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J’ai essayé la sexualité sacrée dans un atelier de Tantra…

Faut-il se tourner vers les spiritualités orientales pour être vraiment initié à l’art de l’amour ? Des novices de plus en plus nombreux s’inscrivent dans des ateliers tantra, où l’on prône à la fois extase et sérénité. Notre journaliste s’est prêté au jeu du groupe… et a appris à débloquer quelques verrous.

Paris, IXe arrondissement, une petite salle de yoga. Michel Riu et Carmen Garcia Enguita proposent un stage de sexualité tantrique. Tous deux sont thérapeutes depuis quinze ans, experts en psychosynthèse, rebirth, yoga, shiatsu et sexualité féminine. Voilà maintenant deux ans qu’ils travaillent ensemble, en France et en Espagne, où ils proposent des ateliers sur la « sexualité alchimique ». Les participants, eux, sont novices, même si quelques-uns pratiquent diverses disciplines venues d’Orient. Il y a là sept femmes et quatre hommes. Moyenne d’âge : 35 ans. Première surprise : aucun ne semble porter le poids trop lourd de la misère sexuelle. Ni physiques disgracieux, ni visages torturés, ni gestes nerveux. Les filles sont plutôt belles, parfois même très belles. Nous ferons connaissance un peu plus tard. Pour l’instant, on s’échauffe.

Les préliminaires

Musique. On danse. Il est 3 heures de l’après-midi, on a 14 ans et on fait une boum dans le garage des parents… Carmen nous invite à bouger en face d’un partenaire et à outrer nos gestes : « Les filles, montrez toute votre féminité, les garçons, toute votre virilité. » Puis les choses se précisent. Carmen : « Les filles, imitez les garçons, et les garçons, dansez comme les filles. Regardez-vous droit dans les yeux. Mais attention ! N’entrez pas dans la séduction. Prenez simplement conscience de votre corps ! » Une demi-heure plus tard, en tee-shirt et en sueur, assis en cercle, chacun est convié à expliquer le problème qui l’amène ici. Deuxième surprise : le tantrisme, c’est un peu le BHV du sexe.

Pourquoi suis-je ici ?

tantraJane explique que son ami lui fait l’amour de manière un peu trop mécanique ; Eric a déjà essayé le sexe taoïste et cherche un truc plus surprenant pour « bluffer » sa compagne ; Eva souffre de pertes vaginales, un trouble dont l’origine se trouverait dans sa tête ; Louise ne fait plus l’amour avec son mari, se réserve à son amant, mais comme il n’est pas toujours disponible, elle voudrait savoir canaliser ses envies ; Charles s’ennuie dans la routine conjugale ; Julie veut être sûre de ne pas se tromper de compagnon avant de faire un enfant ; Marie, elle, a oublié la date de son dernier rapport et voudrait redevenir désirable. Et moi ? Moi, j’ai l’impression de ne pas avoir innové depuis trop longtemps. Et je me dis que je serais trop bête d’ignorer une méthode qui me promet le septième ciel.

S’ensuit une discussion un tantinet agaçante où de vieilles antiennes féministes se mêlent à des considérations scientifiques et morales douteuses. Grosso modo : l’homme peut à tout instant dégainer son membre et s’en servir comme d’un marteau-pilon, alors que les femmes sont cycliques et dans la plénitude. Quant à son sperme – « Une goutte équivaut à quarante gouttes de sang » –, c’est la vie. Il ne faut pas le gaspiller mais « en faire offrande ». Bref, chercher à éjaculer, c’est pas terrible, et la masturbation mécanique et vide-fantasmes, n’en parlons pas. C’est la troisième surprise : le discours tantrique ressemble parfois à celui des carmélites.

La méthode tantrique, c’est quoi ?

Un petit jeu de cache-cache sensuel et les yeux bandés...

Un petit jeu de cache-cache sensuel et les yeux bandés…

Il est alors temps de lever les confusions : la méthode tantrique, ça consiste en quoi ? Michel : « Il s’agit d’apprendre à entrer dans l’érotisme avec la seule énergie du corps, sans passer par des projections mentales. Sans se faire un film qui transforme l’autre en objet de sa jouissance. Pourquoi chercher des images extérieures fictives alors que l’on est face à un partenaire réel ? » Carmen : « C’est l’expérience de l’unité, avec soi et avec l’autre. Il faut faire remonter l’énergie génitale dans tout le corps, afin que l’orgasme nous irradie complètement et ne reste pas bloqué au niveau du bassin. Pour réaliser cette alchimie entre le bas et le haut, il faut ouvrir chacun de nos chakras, ces centres d’énergie situés entre le périnée et la fontanelle. »

Soit, mais comment fait-on ? Exercice : on remet la musique, une sorte de rythme qui va crescendo, débarrassé de toute mélodie. Jambes écartées et légèrement fléchies, on ondule du bassin d’avant en arrière. « Il faut sentir l’énergie dans les couilles ! » clame Carmen. On ondule, on ondule. On respire très fort. « Et maintenant, on fait remonter l’énergie ! Dans le ventre ! » Et puis plus haut, dans la poitrine, dans la gorge, dans la tête, plus vite… C’est dur, les muscles tirent. Un vrai cours de gym.

