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La face féminine du Divin

Aux origines de l’histoire de l’humanité le sacré était féminin : Les chasseurs-cueilleurs ont associé les rythmes de la nature, l’abondance de ses dons nourriciers, la magie de la naissance et de la vie, avec la femme et son pouvoir de procréation auquel ils se sentaient étranger. La perception intuitive de ces hommes immergés dans la nature et soumis à ses cycles leur avait fait prendre conscience des faisceaux d’énergie qui sous-tendent le vivant et animent le monde naturel.

La Terre elle-même leur apparaissait comme un être vivant qui les abritait, les nourrissait et déterminait leur vie et leur mort. Elle était parcourue d’ondes de vie, parfois terribles, elle avait tout pouvoir sur eux, un pouvoir qui dépassait leur compréhension. L’ivresse de vivre des premiers hommes dans leur fusion perpétuelle avec les rythmes de la nature leur rappelait sans doute l’extase vécue dans l’accouplement avec leurs compagnes.

Et de plus, elles donnaient la vie, tout comme la Terre elle-même. Ils n’avaient alors aucune conscience de leur rôle procréateur, ils accordaient alors toute la magie de la naissance aux seules femmes. C’est sans doute ainsi que la fascination et le mystère de la vie prirent dans la conscience des enfants de la Terre une forme féminine : Le sens du sacré fut paré des formes et des attributs de la femme, car Nature et Femme appartenaient au même monde magique des ondes et des forces de Vie, un monde qui échappait à la compréhension de l’homme mâle.

Le mythe de la création apparut alors et donna un ancêtre unique à l’ensemble de l’humanité et au monde : La Grande Mère Cosmique. L’apparition de la Grande Déesse dans la conscience magique est l’élément fondateur de toute religion, avec ses rituels chamaniques et magiques.

 L’EMPIRE DE LA DEESSE-MERE

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Vajrayogini, divinité du panthéon Tibétain

Dès le paléolithique, on voit apparaître des représentations stylisées, sous la forme de statuettes d’argile ou d’ivoire, de la femme dans toute sa splendeur féconde ; elles témoignent d’un culte naissant de la fécondité incarnée par la femme. En ces temps anciens la société était régie par les femmes, les chasseurs étaient soumis à un régime matriarcal.

Le Féminin sacré des origine était solaire, source de vie la grande Déesse était associé à l’astre car les hommes avait perçu sa nature ignée : l’énergie de vie qu’ils portaient en eux était feu, (nous retrouverons cette symbolique dans les enseignements ésotériques de l’Inde) elle était issue du soleil lui-même.

Dans les langues celtiques et en allemand, le Soleil est féminin, la Lune masculin. A Babylone le dieu Sin était lunaire, tout comme Osiris en Egypte (c’est Isis qui arborait alors l’emblème solaire sur sa coiffe), tout comme Shiva, le plus antique dieu de l’Inde (qui porte un croissant de lune sur son chignon)

La Grande Déesse était aussi associée à l’arbre de vie car elle présidait à l’abondance de la Nature, à la procréation et aux plaisirs qui y sont associés. Mais, associée aux courants et aux forces telluriques, elle prit alors les formes symboliques du serpent chtonien et du dragon, alors considérés comme des entités positives associées à la Vie elle même. La femme était alors considérée comme l’incarnation dans la matière de la grande déesse, elle représentait le pouvoir créateur de la déesse mère et elle était l’instrument de son pouvoir dans le monde. Elle seule pouvait communiquer avec l’invisible, le sacré. Aussi la femme antique était elle chamane, guérisseuse, magicienne et prêtresse. Cette époque révolue fut celle du triomphe de la femme ; incarnation du sacré, elle dominait la société humaine et présidait à la naissance de la conscience religieuse. Elle était le seul lien entre les mâles et l’invisible qu’ils pressentaient avec respect et crainte.

REVOLTE DES MALES,  NAISSANCE DES DIEUX

Vint le jour où les hommes s’aperçurent qu’ils n’étaient pas étrangers à la procréation. La naissance des cités et l’organisation militaire de la société leur firent prendre conscience de leur propre pouvoir créateur et de leur force. Il fallut des rois pour diriger tout cela. (De droit divin) Il leur fallut alors des dieux dominateurs à leur image…Pour justifier leur prise de pouvoir. Des dieux qu’il fallait craindre !

Les femmes devinrent garantes de la procréation de nombreux guerriers ; dispensatrices d’un indispensable plaisir, elles devinrent au sein de certaines civilisations, un bien précieux, une marchandise, une servante. Apparition du Dieu Mâle : Tout s’est joué en Mésopotamie il y a 6000 ans ; c’est là que cette dramatique mutation culturelle semble avoir pris naissance : Le dieu Mardouk en vient à tuer sa mère Tiamat (un serpent gigantesque…) et s’empare du pouvoir et du sacré qu’elle détenait jusqu’alors.

Issue des traditions sumériennes, la Genèse biblique demande à l’homme de dominer et d’exploiter la Nature ; donc ses forces vives, donc la femme elle-même. D’autre part le serpent y sera présenté comme l’ennemi, le corrupteur ; il y est associé à la femme : d’abord Lilith puis Eve. La Grande Déesse solaire devient lunaire, un pale reflet d’elle-même.

