n’en contiendra pas plus!
      Tranquillement, Nan-In répondit: « Comme cette tasse, vous êtes rempli de vos propres opinions et spéculations. Comment pourrais-je vous montrer le Zen sans que vous ayez auparavant vidé votre tasse ? »

      La théorie c’est bien mais comme disait Sw. Sivananda « Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de théorie »

      Vous avez raison les textes c’est bien mais rien ne vaut la pratique.

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      • 21 septembre 2015 @ 22 h 59 min Denis Billo

        Oui, Un savoir sans pratique ne sert à rien et effectivement dans ce cas là d’un professeur d’université forcément américaine on peut dire tristement « qu’une once de pratique vaut mieux que des tonnes de théorie »
        Mais une pratique sans savoir est aveugle et ignorante, et elle risque de ne déboucher sur pas grand chose…

        Pour autant quand pratique et étude des textes, comme le propose Patanjali et bien d’autres, servent la réalisation de la lumière de l’esprit, cela devient une sublime boucle vertueuse !
        L’évolution de l’humanité nous prouve aussi que grâce à la puissance de l’informatique, des mathématiques, des connaissances et des savoirs, des avancées extraordinaires dans tous les domaines de l’humanité ont lieu…

        La pratique éclaire les textes et les textes donnent des axes à la pratique, de fait la connaissance avance.

        Je pense souvent à Dilgo Khyentsé Rinpoché, maître de Dalaï Lama, un rare tertön, qui raconte que dans son ermitage il y a avait tellement de textes et de livres qu’il était obligé de mettre son hôtel à Bouddha dehors et s’amusait de voir les rats et les petits ours venir manger les offrandes à Bouddha…
        Il a passé 18 ans dans l’étude et la pratique, il a écrit des centaines de textes, malheureusement détruits par la chine qui nous a prouvé son ignorance et son manque de connaissance

        Dans toutes les traditions spirituelles ont trouvent des êtres qui ont écrit et transmis de si belles choses qui ont permis à tant d’hommes de trouver la force et l’envie d’avancer, d’apprendre et de pratiquer, les cartes servent précisément ceux qui cheminent réellement.

        On peut aussi se poser des questions sur le fait qu’il y ait autant de réticences, comme on peut lire ici, à développer la connaissance ?
        Y voir peut-être l’effet de notre culture Chrétienne qui nous interdit de « connaitre » le fruit de l’arbre de la connaissance, où alors plus simplement une certaine volonté marketing de former des « professeurs de Yoga » en quelques semaines sans trop se poser de questions sur le contenu de ce qui sera enseigné et vu, pourvu qu’on ait le diplôme convoité et payé si cher qu’il en devient forcément légitime et dans ce domaine, justement, Sivananda à bien suivi son idée de préférer une petite pratique et une théorie inexistante…

        Répondre

        • 22 septembre 2015 @ 11 h 07 min Chloé Bovay

          Je suis d’accord avec Kaivalya, la tasse est pleine… Alors retournons tous à notre pratique, quelle qu’elle soit, et arrêtons les commentaires et jugements de toutes sortes.

          Répondre

          • 23 septembre 2015 @ 14 h 38 min Nagesh

            Chloé, oui la tasse est pleine, en fait ce blog et les sujets présentés, et Yoganova sera d’accord avec moi je pense, doit suscité des commentaires sur les sujets et non devenir prétexte à une mise en avant personnelle, c’est en cela que la tasse ne peut plus en contenir…

          • 23 septembre 2015 @ 14 h 44 min Chloé Bovay

            Absolument d’accord.

          • 23 septembre 2015 @ 17 h 30 min Denis Billo

            Mais absolument d’accord !
            D’ailleurs on peut remercier bourceaud, Chloé Bovay, Kaivalya, Marie Ghillebaert, Turyatita, Arnaud, camus renaud, Jean-Louis, Eric Carton, Eve-Anne, Lola et même toi Nagesh, il y a eu de très beaux échanges.
            c’est bien aussi de voir les liens des uns et des autres…

            GAM GANAPATAYE NAMAHA

  12. Yoganova

    23 septembre 2015 @ 17 h 11 min Yoganova

    Je vous trouve dur avec Denis. C’est vrai qu’il peut user d’un ton professoral un peu « rugueux » dans ses commentaires mais il a le mérite de participer au débat avec des arguments valables.
    Nous avons d’ailleurs laissé passer son message « publicitaire » sur la formation qu’il propose du fait de sa grande activité ici.
    Mais j’ai l’impression que Naguesh et Denis se connaissent aussi dans la vraie vie et que le contentieux vient de là…

    Chloé vous avez dit : »Alors retournons tous à notre pratique, quelle qu’elle soit, et arrêtons les commentaires et jugements de toutes sortes. »

    Mais vous n’y pensez pas ? Si tout le monde arrêtait de juger et de commenter et bien ce serait la mort de Yoganova.

    Je m’explique: le nombre de commentaire influe énormément sur la visibilité d’un site internet.
    Si nos lecteurs et lectrices, qui ont déjà souvent un petit penchant pour l’introspection décidaient d’appliquer vos conseils alors nous ne recevrions plus aucun commentaire et Yoganova glisserait inexorablement dans les gouffres sans fond de la toile mondiale et les « enfers froids » du Net!

    Ce serait dommage, d’autant que nous avions de grande ambition: devenir la référence francophone du Yoga en ligne, puis signer de juteux contrats de partenariat avec de grandes entreprises argentées et en quête de crédibilité zen…
    Une fois cette première étape franchie alors plus rien ne pourrait nous arrêter.
    Nous pourrions envisager un festival Yoganova ! Avec un flyer publicitaire écrit par Deepak Chopra !
    Ou une énorme tente Yoganova au festival « Burning Man » ? Nous y organiserions des raves géantes pour danser jusqu’au bout de la nuit en compagnie de Bikram Choudhury et de Shiva Rea…Ce serait beau !

