kundalini

La kundalini dans le tantra du cachemire

Comme dans toute autre matière, on peut dire que les maîtres tantriques cachemiriens ont une vision particulière de l’énergie de la Kundalini et de son éveil. Le maître Devî, enseigne qu’on ne peut rien faire pour provoquer cet éveil et que tous les « exercices » destinés à faire surgir la kundalinî ne produisent que des catastrophes énergétiques.

Provoquer l’éveil au moyen de techniques équivaut pour elle à taquiner un cobra avec un bâton sans voir qu’il n’est pas en cage, c’est un jeu qui peut être lourd de conséquences. Cette vision va à l’encontre de ce que pratiquent et imaginent la plupart des adeptes de « Kundalini yoga » édulcoré à l’occidentale. Pour Devî, pour qu’il y ait réellement éveil, il fallait deux choses: un terrain énergétique totalement ouvert et une profonde relation avec un maître authentique de la tradition.

Le côté iconoclaste et absolu des maîtres tantriques cachemiriens est fondé sur une vision extrêmement profonde des choses qui court-circuite toute ambition de « faire », « d’accomplir » et de « devenir ». Cette manière radicale de couper court à tous fantasmes spirituels est une spécialité cachemirienne et plus encore, une spécialité de l’école

Pratyabhijñâ à laquelle Devî appartient. Pratyabhijñâ signifie « reconnaître spontanément le Soi ». Cette reconnaissance est fondée principalement sur la cessation de toute projection et la réalisation que nous sommes ce que nous cherchons. Ce retour au Soi implique l’abandon de toute quête linéaire dirigée vers une fin pour réaliser la complétude de son être propre. C’est le sens du grand mantra « Soham » Je suis Shiva. Avant qu’une idée d’atteindre quoi que ce soit naisse, Je suis la totalité. Cette école est avant tout une non-voie (ânavopâya) où le silence libère la potentialité de la Kundalini. Une stance du Vijñânabhairava tantra décrit bien ce lieu de retour antérieur à toute quête dans lequel la yoginî ou le yogin plonge en chaque instant, chaque perception, avec la vivacité d’un tigre: « Avant de désirer, avant de savoir: Qui suis-je, où suis-je? Telle est la vraie nature du Je. Telle est la spacialité profonde de la réalité. »

La déesse Kali piétinant Shiva en sommeil ou immobile..

La déesse Kali piétinant Shiva en sommeil et immobile.

Kundalini, Shakti, Kali

Mais qu’est-ce que la Kundalini qu’on appelle aussi « la lovée » car elle est enroulée de trois tours et demi à la base de la colonne vertébrale, dans le bulbe, devant le sacrum. Souvent représentée comme un serpent endormi, la Kundalini n’est autre que la Shakti, l’énergie primordiale.

Souvent associée à Kali dans notre école, elle fait partie intégrante du Yonitantra, texte très secret de l’initiation à la Grande union dont le rituel d’adoration de Kali, les mantra et la méditation des mille noms de Kali font partie intégrante. Si les tantrikâ associent Kali à la Kundalini évoquée par l’un des noms de la terrible déesse « Cordon de lumière qui frémit sur le serpent de la Kundalini » c’est avant tout pour bien faire comprendre aux imprudents qui voudraient déclencher cette force qu’il s’agit d’une puissance terrifiante. Devî disait qu’un déclenchement de Kundalini prématuré terrassait celui qui en était l’objet. C’est un peu comme de lancer une fusée dans un tuyau bouché. Mais l’association à Kali est plus profonde, elle n’est pas que gardienne d’un territoire de feu, elle est surtout la grande dissipatrice des ténèbres, elle est celle qui tranche la peur, les liens à l’ego, donne la force d’accomplir la sâdhana. Elle est l’espace et pour ses adorateurs, elle est avant tout l’énergie d’un amour qui ne connaît plus de limites car le tantrikâ s’affranchit de toutes limites.

Si l’initiation à Kali précède celle à la Kundalini cela montre également qu’il est illusoire de penser atteindre l’éveil de la Kundalini avant d’avoir totalement investi sa propre part d’ombre et d’avoir affronté ses terreurs enfouies. Lorsque Kali vient trancher l’ego, que la présence à la réalité, que le frémissement spanda sont installés, alors il peut éventuellement y avoir une initiation à la Kundalini qui est l’apothéose de l’initiation sexuelle de la Grande union. Cela implique l’union préalable du tantrikâ et de l’univers car l’initiation sexuelle est la célébration d’un état spatial dans laquelle la yoginî ou le yogin se trouvent déjà.

L’ouverture du Coeur

Pour les maîtres cachemiriens, la Kundalini ne s’éveille pas par une action sur le chakra de base, le Mûlâdhâra mais uniquement par l’ouverture du Coeur, le chakra central. Lorsque le Coeur est ouvert, les autres chakra le sont forcément, ainsi, le canal central ou Susumna est libre de toute obstruction énergétique, émotionnelle ou mentale. Le maître, voyant que le disciple est espace, peut alors déclencher la montée de la Kundalini lorsqu’il fait corps avec son disciple. Cette très belle conception lie l’éveil de la Kundalini à la pratique de toutes les stances du yoga tantrique exposée dans le Vijñânabhairava tantra et c’est ainsi que les maîtres enseignent. Lorsque l’ensemble de la sensorialité, des émotions et du mental ne sont que conscience apaisée et vibrante, l’énergie fondamentale de la Kundalini n’a pas à être sollicitée, elle se lève naturellement et spontanément, mise en effervescence par la présence du guru.

Cette mise en effervescence qui résulte du lien maître/disciple s’accomplit sans effort, même en dehors de toute activité, de tout enseignement, par la seule présence du maître. Plutôt que de chercher à rejoindre un territoire, le tantrikâ s’abandonne totalement au frémissement de son maître qui réveille en lui l’écho de son essence absolue et vibrante. Tels deux instruments parfaitement accordés, maître et disciple partagent alors la vibration fondamentale dans la présence absolue à la Réalité et l’énergie de cette Réalité n’est rien d’autre que la puissance de la Kundalini.

Lorsque je demandais à Devî quelle était la qualité primordiale d’un tantrikâ, elle répondait: la capacité de s’abandonner.
S’abandonner c’est relâcher totalement le corps, les émotions et la pensée dans la présence frémissante à l’instant. C’est à la fois facile de vivre quelques secondes dans cet état plusieurs fois par jour et difficile d’en faire une expérience qui devienne le fond de la captation du flot de la réalité. Pour y parvenir, il faut libérer l’intuition par « l’intensité de l’adoration passionnée » qui émerge lorsque la dualité s’estompe. Le tantrikâ se reconnaît alors comme totalité et l’énergie de la Kundalini s’élève.

Peinture par Alex Grey

Peinture par Alex Grey

Une puissance redoutable

La plupart des descriptions de montée de Kundalini sont dramatiques et donnent l’impression d’une puissance intolérable. Le plus bel exemple de ce type de déclenchement se trouve dans le merveilleux livre de Gopi Krishna, un modeste adepte du yoga, un fonctionnaire
cachemirien qui vécut d’une manière inattendue cet éveil violent. Il raconte cette expérience belle et terrifiante dans « Living with Kundalini » , son autobiographie, d’une immense humanité. Gopi Krishna dit sa souffrance physique, les franges de la folie, les sursauts étincelants puis, finalement la libération.

Devî avait en quelque sorte apprivoisé cette puissance redoutable par l’ouverture à l’espace. La force, dans un espace ouvert peut devenir d’une grande douceur tout en gardant son pouvoir illuminateur. L’éveil de Kundalini qu’elle a déclenché en moi possédait ces deux aspects et surtout, ne donnait pas la sensation d’un déclenchement linéaire mais plutôt celle d’une sphère de feu qui incluait tout le corps et charriait dans sa puissance même un espace d’une grande féminité. La souffrance, la noirceur, la solitude,c’est plutôt pendant la période d’intégration de cette expérience que je les ai connues et traversées pour retrouver la lumière intégrale débarrassée des scories des habitudes routinières.

Le début d’une transformation intégrale

L’éveil provoqué par la montée de la Kundalini n’est finalement que le début de la transformation intégrale. Il est loin d’être l’atteinte d’un territoire définitif où tout problème est résolu et où l’on baigne dans une extase permanente. Il faut encore quelques décennies pour affronter sa propre réalité à la lumière fondamentale de cet instant exceptionnel. Le mental a besoin de temps pour ne plus se figer, le corps a besoin de temps pour se relâcher totalement. Les émotions ont besoin d’espace pour fluer sans retenue dans l’absence d’ego. Alors, parfois, la Kundalini se manifeste spontanément, parfois elle s’installe dans l’union continue avec la yoginî ou le yogin qui en a fait l’expérience grâce à son maître.

A notre époque où les enseignements les plus profonds ont été reformatés en une soupe insipide, il est difficile d’imaginer que les forces dont il s’agit ont la puissance d’un cataclysme. On préfère penser qu’il s’agit d’un frisson d’aise qui ravit les sens et que l’on prend à tort pour de l’extase. Si l’on désir se laver à tout jamais des conceptions édulcorées concernant le yoga, les chakra et la Kundalini, la quête tantrique, rien ne vaut l’approche d’un maître tantrique ou, à défaut, la lecture d’un ouvrage radical sur la question, comme par exemple « Aghora II, Kundalini » ou Robert Svoboda expose les enseignements de son maître aghori, Vimalananda. Rien de plus sain ni de plus tranchant. Vimalananda se félicite que les chakra des êtres humains soient fermés ou comme le disait Devî, ne soient que des masses de tensions, car autrement, ils seraient fous. Alors, surtout, ne vous faites pas « ouvrir » les chakra, comme le proposent certains praticiens.

Une voie vers le Kundalini Yoga

Que faire alors si vous êtes sincèrement intéressé par tout cela? Tout d’abord, sortir du romantisme qui nous fait croire que certaines pratiques ont le pouvoir de nous transformer radicalement dans la facilité. Cela n’existe pas. Il faut un engagement total et le courage de commencer par ce qui est le moins exotique: le yoga de la présence à la réalité dans l’abandon total de tout objectif.

La pratique ne mène nulle part. Le fruit est la pratique, la pratique est le fruit. Lorsque la présence s’installe, le corps, la sensorialité, les émotions et le mental retrouvent leur unité, la présence extatique s’infiltre alors dans la banalité quotidienne et à partir de là, sans user d’aucun expédient, les pratiques qui nous attirent auront une chance de pouvoir se manifester.
Dès que l’on ne veut rien, l’espace se crée et ce qui est enfoui en nous peut émerger naturellement. La sphère artificielle de l’action « magique » sexuelle ou yoguique qui devrait nous mener où nous ne sommes pas fait partie de nos rêves d’occidentaux. La voie tantrique est ailleurs, elle est ardue, réservée à ceux qui ont une nature passionnée mais elle est rapide si son déroulement se passe dans le cadre d’une transmission authentique. Alors, comme le chantait Lalla, la poétesse et maître cachemirien du XIVème siècle :

« Lorsque l’esprit qui différencie s’assoupit
La Kundalini s’éveille!
La source des cinq sens jaillit constamment.
L’eau de la présence continue au monde
Est douce et je l’offre à Shiva.
Le frémissement perpétuel de la conscience
Est l’état suprême. »

Daniel ODIER.

D’accord ? Pas d’accord ? Quelque chose à ajouter ? Faites nous en part dans les commentaires.



'La kundalini dans le tantra du cachemire' have 141 comments

  1. 21 février 2015 @ 0 h 36 min Denis

    Une belle mise en garde contre l’idée que le premier frisson ressenti n’est pas la montée de kundalini et encore moins une petite partie de jambes en l’air avec sa tendre amie même si cela semble très beau et très bon…
    La chose est tout autre, bien moins agréable et bien plus étrange et puissante, elle est capable de nous laisser dans de très mauvais état si tout n’est pas bien préparé…
    La kundalini s’éveille avec le feu mis à la base. il faut avoir les centres du bas stabilisés pour que le véritable cœur s’ouvre, mais la partie la plus importante dans l’éveil de cette énergie n’est pas le cœur, qui ne reste qu’une étape dans le processus, mais la gorge où se trouve Udana, verticalisation de l’énergie…
    Le pratiquant passe par la terre pour stabiliser son corps et son mental, puis passe par l’eau et découvre une véritable fluidité mentale et énergétique avec des caractéristiques évidentes, puis le cœur s’ouvre et la sensation d’être immense et de se rependre comme un gaz est là.
    Mais si le pratiquant arrête sa pratique tout disparait, rien n’est réellement transformé…
    L’étape qui arrive est celle du passage au feu, elle est désagréable et le Yoga n’est plus vécu pendant ce tapas comme quelque chose qui vise le « bien-être », c’est brulant, parfois horrifiant et c’est agréable d’avoir quelqu’un qui est passé par là à ses côtés…
    Le feu transforme un morceau de terre tout mou en céramique et ce passage au feu apporté par la maitrise réelle du pranayama nous permet d’avoir un corps « glorifié »…
    Alors l’étape de l’ouverture et de la mise en marche d’Udana peu s’installer, elle apporte aussi des caractéristiques particulières et remarquables chez celui qui pratique…
    Avec Udana la kundalini s’éveille et remonte.
    Udana se travaille avec des rétentions à vide qui doivent devenir très longues, avec expire vers le haut et l’initiation sera là. Elle est comparable à la mort, puisque on naît sur une inspire (le souffle descend en nous) et on meurt sur une expire vers le haut.
    Le souffle entre alors dans Susumna, par le bas, avec l’esprit et remonte jusqu’en haut (bramarandra). En travaillant le pranayama on prépare le corps et les énergies à cet éveil et quand il arrive tout se passe assez bien l’expérience reste quand même une transformation forte et puissante qu’il faut entrevoir et s’y préparer.

    Répondre

    • Yoganova

      21 février 2015 @ 17 h 41 min Yoganova

      Bonjour Denis, toujours un plaisir de vous lire. J’ai beaucoup apprécié votre petit résumé du « travail » sur la Kundalini.
      Quand vous dites que la part la plus importante de ce travail ne concerne pas le Coeur mais le Vishuddha, vous devez faire référence au granthi ( où nœud psycho-énergétique) dont il est fait référence dans certains textes du Hatha-yoga.
      Je pense que vous avez raison car il y a effectivement un blocage qui peut se faire à se niveau là et qui pourrait vite devenir problématique dans une voie où l’attention est portée vers un éveil de Kundalini « forcé ».
      Il me semble que Daniel Odier fait ici référence au Coeur comme du point centrale d’où la conscience s’épanouit et s’élargit jusqu’à créer l’espace nécessaire pouvant accueillir toutes les sensations y compris celles de la kundalini.
      Il est ici plus question d’ouverture que de travail proprement dit, c’est peut-être en cela que la voie tantrique du cachemire se différencie des voies plus « virils » du kundalini ou du hatha-yoga.

      Répondre

      • 22 février 2015 @ 14 h 57 min hridaya

        Yoganova@
        visudha chakra n’est pas un centre énergétique qui contient un granthi.
        le premier est situé au muladhara,appelé Brahma granthi,le deuxième au cœurs Vishnou granthi,le troisième au centre ajna, rudra granthi.
        le passage par le cœur du point de vu de la traditions du cachemire auquel fait référence D. Odier,fait référence au toucher ,donc finalement relié au cinq sens qui ne sont que des déclinaisons du toucher,de plus le cœurs est au centre des centres énergétique,l’ego,porté par le jiva, présent a intérieurs de Anahatha, va se trouve « toucher » « éprouver » et ramener a sa parti la plus infime,afin de rendre vierge l’espace occupé précédemment par la personnalité égotique;facilitant par la même le redéploiement du centre de l’espace situé juste au dessus,comme la justement dit Denis,faisant apparaître Udana.ce n’est qu’en suite que le passage de rudra granthi sera effectué,précédé d’une descente de l’ensemble des Energie qui auront fusionné emmené par Udana.

        D.Odier

        vous dites « :Alors, surtout, ne vous faites pas « ouvrir » les chakra, comme le proposent certains praticiens. »

        ne pensez vous pas que si le processus est réalisé, d’une manière traditionnelle et intégralement,en passant par ajna et culminant au sahashara,le problème de la personnalité égotique sera réglé également ?
        le seul problème a mon avis c’ est le manque de respect profond avec lequel ont aborde la kundalini,c’ est là ou l’approche traditionnel, au delà de ces aspects techniques,quelque qu’elle soit ,reste indispensable. arrêtons d’en faire un produit consommable ordinaire.sinon gare, elle finira par nous dévorer
        elle est relié au sacré qui nous a mis au monde, nous et l’univers,relié a ce mystère de la vie.