Elle est alors associée au dieu, son amant ou –et- son fils, auquel elle transmet son pouvoirs solaire. La Déesse des origines devient la Mère de Dieu, ou sa parèdre. Son faire valoir…Reléguée sous le masque de la lune par l’homme, la déesse des origines devint alors le miroir dans lequel il se cherche toujours, désespérément. C’est ainsi que la Déesse a perdu son trône.

Le Féminin sacré, expression même de l’inconnu, du mystère de la Nature indomptée, et détentrice des secrets de la Vie, sera bafouée pendant les millénaires qui suivront par les dieux mâles … et les femmes par les hommes.

Domination du sacré viril : L’homme s’est donc crée des dieux à son image, capables de justifier sa prise de pouvoir sur l’univers féminin. Incontrôlable était la Nature, incontrôlables étaient par là même les femmes.

En prenant le contrôle de la société organisée, aux yeux du nouveau pouvoir mâle, la Nature devenait l’élément chaotique, hostile, qu’il fallait tenir à distance ou apprendre à dominer ; elle en devint par la suite, au sein des religions judéo-chrétiennes, la porte des enfers. Il en fut de même pour la féminité qui, ayant perdu sa couronne sacrée, n’était plus qu’un cortège de provocations, fauteuses de troubles et de désordre social, incarnant les énergies libres, la magie et les pouvoirs occultes qui échappaient encore au contrôle des mâles.

Les antiques déesses sont chassées du panthéon judéo-chrétien alors que le Yaweh primitif avait une parèdre, tout comme le Allah préislamique. Le monde Judéo-Chrétien se méfie de la nature libre, celle-ci incarnera dans le christianisme le mal, la perdition le chaos, l’antique paganisme auquel on associera le Satan aux pieds de bouc. Les déesses seront alors occultées, leurs prêtresses combattues, persécutées, brûlées (chasse aux « sorcières ») La féminité et les femmes seront associées aux œuvres du diable.

Lilith, la première femme d’Adam et réminiscence de la déesse mère, sera associée à l’aspect négatif du serpent. Diabolisée par le pouvoir mâle, elle représente, aux temps bibliques, le matriarcat révolu, la féminité libre et dominante par trop dangereuse pour le pouvoir des hommes. Rejetée par Adam, chassée du Paradis, Yaweh interdit à l’infortunée Lilith le monde céleste et la relègue dans les abîmes sous marins de l’inconscient collectif ; où elle sera la compagne de Lucifer ou de Samaël. Ce mythe, associé à la « faute » d’Eve qui suivra, va contribuer à dévaloriser la féminité en lui ôtant tout caractère sacré. Il va justifier la domination et le contrôle rigoureux de l’homme sur la femme dans les 3 religions du Livre. Elle en perdra même son âme … C’est ainsi que la première femme solaire devint la première démone active et dangereuse sous la pâleur de la lune. Telle Kali, Lilith était noire et elle est associée à la lune noire en astrologie.

LA DEESSE MERE CELTIQUE

Afficher l'image d'origineChez les anciens celtes le monde fut crée par la Mère des dieux et des hommes : Dana, ou Anna. Elle incarnait la fertilité, le pouvoir et l’opulence de la Nature. Elle était aussi le Terre Mère nourricière en tant qu’être vivant. Tout comme Gaïa en Grèce ou Lakshmi en Inde. Dana s’est démultipliée en une quinzaine de divinités féminines : Telles Birgit, Morgane, Epona, Rihannon etc. dont la plus part sont toujours présentes dans les légendes et les rites d’Irlande et de Bretagne. La position dominante de la déesse offrait aux femmes une place élevée et respectée dans la société celtique ; (voir : « la femme celte » de Jean Markale) elles avaient accès à la prêtrise et dirigeaient les rituels de fécondité. . L’Eglise et ses missionnaires ont eu fort à faire avec la grande déesse celte et ses représentantes, prêtresses et magiciennes, et le combat n’est toujours pas gagné. La lutte fut âpre, les bûchers ne suffisant pas à éradiquer l’ancien culte, il fallut user de la ruse. C’est ainsi qu’Anna devint la mère de la Vierge, sainte Anne, particulièrement vénérée en Bretagne. Et Birgit enfila la robe de sainte Brigitte tout en conservant ses prérogatives sur la fécondité et les naissances. Les lieux de cultes antiques furent récupérés par l’Eglise : nombre de chapelles et de cathédrales furent bâties sur d’anciens sanctuaires de la déesse, où l’on trouve encore vierges noires, fontaines miraculeuses ou menhirs. (St Anne la Palud, Locronan, Chartres, etc.) La Grande Déesse est donc toujours présente en terre celtique, cachée sous des habits et des rituels chrétiens.

