face cachée de sogyal rinpoche

La face cachée de Sogyal Rinpoché

Sogyal Rinpoché, lama tibétain de renommée mondiale, vient d’achever une retraite de quatre jours à Paris. Destinés à initier les Occidentaux à la pratique de la méditation, les enseignements de ce maitre tibétain connaissent un vif succès. Pourtant, les rumeurs sur la légitimité du personnage ne cessent de croître : le gourou entretiendrait des relations à la limite de l’abus de pouvoir avec ses disciples les plus proches. Reportage à Lerab Ling, dans le principal centre de retraites Sogyal Rinpoché.

«Sogyal Rinpoché en personne, tu te rends compte ? » « Je l’ai déjà vu une fois pendant une conférence à Amsterdam, mais de loin » « Une semaine entière avec lui… Je me sens tellement privilégiéeDans le luxueux temple bouddhiste de Lerab Ling, niché au coeur des Cévennes à Roqueredonde, l’excitation atteint son comble : l’arrivée du maître a été annoncée. Assis dans la position du lotus – éminemment inconfortable pour quiconque ne pratique pas assidûment le yoga -, les disciples ont écouté patiemment le discours d’introduction à cette retraite de méditation qui va les occuper pendant huit jours. Ils ont bien noté les règles à respecter : ne pas boire d’alcool, ne pas fumer, ne pas utiliser son téléphone portable, et parler le moins possible. Sauf sur le parking du centre, où ces comportements de débauche sont autorisés. Maintenant, action ! Les retraitants veulent voir leur gourou, en chair et en os.

Sogyal Rinpoché ? Un lama de renommée mondiale. Né au Tibet en 1947, il a été reconnu très jeune comme la réincarnation d’un des maîtres du treizième dalaï-lama, ce qui impose le respect de la communauté religieuse. Dès son arrivée en Europe, en 1971, il commence à enseigner les rudiments du bouddhisme tibétain aux Occidentaux. En plein rejet du christianisme, la génération hippie se passionne pour cette forme de spiritualité exotique.

Esprit moderne, corps tibétain

Une vision idéale: un maitre "réalisé" priant au coucher du soleil.

Une vision idéale: un maitre « réalisé » priant au coucher du soleil.

Obèse mais énergique, le petit homme prend de l’envergure, jusqu’à fonder le centre de Lerab Ling. Le temple, modèle d’architecture bling-bling en pleine nature, est inauguré en grande pompe par le dalaï-lama en 2008, en présence de Carla Bruni-Sarkozy, Rama Yade et Bernard Kouchner. Il accueille aujourd’hui de 2 000 à 3 000 retraitants chaque année. La brochure de promotion dit de Sogyal Rinpoché qu’il a un « don remarquable pour réunir plus de deux mille cinq cents ans de sagesse et d’expérience bouddhistes d’une manière authentique, accessible, et tout à fait pertinente pour le monde d’aujourd’hui ». Un esprit moderne dans un corps tibétain (ou l’inverse) : le gourou fait mouche chez les Européens en quête de sens. Il est aussi l’autorité spirituelle de l’association Rigpa qui rassemble 130 centres bouddhistes dans 41 pays du monde, et l&rrsquo;auteur du Livre tibétain de la vie et de la mort, vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde. Autant dire que Sogyal Rinpoché est à l’amateur de nourriture spirituelle ce que Lady Gaga est au fan de musique pop : une superstar. Mais sa notoriété et le succès que rencontrent les retraites n’empêchent pas les rumeurs persistantes sur la légitimité du personnage. Rinpoché ne serait pas le véritable auteur de l’ouvrage qui a fait sa renommée, et surtout, il entretiendrait des relations à la limite de l’abus de pouvoir avec ses disciples les plus proches (lire plus bas)…

Mais, en ce mois de juillet 2011, les 500 personnes inscrites à la traditionnelle retraite estivale de Lerab Ling ont d’autres préoccupations. Venues d’Italie, des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Angleterre ou de France, toutes ont délaissé les plages et l’apéro au rosé pour s’isoler huit jours dans l’espoir de découvrir les secrets de la méditation. On compte bien dans l’assemblée un hippie quinqua et deux ados gothiques, mais l’essentiel est constitué de gens « ordinaires », venus seuls, en couple ou en famille. Unis par l’originalité de leur démarche, les participants ont le bon goût de ne pas se taper dessus quand les précieux coussins, indispensables pour tenir des heures assis en tailleur, viennent à manquer. Ceux qui en avaient discrètement empilé cinq sous leur postérieur ne rechignent pas longtemps à les céder à leur voisin : l’essentiel, après tout, est d’être en position de voir le gourou. Les architectes du temple ont prévu le coup en disséminant des écrans plats un peu partout dans la salle. Des interprètes se chargent de traduire les discours de l’anglais syncopé de Sogyal Rinpoché (« Is dat clear ? D’you undeustand ? ») dans les différentes langues des retraitants.

Humiliations publiques

Quand le maître apparaît enfin sur l’estrade dans sa robe orange, comme il le fera chaque jour aux alentours de midi, les 500 groupies se lèvent comme un seul homme. Les plus zélés entament même une prosternation bouddhiste (genoux, ventre et front à terre) difficile à mener à bien, chacun disposant d’un espace limité aux dimensions de son coussin. Sogyal Rinpoché, c’est 1 m3 de pure sagesse : ça s’accueille dignement. « Il a les cheveux plus noirs que la dernière fois, non ? » murmure une femme à son mari. Rinpoché, qui signifie en tibétain « le Très Précieux », prend effectivement soin de son apparence. Les cheveux blancs, c’est un charme dont il se passe.

Ce matin-là, dans le temple à la décoration surchargée, où domine un bouddha en or de 7 m de haut, le gourou pointe d’un doigt agacé un grand portrait de maître placé derrière lui. «Qu’est-ce qu’elle fait là, cette photo ? » demande-t-il sèchement à ses assistants. S’ensuivent vingt minutes de mise au point et de brimades, alors que nonnes et disciples s’agitent en tous sens pour déplacer la photo. Au fil des « enseignements » dispensés chaque jour, ces scènes deviendront vite habituelles : loin du calme détachement du dalaï-lama, le chef spirituel du temple de Lerab Ling s’énerve, se moque et engueule ses collaborateurs. Qui pour une photo, qui pour un verre tombé, qui pour une porte mal fermée. L’exercice prend parfois des allures d’humiliation publique. « Faites-moi penser à investir dans un costume et une coupe de cheveux pour lui », dira-t-il à propos d’un de ses disciples, déclenchant l’hilarité de la salle.

Un Lama qui aime les stars. Ici avec Richard Gere et Joan Halifax en 1985

Un Lama qui aime les stars. Ici avec Richard Gere et Joan Halifax en 1985

De quoi rendre perplexes certains élèves. Laura, une Française de 31 ans, s’interroge : « Je n’arrive pas à faire le lien entre le Livre tibétain de la vie et de la mort, qui m’a bouleversée, et le personnage que je viens de découvrir ». Les « nouveaux » se rejoignent tous sur un point : pourquoi diable le maître s’acharne-t-il sur ses assistants qui se plient en quatre pour le servir ? « C’est vrai que cela peut surprendre, reconnaît Jack*, l’un des animateurs, un Américain qui essuie au moins 10 blagues par jour de la part du gourou. Mais c’est un enseignement. Si vous ne comprenez pas, c’est le but ! C’est pour casser vos concepts et vos habitudes ». Soit. Les retraitants ne se découragent pas pour si peu, et ils continuent à se lever de bonne grâce pour être à 9 heures pétantes dans le temple, prêts à recevoir la bonne parole.

L’épreuve du feu pour tester la volonté des disciples de casser tous leurs concepts se présente le troisième jour. Sans doute encouragé par le climat de compassion qui règne à Lerab Ling, un Néerlandais d’une quarantaine d’années juge le moment opportun pour se confesser devant le maître, et accessoirement devant les centaines de personnes également présentes dans le temple. L’homme prend la parole pour évoquer ses problèmes conjugaux, et la manière dont sa femme lui hurle dessus à toute occasion. Le gourou se lance alors dans un véritable show : « Avez-vous essayé de l’interrompre en l’embrassant ? Ou en lui faisant l’amour passionnément ? Non ? Et sinon, avez-vous essayé de prendre des cours de karaté ? » Le succès est immédiat, les retraitants se tapent sur les cuisses. « Vous êtes néerlandais ? Ce sont les pires. Peut-être que votre femme a raison de dire que vous ne savez pas communiquer ! Avez-vous essayé de lui dire simplement : « Jawohl, jawohl, mein Führer » ?» La salle s’étrangle de rire devant ces conseils illuminés de sagesse.