        Répondre

        • 22 février 2015 @ 20 h 12 min Denis

          Heureux de te lire là Hridaya ! 😉

          Beaucoup de texte parlent de udana comme étant la Kundalini levée. Udana n’est pas que dans la gorge, il préside toutes les fonctions dans la tête à partir du coup, c’est une énergie verticale qui tire vers le haut.
          Ce souffle est la cause de la la stupéfaction et donc le non souffle.
          Il tire tout vers le haut et bien entendu peut peut le travailler dans le Hatha Yoga, mais on le rencontre aussi dans toutes manifestations mystique.

          La Yoga Shikha Upanishad nous dit cela par exemple : Un peu plus haut que l’anus se trouve le Svadhisthana Chakra, avec ses six pétales. Vers le nombril se trouve le Manipura chakra, avec ses dix pétales. Dans la région du cœur se trouve l’Anahata chakra, avec ses douze pétales. Et, écoute-bien, Seigneur Brahma, on l’appelle le lieu du mont d’abondance (Purna Giri Pitha). Au creux de la gorge se trouve le Vishuddha chakra, avec ses seize pétales. Écoute, Seigneur des Seigneurs, c’est là le Jalandhara chakra (1). Entre les sourcils se trouve l’Ajna chakra, avec ses deux pétales. Au-dessus, se trouve le trône auguste (Maha Pitha) que l’on nomme Udana, l’envol.

          Au delà de l’aspect technique, comme dit Hridaya, bien sur que le cœur est un lieu extraordinaire, réceptacle, bien souvent, de la redescente de Kundalini quand elle s’est éveillée et qu’elle est sortie par le bramarandra.
          Une question ou un élément à prendre en compte c’est que l’ouverture du cœur, comme je l’ai mentionné dans mon premier commentaire, apporte la sensation d’être immense et de se rependre comme un gaz est c’est bien agréable et même très fort, mais dans beaucoup de cas elle n’est pas définitive…
          Si le pratiquant arrête sa pratique tout disparait en quelques temps, les belles sensations du cœur, souvent égotiques (CF le commentaire de Hidraya car le cœur est le siège de l’ego et d’une très grande quantité d’émotions) vont disparaitre en quelques jours ou semaines et force est de constater souvent que rien n’est réellement transformé. La chose n’est restée qu’un pic intéressant, un zeste de compréhension, où se sont mêlés plaisirs charnels, ouverture affective du cœur et beaucoup d’autres « malheurs » que les débordements sensuels apportent souvent, et le chemin reste encore très long à parcourir.
          De fait, il me semble qu’une pratique ayant une maturation longue et précise, qui transforme réellement notre corps et nos énergies orientée vers autre chose que notre nombril ou notre petit être est bien plus prégnante que la recherche exténuante de plaisirs ou de vouloir connaitre la Kundalini qui effectivement doit trouver sa place dans le silence et le sacré.

          et cette est important car il n’est pas certain que
          mais nous devons aussi entrevoir que beaucoup vivent de belles sensations avec cette Kundalini

          Répondre

          • 22 février 2015 @ 21 h 39 min hridaya

            merci Denis, et heureux de te lire,

            il faut sans aucun doute,beaucoup de temps et d’abnégations,et beaucoup de temps de travail,en tout cas dans les voies laborieuse du hatha yoga,mais quoique il en
            soi,la kundalini,n’est pas une fin en soi,mais ouvre le chemin.
            et comme le souligné D. Odier,il faudra des années avant qu’une véritable maturité arrive.et que le travaille de la kundalini arrive à sont aboutissement,.que l’on l’ascensionne régulièrement ,volontairement, en conscience,ou que l’on la subisse,de manière inopinée. l’un n’empêche pas l’autre d’ailleurs .
            sur ce que tu disais plus haut d’un point de vue énergétique, entièrement d’ accord avec toi, c’est Udana qui permet d’aller au dessus de bru et inverse le courant des energies et permet de continuer l’ascension.et rester le plus longtemps possible en haut .

            pour le reste, l’essentiel se passe dans la vie,mais n’est ce pas toujours le cas ?

  2. Yoganova

    25 février 2015 @ 15 h 06 min Yoganova

    Merci Denis et Hridaya (jolie pseudo) pour vos précisions. C’est un plaisir de vous lire.
    D’ailleurs si vous repassez dans le coin, je me demandais si vous aviez « essayez » le Kundalini Yoga de Yogi Bhajan et ce que vous en pensiez ?

    Répondre

    • 25 février 2015 @ 16 h 14 min Denis

      Bonjour Yoganova.
      Je n’ai jamais essayé la chose…
      J’ai vu des photos et lu quelques papiers sur cela, mais je n’accroche pas…
      En fait personnellement j’ai beaucoup de mal avec la foule, les grands rassemblements « joyeux », j’ai cette sensation que le folklore est bien plus là qu’un réel travail…
      Mais, puissé-je me tromper ?

      NB : est-il possible de modifier ses commentaires, je trouve des fautes qui me gênent parfois…

      Répondre

      • Yoganova

        25 février 2015 @ 16 h 21 min Yoganova

        Denis, il me semble qu’il n’y a pas de mode édition pour les commentaires. Je vais étudier les différents moyens pour remédier à cela.
        Quand à Yogi Bhajan, je posais la question car quand on parle de Kundalini c’est souvent son organisation qui revient mais je me pose des questions quand à l’authenticité de son enseignement. Si des élèves ou d’anciens élèves de cette école veulent partager leurs ressentis, ils sont les bienvenus.

        Répondre

        • 25 février 2015 @ 16 h 41 min Denis

          Pour moi le Yoga Kundalini n’a rien à voir avec Yogi Bhajan…
          C’est avant tout très proche du Hatha Yoga, qui ne l’oublions pas, veut dire union de la lune et du soleil et donc éveil de Kundalini…
          Donc le Hatha Yoga est totalement orienté vers l’éveil de Kundalini !

          Répondre

        • 26 février 2015 @ 9 h 34 min hridaya

          j’ai essayé il y a de nombreuse année, plus de vingt ans en arrière, bof ,bof, ce qui me gène c’est le cérémoniale, c’est l’emploi de mantra sur un temps cours , sur des cours tout publique , ce qui est un non sens pour l’efficience des mantra, a mon avis
          pas l’impressions, (je veux choquer personne et aucun désirs de polémique) qu’il est vu la queue de la Kundalini. Après c’est comme toute pratique cela provient essentiellement de la qualité des énergies personnel. Il faudrait essayer pendant plusieurs mois pour s’en faire une vraie idée.

          J’ai rencontré une belle personne pratiquante de Kundalini, il ya quelques mois, belle énergie .ce serait intéressant que des pratiquants de Kundalini viennent en témoigner.

          Mais historiquement, je ne suis pas sure, l’intitulé » Kundalini yoga », c’est assez confus, yogi bhajan a reformaté un yoga antique proche du kriya yoga, et a fait une synthèse, pourquoi pas ?, les postures sont essentiellement celle du hatha yoga, avec des kriya que l’on retrouve chez satyananda.et des mantras spécifique, plutôt des associations de bija d’ailleurs.
          Tout yoga digne de ce nom est relié a l’éveil de la Kundalini,
          Alors appelé un yoga, « Kundalini yoga » ?????
          il sont néanmoins au plus proche d’une vrai démarche, tels que je l’entend en tout cas, et ça c’est bien.et ça mérite d’être dit. Aujourd’hui en 2015 je ne sais pas.

          Répondre

  3. 6 mai 2015 @ 15 h 41 min Kaivalya

    Je suis toujours un peu effrayé au sujet de la Kundalini.
    Quand on lit certains textes, tout paraît se passer très facilement, Shakti monte s’unir à Shiva et la nous faisons une expérience extraordinaire.
    D’autres textes comme ‘Kundalini Tantra’ de Sw. Satyananda avertissent les lecteurs. Cet ouvrage comporte deux chapitres, ‘Risques et précautions’ et ‘Kundalini et folie’ qui permettent de mieux comprendre dans quoi on s’engage.

    Perso je n’ai aucune expérience de la sexualité tantrique. Ma sexualité est tout à faite banale.

    Cependant je voudrais vous faire part de quelques expériences personnelles par rapport à l’éveil de la Kundalini, au fil des années de pratique des Kriyas et autres Sadhanas d’éveils.

    Des expériences de joie immense :

    -Un vortex d’intense énergie qui englobe tout le corps. A ce moment là, le corps, le mental et l’égo n’existent plus, j’ai l’impression de n’être plus rien et tout en même temps, la joie est immense, tellement immense que j’en pleure parfois (de joie). Seul bémol, ça pouvait arriver n’importe quand, même en conduisant. Conduire quand on a plus conscience de son corps…

    D’autres situations déstabilisantes :

    -Un soir que je pratiquai Ajapa Japa la méditation était à ce moment là facile, sans effort. Tout à coup j’ai vu (vu est le bon mot) une bulle de lumière éblouissante partir de Moulhadara et envahir instantanément l’intérieur de mon corps jusqu’au cerveau. Une intense chaleur et d’intenses frissons dans tout le corps. Je me suis senti perdre connaissance et j’ai ouvert les yeux pour ne pas tomber, mais l’expérience a continué encore quelques secondes avec les yeux ouverts. Une sensation de calme ensuite, mais aussi de KO (comme un boxeur).

    Les expériences ci-dessous ont eu une durée de plusieurs jours à plusieurs semaines. Elles ont disparu en arrêtant la pratique quelques temps.

    -Sensations de froid dans le dos alors que la température ambiante est normale.
    -Douleurs dans le torse qui changent d’endroit en un instant (ces douleurs n’ont rien à voir avec des douleurs physiques).
    -Sensations d’avoir quelque chose ou quelqu’un (un serpent ?) qui se déplace dans le dos.
    -Des envies de sexe fréquentes.
    -Sensation de ne plus être centré dans son corps.
    -Sensation que la conscience est bloquée en Ajna.
    -Le pire (pendant plusieurs semaines), très fortes pensées de suicide et/ou de meurtre.
    -et d’autres plus ou moins désagréables.

    Tous ces problèmes sont certainement venu du fait qu’il subsistait en moi des blocages qui empêchaient l’énergie de circuler librement, peut-être des impressions du passé non pardonnées. Mais c’est pour ça que je pratique le Yoga, pour défaire les blocages et pardonner les impressions du passé. Ceux qui arrivent au Yoga sans blocage et en ayant pardonné le passé n’ont pas besoin du Yoga.

    Je ne veux pas décourager les candidats à l’éveil de la Kundalini, c’est certainement l’expérience d’une vie, comme une renaissance, mais je pense qu’il faut s’attendre à des problèmes, c’est une aventure. Pour être bien il faut accepter d’être mal pendant un certain temps qui peut être long.
    Si je peux donner des conseils, un travail préalable de purification des nadis et des chakras me semble des plus approprié.

    Répondre

    • 6 mai 2015 @ 16 h 21 min Denis

      Bonjour Kaivalya

      Tu dis :
      « Tous ces problèmes sont certainement venu du fait qu’il subsistait en moi des blocages qui empêchaient l’énergie de circuler librement, peut-être des impressions du passé non pardonnées. Mais c’est pour ça que je pratique le Yoga, pour défaire les blocages et pardonner les impressions du passé. Ceux qui arrivent au Yoga sans blocage et en ayant pardonné le passé n’ont pas besoin du Yoga. »

      Je crois qu’il faut voir autrement…

      Le Yoga n’est pas là pour débloquer des système du passé et devenir de fait une sorte de psychothérapie à la mode occidentale.
      Il laisse volontiers de coté justement cet aspect pour se tourner vers quelque chose de bien plus haut. Il vise la libération et elle s’obtient par un travail très précis sur l’énergie qui à un moment nous fera rencontrer des éveils de Kundalini car il y en aura beaucoup sur le chemin et pas qu’un.
      C’est une transmutation qui n’est pas juste le fait d’avoir « réglé » plus moins des problèmes avec un passé, une histoire qui colle au personnage et avec son illusion de s’accrocher et s’identifier à son corps, sa culture, ses croyances…
      Nous devons essayer d’entrevoir que le chemin du Yoga propose une réelle transformation sur tous les plans pour révéler ce que nous sommes profondément, débarrassé de nos couches bien trop lourde et justement la psychologie, qu’elle nous permette d’être heureuse ou quelle nous laisse dans la souffrance à la même valeur de prison pour celui qui cherche l’éveil…
      Peut-être même que de se sentir trop bien serait une plus grande prison, car nous avons vite fait de considérer que des chaines en or son meilleurs que des chaines en acier…

      Sri Ramana Maharshi

      « Visez haut, visez ce qu’il y a de plus haut, et tous les buts moins élevés seront ainsi atteints.
      C’est le fait de regarder en bas, les mers déchaînées des divergences, qui vous fait couler.
      Regardez vers le haut, au-delà de celles-ci, regardez le Réel Glorieux de l’Un, et vous serez sauvé. »

      Répondre

      • 6 mai 2015 @ 17 h 21 min Kaivalya

        Bonjour Denis,

        Merci pour ta réponse.
        Je suis globalement d’accord avec tout ce que tu dis, mais je pense réellement que le Yoga sert aussi à libérer l’énergie des impressions mentales du passé (Samskara). Je suis d’accord le Yoga c’est bien plus qu’une psychothérapie, mais pour atteindre la libération il faut avoir pardonné toutes les impressions mentales du passé (Samskara). C’est la voie du pardon. Il faut avoir pardonné aux autres et à soi-même les actes du passé. Ce n’est que comme ça que l’on peut transcender l’égo qui est fait justement de ces impressions du passé.

        Répondre

        • 6 mai 2015 @ 18 h 47 min Denis

          Pour autant lit n’importe quels textes traditionnels et cherche une seule fois cette idée, tu verras que cela n’est jamais observé…
          Dans un grand feu, une buche mouillée brule aussi !
          En travaillant sur l’énergie par le pranayama on dépasse ces traces, le pranayama est la pratique qui brûle les Samskara et travaille en profondeur dans nos corps d’énergies.
          La psychologie est le résultat de centres d’énergie hyper activité ou hypo activité en énergie.
          Travailler avec le mental sur eux, ce n’est pas le bon outil, et rien ne se transformera réellement.
          Le pranayama opère une véritable transformation, qui n’est pas agréable et c’est pour cela que plus beaucoup de profs de Yoga proposent un bon travail sur ce domaine, le « passage au feu » est toujours brûlant et violent. La plus part des profs ne l’ont souvent pas fait eux même et donc ne connaissent pas grand chose dans ce domaine et de plus ils se sont vite rendus compte que c’est puissant. Alors ils restent dans la posture, bien sur « rythmée avec la respiration »….
          Il faut prendre un pranayama comme Nadi Shodana, bien sur le faire avec toute sa partie profonde, sinon on en fait rien, puis doucement, avec le temps, tenter de s’approcher de 16/64/32 sur des pratique de 30 à 45 minutes, alors là un travail s’opère, réel et sans retour…

          Répondre

          • 6 mai 2015 @ 18 h 55 min Kaivalya

            Denis,

            Merci pour ta réponse pleine de bons conseils.

          • Yoganova

            9 mai 2015 @ 17 h 49 min Yoganova

            Merci aussi Denis pour ton texte toujours très dense et intéressant.

          • 14 décembre 2015 @ 12 h 09 min Kaivalya

            Dans les évangiles il y a le plus grand exemple de pardon, Jésus sur la croix :

            Père pardonnes leur ils ne savent pas ce qu’ils font.

            Quelqu’un capable de pardonner immédiatement à ceux qui sont en train de le tuer n’est-ce la plus grande preuve d’amour universel.

            On voit là la puissance du pardon.

        • Yoganova

          9 mai 2015 @ 17 h 55 min Yoganova

          La question de savoir si l’éveil est la fin et l’élimination totale des Samskaras est un casse-tête qui a diviser les yogis.
          Il me semble qu’un être « éveillé » de s’identifiant plus à un « moi » séparé du reste de la création ne crée plus de Samskara, en revanche les graines karmiques précédemment plantées vont tout de même donné leurs fruits.
          Vous avez tout à fait raison sur le rôle important du pardon sur le chemin de la libération.Elle est centrale dans un grand nombre de tradition comme l’est d’ailleurs la pratique de la confession pourtant si mal vue de nos jours.

          Répondre

  4. 13 décembre 2015 @ 6 h 30 min Akshaya

    J’ai lu avec grand intérêt le texte et les commentaires qui suivent. Ma question est toute simple, mais peut être que la réponse ne l’est pas.
    Où trouver un véritable Maître en capacité d’éveiller la Kundalini Shakti et de nous accompagner pour ce long et risqué voyage ?