Persistance active et pouvoirs de la Déesse en Inde

Lorsque Shiva était immergé dans sa méditation sur le mont Kaïlash, les dieux lui envoyèrent Parvati afin qu’il entre en action ; sans elle il serait resté immobile pour l’éternité : la déesse est l’énergie du dieu ; la conscience mâle immobile ne peut rien sans l’énergie sacrée et active de la féminité cosmique. Aucun pouvoir divin mâle n’est actif s’il n’est mu par le pole sacré de la féminité. Tout le panthéon de l’Hindouisme est bâti sur ce modèle : Brahmâ, le créateur, est flanqué de Sarasvatî, protectrice des arts. Vishnou, le conservateur, a pour parèdre Lakshmi, déesse de l’opulence et des richesses. Et il en est de même pour tous les autres dieux.

En Inde la Devi continue de jouer un rôle cosmique majeur, elle est l’expression de la Mère Divine et reçoit un culte particulier des adorateurs de la Shakti, parfois sous la forme de Kali la noire. Aussi la féminité y est elle épanouie, magnifiée et sacralisée à travers les nombreuses héroïnes des textes sacrés et les grandes épopées. (Mahabaratta, Ramayana) ( Draupadi, Radha, Sita etc.) Savitri n’hésitera pas à suivre Yama, le dieu de la mort, pour lui arracher son époux Satyavan et le ramener à la vie. L’Inde a connu un grand nombre de saintes femmes et en connaît encore ; elles sont alors considérées comme des incarnations de la Mère Divine, des avatars. La déesse est toujours présente au coeur de la féminité indienne L’Inde elle-même n’est elle par nommée par ses habitants : « Mother India » Elle est le dernier bastion de la femme sacrée.

L’union de Shiva-Shakti dans le Tantra

Afficher l'image d'origineL’inde a su conserver le caractère sacré de la féminité cosmique. Les dieux ne peuvent agir sans leur énergie personnifiée par la déesse. Les enseignements spirituels des yogas et des tantras proposent un éveil du féminin sacré sous la forme de la Kundalini shakti, énergie de nature féminine, lovée à la base de la colonne vertébrale et destinée à être éveillée, par les pratiques de yoga et de méditation, afin de rencontrer la Conscience et de réaliser ainsi le mariage sacré de Shiva et de Parvati, en soi même. Le symbole de ce mariage est le Shiva Arnadeshwara réunissant en un seul corps le dieu et la déesse : le dieu Androgyne, but de toute ascèse. L’éveil de la Kundalini shakti, énergie du féminin sacré, est la condition essentielle de l’éveil spirituel et de l’illumination de la Conscience ; cette énergie est ignée, elle est flamme, comme l’Esprit Saint chrétien (c’est là en effet qu’Elle s’est cachée, dans le christianisme de Dieu le Père) Cette énergie cosmique est donc solaire.

LE RETOUR DU FEMININ SACRE EN OCCIDENT

La Grande Déesse et le caractère sacré de la féminité n’ont jamais disparus : sa survie souterraine, nous l’avons vu, malgré les persécution et l’obscurantisme de l’Eglise, lui permets depuis quelques décennies de réapparaître au grand jour sous des formes inattendues et variées : Réhabilitation de la Grande Déesse Mère, au moyen age, sous la forme de la Vierge Marie, mère de Dieu, la Bonne Mère, debout sur le monde ; figure divine et cosmique, mais encore associée à la Lune. Un nouveau regard sur la Nature et une prise de conscience que la Terre est un être vivant : le retour de Gaïa. Développement des mouvements écologistes. Résurgence des antiques prêtresses : mouvement Wicca ; celtiques, chamaniques, et retour d’un néo paganisme dans la jeunesse actuelle accordant à la Nature l’incarnation de l’énergie divine ; néo panthéisme. Un nouveau regard porté sur le personnage de Marie de Magdala (dont les Evangiles n’ont jamais dit qu’elle était une prostituée…) Ce, à partir de l’Evangile gnostique « de Marie » où elle est présentée comme la disciple favorite de Jésus : celle qui en reçoit les enseignements les plus secrets ; au grand dame des disciples mâles qui s’insurgent . Marie de Magdala aurait elle été la compagne ou l’épouse du célèbre rabbi ? Évincée ensuite par une Eglise misogyne engluée dans la peur de la féminité. Le retour en grâce du Dragon : Il devient l’ami, l’allié, celui avec lequel on doit composer et non plus combattre, la monture du héros (dans la littérature d’heroïc fantazy) L’apparition, dans le cinéma et la littérature, des héroïnes en quête d’absolu : Des femmes exprimant librement leur énergie et leurs désirs d’accomplissement : des héroïnes solaires et combattantes.

Jean Bernard Cabanes  (lien vers le texte intégral)

 Pour aller plus loin, nous recommandons la lecture de ces deux ouvrages: 

Et vous qu’en pensez-vous ? Faites nous en part dans les commentaires.



'La face féminine du Divin' have 10 comments

  1. 21 septembre 2016 @ 10 h 32 min marie helene

    Voilà un article qui résonne en moi !! Et tout à fait approprié car avec l’automne, Mabon se fête actuellement. Tout comme nous nous préparons à l’hiver, avant le printemps, puis l’été… Et un nouveau cycle encore. Tout comme les cycles de la femme. Alors un grand merci pour cet article sur le divin de la féminité.

