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L’ Ayahuasca, dangers et promesses des voyages chamaniques

Le tourisme chamanique est un nouveau business florissant au Pérou qui fait la fortune de certains chamans et le bonheur des Occidentaux en quête de spiritualité. Au cœur de ce nouvel engouement : l’ayahuasca, un breuvage traditionnel aux vertus mystiques.

Ils sont prêts à parcourir des milliers de kilomètres pour vivre l’expérience ultime, à la recherche de la paix intérieure et d’un approfondissement de soi. Au programme de ce voyage des rituels traditionnels autour d’un breuvage ancien généralement utilisé par les chamans des tribus indiennes d’Amazonie : l’ayahuasca, une décoction fabriquée à base de plantes psychotropes hautement hallucinogène. Depuis 2005, en France, elle est au registre des stupéfiants et donc interdite. Depuis quelques années, elle est devenue un véritable marché touristique pour les pays qui l’autorisent. Au Pérou, elle est utilisée depuis des siècles dans le cadre de la médecine traditionnelle et de pratiques divinatoires. Remède aux maux de l’occident pour certain, dangereux stupéfiant « sectoïdal » pour d’autres, l’ayahuasca provoque chez tous un incontestable intérêt.Les agences de voyages ont saisi le filon et les sites internet fleurissent, proposant des séjours « clé en main » de purification du corps et de l’âme. Au programme, rencontre avec les communautés indigènes et initiation chamanique avec de l’ayahuasca. Pour certains, l’expérience est inoubliable, pour d’autres, elle fut insupportable.

 

LA LIANE DES ESPRITS

 

Son nom vient de la langue indienne Quechua et est formé de l’agglutination aya et huaskaqui se traduit ordinairement par la liane des esprits, de la mort ou des âmes. Dans de nombreuses communautés indigènes, l’ayahuasca est utilisé pour un usage thérapeutique ou divinatoire. Les tribus l’utilisent depuis des millénaires comme un outil de purification lors de rituels de guérison sacrés. Cette plante permettrait de rentrer dans un état de transe afin de communiquer avec les esprits de la nature et purger les maux de l’âme et du corps. Elle permettrait d’élever l’état de conscience et voir même, de soigner des maladies importantes.L’absorption de ce breuvage est faite sous le contrôle d’un chaman : il est l’intermédiaire entre le monde des esprits et celui des vivants. Il est le guide du voyage qui, dans un état de conscience modifié, permet aux individus d’aller à la rencontre de l’invisible. L’ingestion conduit à un détachement total de la réalité, une évasion spirituelle par un « voyage astral ». Extases, visions éclatantes, lucidité extrême… en d’autres termes, l’ayahuasca est une boisson narcotique aux effets puissants. Mais, absorbé dans de mauvaises conditions de préparation, cet hallucinogène peut provoquer des réactions terribles : paranoïa, schizophrénie, traumatismes ou même la mort. Une préparation drastique doit être effectuée avant, pendant, et après le rituel. Les conditions sont très strictes : isolement dans la forêt, diète et abstinence sexuelle, pas de contact avec le feu, exclusion totale de certains aliments ainsi que de toutes drogues, alcools et médicaments. Plusieurs spécialistes indigènes affirment qu’il faut de longues années de pratique, jusqu’à 25 ou 30 ans, pour atteindre une vraie maîtrise de l’ayahuasca et pour être à même de l’administrer dans de bonnes conditions. Les bons ayahuasqueros sont donc rares.

 

LE BUSINESS CHAMANIQUE

 

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Une hutte où se déroulent les « cérémonies » en groupe. Chaque « voyage » peut durer des heures…

Au Pérou, le commerce autour du chamanisme s’est fortement développé, notamment chez les tribus Yagua ou Shipibo et au Nord-Ouest, dans un triangle délimité par les villes de Tarapoto, Pucallpa et Iquito. De nombreux touristes affluent afin de goûter à ce breuvage. Ces voyages initiatiques sont motivés par la prétendue recherche d’un « retour aux sources », d’un « retour à la nature », d’une « protection contre les maux de la société contemporaine matérialiste », parfois d’une « nouvelle forme de spiritualité »… Avec le fort développement d’Internet, il est désormais facile pour les curieux de tenter l’expérience. De nombreux centres ont des relais en France ; et ils sont des centaines à proposer un package « découverte », garantissant un voyage initiatique avec prise d’ayahuasca par un véritable chamane. « Sérieux » et « authenticité » sont les mots d’ordre du séjour. Mais la croissante popularité de ces pratiques amène à de nombreuses dérives et « attrapes-touristes », s’éloignant de la véritable pratique socioculturelle locale.