    Répondre

    • Yoganova

      13 décembre 2015 @ 10 h 10 min Yoganova

      Bonjour Akshaya, vous posez la question à cent milles euros… 😉
      Il ne me semble pas qu’un maître peut éveiller la Kundalini Shakti à votre place. Quelques personnes transmettent le Shaktipat, mais c’est un stade initial de la pratique et le gros du travail reste à faire.
      Mon conseil: trouver quelqu’un qui pratique ce genre de Yoga depuis longtemps et qui connait ses subtilités. Le chemin de l’énergie est souvent dénoncé comme dangereux mais c’est un peu abusif, en vérité il le devient quand l’Ego s’en mêle et que nous voulons accélérer le processus.
      La voie de la Kundalini ne doit pas être un chemin forcé mais une voie de lâcher prise et d’ouverture et tout se passera bien.

      Répondre

      • 13 décembre 2015 @ 10 h 56 min Akshaya

        Bonjour Yoganova, merci de votre réponse et conseils…. y a plus qu’à laisser faire notre bon karma 😉

        Répondre

        • 13 décembre 2015 @ 16 h 11 min Marie

          Merci Akshaya pour avoir commenté cet article aujourd’hui ! En voyant qu’il y avait un commentaire récent, je suis venue relire l’article que j’avais lu à l’époque de sa parution il y a presque un an et, avec le travail que j’entreprends actuellement, j’en comprends désormais bien mieux le sens, sens qui m’avait paru complètement abstrait et flou lors de ma première lecture en février. Ce texte m’a permis aujourd’hui de mieux saisir certaines choses. C’était vraiment bienvenu. :)
          J’en ai profité pour lire aussi tous les commentaires et j’aimerai adresser un grand merci à vous, Denis, Kaivalya et Hridaya pour vos commentaires qui vaudraient un article à eux seuls tellement ils sont riches.
          Et évidemment – cela va sans dire – merci à Yoganova pour ça… et pour le reste… 😉

          Répondre

          • 13 décembre 2015 @ 21 h 38 min Denis Billo

            Je pense que la pratique du Yoga permet cela, l’éveil de la kundalini, mais il faut prendre le temps d’avancer dans les étapes comme il faut.
            Il faut prendre le temps d’étudier les textes qui apportent leurs fruits et leurs connaissances.
            Bien sûr, en France il est difficile de trouver des profs qui proposent cela car le nombre de profs augmente très vite et en même temps l’ignorance qui va avec. Très peu de profs s’engagent dans un travail à long terme et pousse des élèves dans des pranayamas puissants ou des éveils des énergies, tout le monde préférant faire des postures, se sentir bien dans le corps, faire la fête, mais laissé de côté le domaine de l’esprit qui est un véritable risque pour celui qui enseigne comme pour l’élève.
            Pour autant je pense qu’il existe une petite poignée de gens capables de transmettre le véritable chemin du Yoga…

          • 14 décembre 2015 @ 6 h 31 min Akshaya

            Heureux d’avoir été un support de la Shakti qui a attirée ton attention et permit de redécouvrir, après ce temps de cheminement, la magnificence de notre trésor intérieur.

          • 14 décembre 2015 @ 6 h 39 min Akshaya

            Merci Denis pour tes encouragements à trouver l’enseignant adéquat. Il est vrai que l’offre est plus large, mais moins fiable.

    • 14 décembre 2015 @ 14 h 43 min Kaivalya

      Pour essayer de répondre directement à ta question.
      Il y a une personne au Pays de Galle qui a longtemps pratiqué les Kriyas de la Kundalini. Il a été initié en Inde où il est resté très longtemps dans un ashram et il enseigne les Kriyas en Europe depuis de nombreuses années. C’est lui qui m’a formé au professorat et qui m’a initié aux Kriyas. Je sais qu’il faisait encore récemment dans son ashram du Pays de Galles des formations aux Kriyas sur une année. Maintenant par rapport à ta question est-ce un véritable maître ? Pour moi oui, mais la relation de maître à disciple est très personnelle, le maître de l’un peut ne pas convenir à d’autres. Personnellement il m’a bien aidé lors de problèmes (j’en cite quelques-un ci-dessus), tout en me laissant à chaque fois trouver la solution en moi-même. Maintenant je suis complètement d’accord avec Yoganova, un maître ne va pas faire le travail à la place de l’élève. La pratique des Kriyas de la Kundalini demande un engagement total, il faut du temps (1h30 à 2h30 minimum de pratique journalière), la foi si des problèmes surviennent et ne pas attendre rapidement de résultats, comme le dit Yoganova, être dans le lâcher prise, sans attentes.
      Si ça t’intéresse je te laisse chercher sur Google, tu trouveras c’est sûr.

      Répondre

      • 16 décembre 2015 @ 7 h 28 min Akshaya

        @ Kaivalya

        Merci de partager tes informations et tes encouragements.

        Répondre

  5. 15 décembre 2015 @ 16 h 57 min Marie

    Bonjour à tous,

    J’ai besoin de vos lumières, messieurs (dames ?)…

    J’ai lu dernièrement le livre Heart of Yoga de Desikachar. Dans un passage, il se réfère au Yoga Yajnavalkya pour expliquer que, dans la pratique, l’énergie qui est amenée à monter le long de Sushumna n’est pas la Kundalini mais tout simplement le Prâna. Il ajoute que la Kundalini est en fait l’obstacle qui empêche la montée du Prâna qui conduit à l’Eveil. La pratique du Yoga qui consiste à stimuler la Kundalini ne favoriserait donc pas la montée de celle-ci mais plutôt… sa désagrégation…

    Voilà le passage en question : « The concept of kundalini is confused by many imprecise definitions, and even a text such as the Hatha Yoga Pradipika contains contradictory descriptions of it. The definition that follows is derived from what in my opinion is the best, the clearest, and the most coherent text on this subject, the Yoga Yajnavalkya. There kundalini is defined unambiguously as an obstacle. What is to enter the sushumna at some stage or other through your yoga practice is, according to this text, not the kundalini itself, but simply prana. Many books say that it is the kundalini itself that rises up through the sushumna, but this does not make sense if we follow the Yoga Yajnavalkya, one of the oldest texts that deals with this aspect of yoga. One of its central concepts is that prana and the various forms it takes in the body are linked to the practice of yoga, and it says that if we are successful in our practice, the kundalini is burned up, making the way clear for prana.
    A snake killed while lying in a curled position unfolds and stretches out, the muscles no longer able to keep it coiled. It is said that when the fire in the body, agni, has killed the snake, the kundalini unrolls and the passage is open to the flow of prana. This does not happen overnight. Even when parts of the kundalini are destroyed, it remains capable of blocking sushumna for a long time.
    If you closely consider this image, it becomes clear that kundalini is another way of depicting what we call avidya. In the same way that avidya can become so powerful that it totally prevents us from seeing purusa, kundalini blocks the prana and prevents it from rising through the sushumna. The moment the kundalini is burned is the same moment that avidya ceases to exist. Then prana is able to enter the sushumna and slowly move upward. »

    Qu’en pensez-vous ?

    Répondre

    • 15 décembre 2015 @ 17 h 19 min Denis Billo

      Le grand malheur de Desikachar, c’est qu’il a eu Krishnamacharya comme maître.
      A voir les descendants de ce monsieur et leur vision très particulière du Yoga, on ne s’étonnera pas de ce genre de propos, hors de la moindre parcelle de tradition et si loin de tout, mais si proche de l’orgueil et de l’ego…
      La Kundalini est quelque chose de spéciale, et beaucoup d’expériences peuvent être prises à tord pour un éveil de Kundalini…
      Mais en réalité très peu de gens ont eu un éveil réel de Kundalini, je pense qu’en occident il y en a très très peu et quelques rares personnes en orient aujourd’hui…

      Répondre

    • 15 décembre 2015 @ 23 h 17 min Kaivalya

      Bonsoir Marie.

      Peut-être que ce passage, chapitre 5 « PranaShakti » du livre « Tattwa Shuddhi » de Sw. Satyasangananda pourra t’aider, je la cite :

      Début de citation
      Dans le corps individuel, la manifestation cosmique de prana ou mahaprana est représentée par la Kundalini. L’expérience cosmique tout entière, de la création à la dissolution, est incrustée dans les plis de la kundalini. D’où les noms d’atma shakti ou para shakti, qui signifient énergie universelle. Chez tous les êtres vivants, la conscience divine commence par être convertie en prana ou énergie et, du fait que la Kundalini est le réservoir de cette généreuse quantité de prana, on l’appelle aussi prana shakti.
      Le mot kundalini est dérivé du terme kunda, qui signifie « fosse » ou « cavité ».
      Fin de citation

      Ci-dessus la kundalini est représentée comme un réservoir d »énergie (prana), mais pas comme l’énergie (prana) elle-même.

      Ce que j’en comprends c’est que c’est le prana qui est libéré, monte par sushumna et perce les chakras. Pour cela il faut à travers les pratiques ouvrir le « réservoir » de la Kundalini pour en libérer le prana.

      Ceci va plutôt dans le sens de ce que dit Desikachar.

      Mais comme il le dit aussi il y a beaucoup de confusion dans les définitions de la Kundalini.

      Répondre

      • 16 décembre 2015 @ 8 h 19 min Marie

        Merci infiniment Kaivalya ! Ce sont en effet des explications qui me permettent de comprendre les choses avec plus de clarté.
        Ce qui me brouillait un peu chez Desikachar c’est l’assimilation de la Kundalini à Avidya, ce qui en faisait alors quelque chose qui est à détruire, à brûler, comme un empêchement majeur à la montée du Prâna.
        Je me retrouve davantage dans l’idée de « réservoir » qu’il faudrait ouvrir pour permettre au Prâna de « couler » de circuler librement vers le haut sans obstruction.
        Mais effectivement, je crois que – comme tu le dis, Denis – étant donné que très peu de personnes ont vécu cette expérience, les représentations sont donc diverses et variées, souvent confuses, parfois contradictoires…
        Qu’à cela ne tienne, cela nous donne alors encore plus de raisons de pratiquer pour l’expérimenter par nous-mêmes pour en avoir le cœur net ! :)
        On se tient au courant ? 😀
        Belle journée à vous deux !

        Répondre

        • 16 décembre 2015 @ 11 h 41 min Kaivalya

          Je pense qu’il est très difficile de savoir combien de personnes ont expérimentées un éveil de la Kundalini. La Kundalini est un concept de traditions orientales comme le Yoga, c’est pour ça que les personnes engagées dans le Yoga en parle. Des saints d’autres traductions, comme certains religieux Chrétiens par exemple, ont certainement expérimenté un éveil de la Kundalini, sans jamais parler de la Kundalini ni de prana (énergie). Ils décrivent leurs expériences d’une tout autre manière qu’une montée d’énergie dans les chakras, mais leur expérience n’en est pas moins extraordinaire.

          Je pense aussi qu’il n’est pas obligatoire d’être Yogi ou religieux pour expérimenter un éveil de la Kundalini. De grands génies scientifiques, artistique, ou d’autres domaines comme Léonard de Vinci ou Epstein avaient peut-être une Kundalini éveillée. De grands hommes politiques peut être aussi.

          A mon avis tout le monde est candidat à un éveil de la Kundalini, l’éveil peut aussi se produire sans aucune pratique, quand le moment est venu cela se produira. Quelqu’un peut pratiquer le Kundalini Yoga ou autre Yoga toute une vie sans expérimenter l’éveil, un autre ne rien pratiquer et l’expérimenter. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas pratiquer.

          Comme le dit Denis il est très difficile de faire la différence entre une expérience de montée de prana et d’autres plus banales. Certains Yogis décrivent dans leurs expériences d’éveil des mouvements du corps indépendamment de leur volonté, comme des convulsions. Mais il y a plein de personnes qui font des convulsions sans que l’on puisse assimiler cela à un éveil.

          On parlait de la Kundalini comme d’un réservoir d’énergie, je suis incapable de dire chez moi le niveau d’ouverture du couvercle de ce réservoir, peut-être est-il complètement fermé, la seule chose que je peux dire c’est qu’il n’est pas complètement ouvert, c’est sûr je le saurais, par contre je travaille pour et un jour peut-être …….

          Répondre

          • 17 décembre 2015 @ 4 h 09 min Akshaya

            J’apporte ma modeste contribution à ces échanges d’une grande richesse. Pour faire suite à ce que dit Kaivalya sur l’expérience de l’éveil de la Kundalini au sein d’autres traditions comme chez les chrétiens. Il est dit que la fête de la Pentecôte qui célèbre la descente de l’Esprit Saint sous forme de langue de feu sur les apôtres est le don de Shaktipat et que la désignation de « Esprit Saint » est aussi le nom de la Kundalini Shakti qui permit aux disciples du Christ de prêcher dans différentes langues et d’affronter la mort sans crainte.

            Pour compléter, voici ce que j’ai trouvé dans wikipédia :

            « Dans un épisode rapporté par le seul évangile selon Jean, celui de la dernière Cène qui se déroule la veille de sa Passion, Jésus annonce la venue du Paraclet (traduit par le Consolateur ou le Défenseur) :

            « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. »

            v 5,v 6. Les évangiles synoptiques n’évoquent pas cette annonce.

          • 3 janvier 2016 @ 17 h 34 min Marie

            « A mon avis tout le monde est candidat à un éveil de la Kundalini, l’éveil peut aussi se produire sans aucune pratique, quand le moment est venu cela se produira. Quelqu’un peut pratiquer le Kundalini Yoga ou autre Yoga toute une vie sans expérimenter l’éveil, un autre ne rien pratiquer et l’expérimenter. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas pratiquer. » – Kaivalya

            Complètement d’accord avec toi Kaivalya !
            Dans le Yoga Rahasya de Nâthamuni (même si je sais que les origines de ce texte sont assez floues… Ca risque de ne pas plaire à Denis… Il semblerait que Krishnamacharya soit derrière ce texte… 😉 ), il est dit : « Au plus haut degré de pratique, le Yoga s’exprime en deux types : Bhakti et Prapatti. A travers eux, chacun pourra toujours obtenir ce qu’il souhaite, s’appuyant sur ses capacités individuelles ». (chap. I, sloka 4) ;
            puis : « Le Yoga aux 8 membres, Ashtanga Yoga, est appelé Bhakti Yoga. On parle du Yoga aux 6 membres, Shadânga Yoga, comme étant le Prapatti Yoga » (chap. I, sloka 6)
            La voie du Shadânga consiste en fait au renoncement pour s’abandonner avec une pleine confiance à l’Amour de la Source. C’est en fin de compte Ishvara Pranidhâna.

            Voilà comment sont définis les 6 membres du Prapatti Yoga :
            – La résolution intérieure de n’accomplir que ce qui plaît à la Source
            – Renoncer aux actions qui nous distraient et nous éloignent de la Source
            – Garder la confiance que la Source généreuse nous protège
            – Célébrer constamment la mystérieuse Source
            – Savoir s’en remettre complètement à plus haut que soi
            – Conserver une attitude mesurée et humble

            Dans le texte, il est dit aussi que le Bhakti Yoga, qui repose sur l’Ashtanga Yoga, s’adresse plutôt aux lettrés qui vont pouvoir étudier ; tandis que le Prapatti Yoga qui, comme on le voit dans la définition des 6 membres, repose finalement sur Shraddha (la foi), s’adresse à ceux qui n’ont pas forcément la connaissance théorique et lettré mais qui ont une foi inconditionnelle en la Source.

            Je pense donc qu’en fait la Réalisation dépend moins de la Volonté que l’on place à l’atteindre plutôt que de la Foi qui nous anime.
            Si je peux me permettre un ajout plus personnel, je m’aperçois que j’ai longtemps été (et ce, avant même de commencer le Yoga) dans une spiritualité par trop rigoureuse, animée par une telle volonté qu’elle en est arrivée à me porter plus préjudice que bénéfice. Et malgré la discipline (sans doute exagérée) à laquelle je me suis tenue, les choses n’avançaient pas.
            Depuis quelques temps, j’apprends à lâcher davantage, sans doute que l’ego commence progressivement à faire profil bas avec la conscience que tout ne dépend pas que de nous et que, à trop contrôler, on se refuse à l’accueil de ce qui advient naturellement lorsque l’on se rend disponible à la Grâce supérieure. Et alors que l’effort est moindre, les fruits poussent de façon bien plus harmonieuse.
            Je crois surtout que, à trop chercher, on finit par s’enfermer ; en attendant un certain résultat, on ouvre la porte seulement au résultat que l’on attend mais on laisse la porte fermée à tous les autres résultats inattendus qui pourraient nous pénétrer, on passe à côté donc…
            Selon moi, c’est lorsque l’on cesse de chercher mais que l’on ouvre les yeux, les oreilles, les bras, l’esprit, le cœur à tout ce qui pourrait arriver que cela finit justement par arriver.
            Comme dirait Rûmi, « Votre tâche n’est pas de chercher l’amour mais de chercher et de trouver toutes les barrières que vous avez érigées contre lui à l’intérieur de vous ».