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  2. 21 septembre 2016 @ 15 h 38 min Ulyssien

    Ce genre de propos relève de la caricature feministe éculée – et stérile qui plus est … Il n’y a pas plus de féminin sacré que de masculin sacré. L’un ne vit pas sans l’autre.
    Et les féministes d’aujourd’hui sont aussi ridicules que les machos d’hier qu’elles ont été dans leur vie antérieure !
    Les soumis au ‘féminin pseudo-sacré’- très caractéristiques de notre époque ‘bas de balancier’ – relèvent plutôt d’une pathologie de l’obéissance servile , comparable en tous points à celle des soumis au bdsm ridiculement ininventif des ‘dominas’ putassières et avidement comptables. Toutous du féminin ‘sacré’ et soumis de ces maquerelles monotones : même absence de vigueur !
    Poètes virils et farouches guerriers, réveillez- vous !

    Les Muses sont rares et les Devadasis aussi… car il faut un entraînement tellement intensif pour le devenir que la plupart des postulantes n’ose même pas commencer à l’imaginer… Les Béatrice ou les Laure ont quasi déserté l’Occident, préoccupées davantage par leur pseudo ‘réussite’ sociale… que par l’OEuvre qui doit les traverser et qu’elles doivent faire rayonner. Autre inconvénient de taille : l’extrême pollution de l’environnement des villes qui rend difficile la captation des lumières de la Terre et leur transmission dans l’âme des poètes ou des modernes ‘chevaliers’ ! Comment donc vénérer ces modernes occidentales polluées et rendues animiquement (et même de plus en plus physiquement) stériles par les faisceaux d’ondes (portables, wi-fi, réseaux électriques… alimentation pathogène…) qui les perturbent en permanence. Sans compter le pire… ! à cause de leur mode de vie et de leur désintérêt des rythmes de la Terre, des sexes la plupart du temps aussi sensibles et entraînés que de vieilles savates ramollies… !

    Il y a eu des cultes de déesses matriarcales (Marija Gimbutas le confirme) mais ceux-ci ont aussi dégénéré, entraînant des massacres. Le retour du balancier a certes été violent…

    Quelques vraies Devadasis existent encore, et certains secrets se transmettent toujours. Elles vivent dans des lieux perdus au plus près des rythmes naturels de la Terre, mais on en rencontre aussi dans des villes, et elles sont à mon avis les plus entraînées et les plus sublimes… Mais franchement croyez-vous que l’Inde avec ses plus d’un milliard d’habitant est le modèle du tantrisme ? S’il y a bien un pays où enseigner cet art c’est bien en Inde !

    Avant de parler de féminin sacré, parlons donc plutôt du ‘féminin’ en soi. Ecoutons ce très grand maître yogi occidental : « Tout artiste est une femme, et Dieu est un artiste comme les autres. »
    (Pablo Picasso)

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    • 1 décembre 2016 @ 16 h 35 min Daniel

      Bonjour Ulyssien

      Comme tu le dis, il est évident que la pollution de l’atmosphère subtile n’arrange rien comme celle de l’atmosphère que nous respirons et en voyant « les gens » se balader en regardant leur brol (Gsm) tout en fumant une clope je me demande comment dans cette réalité de perception, entrer en contact avec la féminité cosmique qui est devenue malheureusement par ces pollutions diverses hors d’atteinte, sauf peut-être pour quelques très rares humains réunissant les conditions nécessaires !
      Mais tu le précises :

      « Quelques vraies Devadasis existent encore, et certains secrets se transmettent toujours. Elles vivent dans des lieux perdus au plus près des rythmes naturels de la Terre, mais on en rencontre aussi dans des villes, et elles sont à mon avis les plus entraînées et les plus sublimes… Les Muses sont rares et les Devadasis aussi… car il faut un entraînement tellement intensif pour le devenir que la plupart des postulantes n’ose même pas commencer à l’imaginer…»

      Ce qui se passe à un autre degré quand certaines dames et demoiselles pensent venir au cours de yoga pour « se faire relaxer ». Heureusement celles qui restent et qui persévèrent montrent un courage remarquable faces à leurs difficultés.

      En ce qui concerne le féminin et le masculin sacré (ca crée) :

      Le mélange des polarités « mâle et femelle » se trouve partout dans la manifestation selon des proportions variées, de même dans l’être humain. Il est donc difficile de préciser l’aspect sacré de l’un ou de l’autre, mais il est vrai que l’aspect féminin est encore actuellement soumis à la loi « des mâles » .Comme vous le savez à diplôme égal, salaire inégal pour la femme.
      Mais ce n’est pas récent, pour preuve lire la fin du document.
      Au moyen âge la femme était appelée « le vaisseau du démon » !!! par « certains religieux ».

      « L’Inde a su conserver le caractère sacré de la féminité cosmique. »
      Je relève cette phrase dans ce texte sur la face féminine du Divin. Effectivement dans les images des divers cultes et pratiques de méditation.