Mais la séance prend un tour inattendu quand l’homme se met à raconter ce qui suscite le courroux de sa femme : « J’ai travaillé pendant vingt-cinq ans avec des enfants handicapés mentaux. Un jour, j’ai abusé de ma position avec l’un d’eux ». Frémissement dans l’auditoire. « Je l’ai dit à ma femme, et c’est pour ça qu’elle fait peser une pression terrible sur moi, elle a toujours peur que je fasse quelque chose à notre fille de 4 ans ». Devant le manque d’ouverture d’esprit manifeste de l’épouse, le maître choisit le silence. Il commence à être à court de blagues. « Un jour, elle a dû partir quelques jours. J’ai fait couler un bain pour ma fille et moi… L’eau était trop chaude, j’ai eu une sorte de malaise : je pouvais entendre et voir, mais je ne pouvais pas bouger. Et c’est là que ma fille m’a sucé ». La salle est muette, interdite. Sogyal Rinpoché reprend la parole : « C’est très courageux de le dire devant tout le monde ». Des applaudissements compatissants viennent saluer l’aveu de ces deux crimes pédophiles.

Le soir, on annonce que le « monsieur ayant tenu des propos provocants » a quitté la retraite et que « des gens compétents s’en occupent ». Le sujet divise les retraitants et alimente toutes les conversations. Les plus anciens élèves viennent voir les nouveaux, pour discuter avec eux du « mouvement de colère » que l’épisode soulève chez certains. « C’est intéressant que tu réagisses de manière aussi virulente, estime une disciple confirmée d’une soixantaine d’années, en s’adressant à une jeune femme en larmes. – Pour moi, c’est stupéfiant que ça te laisse aussi indifférente », lui répond-elle. Dès le lendemain cependant, l’épisode du « Néerlandais aux propos provocants » est enterré.

Silence, le gourou pète !

Le temple de Lerab Ling en Dordogne.

Le temple de Lerab Ling en Dordogne.

Encore cinq jours à tenir. Chacun se recentre sur son objectif : apprivoiser l’esprit qui s’échine à nous rendre malheureux, réveiller le bouddha qui sommeille en nous. Pour l’atteindre, une seule solution : suivre le maître. Les retraitants apprennent bien vite que tout ce que fait ou dit Rinpoché est un teaching, un « enseignement ». Personne n’a de mal à le comprendre quand il évoque avec beaucoup de clarté les principes de base de la méditation. Les élèves, enchantés, commencent à toucher du doigt le calme que procure la pratique du « repos de l’esprit », et c’est bien pour cela qu’ils sont venus. Mais c’est beaucoup moins évident quand le gourou se transforme en incarnation tibétaine de Jean-Marie Bigard et se met à imiter le bruit d’un pet ou à disserter sur les vibromasseurs. Ou quand il passe la moitié de la session à rabrouer son équipe parce que son gratte-dos n’est pas en place. Pendant le déjeuner, les retraitants échangent leurs impressions. Le conseil dispensé par les disciples confirmés est limpide : il ne faut surtout pas entrer en « résistance » avec les enseignements. Seule la « dévotion » de l’élève permet d’atteindre une authentique « connexion » avec Rinpoché. C’est lui-même qui l’explique le plus clairement : « Suivez les enseignements, ne réfléchissez pas trop. Je suis votre boss, je suis votre maître, votre rôle est de me suivre ». Au début de la semaine, l’accent était mis sur la communication ; mais à partir du quatrième jour, le gourou change d’avis et propose de supprimer les ateliers de discussion de l’après-midi qui, selon lui, ne servent à rien. On conseille au néophyte en quête d’éveil de ne pas trop poser de questions, mais plutôt de regarder le visage du maître quand il médite, d’écouter sa voix qui a des « pouvoirs spéciaux » et de prier pour lui quand il n’est pas dans son assiette. Sogyal Rinpoché promet que la technique a fait ses preuves. Il raconte comment certains de ses élèves ont guéri du cancer ou retrouvé la vue grâce à la force de leur « connexion ». Motivés, la plupart des retraitants suivent ces conseils avisés. Après tout, ils ont bien l’intention de tirer un maximum de bénéfices de l’expérience : ils ont payé pour ça.

Cash machine

Les plus jeunes et les plus fauchés (souvent les mêmes) ont déboursé 500€.Pour cette somme, ils ont accès aux enseignements, aux repas (légumes avec accompagnement de… légumes), et sont autorisés à planter leur tente dans la forêt. Il y a beaucoup de moustiques, et la distance qui sépare les dernières tentes du bloc sanitaire transforme toute envie nocturne en véritable expédition. Par ailleurs, les tempêtes à répétition et les températures autour de 7 °C (le centre est perché à 850 m d’altitude) ont fini par faire craquer les plus vaillants. Au sixième jour, une Française se jetait en travers du chemin de Sogyal Rinpoché pour implorer de dormir dans un endroit sec. Son geste désespéré et ses cernes sous les yeux ont convaincu le maître, qui lui a affecté un chalet privé pour la nuit suivante. Au grand dam de tous les autres campeurs qui ont amèrement regretté de ne pas avoir eu la même idée… ou de ne pas avoir rallongé la facture de quelques centaines d’euros pour dormir dans un chalet.

Les retraitants doivent également s’acquitter d’une tâche quotidienne appelée « rota » pour participer à la vie du temple. Les plus «avancés » sur le chemin spirituel n’hésitent pas à se dévouer au nettoyage des toilettes, les autres préfèrent donner un coup de main à la compta : 500€ minimum la retraite multipliée par 2 000 ou 3 000 disciples, cela fait au bas mot de 1 à 1,5 million d’euros qui rentrent dans les caisses. Ils peuvent aussi aider la boutique du centre.

C’est dans cette échoppe que l’on peut faire l’acquisition des ouvrages spirituels de référence et des photos des grands maîtres. L’endroit offre également l’occasion d’apprécier qu’on peut être bouddhiste sans être dépourvu d’un sens aigu du marketing : tasses Lerab Ling, coussins de méditation Lerab Ling et T-shirts « Osez la méditation ! », on trouve de tout.

A la fin de la retraite, les participants dépensent facilement 70€ pour rapporter chez eux un souvenir de cette semaine hors du temps pendant laquelle ils se sont consacrés, souvent avec quelque succès, à l&rsquorsquo;apaisement de leur esprit, en méditant plusieurs heures par jour et en écoutant en boucle le message du Bouddha. Ou plutôt celui de Sogyal Rinpoché, qui pourrait se résumer en deux mots : « Adulez-moi ».

Mais, pour l’instant, ceux qui s’en plaignent à voix haute sont encore rares…

* Tous les prénoms ont été changés.

Article initialement paru dans le journal Marianne. Nous n’aimons pas spécialement la polémique mais cela fait déjà longtemps que nous entendons parler des frasques de Sogyal Rinpoché. Le court documentaire qui suit va encore plus loin mais il n’est malheureusement disponible qu’en Anglais.
Nous recommandons tout de même son livre :  » Le livre tibétain de la vie et de la mort », un chef-d’oeuvre en passe de devenir un classique de la spiritualité bouddhiste.

Lire ou relire notre article sur les scandales sexuels dans le Yoga.

« In the name of enlightment-Sex scandal in religion » en Anglais seulement.

Se procurer Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort



'La face cachée de Sogyal Rinpoché' have 63 comments

  1. 9 décembre 2014 @ 19 h 19 min camus renaud

    Pratiquant le bouddhisme Tibétain, j’ai moi aussi entendu toutes sortes de bruits et de rumeurs sur Sogyal Rinpoché. Le bouddhisme en France est finalement un petit monde et tout finit toujours par se savoir. Le moins qu’on puisse dire c’est que le Lama est gourmand; il aime la bonne chair et les jeunes filles. Ce n’est pas rare du tout pour des hommes de pouvoir qui s’ont adulés par des milliers de personnes et j’imagine que les tentations doivent être grandes.
    Cela pourrait d’ailleurs ouvrir un débat intéressant sur la « starification » de certains « maitres » et sur la naïveté abyssale des pratiquants occidentaux quand il est question de relation avec un guide spirituel surtout si il a des origines lointaines et exotiques.
    Pour revenir sur Sogyal Rinpoché, son livre est effectivement très bon mais beaucoup pensent qu’il ne l’a pas écrit lui même.