Les Indiens amazoniens, riches par leur culture et leurs traditions ; le sont bien moins économiquement. Si la médecine traditionnelle relance l’économie péruvienne ; l’arrivée massive de ce nouveau tourisme spirituel n’est pas sans impacts négatifs. Le comble est que cette nouvelle manne financière liée au  tourisme initiatique en Amazonie déstabilise l’économie locale des contrées amazoniennes. L’afflux des devises des Occidentaux, qui bénéficient souvent au chef de village, incite les Indiens à se consacrer exclusivement à cette activité très lucrative, au détriment du développement d’une véritable économie. De plus, l’ampleur de ce tourisme a ouvert la porte à de nombreux charlatans qui s’improvisent chamans. En quelques semaines, ils peuvent gagner l’équivalent d’une année de salaires péruviens. Sauf qu’avec les rites ancestraux, il ne faut pas plaisanter. Les procédés peuvent s’avérer dangereux, surtout quand on ne les maîtrise pas.

LES DANGERS DE CE NARCO-TOURISME

 

L’ambassade de France au Pérou met en garde les voyageurs sur son site internet. Pour eux son usage peut avoir des conséquences médicales graves : « De nombreux guides touristiques ainsi que des centres d’éco-tourisme peu fiables proposent des initiations au chamanisme », rapporte l’ambassade. « Ainsi, le centre Sachawawa à Tarapoto fait, en particulier, l’objet d’une enquête judiciaire à la suite du décès d’une Française, en août 2011, dans des circonstances non encore élucidées ». Ce nouveau narco-tourisme inquiète les autorités occidentales. Le cas de cette Française n’est pas unique. La même année, Fabrice Champion, cofondateur de la compagnie d’acrobates les Arts Saut, est décédé près d’Iquitos. Son corps avait été retrouvé dans une maloca, grande hutte communautaire où les indigènes s’adonnent à des rites chamaniques.Un rapport de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) avait déjà, en 2009, consacré un chapitre entier sur les dangers de l’ayahuasca. Ce rapport insiste sur le fait que l’absorption de ce breuvage peut se« révéler particulièrement violent », qu’il amène à « un douloureux voyage sur soi-même avec vomissements, convulsions physiques, profonde détresse mentale… même lorsque cette substance est absorbée dans de bonnes conditions, c’est-à-dire sous la surveillance d’un chaman expérimenté ». L’internationalisation de l’usage de l’ayahuasca et son appropriation par les sociétés occidentales devient une question hautement problématique.
Article paru sur lejournalinternational.fr

 

Mon expérience de l’ayahusca

Plusieurs minutes passent dans un silence complet, j’ai l’impression que les bruits étranges entendus plus tôt ont totalement disparu. Carlos se met alors à chanter, en espagnol, je crois. Enfin je n’sais pas trop, mais on appelle ça Icaros. J’ai lu que ces chants permettent de guider l’esprit et que chaque chant à une fonction bien précise.