      Cependant :

      « Souvent, les gens qui aiment l’Inde ne veulent pas entendre parler des castes ou des violences faites aux femmes. Comme si ces « mauvaises vibrations » étaient de mauvais augure. C’est exactement la raison pour laquelle on chasse souvent les veuves de leur maison : elles portent malheur. On emmène même à la foire, ou bien en voyage de train, et on oublie de la rappeler quand on repart. Rien de plus banal.
      Je sais bien que ce n’est pas très joyeux, mais c’est ainsi. Je ne comprends pas comment les gens qui cherchent l' »Éveil » peuvent chercher à fuir le réel.
      J’ai vécu plus de cinq années en Inde, dans toutes les régions et tous les milieux, et je confirme que ce qui est montré correspond bien à la situation. A la fin du film, il est question des veuves à Vrindâban, le « village » de Krishna. Je me souviens d’avoir visité ces parcs à veuves et d’avoir passé des après-midi à leur côté, dans des temples, tandis que je lisais et qu’elles mendiaient. Un jour, je suis entré dans une ruine. En m’accoutumant à l’obscurité, j’ai aperçu des formes dans les ténèbres. C’était des vieilles. Nues, telles des créatures préhistoriques, avec quelques haillons. Une étable à femmes.
      L’Inde n’est pas le pays de la Tradition Éternelle ou tout le monde est heureux. Contrairement aux fantasmes de Guénon et de ses (parfois sinistres) aficionados, l’Inde réelle offre un visage cru, chaotique, ambigu, fragile, tourmenté, loin de l’équilibre du dicton platonicien « Une place pour chacun et chacun à sa place ». Les Indiens n’ont jamais formé une société heureuse. Et c’est bien pourquoi ils n’ont cessé de chercher la sortie !
      L’Inde et l’hindouisme sont misogynes. Il y a bien sûr le tantra, les cultes shâktas et kaula. Mais ce sont des exceptions. Le dharma « éternel » le dit clairement :

      « Jour et nuit, l’homme doit veiller à ce que les femmes (de sa maison) ne soient pas indépendantes, car elles sont attachés aux plaisirs des sens. Les hommes doivent donc les garder sous contrôle. Enfant, elles dépendent de leur père. Jeunes, elles dépendent de leur seigneur (de leur époux). Vieilles, elles dépendent de leurs fils. Une femme n’a pas le droit d’agir de sa propre initiative. » (Mânava-dharma-shâstra, 5, 147-149).
      Réf : http://cosmique5.rssing.com/browser.php?indx=13132933&item=141

      Oups le lien n’est plus valable ou bien je l’ai mal copié !! et je n’ai pas le lien pour le film documentaire!!
      Si quelqu’un le trouve merci de le faire savoir

      Répondre

    • 1 décembre 2016 @ 16 h 39 min Daniel

      Bonjour Ulyssien

      Comme tu le dis, il est évident que la pollution de l’atmosphère subtile n’arrange rien comme celle de l’atmosphère que nous respirons et en voyant « les gens » se balader en regardant leur brol (Gsm) tout en fumant une clope je me demande comment dans cette réalité entrer en contact avec la féminité cosmique qui est devenue par ces conditions hors d’atteinte, sauf peut-être pour quelques très rares humains réunissant les conditions nécessaires ! Mais tu le précises :

      « Quelques vraies Devadasis existent encore, et certains secrets se transmettent toujours. Elles vivent dans des lieux perdus au plus près des rythmes naturels de la Terre, mais on en rencontre aussi dans des villes, et elles sont à mon avis les plus entraînées et les plus sublimes… Les Muses sont rares et les Devadasis aussi… car il faut un entraînement tellement intensif pour le devenir que la plupart des postulantes n’ose même pas commencer à l’imaginer…»

      Ce qui se passe à un autre degré quand certaines dames et demoiselles pensent venir au cours de yoga pour « se faire relaxer ». Heureusement celles qui restent et qui persévèrent montrent un courage remarquable faces à leurs difficultés.

      En ce qui concerne le féminin et le masculin sacré (ca crée) :

      Le mélange des polarités « mâle et femelle » se trouve partout dans la manifestation selon des proportions variées, de même dans l’être humain. Il est donc difficile de préciser l’aspect sacré de l’un ou de l’autre, mais il est vrai que l’aspect féminin est encore actuellement soumis à la loi « des mâles » .Comme vous le savez à diplôme égal, salaire inégal pour la femme: Mais ce n’est pas récent, pour preuve lire la fin du document. Au moyen âge la femme était appelée « le vaisseau du démon » !!!
      par « certains religieux ».

      « L’Inde a su conserver le caractère sacré de la féminité cosmique. »

      Effectivement dans les images des divers cultes et pratiques de méditation.

      Je relève cette phrase dans ce texte sur la face féminine du Divin.