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    • 21 janvier 2017 @ 21 h 25 min grezac

      Prenez un peu de recul, s’il vous plaît. Il convient de remettre les pendules à l’heure.
      Tout comme moi, vous lisez des articles, vidéo ou post par-ci, par-là sur internet et vous y croyez tout simplement, n’est-ce pas ?
      Voilà dans toute sa « splendeur » le fléau et le pouvoir terrible des médias sur internet. Toute cette propagande diffamatoire contre le bouddhisme tibétain et Sogyal Rinpoche a pour source quelques personnes malveillantes qui connaissent très bien l’impuissance du lecteur à discerner ou non la véracité de ces accusations.
      ce qui n’est pas dis ici c’est le déséquilibre psychologique des personnes qui témoigne notamment sur cette vidéo. Des milliers de personnes et proches de Sogyal vous affirmeront le contraire de ces propos délibérément diffamatoire.
      Vive internet et le royaume de l’illusion et de la diffamation

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      • 28 août 2017 @ 14 h 48 min Shinza

        Eh bien avec huit mois de recul, et bien plus sur les faits dont il est question, là où on en arrive enfin.

        Probablement qu’une telle convergence de regards dénonçant les mêmes faits, est la conséquence d’une maladie mentale sacrément contagieuse et qui touche tout le monde!

        https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-28-aout-2017

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      • 29 août 2017 @ 10 h 43 min Nathalie B

        L’idolâtrie n’a jamais mené à l’éveil. J’ai personnellement rencontré Sogyal qui n’est pas un éveillé et encore moins un maître. Avec son ego surdirmensionné et tout le bénéfice matériel qui lui colle aux basques, ça m’étonnerait fort qu’un seul de se sbires s’éveille. D’ailleurs l’éveil est personnel, sans maitre et sans chemin, sans le passage dans cette vacuité sans appui, impossible de faire la traversée…
        Je me fiche des diffamations et autres histoires qui circulent sur son dos mais en tant qu’éveillée, je me dois de dire la vérité, cet homme n’est pas éveillé, quant au reste, il a sa conscience pour lui.
        J’en ai croisé des idolâtres et la fermeture se lit sur leur visage, obéir bêtement comme il le targue tue l’esprit critique sans lequel aucun voile ne peut être levé…
        Alors faites comme vous voulez, suive-le comme des moutons,ça sécurise…; Quant à l’éveil il est forcément sans sécurité, c’est cela la véritable vacuité et certainement pas le calme du mental.

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        • 1 septembre 2017 @ 19 h 19 min Akshaya

          A moins d’être l’initié(e) d’une lignée authentique de Maîtres, il me paraît assez difficile de voir chez quelqu’un s’il ou elle est éveillé(e), si c’est son égo qui s’exprime ou le Soi qui le fait via la personne.

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  2. 6 avril 2015 @ 16 h 10 min Fontaine

    Est maître celui qui ne le sait pas est compagnon celui qui ne le dit pas nous sommes tous apprentis

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    • Yoganova

      7 avril 2015 @ 14 h 56 min Yoganova

      Bonjour ! Que voulez vous dire par là ? Vous êtes bien mystérieux. :)

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  3. 14 septembre 2015 @ 14 h 03 min Palmo

    Je suis pour ma part allée à Liérab Ling cette année et je trouve la présentation du centre très exagérée et condescendante. A lire cet article, on dirait que le lieu n’est qu’un bagne pour sympathisants spirituels débiles. Je n’ai absolument pas payé le prix indiqué (500€), les repas étaient copieux et très bons, les lieux très chouettes… Il y a certes eu quelques couacs organisationnels, et je n’ai pas forcément été transcendée par Sogyal Rinpoché (je ne venais pas pour le voir spécialement), mais j’ai apprécié mon séjour.
    Pour ce texte comme pour le reste, la règle reste la même : testez et apprenez par vous-mêmes et pour vous-mêmes…

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    • Yoganova

      14 septembre 2015 @ 14 h 49 min Yoganova

      Merci de votre retour Palmo.
      Les accusations les plus graves viennent surtout de la vidéo et concernent le comportement problématique de Sogyal rinpoché. Comportement qui a de nombreux témoins et qui dure depuis des dizaines d’années.
      Quand à l’article lui même et sa critique de Lérab Ling, il est un peu biaisé c’est vrai. Il faut dire que les journaux comme Marianne utilisent souvent un petit ton ironique quand il parle des choses de la spiritualité.

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  4. 19 novembre 2015 @ 13 h 34 min CathBreizh

    Bonjour, je suis assez sidérée par cet article. J’ai eu l’occasion de rencontrer Sogyal Rimpoché dans les années 1990 quand Rigpa était une toute petite structure, dans le 18e arrondissement de Paris. J’allais à ses enseignements et il était très accessible, loin de l’image désastreuse décrite dans l’article. Si tout cela est vraiment vrai, c’est très triste. Les enseignements bouddhistes m’ont permis de me sortir de situations personnelles difficiles. Un enseignement de plus à apprendre: les « maitres » sont et demeurent des etres humains, avec toutes leur zones d’ombres.

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    • Yoganova

      19 novembre 2015 @ 19 h 06 min Yoganova

      Bonjour, nous espérons que cet article ne vous rend pas trop triste non plus.
      Vous avez raison, tout le monde a des zones d’ombres mais il y a aussi de nombreuses personnes particulièrement intègres. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.
      Sogyal Rinpoché a bénéficier d’un auditoire énorme suite au succès de son livre et il possède maintenant des centres dans le monde entier et est sans doute l’un des lamas tibétains le plus connu.
      Ce qui ne veut pas dire qu’il est le plus avancé et que son comportement n’est pas problématique.
      Il faut croire que les tentations amenées par le succès et l’argent sont particulièrement fortes et qu’il faut être un « saint » pour ne pas y succomber. Je ne crois pas Sogyal Rinpoché contrairement à d’autres grands lamas soit un saint.

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    • 21 mars 2017 @ 23 h 56 min Rockill Horn

      Ne vous inquiétez pas, les articles de ce genre, même s’ils soulignent quelques défauts avérés mais pas si graves que ça, sont en grande partie diffamatoires et l’œuvre d’anciens disciples déçus ou de personnes qui ont une idée derrière la tête comme l’auteur d’un certain livre qui a fait du bruit dernièrement et qui est l’œuvre d’une « chercheuse » liée aux réseaux catholiques intégristes et à l’extrême-droite. Il est plus facile de critiquer que de connaître et d’approfondir réellement ce qui se passe à RIgpa.

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  5. 20 novembre 2015 @ 9 h 11 min Giselle Barthelemy

    Je ne suis pas bouddhiste mais j’ai reçu chez moi des moines et leur Rinpoche venu faire un Mandala dans notre ville. J’ai été frappée par leur simplicité et l’expérience a été très belle pour nous. J’ai lu et annoté le livre . Mon expérience de la vie m’a montré combien les individus sont facilement pollués et transformés par un tout petit peu de pouvoir. Je plains cet homme s’il a laissé son âme se corrompre car en tant que boudhiste ou bien simple être humain la médaille a toujours deux faces et viendra le temps où il devra affronter les conséquences de ses actes. Ce qui me peine surtout c’est son éventuelle corruption et l’effet néfaste qu’elle véhicule, surtout en ces temps noirs que nous vivons et je trouve l’approche du Dalaï Lama très réaliste . Dommage que ce Rinpoche véhicule quand à lui un message aussi désastreux car quand on a le privilège de devenir un guide moral pour des millions de personnes qui cherchent la voie on a le devoir par dessus tout de garder son âme pure. Giselle

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    • Yoganova

      20 novembre 2015 @ 10 h 01 min Yoganova

      Merci pour votre message Gisele. Tout ce que vous y dites est très juste.

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    • 28 janvier 2016 @ 1 h 52 min Charles

      Chère Gisele,
      Je vous lis et aime vos paroles sauf quand vous parlez de messages désastreux… C’est votre perception qui est peut être biaisée, je vous invite à lire mon commentaire plus complet en bas pour vous en faire prendre une autre mesure, cet article ne relatant que des faits réducteurs ou négatifs sans mettre en lumière, à aucun moment, l’œuvre de cet homme… Ne voir que par ce filtre (que je considère erroné du fait, je me répète avec mon commentaire plus bas) ne peut être positif. N’oublions pas la voie du milieu… Je vous rappelle donc que Sogyal Rinpoche fait parti d’une tradition qui s’appelle la tradition des Maîtres de folle sagesse. Leurs comportements sont particuliers mais à celui qui sait observer et regarder ils sont très puissants et efficaces. Je vous invite donc à lire d’autres choses sur ce Maitre pour vous faire une véritable opinion.

