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La foi et les miracles…Les mystiques sont-ils fous ?

Soixante ans après sa mort, l’histoire d’Yvonne-Aimée de Malestroit reste une véritable énigme et soulève encore de nombreuses questions. Durant toute sa vie, cette religieuse a été l’objet d’une multitude d’expériences surnaturelles. Quel regard peut-on porter sur ces phénomènes mystérieux qui jalonnent l’histoire de l’Église catholique ? Délires ? Illusions ? Ou réalité extrasensorielle ?
Décryptage d’un cas extraordinaire.

Yvonne-Aimée de Malestroit à l’âge de 20 ans

Etats extatiques, faculté de clairvoyance, rêves prémonitoires, stigmates de crucifixion, attaques dites « démoniaques », xénoglossie, bilocation… Des événements totalement invraisemblables ont émaillé la vie d’Yvonne-Aimée de Malestroit. Des phénomènes dont la réalité a pourtant été attestée par une multitude de traces tangibles et de nombreux témoins dignes de confiance : les sœurs du monastère de Malestroit dont elle fut la Mère supérieure, des prêtres – son ami l’Abbé La Butte, et l’Abbé Laurentin – mais aussi un médecin, Patrick Mahéo, qui s’est intéressé de près à son dossier médical.

Difficile de croire à ces phénomènes étranges, pourtant Yvonne-Aimée de Malestroit n’est pas un cas isolé.

Dans l’histoire du christianisme, de nombreux autres personnages religieux ont vécu des expériences similaires, défiant les lois de la nature et du simple bon sens. Comme Padre Pio, Sainte Elisabeth de la Trinité, Sainte Thérèse de Lisieux, Sainte Agnès de Langeac ou encore Marthe Robin. Cette dernière – dont le dossier, comme celui d’Yvonne-Aimée, a été déposé auprès des autorités diocésaines en vue d’une éventuelle béatification – a vécu près de cinquante ans sans manger ni quitter son lit, souffrant chaque jour la Passion. Qui sont réellement ces personnages religieux au destin fascinant ? Des mystiques ou des psychotiques ?

Selon Paul-Louis Rabeyron, docteur en médecine, pédopsychiatre, maître en biologie humaine, et membre du comité directeur de l’Institut métapsychique international (IMI), certains de ces phénomènes comme les prémonitions, la clairvoyance ou les extases s’avèrent « possibles lors d’états de conscience modifiés ». Une hypothèse partagée par Djohar Si Ahmed, docteur en psychologie, psychanalyste et Secrétaire général de l’IMI, qui ajoute : « Cette brusque ouverture du champ de conscience va permettre d’accéder à des informations. Mais le contexte culturel – comme l’éducation ou la religion – est important, car il va bien sûr influencer l’interprétation qu’on va en faire. Un catholique aura des visions christiques. Un juif, un musulman ou un hindouiste traduira ces manifestations tout à fait différemment. »

Si ces expériences mystiques ne seraient finalement « que » des états de conscience modifiés, peut-on imaginer qu’elles puissent être vécues par n’importe qui sans pour autant être considérées comme un épisode psychotique ? « Ces expériences n’arrivent pas seulement aux grands saints, assure Djohar Si Ahmed. Mais on ne va évidemment pas considérer de la même manière le récit d’une personne qui a passé sa vie au couvent et celui de quelqu’un qui a toujours vécu à Paris et qui, soudain, dirait voir Jésus au pied de son lit. La réaction du sujet à son expérience sera un critère de différenciation dans la mesure où le psychotique ne sera pas capable de donner un récit cohérent de ses expériences et de ses hallucinations, souvent de type paranoïde, alors qu’un sujet en crise psycho-spirituelle pourra, à certains moments, en donner un récit voire des interprétations cohérentes. »

« Je pense qu’Yvonne-Aimée de Malestroit, Marthe Robin, Padre Pio, et tous ces religieux dont on dit qu’ils ont vécu des expériences mystiques, sont simplement des sujets PSI (personnes douées de capacités extrasensorielles) dont les prédispositions existaient depuis l’enfance mais qui ont véritablement émergé et pris une tonalité divine en entrant dans les ordres, répond Paul-Louis Rabeyron. A ces époques – 19ème, 20ème siècle – il n’y avait pas d’autres endroits où ce qu’ils vivaient pouvait prendre un sens. Ces états de conscience modifiés ont ensuite été induits, favorisés ou intensifiés par le jeûne et la prière. Quant aux stigmates, ils pourraient s’apparenter à un phénomène psychosomatique, autrement dit un effet physique de l’esprit sur le corps humain. »