          • 7 février 2016 @ 19 h 23 min Kaivalya

            Bonjour Marie,

            Je ne peux qu’adhérer complètement à ce que tu dis, car moi-même j’ai fait le même constat que toi. Quand j’ai pris ma retraite je me suis mis à pratiquer comme un acharné, peut-être pour ne pas culpabiliser car je n’avais plus aucune excuse pour ne pas pratiquer. Mais en faisant de la sorte je me suis aperçu que je me fermais, j’ajoutais de la crispation, et je m’imposais une obligation de résultat. Puis au fil du temps, peut-être à cause (ou grâce) à mes pratiques, j’ai commencé à lâcher-prise. J’ai compris aussi qu’il ne faut pas trop s’attacher à ce qui est écrit dans les livres, aux croyances, aux maîtres spirituels. Tout cela fait partie de la forme, de l’illusion. Bien sûr la pratique est importante, mais elle est mise en œuvre par l’ego, c’est à dire illusion aussi. J’ai compris que pour s’ouvrir à la Source dont tu parles, il faut être dans le calme, la douceur, ne rien attendre, être tout simplement dans l’instant présent, ici et maintenant. Comme le disait Rûmi que tu cites, il faut simplement (facile à dire) enlever les barrières que nous avons nous-mêmes érigées entre nous (l’ego) et la Source. Avec cette Source qui nous aidera à enlever ces barrières, l’ego s’effacera pour laisser place à l’Amour. En fait, comme tu le dis, il n’y a rien d’autre à faire que de s’en remettre à Dieu.

        • 16 décembre 2015 @ 11 h 46 min Kaivalya

          …….

          et là je réaliserai mon nom spirituel et atteindrai enfin Kaivalya.

          Répondre

          • Yoganova

            16 décembre 2015 @ 13 h 12 min Yoganova

            Que le Seigneur vous entende et vous exauce Kaivalya !

          • 17 décembre 2015 @ 11 h 15 min Denis Billo

            Merci Akshaya pour c’est compléments sur la Kundalini.
            Il y a une étrange similitude entre les Shivaïtes et les Chrétiens.
            Dans le Shivaïsme on parle de Shiva, l’énergie (shakti) et Atman, l’âme personnelle et on retrouve cette vision chez les Chrétiens avec Le père, le fils et le saint esprit.
            Il y a aussi une phrase très belle du Christ qui dit qu’on va au père par la mère…
            Merci !

      • 6 décembre 2016 @ 22 h 20 min Daniel

        Réponse à ton message du 15 décembre 2015 @ 23 h 17 min

        Bonjour Kaivalya

        Voici ce que nous pouvons lire sur le sujet de la déesse Kundalini Nagadevi

        « Kundalini Shakti est Chit, Conscience sous son aspect créateur de puissance. Comme Shakti c’est par Son activité que le monde existe avec tous les êtres qu’il contient. Prakriti Shakti est dans le Mulâdhâra Chakra, dans un état de sommeil (Prasuptâ) c’est à dire d’activité latente tournée vers l’extérieur (Bahirmukhi).
        C’est parce qu’elle est dans cet état d’activité latente que par Elle toutes les fonctions vitales du monde matériel extérieur sont accomplies par l’homme. Et c’est pour cette raison que l’homme est accaparé par le monde, et leurré par Mâyâ, prend son corps et son petit moi pour le Soi réel. Ainsi tourne la roue de la vie en son cycle sans fin de naissances et de mort.
        Quand le Jiva se représente le monde comme différend de lui-même et du Brahman, c’est sous l’influence de Kundalini qui demeure en lui. Son sommeil dans le Mulâdhâra Chakra signifie donc servitude pour l’ignorant. Aussi longtemps qu’Elle demeure dans le lotus Mulâdhâra, c’est à dire dans celui de Ses états qui accompagne l’apparence cosmique, cette apparence doit durer.
        En un mot, quand elle est endormie l’homme est à l’état de veille (Jâgrat).
        C’est pourquoi il est dit que la Shakti de l’initié est éveillée, celle du Pashu endormie.
        Elle est donc éveillée de Son sommeil, et une fois éveillée retourne à Son Seigneur, qui n’est autre qu’Elle-même sous un autre aspect.
        Son retour est en fait la disparition de cette activité par laquelle Elle produit le monde des apparences, qui disparaît avec elle.
        Car en gravissant Sa Voie Elle absorbe en Elle tous les Tattvas émanés d’Elle.
        La conscience individuelle du Yogi, le Jîvatmâ étant unie à la conscience cosmique en Elle, ou Kundali, devient alors la conscience universelle, ou Paramâtmâ, dont elle n’apparaissait différente qu’en raison de l’activité, créatrice du monde, de Kundali, activité qui est ainsi supprimée. L’instauration par Elle du pur état d’Etre Conscience est Samâdhi.

        En résumé, Kundali représente dans le corps individuel la Grande Puissance Cosmique (Shakti) qui crée et soutient l’univers. Quand cette Shakti individuelle, manifestée comme la conscience individuelle (Jîva) , se fond dans la conscience du Shiva Suprême , le monde se dissout pour ce Jîva , et il obtient la délivrance (Mukti) .
        Cependant sous l’influence de la Shakti Cosmique , l’univers continue pour ceux qui ne sont pas délivrés jusqu’à la grande dissolution(Mahâ Pralaya) à la fin de laquelle l’univers se déploie à nouveau en ses Jîva dont le Karma ne s’est pas épuisé et qui par conséquent n’ont pas été délivrés. L’éveil, la montée de la Kundali ou Kundali Yoga, est une forme de cette fusion de la conscience individuelle dans la conscience universelle, ou leur union, fin de tout système de Yoga hindou »
        Réf : la Puissance du Serpent, Arthur Avalon, Ed Paul Derain p 236, 237

        Répondre

        • 6 décembre 2016 @ 22 h 48 min Kaivalya

          Merci Daniel pour ce texte qui m’éclaire un peu plus.

          Répondre

  6. 15 décembre 2015 @ 20 h 57 min hridaya

    effectivement ,c’est du grand n’importe quoi,
    pour le reste tout a fait d’accord avec toi.

    Répondre

  7. Yoganova

    16 décembre 2015 @ 13 h 03 min Yoganova

    Bonjour tout le monde et merci Marie pour ta question, c’est un sujet très intéressant et je ne connaissais pas l’opinion de Desikachar sur le sujet de la Kundalini et le moins que je puisse dire c’est qu’elle doit être très minoritaire dans le milieu du Yoga.

    Néanmoins ce n’est pas la première fois que je lis une définition de la Kundalini comme un obstacle qu’il faudrait « brûler » pour permettre au Prâna de « monter » le long de la Sushumna. Le fameux Gurdjieff avait une opinion similaire et voyait aussi Kundalini comme une Avidya ou obstacle sur le chemin mais il aimait à prendre le contre pied des opinions établies et n’était pas un expert en Yoga.

    La plupart du temps, le Prâna est vue comme l’énergie vitale qui infuse tout le cosmos . C’est l’ énergie universelle indispensable sans laquelle l’univers serait immobile. En Chine ce principe est connu sur le nom de Chi et revêt une grande importance notamment pour la santé.
    Dans le corps, les différentes manifestation de Prâna donne naissance à différents « courants » ou « vents » connus sous le nom Sanskrit de Vayus, qui ont différentes fonctions et sont d’une grande importance dans le Hatha-yoga.

    La Kundalini quand elle est aussi une manifestation de l’énergie primordiale et universelle mais couplée avec les forces biologique et naturelles, les émotions profondes mais aussi la conscience. Assoupie la Kundalini est un réservoir extraordinaire de potentialités non exprimées et le siège des forces de l’inconscient alliées aux forces biologiques notamment sexuelles.

    Une fois « éveillé » elle devient la plus formidable force de transformation, une force pouvant devenir redoutable si le chemin n’a pas été dégagé par un travail préalable.

    En revanche on trouve deux « écoles » sur les rôles respectifs de Prana et de Kundalini au niveau du canal central.
    Les tibétains par exemple, insistent sur les différences entre les deux manifestations. Pour eux, le bienheureux mouvement du Prâna le long de la Sushumna est vu comme une pratique préalable quasi-indispensable à la montée de Kundalini mais n’ayant pas la même « nature ».
    Cela explique en partie, la différence qu’il y a entre sentir le doux et souvent agréable mouvement du Prâna le long de la colonne vertébrale et l’expérience bien plus intense et transformatrice de l’éveil de la Kundalini le long de Sushumna.

    D’autres traditions comme celle du Siddha Yoga ne voit qu’une différence d’intensité entre les deux. En gros pour elles, le Prana et la Kundalini sont une seule et même chose et la différence se fait surtout dans le niveau de conscience du Yogi qui l’observe.

    Personnellement, je ne peux que me référer à ma propre expérience pour me faire une opinion et je trouve que les deux visions sont justes et que les différences sont d’ordre conceptuelles.

    De plus, n’oublions les koshas, d’après mon guide de Kundalini yoga celle-ci se manifeste différemment dans les différentes « enveloppes » .

    Je peux pas trop en dire plus sur le sujet, mais on peut en retenir plusieurs choses intéressantes :

    1) On ne doit pas confondre les manifestations de Prâna à travers le corps (mouvements intempestifs, tremblements, sensation de chaleur etc etc) avec l’expérience profondément transformatrice de la Kundalini mais ces manifestations peuvent être assimilé à la purification nécessaire à son expansion future.

    2) Kundalini peut ne pas avoir de manifestation physique du tout et être vécue uniquement comme un élargissement extraordinaire de la conscience ce qui explique le fait que de grands maîtres d’autres traditions ne parlent pas de Kundalini ou même d’énergie comme le mentionne Kaivalya.

    3) Kundalini peut se manifester différemment et plus ou moins indépendamment dans différents Koshas, le but étant bien sur de les toucher tous, surtout les plus subtils. Ceci explique que les manifestations de Kundalini soient si différentes selon les expériences et les personnes. Cela donne une ampleur et une complexité fascinante à la compréhension de ce phénomène.

    Pour revenir sur l’opinion de Desikachar et sans vouloir offenser personne, je ne crois pas que Krishnamacharya soit un expert en Yoga « intérieur » et subtil, tout son effort étant focaliser sur l’aspect postural de la tradition, donc je m’attarderai pas trop sur son interprétation de la Kundalini.

    En tout cas merci à tous pour ce dialogue passionnant.

    Répondre

    • 16 décembre 2015 @ 13 h 54 min Kaivalya

      Yoganova a dit : Que le Seigneur vous entende et vous exauce Kaivalya !

      Que votre volonté soit faite Yoganova :)

      Répondre

  8. 16 décembre 2015 @ 15 h 14 min Nagesh

    Je ne peux que souscrire à vos analyses mais comme le sujet est vaste et encore mal compris, voici un point de vue:

    Dans ma Tradition, on fait état de Pranotthana comme de l’énergie qui est souvent prise pour kundalini et qui emprunte les mêmes canaux ce qui donnerait des expériences souvent proches de la véritable kundalini. Il est fort probable que 90% des prétentions d’éveil de kundalini ne concernent que l’éveil de Pranotthana en réalité. Le problème est que devant une personne qui revendique l’éveil de la kundalini, il est souvent difficile de lui faire admettre que ce n’est probablement qu’un éveil de Pranotthana, son égo réagit violemment contre cette tentative de « rabaisser » son niveau ou son expérience… Afin de clore toute discussion, il peut être utile de lui demander à ce moment-là si cette personne a des siddhis, car un éveil véritable de kundalini s’accompagne de siddhis, et là, il y a de fortes chances que cette personne devra avouer qu’elle n’a aucun siddhis… ce n’était donc qu’une expérience de Pranotthana.

    Quant aux divergences enseignées par certains enseignants ou yogis au sujet de la kundalini, elles sont marginales et ne peuvent refléter qu’une incompréhension partielle ou totale par non-vécu du phénomène.. Le mental comble les parties manquantes et nous avons toutes sortes de théories fantaisistes émises par des ignorants dont cet article fait écho.

    Répondre

    • 16 décembre 2015 @ 20 h 31 min Kaivalya

      Bonsoir Nagesh,

      Je ne connaissais pas le concept de Pranotthana. Je me suis un peu documenté tout à l’heure sur le net à ce sujet et j’ai trouvé cela très intéressant. Ce que j’ai compris pour le moment c’est que l’éveil de Pranotthana préfigure celui de la Kundalini et d’après ce que j’ai lu on peut confondre l’un avec l’autre.

      Merci pour cette précision qui me sera très utile pour essayer de mieux comprendre.

      Répondre

    • 16 décembre 2015 @ 23 h 20 min Kaivalya

      J’ai ressortis le livre « Kundalini Tantra » et voilà ce qu’il dit au sujet de Pranotthana :

      Début de citation
      De nombreux pratiquants vivent des expériences dans la méditation et sentent la Shakti monter dans la colonne vertébrale de mooladhara jusqu’au cerveau. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un éveil de Kundalini mais d’une libération de force pranique appelée Pranottahana. Cet éveil préliminaire commence à mooladhara puis il s’élève le long de la moelle épinière par pingala nadi, ne purifiant que partiellement les chakras, et atteint le cerveau où il est habituellement dispersé.
      Dans ce type d’activation, l’expérience de la Shakti est rarement soutenue. Elle prépare néanmoins l’aspirant à l’éveil définitif de la Kundalini, qui est beaucoup plus puissant et de nature différente.
      Après cet éveil, l’individu n’est plus jamais le même. L’énergie s’élève, accompagnée d’une ouverture psychique accessible en permanence. Même si une redescente a lieu, le potentiel sera toujours présent.
      Fin de citation

      Je comprends mieux certaines expériences. Encore merci Nagesh.

      Répondre

      • 3 janvier 2016 @ 17 h 51 min Marie

        Tiens c’est intéressant ça ! Pourquoi Pranotthana s’élève par Pingala Nadi ? Ida Nadi n’a pas de rôle dans ce processus ?

        Répondre

        • 4 janvier 2016 @ 22 h 14 min Nagesh

          Marie, je n’ai pas vu que seul Pingala était concerné puisque Pranotthana emprunte le même chemin que la kundalini càd la Sushumna. Mais l’idée est intéressante car dans certains cas, effectivement seul Pingala est concerné ce qui amène beaucoup de problèmes.

          Répondre

          • 4 janvier 2016 @ 23 h 20 min Marie

            Hé bien, mon questionnement et mon étonnement proviennent de cette phrase : « Cet éveil préliminaire commence à mooladhara puis il s’élève le long de la moelle épinière par pingala nadi, ne purifiant que partiellement les chakras, et atteint le cerveau où il est habituellement dispersé. »
            J’ai eu la même réflexion que toi, Naguesh : si l’éveil de Pranotthana est l’étape préliminaire à celui de la Kundalini (ce qui ne veut pas dire que ce dernier se produise effectivement un jour), alors cela devrait se passer en Sushumna…
            Sinon… ne serait-ce pas déséquilibrant ? Pingala, côté solaire, non ?… énergie peut-être un peu connotée rajasique, non ?…

          • 5 janvier 2016 @ 0 h 12 min Denis Billo

            Bonne et heureuse année 2016 à vous tous…

            Finalement une question se pose, qui pense avoir vécu cela ?
            C’est quand même une « histoire » un peu étrange…
            Quand on pratique le Yoga, Ida et Pingala s’harmonisent et le souffle disparaît.
            Je n’ai jamais perçu que les énergies passées que d’un coté…

            Et vous ?

        • 5 janvier 2016 @ 0 h 48 min Kaivalya

          J’ai vérifié dans les versions française et anglaise de « Kundalini Tantra » et il est bien question de Pingala nadi.
          Perso je n’ai pas d’explication.
          Peut-être faudrait-il demander à l’auteur, mais il est mort en 2009….