Les filles choisissent un partenaire. Onduler à deux, c’est mieux. Mais si les gestes, les respirations et les râles de l’assemblée ressemblent à ceux d’animaux en rut, je ne sens pas encore monter en moi cette fameuse énergie. On répète l’exercice, allongés cette fois. Mêmes mouvements du bassin, un peu moins fatigants, un peu plus sensuels. Mêmes exhortations de Carmen : « Le scrotum ! On n’oublie pas le scrotum ! » Je termine lessivé et je me jure de ne jamais plus oublier mon p… de scrotum.

Echange d’énergies

L’exercice suivant est plus soft. Cette fois, il s’agit de communiquer son énergie à sa partenaire. En position du lotus, face à face, paumes contre paumes, bercés par le refrain hypnotique d’un mantra soufi. « Ne vous lâchez pas des yeux et ouvrez votre cœur, demande Michel. Mais ne cherchez pas à séduire. » Message reçu ? Au terme de l’exercice – quinze minutes de regards intenses –, ma partenaire me dira qu’elle a senti en moi une forte énergie enfermée dans une carapace en acier. Pour l’énergie, je ne sais pas, mais pour la carapace, well, elle n’a pas tort. La séquence suivante doit justement m’aider à desserrer quelques boulons. Car, maintenant, on entre dans le vif du sujet : massage tantrique pour tous.

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Je te masse, tu me masses

Tout le monde se déshabille, les deux plus pudiques – dont je suis – ne gardent qu’un paréo. Même Jane, qui avait cru venir à une simple conférence sur le tantrisme, se retrouve en string. Quatrième surprise : je découvre que – pour peu qu’on lui parle gentiment –, n’importe qui peut se mettre à poil et se laisser malaxer par des mains inconnues. Deux participants s’occupent d’un troisième. J’ai droit au savoir-faire de Carmen et d’une jeune prof de yoga. Carmen explique qu’il faut considérer toutes les parties du corps avec la même neutralité. « Caresser un orteil ou un pénis, c’est pareil, si on n’y met pas de fantasme. » Même le scrotum ? « Tout le corps est sacré, il doit être traité avec respect. » OK. Allons-y.

Allongé, les yeux clos, dans une béatitude pleine de soupirs, chacun se laisse aller comme un bébé au plaisir d’être touché par quatre mains, sans tabou. Et si une érection s’annonce ? « Pas de problème, dit Carmen, c’est la nature. » Michel nous rappelle quand même de nous concentrer sur les sensations et de chasser les projections. Il n’y aura pas d’érection. Et, curieusement, pas de frustration non plus. On voudrait juste que ça ne s’arrête pas. Entièrement détendu, je comprends enfin à quelles sensations cette expérience me renvoie.

A celles que nous avons tous connues un après-midi d’été quand, pour échapper à la chaleur, on s’allonge mollement, nu, dans l’ombre d’une chambre. On peut bander, certes, mais sans chercher à précipiter l’action. A la crispation d’une brève pulsion génitale, on préfère, un peu feignant, se laisser envahir par un doux relâchement de tout le corps. A deux, ces siestes amoureuses peuvent durer des heures. Et ce sont les meilleures. Je sors de la séance avec deux certitudes : la voie tantrique peut nous permettre à tout moment de recréer cet éden estival du corps et de l’esprit, et l’éjaculation peut attendre. Elle peut même ne plus être un but. Trente ans de convictions priapiques viennent de s’effondrer, et je n’ai même pas mal.