10 minutes passent, puis 20 et 30. Carlos se met à chanter plus intensément.
Je ressens quelques nausées au début suivi tout à coup par des visions intenses et vives. Des formes géométriques, de toutes les couleurs, qui virevoltent, bougent et gigotent dans tous les sens, ça explose. Chaque son devient une couleur, chaque chose devient un son. Je ne comprends pas ce qui se passe, mais c’est magnifique. J’entends Carlos chanter différemment, puis je commence à voir autre chose.
C’est très dur à décrire, mais en gros tout ce que je regardais autour de moi, me regardait en retour. Les arbres, la terre, le ciel, la lune. J’avais l’impression de comprendre les choses et de les perdre très vite. Puis j’ai eu quelques moments où j’ai pensé à moi, à ce que je vivais dans ma vie en ce moment. Je voyais les choses que je traversais, de l’extérieur. Comme si j’étais mon propre juge. C’est très difficile à d’écrire et je crois que cette partie-là et très personnelle…

-Como està ? me demande Carlos
-Està bien, gracias

J’ai immédiatement senti l’envie d’en prendre plus, comme-ci ce n’était pas suffisant. J’ai l’impression que Carlos l’a ressenti, car il me demande si je souhaite encore en boire un peu. Je réponds oui, très enthousiaste.

Pourquoi ai-je toujours besoin de plus?
Pourquoi n’était-ce pas suffisant?
Que me manquait-il?

Carlos se met à chanter différemment encore, je ressens une succession de vagues, comme-ci on venait fouiller au fond de mes tripes, comme un scanner qui débusquerait des zones sombres.
Là, la vision de lumière et de joie que j’ai ressenti quelques minutes avant s’était complètement envolée, laissant place à quelque chose de beaucoup plus sombre. Mon estomac criait et mon corps a tout d’un coup éclaté en sueur froide.
Je me sens fiévreux et là je me dis;

oh merde, qu’est-ce que j’ai fait …

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Exemple de symboles chamaniques observables durant l’expérience, le thème des serpents entrelacés revient souvent.

DE LA LUMIÈRE VERS LES TÉNÈBRES

Je choppe d’un seul coup le seau qui se trouve à côté de moi et je commence à vomir mes trips et mon exécrable égo. Je vomis à en crier et avec une telle force que la meilleure description serait une explosion nucléaire déchirant le tissu de tout ce qui m’est réel. J’ai des visions intenses de bombardement provenant de tous les côtés, je ne peux pas donner un sens à quoi que ce soit.
Émotionnellement je suis comme un volcan en éruption. Mon âme n’est plus reliée à mon corps ni à tout ce qui m’entoure. Je suis dévoré par la peur et la solitude. Cette expérience est un véritable enfer, et encore, je ne trouve pas de mots pour décrire cette horreur.
La première chose à me venir à l’esprit après un long moment c’est « comment me sortir de là ? », « comment faire sortir l’esprit de l’Ayahuasca qui est en moi ? ». Je réalise de temps à autre l’horreur que je vis, quelle expérience cruelle ! Alors j’essaie de reprendre mes esprits, de me dire que tout ceci n’est que dans ma tête.

Ok Ryan, t’es assez fort pour surmonter tout ça, reste calme.

Mais je rechute complètement ! Comme si je retombais dans un gouffre sans fin. J’ai l’impression qu’on s’amuse avec moi, comme si j’étais une marionnette, un jouet.
Et là, je prends conscience de quelque chose ; je ne suis pas aussi fort que ce que je croyais. J’ai peur, je me sens seul et perdu, au milieu de tout.

L'artiste Alex Grey essaie par ses peintures de faire partager les visions et les sentiments d'une expérience psychédélique.

L’artiste Alex Grey essaie par ses peintures de faire partager les visions et les sentiments d’une expérience psychédélique.

LA PRISE DE CONSCIENCE

Lentement, après presque une heure dans cet état là, je commence à prendre conscience de l’expérience que je vis. C’est une espèce de drogue que j’ai pris et comme toutes les drogues l’effet n’est que temporaire. Je ne sais toujours pas où j’en suis et je suis encore perdu, mais je suis touché de temps à autre par une espèce de clarté qui doit surement contenir une signification.
Puis d’un seul coup, je comprends qu’il faut que je renonce à contrôler ce qui se passe, qu’il faut tout simplement que je me laisse aller.

J’entends la voix de Carlos, je ressens sa voix comme un fil conducteur, un chemin à suivre, un phare dans le noir infini.
Et puis pour la première fois, j’ouvre les yeux …

Je crois que j’ai besoin d’aide Carlos, j’me sens mal

 

LA RENAISSANCE

Au petit matin je me réveille dans la chambre. Je ne sais pas comment je me suis téléporté ici, je ne me souvenais plus de rien.
Je sors dehors et vois Carlos qui me sourit.