Le phénomène de bilocation – qui signifie parvenir à se trouver simultanément dans deux endroits en même temps -, reste, quant lui, particulièrement troublant, et ni la science, ni l’Eglise, n’y trouve d’explication conventionnelle (Voir plus bas les témoignages sur les nombreux phénomènes de bilocation dans la vie de Padre pio).
Pourtant, là encore, des témoins dignes de foi affirment avoir vu Yvonne-Aimée de Malestroit dans deux endroits en même temps, séparés par plusieurs centaines de kilomètres. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce phénomène inexpliqué aurait, lui aussi, été vécu par des femmes, des hommes et des enfants qui n’ont aucune appartenance religieuse. Ces états mystiques nous ouvrent sur le champ immense des mystères de la conscience. Une étude systématique de toutes ces expériences vécues par les grands mystiques et des milliers de laïcs pourrait-elle nous éclairer sur la nature de cette frontière – parfois bien poreuse – entre le monde spirituel et le monde matériel ? Pourrait-elle aussi nous aider à distinguer la folie du surnaturel ? Et Djohar Si Ahmed de conclure : « Ne perdons pas de vue que le fou peut être considéré comme un saint et le saint pris pour un fou. C’est aussi une question de culture, et de regard sur ces expériences. »

Article paru sur INRESS.com

 

L’exemple de Padre pio.

Courte biographie du Padre

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Le padre pendant l’office, on peut voir clairement la plaie dans sa main droite. Il gardera les stigmates de la crucifixion jusqu’à sa mort.

Premier prêtre stigmatisé, Padre Pio de Pietrelcina, né Francesco Forgione, est l’héritier spirituel de saint François d’Assise.  Padre Pio, que Dieu a gratifié de charismes particuliers, se consacra toute sa vie au salut des âmes.  Des témoignages de la sainteté du moine continuent de nous parvenir en grand nombre, en raison de la gratitude des personnes qui ont fait appel à son intercession pour obtenir la guérison du corps ou de l’âme. 

Francesco Forgione est né d’un foyer modeste le 25 mai 1887 à Pietrelcina, au sud de l’Italie.  Son père, Grazio Forgione, et sa mère, Maria Giuseppa de Nunzio, avaient déjà d’autres fils.  Contrairement à une majorité d’enfants de son âge, Francesco éprouva très tôt le désir de consacrer sa vie à Dieu.  Mamma Peppa a raconté:  «Il était sage et obéissant, ne se permettant aucun caprice.  Matin et soir, il allait à l’église prier Jésus et la Sainte Vierge.  Le jour, il ne sortait pas avec ses amis.  Quelquefois, je lui disais: «Francesco, tu devrais sortir jouer».  Mais il refusait, disant:  «Je ne veux pas y aller parce qu’ils blasphèment».

Abbé Augustin de Saint-Marc-en-Lamis, qui fut l’un des directeurs spirituels de Padre Pio, a écrit dans son journal que le jeune Francesco avait connu, dès l’âge de cinq ans, des expériences mystiques.  En effet, les apparitions et les moments d’extase étaient si fréquents, chez lui, qu’il croyait que les autres enfants en connaissaient aussi.

Francesco chérissait le rêve de donner sa vie au Seigneur.  Ce grand désir se réalisa quand, le 6 janvier 1903, à l’âge de seize ans, il fut admis comme clerc dans l’Ordre des Capucins.  Le 10 août 1910, il fut ordonné prêtre en la Cathédrale de Bénévent.  Ainsi commença sa vie sacerdotale mais, en raison d’une santé plutôt fragile, il séjourna en divers couvents du sud de l’Italie.  Ce n’est qu’à partir du 4 septembre 1916 qu’il fut établi au couvent de San Giovanni Rotondo, sur le Gargano, où il resta, hors quelques brefs et rares voyages, jusqu’à sa mort, le 23 septembre 1968.

