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J’ai passé une semaine dans une retraite de méditation, voici ce que j’y ai appris.

Christophe André, psychiatre et psychothérapeute, a vécu l’expérience d’un stage de méditation. Pendant huit jours, il s’est concentré, corps et esprit, sur le seul moment présent. Carnet de route d’un voyage intérieur et bienfaisant.

« Une semaine de retraite à méditer en pleine conscience : il y a plusieurs mois que j’attends ce moment avec impatience. Le séminaire auquel je vais participer utilise une forme de méditation dérivée des approches bouddhistes, mais épurée de ses aspects religieux : la MBSR, acronyme de l’anglais Mindfulness Based Stress Reduction, ou réduction du stress basée sur la pleine conscience, n’est pas à proprement parler une psychothérapie ni un outil de soin, mais elle est devenue, alors que s’accumulaient les recherches prouvant son efficacité, une démarche reconnue pour aider les personnes souffrant de maladies chroniques ou sévères. Elle est aussi précieuse aux autres, car sa pratique régulière nous aide à engager un rapport différent avec nos souffrances et à mieux savourer notre existence, en développant nos capacités à ressentir et observer ce qui se passe en nous, et en permettant à nos mécanismes naturels d’autoréparation de se mettre en marche. Voilà, nous allons donc passer une semaine à pratiquer intensivement des exercices de pleine conscience : en silence, assis, debout, couchés, en marchant, en mangeant…

Premier jour : la grand bazar

Au début d'une retraite l'esprit s'agite tel un cheval fougueux  avant de se calmer peu à peu.

Au début d’une retraite l’esprit s’agite tel un cheval fougueux avant de se calmer peu à peu.

Nous sommes environ cent cinquante. Au début, j’ai l’impression qu’il est absurde de réunir tant de monde, et que cela va altérer la portée du travail, ou le transformer en show. Mais ce sera exactement l’inverse : la force de tout un groupe attentif et communiant va amplifier la portée de chaque instant de cette semaine. “Aucun d’entre nous n’est ici par hasard. Pour s’être arraché à ses occupations, chacun a sûrement des motivations importantes et beaucoup d’attentes. Désolés, la plupart d’entre vous vont être déçus…”, préviennent nos instructeurs. Nous voici d’entrée invités à accepter les bases mêmes de la pleine conscience : “Tourner son attention vers l’instant présent. Sans rien repousser – même le désagréable – ni rien rechercher.”

Notre instructeur principal est Jon Kabat-Zinn, l’homme qui a introduit la méditation dans le champ de la médecine et de la psychologie. Il est accompagné de Saki Santorelli, un autre instructeur très expérimenté. Ils nous expliquent le mode d’emploi du séminaire : la première méditation démarre le matin à 6 heures, la dernière prend fin à 21h30. Le temps de travail est réparti entre méditations silencieuses, enseignement et discussions. Nous nous engageons dans une première méditation assise. En commençant à méditer, on pense – on espère – trouver le calme, le vide. En réalité, on tombe d’abord sur un grand bazar, du tapage, du chaos. On aspirait à la clarté, on trouve la confusion. Parfois même l’angoisse, la détresse, tout ce qui nous fait souffrir et qu’on évitait inconsciemment en se distrayant et en s’agitant ailleurs. Pourtant, ça avait l’air simple, vu de dehors ! On imaginait que s’asseoir et fermer les yeux suffiraient à nous apaiser. Mais non, ce n’est qu’un début, et il va falloir travailler, apprendre à rester là, légèrement hors du monde, assis, les paupières closes. Apprendre inlassablement à laisser décanter le tumulte de nos états d’âme et le bavardage de notre esprit…

Deuxième jour : le corps

Cela doit bien faire trois quarts d’heure que nous sommes assis en silence dans cette grande salle baignée de lumière. Les uns sur des chaises, beaucoup sur un gros coussin, le zafu. Je suis, comme quelques-uns, sur un petit banc incurvé, le shoggi. Les sensations inconfortables arrivent doucement. Crampes, envies de bouger, retour de vieilles douleurs que les activités de nos vies nous font habituellement oublier. L’expérience méditative nous amène à la rencontre de notre corps, et ce n’est pas toujours agréable. Au moins dans un premier temps…

La méditation n’est pas qu’un exercice psychique. C’est aussi une pratique éminemment corporelle. Et après de longues séances, le corps peut être épuisé, parfois plus encore que l’esprit. Parmi les pratiques méditatives, la pleine conscience repose sur une expérience respectueuse des sensations corporelles. Elle demande de se connecter à son corps, de lui prêter conscience et attention. Il ne s’agit pas d’y penser ou d’essayer de le détendre, mais simplement d’entrer en contact avec lui. Sans chercher à modifier quoi que ce soit. On sait aujourd’hui que donner régulièrement un espace de conscience à nos sensations corporelles est bénéfique à notre santé. C’est pourquoi la pratique propose “le scanner du corps”, cet exercice qui consiste à passer régulièrement en revue toutes les parties de notre être, tranquillement.