    Oui mais voilà, tout cela ne restera qu’un songe si nos lecteurs et lectrice appliquaient vos conseils et se gardaient totalement des jugements et des commentaires.
    Ce serait la mort de tous nos rêves et de nos ambitions.
    Ce n’est quand même pas ce que vous voulez chère Chloé ? 😉

    Répondre

    • 23 septembre 2015 @ 17 h 28 min Nagesh

      « Ou une énorme tente Yoganova au festival « Burning Man » où nous organiserions des Yoga raves géantes en compagnie des plus grande stars US ? »

      Vous plaisantiez ?

      PS: Je ne connais pas Denis dans la vraie vie mais j’étais au tout début de son forum donc je connais bien l’individu….

      Répondre

      • Yoganova

        23 septembre 2015 @ 17 h 40 min Yoganova

        Naguesh, oui bien sur c’était de l’humour ! Du moins une tentative…
        Le fait que vous en doutiez me fait penser que j’ai loupé mon coup ! 😉

        Répondre

    • 23 septembre 2015 @ 17 h 31 min Kaivalya

      Je ne suis pas d’accord avec vous. Dans le Yoga il y a des valeurs comme l’humilité, la compassion, le respect des autres et par dessus de tout ça il y a l’Amour.

      Quand on dit par exemple  » Sivananda à bien suivi son idée de préférer une petite pratique et une théorie inexistante…  » merci pour tous les honnêtes professeurs diplômés Sivananda et leurs élèves. Critiquer constructivement oui mais flinguer non. Yoganova si vous n’êtes pas d’accord je suis désolé mais je serai obliger de passer mon chemin.

      Répondre

      • Yoganova

        23 septembre 2015 @ 17 h 48 min Yoganova

        Kaivalya
        Pourriez vous me préciser vos désaccords ?
        La phrase sur Sivananda que vous me citez ne vient pas de chez nous et nous sommes totalement en accord avec vous sur les valeurs fondamentales que sont l’Amour, la Compassion et l’humilité.
        Nous avons de plus un vrai respect pour le grand Shivananda qui a tellement fait pour le Yoga.
        Rappelons que nous ne sommes pas responsables des commentaires laissés par nos lecteurs alors ce serait dommage de passer votre chemin sur un quiproquo.

        Répondre

        • 23 septembre 2015 @ 17 h 57 min Kaivalya

          La phrase sur Sivananda ne vient pas de vous mais vous soutenez celui qui a laissé ce commentaire sur votre site.

          Répondre

          • Yoganova

            23 septembre 2015 @ 18 h 07 min Yoganova

            D’accord je comprends mieux.
            Je ne soutiens pas spécialement Denis (puisque je crois que c’est de lui qu’il s’agit), j’ai juste préciser que j’avais laissé son message sur sa formation du fait de sa large participation dans les commentaires.
            D’ailleurs c’est aussi vrai pour les autres, nous ne vous en voudrons pas de mettre un lien vers votre site de temps en temps du moment que vous participer à la vie de Yoganova en commentant.

            En fait je soutiens le droit à tout un chacun de s’exprimer ici du moment que les échanges restent cordiaux. Si Denis pense que Shivananda n’est pas un grand yogi, c’est son problème. Nous n’avons pas l’intention de faire la police mais tout le monde est libre de lui répondre.

        • 23 septembre 2015 @ 17 h 59 min Kaivalya

          Vous dites que vous n’êtes pas responsable des commentaires laisser par vos lecteurs mais vous avez la responsabilité de modérateur, ça c’est votre rôle. Si certains lecteurs dépassent les bornes votre responsabilité c’est de les recadrer, sinon on en arrive à la situation actuelle.

          Répondre

          • 23 septembre 2015 @ 18 h 06 min Nagesh

            ben moi je trouve que çà fait du bien de ne pas avoir toujours un modo sur le dos pour un oui ou pour un non, un espace de liberté en écartant la vulgarité, cela se conçoit, est de plus en plus rare dans un monde où tout doit être bien encadré… la France n’échappe pas malheureusement à cette surveillance du citoyen, un peu trop appuyée à mon sens..

          • Yoganova

            23 septembre 2015 @ 18 h 10 min Yoganova

            Vous avez raison mais d’après mes critères personne n’a encore dépassé les bornes ici!
            En revanche si on repart sur une guerre de petites phrases entre deux personnes j’arrêterai la discussion vu qu’elle est inutile pour les autres lecteurs.

          • 23 septembre 2015 @ 18 h 16 min Kaivalya

            Ça part dans tous les sens, désolé je me retire.

      • 23 septembre 2015 @ 18 h 06 min Denis Billo

        « Passage modéré par nos soins car inutile pour la conversation » -Modérateur Yoganova-

        Kaivalya, que les gens qui passent des diplômes chez Sivananda soient honnêtes, je n’ai jamais dit le contraire, ils sont même de très bonne foi, le problème ne se situe pas un instant chez eux, mais bien dans toutes ses formations en 1 mois ou 3 qui fleurissent de partout et qui surfent sur la vague « business ».
        Soyons cohérent juste 2 minutes, pensez-vous vraiment qu’on puisse prétendre être prof de Yoga en 1 mois ou 3 mois, vous me répondrez certainement « ou »i puisque Sivananda le fait !
        Pour autant, pour l’avoir dit je ne sais combien de fois tout cela est bien meilleur que de prendre de la chimie pour aller bien, mais Désolé je ne suis pas politiquement correct et je dis un peu ce que je pense et il me semble que pas mal de gens, en plus de moi, pensent la même chose, faudra t il interdire tous les gens qui pensent la même chose et accepter tout et n’importe quoi parceque la chose s’appelle Saivananda, Iyengar, Pattabhi Jois, ou Van Lisbeth ?
        Que penser de david Dubois et bien d’autres qui disent que Krisnamacharia était un imposteur ?