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  6. Yoganova

    20 novembre 2015 @ 10 h 05 min Yoganova

    Le monde du Yoga est aussi largement touché par des problèmes similaires: comportement sectaires, idéalisation du maître et comportements sexuels problématiques. Nous avions consacré un article sur le sujet il y a quelque temps.
    http://www.yoganova.fr/des-loups-deguises-en-saint-les-abus-sexuels-dans-le-yoga-et-pourquoi-personne-nen-parle/

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  7. 20 novembre 2015 @ 12 h 55 min Nagesh

    L’occidental met beaucoup de temps pour comprendre la mentalité asiatique..
    Ce sont le plus souvent des malins qui profitent de la crédulité des occidentaux.
    Le cas le plus célèbre est Satya Saï Baba et je ne sais pas si le blog ici en parle…
    Il y a des critères bien précis issus du Bouddhisme Théravada pour déterminer le niveau réel atteint par un enseignant..
    Ces critères sont peu connus et souvent dissimulés par les lamas qui ne les atteignent pas et on comprend pourquoi..
    La spiritualité de nos jours est une véritable soupe où l’on trouve autant de charlatans que de gens sincères..
    Mais être sincère ne veut pas dire pour autant que l’on est très évolué…
    Mais c’est un bon début…

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  8. 22 novembre 2015 @ 17 h 58 min Akshaya

    Il y a une histoire à propos des faux gurus qui est la suivante. Une femme était à la recherche d’un maître, elle finit par croiser un homme en prière dans une forêt. Elle s’est dit que ce renonçant devait probablement être un grand guru pour vivre ainsi, loin du monde et plongé dans une profonde méditation. Elle se fit accepter par lui comme disciple, il lui donna un mantra qu’elle se mit à répéter avec beaucoup de dévotion. Chaque jour elle lui amenait son repas, cela faisait parti de ses pratiques: séva, japa, méditation.
    Les mois passaient et elle demeurait assidu dans son service et sa dévotion, son mantra imprégnant sa vie quotidienne. Pendant la saison de la mousson, la rivière sortit de son lit, l’empêchant d’apporter la nourriture à son maître. Elle cherchait comment accomplir son service malgré tout. Elle se souvint que le mantra que lui avait donné son maître contenait sa shakti, son pouvoir divin, sa protection. Elle le répéta en franchissant l’obstacle sans aucune déconvenue. Arrivée auprès de son maître, celui-ci ne put s’empêcher de marquer sa surprise de la voir devant lui, sachant que la rivière était en cru. Elle lui dit simplement qu’elle n’avait fait qu’accomplir sa séva avec la protection du mantra. Alors le maître se dit en lui même qu’il devait être un grand guru puisque cette femme avait accompli l’impossible grâce au mantra qu’il lui avait donné. Une fois la femme reparti, il s’aventura sur la berge, il se mit à répéter le mantra que lui même n’avait jamais pratiqué, s’étant contenté toute sa vie durant d’abuser de la sincérité des braves gens en quête de Vérité. Il mit un pied dans l’eau….et plouf !!! Il disparut corps et âme.
    Moralité de cette histoire : si vous croyez de tout votre être en ce que vous faites, alors la voie de la réalisation vous est ouverte.

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    • 24 novembre 2015 @ 4 h 22 min Thundup dorje

      Ouf! Une une belle histoire venue du SiddhaYoga pour cacher une autre montagne d’abus et de mensonges perpétuées et balayés sous le tapis à la fin des années 80-90 et au début du nouveau millénaire.
      Le discernement est difficile à conserver lorsqu’on est obnubilé par un ´maitre’ et qu’on place l’enseignement du bouddha lui-même au second plan.

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      • 24 novembre 2015 @ 8 h 15 min Akshaya

        Bonjour Thundup dorje

        Votre commentaire m’interpelle et m’intéresse, pouvez vous m’en dire davantage sur « ces mensonges balayés sous le tapis » ?
        Votre nom laisse entendre que vous être d’origine tibétaine ou en tout cas proche de cette culture et spiritualité.
        Merci pour votre commentaire.

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  9. 30 novembre 2015 @ 1 h 36 min claude

    Il est évident que sogyal rinpoché n’a rien d’un être réalisé , bien au contraire il est l’exemple du soi disant maitre qui abuse de la naiveté des adeptes en quête de vérité .Demain cette secte peut détruire votre famille, je crois que cela regarde la justice ……

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    • 28 janvier 2016 @ 1 h 43 min Charles

      Vous avez bien l’air sûr de vous cher Claude… Qui peut le savoir? En tout cas pour avoir rencontré beaucoup de lamas et maîtres spirituels, je peux vous dire que c’est le seul, avec Sa Sainteté le Dalaï Lama a m’avoir fait ressentir un amour profond pour tous les êtres donc je ne me hâterai pas de juger si rapidement cette personne. Bien à vous.

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  10. 2 décembre 2015 @ 19 h 44 min Boimond

    Bonjour, il est vrai que cela fait des années que je m’interroge sur le lama Sogyal Rinpoché ! Il a été jugé aux Etats-Unis pour attouchement sexuel sur des jeunes filles par deux fois. Lors de la retraite des 3 ans qu’il a fait de 2006 à 2009 il en a parlé à ses étudiants en leur disant qu’une jeune fille avait été amoureuse de lui et s’était vengée !!!!
    Il est vrai que Lérab Ling temple qui se trouve non en Dordogne mais dans le midi (du côté de Lodève) est un temple magnifique mais alors qu’il y a tant de malheureux au Tibet, au Népal, en Inde, avait-il besoin de constuire un temple aussi majestueux ?
    Toutes les personnes non bouddhiste qui font ses retraites sont des personnes soit malades physiquement ou psychologiquement, veufs ou veuves… Que pensez ? Limite d’une secte ????

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  11. 28 janvier 2016 @ 1 h 39 min Charles

    Bonjour à tous.
    Votre article manque de profondeur et de recul sur la tradition Nyingma… La plus ancienne qui suit les enseignements de Guru Rinpoche, ou Padmashambava, le Bouddha qui a importé le bouddhisme au Tibet. Leurs techniques sont spéciales pour aider à réaliser l’éveil en l’espace d’une vie pour ceux qui s’en donnent les moyens. Ce sont des enseignements particulier en ce sens… Et Sogyal Rinpoche fait partie de la tradition de maîtres dits de la folle sagesse. Ce sont des enseignements sur l’ego et les comportements de ses maîtres sont parfois mal compris. J’ai moi-même eu de nombreux doutes sur Sogyal Rinpoche que j’ai vu les premières fois en 97 ou 98. Puis j’ai eu la chance de voir le dalaï lama en Australie en 2003. L’énergie ressenti auprès de dalaï lama était bien plus forte qu’auprès de Sogyal Rinpoche mais cette meme Annee en Australie j’ai pu faire une retraite avec lui et ce Maitre est un grand Maitre de par sa realisation de la nature de l’esprit (bouddheité en quelque sorte) et sa capacité à la transmettre directement aux élèves qui ont le Coeur ouverts. Ce sont les pratiques du Dzogchen que Sogyal Rinpoche s’efforce de transmettre à des personnes qui ne sont pas forcément prêtes à le recevoir mais il invite sincèrement et profondément les gens ou les disciples à suivre les enseignements de comportement de vertu. Si vous l observez bien quand il donne l’impression d’engueuler ses disciples, il ne fait que donner un enseignement, enseignement sur l’ego que l’on doit apprendre à lâcher… Votre article m’a fait penser à moi il y a encore quelques années avec un esprit critique qui me rassurait. Bien sûr que l’on doit garder un esprit critique sur les enseignements, Sogyal Rinpoche, lui-même, le rapporte parfois sur la base ses enseignements du Bouddha. Mais on doit apprendre à regarder avec le Coeur, en tout cas, je ne remercierai jamais assez Sogyal Rinpoche qui m’a appris à accepter la mort, cela m’a beaucoup aidé lors du départ de mon Pere il y a 3 ans. Je l’ai accompagné jusqu’à son dernier souffle et l’apaisais (suivant ses paroles alors que lui ne croyait en rien). Ensuite il m’a aidé à réaliser cette bouddheité sans la vivre au quotidien bien sûr mais je sais qu’elle est la, le fait de l’avoir touché est grâce à ce grand Maitre. Je trouve dommage cet article superficiel qui jette un voile sur un Maitre qui n’a cessé de donner… Je vous invite sincèrement à le réécrire avec plus de subtilité et de bienveillance. J’écris de mon iPhone car je suis tombé dessus par hasard en cherchant un enseignement de Sogyal Rinpoche pour une amie en détresse mais en lisant votre article je me suis senti obligé de rétablir une certaine vérité sur Sogyal Rinpoche. Des guru sectaires j’en ai découvert un la semaine dernière mais Sogyal Rinpoche ne me semble sincèrement pas en etre un.
    NB : je suis les enseignements de Sogyal Rinpoche de pres ou de loin depuis 97 mais n’ai fait que quelques retraites à Lerab Ling (2 pour être exact). Je pense maintenant m’engager plus en avant dans ses enseignements que je trouve profonds et bien adaptés à l’Occident avec un anglais correct et profond.
    NB 2 : d’ailleurs a propos de vos blagues sur son anglais…j’aimerais vous entendre parler tibétain pour voir…c’est une langue dans laquelle chaque mot à 3 significations…de la plus simple à la plus philosophique, la notion de je n’existe pas… Alors apprendre l’anglais est certainement très complexe. Et traduire les enseignements en Anglais n’aura jamais la même profondeur que dans la langue originelle. Nous manquons de mots pour cela… Il faut bien le comprendre mais l’anglais et le français peuvent nous permettre sans souci d’aborder l’essentiel nécessaire pour devenir de meilleures personnes et pour partager de belles choses.
    A propos du temple qui aurait coûté cher par rapport a l’aide des réfugiés…il faut savoir que cet homme est un réfugié qui avait tout perdu. Il a bâti un grand temple où l’on peut étudier le bouddhisme (apres la destruction de plus de 7000 temples au Tibet, il n’en reste que 12 je crois et il est donc nécessaire de recréer des lieux de cultes pour les bouddhistes) et des centres pour des milliers de gens, travailler énormément sur l’accompagnement des mourrants (que fait notre Societe pour les mourrants? Rien!!! Et je connais bien le sujet car j’ai perdu quelques personnes de ma famille ces dernières années…et en ce moment meme la grand mere de ma femme est laisser abandonnée à l’agonie à l’hôpital de Beziers). Si vous n’êtes pas préparés à la mort, je peux vous dire que c’est un enfer de violence… Les cliniques, les hôpitaux, les médecins… Donc plutôt que de voir quelques broutilles superficielles je vous invite à étudier l’aspect positif et profond de ses enseignements pour peut-être changer votre point de vue et refaire un article plus complet. Bonne journée à tous. Namaste.