Même si ce corps est malade, souffrant, usé, on lui donne de notre mieux, ici et maintenant, estime, espace et affection. Et peu à peu, cette attention portée facilite l’apaisement : du corps, bien sûr, mais aussi des émotions, et de l’esprit… La méditation bouddhiste évoquait déjà ces deux voies : celle de l’apaisement, appelée Shamatha et celle de la “vision pénétrante”, Vipassana. La première voie est nécessaire pour que la seconde s’exerce pleinement. L’esprit agité et dispersé ne peut poser sur le monde un regard lucide. Il reste dans une représentation du monde, mais il n’est pas dans le monde. À plusieurs reprises dans la semaine, j’aurai le sentiment que mon apaisement, corporel et émotionnel, débouche sur une pensée calme et claire. Par moments, j’ai l’impression jubilatoire et transitoire que mon intelligence est libérée et sans limites…

Troisième jour : l’instant présent

Meditation-at-New-Life-Foundation1Ce matin, lors de la méditation silencieuse qui commence nos journées, Saki prend brièvement la parole : “Depuis hier soir, lorsque nous nous sommes séparés pour aller dormir, des centaines de milliers de personnes sont mortes sur la Terre. Par un incroyable concours de chances et de circonstances, nous sommes ici, bien vivants…” Suit un long silence. Dans ces instants, sentir que vivre est une chance, ce n’est plus seulement une pensée, mais un ressenti émotionnel et corporel très très fort. C’est bizarre comme je me sens vivant tout au long de la semaine. Je vivais avant, et je vivrais après. Mais là, je traverse chaque instant les yeux de l’esprit grands ouverts sur des choses simples et importantes, comme respirer, ressentir son corps, marcher… Le moment présent devient un refuge et un lieu d’observation de ce qui se passe en nous : le lieu où notre vie se déroule pour de vrai. La philosophie de l’instant présent, ce n’est pas dire qu’il est supérieur au passé ou au futur. Juste que c’est lui qu’il faut protéger car il disparaît de notre conscience dès que nous sommes affairés. C’est à lui qu’il faut donner de l’espace pour exister. Se tourner vers l’instant présent, c’est expérimenter une troisième voie pour aborder l’existence : à côté du combat ou de la fuite, c’est la simple présence, adossée à toute la réalité de ce que nous ressentons, même si c’est douloureux ou compliqué. Commencer par accepter que ce soit là, même si ça fait mal. Et l’observer. Contrairement à ce que nous redoutons, cela n’aggrave pas notre souffrance, au contraire. Cela va nous permettre d’y répondre calmement, au lieu de nous débattre et de toujours retomber dans les mêmes pièges : la plainte, la fuite, l’affliction…

Quatrième jour : le souffle

Mon plus proche compagnon durant cette semaine de retraite aura été mon souffle. C’est vers lui que je reviens à chaque fois que mon esprit vagabonde pendant un exercice. C’est lui qui me sert de phare. Il y a tant de leçons à recevoir de la part du souffle… Depuis toujours, la respiration occupe une place centrale dans les pratiques méditatives : c’est le moyen le plus puissant pour se connecter à l’instant présent. C’est pourquoi un des conseils les plus simples que l’on donne aux débutants, c’est de prendre plusieurs fois dans la journée le temps de respirer pendant deux ou trois minutes entières.

On pense souvent qu’on n’a pas grand-chose à faire d’un phénomène aussi ordinaire et automatique que la respiration. Quelle erreur ! Il y a d’énormes bénéfices à prendre conscience de sa respiration, de toutes les sensations auxquelles elle est reliée dans notre corps, sans chercher à la modifier, sans rien en attendre. Mieux vaut mille fois tourner son attention vers notre souffle que vers nos ruminations.

Cinquième jour : le silence

Au milieu du séminaire, nous sommes invités à rester silencieux pendant trente-six heures et à éviter le regard des autres. Il nous est demandé de renoncer à toute forme d’échange avec autrui et à toute distraction pour nous satisfaire uniquement de l’essentiel.