Tout au long de cette période, Padre Pio commençait sa journée très tôt, s’éveillant à l’aube pour lire le bréviaire.  Puis il descendait à l’église pour célébrer l’Eucharistie, après laquelle il faisait action de grâces devant le Saint Sacrement.  Ses journées se partageaient entre l’oraison et la confession.

L’un des événements marquants de la vie de Padre Pio se produisit le matin du 20 septembre 1918 alors que, priant devant le crucifix, au sanctuaire de la vieille église, il reçut le don de stigmates visibles, qui demeurèrent ouverts et sanglants pendant un demi-siècle. Ce phénomène suscita l’intérêt, non seulement d’une légion de médecins, de journalistes et de spécialistes, mais encore, l’attention de gens simples qui, au fil des ans, se rendirent à San Giovanni Rotondo pour rencontrer le saint moine.

Dans sa lettre du 22 octobre 1918 à l’abbé Benedetto, Padre Pio a écrit:  «Comment vous décrire ma crucifixion …  Je me trouvais au sanctuaire, après avoir célébré la messe, lorsque je fus envahi d’une paix qui ressemblait à un doux sommeil.  Tous mes sens entrèrent dans une quiétude indescriptible.  Cela se produisit en l’espace d’un éclair. M’apparut, au même moment, un mystérieux personnage ressemblant à celui que j’avais vu le soir du 5 août, à la différence que ses mains et son côté saignaient.  Sa vue me saisit.  Je ne saurais dire ce que je ressentis à cet instant et je serais mort si le Seigneur n’était pas intervenu pour soutenir mon cœur, qui bondissait dans ma poitrine.» – «Le personnage disparut et je constatai que mes mains, mes pieds et mon côté saignaient. Vous imaginez le tourment que j’éprouvai; d’ailleurs, je le ressens encore, presque chaque jour.  La plaie au côté saigne continuellement, mais surtout du jeudi soir au samedi.  Père, je me meurs de peine pour le tourment et la confusion que je ressens en mon âme …  Jésus, si bon, me fera-t-il la grâce de soulager la confusion que j’éprouve pour ces signes extérieurs?  J’élèverai bien haut la voix, ne cessant de le conjurer de retirer de moi, par son infinie miséricorde, non le tourment, non la souffrance …  mais ces signes extérieurs qui me causent une confusion et une humiliation quasi insupportables.»

Pendant des années, des quatre coins du monde, des fidèles vinrent requérir du prêtre stigmatisé son intercession puissante auprès de Dieu.  Pendant les cinquante années qu’il a vécu dans l’humilité, la prière, le sacrifice et la souffrance, Padre Pio fonda deux organismes: l’un vertical, vers Dieu, les Groupes de prière, l’autre horizontal, vers son prochain, un hôpital moderne, La Maison du Soulagement de la Souffrance.

En septembre 1968, des milliers de fidèles et de dirigés spirituels de Padre Pio se réunirent à San Giovanni Rotondo pour célébrer le 50e anniversaire des stigmates et tenir le quatrième congrès international des Groupes de prière.  Or, personne n’aurait imaginé qu’à 2h30, le 23 septembre 1968, la vie temporelle de Padre Pio de Pietrelcina allait prendre fin.

Les témoignages concernant les dons de bilocation du Padre Pio:

-Madame Maria était une fille spirituelle de Padre Pio.  Un soir, alors qu’il priait, le frère de Maria s’assoupit.  Soudain, il sentit une gifle à la joue droite.  D’après le son qu’avait fait la gifle, il eut l’impression que la main qui l’avait frappé était gantée.  Il pensa tout de suite à Padre Pio.  Le lendemain, il demanda à Padre Pio s’il l’avait frappé.  Ce dernier lui répondit:  «T’endors-tu pendant tes prières?»  C’était bien Padre Pio qui, en bilocation, avait voulu attirer l’attention de l’homme.

-Un officier d’armée à la retraite entra un jour à la sacristie.  Portant son regard sur Padre Pio, il dit:  «C’est vraiment vous, à ne pas s’y tromper».  Il s’approcha, s’agenouilla devant Padre Pio et, pleurant, répétait:  «Merci, Padre, de m’avoir sauvé la vie».  Puis, l’homme raconta aux personnes présentes:  «J’étais capitaine d’infanterie.  Un jour, sur le champ de bataille, en plein combat, je vis un moine au teint pâle et au regard expressif, qui me dit:  «Monsieur le capitaine, éloignez-vous d’ici».  J’allai vers lui et, avant que j’aie pu le rejoindre, une grenade éclata exactement à l’endroit où je me trouvais auparavant, laissant un gouffre béant.  Je me retournai vers le moine, mais il n’y était plus.»  Padre Pio, en bilocation, lui avait sauvé la vie.