          Répondre

          • 5 janvier 2016 @ 12 h 37 min Nagesh

            Sur le site de Swamij : http://www.swamij.com/kundalini-awakening-1.htm la première étape de l’éveil du Prana ou Pranotthana se fait dans Ida OU Pingala; on rejoint donc ce que dit Satyananda en parti sauf que le site précise que par la suite le Prana pénètre bien dans Sushumna et ceci avant l’éveil de la kundalini. Je pense pour ma part que le Prana dans sa Première Phase ira plus vraisemblablement dans Pingala puisque c’est le Nadi Solaire Feu. Surtout si l’on pratique Surya-bheda-pranayama. Si je respecte les dires de Satyananda, je pense que le site de swamij est le plus dans le vrai ou est plus précis.

          • Yoganova

            5 janvier 2016 @ 18 h 50 min Yoganova

            Bonjour Nagesh, je vois que vous allez vous informer aux bons endroits. Swamiji est un site très complet et d’après ce que je peux en voir ses informations sont souvent justes.

          • 6 janvier 2016 @ 12 h 23 min Kaivalya

            Nagesh, merci pour ces précisions.

  9. Yoganova

    17 décembre 2015 @ 16 h 31 min Yoganova

    @Akshaya

    Votre comparaison entre Kundalini et Esprit-Saint touche juste et tombe très bien car j’étais justement en train de lire un passage d’un livre sur la spiritualité des pères du désert, « La voie du silence », et il apporte des précisions intéressantes que j’ignorais.
    Petite citation:

    « En araméen, langue du Christ, le mot « esprit » (rouha) est du féminin, et les Pères syriaques dont la langue est d’origine sémitique parlaient, eux aussi, de l’engendrement divin de l’« Esprit Sainte », mot qui est également féminin en syriaque. Le Pseudo-Macaire, commentant cet Évangile, parle de la Mère céleste qui est le bon Esprit de Dieu et de la Jérusalem céleste qui remplace la mère mortelle quittée par les ascète »

    Fin de citation.

    C’est donc bien « d’Esprit Sainte » dont il faudrait parler, il semblerait qu’à l’origine le « pouvoir » agissant de Dieu dans le monde était un principe féminin, nous ne sommes pas loin de la Shakti !

    D’ailleurs l’auteur précise plus tard:

    Début de citation:

    « La notion d’Esprit Saint comme Mère des saints, ainsi que l’écrit encore le Pseudo-Macaire, est très importante dans la littérature chrétienne d’influence syriaque et elle permet l’accès à un autre éclairage de la compréhension de la mission du Saint-Esprit. La mère engendre à l’image de l’« Esprit Sainte » qui engendre. C’est dans ce contexte qu’il faut entendre la question de Nicodème : « Comment un homme peut-il rentrer dans le sein de sa mère et renaître[99] ? »
    La question de Nicodème était à côté de la vérité, mais elle s’expliquait cependant par l’emploi par le Christ du mot féminin rouha à propos de l’Esprit.
    Le Christ ne dit pas à Nicodème que sa question est incongrue. Il élève plus haut par sa réponse le concept d’engendrement maternel, l’attribuant non plus à la mère charnelle dont parlait Nicodème, mais à l’engendrement maternel de la Esprit.
    Nicodème entendait donc ainsi cette réponse à propos de la naissance d’en haut de l’« Esprit Sainte » dans la bouche du Seigneur : « Amen, amen, je te le dis, personne s’il ne naît de l’eau et de la Esprit ne peut entrer dans le Royaume des cieux (…) La Esprit souffle où elle veut, tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où elle vient ni où elle va. Ainsi en est-il de quiconque est né de la Esprit. »

    Les Pères syriaques l’entendaient également de cette manière. Alors nous comprenons mieux le Pseudo-Macaire dans sa vingt-septième homélie. C’est cette homélie tout entière qu’il faudrait ici citer, car elle constitue un hymne à la maternité divine de l’« Esprit Sainte ». Des accents comme ceux-ci donnent à comprendre l’importance dans cette tradition de l’engendrement de et dans l’Esprit. Comme le mot charisma est du féminin en grec, parfois certains auteurs grecs l’utilisent pour accentuer la féminisation du Saint-Esprit qui, rappelons-le, est en grec un mot masculin.
    Pour surmonter cet écueil de la langue grecque, les Pères préfèrent parler de la « grâce » de l’Esprit (charisma) qui est du féminin en grec, ce qui leur permet de respecter le caractère « maternel » de l’Esprit. Ils dissertent alors de la « grâce de l’Esprit » de « la grâce divine de la bonne Mère céleste» et « viennent-elles (ces âmes) à crier (…) appellent-elles par leurs pleurs et leurs cris la Mère céleste, l’Esprit Saint, sans se satisfaire de rien de ce monde, mais en n’ayant pour repos que la participation de l’Esprit et leur désir pour nourriture, alors l’excellente Mère la grâce de l’Esprit vient auprès des âmes qui la cherchent »

    Fin de citation.

    Je m’arrête là mais c’est tout de même assez parlant pour ceux qui sont familiers avec le culte de la Déesse Shakti qui elle aussi est la puissance transformatrice qui agit dans le monde au nom du Divin. De plus quand on sait que dans le christianisme c’est aussi l’Esprit-Saint qui donne les différentes « grâces divines » que sont les pouvoirs miraculeux et les visions spirituelles le parallèle avec la Kundalini-shakti est troublant.

    En tout cas grâce à nos échanges quelque chose vient de se clarifier pour moi, je vous en remercie tous.

    Répondre

    • 3 janvier 2016 @ 17 h 54 min Marie

      Passionnant ! Merci Yoganova pour ce partage qui – tu dois t’en douter, vu les échanges que nous avons en off :) – m’est d’une grande aide ! Un grand merci !

      Répondre

      • Yoganova

        4 janvier 2016 @ 19 h 45 min Yoganova

        J’ai aussi trouvé cela vraiment intéressant. Ça éclaire tellement de choses.

        Répondre

  10. 3 janvier 2016 @ 17 h 44 min Marie

    Bonjour à tous !

    Avant tout, je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une très belle et heureuse année. Qu’elle soit propice à la réalisation de ce qui vous tient à cœur et à ce qui est juste que vous expérimentiez pour vous permettre de continuer à avancer sur le cheminement qui est le vôtre.
    Je tiens aussi à m’excuser pour ma désertion des commentaires de Yoganova… Ayant été partie à l’étranger avec une connexion plus que rudimentaire, je n’ai pas pu accéder au site avant mon retour.
    Enfin, je vous remercie chaleureusement pour toutes vos réponses que j’ai sincèrement pris plaisir à lire ! Chacun de vos apports est une belle source d’enrichissement pour moi. Merci à vous de contribuer, chacun avec vos propres compréhensions et vos propres expériences, à la qualité de Yoganova !

    Bien amicalement.

    Marie

    Répondre

    • Yoganova

      4 janvier 2016 @ 19 h 42 min Yoganova

      Alléluia ! Marie est revenue de vacances. Tu commençais à nous manquer même si nous avions laissé le site en suspend pendant les vacances.
      Et puis si tu n’avais pas de connexion internet ton silence est pardonné. C’est vrai qu’au Mont Kailash en pleine hiver la wifi ne marche pas terrible ! 😉

      Répondre

      • 4 janvier 2016 @ 23 h 24 min Marie

        Ah ah ah ! J’aurai préféré le Mont Kailash… :) Mais j’attends que mon guide se réveille pour l’y accompagner ! 😉

        Répondre

  11. 5 janvier 2016 @ 23 h 24 min Valentin

    Bonsoir, et bonne année à vous tou(te)s.
    Je suis nouveau sur ce forum que je trouve très riche, et je souhaite témoigner suite à vos échanges.
    Je pratique depuis 16 ans le yoga kundalini selon les enseignements de Yogi Bhajan (YB), avec régularité.
    Parmi toutes les infos sur la kundalini que j’ai pu lire, et les interrogations sur ce maître je me permets d’apporter quelques éléments:

    1. Il est intéressant de savoir qu’à l’origine YB ne nommait pas ce yoga. C’est pendant le début de la construction de son réseau en occident (fin des années 60) que, suite à la demande de pratiquant(e)s qui voulaient pouvoir donner un nom à ces pratiques YB leur a répondu que ce yoga pouvait s’appeler « yoga kundalini », car toute forme de yoga vise à éveiller la kundalini. Cette anecdote n’est absolument pas anodine. Elle est très intéressante car déjà on peut constater comment l’organisation qui a été créée par la suite a commencé à « figer » l’enseignement dans une catégorie qui, à l’origine, n’avait pas lieu d’être. A l’origine de ces pratiques l’épanouissement de la conscience est une expérience, elle ne se nomme pas.

    2. Depuis, plusieurs ramifications se sont déployées de par le monde. La ramification la plus visible est celle qui, selon moi, utilise le mieux les outils de communication actuels, mais qui malheureusement n’est pas, toujours selon moi, la plus représentative de la qualité et de la cohérence des enseignements de YB. Surtout que YB a aussi transmis le dharma Sikh. Attention, il ne faut pas mélanger le sikhisme et le yoga kundalini. Par la suite des confusions ont eu lieu… (c’est un autre thème).

    3. Pour ma part j’ai eu l’opportunité d’apprendre les bases de cette pratique en cohabitant des années durant (8 ans environ) avec des élèves assidus formés par YB, et qui volontairement n’adhèrent pas à l’organisation que celui-ci a mis en place. Il semblerait que YB a proposé divers chemins selon les individus qui ont lui ont demandé une sadhana. A certain il a conseillé de faire parti d’une organisation structurée voire même d’une vie communautaire, tandis qu’à d’autres il a invité à pratiquer sans relâche tout en menant une vie de famille très ordinaire (ce qui est mon cas. J’ai plusieurs enfants et je suis constructeur de maisons en bois dans la Drôme).

    4. Pour la personne qui souhaite s’engager dans cette pratique le travail est intense et demande un engagement sans précédant. Idéalement il est demandé de pratiquer 2h30 par jour (Discipline, mais attention, pas de rigidité!) La méditation, la respiration longue et profonde, les diverses possibilités d’étalement du souffle, kapalabati et bhastrika , kriyas, verrouillages, postures, relaxation. Le travail est vaste et très intéressant.
    Beaucoup de pratiques sont de véritables bijoux. Cependant: il faut être initié par des enseignants qualifiés et compétents!

    5. Là encore, un autre élément qui me gêne a été la création de « formations ». C’est très à la mode à notre époque. Je crois que l’idée de « former » des professeurs est bonne (!), YB a demandé à 3 de ses « disciples » de créer une formation, mais à terme cela ouvre à toute sorte de faiblesses et d’imprécisions, surtout pour un tel yoga dont la complexité est extrême, et dont la transmission doit se moduler selon toutes les caractéristiques individuelles de chacun(e). Je suis toujours très curieux de participer et de renouveller mes apprentissages avec des enseignants différents. Parfois je découvre des énormes absurdités (pardonnez-moi pour le jugement…) et parfois je découvre des perles rares (!) yogis ou yoginis passionnés, détenteurs de connaissances complètes sur la méthode.

    6. Je dirai donc que ce n’est pas possible de répondre par oui ou par non à la question de la cohérence des enseignements de YB. Pour cela il faut avoir été en tête à tête avec lui, et non pas imiter ce que d’autres ont compris de ses enseignements.

    7. Enfin, après 16 années de pratique assidue, ponctuées de retraites, de marches en solitaires de plusieurs mois, de séjours en grottes (j’adore les grottes) et de forêts, et de multiples séries de 40 et de 120 jours, etc… voici les 3 éléments clés qui caractérisent les « résultats » de ma pratique:
    1. Mon corps est en pleine forme!
    2. Je me sens souvent éperdument amoureux. Pour le meilleur et pour le pire! Je dirai que c’est cela qui caractérise l’essence de la pratique. Dans ma poitrine brûle un feu ardent.
    3. Je suis devenu co-créateur avec l’environnement. Je découvre que je suis, à parts égales, acteur, spectateur, et créateur de la réalité. Ça c’est un véritable miracle!

    C’est donc avec ces éléments-là que, selon ma propre expérience des enseignements de YB que j’ai pu recevoir sur-mesure avec certaines personnes, je constate que la pratique est cohérente et fonctionnelle.
    Donc si vous voulez « essayer » cette « forme » de yoga, attention où vous allez, vous y rencontrerez le pire… et le meilleur!

    Répondre

    • Yoganova

      7 janvier 2016 @ 10 h 37 min Yoganova

      Valentin, merci pour votre message, il est complet et particulièrement intéressant. Pour avoir pas mal bourlingué dans les milieux « Yogique » en Inde et ailleurs, je peux témoigner que la méthode de « kundalini yoga  » de Yogi Bhajan est extrêmement populaire et largement partagé.
      Elle est aussi popularisé par des chanteurs de Bhajans extrêmement connu comme Snatam Kaur et tant d’autres.

      En revanche je ne savais pas qu’il y avait plusieurs « lignées » et je croyais que tout ce beau monde était regroupé sous l’étiquette 3HO.
      Je n’ai jamais eu l’occasion de pratiquer cette forme de yoga mais je peux juste témoigner du fait que les amis yogis que je connais qui suivent cet enseignement sont souvent très purs physiquement et énergétiquement et qu’ils sont plein de bonnes intentions sans avoir cet excès de Rajas caractéristique de beaucoup d’adeptes du yoga de l’énergie. Dans ce sens ce que vous dites ressentir après toute cette pratique me parait en totale adéquation avec mes observations.

      En revanche ils sont souvent convertis au Sikhisme et hommes et femmes portent le turban et cet aspect ne m’attire pas du tout malgré le respect que je porte aux Sikhs.

      J’ai aussi des interrogations sur Yogi Bhajan, son histoire et sur la manière dont il aurait reçu ses initiations. Je ne suis pas le seul car il a de nombreux critiques sur le web anglophone. Les interrogations touchent notamment à sa « lignée » et à son comportement très limite avec certains de ses disciples du beau sexe. Les autorités Sikhs officielles évitent d’ailleurs tout rapprochement avec son organisations.

      Qu’est ce que vous en pensez ? D’après votre message, Yogi Bhajan serait pur mais son organisation problématique. Est-ce que je résume convenablement votre pensée ?

      Répondre

      • 7 janvier 2016 @ 12 h 37 min Valentin

        Bonjour.

        Merci pour votre réponse.
        Le terme « plusieurs lignées » n’est pas très approprié…
        YB a créé 3HO, c’est l’organisation qui se porte garante de ses enseignements. C’est important de rappeler d’ailleurs que les enseignements portent aussi sur l’alimentation, le sommeil, la sexualité, etc. Selon moi YB était un fin connaisseurs de ces arts. Il savait aussi très bien proposer des pratiques sur-mesure et très appropriées aux circonstances de chacun(e)s.

        Je voulais dire plus précisément qu’à l’époque actuelle où YB n’est plus de ce monde physiquement l’importance de « gardes-fous » pour maintenir la cohérence des enseignements est d’autant plus importante. Pour ma part j’ai pas mal bourlingué entre mes 20 et 30 ans dans les diverses communautés de 3HO dans plusieurs pays (séva, initiations, apprentissages, stages, formation de professeur), et je remarque que les messages des transmissions varient selon les lieux et les personnes. A certains endroits, c’est presque exclusivement la religion Sikh qui est transmise, et à d’autres endroits c’est presque exclusivement les pratiques physiques, respiratoires et méditatives du yoga kundalini. Encore ailleurs c’est une synthèse des 2.
        Il semblerait que les enseignements sont malgré tout très vastes. La dévotion, la lecture du « Siri Guru Granth Sahib », la musique, la méditation, l’art des kriyas, sont autant de chemins différents dont une vie entière peut permettre l’exploration d’un seul de ces différents chemins qui mènent au même endroit, la Conscience.
        3HO est un organisme vivant, tel les enseignements de YB, rien n’est sensé se figer dans l’espace-temps.

        Ce que j’ai constaté c’est que j’ai rencontré plus de rigidité « religieuse », voire même de sectarisme dans les communauté 3HO qui attachent beaucoup d’importance à la pratique du dharma Sikh, mettant de coté parfois la qualité des pratiques de yoga. C’est mon expérience.
        J’ai donc choisi d’aller à la rencontre de véritables enseignants de ce yoga, sans forcément passer par 3HO. Éventuellement, en France, la FFKY est une bonne piste car elle est une porte à toutes les possibilités et qualités d’enseignements.
        Je voulais donc préciser qu’il existe des yogis et yoginis formés par YB mais qui ne portent pas d’étiquette. Certains sont complètement anonymes, d’autres sont plus connu. Je crois qu’il y a tellement de professeurs, de styles, de formes, etc… que toutes les possibilités sont imaginables. Est-il réellement possible de « figer » les enseignements dans un unique format? Moi je ne le crois pas. Il me semble que c’est la particularité de ses enseignements.