        Répondre

    • 23 septembre 2015 @ 22 h 39 min Marie

      Yoganova, je suis littéralement fan de vous ! :)
      Et c’est en toute objectivité que je le dis. Personne ne me paye pour quoi que ce soit ! Même pas vous !… Ha ha ha !

      PS : Merci aux commentateurs divers et variés dont les partages sont souvent aussi intéressants que… divertissants ! 😀
      (Mais où trouvez-vous le temps pour commenter de façon aussi assidue ?…)

      PS bis : Pour le festival Yoganova, moi je vote Denis pour enseigner le SUP Yoga : en posture de la « sirène hawaïenne » sur une planche de surf, ça ce serait révolutionnaire ! 😀

      Belle et joyeuse soirée à toutes et tous !

      Répondre

      • 23 septembre 2015 @ 23 h 22 min Denis Billo

        Révolutionnaire !
        Sirène hawaïenne, tout nu avec juste un pagne, ça m’ira très bien… 😀
        Assurément Yoganova deviendra international !

        Répondre

        • 24 septembre 2015 @ 23 h 03 min Marie

          Ca ne fait pas l’ombre d’un doute, Denis !
          Et on vous mettra une grande chope de smoothie vert dans une main, des biscuits vegan gluten free dans l’autre. Il ne restera alors plus qu’à prendre des photos.
          Photos que l’on postera, cela va sans dire, sur Instagram, Twitter et tous les autres réseaux sociaux dont je ne connais pas le nom ni même l’existence, pauvre ignarde que je suis !
          Avec ça, Yoganova va tout exploser et gouvernera bientôt le monde, c’est évident !
          😀
          Au plaisir de vous lire et d’apprendre et de sourire en vous lisant, Denis ! :)

          Répondre

      • Yoganova

        24 septembre 2015 @ 19 h 05 min Yoganova

        Merci Marie pour ce message enthousiaste !
        Vous dites qu’on ne vous paye pas mais vos articles ont tellement de succès qu’un jour il faudra passer à la caisse pour vous garder! 😉

        Répondre

        • 24 septembre 2015 @ 23 h 08 min Marie

          Bien, bien, bien…
          Je vais devoir discuter de ça avec le patron de Yoganova alors… 😉
          Mais non, mais non ! Les profs de Yoga font vœu de pauvreté et de chasteté, tout le monde sait ça ! 😀

          Répondre

    • 24 septembre 2015 @ 12 h 01 min Chloé Bovay

      Merci Yoganova pour l’humour de votre réponse… Cela dit je me retire tout de même de cette conversation que je trouve stérile. Peut-être suis-je dure avec Denis, mais oui j’assume ne pas aimer son ton professoral et sa mise en avant personnel, pour moi le yoga ça n’est PAS la polémique, ça n’est PAS « ce que moi je fais c’est mieux que les autres » etc… C’est même tout son contraire. Alors je sais que les français aiment polémiquer (petite pique de la Suisse que je suis, que vous me pardonnerez, ça change des pique contre les américains 😉 ).

      Pour finir, je suis assez d’accord avec Eve-Anne plus haut : si les gens arrivent au yoga par la pratique des postures aujourd’hui, je ne vois pas où est le problème. C’est comme ça que j’y suis arrivée aussi. Et si on est tous des yogi-ni-s convaincus ici, on sait alors qu’un panique régulière va « infuser » des effets de plus en plus subtils dans notre vie, et peut-être qu’ensuite certains auront envie de lire les textes, d’autres pas, et je n’ai pas de problème avec ça. Je me répète, mais je pense que le yoga c’est avant tout une pratique, et non un savoir mental stérile dont nous sommes déjà assez empreints en Occident, ça n’est pas pour rien que les cours de postures de yoga ont du succès aujourd’hui, c’est parce que ça répond à un besoin de plus en plus urgent : sortir de notre mental.

      C’est ce que je nous souhaite à tous. Namasté

      Répondre

      • 24 septembre 2015 @ 12 h 35 min Denis Billo

        Merci de me dire où je me mets en avant ?
        Est-ce le fait que j’aime venir échanger ici ?
        Ou, pour le simple lien que j’ai mis vers la formation de professeurs de Yoga que je propose ?
        Sérieux, Chloé, il y a aussi un lien vers votre site sur votre nom et comme l’a proposé Yoganova il est possible de parler un peu de soi ici…
        Où ai-je polémiqué, j’ai rappelé des fondements du Yoga, une vision traditionnelle, est-ce que c’est cela polémiquer pour vous ?
        Faut-il au nom d’un je ne sais quel principe de bonté et d’amour accepter tout et n’importe quoi et ne plus avoir de discernement sur ce qui nous est proposé et tout gober avec un grand sourire et le dos droit parce qu’on fait du Yoga ?
        Alors désolé si j’ai blessé des gens en disant quelques vérités que je pense sur ces formations en 1 mois ou 3 mois, mais là aussi il semble que je ne sois pas le seul…

        Je vous ai donné des textes qui ne sont pas écrits par moi, il y avait la vision des Vedas, puis de Patanjali qui parle précisément que l’étude des textes est une évidence pour celui qui souhaite cheminer dans le Yoga, sans oublier Kyentsé Rimpotché…

        Pourquoi ne pas élargir alors la discussion sur cela ?

        De quoi avez-vous peur ?

        Je suis aussi bien d’accord avec vous sur l’idée qu’un savoir non étayé d’une pratique ne sert à rien, je l’ai écrit plusieurs fois plus haut, je suis tout aussi d’accord avec vous que si des gens trouvent un peu de paix dans la pratique du Yoga et qu’il arrivent à couper les pensées stériles de nos existences c’est heureux et souhaitable, donc le premier but du Yoga (Baya Lakshia) est une belle chose !