-Tu te sens comment ?
-Bien, enfin je crois, c’était assez violent.
-Tu avais beaucoup de tensions oui, tu as bien vomi, c’est une bonne chose, tu t’es purifié.
-Oui, j’me sens léger en tout cas
-Il faudra continuer ta diète pendant une semaine et refaire une séance là où tu seras. Je pense que tu trouveras d’autres réponses. La première séance est toujours très violente pour le corps et l’esprit.

Je ne dis pas que l’Ayahuasca a radicalement changé ma vision des choses, mais j’ai appris quelque chose ce soir là, c’est que je ne pouvais pas tout faire moi-même et surtout qu’on est puissant et fort seulement avec le soutien de personnes qui nous entourent. Seuls nous ne sommes rien.

Après toutes ces années à voyager seul, j’ai l’impression qu’il fallait que je vive cette expérience pour comprendre que peu importe la force qu’on pense avoir, être entouré, avoir un phare ou ouvrir son cœur et demander de l’aide quel que soit la situation, est indispensable. La seule chose qui nous retient c’est notre ego, la peur et la honte.
J’ai aussi vu et compris beaucoup d’autres choses, beaucoup plus personnelles…

Je prépare mes affaires avant de partir.
En sortant, Carlos m’indique la direction à prendre et me dit;

-Ma maison est la tienne reviens quand tu veux ! Je suis content de t’avoir rencontré.
-Et moi donc, merci pour tout
-Surtout n’oublie pas, écoute ton cœur.

Nous nous serrons dans les bras et je pars sous la brume, le sourire aux lèvres. Je n’ai plus peur…

A ce jour, je n’ai toujours pas réessayé l’ayahuasca…

Témoignage initialement paru sur lesacados.com et lisible en entier ICI.

Pour aller plus loin :
Ayahuasca – Une expérience chamanique – Vers une renaissance spirituelle

Et vous qu’en pensez vous ? Voyez vous dans ces voyages psychédéliques une vraie opportunité de découverte de soi ou un moyen dangereux de se perdre ? Faites nous part de votre opinion dans les commentaires.



'L’ Ayahuasca, dangers et promesses des voyages chamaniques' have 6 comments

  1. 30 juin 2015 @ 17 h 25 min Samma

    On aborde pas la spiritualité en se droguant !

    Pour moi, l’ayahuasca est une méthode pour « feignant désœuvré » en recherche d’une expérience dont l’intensité forte (mais pas nécessaire) sera à même de satisfaire son égo en lui faisant croire que suite à cela sa vie aura changée.

    Voilà une méthode parfaite pour laisser le mental inonder l’esprit d’illusion. C’est sûr qu’il est plus facile de se dire qu’on va « avancer » en se shootant qu’en entamant une voie méditative sur toute une vie.

    L’ayahuasca, le business parfait pour les occidentaux qui n’ont encore et toujours rien compris à la spiritualité !

    Répondre

    • 31 janvier 2016 @ 20 h 31 min Joseph

      c’est pas faux, un peu définitif c’est bien vu :)

      Répondre

    • 1 février 2016 @ 11 h 16 min Nagesh

      N’ayez pas de jugement trop hâtif. Les herbes peuvent donner un avant goût des états d’expansion de conscience voire de samadhi. En Inde il y avait une science appelée Aushadhi qui utilisait des herbes afin de provoquer ces états altérés et le samadhi. Il fallait être suivi absolument par un guru qualifié car cette méthode d’éveil était risquée. Je n’ai jamais essayé mais si les conditions de sérieux et de sécurité étaient réunies, je serais volontiers partant pour ce voyage. Malheureusement cette science très secrète n’est plus pratiquée pour le moins ouvertement de nos jours peut-être faute de gurus qualifiés, nous sommes dans le kali yuga, les traditions se perdent..