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    • 29 janvier 2016 @ 2 h 06 min Toto

      Je témoigne qu’ayant été à un WE de méditation avec Syngal Rinpoché cela a généré un véritable sentiment de malaise chez moi. Beaucoup d’égo, le sentiment de tout puissance = voilà l’impression qu’il m’a laissé. La folle sagesse a bon dos. Est ce que cela veut dire que l’on peut faire tout et n’importe quoi seul le sage sachant ce qui se joue véritablement…? Seulement celui qui se dit sage dans un tel contexte, l’est-il vraiment ? Et si sa mégalomanie l’amène à abuser de son pouvoir face à des adeptes dévoués, que se passe t-il ? Lorsque l’on sait que des femmes ont été abusées, a t-on le droit de fermer les yeux…. ou de ne pas se poser de question face à cette folle sagesse ?

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      • 29 janvier 2016 @ 15 h 11 min Charles

        Il ne se dit pas être un Maître de la tradition de la folle sagesse et personne n’en parlera. C’est juste que c’est un Maître de cette lignée. Si cela ne vous convient, c’est que ce n’est pas votre voie, il suffit alors d’aller ailleurs et de trouver quelque chose qui vous convient mieux. Pour ma part, j’ai mis 10 ans à comprendre la subtilité de ces comportements ayant le même regard qui vous à l’époque, je le comprends bien. Quid de ce qui s’est réellement passé avec ces filles…je n’étais pas dans la pièce avec elles. Les maîtres tibétains ou lamas n’ont pas fait voeux de chasteté comme les moines. Qu’ils puissent avoir des relations avec des femmes ne me posent en soi pas de problème. Qu’après ces femmes, se sentent blessés, je le comprends et je suis triste pour elles, du fond du coeur. Mais si cela s’est bien passé, n’en avait-elle pas envie ? Je n’en sais rien et bien malin celui qui saura dénouer le bon du mauvais là dedans. Je ne m’y risquerai pas, non pas, par peur de fermer les yeux, mais je n’étais pas dans la pièce et cela ne me regarde pas, ce qui se passe entre 2 personnes, que ce soit un Maître, ou une personne normale. Chacun est libre. Je ne pense pas qu’il y ait eu de menaces de la part de Sogyal Rinpoche… j’en suis même sûr.
        Par ailleurs, que vous vous sentiez mal pendant un week end de retraite ne m’étonne pas, mais essayez de penser profondément à ce qui vous a choqué… l’enseignement est là… vos attentes, vos désirs, vos perceptions, vos projections… je ne fais pas un cours pour vous convertir mais vous avez quelque chose à apprendre de cette expérience, je vous le dis avec toute la sincérité qui soit pour être passé par ces phases concernant ces enseignements. Si mes propos vous dérangent, j’en suis désolé, ce n’est pas le but et j’espère que vous en comprendrez la signification.
        Je vous souhaite une bonne journée.

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        • 29 janvier 2016 @ 20 h 58 min Nagesh

          Clairement ce type est un malade, bon il est pas le seul dans cette foire de faux-gurus, c’est la mode chez les Lama ou chez les Hindous, de tromper les occidentaux qui sont d’une naïveté confondante. Un ami yogi qui vit en Inde depuis 40 ans disait que les Indiens couillonnent les occidentaux !!

          Voici un commentaire de quelqu’un qui l’a rencontré aux US:

          I think I know most of the famous stories of Trungpa’s poor behavior. I.e. Sleeping with many students, forcing students to have sex with other students, forcing a student to impregnate another student (both were already married to different people) then demanding the father move to Canada, ostracizing the mother from the group–leaving her without any means of financial support– then forbidding any of his students from assisting her. Encouraging his successor to have unprotected sex with many many students, even though they both knew he was HIV positive. Clearly a deeply deluded and addicted man obsessed with his own power.

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          • 1 novembre 2016 @ 11 h 24 min GAJAC Jean-Loup

            vous parlez de Chögyam Trungpa et non de Sogyal Rimpoche !

        • 29 février 2016 @ 16 h 58 min Nathalie B

          Merci Charles,
          Il est toujours délicat de se faire une opinion à partir des dires des autres ou lors d’un petit week-end de méditation en effet. Je crois que chacun doit faire son expérience avec le maître et chacun a son propre ressenti. Quant à juger, cela me paraît impossible surtout lorsque l’on est soi-même pas complètement accompli. Les faits, les paroles sont toujours interprétées à parti de là où chacun est, justement par le biais de l’ego de chacun.
          De mon côté, je n’ai aucune affinité avec Sogyal Rinpoché mais le connaissant peu, je ne permettrai pas d’émettre un jugement. J’ai rencontré le dalai lama lors de son passage à Grenoble en 1993, sans même savoir qui il était ni avoir jamais entendu parler de bouddhisme et là j’ai eu un énorme coup de foudre nucléaire. Depuis j’ai cheminé et trouvé un lama dans la tradition Kagyu, très humble, très simple et qui a une écoute exceptionnelle. Je crois que tout est là, un véritable maître accompli écoute chacun là où il est et agit et parle en fonction du disciple. Il n’y a pas d’enseignement universel, même si l’on retrouve un noyau commun. Alors concernant Sogyal Rinpoché, chacun doit expérimenter de manière profonde sa relation avec lui et voir si cette relation le fait grandir, c’est aussi simple que cela.
          Toujours garder l’esprit critique, c’est certain, mais avec du discernement et toujours avec cette humilité de ne pas juger trop hâtivement, ni un grand maître, ni nos proches, ni aucun inconnu.
          Le dalaï lama disait que même une femme de ménage peut être un boddhistava caché et il a raison. Oser poser un jugement sur quiconque relève d’un orgueil et l’orgueil spirituel est très l’obstacle au véritable éveil.
          Bonne journée.
          Nathalie.

          Répondre

          • 29 février 2016 @ 20 h 27 min Nagesh

            Permettez moi de réagir à vos propos. ne pensez vous pas qu’il est possible de juger un maître même si on n’est pas à son niveau ? Si ce n’était pas le cas, alors on pourrait fermer les yeux sur toutes exactions des gurus parce qu’on n’est pas à leur niveau, pire ce serait de l’orgueil d’émettre un jugement ! Je ne peux vous suivre dans cette idée, ce serait d’ailleurs suicidaire. Un élève devant son professeur peut estimer la valeur de sa pédagogie, de sa patience, de sa capacité à expliquer, malgré tout il n’est pas du niveau du Maître. Et bien Nathalie c’est la même chose avec les gurus et les lamas, et heureusement sinon ils seraient libre de faire les exactions comme ils veulent car devant eux se trouveraient des disciples incapables de discernement, viveka !