        Mais le thème de cette discussion n’est pas de savoir si le Yoga est une bonne chose pour le commun des mortels, mais de réfléchir sur l’idée de devenir Professeur de Yoga et peut-être que là nous devrions avoir des idées constructives, entrevoir ce qu’est ou devrait-être un prof de Yoga, ce qu’il devrait apporter, connaître, maitriser et combien de temps il devrait entrer dans la maturation du Yoga pour prétendre emmener des gens avec lui.
        De fait le mental, là prend toute sa place et l’étude du Yoga dans sa tradition aussi.

        Répondre

        • 24 septembre 2015 @ 14 h 31 min Chloé Bovay

          C’est probablement simplement une différence de sensibilité… Et oui je viens de voir qu’en cliquant sur mon nom on arrivait sur mon site, j’avoue que je l’ignorais.
          Bien à vous, belle suite yoguique

          Répondre

          • 24 septembre 2015 @ 15 h 02 min Denis Billo

            Oui c’est très certainement ça, une histoire de sensibilité et donc d’ouvrir les yeux sur des réalités ou laisser les choses partir à vau-l’eau, sans trop se poser de question…

      • 24 septembre 2015 @ 15 h 16 min Kaivalya

        Tout à fait d’accord avec vous Chloé.
        Dommage que vous êtes loin de chez moi, j’habite le sud de la France, je serai venu à vous cours de Yoga.

        Répondre

        • 24 septembre 2015 @ 16 h 42 min Denis Billo

          Ahhh, super j’habite aussi le sud de la France, le coté sud… 😉

          Répondre

          • 24 septembre 2015 @ 20 h 19 min Kaivalya

            J’habite dans un village près de Nice, vous à Grimaud c’est ça ?

        • 24 septembre 2015 @ 20 h 51 min Chloé Bovay

          Merci Kaivalya :-)

          Répondre

      • Yoganova

        24 septembre 2015 @ 18 h 58 min Yoganova

        Bonjour Chloé et merci d’avoir compris notre humour!
        Vous avez raison sur le fait que les Français aiment la polémique et le débat. Ceci dit il y a des règles essentielles de courtoisie et d’écoute quand on intervient sur un site comme le notre. A l’avenir, nous serons un peu plus vigilants sur la qualité des échanges dans les commentaires.

        Répondre

        • 24 septembre 2015 @ 23 h 33 min Marie

          Oui… je crois aussi… Les commentaires sont censés avoir vertu d’élargir l’horizon sur lequel l’article ouvre la porte. Et la porte, ou peut la franchir pour entrer, s’enfermer dans ses propres schémas de pensée et se fermer à la discussion ; ou bien on peut la franchir pour sortir un peu de ses propres cadres, s’aérer au contact de l’autre, s’ouvrir à ses points de vue (même si on ne les partage pas) et ainsi développer des échanges qui nous permettent de nous enrichir les uns les autres, sans présupposé ni agressivité.

          Et lorsque les points de vue divergent au point que le conflit guette, il reste toujours l’humour afin de ramener de la douceur, du sourire et du plaisir à être ensemble, dans un échange qui redevient agréable à tous, quelles que soient les dissidences d’opinion.
          Alors, un grand merci à l’intelligence de Yoganova d’avoir su ramener un peu de légèreté !

          Quant au fait que Denis aie pu mettre le lien vers sa formation, je trouve cela plutôt positif, moi. L’intérêt de Yoganova est aussi de permettre à des stages et des formations de se faire connaître. C’est important ! L’objectif ici n’est-il pas de diffuser le Yoga ? A moins que quelqu’un se sente en rivalité ? Non, ça m’étonnerait, tout de même…
          Il me semble qu’il est bon de se réjouir des projets de l’autre – surtout lorsque ceux-ci ont de l’intérêt – plutôt que s’offusquer du fait que quelqu’un aie le courage et la créativité de faire aboutir ce qui lui tient à cœur…

          Pour connaître un peu Yoganova, je sais que son intention fondamentale est de faire de ce site, de ce lieu un espace de liberté, de respect et de partage. Puisse cela rester ainsi ! Et surtout, le rester le plus longtemps possible !…

          Om Shanti

          Répondre

          • 25 septembre 2015 @ 8 h 15 min Chloé Bovay

            Me voici à nouveau dans cette conversation, mais je me devais de répondre à quelque chose qui me semble important Marie… Rivalité ? Tu n’y penses pas j’espère. Je ne me sens déjà pas en rivalité avec mes amis enseignants qui enseignent dans la même ville que moi, voir dans le même bâtiment, je vois difficilement comment je pourrais me sentir en rivalité avec quelqu’un qui enseigne dans un autre pays, et qui donne des cours pour former des enseignants si j’ai bien compris, ce que je ne fais pas. De toute façons, chaque enseignant attire ses élève par la loi de l’attraction, selon ce qu’il est-vibre-propose, et donc non, nous les enseignants ne sommes certainement pas en rivalité !

            Ce qui m’a dérangé, c’est le ton, + la critique des autres, pour finalement amener sa pub, mais bref, comme je l’ai déjà dit c’est peut-être une question culturelle et de sensibilité vu que ça n’ai pas l’air de vous déranger Yoganova et toi.
            Cette fois-ci j’ai trouvé le lien « désabonnez-vous de tous les commentaires » donc je vais disparaître pour de bon de cette conversation qui semble ne pas finir 😉

            Et comme tu le sais déjà, j’aurai toujours beaucoup de plaisir à lire tes articles, qui sont à l’évidence inspirés par une quête personnelle sincère et lumineuse, loin de tout dogmatisme et si peu empreinte d’égo.