      Répondre

  2. 18 février 2016 @ 13 h 08 min Voyageur

    Il y a un proverbe qui circule dans ces milieux: tout le monde peut prendre de l’ayahuasca, mais l’ayahuasca n’est pas pour tout le monde…

    Il y a hélas beaucoup d’attentes de miracles de la part de gens mal informés: la plante enseigne, mais ça peut être par le biais d’un très mauvais trip! Et ce qui est important, ça n’est pas l’expérience en question, mais ce que l’on en fait après…

    Il y a aussi beaucoup de méconnaissance des précautions à prendre, parfois même chez les chamanes… Ca n’est surement pas pour les personnes borderline (mais, comme le dit Jeremy Narby, on ne peut vraiment savoir si l’on est borderline qu’après l’expérience!), et il faut à tout prix éviter plusieurs jours avant la prise d’anxiolytiques, les aliments riches en tyramine, etc…

    Beaucoup de confusions aussi entre drogues, narcotiques, psychotropes… Lire à ce propos « La médecine psychédélique » du Dr Olivier Chambon permet de clarifier scientifiquement ces différents termes, de séparer le bon grain de l’ivraie….

    Et puis, pour terminer avec un trait d’esprit de Terence McKenna, personne ne peut être crédible lorsqu’il parle de produit psychédélique: ceux qui n’en prennent pas n’y connaissent rien, et ceux qui en prennent sont des drogués…

    Répondre

  3. 24 février 2016 @ 0 h 28 min ginestet

    en france plus personne ne croit plus en rien alors que la plante peut nous sauvé la vie mais cela c est mal passé pour certain qu il lise la bible on parle de drogue liser !

    Répondre

  4. 30 novembre 2017 @ 13 h 37 min Hélène

    @Voyageur : Simple, et efficace, un commentaire juste, plein de sens pour moi, qui suit encore actuellement au Pérou pour 10 jours, après donc bientôt 6 mois de tentatives de guérison.
    Je crois que j’ai finis par la trouver, par moi même, enfin, principalement.
    Il est surtout très important à ce jour de comprendre qu’il s’agit même maintenant d’une mafia ici, et les conséquences sont désastreuses…
    Nous avons appris il y a deux jours le décès d’une française cancéreuse rencontré dans un des centres que nous avons côtoyé…
    4 mois après son passage là bas, visiblement guéris du cancer (les médecins a priori le confirment). Il s’agirait d’une vulgaire intoxication à la plante qu’elle devait continuer de prendre après son retour, pour but de la fortifier, suite à un malentendu avec le chamane dans les dosages…
    Euh..
    Bon, je ne vais pas m’étendre, mais c’est vraiment graves, et l’aspect que les gens oublient bien souvent là dedans, c’est la sorcellerie. On parle d’un monde fait d’énergie imperceptible au « commun des mortels », et eux en sont un peu les maîtres.
    Je tire beaucoup de positif de cette expérience,aussi difficile eut elle été, mais attention, je n’ai pas baigné dans des visions magiques. A ce jour, j’ai du faire une cinquantaine de cérémonie, en 7 lieux différents, guidées par entre 1 et 6 chamanes, allant de la femme bienveillante qui travaille chez elle, à seul avec mon conjoint, en passant par des semaines dans les communautés shipibos. Le bilan, sur toutes ces fois, j’en compte peut être 5 de légères et « plaisantes », dont 3, uniquement 3, avec des visions. Qui plus est, des visions, je dirais légères. Je n’ai pas changé de dimension, je n’ai pas flotté dans les couleurs. Des sensations, des ressentis, des connexions surtout, que j’ai en fait moi même trouvé avec mes plantes.
    A savoir également qu’en guise d’échantillon test, j’ai envie de dire, mon conjoint est un visionnaire depuis l’enfance. Et si en effet l’ayahuasca n’est pas vraiment pour moi, bien qu’elle m’aie tout de même aidé du mieux qu’elle a pu en me préservant de beaucoup de choses notamment, elle lui correspond parfaitement.
    Il m’a servit de guide, de gardien et d’yeux.
    Attention donc aux illusions, vous pourriez vous faire voler votre âme

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.