-Le père Alberto, qui connut Padre Pio en 1917, a raconté:  «Je vis Padre Pio, immobile à la fenêtre, regardant vers la montagne. Je m’approchai pour lui baiser la main, mais il ne fit FOTO16.jpg (5587 byte)aucun cas de ma présence et il me sembla que sa main s’était raidie.  Puis je l’entendis nettement prononcer la formule de l’absolution.  Un instant plus tard, il parut sortir comme d’un assoupissement, se tourna vers de moi et me dit:  Vous êtes ici?  Je ne vous avais pas vu.»  Quelques jours plus tard, arriva de Turin un télégramme adressé à notre supérieur, le remerciant d’avoir envoyé Padre Pio au chevet d’un mourant.  Nous comprîmes alors que le malade avait expiré au moment même où Padre Pio, à San Giovanni Rotondo, avait prononcé les paroles d’absolution.  Notre supérieur ne l’avait évidemment pas envoyé auprès de l’agonisant, mais Padre Pio s’y était rendu en bilocation.

-En 1946, une famille américaine vint de Philadelphie à San Giovanni Rotondo pour remercier Padre Pio.  En effet, le fils avait été pilote de bombardiers pendant la Seconde Guerre mondiale et avait été sauvé, au-dessus de l’océan Pacifique, par Padre Pio. Comme il s’apprêtait, après avoir effectué un bombardement, à rentrer dans l’île où se trouvait son port d’attache, il fut atteint par des avions de chasse japonais.  Le pilote raconta:  «L’avion tomba et explosa avant que mon équipage n’ait eu le temps de sauter en parachute.  J’arrivai à sauter, bien que j’ignore comment.  Je tentai d’ouvrir mon parachute, sans y parvenir; j’aurais fait une chute mortelle si un moine barbu ne m’était apparu, qui me posa en douceur juste à l’entrée du commandement de la base.  Vous imaginez la stupeur que provoqua mon récit, mais le fait que je fusse sain et sauf obligea tout le monde à me croire.  Quelques jours plus tard, alors que j’étais en permission, je rentrai à la maison.  C’est alors que ma mère me montra une photographie de Padre Pio, auquel elle avait confié ma protection.  Je reconnus en lui le moine qui m’avait sauvé la vie.»

Premier prêtre stigmatisé, Padre Pio de Pietrelcina, né Francesco Forgione, est l’héritier spirituel de saint François d’Assise.  Padre Pio, que Dieu a gratifié de charismes particuliers, se consacra toute sa vie au salut des âmes.  Des témoignages de la sainteté du moine continuent de nous parvenir en grand nombre, en raison de la gratitude des personnes qui ont fait appel à son intercession pour obtenir la guérison du corps ou de l’âme. .

-L’épouse d’un industriel de Ligurie séjournait chez sa fille, à Bologne.  Elle était atteinte d’une tumeur au bras.  Après en avoir parlé avec sa fille, la dame avait décidé de se faire opérer.  Le chirurgien lui avait recommandé de patienter quelques jours, le temps de fixer une date pour l’intervention chirurgicale.  Dans l’intervalle, le gendre de la dame adressa à Padre Pio un télégramme lui demandant d’intercéder pour sa belle-mère.  À l’heure où Padre Pio se vit remettre le télégramme, la dame, seule dans la salle de séjour, chez sa fille, vit entrer un moine capucin qui lui dit:  «Je suis Padre Pio de Pietrelcina».  Après lui avoir demandé ce que le chirurgien lui avait dit et l’avoir exhortée à se confier à la Très Sainte Vierge, il lui fit un signe de croix sur le bras et, après l’avoir saluée, s’en fut.  La dame appela la femme de chambre, sa fille et son gendre et leur demanda pourquoi ils ne lui avaient pas annoncé la visite de Padre Pio; ils lui répondirent qu’ils ne l’avaient pas vu et qu’ils n’avaient laissé entrer personne.  Le lendemain, quand le chirurgien rendit visite à la dame pour la préparer à l’opération, la tumeur avait disparu.