      Cependant :
      « Souvent, les gens qui aiment l’Inde ne veulent pas entendre parler des castes ou des violences faites aux femmes. Comme si ces « mauvaises vibrations » étaient de mauvais augure. C’est exactement la raison pour laquelle on chasse souvent les veuves de leur maison : elles portent malheur. On emmène mémé à la foire, ou bien en voyage de train, et on oublie de la rappeler quand on repart. Rien de plus banal.
      Voyez ce documentaire. Je sais bien que ce n’est pas très joyeux, mais c’est ainsi. Je ne comprends pas comment les gens qui cherchent l' »Éveil » peuvent chercher à fuir le réel.
      J’ai vécu plus de cinq années en Inde, dans toutes les régions et tous les milieux, et je confirme que ce qui est montré correspond bien à la situation. A la fin du film, il est question des veuves à Vrindâban, le « village » de Krishna. Je me souviens d’avoir visité ces parcs à veuves et d’avoir passé des après-midi à leur côté, dans des temples, tandis que je lisais et qu’elles mendiaient. Un jour, je suis entré dans une ruine. En m’accoutumant à l’obscurité, j’ai aperçu des formes dans les ténèbres. C’était des vieilles. Nues, telles des créatures préhistoriques, avec quelques haillons. Une étable à femmes.
      L’Inde n’est pas le pays de la Tradition Éternelle ou tout le monde est heureux. Contrairement aux fantasmes de Guénon et de ses (parfois sinistres) aficionados, l’Inde réelle offre un visage cru, chaotique, ambigu, fragile, tourmenté, loin de l’équilibre du dicton platonicien « Une place pour chacun et chacun à sa place ». Les Indiens n’ont jamais formé une société heureuse. Et c’est bien pourquoi ils n’ont cessé de chercher la sortie !
      L’Inde et l’hindouisme sont misogynes. Il y a bien sûr le tantra, les cultes shâktas et kaula. Mais ce sont des exceptions. Le dharma « éternel » le dit clairement :

      « Jour et nuit, l’homme doit veiller à ce que les femmes (de sa maison) ne soient pas indépendantes, car elles sont attachés aux plaisirs des sens. Les hommes doivent donc les garder sous contrôle. Enfant, elles dépendent de leur père. Jeunes, elles dépendent de leur seigneur (de leur époux). Vieilles, elles dépendent de leurs fils. Une femme n’a pas le droit d’agir de sa propre initiative. » (Mânava-dharma-shâstra, 5, 147-149).
      Réf : http://cosmique5.rssing.com/browser.php?indx=13132933&item=141

      Oups le lien n’est plus valable ou bien je l’ai mal copié !! et je n’ai pas le lien pour le film

      Répondre

    • 2 décembre 2016 @ 15 h 06 min Daniel

      Bonjour

      Excusez -moi , mais j’ai mal cliqué et ma réponse est partie deux fois !!!

      Voici un ajout à cette réponse :

      « L’Inde a su conserver le caractère sacré de la féminité cosmique. »

      Ajout : Mais aussi chez nous :

      Madame Elisabeth Warnon :

      « Cette femme hors du commun, héroïne de la deuxième guerre mondiale, principale collaboratrice d’Albert Sassi, l’une des grandes personnalités du mouvement théosophique, avait fondé dans la plus grande discrétion un ordre de prêtresses, l’Ordre de la Mère du Monde, peut-être la plus intéressante des organisations traditionnelles strictement féminines.
      Elisabeth Warnon a écrit de nombreux livres. Ces textes très forts s’inscrivent dans la lignée d’ouvrages rédigés par Helena Roerich; mais ils sont porteurs d’une Tradition propre, qui avait trouvé en Elisabeth Warnon un parfait étendard. «

      http://kg.vkk.nl/french/organisations.f/omm.f/elisabeth/elisabeth.

      html http://kg.vkk.nl/french/organisations.f/omm.f/omm.html

      Pensons également à Madame Hélène Blavatsky , à Madame Alice Bailey et à d’autres femmes remarquables !!

      Répondre

    • 2 décembre 2016 @ 15 h 11 min Daniel

      oups le lien :

      Réf : http://cosmique5.rssing.com/browser.php?indx=13132933&item=141

      Oups le lien n’est plus valable ou bien je l’ai mal copié !!

      Ce lien est valable !!!!

      Répondre

    • 2 décembre 2016 @ 16 h 40 min Daniel

      « L’Inde a connu un grand nombre de saintes femmes et en connaît encore ; elles sont alors considérées comme des incarnations de la Mère Divine, des avatars. La déesse est toujours présente au coeur de la féminité indienne L’Inde elle-même n’est elle par nommée par ses habitants : « Mother India » Elle est le dernier bastion de la femme sacrée. »

      Mais la réalité quotidienne est bien différente :
      Pour confirmer ce lien :

      http://cosmique5.rssing.com/browser.php?indx=13132933&item=141

      Lire : https://feminact.wordpress.com/2015/09/04/linde-et-sa-culture-du-viol/

      Il s’agit toujours de la loi des mâles mais à côté de cette polarité « sombre » nous avons heureusement des femmes remarquables qui « sont alors considérées comme des incarnations de la Mère Divine »

      Mais il en est de même chez nous , voyez les informations sur Madame Elisabeth Warnon