          • 29 février 2016 @ 21 h 50 min Nathalie B

            Je comprends tout à fait Nagesh. Bien sûr on décide pour soi, ce qui nous convient. De là à émettre un jugement péremptoire et sans appel, il y a un Gap. Ceci dit, votre point de vue est en effet justifiable, j’en conviens. Il faut bien choisir son maître (ou peut-être qu’au fond c’est lui qui nous choisit mais là c’est un autre débat).
            Cependant un jugement trop hâtif et basé sur les dires d’autres personnes ne me paraît pas fondé.
            Merci de contre-balancer mes propos, après tout, le mieux est la voie du milieu…

          • 29 février 2016 @ 22 h 01 min Nathalie B

            Je voulais juste ajouter que Sogyal Rinpoché, je ne le sens pas du tout mais c’est mon opinion, mon point de vue et certainement pas un jugement définitif. Juger des actions, oui, condamner des actions, oui mais juger un homme ou un maître, non. De toute façon, il y aura toujours des faux gourous, des profiteurs pour noyer les véritables accomplis. A chacun d’être capable de discerner, le mieux est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et d’être son propre maître ! Le lama ou le rinpoché n’est qu’un guide

          • 29 février 2016 @ 23 h 52 min Charles

            Pour ma part, j’ai mis 10 ans à aller plus loin avec Sogyal Rinpoche qui n’est pas mon Maitre même si je suis de nombreux enseignements que je trouve riche.
            Par ailleurs, il est conseillé d’observer un Maître et de critiquer son enseignement avant de le choisir comme tel.
            Je pourrais parler et écrire longtemps sur le sujet sans grand intérêt, donc je vais juste faire court. Nathalie, votre rencontre avec le Dalaï Lama, j’ai vécu la même chose et ces moments partagés en sa présence sont une source d’inspiration pour moi et dans ma vie. Ce que l’on ressent en sa présence ne se décrit pas vraiment, cela se vit… J’ai eu la chance de sentir les mêmes sentiments lors d’enseignements de Sogyal Rinpoche, et je ne suis pas un Bigot aveugle, bien au contraire, j’ai même en général un esprit très critique. Je ne me prononcerai pas sur les frasques avancées par des tiers, je peux juste témoigner de mon expérience personnelle qui m’a permis de ressentir l’amour bienveillant de cet homme et de la force de son esprit à partager des enseignements riches et profonds, et les expériences qui vont avec pour nous faire voir la véritable essence de notre esprit. Mais de la même manière que l’on ne peut décrire ce que l’on ressent en la présence du Dalaï Lama, je ne peux pas vraiment d’écrire ces expériences mystiques mais je les ai vécues. Je pense que bien d’autres maîtres et d’autres expériences existent avec de nombreuses personnes de traditions bouddhiques, taoïstes, shamaniques, la porte est ouverte et il n’est jamais interdit d’aller voir ailleurs. En ce qui concerne Sogyal Rinpoche, personne ne retient personne et ne force personne… Donc je laisse à chacun le soin d’observer, d’expérimenter avant d’émettre un avis, une opinion ou un jugement. Pour ma part, j’essaie de ne pas juger mais d’observer. Quand cela ne me convient pas, je m’éloigne…

        • 29 juin 2016 @ 17 h 30 min Angèle

          Voilà un discours qui discrédite totalement les victimes d’abus, comme certains discréditent les victimes de viol: Ne l’aurait-elle pas un peu cherché ? Or, justement, beaucoup de femmes n’osent rien dire parce qu’elles ont honte de ce qui leur est arrivé, et elles ne sont pas en cause. C’est l’abuseur qui est en cause, pas la victime. Je trouve ça dégoûtant, en plus de l’essai de déstabilisation: vos attentes, vos désirs, vos projections…. C’est exactement ça, l’emprise psychique ! Mettre les perceptions de l’autre en doute, son ressenti, en lui faisant bien sentir qu’il n’est pas sur « la bonne voie »! Et remplacer ses perceptions par une vision idéalisée, qui serait « la bonne façon » de percevoir. J’ai vu le témoignage de deux victimes. Pour 2 qui osent dire, combien se sont cachées et se sont terrées dans la honte ? L’enseignement « merveilleux » qu’elles ont reçu de la part de ce grand maître ayant une emprise sur leur psychisme de part les croyances qu’il enseigne est d’accepter de servir d’esclave sexuelle ? Le traumatisme de ne pas avoir su se défendre ou dire non, de part cette emprise ne veut pas dire qu’il n’y a pas réellement eu d’abus. Moi aussi j’ai pu être touchée par certains enseignements. Pour autant, j’ai vu aussi les dérives, et, ne vous déplaise, ce sont des dérives et des abus.
          Pour ce qui est d’aller voir ailleurs si on n’est pas sensible à cette façon d’enseigner ( parce que, bien sûr, on est pas capable de comprendre la sage leçon sur l’égo !!! ), je veux répondre que le discernement consiste à voir si une personne applique pour elle-même l’enseignement qu’elle prêche pour les autres. Libre à vous d’idéaliser un maître, cela ne me dérange pas, excepté si celui-ci enfreint la loi ou abuse du pouvoir que lui ont attribué des autorités religieuses. Les jeunes femmes abusées ont certainement fait la même chose: elles ont idéalisé le maître et ne s’attendaient pas du tout à être abusées sexuellement, d’où la sidération et le choc après coup. La position d’autorité sur personne vulnérable aggrave les faits. Pensez-vous que ces femmes vont réussir à s’en remettre ?

          Répondre

          • 29 juin 2016 @ 23 h 22 min Charles

            A aucun moment je ne me pose en juge… Si des abus réels et avérés sont exacts, la justice peut faire son travail! Cela pourrait être mes filles ou qui que ce soit, et je n’y suis absolument pas insensible, bien au contraire. J’ai de l’empathie pour ces filles, surtout si ces faits sont avérés. Je parlais des doutes que certains évoquent quant au comportement du Maître pendant les enseignements, pas dans un cadre intime que je ne connais absolument pas, pour ne pas y être… Nous sommes dans un pays, où me semble-t-il, la présomption d’innocence est applicable tant qu’aucun jugement n’est prononcé. Je ne le défends pas sous prétexte que ce serait mon Maître, il ne l’est pas… Désolé. Je vous parle de ma petite expérience… Et je peux vous dire qu’indépendamment de ce chapitre sombre (encore une fois, à prendre avec des pincettes puisqu’aucun jugement ni procès n’est en cours apparemment), cet homme a transmis beaucoup de choses positives. Je vous passe les détails mais encore aujourd’hui certains passages de ces enseignements aident une amie qui est en train d’accompagner son père dans un cancer. Je ne mets pas en balance mais rien n’est tout blanc ou tout noir… Ne l’oublions pas… Dans tous les sens bien entendu. Bonne soirée à vous.

          • 30 juin 2016 @ 0 h 27 min Vincent

            Je suis d’accord avec Charles.

            Il faut aussi noter qu’en général, sous prétexte qu’une personne est spirituellement avancée, elle devrait être conforme à nos attentes. Mais qui sommes-nous pour juger que nos attentes sont forcément légitimes et universelles ?

            Sans nier certaines dérives de certains « maîtres », il faut garder à l’esprit que beaucoup de gens ont la critique facile et que, quand la machine est lancée, cela peut parfois devenir n’importe quoi.

          • 2 août 2017 @ 0 h 50 min Shinza

            Je plussoie cette réponse d’Angèle qui décrit très bien le phénomène d’emprise qui permet à tous ces personnages de continuer leurs exactions, protégés par les minimisations proférées par tous les disciples qui disent qu’il ne faut pas juger, qu’il faut comprendre les comportements transgressifs pour accèder à leur profonde dimension, qui sous-entendent qu’on n’a pas compris et donc qu’on n’a pas la qualification pour en dire quoi que ce soit, et que les bénéfices de l’enseignement valent largement que certains inconvénients soient supportés.
            C’est grâce à toutes ces attitudes de guruisation qui créent un cercle protecteur d’impunité, que les gurus peuvent abuser de leurs disciples.
            D’ailleurs, Grezac sous entendait que les médias étaient acharnés contre les bouddhistes, que le reportage vidéo est un condensé de malades mentaux ….ce qui fait que comme personne d’entre nous ne les connaît, et que vous n’en dites rien de plus, vous rejoignez la diffamation dont vous les accusez sans preuve.