        Au final je crois qu’il faut aller à la rencontre des enseignants qui gardent les enseignements vivants.
        Pour ma part je suis passionné de l’histoire du yoga en général, et je n’hésite pas à participer régulièrement aux conférences et ateliers pratiques des autres yoga afin d’en expérimenter les diverses expressions. Je suis donc assez sensible, à mon niveau, de la qualité de l’enseignement.
        Cependant, les pratiques de YB restent ma sadhana quotidienne. Je pratique sans turban (même si YB conseillait le port du turban afin de garder contenue dans le corps l’épanouissement des énergies), sans couleur particulière (même si le blanc est conseillé), j’ai choisi de ne pas porter mon nom « spirituel » (car je crois que tout est déjà « spirituel » en soi), et je ne suis pas Sikh. Le plus important pour moi, c’est d’être garant de la qualité du travail corporel et respiratoire.

        Enfin, je crois que l’image de YB peut souffrir de la complexité du personnage et de ses enseignements qui sont un véritable organe vivant, et donc qui peut prendre des reflets très différents, voire opposés, selon l’endroit d’où l’on regarde. Toutes sortes d’histoires tournent autour de lui, le pire et le meilleur.
        Pour ma part YB m’a ouvert une porte sur l’universalité du yoga kundalini. Sa personnalité « fonctionnelle » ne parait pas influencer la méthode qu’il a transmis.

        Oui les autorités Sikhs « officielles » évitent d’ailleurs tout rapprochement avec son organisation, comme elle le fait d’ailleurs avec la communauté des Namdharis, sikhs indiens musiciens qui accèdent à l’extase par la musique. Ce rapprochement est intéressant car il montre peut-être à quel point l’institution Sikh prend finalement plusieurs visages. Il y a sûrement le sikhisme conventionnel, qui interdit presque le yoga, et le sikhisme « marginal », moins connu et moins visible proche du soufisme mystique, qui prône la danse, la musique, l’extase et le yoga… Mais ça c’est encore une autre thématique.

        Au final, c’est comme si YB a proposé autant de voies possibles et imaginables, opposées parfois mais adaptées à chacun. Il me semble qu’il faut éviter de trop se documenter sur internet, car ce n’est qu’une infime partie de l’enseignement qui est montré.
        L’enseignement de prof à élève est bien évidemment le chemin à prendre. Mais il faut que l’enseignant soit compétent.
        Selon moi il y a une véritable faiblesse dans la transmission actuelle, il est devenu trop facile de devenir professeur de yoga! Du coup la qualité de l’enseignement est souvent altérée. Même si, évidemment, on apprend aussi en enseignant, des dégâts peuvent être évités si les pré-requis pour entrer en formation (ou en sortir) sont plus strictes.
        C’est mon point de vue.

        Répondre

        • 8 janvier 2016 @ 9 h 34 min Nagesh

          3HO est un mouvement très prosélyte, ils veulent dominer le monde avec leur kundalini-yoga saupoudré de Sikkhisme… (sic). On ne peut faire une recherche sur le kundalini-yoga sans tomber sur leur propagande en plus des bouquins qu’ils sortent sans arrêt.. Alors qu’un examen plus attentif de ce yoga repose en fait sur une pléthore de kriyas ou mouvements qui ont bien peu de rapport avec un éventuel kundalini-yoga mais en plus ne se conforment en rien à un hatha-yoga traditionnel ! Alors que l’on puisse améliorer sa santé et entrer en religion Sikh, il n’y a pas de doutes mais de là à présenter cette ribambelle de mouvements, euh pardon kriyas, comme réellement en rapport avec la Grande Déesse, on est proche du charlatanisme que selon mon point de vue Yogi Bhajan représentait, mais je vais arrêter là… c’est mieux pour lui et son turban qui aurait volé dans les airs si je disais ce que je sais…

          Répondre

        • 24 juin 2018 @ 23 h 32 min Daniel

          Bonjour Valentin

          « Selon moi il y a une véritable faiblesse dans la transmission actuelle, il est devenu trop facile de devenir professeur de yoga! Du coup la qualité de l’enseignement est souvent altérée.
          Même si, évidemment, on apprend aussi en enseignant, des dégâts peuvent être évités si les pré-requis pour entrer en formation (ou en sortir) sont plus strictes.
          C’est mon point de vue »

          Oui bien sûr , cependant :
          Il y a trop de gens qui s’installent après des mini- formations qui sont simplement de bon gymnastes mais qui n’ont pas vraiment touché le Yoga en profondeur .
          Yoga qui ne se limite pas « a des exercices corporels ».
          Les formations ont toutes leurs richesses et leurs lacunes.
          Mon épouse et moi avons suivi plusieurs formations de professeurs de Yoga et dans l’une la pratique des asanas était quelconque, mais le cours de philosophie était une merveille.
          Dans une autre c’était l’inverse , excellente pratique ,construction et adaptations des asanas très précise, mais le cours de philosophie ce sont les élèves qui l’ont présenté .
          Le professeur se contentait de nous donner parfois des copies de Wikipédia .
          Dans ma première formation le professeur montrait une asanas et tout le monde essayait de copier .Il n’y avait aucune correction.

          Au cours des années d’enseignement du Yoga , de travail sur soi , de lectures, d’échanges ,la maturité vient (on l’espère) et le professeur de Yoga ne doit jamais « prendre le pouvoir » sur les élèves qui lui sont confiés .
          Je m’arrête ici car c’est un sujet déjà développé dans Yoganova

          Mais je remercie du fond du cœur toutes ces réponses et échanges très enrichissants à propos de « la Kundalinî dans le Tantra du Cachemire » C’est tellement important de chercher des Textes Sacrés , de les intégrer peu à peu dans la pratique du Yoga en évitant bien-sûr les pièges (1) divers qui se présentent dans la pratique et l’enseignement du Yoga .

          « Au final je crois qu’il faut aller à la rencontre des enseignants qui gardent les enseignements vivants. »

          Note 1 : Évangile de Tomas : Logion 7

          a dit jésus :
          heureux est le lion que l’homme mangera
          et le lion sera homme
          et méprisable est l’homme que le lion mangera
          et le lion sera homme

          Daniel

          Répondre

  12. 8 janvier 2016 @ 15 h 00 min Nagesh

    Au vu de la qualité des échanges sur le blog de yoganova et notamment sur ce sujet ici, échanges d’une qualité jamais rencontrée sur le forum de yoga existant, je trouve que nos échanges gagneraient en profondeur et en développement sur un vrai forum de yoga. Je pourrais être de la partie si un tel projet devait voir le jour.

    Répondre

  13. 8 janvier 2016 @ 21 h 40 min Nagesh

    On va me dire que j’ai la critique facile, bon alors pour vous rendre compte par vous-même voici la technique de Yogi Bhajan qui éveille la kundalini rapidement, c’est le must que 3HO propose: Le Sodarshan Chakra Kriya. Vous pouvez remplacer le mantra sic par un autre de votre convenance, à discrétion de chacun. Bon paraît qu’il éveille rapidement la kundalini, je viens de lire un témoignage sur un fofo. Si vous réussissez revenez nous le dire (un pdf existe sur le web qui explique tout), arnaud yoganova organisera un week-end et on s’y mettra tous (promis):

    Répondre

    • 9 janvier 2016 @ 15 h 35 min Marie

      Ha ha ha ha ! Formidable ! Quelle brillante idée, Naguesh ! On pourra essayer tous ensemble en buvant un thé au kombucha après une session de surf paddle yoga ! Sûre qu’avec tout ça, nos Kundalini vont monter en un clin d’œil – pardon ! en un quart d’heure ! (14:23 plus exactement) – jusqu’au-delà du ciel ! 😀

      Répondre

  14. 8 janvier 2016 @ 21 h 51 min Alexandra

    Il existe un très bon forum, avec de beaux échanges pourtant. Sur pratique du yoga.

    Répondre

  15. 8 janvier 2016 @ 21 h 53 min Denis Billo

    Donc un regard vers la bas, un pompage du ventre avec un mantra, ok pourquoi pas…
    aucun arrêt du souffle, donc aucune possibilité d’éveil de Kundalini…
    Mais certainement quelque chose de très agréable et très relaxant…

    Répondre

  16. 9 janvier 2016 @ 10 h 20 min Valentin

    Sodarshan Chakra Kriya est une pratique de purification. Non une pratique « d’éveil de kundalini ».
    Je ne crois pas qu’il existe une pratique d’éveil de kundalini rapide, malgré les « enthousiasmes » de certaines communautés. Il me semble que c’est un sacrilège de le présenter ainsi!

    J’ai remarqué que les pratiques dynamiques de YB (qui n’ont rien à voir avec le hatha yoga « traditionnel ») ressemblent beaucoup aux pratiques psycho-corporelles que les tibétains pratiquent dans certaines expressions corporelles, respiratoires et méditatives, et qui ressemblent presque à des pratiques très « primitives », presque chamaniques (les livres et études sur cette thématique là sont très rares).
    La première fois que j’ai « essayé » le yoga kundalini c’était en 2000 à la fin de mon chemin de Compostelle (j’avais 20 ans), et une pèlerine colombienne très âgée m’avait initié un matin brumeux dans un parc. Elle l’avait appris au Népal dans un environnement villageois au mœurs chamaniques. La pratique était étonnante, je me souviens qu’il s’agissait notamment d’imiter des animaux, en expulsant toute sortes de sons, etc…
    Les matins de séminaires sur le Dzogchen, les pratiques de yoga ressemblaient à ça aussi. Il la nommait par expression de la « dakini ».

    Est-ce que « dakini » et « kundalini » ont des liens sémantiques?
    L’expression de la kundalini change t-elle de « méthode » au fil des millénaires, selon les cultures, les religions, les modes de pensée?
    Nous faisons aussi face à un choc culturel!
    Jusqu’à quel point les méthodes sont fonctionnelles ou pas? J’imagine qu’elle se module aussi selon tous ces paramètres.

    Je ne crois pas qu’il n’y ait qu’une seule méthode. C’est vrai que le thème initial ici est « la kundalini dans le tantra du Cachemire ». Ce serait intéressant du coup d’ouvrir un thème « la kundalini, et ses diverses expressions selon les cultures »?

    YB fait référence plusieurs fois à un moine tibétain dont il aurait reçu les initiations. Est-ce que la forme de son yoga kundalini viendrait de ces traditions là?… Oui nous sommes très loin du hatha yoga « traditionnel ».

    Evitons de trop nous conditionner par ce qui circule sur le net. Les infos sont souvent incomplètes.
    En parallèle avec l’article de yoganova sur Amma, qui sûrement souffre de sa popularité, comme YB aussi en a souffert d’une certaine manière au vu de la quantité de monde et d’argent qui a circulé, même si les réputations partent aussi d’évènements qui on eu lieu, entièrement ou en partie, etc…
    J’ai appris aussi que même Kalou Rimpoche, dont la réputation était si « lisse » depuis des décennies, est accusé dans un livre récent d’actes très grave envers le « beau sexe ».

    Répondre

    • 9 janvier 2016 @ 11 h 12 min Nagesh

      Bonjour Valentin

      Un internaute a bien dit qu’il avait éveillé kundalini suite à une pratique intensive de cette technique.
      De toute façon tout peut éveiller kundalini, même de ne rien faire pour quelques motifs karmiques inconnus.

      Extrait du post:

      About one year ago I had a kundalini awakening as a direct result of a certain meditation.

      My awakening was a controlled yogic awakening with very few adverse side effects. Basically for about a year I regularly performed a meditation called Sodarshan Chakra Kriya. After about a month, I felt during meditation, energy spreading upwards from the base of my spine. It felt very sexual. This gave me the impetus to continue but nothing happened again for about nine months. Obviously things were happening but I was unaware of them. Finally it all happened in one week. Whenever I sat down to meditate, energy(kundalini shakti) would shoot up my spine. It would get stuck in my left shoulder blade which was a bit sore. Anyway , again this gave me impetus, it was interesting but not mind blowing.

      Then I had three dreams. The first I dreamt about finding a statue of the goddess Isis. Second I saw a beautiful women in luminous blue robes and finally I dreamt of an enormous snake. After this the kundalini broke through the block and with great focused force went up the back of my neck through the brain stem. I have to say this completely freaked me out, my eyes opened and my heart was beating wildly.

      What followed was the most profound experience of my life. The kundalini went into my brain, I perceived it as light. It spiraled around inside and I got the distinct impression it was searching. It went through my pituitary and pineal glands and opened up my third eye.

      Eventually my crown chakra opened and the kundalini went out of it . I distinctly felt at this point that I was greater than my physical self. Shakti then met Shiva, or in other words I experienced union with the universe. This was a physical sensation not intellectual. When the union occurred energy came back down first in a fountain. Then it formed a skullcap of heat at the crown. The heat was intense but not painful, the skullcap enlarged to a helmet covering my whole head and then energy dripped down my body as light.

      From this point on Kundalini Shakti has been with me always, moving through my spine and particularly my head, crown, third eye, face ect. I am not enlightened or in possession of special powers. My concept of the universe and life has changed, after all they don’t teach you about this in school! I have experienced some clairvoyance and can see some energies ect that I could not before but it’s no big deal. But for me living with kundalini is a wonderful thing and I hope that this account may be of help to some of you out there interested in a spiritual path.

      Répondre

    • 9 janvier 2016 @ 15 h 43 min Marie

      Merci Valentin pour l’éclairage réel, tiré de votre expérience elle aussi réelle (et non virtuelle… Ahhh ! Internet…), que vous apportez ici dans vos commentaires pour le moins intéressants.
      J’avais déjà entendu parlé du Yoga Kundalini mais sous son abord new age édulcoré et j’avoue que ça ne m’avait franchement pas tenté. Il faut croire que le voyage des terres d’origine à l’Occident fait perdre l’essence de beaucoup de choses en route…
      Alors merci pour ce partage qui permet de resituer les choses à la place dont elles ont hélas trop souvent été délogées…

      Répondre

  17. 9 janvier 2016 @ 11 h 13 min Nagesh

    Voici l’expérience en question:

    About one year ago I had a kundalini awakening as a direct result of a certain meditation. I’d like to give an honest account of this as there is so much on the web about this. You find many different accounts from people, some say it’s highly dangerous, some experience a freight train of energy up the spine and supernatural phenomenon. My awakening was a controlled yogic awakening with very few adverse side effects. Basically for about a year I regularly performed a meditation called Sodarshan Chakra Kriya. After about a month, I felt during meditation, energy spreading upwards from the base of my spine. It felt very sexual. This gave me the impetus to continue but nothing happened again for about nine months. Obviously things were happening but I was unaware of them. Finally it all happened in one week. Whenever I sat down to meditate, energy(kundalini shakti) would shoot up my spine. It would get stuck in my left shoulder blade which was a bit sore. Anyway , again this gave me impetus, it was interesting but not mind blowing. Then I had three dreams. The first I dreamt about finding a statue of the goddess Isis. Second I saw a beautiful women in luminous blue robes and finally I dreamt of an enormous snake. After this the kundalini broke through the block and with great focused force went up the back of my neck through the brain stem. I have to say this completely freaked me out, my eyes opened and my heart was beating wildly. What followed was the most profound experience of my life. The kundalini went into my brain, I perceived it as light. It spiraled around inside and I got the distinct impression it was searching. It went through my pituitary and pineal glands and opened up my third eye. Eventually my crown chakra opened and the kundalini went out of it . I distinctly felt at this point that I was greater than my physical self. Shakti then met Shiva, or in other words I experienced union with the universe. This was a physical sensation not intellectual. When the union occurred energy came back down first in a fountain. Then it formed a skullcap of heat at the crown. The heat was intense but not painful, the skullcap enlarged to a helmet covering my whole head and then energy dripped down my body as light. From this point on Kundalini Shakti has been with me always, moving through my spine and particularly my head, crown, third eye, face ect. I am not enlightened or in possession of special powers. My concept of the universe and life has changed, after all they don’t teach you about this in school! I have experienced some clairvoyance and can see some energies ect that I could not before but it’s no big deal. But for me living with kundalini is a wonderful thing and I hope that this account may be of help to some of you out there interested in a spiritual path.

    Répondre

    • Yoganova

      9 janvier 2016 @ 21 h 06 min Yoganova

      Merci Naguesh, texte intéressant qui démontre qu’il peut y avoir un certain éveil de la Kundalini sans forcément qu’il engendre un haut niveau de réalisation spirituelle. Mais sans doute il y a t’il aussi plusieurs niveaux d’éveil de la Kundalini. Rappelons-nous des 5 koshas.