            Bien à toi,

            Om Shanti

          • 25 septembre 2015 @ 8 h 56 min Denis Billo

            Merci Marie

          • 25 septembre 2015 @ 14 h 06 min Marie

            Evidemment non que je ne sens pas rivalité, Chloé ! Cela n’aurait aucun sens ! Il s’agissait seulement d’une petite provocation de ma part. :)

            Je crois en fait que nous touchons aux limites de l’échange écrit qui hélas ne permet pas de donner de la nuance aux propos comme pourrait le faire l’interaction directe grâce aux intonations de voix, aux expressions du visage et au langage corporel. Comme quoi, nous nous retrouvons bien handicapés lorsque notre pensée est isolée de notre corps… 😉
            Il y a bien les smileys qui permettent de nous aider un peu mais… il est indéniable de constater que parfois les plaisanteries et l’ironie peuvent être interprétées au premier degré (on le voit d’ailleurs avec « Naguesh » qui sent le besoin de demander à Yoganova s’il plaisantait…).

            Bien sûr que non, je ne crois pas qu’il y ait de rivalités ici. Mais je m’interrogeais simplement sur ce que tout cela pouvait bien bousculer en chacun pour que l’on en arrive à cette pointe d’irritation ici et là…

            Mais pour avoir eu la belle occasion d’échanger un peu avec toi en particulier, Chloé, je sens et je sais bien que nous partageons de nombreuses valeurs communes autour du Yoga. Et je sens surtout que, comme moi, tu n’apprécie pas beaucoup les conflits gratuits et infertiles. Alors je comprends ta sensibilité à ce débat qui a fini par perdre toute substance.
            Comme je te l’ai écrit tout à l’heure en particulier, je ne m’inscris pas aux notifications de nouveaux commentaires. Ce n’est donc que mercredi soir que j’ai découvert tout cela, Yoganova ayant attiré mon attention ici. Le site fonctionne très bien sans moi ; je n’éprouve donc pas le besoin d’y contrôler tout ce qui s’y passe. Et puis… surtout… il faut prendre aussi le temps de vivre… Internet peut vite devenir chronophage et énergivore… Bien sûr, les commentaires alimentent le site. C’est très bien qu’il y en ait. Cela dit, j’ai tendance à privilégier la qualité à la quantité et il me semble préférable d’avoir seulement 3 ou 4 commentaires constructifs, étayés à l’appui de partages d’expériences, de ressentis, de connaissances, de citations, d’opinions permettant d’illustrer et même d’enrichir l’article sous lequel ils apparaissent, plutôt que 80 commentaires et des poussières qui finissent par lasser tout le monde, y compris leurs propres auteurs. 😉 😀

            Et après… lorsque les paroles (ou ici, en l’occurrence, les écrits) n’apportent plus rien d’intéressant, le choix du silence est probablement fort judicieux… Savoir se retirer en soi pour mieux entendre l’essentiel… On appelle ça Mauna en Yoga Yoga.
            Décidemment, la pratique a tellement à nous apprendre… :)

            Je vous souhaite un très beau week-end à toutes et tous, mûri(e)s au soleil de votre pratique ! :)

    • 21 mars 2016 @ 3 h 35 min Boujma

      Yoga Nova, dans votre réponse du 23/09/15,vous ne semblez pas dans l’esprit des NIYAMAS (principes préalables à acquérir pour devenir yogi). A ne pas oublier SAMTOSHA : Le Contentement i.e Désir d’acquérir davantage des richesses matérielles et aussi d’obtenir des valeurs immatérielles comme le pouvoir, la position sociale, les louanges. De plus comment souhaiter la présence, dans cet écrit égocentré, de BIKRAM CHOUNDHURY. Cette personne qui a voulu breveter des séquences d’asanas, possédant 650 écoles dans le monde, accumulant des millions de dollars et qui est accusé aujourd’hui de harcèlement. Vous finissez en utilisant les mots rêves et ambitions…alors continuez à rêver, peut-être vous éviterez de vous endormir pendant une méditation. A moins que tout cela ne soit que de l’humour de bas étage…

      Répondre

      • Yoganova

        21 mars 2016 @ 11 h 21 min Yoganova

        Bonjour Boujma, je me suis précipité pour relire le commentaire dans lequel j’aurai manqué à l’esprit des Niyamas. L’accusation est sérieuse et je me suis demandé ce qui l’a justifiait.
        Vous faites référence à ma réponse à Chloé dans laquelle je mentionnais la formidable ambition de Yoganova de devenir riche, puissant et d’avoir notre propre tente à Burning Man dans laquelle nous recevrions des stars comme Bikram Choundhury.
        Comme le prouve votre dernière phrase, vous aviez pressenti que tout cela était de l’ironie ( ou de l’humour de bas étage pour reprendre votre formule) et effectivement c’était une tentative (avortée si j’en crois votre commentaire) de faire sourire nos lecteurs.
        D’ailleurs vous pouvez difficilement nous reprocher de soutenir Bikram Choundhury car nous sommes a peut-prêt les seuls sur la toile francophone à avoir largement relayé ses frasques et ses ennuis judiciaires. Comme vous pourrez le constater de vous même ici:

        http://www.yoganova.fr/bikram-choudhury-deboute-par-la-justice-americaine-dans-laffaire-des-droits-dauteur-sur-des-postures-de-yoga/
        http://www.yoganova.fr/les-sueurs-froides-du-createur-du-yoga-chaud/
        ou encore là : http://www.yoganova.fr/bikram-condamne-a-6-millions-de-dollars-pour-harcelement-le-debut-de-la-fin/
        Bien cordialement. Arnaud pour YogaNova

        Répondre

      • 21 mars 2016 @ 11 h 27 min Nagesh

        Monsieur Boujma, SANTHOSHA ne signifie nullement l’acquisition de quoi que ce soit, mais bien au contraire d’une satisfaction d’emblée sans recherches d’acquisition supplémentaires dans la simplicité de l’être. De ce fait on acquiert la paix de l’esprit pour pratiquer sa sadhana. La recherche de richesses matérielles, de pouvoir, de position sociale et de louanges n’ont rien à faire dans la vie d’un yogi, on est complétement à l’opposé !! Peut-être voulez-vous comprendre ce qui vous arrange ??