J’adore ça, les temps de silence. J’en ai déjà fait l’expérience lors de nombreuses retraites. Le silence agit d’abord comme une cure de “détox”. Nous sommes en effet cernés de bruit : celui de la ville, de la musique, omniprésents, et celui que nous produisons en bavardant. Le silence nous renvoie à nous-même : on s’aperçoit, en rentrant dans cette phase de silence, du boucan de nos pensées, de leur désordre, et du fait qu’en temps normal, nous recouvrons leur tapage d’un autre tapage ou de distractions. Cette phase peut être angoissante ou déstabilisante : nos pensées anxieuses ou dépressives nous sautent alors à l’esprit. Mais peu à peu, si on ne leur répond pas, elles s’affaiblissent d’elles-mêmes. À la fin, le silence devient confortable, il nous permet d’ouvrir notre conscience à l’essentiel. Ainsi, paradoxalement, alors que nous sommes en silence et que je ne peux leur parler, je me sens très proche des autres. C’est que, parfois, le langage peut séparer (si je ne suis pas d’accord avec ce qu’on me dit par exemple, ou si cela m’ennuie). Le silence, s’il est librement choisi, peut étonnamment rapprocher.

Sixième jour : la saveur de la parole

Le silence était donc merveilleux. Mais la sortie du silence, selon des règles précises, l’est encore plus. En premier lieu, nous sommes invités à nous regarder tous : merveille des regards et des sourires, après ces presque deux jours à éviter tous les yeux et les visages. Puis nous nous mettons par deux, face à face, le visage sur l’épaule de l’autre. Pendant dix minutes, le premier chuchote tout ce qu’il a ressenti pendant cette période de silence. On ne se regarde pas, et celui qui écoute ne dit rien, n’approuve pas de la tête et ne cherche qu’à entendre avec autant de force, de cœur et de présence que possible. Puis on change de rôle. Et c’est magique. Je suis assis ce matin-là à côté d’un compagnon que je ne connais pas, avec qui je n’ai échangé que quelques bonjours. Mais nous nous parlons et nous écoutons avec gravité et intensité. C’est bon de se taire, mais c’est délicieux de se remettre à parler et à écouter. Le détour par le silence donne encore plus de saveur à la parole.

Septième jour : la marche en pleine conscience

marche méditative“Le miracle, c’est de marcher sur la terre”, écrit le maître bouddhiste vietnamien Tich Nhat Hanh. J’ai vécu ce miracle chaque jour de la retraite. Régulièrement, nous sommes invités à pratiquer la “marche en pleine conscience” : une marche très lente, durant laquelle on s’efforce de se relier à toutes les sensations dues au fait de poser un pied devant l’autre. Un peu étrange au début, car on est surtout occupé à se freiner, freiner l’automatisme de marcher vite et vers une destination. Là, on avance lentement, et on ne va nulle part. Il fait beau à peu près toute la semaine, alors je marche souvent pieds nus dans l’herbe. Je contemple les fleurs des champs. Je retrouve souvent les mêmes chaque jour. Un matin, vers 6h30 souffle un petit vent froid, qui fait ployer les brins d’herbe. Je me demande s’ils ont froid comme moi, et je ne trouve pas saugrenu de me poser la question. Dans la journée, je marche si doucement que je surprends souvent des grillons ou des lézards postés devant leur trou. Sentiment de proximité avec toute cette vie humble. Mais aussi avec les autres membres du groupe. La méditation n’isole pas du monde, au contraire : elle nous relie plus fortement encore à ce qui nous entoure. C’est peut-être pour cela qu’en chinois, “pleine conscience” s’écrit à partir des idéogrammes “présence” et “cœur”. Présence du cœur.

Peu à peu, pendant ces exercices de marche consciente, mon esprit cesse de bavarder. Je suis dans la marche et dans la présence. De temps en temps, je m’arrête pour regarder au loin, les arbres, ou le ciel et les nuages qui passent. Je repense à ces lignes de Henry David Thoreau, le philosophe et poète américain qui vécut deux années seul dans les bois du Massachussetts : “Pouvoir regarder le soleil se lever ou se coucher chaque jour, afin de nous relier à un phénomène universel, préserverait notre santé pour toujours.” Cela me semble une évidence. Je me sens comme immortel

Huitième et dernier jour : stupeur et tremblements

Il y a eu du silence, mais tout au long du séminaire, nous avons aussi parlé. Lors des pauses ou des soirées, en apartés ou en petits groupes, et pendant les sessions de travail : nous avons souvent été invités à dire ce que nous ressentions pendant les méditations. Et beaucoup ont raconté des souffrances personnelles : des maladies parfois graves, des deuils, des violences. Il y a eu des larmes, de grandes émotions.