          • 2 août 2017 @ 0 h 51 min Shinza

            Alors pourquoi le discours où la jeune fille brune décrit la façon dont Sogyal lui a enjoint de ne pas parler sous peine de rompre la connexion avec le dharma à travers lui comme lama, je l’ai entendu, la même situation, que quelqu’un d’autre m’a décrite, d’un lama français ayant les mêmes comportements?….Etrange convergence de comportements qui pose donc question sur la façon dont est assumé le statut de maître guru (au sens traditionnel du terme) en Occident et en France. Et qui confirme donc une façon de procéder à la domination mentale et donc à l’abus.
            Comment peut-on seulement tenter de minimiser ces faits sous le couvert de la folle sagesse (bien sûr démentie, mais tout le monde sait que celle-ci fait partie du décor spirituel de cette tradition, en particulier puisque le Dzogchen est censé être un enseignement de haute volée non conventionnelle).?
            Pour être témoin de l’évolution du bouddhisme en France depuis plus de vingt ans, je ne suis guère étonné de voir ce genre de phénomènes se produire: les français sont encore sous le coup d’une immense idéalisation du bouddhisme, en particulier tibétain.
            Tant que la démarche de détrôner ces faux maîtres, ne sera pas faite, ainsi que celle de rappeler au public les bases de l’enseignement originel du Bouddha concernant la relation d’enseignement, rien ne protègera le public de ce genre de dérives.

        • 7 novembre 2016 @ 18 h 20 min daniel sauvenier

          Bonjour Charles

          Je vais jeter un pavé dans la mare aux canards .

          Voici un article que je joins dans ce débat :

          http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1577666-ferme-la-porte-a-cles-j-ai-ete-devouee-a-un-grand-maitre-bouddhiste-avant-de-m-enfuir.html

          A propos de l’image (du guru)

          « Dans la Tradition Chrétienne il est dit que « Dieu a fait l’homme à Son image « et l’on pourrait ajouter que l’homme lui rend bien Sa monnaie !
          L’homme à tendance à faire Dieu à son image, à le personnaliser. Il faut absolument se méfier de cela Car Dieu a fait l’homme à Sa ressemblance, c’est à dire que l’homme possède cette capacité de réflexion, de polissage du miroir de l’âme afin de pouvoir réfléchir le divin qui est en lui.

          C’est l’union sacrée du soleil avec lui-même lorsqu’il se réfléchit dans un miroir. (cercle et point central)

          Sinon le risque est de tomber dans l’idolâtrie. »

          « L’idolâtrie fondamentale consiste à transposer dans le divin notre expérience dualiste en termes de sujet et d’objet. C’est faire de Dieu une entité, c’est concevoir Dieu comme une personne qui est quelqu’ « un » .De ce point de vue pour un pratiquant du Dharma, la plupart des monothéistes semblent souvent très idolâtres. »
          p 167, 64.
          Réf : Guérir l’esprit, jean Yves Leloup, Faouzi Skali, lamaDenys teudroup, Ed Albin Michel

          Je remarque également que « toutes ces techniques » ont pour effet d’augmenter notre énergie vitale et pour passer doucement d’une fréquence à une autre ,d’une conscience à l’autre, il faut être capable d’assimiler et de contrôler ce qui se passe dans la mesure du possible. Si « on » y va trop fort « on » risque de péter les plombs .C’est valable aussi pour toutes les techniques de Yoga. Le Seigneur Patanjali nous a bien mis en garde à ce sujet, notamment :

          Yoga Sutra II, 49
          « Le prânâyâma est le contrôle de l’inspiration et de l’expiration avec rétention.
          Il ne doit être pratiqué que lorsque la perfection de l’âsana est atteinte. »
          Réf : Lumières sur les Yogas Sutras p 262

          Nous voilà prévenus. !!
          « que lorsque la perfection de l’âsana est atteinte »
          Pour absorber sans danger le changement d’intensité apporté par le prânâyâma

          L’énergie vitale ainsi augmentée stimule évidemment aussi ce qui est refoulé dans l’inconscient et nous aboutissons à ce qu’on appelle en psychanalyse un « retour du refoulé » : désir de toute puissance de l’ego , ect

          PS : voir la fonction du thérapeute : les Thérapeutes d’Alexandrie
          http://www.terre-du-ciel.org/upload/File/Articlesdintervenants/Leloup%20Les%20therapeutes.pdf

          Je soumets tout ceci à votre méditation

          Amitiés yoguiques

          Daniel

          Répondre

        • 8 novembre 2016 @ 22 h 51 min Daniel

          Bonjour Charles

          Ma réponse à toi et à Vincent et aux lecteurs de yoganova se trouve dans :

          http://www.yoganova.fr/jesusensiberie/?replytocom=2617#respond

          Amitiés yoguiques

          Daniel

          Répondre

    • 8 novembre 2016 @ 21 h 26 min daniel Sauvenier

      Bonjours Charles

      Je te réponds dans : « Des loups déguisées en agneaux » et aussi en même temps à Vincent

      Amitiés Yoguiques

      Daniel

      Répondre

  12. 1 mars 2016 @ 16 h 52 min Nagesh

    L’observation implique un jugement sinon l’observation n’aboutit à aucune prise de conscience.
    Il ne faut pas avoir peur des mots, on juge en permanence, qui peut dire qu’il ne juge jamais ?
    Si votre boulangère vous sert sans politesse, votre jugement va poindre dès la sortie de la boulangerie, vous ne pouvez rien y faire, on n’est pas venu sur Terre pour uniquement observer la vie mais pour y participer et développer Viveka qui est une qualité essentielle. L’erreur est dans le mot « condamnation », ce mot ne laisse aucune porte de sortie, alors que « juger » une situation laisse toujours une possibilité d’amélioration.

    Répondre

    • 1 mars 2016 @ 19 h 55 min Nathalie B

      Merci Charles, ce sont là des paroles de sagesse avec lesquelles je suis complètement d’accord. Merci aussi pour ce témoignage vis-à-vis de Sogyal Rinpoché. Si tu as ressenti cet amour profond en lui, alors c’est là l’essentiel, tout est dit. Je n’ai pas eu de connexion avec lui mais bon, j’ai eu d’autres ressentis très fort avec Lama Teusang de Montchardon et avec Ringo Rinpoché que d’autres n’ont peut-être pas eus.
      Moi aussi j’ai vécu des expériences mystiques et j’ai bien conscience que ce ne sont que des expériences, des manifestations de ce qui opère en moi depuis de nombreuses années. Il est difficile d’en dire quelque chose en effet, cela se vit de l’intérieur comme une grâce. Quant au jugement, à l’observation, je crois que c’est une question de vocabulaire. L’important est de ne pas condamner en effet mais il est certain que chacun se fait son opinion. L’ouverture de l’opinion, le fait que nous la laissions en suspens pour toujours la remettre en question est essentiel. C’est de cette humilité dont je voulais parler, celle-là même qui fait que nous savons que cette opinion n’est que relative à notre condition, à notre interprétation et à notre niveau d’accomplissement dans l’éveil.
      Je trouve ces échanges fort intéressants, merci à tous.
      Nathalie

      Répondre

  13. 1 mars 2016 @ 21 h 09 min Kaivalya

    Bonsoir à tous,

    Il est exact que nous sommes tous dans le jugement, c’est même un attribut « naturel » de l’ego. Le problème, d’après moi, c’est que nous avons (nos egos) la fâcheuse tendance à juger les autres, et à oublier de se regarder soi-même. Je ne pense pas que juger les autres, par rapport à leurs erreurs, nous fasse avancer et améliorer, je pense même que c’est le contraire, ça rend leurs erreurs et défauts encore plus réels et ça accentue la séparation entre eux et nous. Quand nous jugeons les autres, nous sommes dans la projection de nos propres défauts sur autrui. Les autres sont notre miroir, tout ce que nous voyons comme défauts ou erreurs chez les autres nous les avons nous-même, mais nous ne voulons pas les voir chez nous, nous avons mis un couvercle la-dessus. C’est pourquoi il est beaucoup plus facile de voir les défauts et erreurs chez les autres. Par contre regarder en face ses propres erreurs et défauts, et les pardonner, c’est pour moi le vrai travail qui fait avancer et améliorer soi-même et les autres. Comme à un certain niveau nous sommes tous reliés, pardonner nos défauts les pardonne aussi chez les autres. Quand nous avons tout pardonné et qu’il ne reste plus rien à pardonner, le jugement n’existe plus, l’ego non plus.
    La plus belle illustration de cela est Jésus sur la croix :
     » Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font  »
    Jésus a pardonné immédiatement à ceux qui étaient en train de le tuer, sans aucun jugement, bien ou mal. C’est sûr qu’à ce stade Jésus avait transcendé son ego.

    Répondre

  14. 22 avril 2016 @ 21 h 51 min Sylvie Crystel Géromin

    merci à tous ceux qui ont su parler avec intelligence et finesse du coeur..là on avance merci….