-En 1951, en Tchécoslovaquie, Padre Pio célébra une messe à la chapelle d’un monastère de religieuses.  Après la célébration, les sœurs se rendirent à la sacristie pour remercier Padre Pio de sa visite et lui offrir une tasse de café.  Or, il n’y avait personne à la sacristie.  Les sœurs découvrirent ainsi que Padre Pio s’était rendu auprès d’elles en bilocation.

-Le général italien Cadorna, après la défaite de Caporetto, tomba en grave dépression et prit la décision de s’enlever la vie.  Un soir, il donna ordre de ne laisser entrer personne et se retira dans ses appartements.  Une fois seul à sa chambre, il prit son pistolet et, comme il approchait le canon de sa tempe, il entendit une voix:  «Oh, mon général, désirez-vous vraiment commettre pareille bêtise?»  Cette voix et la présence d’un moine saisirent tant le général qu’il se ravisa.  Il alla demander aux gardiens comment le moine avait pu pénétrer dans sa chambre; ceux-ci lui déclarèrent n’avoir vu personne.  Plus tard, le général lut dans les journaux qu’un moine, vivant sur le Gargano, opérait des miracles. Incognito, il se rendit à San Giovanni Rotondo, où il reconnut le moine qui lui était apparu:  c’était Padre Pio.  Il n’était pas au bout de ses surprises.  En effet, quand Padre Pio passa près de lui, il lui dit à voix basse:  «Vous l’avez échappé belle ce soir-là, pas vrai, mon général?»

La biographie de Padre Pio par Yves Chiron, le livre de référence à ne pas manquer. 

Et vous croyez-vous aux miracles ? Faites nous en part dans les commentaires.



'La foi et les miracles…Les mystiques sont-ils fous ?' have 10 comments

  1. 12 mai 2015 @ 22 h 10 min Lola

    et alors c’est qui les grands mystiques occidentaux de 2015, ça donne bien envie d’en rencontrer un en chair et en os!

    Répondre

    • Yoganova

      13 mai 2015 @ 11 h 53 min Yoganova

      Il doit bien en rester quelques-uns mais ils restent sans doute cacher et n’ont pas de site internet ni de vidéo youtube contrairement à certains maîtres auto-proclamés . Regardez notre vidéo (rubrique vidéos) sur les moines russes de Valam, l’abbé du monastère est Français et me semble être un bon exemple de sainteté.
      Mais rencontrer un mystique du niveau du Padre Pio est sans doute possible par la prière intérieure car le temps et l’espace sont des illusions.

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  2. 14 mai 2015 @ 10 h 58 min Kaivalya

    Je suis un dévot de Padre Pio.

    Indépendamment de tout ses miracles, il disait lui-même que les miracles qu’il accomplissait c’était des bombons que Dieu lui avait confié pour distribuer aux autres afin de les aider, c’est son immense humilité qui m’a le plus attiré chez lui. Padre Pio ne pensait qu’à une chose, aider les autres. Quand on lui demandait comment il allait, il répondait « si les autres vont bien moi je vais bien ».

    J’ai lu plusieurs biographie de Padre Pio et vu deux films sur sa vie. Il est étrange de remarquer les nombreuses similitudes entre la vie de Padre Pio et celle du Jésus des évangiles. Il était bien trop humble pour se prendre pour Jésus mais il disait « j’ai l’impression que Jésus a pris possession de mon corps, mais je ne sais pas ce qu’il veut, je ne connais pas ses plans ». Je passe sur les nombreux miracles communs à Jésus et Padre Pio, mais comme Jésus Padre Pio a été persécuté par les prêtres, il a connu cinq Papes et trois l’ont persécuté jusqu’à lui interdire de dire la messe pendant trois ans, punition suprême pour un prêtre. Comme Jésus il a été crucifié, pendant cinquante ans il a souffert le martyr avec les stigmates. Un scientifique Anglais qui a suivi Padre Pïo pendant un mois a dit, « si on souffrait le dixième de la souffrance de Padre Pio on mourrait ».

    Quelques jours avant de mourir, il connaissait d’avance le jour de sa mort, il a dit à un de ses confrères moines « dit bien à tout le monde que je serai plus actif après ma mort qu’avant ».

    Padre Pio aujourd’hui, dans son immense humilité, nous aide encore.