        Répondre

      • 21 mars 2016 @ 16 h 32 min Kaivalya

        Quand j’étais encore en activité, dans l’informatique, nous passions un mauvais moment dans notre service, l’ambiance n’était pas bonne et les projets avaient du mal à avancer. Alors la direction générale nous a envoyé un audit, sous la forme d’une psychologue. Cette personne était très compétente et j’ai appris par la suite qu’elle pratiquait la méditation Vipassana. Elle faisait aussi une retraite de 10 jours par an pour approfondir cette discipline.

        Nous avions un directeur informatique qui n’appréciait guère l’humour, il était plutôt du genre à faire toujours la tête. Un jour que nous étions enfermé dans une salle avec la psy pour essayer de régler nos problèmes, soudain la psy dit à mon directeur :

        « Humour tu useras, sinon tu subiras »

        Yoganova, surtout ne vous arrêtez pas de faire de l’humour, même si quelques personnes ne comprennent pas, sinon vous subirez. 😉 😉 😉

        Répondre

        • Yoganova

          21 mars 2016 @ 16 h 45 min Yoganova

          Merci pour vos encouragements, de plus servis avec une petite histoire.
          Quand à l’humour, comme on ne se refait pas, je ne pense pas que cela changera. 😉

          Répondre

          • 25 mars 2016 @ 12 h 27 min Akshaya

            Très juste ! Comme dirait l’autre : « Faites l’humour….pas la guerre !!! » 😉

            Je sais ! je sais ! c’est de bas étage, mais que voulez-vous ? Même si le yoga est la voie de la transformation, on freine dans les descentes, histoire de pas arriver trop vite devant les portes du Nirvana :-)

  13. 24 septembre 2015 @ 18 h 58 min Kaivalya

    J’habite dans un village près de Nice, vous à Grimaud c’est ça ?

    Répondre

    • 24 septembre 2015 @ 23 h 57 min Denis Billo

      Oui à Grimaud…
      Ahh, zute, j’espère que Chloé ne verra pas là le fait que je mets encore une fois en avant, mais que je réponds juste à une question comme plus haut d’ailleurs où je parle un peu de moi parce que Yoganova me le demande…

      Bref, j’ai comme la sensation que nous ne parlerons pas de ce qu’un prof de Yoga pourrait être ou devrait-être et que nous en restons à j’aime alors je prends ou je n’aime pas alors je repousse, sentiment finalement assez primaire…
      C’est un sentiment qui existe souvent à cause d’une peur évidente, celle de voir une réalité qu’on ne veut pas voir ou pas entendre…

      Merci à Yoganova d’avoir exprimé clairement aussi ce que je dis sur ces formations en 3 mois, qu’on peut lire un peu plus haut dans la réponse du 25 janvier 2015 @ 19 h 34 min, pour autant votre dernière phrase me laisse dubitatif ?

      C’est évident qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, alors je remercie ceux qui ont aimé ce que j’ai pu écrire ici, j’aime les discussions honnêtes loin des visions politiquement correctes, j’aime les gens qui osent parler clairement et échanger sans détour et qui défendent de véritables valeurs loin des mièvreries complaisantes où on brandit comme seul argument le respect la sensiblerie et l’amour…

      Répondre

  14. 25 septembre 2015 @ 14 h 43 min Kaivalya

    Ce qui suit n’est pas dirigé vers une ou des personnes en particulier mais est une réflexion générale. Je précise que j’y suis inclus et que je n’ai pas la prétention d’être meilleur que les autres.

    Cette discussion me confirme que les personnes qui peuplent le monde du Yoga ne sont pas différentes des autres personnes. Elle ressemble à d’autres discussions sur d’autres forums qui ne traitent pas de Yoga.

    Je pratique le Yoga depuis 1982 et je l’enseigne depuis 1991. Lors de formations, stages et retraites, j’ai aussi passé quelques temps dans des ashrams. Pendant ces longues années j’ai vécu ou assisté à des conflits y compris de la part de ceux en robe orange.

    Avec le recul je pense que tout ça est normal. Nous sommes tous différents mais nous fonctionnons exactement comme n’importe quelle personne en dehors du Yoga. Nous sommes dans le jugement, l’attaque, la comparaison, la polémique et d’autres comportements tout à fait ordinaires. Tous ces attributs font partie du fonctionnement de l’ego. Nous fonctionnons en mode ego comme tout le monde. Bien entendu nous sommes plus ou moins identifiés à notre ego et ces attributs sont plus ou moins visibles suivant le niveau d’identification. Nous sommes des hommes tout simplement.

    Je pense aussi que le monde est une immense salle de classe, que tous les défauts que nous voyons chez les autres nous les avons nous-même plus ou moins. Quand nous jugeons, critiquons ou attaquons les autres c’est en fait nous-même que nous jugeons, critiquons ou attaquons, car à un certain niveau nous sommes tous reliés et nous ne faisons qu’Un. Nous faisons tous partie de la grande famille de l’humanité. Quand nous nous sentons blessé par une personne nous pouvons utiliser cela pour nous améliorer. Dans un sens nous pourrions même remercier cette personne car elle a contribué à notre évolution.

    Merci à tous, dans cette discussion, de m’avoir permis de voir une partie de mes défauts pour que je puisse les accepter et les corriger jusqu’au jour où peut-être je serai au-delà de mon ego.

    Ceci est une vision personnelle et je ne prétend pas donner de leçon à quiconque.