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  15. 8 décembre 2016 @ 15 h 53 min Akshaya

    Un contre article pour faire contre-poids qui contrecarrera celles et ceux qui sont contre et qui feront contre mauvaise fortune bon cœur. Mais peut être que cet article n’est qu’une contre façon et après tout on s’en contrefiche, il s’agit d’un point de vue parmi d’autres qui contrebalancera d’autres avis 😉

    http://www.lemondedesreligions.fr/une/philippe-cornu-quand-le-bouddhisme-est-attaque-02-11-2016-5921_115.php

    Répondre

  16. 21 janvier 2017 @ 21 h 22 min grezac

    Cher lecteur,
    Prenez un peu de recul, s’il vous plaît. Il convient de remettre les pendules à l’heure.
    Tout comme moi, vous lisez des articles, vidéo ou post par-ci, par-là sur internet et vous y croyez tout simplement, n’est-ce pas ?
    Voilà dans toute sa « splendeur » le fléau et le pouvoir terrible des médias sur internet. Toute cette propagande diffamatoire contre le bouddhisme tibétain et Sogyal Rinpoche a pour source quelques personnes malveillantes qui connaissent très bien l’impuissance du lecteur à discerner ou non la véracité de ces accusations.
    Je connais personnellement les personnes qui témoigne sur cette vidéo (délibérément diffamatoire) et ce qui n’est pas dis ici c’est leur passé personnel et déséquilibre psychologique ou familial…

    Répondre

  17. 27 avril 2017 @ 17 h 47 min Mariya Enrique

    Visite du monastère le mardi 18 avril : un bus de 57 personnes dont une dizaine avec quelques difficultés à la marche ont été accueillis par une dame GLACIALE, visionnage d’un diaporama de 20 mn, questions durant une dizaine de minutes avec réponses plus que succinctes. A la sortie, une personne a demandé si on pouvait aller voir le monument blanc avec la pointe dorée(stupa) réponse : « non c’est un « monument » qui contient des reliques et on ne peut pas y aller » !!! Elle nous a également parlé des « tentures » qui se trouvaient sur les murs du temple (elle n’a même pas prononcé le nom de « tanka ») et nous avons appris que dans ce centre on y étudiait la méditation, les textes, on priait pour la paix et SURTOUT il était question de COMPASSION (cela a été prononcé plusieurs fois…) visiblement cette dame ne devait pas bien comprendre ce mot…Bref, cette visite était programmée depuis plusieurs mois mais la date a été changée une quinzaine de jours avant et 57 personnes ont dû s’adapter… Pour finir, le tarif de 4,50 € pour une demi-heure de visite s’est transformé en 8 € au moment de passer à la caisse car le mardi est un jour de semaine et les visites publiques se font ordinairement le dimanche ! Faites le calcul … + les petits objets que la plupart ont acheté à la boutique…. Je connais bien les autres centres bouddhistes de France et c’est bien la première fois que nous recevons un accueil aussi glacial et si vite expédié. Ma conclusion : je n’ai rien contre Lerab Ling que je ne connaissais pas mais cette « guide » représente TRES MAL cette communauté.

    Répondre

  18. 30 juillet 2017 @ 15 h 55 min Line

    Je ne suis pas étonnée… peu importe la philosophie ou la religion, il y a aussi des humains! Peut-être même que le boudhisme se distingue positivement des autres!

    Répondre

  19. 21 août 2017 @ 13 h 44 min Alexandra

    Namasté, pour les perplexes… Voici les nouvelles toutes fraîches à propos de ce monsieur…
    http://www.midilibre.fr/2017/08/20/herault-on-a-participe-a-la-fabrication-du-monstre,1549555.php#xtatc=INT-2-%5Bbloc_article_payant_A1

    Répondre

    • 22 août 2017 @ 10 h 33 min Charles

      Plus de perplexité à avoir… il a été disgracié par l’ensemble de la communauté bouddhiste à partir du moment où le cercle intime a rendu publique ces pratiques bien trop longtemps cachées… dommage et honteux que cela n’ait pas été révélé plus tôt et de concert de la part des proches qui sont tout autant complices de ce drame…avoir attendu autant les rend aussi coupables que l’intéressé. Il a démissionné de toutes les activités spirituelles et administratives des fondations qu’il avait créées.
      J’envoie une pensée profonde et sincère pour toutes les victimes de ce manipulateur hors pair… qui par ailleurs m’a permis de vivre des choses indescriptibles. Il possède le pouvoir des grands maîtres sans en avoir la sagesse…c’est bien dommage…

      Répondre

    • 22 août 2017 @ 10 h 57 min Akshaya

      Dommage, l’article n’est accessible qu’aux abonnés. Si j’ai bien compris, le Dalaïlama lui a retiré sa confiance, c’est bien ça ?

      Répondre

      • 22 août 2017 @ 12 h 01 min Charles

        Oui le Dalaï Lama l’a disgracié du fait des comportements qu’il a eu et dont il n’y a plus aucun doute grâce au témoignage de proches disciples dont la parole ne peut être remise en cause. Ce qui est dingue c’est le silence de cette garde rapprochée. Je connais Sogyal Rinpoche depuis 20 ans et j’ai toujours eu une réserve à son égard mais les discussions avec certains proches m’ont toujours fait relativiser ces comportements que je trouvais bizarre au début. Je n’ai jamais été dans le cercle intime et il était donc difficile, voire impossible, de savoir ce qui se passait et encore moins à ce niveau de perversité malsaine… je pense vraiment aux victimes.

        Répondre

        • 22 août 2017 @ 12 h 24 min Akshaya

          Merci Charles pour votre réponse. Je suis toujours sidéré (je ne suis pas le seul, c’est sûr :-( ) lorsque de telles situations se produisent. Sans le connaître et sans être bouddhiste, j’avais une haute opinion de cette personne qui, selon la tradition, est un Tulku Ripoché, donc supposé voir atteint un niveau de conscience qui le tenait à « l’abri » des tentations terrestres. Mais ceci ne doit être qu’un concept de mon esprit ignorant. J’ai son livre « Le livre Tibétain de la Vie et de la Mort », bien entendu il faut séparer le bon grain de l’ivraie, mais quelle crédibilité lui accorder désormais ? Il est vrai qu’il a été préfacé par le Dalaï Lama en personne, mais cela laisse songeur, je dirai plutôt, triste. Ah ! ce kali yuga …

          Répondre

          • 22 août 2017 @ 12 h 31 min Charles

            Ce livre est une merveille et m’a beaucoup accompagné dans les 20 dernières années… il aurait été ecrit par un érudit anglais avec l’aide de Sogyal Lakar qui a initié son écriture… c’est Olivier Raurich qui l’a dit dans un article que j’ai lu récemment et je l’avais déjà entendu par ailleurs.

  20. 28 août 2017 @ 13 h 16 min Akshaya

    Voilà une nouvelle affaire qui risque de rendre encore plus sceptique ceux qui l’étaient déjà et affermira les non-croyants dans leur « foi » au néant.

    http://letemps.us5.list-manage1.com/track/click?u=935318f4cb8cfdc02fc8eaae2&id=39f5b439a1&e=2bc35debc0

    Répondre

  21. 17 septembre 2017 @ 6 h 55 min Samma

    Il aura fallu du temps mais ça y est enfin, la chose éclate. En tout cas Yoga Nova aura été en avance pour en parler !

    Répondre

  22. 17 septembre 2017 @ 6 h 59 min EB

    Exact ! Enfin ! Et je me demande bien comment il est maintenant lol !

    Répondre

  23. 17 septembre 2017 @ 7 h 01 min Samma

    Et surtout espérons qu’un autre aussi malhonnête ne prendra pas sa place !

    Répondre

  24. 1 octobre 2017 @ 23 h 46 min Laure Riviere

    Je témoigne ici, que notre héritage paternel a été en grande partie détourné pour ce type et son association, dont notre belle-mère a été la groupie et la maîtresse. Il était plus que temps que le Dalaï Lama se positionne.. forcé par le scandal devenu « grand public » aux USA. Et qu’enfin la Loi, en France, prenne ce lourd dossier de nombreuses plaintes entre ses mains.

    Répondre

  25. 3 octobre 2017 @ 0 h 53 min EB

    Malheureusement, cela souligne une fois de plus un énorme problème : les milieux spirituels ne sont pas épargnés par les travers humain.

    Répondre

    • 3 octobre 2017 @ 12 h 17 min Akshaya

      Personnellement, là ou je séjournais, le Guru disait toujours que la vie dans l’ashram n’était pas différente de celle du monde extérieur. Il ne faisait pas particulièrement allusion à ce genre d’histoire, mais voulait dire qu’un humain reste un humain.
      Autrement dit, la « Transformation » intérieure ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Après, quand le dit problème est posé par le comportement du maître, effectivement, ça devient un very big problème à tous les niveaux…très très déstabilisant pour les chercheurs. La foi est mise à rude épreuve. Séparer l’ivraie du bon grain en discernant ce que nous avons reçu en terme de richesses spirituelle et s’éloigner de ce qui risque de l’ enlaidir.

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.