Le tantrisme, ou la sexualité vécue comme une méditation

« Réduire le tantrisme à la sexualité serait une aberration », prévient Pierre Feuga, professeur de yoga et auteur de Tantrisme : doctrine, art, pratique, rituel (Dangles, 1994). En effet, c’est sur le terreau fertile de l’hindouisme et du bouddhisme que le tantrisme est apparu en Inde, au VIIe siècle, comme un courant spirituel complexe. Il propose la prise de conscience de notre unité fondamentale, du corps et de l’esprit, en relation avec l’univers, à tout instant et dans toutes les activités de la vie. Ce que Daniel Odier, auteur notamment de Tantra : initiation d’un Occidental à l’amour absolu (Pocket, 2002), qui l’a fait connaître en France, définit comme la « spontanéité de l’extase ».

couple-thanks-to-Soul-SexCette approche implique un apprentissage de notre double polarité, masculine et féminine, et l’acceptation de notre entière réalité, avec ses ombres et ses lumières. C’est la singularité du tantrisme que de n’être pas une philosophie du renoncement : « Il n’est plus nécessaire de fuir le corps pour trouver la paix, souligne Bernard Baudoin, auteur de Tantrisme, une voie de libération immédiate (De Vecchi, 2002, épuisé), car le corps lui-même devient un temple sacré : le lieu de la béatitude. »

La sexualité est vécue comme une méditation où, grâce à des techniques de respiration et de relâchement du corps, chacun des partenaires peut ressentir un sentiment d’unité profonde avec lui-même et avec l’autre. Pour être complet, l’orgasme ne saurait donc être strictement génital, et les hommes sont incités à l’atteindre sans éjaculation. Il ne s’agit plus de la maîtriser, mais de parvenir à l’oublier.

Article initialement paru chez Psychologie.com

Cet article vous semble bien refléter ce qu’est le Tantra ? Vous avez vous-même participer à un atelier de Tantra?  Faites nous en part dans les commentaires.



'J’ai essayé la sexualité sacrée dans un atelier de Tantra…' have 14 comments

  1. 3 juin 2015 @ 10 h 00 min Nagesh

    Ce n’est pas en jouant avec les hormones du sexe que l’on s’approche de Dieu..
    En fait, ils auraient tous besoin d’une bonne psycho-thérapie pour les libérer de leur fascination pour l’univers sensoriel..

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    • 7 août 2016 @ 10 h 56 min Alexandre Carifalis

      désolé mais je pense l’inverse, il faut d’abord résoudre l’équation de sa vie avant de se rendre là bas….. Alex le Rouge

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      • 24 septembre 2016 @ 9 h 37 min rebour

        Résoudre l’équation de sa vie c’est prendre conscience que nous avons des défauts et des qualités. Vouloir éliminer tous nos défauts est un mauvais choix. La perfection et l’imperfection totale ne peuvent exister. La maîtrise est avec son (sa) partenaire d’élaborer des pratiques asexuelles pour réactualiser la cellule d’origine (l’antivieillissement) . éviter de reproduire les défauts.

        Répondre

        • 24 septembre 2016 @ 17 h 01 min alexlerouge1971

          je suis d’accord avec toi car je suis papa d’un petit bébé de bientôt 6 mois, une petite fille que nous avons fait avec amour avec sa mère qui a 20 ans de moins que moi; avec elle nous avons vite atteint la fusion puis l’osmose, pour trouver des orgasmes simultanés donc réciproques; je ne me sens pas prêt à reproduire ça avec toutes les femmes car j’ai des barrières morales, notamment sur l’âge mais aussi sur l’esthétique de mon partenaire éventuel; nous sommes en perpétuelle évolution et la seule chose dont je suis certain aujourd’hui c’est que dieu est unique et que je veux rejoindre le nirvana dans cette vie; aum mani padme aum…

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  2. 3 septembre 2015 @ 20 h 53 min Denis Billo

    C’est amusant, à la base « Tantra » veut dire « texte » et en rien une pratique…
    De fait le massage tantrique n’a jamais existé…
    Mais la mode est là, le tantra fait vendre et permet à beaucoup de fantasmer, de croire qu’en jouant avec notre sexualité on va rencontrer la méditation profonde, voir l’éveil, après 2000 ans d’abstinence on peut comprendre que le balancier parte de l’autre côté…

    Il est évident aussi qu’avec l’agitation mentale des gens actuels, la moindre séance de calme, de relaxation puisse ouvrir quelques petites possibilités, mais à lire le récit d’une journée de l’atelier du dessus, je me dis que nous sommes loin de la sublime vision du tantrisme Indien, très loin…

    L’un des textes les plus importants du tantrisme, le Vijnana Bhairava Tantra, parle de 112 techniques de méditation, on n’en trouve qu’une seule sur 112 qui parle de sexualité !
    Elle évoque l’instant après l’acte où tout se calme et où une concentration pourrait avoir lieu pour ceux qui sont déjà très loin dans la pratique du Yoga car les prérequis pour accéder à ce texte sont très explicites et très loin de se retrouver chez monsieur tout le monde.