Alors, au moment de nous séparer, nous avons conscience que nous allons quitter une sorte de parenthèse où nous avons vécu quelque chose de fort et de communautaire. Conscience que nous allons perdre l’appui du groupe et du lieu, en sachant confusément que bien des choses nous en resteront, mais quoi ? Chacun est invité à dire un ou deux mots de ce qu’il retiendra de cette semaine. Et doucement je sens que je commence à avoir envie de pleurer. Au lieu de me retenir, comme d’habitude, je laisse sortir les larmes. Bizarrement, je ne me sens pas mal à l’aise. Je respire, j’écoute et je ressens aussi tout le reste de mon corps. Profond soulagement. Mais petite perturbation, tout de même. En partant, je ne retrouve plus mon carnet de toutes les notes de la semaine. Je cherche partout, j’alerte tout le monde. Puis je me résous à partir sans lui. Évidemment, il était dans la poche de mon blouson, glissé dans la doublure…

Epilogue : le retour

Nos instructeurs nous avaient prévenus : “Maintenant, nous allons tous rentrer chez nous, avec le souvenir très fort de ce que nous avons vécu ensemble. Mais ce sera autre chose : nous ne serons plus dans notre bulle, mais dans notre vie. Notre conjoint va nous demander ce que nous avons fait pendant cette semaine. Nous allons lui dire que nous sommes restés assis pendant des heures, que nous avons marché dans l’herbe plusieurs fois par jour. Et il nous répondra : ‘Parfait, tu t’es bien reposé pendant une semaine avec tes copains, alors maintenant, descends la poubelle et occupe-toi un peu des enfants.’ La prochaine fois que nous nous disputerons, il nous dira : ‘Retourne faire un peu de méditation pour te calmer !’ Et tout cela sera normal. Et nous l’accueillerons en pleine conscience, et nous y répondrons avec bienveillance, du mieux que nous le pourrons.” Et c’est exactement ce qui s’est passé pour moi… »

Source : psychologie.com

Vous aussi vous avez fait une expérience de méditation? Faites en nous part dans les commentaires.



'J’ai passé une semaine dans une retraite de méditation, voici ce que j’y ai appris.' have 4 comments

  1. 25 avril 2015 @ 0 h 04 min Aurora

    Merci pour tous ces détails, depuis ces derniers temps, je sens intuitivement l’envie et le besoin de faire une retraite, je souhaite vraiment le faire , à quel endroit etes vous allez ? Merci, Frédérique.

    Répondre

  2. 25 avril 2015 @ 10 h 37 min yvette

    je suis également attirée a faire une une retraite…MERCI de nous conseiller ….

    Répondre

  3. Yoganova

    28 avril 2015 @ 12 h 04 min Yoganova

    Bonjour Aurora et Yvette.
    Je suis content que cet article vous ai inspiré pour faire vous même l’expérience d’une retraite de méditation, c’est une expérience unique.
    Il me semble que l’auteur de l’article a fait la sienne avec l’association de développement de la mindfullness.
    Vous trouverez les informations ici: http://www.association-mindfulness.org/7-day-retreat.php

    Sinon il y a d’autres endroits pour faire des retraites.
    Pour ceux qui aiment un peu la difficulté mais qui veulent aller dans la profondeur, il y a la retraite de Vipassana de dix jours qui est un « must ».
    Vous trouverez tout ici: http://www.dhamma.org/fr/index

    Pour une approche spécifiquement orienté sur le cœur spirituel et sur l’amour, je ne peux que conseiller de voir du coté de Hridaya yoga,les retraites en Français sont encore rares malheureusement. Pour ceux qui comprennent bien l’anglais, je vous conseille d’aller faire un tour ici, vous y trouverez toutes les explications et les dates de retraite.
    http://hridaya-yoga.com/

    Il y a de nombreux autres endroits mais ce serait trop long pour un commentaire, je pense faire un article sur le sujet très bientôt.
    Bonne pratique !

    Répondre

    • 9 mars 2017 @ 14 h 00 min Laetitia

      Bonjour,

      Merci pour votre partage, c’est vraiment très intéressant. Est-ce que l’article que vous souhaitiez écrire sur les endroits de retraite de méditation a été publié ?
      Je vous remercie par avance pour votre réponse.
      Laetitia

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.