      Répondre

      • 9 janvier 2016 @ 22 h 10 min hridaya

        et de vajra citrini et bhrama nadi a l’intérieur de Sushumna, qui font vivre des états de réalisations différent et qui représentent des états et des étapes différentes de l’éveil de la Kundalini .

        Répondre

  18. 9 janvier 2016 @ 22 h 17 min Denis Billo

    Il semble que l’éveil fasse passer l’esprit par Susumna, et dans le récit au-dessus la conscience du personnage (qui vit l’expérience) semble ne pas être vit cela comme une montée d’énergie, mais l’esprit n’est pas concerné, j’ai la sensation que cela s’est juste passé sur le plan de l’énergie…
    J’ose vous livrer mon expérience personnelle, je n’ai aucune prétention et je ne dis pas que j’ai éveillé quoi que ce soit, juste pour un partage…
    Dans mon expérience à chaque fois que l’énergie monte je rentre dans un état crépusculaire, où pendant un court moment je sens que ma conscience individuelle disparait, s’enfonce dans une zone sombre, un sommeil mystique… Puis l’énergie explose mais tout ce passe sur un autre plan de conscience ou mon personnage n’existe plus du tout dans la même conscience, ce n’est plus « bibi » mais un observateur emporté par une très très puissante énergie qui monte dans le dos, comme un poteau de lumière et de feu. Le corps n’a plus du tout la même taille, il est devenu gigantesque comme une cathédrale. L’énergie monte et m’emporte dans une lumière jamais vue sur la terre, je ressens un plaisir immense, indescriptible et je baigne dans cette lumière, en fait je suis cette lumière. Tout cela se passe dans un espace qui n’a plus rien à voir avec là où est mon corps.
    L’expérience dure pas très longtemps, je pense, quelques minutes et la respiration est arrêtée, totalement
    Le retour est toujours difficile, la sensation du corps reste quelque chose d’écœurant ; lourd, chaud et humide, quand j’ouvre le regard sur le monde, je suis choqué bien souvent par le fait de ne voir que sur 180°, de me retrouver là dans un corps limitant, limité avec des bras et des mains…

    Répondre

    • Yoganova

      11 janvier 2016 @ 12 h 01 min Yoganova

      Merci Denis pour vous retour d’expérience. C’est toujours intéressant même si c’est parfois difficile à partager avec les autres.

      Répondre

  19. 10 janvier 2016 @ 13 h 00 min Jean Christophe Autissier

    Version corrigée
    Bonjour à tous et que la qualité des échanges sur yoganova se poursuivent en 2016. Ayant l’expérience de flots énergétiques qui envahissent mon corps et élèvent mon âme depuis plus de quarante ans, je peux déjà dire que l’éveil de la kundalini n’est pas l’apothéose d’une pratique assidue, mais une ouverture vers un voyage sans fin. Enfant et adolescent je me ravissais, m’ennuyais ou m’apeurais de cette expansion possible du corps énergétique et du vide sidéral et complètement solitaire que cela procurait. Depuis j’ai appris que ces expériences étaient au centre des préoccupations des religions, des mystiques et des yogis, j’ai reçu l’enseignement intensif d’un brahmane éminemment savant et éveillé et je peux assurer qu’aucun siddhis, si ce n’est l’intuition et la créativité, n’accompagne cette réalisation. Les connaissances et la maitrise des techniques ne favorisent pas vraiment un phénomène automatique et naturel qui se déroule quand effectivement on abandonne son corps et son mental au silence intérieur.

    Répondre

    • Yoganova

      11 janvier 2016 @ 12 h 04 min Yoganova

      Bonjour, votre dernière phrase me semble très juste, le silence intérieur et le non-agir sont souvent les meilleures conditions au déploiement harmonieux des énergies et à la montée de la Shakti à laquelle il faut « céder » toute la place.

      Répondre

  20. 22 janvier 2016 @ 2 h 11 min Adèle

    « le silence intérieur et le non-agir sont souvent les meilleures conditions au déploiement harmonieux des énergies et à la montée de la Shakti à laquelle il faut « céder » toute la place. »

    Tout à fait d’accord avec ce qui est dit là. La kundalini est une mère, elle est l’intelligence suprême, qui dit mère dit enfant, mais cet enfant doit naître de son union avec le père, cet enfant a une vie propre.

    Sri Aurobindo dit :
    A défaut, Peux-tu voir Dieu comme un Infini sans corps et pourtant l’aimer comme un homme aime sa maîtresse? Alors la suprême vérité de l’Infini t’a été révélée.

    Peux-tu aussi vêtir l’Infini d’un corps secret que l’on peut embrasser, et le voir en chacun et en tous ces corps visibles et saisissables? Alors sa vérité suprêmement vaste et profonde entre aussi en ta possession.

     » Mais en vérité, Il est encore bien au-delà de cette représentation qui ne fait que l’approcher : Il a une Vie qui Lui est propre ».

    L’éveil de la kundalini n’est que le mariage de la mère et du père célestes et début d’un long processus qui est une naissance d’un corps au niveau du coeur et sternum qui joue apparemment un rôle important

    Je suis confrontée, tout comme une connaissance ayant suivi la voie du soufisme, à quelque chose que ne n’ai trouvé que dans la gnose, chez Aurobindo, et un homme qui se fait appeler Solaris et qui a laissé un texte dont le titre est « soleil dans la nuit  »
    Le Soi dont tout le monde parle est physiologique à mon avis.

    Voici un extrait du texte de ce qu’il dit et qui confirme cela.

     »
    La spiritualité traditionnelle multimillénaire n’a jusqu’à présent pu donner accès à la naissance de la Forme consciente sur la Terre. Pour cela la Lumière supramentale purifie et nettoie en profondeur le corps mental, le vital humain, le vital physique constituant la nature humaine du « sage » ou du soi-disant « libéré vivant », avant de s’enfoncer dans les profondeurs du subconscient le plus organique, le plus dense de votre nature corporelle, voire de l’Inconscient. Vous passez ainsi de la sensation immédiate d’un Espace cosmique ou universel dilué, éthéré, qui imprègne toutes les formes tout en les transcendant à une « Sensation-directe-de-Conscience-Énergie » de plus en plus dense, compacte, concentrée, et cela physiologiquement…

    J’en arrive à dire que le corps est le Lieu où la « Gloire-du-Divin » n’est pas uniquement métaphysique, mais aussi
    « intra-physique ». Il y a donc une distinction à la fois théorique et pratique à faire entre le « Corps de Gloire », que l’on appelle aussi le « Corps Arc-en-ciel » ou « Corps de Transfiguration », et le Corps supramental ou la Supramentalisation. Car nous découvrons un corps embryonnaire encore inconnu par-de là le rayonnement du « Corps spirituel » dans la nature humaine, y compris dans le corps physique. Ce point est très important et nous aurons l’occasion de l’approfondir par la suite. Mon processus de réponse étant une seule et même chose que le processus de Ma Conscience-Substance sphérique, ne vous attendez pas dans ce livre à des réponses linéaires et immédiates à vos questions. Cela Veut et Procède Autrement !…

    Pour conclure, la Descente supramentale nous met en contact avec une nouvelle exploration révolutionnant toutes les certitudes spirituelles multimillénaires et celles de la physique quantique. Car la PRÉSENCE, de façon expérimentale dans notre organisme, peut se réveiller comme jamais auparavant dans les culminations des Réalisations universelles et transcendantes. L’irréalité de la Matière vient du fait que nous ne pouvions encore traverser « l’écran-du-mental » qui pèse sur la nature à notre insu. Et je me dois d’insister sur le fait que le sentiment, la croyance et la notion d’irréalité de la matière vient précisément de l’ÉCRAN DE LA REPRÉSENTATION sur la Mystérieuse densité de la CONSCIENCE-MATIÈRE. C’est par le Bas alors que le TRÈS-HAUT se réalise dans Sa VIBRATION la plus consciente !!…Les hommes de spiritualité, comme les physiciens d’avant-garde, ne connaîtront réellement la Matière que dans la Descente supramentale. C’est un LONG PROCESSUS qui demande le déconditionnement de notre fonctionnement humain. Cela ne peut être étudié extérieurement. C’est l’atterrissage !! l’incarnation réelle du reel ! c’est une présence compacte de l’immuable en mouvement, statique-dynamique, en une seule réalite ! l’un-dans-le multiple, le transcendant-conscience-force-forme !

    Je ne sais pas si l’on peut comprendre quoi que ce soit à tout ce que j’ai dit là, mais entendez que si je me prête à donner réponse à ce type de question, c’est en fait pour laisser se répandre le parfum ou la saveur de la Liberté sur la Terre, et pas uniquement au Ciel…Ce sublime enfantement s’effectue dans de telles affres, et il y a tellement de mensonges politiques, scientifiques, religieux, tellement d’ignorance aussi dans le mental spirituel des éveillés de la Conscience statique à l’égard de cette prodigieuse Découverte, qu’il est heureux de témoigner de cette Merveille tout au fond de la souffrance, quand nous nous sommes abandonnés au PROCESSUS. Vivre-ivre-de-Soi sur la Terre, c’est de l’AMOUR et de la JOIE en CHAIR !
    Le Supramental, c’est la Jonction qui éveille LAVRAIE VIE DANS UN CORPS NAISSANT À SON ESSENCE ! DE L’ABSOLU NÉANT À L’AFFIRMATION DE L’ÊTRE DANS SA TOTALITÉ,VOILACE-QUI-EST!! »

    Je ne sais pas si ce bout de texte va parler à certains, mais en ce qui me concerne c’est une réponse à ce qu’il m’est donné de vivre depuis un certain temps et ça remet en question tout ce que l’on a l’habitude de lire ou d’entendre sur le chemin spirituel.
    A mon sens il ne s’agit pas de monter sur les hauteurs et de vivre une félicité éternelle mais de redescendre dans la matière pour libérer notre vraie nature.

    Répondre

    • Yoganova

      22 janvier 2016 @ 17 h 15 min Yoganova

      Bonjour Adèle, merci pour cet excellent commentaire.

      Je dois tout de même vous avouer que j’ai eu un peu de mal avec l’extrait de Solaris que vous avez partagé, sa plume est très « Aurobindienne » et utilise un vocabulaire que je trouve particulièrement obscur.
      En tout cas je suis d’accord sur ses conclusions que vous synthétisé dans votre dernier phrase : »A mon sens il ne s’agit pas de monter sur les hauteurs et de vivre une félicité éternelle mais de redescendre dans la matière pour libérer notre vraie nature ».

      J’aimerais simplement rajouter que le problème n’est pas de monter sur les hauteurs mais d’y rester. D’ailleurs, il me semble, à l’aune de ma petite expérience que le chemin « montant » est utile et nécessaire surtout au début d’une Sadhana, sinon il est très difficile de s’extirper des désirs sans fin et des émotions mondaines. Dans la tradition que je pratique, il faut sublimer l’énergie des chakras inférieurs vers le Sahasrara pendant un temps plus ou moins long.Ici une pratique volontariste et une grande discipline sont nécessaires.

      Par la suite, quand le corps, l’énergie, les émotions et le mental sont purifiés alors on « invite » Shiva à « descendre » du Brahmarandra (au dessus du crane) vers les chakras inférieurs.Cette étape nécessite le lâcher prise et le silence intérieur.
      Dans un troisième temps, l’union de Shiva (principe transcendant) et Sakti (principe immanent) vont se rencontrer et s’unir, à mi-parcours c’est à dire dans le cœur.

      Je ne sais pas si cela ressemble au yoga intégrale de Sri Aurobindo mais en tout cas, la « descente » de l’esprit vers la matière et la transformation de celle ci sont le but ultime de la voie tantrique telle qu’elle est pratiquée dans le bouddhisme tibétain. C’est le secret derrière les pratiques comme le corps d’arc en ciel ou la visualisation du corps comme étant le palais de la déité.

      Merci Adèle pour avoir relancer cette conversation.

      Répondre

  21. 23 janvier 2016 @ 2 h 39 min Adèle

    Bonsoir Yoganova

    Votre commentaire est tout aussi excellent et suis entièrement en accord avec celui-ci et je reconnais en partie la voie Aurobindienne mais aussi la plupart des voies (kabbale, gnostique, hermétisme, soufisme etc…) c’est pour ça que je pense que toutes les voies se rejoignent à un moment donné, on pourrait dessiner une roue avec des rayons, chaque rayon étant une voie allant vers le centre et se rejoignant. Nous ne sommes pas des clones ce qui fait que toutes les expériences ne sont pas identiques mais dans le fond ont le même but, à savoir le retour à notre vraie nature (le divin aime la diversité je pense.;-). )
    Par contre au vu de mon expérience qui n’est pas le fruit d’une longue pratique, je dirais même pas de pratique du tout selon moi, quoique certaines connaissances dans le monde spirituel pensent qu’il y a eu pratique dans une vie antérieure ce qui peut être vrai ou faux, tout dépend si l’on croit ou pas à la réincarnation, je ne cherche pas de toute façon à savoir.

    Vous dites :
    « Par la suite, quand le corps, l’énergie, les émotions et le mental sont purifiés alors on « invite » Shiva à « descendre » du Brahmarandra (au dessus du crane) vers les chakras inférieurs.Cette étape nécessite le lâcher prise et le silence intérieur.
    Dans un troisième temps, l’union de Shiva (principe transcendant) et Sakti (principe immanent) vont se rencontrer et s’unir, à mi-parcours c’est à dire dans le cœur. »

    Je rajouterai qu’un enfant nait de l’union de Shiva et Shakti, ou Hokhma Bina(kabbale) ou le soleil et la lune (hermétisme) et cet enfant n’est autre que notre vraie nature transcendée. Nous ne sommes donc pas le corps qui n’est que le réceptacle nécessaire à la transmutation suite à la descente de l’esprit dans la matière, c’est pour cela qu’il est important.

    Sinon voici un petit extrait des lettres du Yoga d’Aurobindo qui rejoint ce que vous avez écrit :

    Selon la pensée indienne, toute la manifestation de l’existence est la « lîla » (jeu) de la Shakti. La Shakti est l’âme de la réalité, la force créatrice de toute chose. Cette puissance est « spirituelle », cela ne signifie pas que la matière est différente de « l’esprit », mais que Le Spirituel façonne la matière ».

    La Vie n’est qu’une poussée constante de « dynamismes énergétiques ». En conséquence, rien dans la vie n’est dépourvu de sens ni de but. Il n’ y a donc aucune raison de refuser l’un quelconque des aspects ou des phases de la vie. Mais par sa position intermédiaire entre « la terre et le ciel », l’humain est appelé à réguler les grandes forces cosmiques ( égrégores, archétypes…)qui animent notre monde. Et pour le faire il doit sortir de ses conditionnenements ( Maya ).
    L’homme est libre en essence, mais conditionné dans sa nature. La tache de chaque individu, qui le conduit à l’épanouissement, c’est de retrouver son essence, son âme, l’atma ou le Soi.
    « Le monde tout entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et le noeud inextricable de notre nature. »
    [ Shrî Aurobindo ] …

     » La méthode ( très puissante ) des  » Sânkhya « , est la séparation du Pourousha et de la Prakriti. On exerce le mental à prendre la position de Témoin : toute action du mental, du vital et du physique, devient un jeu extérieur qui n’est ni moi ni à moi, mais qui appartient à la Nature. » (Sri Aurobindo)…

    Extraits de :  » Lettres sur le Yoga  » de Sri Aurobindo
    « Notons que la paix, le silence et le nirvâna, ne sont pas nécessairement le seul aboutissement de l’ouverture vers le haut. Non seulement le sadhâk prend conscience d’une paix, d’un silence, d’une étendue immenses et finalement infinis, au-dessus de lui, au-dessus de sa tête pour ainsi dire, et s’étendant dans tout l’espace physique et supra physique, mais il peut prendre conscience d’autres choses aussi : d’une vaste Force en laquelle est tout pouvoir ; d’une vaste Lumière en laquelle est toute connaissance ; d’un vaste Ânanda en lequel est toute béatitude et tout ravissement.
    D’abord, ces expériences apparaissent comme essentielles, indéterminées, absolues, simples. Mais nous pouvons arriver à voir aussi que cette Force contient toutes les forces, cette Lumière toutes les lumières, cet Ânanda toute la joie et toute la béatitude possibles. Et tout cela peut descendre en nous. Séparément ou ensemble, toutes ces expériences peuvent descendre, et pas seulement la paix ; mais le plus prudent est de faire d’abord descendre une paix et un calme absolus, car cela donne plus de sécurité pour la descente du reste, sinon il peut être difficile pour la nature extérieure de contenir ou de supporter tant de Force, de Lumière, de Connaissance ou d’Ânanda.
    L’ensemble de ces expériences constitue ce que nous appelons la Conscience spirituelle supérieure ou Conscience divine. L’ouverture psychique par le coeur nous met essentiellement en contact avec le Divin individuel, le Divin dans sa relation intime avec nous ; c’est surtout la source de l’amour. L’ouverture vers le haut nous met en relation directe avec le Divin intégral et peut créer en nous la conscience divine et une nouvelle naissance de l’esprit.