    Mais déjà le mot « quantisme » ou « quantique » est en train dépasser le mot « tantra », vivement que le monde trouve autre chose et que les modes et styles loins des traditions disparaissent…

    Alors vive le « massage quantique » !

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    • 21 novembre 2015 @ 20 h 43 min beatrix

      étrange obsession du sexe en effet, je ne l’ai jamais comprise, tout est « sexe » finalement alors pourquoi chercher midi à quatorze heures, un regard une fleur un nuage

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  3. 19 décembre 2015 @ 19 h 46 min Nico

    Un peu sévère et superficiel le journaliste mais c’est vrai que l’apprentissage du tantra est sans doute plutôt réservé à des individus ayant un certain niveau de plénitude (au-delà des « problèmes »), et son enseignement à ceux ayant une connaissance élargie des différentes dimensions de la sagesse orientale.
    Le tantrisme comme méditation en effet mais aussi comme autres formes de pratique spirituelle quand on est déjà engagé dans la Voie.

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  4. 20 mai 2016 @ 1 h 06 min Ihndra

    Tantra…Tantris… ! Relisez (ou lisez) donc le plus fameux des romans d’amour ! Tristan/Tantris et Iseut… Tout y est dit ! à ceux qui veulent savoir lire ! et expérimenter la voie de la Fusion sans limite ! Le tantrisme est universel, pas qu’oriental. Dante et Pétrarque en parlaient (La Vita Nova !). L’impression que les imbus de cette mode du ‘tantra’ sont totalement incultes. Ont-ils lus le Cantique des Cantiques ? Arnaud Daniel ? Raimbaud d’Orange ? Novalis ? Hugo ? Baudelaire ? Rimbaud ?
    Quant aux stages commerciaux… surfant sur les modes orientalisantes aux sous-espèces autant sonnantes que trébuchantes… L’ailleurs en carton-pâte est bien souvent le décor du cirque comique !!
    Ce kômos n’a d’ailleurs rien de péjoratif; c’est le départ de la procession en l’honneur du grand Dionysos ! Kômos, Poiēsis sont indissociables !

    Répondre

    • 21 mai 2016 @ 19 h 37 min Louise De Gastines

      Bonjour Ihndra,
      une chose est sure c’est que vous m’avez donné envie de relire ces classiques. Que pensez vous de la volonté de transmettre une interpretation contemporaine du Tantra aujourd’hui en Occident?

      Bonne soirée

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      • 22 mai 2016 @ 21 h 53 min Ulyssien

        Bonsoir Louise,
        Transmettre la beauté sous toutes ses formes est une excellente chose, cependant les formes, toutes formes s’essoufflent et s’usent. Le Tantra oriental comme les autres… C’est à sa synthèse et au nouvel Art d’Amour – pas celui des troubadours qui lui aussi s’est usé – que nous aspirons. Au Feu véhément du vertige et de la Fusion sans limite, celle qui brûle … et fait peur… !!!

        Répondre

        • 22 mai 2016 @ 23 h 16 min Louise De Gastines

          Merci pour votre fougue lucide :) Je pense pouvoir m’inclure dans votre « nous » qui aspirons :)

          Répondre

  5. 8 novembre 2016 @ 18 h 06 min Nqro

    Merci pour cet article! Pour moi ça ouvre vraiment les yeux sur les capacités de yoga d’ouvrir ma sexualité. Je voudrais partager un article assez long qui abord le même sujet: http://www.europe-pharm.com/fr/yoga-et-sexualit%C3%A9 – le témoignage de http://www.yoganova.fr/ c’est de l’expérience pratique, et cet article-là – c’est l’approche plutôt général.

    Répondre

  6. 9 janvier 2017 @ 15 h 39 min carolinescohy

    ce que je trouve bizarre c’est que des gens en mal d’épanouissement sexuel dans leur vie et qui sont en couple vont aller se faire masser à poil par un une inconnue…Autant avoir un amant quoi.

    Répondre

    • 9 janvier 2017 @ 16 h 55 min De Gastines

      Caroline bonjour,
      le propos initial : « J’ai essayé la sexualité sacrée dans un atelier de Tantra… » et le déroulé du fameux atelier sont déjà maladroits et justifient une vision du Tantra comme celle que vous énoncez. C’est dommage car ce type de communication vient vulgariser et salir une philosophie ancestrale et ultra respectable, qu’est celle du Tantra. Lisez le Vijnana Bhairava Tantra et allez voir ma page : https://www.facebook.com/Louise.DeGastines.Tantra/
      Bonne journée

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.