      Répondre

  3. 22 septembre 2016 @ 18 h 15 min Denis

    Le féminin sacré et le masculin sacré…
    Il semble évident que la manifestation passe par le déchaînement des énergies dans toutes les formes qu’elles puissent prendre.
    Sans ce déchaînement rien n’a lieu dans la manifestation, qu’elle soit latente ou manifestée (cf Samkhya) et effectivement sans ce déchaînement la conscience reste sans « jouet » ou jouer…
    Oui dans notre existence, il a une sorte de bonheur à voir un paysage magnifique, à goûter un bon vin, manger un bon plat, regarder une belle femme et l’entendre rire, sentir des odeurs, aimer et être aimé, tout cela étant le jeu des énergies et la conscience regarde tout cela, immobile…
    De toute évidence si on enlève l’énergie, on se retrouve dans ce lieu sans monde intérieur et extérieur, un lieu que nous connaissons juste avant de nous endormir.
    La conscience règne en maître et tout le reste a disparu, personnage, monde, douleur, histoires…
    Il est donc possible de vivre sans la manifestation et si vous avez le souvenir de ce moment et ce lieu, vous en conviendrez certainement avec moi que la paix est présente et un immense bonheur…
    Peut-être que la manifestation peut exister sans la conscience, bien que le lien entre la Conscience et l’énergie soit au niveau d’une « catalyse » par la vue. La conscience regarde l’énergie et l’active pour qu’elle apporte une expérience à la Conscience. Sans conscience peut-on imaginer que la manifestation puisse s’activer toute seule, cela semble sans sens…
    Alors dans le monde manifesté l’énergie sous forme de déesses joue un rôle producteur.
    C’est elle qui manifeste tout de l’univers infini au petit caillou blanc devant nos yeux.
    Pour autant, pris dans les filets acérés du temps et de l’espace, nous subissons la souffrance de l’existence, des maladies, de la vieillesse et de la mort, mais aussi de la renaissance !
    Alors oui la manifestation est magnifique et magique, magnétique, envoûtante, mais elle est, pour toutes les visions spirituelles, la parfaite illusion qui engendre toutes souffrances et notamment la plus terrible, celle de s’identifier à notre corps, notre histoire et notre personnage.
    Il serait faux de ne voir là qu’une vision homme vs femme, où l’homme voudrait prendre ou imposer quelque chose à la femme, car cette vision ne se place pas là du tout.
    Dans une femme on a un corps de femme manifesté, mais des énergies intérieures d’homme et inversement chez un homme tout cela dans pourcentage plus ou moins réparti.
    Alors laissons de côté cette vision homme / femme et prenons un peu de hauteur pour rencontrer la dualité Conscience / énergie et nos souffrances dans cette existence qu’on soit femme ou homme !
    Oui il nous faut élever cette vision homme vs femme qui symbolise un peu trop notre monde actuel, finalement si peu conscient et ignorant de la profondeur. Le balancier entre le puritanisme des siècles passés et la libido libérée de notre pauvre monde actuel, le yoga est devenu le prétexte à toute sorte de débordements et surtout au renforcement de l’ego et à son attachement au corps et à nos histoires, le renonçant est même pris pour un demeuré, ou un fou, isolé…

    Pour autant les textes, les maîtres et tous les chemins spirituels parlent de la même chose !
    Celle de trouver en nous la paix et l’immobilité de la conscience, car à la surface de la mer il y a toutes sortes de vagues, mais dans la profondeur, ou encore au centre du cyclone se trouve la paix.
    C’est pour cela que des millions de personnes (hommes et femmes) sont devenus de tout temps des moines, retirés du monde, loin de l’attraction et des attractions « magnifiques » du déchaînement des énergies…

    Répondre

    • 22 septembre 2016 @ 21 h 27 min hridaya

      « C’est pour cela que des millions de personnes (hommes et femmes) sont devenus de tout temps des moines, retirés du monde, loin de l’attraction et des attractions « magnifiques » du déchaînement des énergies… »

      au milieu de l’étang du samsara, alimenté de tout cotés par les flots d’une douce ambroisie s’écoulant de ton corps, là se promènent tes amants, excellemment pourvu de ton adorations(.Utpaladeva)
      le poète rend hommage à ceux qui, sans aller nulle part et sans renoncer à rien, contemplent la demeure de Siva, l’univers.(L.silburn)

      Répondre

    • 1 décembre 2016 @ 15 h 39 min Daniel

      Bonjour Denis

      « Alors oui la manifestation est magnifique et magique, magnétique, envoûtante, mais elle est, pour toutes les visions spirituelles, la parfaite illusion qui engendre toutes souffrances et notamment la plus terrible, celle de s’identifier à notre corps, notre histoire et notre personnage. »

      « Les apparences sont merveilleuses
      et l’invisible est incroyable »
      Hermès Trismégiste

      Il s’agit comme tu le dis de la saisie de l’ego qui par le fait de nommer, enferme « La Réalité. «

      Note : Lire à ce sujet : Guérir l’Esprit :

      https://www.amazon.fr/Guérir-lesprit-Jean-Yves-Leloup/dp/2226151966/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1480598680&sr=1-1&keywords=Guérir+l’Esprit

      Donc Adam :
      Le Message Retrouvé Livre XXXVI, extrait : 92 cf : http://www.lemessageretrouve.net/Concordance_Resultats.php

      92. Lucifer a voulu juger la création
      de Dieu, et il a été précipité dans l’enfer.
      Adam a désobéi à Dieu, et il a été envoyé en exil dans la mort.

      Car ils ne sont pas restés au Paradis ou se trouve l’Arbre de Vie.