    Pour essayer modestement de répondre à la question posée par le titre, je ne pense pas que Padre Pio était fou. Je pense seulement qu’il était dans deux mondes en même temps. Alors que la grande majorité d’entre nous est principalement identifiée avec le monde physique, Padre Pio avait conscience du monde physique et d’un autre monde inconscient à la plupart d’entre nous.

    Répondre

    • 15 mai 2015 @ 11 h 45 min renaud camus

      J’ai lu le livre de Yves Chiron et je ne sais pas quoi dire. Je suis un peu sous le choc, la vie de Padre Pio est tellement incroyable…
      Je ne peux que le recommander chaudement.

      Répondre

      • 15 mai 2015 @ 13 h 23 min Kaivalya

        Tu as raison Renaud, la vie de Padre Pio est incroyable.
        Nous allons chercher loin la sagesse (en Inde par exemple), au risque de se faire abuser, alors que nous avons à coté de chez nous des saints d’un niveau exceptionnel.

        Répondre

    • Yoganova

      17 mai 2015 @ 12 h 12 min Yoganova

      Kaivalaya, votre commentaire sur le Padre Pio touche juste et je ne peux qu’être d’accord.
      Cela fait des années que j’avais entendu parlé du Padre Pio mais ce mélange bizarre entre souffrances, attaques démoniaques et miracles, à l’inverse d’aiguiser ma curiosité avait tendance à me détourner du personnage.
      C’est comme Renaud à la lecture du livre d’Yves Chiron que j’ai vraiment compris l’ampleur spirituelle du Padre et de sa mission sur terre.
      J’ai compris qu’il payait par sa souffrance le prix karmique des miracles qui s’effectuaient à travers lui pour aider une multitude d’êtres en souffrance et qu’il s’était offert lui même en sacrifice pour le bien de tous, suivant en cela la voie tracée par Jésus.
      Comme lui, il sera trahit par les siens et comme lui il fera son chemin de croix.
      Pour moi , il est l’exact incarnation de ce que les tibétains appellent un Bodhisattva, un être pleinement éveillé et dont chaque mot, chaque geste, chaque parole deviennent un don aux autres.
      Vous n’avez pas tord quand vous dites que nous allons parfois chercher la sagesse bien loin, alors que nous pouvons la trouver dans notre propre jardin.
      Néanmoins il est parfois nécessaire de chercher loin pour reconnaître les trésors cachés tout près!
      Pratiquez vous le yoga en plus d’être un dévot du Padre Pio?

      Répondre

      • 17 mai 2015 @ 13 h 40 min Kaivalya

        Oui je pratique et j’enseigne le Yoga, diplômé de la Bihar School of Yoga, mais je suis ouvert à d’autres voies spirituelles.
        Actuellement j’etudie et pratique l’enseignement de Jésus dans « Un Cours en Miracles ». C’est une voie d’amour et de pardon.
        Peut-etre pourrais-je en parler un jour dans Yoga Nova.
        Pour revenir à Padre Pio je fais souvent appel à lui, je suis sur qu’il m’aide.

        Répondre

        • Yoganova

          18 mai 2015 @ 14 h 43 min Yoganova

          Ha oui, je me rappel de vous sur le sujet de la Bihar school of Yoga.
          Je connais aussi un peu le « Cours en miracle », j’avais des amis américains qui tenaient cette méthode en haute estime. N’est ce pas un peu new-age quand même ?
          En tout cas, sur ce sujet comme sur d’autres, nous sommes toujours heureux de publier des textes et articles de nos lecteurs/trices, donc si vous le sentez, n’hésitez pas.
          Vous pouvez me contacter directement ici:
          yoganovamag@gmail.com

          Répondre

          • 18 mai 2015 @ 15 h 11 min Kaivalya

            Le cours n’est pas new âge. C’est plutôt une philosophie spirituelle qui a pour but la transcendance de l’ego par la voie du pardon.
            Des que je rentre chez moi je prépare un article et je vous le soumet.

          • Yoganova

            19 mai 2015 @ 8 h 58 min Yoganova

            Trés bien! Nous sommes curieux de vous lire. Si possible expliquez le « Course in miracles » à la lumière de la tradition « yogique » manière que ce soit plus clair pour nos lecteurs.
            A bientôt donc.


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.