    Un petit article de Mandala Yoga Ashram où j’ai passé quelque temps :
    http://mandalayoga.net/content/using-ego-go-beyond-ego

    Répondre

  15. 14 octobre 2015 @ 16 h 53 min Patrick

    Bonjour et merci Yoganova,
    Oui, vous avez raison, mais j’en ai simplement assez des commentaires du genre « j’ai tout vu , tout entendu, je sais mieux que toi, j’ai un avis sur tout et n’importe quoi, au moins je ne me cache pas derrière un pseudo…. », de se faire donner des leçons de chose et de voir ensuite des comportements , des propos , des écrits qui sont à l’encontre de ce qui a été proféré. Je ne suis pas professeur de Yoga mais d’Arts Energétiques Chinois. Des élèves complètement désorientés par ce genre d’attitude j’en rencontre à la pelle (et beaucoup ont fait de Yoga, entre autre). Je suis absolument contre cette soit disant « transparence » pour ensuite occuper le terrain et ainsi « vendre sa boutique ». Je me refuse à rentrer dans ce jeu de pub, blog, forum, nom d’entreprise ou d’auto-entrepreneur… Je ne suis pas connu, tant pis ou bien tant mieux ! Depuis 3 ans je propose des cours des stages sans me faire payer et je le vis bien. Je ne dis pas que tout le monde devrait faire comme moi, bien au contraire, mais quand on voit ce que ça donne pour certains ce n’est pas triste…

    Répondre

  16. Yoganova

    19 octobre 2015 @ 8 h 44 min Yoganova

    J’ai modéré le fil de commentaire en supprimant les messages personnels et inutiles à la conversation !

    Répondre

    • 20 octobre 2015 @ 22 h 16 min Kaivalya

      On y voit plus clair. Malgré cela il reste quand même 72 posts, ce sujet a beaucoup intéressé.

      Répondre

  17. 23 octobre 2015 @ 22 h 32 min Clo

    Coucou j aimerai savoir pourquoi mon prof de yoga rote durant les cours cela m intrigue et je n’ose pas lui demander !! Merci pour votre réponse

    Répondre

    • Yoganova

      24 octobre 2015 @ 11 h 31 min Yoganova

      Bonjour Clo !
      Votre question qui peut paraître incongrue est en fait intéressante.Dans l’ayurvéda on recommande souvent la pratique du Hatha-Yoga pour les excès de Vatta. Vatta est attaché à l’élément Air donc on peut dire que la pratique des asanas a un effet bénéfique et facilite l’expulsion des vents.
      Pour le dire encore plus clairement, on peut péter et roter beaucoup pendant une session de yoga surtout au stage initial d’une pratique soutenue. C’est tout à fait normal.
      C’est peut-être ce qu’expérimente votre enseignant.Auquel cas on pourrait lui conseiller de changer son alimentation.
      Ou alors il est juste malpoli ! 😉
      Si quelqu’un d’autre possède une autre explication,n’hésitez surtout pas.

      Répondre

  18. 16 février 2016 @ 2 h 04 min Vincent

    Article très intéressant ! J’ai suivi d’un regard presque amusé les quelques petits échauffements au fil de la conversation.

    Pour ma part, outre le fait que je suis d’accord avec beaucoup d’entre vous, je dois avouer que je rejoins Denis dans beaucoup de ses propos.
    Le Yoga doit être enseigné par un Yogi, et non juste par un professeur. En clair, l’enseignant, le bon enseignant (donc aussi Yogi), doit aussi être un véritable pratiquant en recherche spirituelle et non un de ces « bobos » qui a suivi une formation à la mode et qui aime mettre son CV en avant, comme une star Hollywoodienne. Ce genre d’individu représente une proportion faramineuse de professeur, que j’ose même appeler durement « pseudo-professeur de bas étage ».

    Outre le fait qu’il faut continuer à travailler à propager la véritable image du Yoga dans l’esprit des gens de notre époque, il faut surtout que ceux-ci comprennent une chose primordiale : devenir professeur n’est pas un but à atteindre dans le Yoga.

    Beaucoup s’imagine qu’approfondir le Yoga débouche sur l’obligation de devenir enseignant. C’est totalement ridicule. C’est une erreur énormément et trop répandu à notre époque.

    On avance en Yoga quand on le fait tout d’abord pour soi. Enseigner le Yoga ne doit se faire que si on reste dans une position d’élève permanente avec comme seul aspiration celle de rendre service à ses élèves avec un sentiment de bienveillance à leur égard. Bienveillance qui, additionnée à l’expérience et la connaissance, donne au professeur les outils innées pour faire progresser ses élèves sur leur propre chemin yogique.

    Répondre

    • Yoganova

      16 février 2016 @ 13 h 36 min Yoganova

      Bonjour Vincent, merci d’avoir « réveillé » la discussion sous cet article. Vous avez écris:

      « Beaucoup s’imagine qu’approfondir le Yoga débouche sur l’obligation de devenir enseignant. C’est totalement ridicule. C’est une erreur énormément et trop répandu à notre époque. »

      Vous avez entièrement raison même si je ne suis pas certain que c’est par volonté de progression en Yoga que beaucoup envisagent de devenir enseignant rapidement.

      Il me semble que c’est simplement la facilité apparente de ce « travail » et son coté « cool » qui motivent la plupart des apprentis enseignants. Si en plus on est naturellement souple même pas la peine d’apprendre pendant de longues années…

      Répondre

      • 16 février 2016 @ 18 h 40 min Vincent

        « …je ne suis pas certain que c’est par volonté de progression en Yoga que beaucoup envisagent de devenir enseignant rapidement.

        Il me semble que c’est simplement la facilité apparente de ce « travail » et son coté « cool » qui motivent la plupart des apprentis enseignants. Si en plus on est naturellement souple même pas la peine d’apprendre pendant de longues années… »

        Oui vous avez raison. J’ai omis de préciser que beaucoup sont aussi opportuniste et donc à mille lieux du Yoga. Le pire c’est que souvent, ils s’imaginent avoir tout compris… Sans vouloir faire preuve de préjugés, bien souvent, on les voit arriver de loin : tenue cool (souvent dans les tons blanc), breloques exotiques aux mains et autour du coup, mise en scène (en photo) sur leur site web etc… Pire, certains se prennent un look de Sadhus sans même savoir ce qu’est un Sadhus. Je pense qu’on en a tous déjà croisé des comme ça lol !