      « Le Gan Eden (hébreu גַּן עֵדֶן, littéralement ‘Jardin d’Eden’) est décrit dans le Livre de la Genèse comme étant le lieu où le premier homme, Adam, et sa femme, Eve, vivaient après avoir été créés par Dieu. L’histoire de la Création situe le lieu géographique de l’Eden et du Jardin par quatre rivières (Pischon, Guihon, le Tigre et l’Euphrate) et trois régions (Havila, l’Assyrie et Cusch).
      Gan-Eden est aussi l’expression hébraïque pour ‘Paradis’, qui est une translittération du mot grec paradeisos, mot utilisé dans la Septante en Genèse 2:8 pour traduire
      Gan-Eden. Paradeisos vient lui-même du mot persan ‘pardes’, qui a été tiré de l’hébreu ; il signifie ‘enclos, réserve, jardin, parc, verger de citronniers’, aussi bien que ‘Paradis’ dans le Talmud.

      Paradis

      « Paradis, [Fra] Par-a-dis, ‘semblable au jour’, ‘pareil au jour’. Pour nos anciens, la nuit, les ténèbres, était le monde des démons. Il était celui de la négation, par rapport au jour où brillait le soleil, le symbole de l’Ineffable. – Yawéh a fait sa tente dans les ténèbres, disent les textes ! – Le Paradis est donc ‘semblable au jour’, soit, toujours dans la vision de Dieu, symbolisé par le soleil. – Par, ‘semblable’, ‘pareil’, p. 496, dict. A.T. [Par, adj. Pareil, semblable.] – A, ‘à’, ‘au’, ‘de’ ‘par’, p. 1 dict. A.T. [A, prép. Par, à, de, dès. Cette préposition entre dans la composition de plusieurs prépositions et adverbes, comme a- hed, tout le long de ; a-dreuz, en travers, etc.] – Dis, jour’, mot contracté pour Déis, ‘jour’, p. 110, dict. A.T. [Di, Dis, s. m. (anc.) Jour, lumière.] Il manque à Dis le ‘é’ non écrit, Déis, ‘jour’, Dé-is, ‘toi base’, le jour ! «
      Réf : http://www.seraia.com/seraiafr/lexique/GanEden.htm

      « Pour aller plus loin dans la traduction du mot Paradis on peut rajouter que Di tout en étant la contraction de Déis (jour, lumière), est aussi la contraction de Diou qui veut dire 2.
      Ainsi le Paradis nous ramène à la lumière au niveau du 2, de la dualité issue du 1 mais pas encore dans l’Unité Première. Même une fois au Paradis il restera encore un peu de chemin à parcourir…
      Par contre le Paradis étant dans le monde du 2, il se trouve dans le monde non manifesté là où les directions n’existent pas.
      « Au delà des 6 directions » nous indique, à notre sens, surtout le monde non-manifesté.
      Le mot Centre peut se traduire dans notre langue Brittonne par Ken-tre (ensemble-passage, seuil) qui en Français donnerait le seuil ou le passage du, ensemble.
      Le centre qui sans être une direction fait le lien aux 6 directions afin d’être « ensemble ».
      Il apparaît dans le monde manifesté en 5.
      Le Paradis est au-delà, dans le monde non-manifesté. »

      Note : réponse à un mail que j’ai envoyé au sujet du Paradis

      « Para-disha= au delà des directions, suprême direction, centre de la croix (1)

      Note1 : des quatre fleuves de l’Eden

      Dessus dessous
      Devant derrière
      Droite gauche

      Note : système d’orientation de l’être humain en position debout, verticale, a partir du centre du coeur cf. l’asana Tadasana Samasthiti.

      Au delà des directions, donc le centre
      Para Disha Bindhu (le point)

      « L’autre rive est bien aussi l’au delà ou par delà qu’implique la concentration, base de la réunion, ou tout, par rapport à la dispersion, ou distraction dans les agitations du samsara (tour de la roue),

      Ainsi, il n’y a plus de doute, tout le Christianisme n’est qu’une traduction incomplète et déformée de la grande Tradition d’Asie. Mais ce qui a été entendu est précieux pour le Bardo (Bardas des gaulois), Pradas des Hindous, Prades des Perses et enfin Paradis des Chrétiens, car encore, Para -Dix (1) ou Paradisha veut dire au delà des quatre branches
      (Ou pétales) de la croix et donc le centre, le juste milieu, le centre, l’harmonie et l’équilibre. La rupture de Pradès (Paradis) est une rupture par le centre de l’équilibre premier de la balance (l’Eden) avec Adam. »

      1 : Dix : direction
      Réf. : la Clef, Tome I p 100, 148, 161,174, Ed imprimerie Aubun 86240 Ligugé
      Dont ici se trouve un extrait !!

      «Paridaiza, l’enclos du seigneur en iranien, le paradisus, le parc réservé aux bienheureux dont parle la Vulgate ?

      Paradis : Para (autour)-d’I-S : autour de l’énergie manifestée selon l’axe.

      Le paradisIER témoigne du paradis d’ (h)IER !


      Réf : l’Alphabet des Oiseaux :

      http://langue.des.oiseaux.free.fr/Langue%20des%20Oiseaux/essai-alphabet-oiseaux.pdf

      Bref le Paradis est un sujet très riche à développer !!!!

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.