        Et alors, quand en plus ils ont passé une petite semaine en Inde, alors là ça devient des dieux !

        Répondre

  19. 4 avril 2016 @ 20 h 58 min kubera

    et bien, que de commentaires… je ne soupçonnais pas la richesse des commentaires dans Yoga Nova… :-) .

    J’ai vécu tellement de fois cet état d’incompréhension, ou l’on essaie de dire ce que l’on ressent, ce qui nous anime et qui nous pousse, et quelques réponses plus loin une « confrontation » c’est engagé…
    Je pense qu’il y a des « tabous », des « résistances », sur chaque sujet, dont le yoga. Et que discuter, remettre en question, questionner , douter sont autant d’outils de recherche pour nous qui peuvent à un moment entrer dans un « tabou » ou une zone de tension d’une autre personne, qui va réagir par la colère ou la confrontation.

    Je pense que toutes les personnes qui ont participé à ces discussions sont pleines de bonne volonté, et ça fait plaisir.

    Continuez comme cela Yoga Nova, régalez nous d’ouverture d’esprit, de remise en question, de débat, poussez nous dans nos zones difficiles.. :-)

    Bonne continuation,

    Kubera

    Répondre

    • Yoganova

      6 avril 2016 @ 12 h 55 min Yoganova

      Bonjour kubéra,

      Merci de « réveiller » un sujet qui a fait beaucoup parlé meme si ce n’est pas l’article qui a généré le plus de commentaires.

      Effectivement ce confronter à des avis différents des nôtres peut-être une vraie méthode d’approfondissement. D’ailleurs les Tibétains en ont fait une vraie discipline et l’art du débat contradictoire y est érigé en science.

      Le tout c’est de s’écouter et de respecter et ne pas déformer l’opinion des autres.

      Répondre

  20. 22 juin 2016 @ 12 h 27 min Jyotish

    Namaskar,
    Je suis tombé « par hasard » sur le fil de cette discussion alors que je cherchais à illustrer pour une amie française qui se dit « prof » de yoga, ce que cette appellation a souvent évoqué en moi depuis que j’ai su que des gens en Occident mais aussi en Inde « enseigne » le yoga pour de l’argent.
    Tout d’abord je remercie yoganova pour avoir offert cet espace d’échanges. Je remercie aussi les nombreux commentateurs qui ont chacun à leur manière représenté des positions diverses autour de la question.
    Pour moi, et c’est mon point de vue, si l’on s’attache au sens initial du mot sanskrit « yoga », qui signifie « union », on ne peut pas enseigner le « yoga », on ne peut qu’en faire l’expérience, une expérience certes éclairée de l’expérience pratique et réflexive rapportée par ceux qui ont connu ou approché l’éveil. Je rejoins donc en grande partie les réflexions de Denis qui dénonce les dérives pour ne pas dire le charlatanisme de gens qui profitent de l’effet de mode ou de l’exotisme que représente cette idée en occident.
    Voilà mon opinion, que ne partegera certainement pas ceux qui font du yoga un business : il n’y a de yoga qu’en soi-même. Le véritable but est la libération finale, casser les cycles du samskara dont le seul karma devient ainsi le yoga : c’est à dire l’union d’avec le vrai soi, parama purusha ou paratma. Ce monde « maha maya » est souffrance. Que ce soit le « bien -être » ou le mal-être, ils font parti des cycles qui changent, donc sont des illusions. Le seul but ne peut et ne doit être que l’atteinte du samadhi dans cette vie si possible ou dans une autre. ça ne peut pas être un ersatz, un mieux être, un mieux aller parce que les gens vivent dans un monde occidental trop matérialiste. Tout autre objectif n’est que déviation.
    Je ne prétend ni connaitre, être un maître, encore un prof. Ce que j’exprime est mon opinion personnelle sur une question intrigante. J’espère que mes propos n’ont pas trop choqué et ne seront pas trop censurés « éventuellement »

    Sat Chit Ananda

    Namaskar

    Répondre

  21. 18 octobre 2016 @ 16 h 31 min benoit

    Je recommande la lecture de yoga body de mark singleton. Ce livre m’a tellement perturbé dans ma pratique et ouvert les yeux que j’ai arrêté l’enseignement du yoga. L’idée même d’enseigner le yoga me semble aujourd’hui au mieux suspect. Benoit

    Répondre

    • 18 octobre 2016 @ 17 h 39 min Kaivalya

      Bonjour Benoit,
      Est-ce que tu pourrais développer un peu plus, ton message amène plein de questions.

      Répondre

    • 19 octobre 2016 @ 9 h 05 min Arnaud

      Bonjour Benoit
      Nous avons traduit un passage du livre de Singleton, vous le trouverez ici:
      http://www.yoganova.fr/le-yoga-moderne-est-il-vraiment-authentique/

      En revanche je ne vois pas en quoi le fait que le yoga moderne soit une rencontre des traditions indiennes et occidentales rend ses enseignants suspects.

      Répondre

  22. 18 octobre 2016 @ 16 h 45 min benoit

    Je suis aussi très amusé par le fait que l’article qui suscite tous ces commentaires vient d’edward vilga qui a toutes les caractéristiques du show-business yoga . ( cf. yoga in bed 20 postures in pyjamas… )

    Répondre

  23. 25 octobre 2016 @ 11 h 55 min Cours Yoga Paris

    Oui, la frontière entre business et spiritualité est ténue, et vous avez raison de le souligner. On le lit assez rarement d’ailleurs. Et si nous veillons à ne pas nous perdre, nos élèves, eux, n’ont peut-être pas le discernement nécessaire pour se tourner vers un Yoga authentique.

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.