    Lorsque la Paix est établie, cette Force supérieure ou divine qui vient d’en haut, peut descendre et travailler en nous. »

    Répondre

  22. 2 février 2016 @ 22 h 03 min Jean Christophe Autissier

    Je ne connais pas bien l’oeuvre d’aurobindo et les termes surmental et supramental et ce qu’ils recouvrent mais le merveilleux dans ces recherches, c’est qu’il nous faut bien admettre que le mental fait de mots et à tort si décrié peut être conscient comme témoin « par reflexion » de tout cela et même du tout ça. Comme si l’ombre pouvait témoigner de la lumiére alors qu’elle disparait devant elle. Et si la conclusion est, que nous sommes ce divin, une chose est sûr, sans ce mental nous ne pourrions rien en dire, voire même que nous nous n’en saurions rien et le divin ne serait même pas conscient de lui même, en dehors de chez l’homme…

    Répondre

  23. 2 février 2016 @ 22 h 43 min Nagesh

    Aurobindo s’est complètement fourvoyé et il a emmené dans son sillage Mère, Satprem et d’autres…

    Répondre

    • 3 février 2016 @ 23 h 24 min Jean Christophe Autissier

      La voie est incertaine et si l’important était de se fourvoyer avec panache :-)

      Répondre

    • 5 février 2016 @ 1 h 22 min Adèle

      Pouvez-vous nous dire en quoi il s’est fourvoyé, car le dire est une chose mais y apporter la matière en est une autre. Tout jugement à mon avis doit être documenté. Tout ce que je sais c’est que la vérité n’a aucune pierre pour poser sa tête en ce monde car il est une partie du chemin où il n’y a plus de pisteur, c’est seul qu’il faut l’arpenter. D’aucun ne pensent que la fin du chemin est l’illumination après l’éveil de la kundalini, mais ce n’est qu’un allumage en vue de quelque chose de plus vaste et inexprimable. .

      Je remet ce passage d’Aurobindo qui n’a juste qu’été une étape parmi tant d’autres maîtres sur mon chemin, la vérité à mon sens étant disséminée, faut juste rassembler les morceaux).

      A défaut, Peux-tu voir Dieu comme un Infini sans corps et pourtant l’aimer comme un homme aime sa maîtresse? Alors la suprême vérité de l’Infini t’a été révélée.

      Peux-tu aussi vêtir l’Infini d’un corps secret que l’on peut embrasser, et le voir en chacun et en tous ces corps visibles et saisissables? Alors sa vérité suprêmement vaste et profonde entre aussi en ta possession.

      » Mais en vérité, Il est encore bien au-delà de cette représentation qui ne fait que l’approcher : Il a une Vie qui Lui est propre ».

      Si vous pouvez comprendre cela dans toute sa profondeur c’est que vous le vivez dans votre corps. Dans le cas contraire vous ne pouvez saisir ce qui est dit là, c’est impossible.

      Répondre

      • 5 février 2016 @ 16 h 25 min Nagesh

        Namaste Adèle

        Je vais répondre brièvement sur le dit Aurobindo, vous trouverez également un commentaire sur celui-ci sur le site de la Maïeutique Transcendante sur les conseils de lecture:

        « Voulant innover, croyant avoir découvert du « nouveau » dans le domaine spirituel Sri Aurobindo s’éloigne de la tradition et développe des perspectives irrecevables. Cette déviation s’accroit chez Madame Richard qui lui succédât, et s’accentue encore chez Satprem. Nous pouvons cependant recommander : »

        http://www.maieutique.org/fr/bibliotheque/livres-conseils-lecture

        Aurobindo croyait fermement à l’immortalité du corps physique dense, ce qui ne veut rien dire, ce qui est appelé immortalité n’est que la continuité de la conscience au-delà de l’état de veille, de sommeil et de rêve. Ses adeptes croyaient à sa mort qu’il allait ressusciter, son corps a pourri comme tous les autres corps. Il fut impressionné par un Yogi extraordinaire du 19ème siècle dont le corps était devenu lumineux: Swami Ramalingam, de là il a développé un yoga des cellules (sic) qui est pure invention. Il a voulu se distinguer tout comme ses suiveurs, mais ils se sont fourvoyés car il n’y a rien à chercher dans la matière, on doit quitter ce monde pour toujours et laisser les corps physiques pourrir là où ils sont parce que tout simplement le corps physique n’est pas un Principe, donc sa recherche était vaine. Voilà vous savez presque tout (sourire).

        Répondre

    • 5 février 2016 @ 13 h 58 min Akshaya

      Voici un extrait de l’enseignement de Mâ Anadamayî sur la sadhana. Cela est plutôt rassurant, au cas où on se serait « trompé » de route :

      412 Il ne faut rien gaspiller. Tout est utile. Imaginez que vous preniez le train
      pour aller quelque part. Pour prendre ce train, vous vous rendez à Dakha par bateau depuis le village. Puis vous descendez du bateau et avec l’aide d’une canne vous grimpez sur une voiture tirée par des chevaux, pour vous rendre à la gare. Même si votre but était de prendre le train, vous ne pouvez pas considérer le bateau, la canne, la voiture tirée par un cheval, etc.,
      comme autant de choses inutiles et sans valeur. De la même façon, souvenez-vous que pour atteindre Dieu, tout ce que vous devez faire est indispensable. Rien n’est inutile.

      Répondre

  24. 6 février 2016 @ 1 h 23 min Adèle

    Bonsoir Nagesh

    Avez vous lu Aurobindo?

    Ce que j’ai pu constater c’est qu’il y a toujours des êtres humains pour critiquer le travail de leurs semblables, ce qui serait bien de connaître c’est le chemin parcouru par celui qui s’en vient à critiquer. D’ailleurs quand on s’intéresse à tous les maîtres passés et présents on s’aperçoit qu’ils se critiquent tous par derrière ce qui laisse à penser que chacun pense être plus réalisé que son voisin, et d’après ce que je peux vivre à l’heure actuelle je dirais que ce qu’à dit Aurobindo possède quelque chose d’important.

    Au delà de ce que vous pensez de lui via l’écriture d’un autre et non par votre propre expérience, j’aurai aimé que vous me disiez ce que vous avez compris de ce passage que j’ai déjà cité plus haut. Si avez compris ce passage c’est que vous avez compris qu’il ne parle pas de l’immortalité du corps physique mais comme vous dites le contraire c’est que vous ne l’avez pas compris si vous l’avez lu.

    A défaut, Peux-tu voir Dieu comme un Infini sans corps et pourtant l’aimer comme un homme aime sa maîtresse? Alors la suprême vérité de l’Infini t’a été révélée.

    Peux-tu aussi vêtir l’Infini d’un corps secret que l’on peut embrasser, et le voir en chacun et en tous ces corps visibles et saisissables? Alors sa vérité suprêmement vaste et profonde entre aussi en ta possession.

    » Mais en vérité, Il est encore bien au-delà de cette représentation qui ne fait que l’approcher : Il a une Vie qui Lui est propre ».

    Si vous pouvez comprendre cela dans toute sa profondeur c’est que vous le vivez dans votre corps. Dans le cas contraire vous ne pouvez saisir ce qui est dit là, c’est impossible.

    Je vous remets un autre passage pour avoir votre avis PERSONNEL dessus :

    En fait, cependant, il y a en nous une âme ou terme psychique double, comme est double tout autre principe cosmique en nous. Car nous avons deux instruments mentaux : d’une part le mental de surface de notre ego exprimé et en évolution […] : d’autre part un mental subliminal qui n’est pas entravé par notre vie mentale présente et ses limitations […]. De même nous avons deux vies, l’une extérieure engagée dans le corps physique […] qui vit, qui est née et qui mourra, l’autre une force de vie subliminale qui n’est pas confinée dans l’espace étroit borné par notre naissance et notre mort physiques, mais qui est notre véritable être vital […]. Même en la matière de notre être se trouve cette dualité ; car derrière notre corps est une existence matérielle plus subtile […]. De même, il y a en nous une double entité psychique, l’âme de désir superficielle [..] et une entité psychique subliminale, pure puissance de lumière, d’amour, de joie, essence d’être épurée qui est notre âme véritable derrière cette forme extérieure d’existence psychique que si souvent nous honorons de ce nom. C’est quand un reflet de cette entité psychique plus vaste et plus pure paraît à la surface que nous disons d’un homme qu’il a une âme[…].

    SRI AUROBINDO

    Répondre

    • 6 février 2016 @ 13 h 07 min Nagesh

      Adèle

      Je n’ai pas dit non plus que tout ce qu’il a dit est bon à jeter aux orties, on peut trouver de ci de là des approches valables. Mais il a voulu se distinguer à travers une idée qui est complètement de son faîte et n’a rien d’orthodoxe, il a voulu se distinguer mais n’a jamais atteint le niveau de Ramalingam. Son supramental et son yoga des cellules. Tout ceci est une impasse comme je viens de le dire. Oui j’ai lu un peu de lui avant de rejeter définitivement tous ses écrits déjà parce que c’est inutilement intellectuel et compliqué ensuite parce que je n’adhère pas du tout à ses idées comme à celles de mère. Vous dites que tout le monde se critique, oui et non. Les autres Yogi restent dans une vision traditionnelle de l’Hindouisme et du yoga. Seul Aurobindo a voulu se distinguer avec des idées personnelles irrecevables. Bon, je ne suis pas le seul à le dire, réfléchissez et orientez-vous vers de vrais avatars comme Ma Ananda Moyi, Ramakrishna et Ramana Maharshi. En allant vers eux vous ne prenez pas le risque de vous égarez je vous l’assure mon amie.

      Répondre

      • 6 février 2016 @ 15 h 29 min Akshaya

        Échanges de qualité entre Adèle et Nagesh. je trouve intéressant l’approche d’Adèle sur l »enseignement d’Aurobindo qui donne envie d’en connaître davantage. Mais je voulais demander à Nagesh, à propos des « vrais avatars », qu’est ce qui permet de distinguer parmi les enseignants qui est un avatar ? Et lorsque tu dis que seul Aurobindo a voulu se distinguer, sous-entendu des Maîtres connus, que penses-tu de la façon dont Krishnamurti a dispensé son enseignement ? S’est-il démarqué dans la forme et pas dans le fond, puisqu’il refusait d’être reconnu comme guru.

        Répondre

        • 6 février 2016 @ 16 h 02 min Nagesh

          Namaste Akshaya

          Je me suis avancé un peu trop loin en citant ces trois avatars, seule Ma Ananda Moyi était avatar. Selon ce qui est dit d’elle, elle était une pure émanation de la Shakti, elle n’a jamais eu de vies antérieures. Je ne sais pas s’il y a des critères précis pour distinguer un Avatar. C’est de l’ordre du ressenti. Ramana Maharshi et Ramakrisha sont eux par contre des êtres réalisés sans pour autant être des avatars.

          Je n’ai pas d’avis sur Krishnamurti ne l’ayant pas étudié particulièrement. Néanmoins cet article t’en dira beaucoup plus que ce que je pourrais en dire: « Krishnamurti était-il un Gourou ? »

          http://jacquesvigne.com/JV/jv6.htm

          Répondre

          • 6 février 2016 @ 16 h 21 min Akshaya

            Merci infiniment cher Nagesh pour ta réponse honnête (c’est important de le souligner me semble-t-il) et pour le lien concernant Krishnamurti que je vais prendre le temps de découvrir.

      • 6 février 2016 @ 22 h 23 min Adèle

        Bonjour Ganesh

        Les autres Yogi restent dans une vision traditionnelle de l’Hindouisme et du yoga. Seul Aurobindo a voulu se distinguer avec des idées personnelles irrecevables. Bon, je ne suis pas le seul à le dire, réfléchissez et orientez-vous vers de vrais avatars comme Ma Ananda Moyi, Ramakrishna et Ramana Maharshi. En allant vers eux vous ne prenez pas le risque de vous égarez je vous l’assure mon amie.

        Sous prétexte que les autres Yogi ont gardé la vision traditionnelle, il ne faut pas voir plus loin? Les voies du seigneurs sont impénétrables dit-on? ça devrait faire réfléchir les chercheurs de vérité car rien n’est figé et croire que la réalisation c’est l’illumination ou atteindre le nirvana, c’est un leurre, ça va beaucoup plus loin.

        Aubobindo a étudié les textes des rishis védiques, donc ce n’est pas un ignare en la matière, il a été confronté à quelque chose de radicalement différent comme UG Khrisnamurti d’ailleurs et en ce qui me concerne c’est le cas.
        J’ai lu Ramana Maharshi et Ma Ananda Moyi, j’ai bien reconnu une partie de mon chemin dans leurs écrits mais pour la suite c’est chez Aurobindo et UG. K et la kabbale que j’ai compris ce qui est vécu par le corps. Il s’agit d’alchimie et comprendre que nous sommes comme de poupées russes, un autre corps nait et prend forme dans le corps physique lorsque le haut et le bas sont reliés (soit union de Shiva et Shakti en Inde ou Hokmah et Binah pour la kabbale et autres noms pour d’autres voies).

        Je ne peux m’égarer à l’heure actuellement le maître intérieur étant le seul maître à bord donc je lis uniquement pour information sur ce qui se vit au présent pour comprendre et non sur ce qu’il serait bon de vivre par un quelconque enseignement. En fait je fait le chemin à l’envers, l’expérience se présentant est comprise par les enseignements déjà existants..

        La vérité est disséminée partout, il ne faut rien rejeter car si toute la vérité nous avait été délivrée il n’y aurait pas besoin de tant de maîtres avec des multiples voies sans compter que chaque maître donne son enseignement d’après son vécu et comme ce ne sont pas des clones le vécu sera forcément différent et l’enseignement par la même occasion.

        Sinon voici un petit bout de texte écris par un certain Solaris qui peut donner un éclairage sur notre discussion :

        Pour en venir au nerf de votre question, je vais illustrer mon propos par l’exemple des divergences de réalisation et d’enseignement entre Sri Aurobindo et Ramana Maharshi qui comme par non-hasard ont eux aussi vécu exactement à la même époque. En certaines occasions, des disciples de Sri Aurobindo et de Mère ont demandé au Maharshi de confirmer ou d’infirmer les directives de ces derniers pour leurs pratiques spirituelles. Fallait-il par exemple s’en remettre au Pouvoir divin « qui descend d’en haut » ainsi que l’affirmait Sri Aurobindo ? Interrogé sur cette question, le Maharshi répondit sans hésiter :  » Soyez ce que vous êtes. Il n’y a rien qui doive descendre ou se manifester. Tout ce que vous avez à faire est de perdre votre ego. Ce qui est l’est toujours. « Plus tard, à une question similaire, il donna aussi cette autre réponse :  »
        Comme si la Conscience divine n’était pas déjà dans votre cœur ! La réalisation consiste tout simplement à écarter tous les obstacles qui empêchent de reconnaître la réalité immanente et éternelle. La Réalité est. Elle n’a donc pas besoin d’être transportée à un autre.
        « Cela dit, Sri Aurobindo, quand on lui posait la question de savoir ce qui distingue son yoga du Vedanta tel que l’enseignait spontanément Ramana Maharshi, avait ce type de réponse :  »
        Ce n’est pas parce qu’une réalisation est vraie, qu’une autre est fausse. La Vérité est infinie. Il y a tant de différentes façons d’arriver à la Vérité. Plus on s’élargit, plus on s’élève, et plus on découvre qu’il en reste encore et encore. Par exemple, Maharshi a eu son expérience du Moi divin à partir du cœur, mais quand j’ai eu mon expérience du Nirvana, il m’était impossible de penser à un moi quelconque. J’avais beau essayer, je ne le trouvais pas. Le moi s’était tout simplement effacé. On ne peut parler de cette expérience comme étant celle d’un Moi. C’était « Lui », ou bien « Cela ». Je dirais plutôt : laya (dissolution). La réalisation du Moi divin (ou du Soi universel), c’est déjà bien – mais le laya fait partie d’une réalisation beaucoup plus complète. Si je n’accepte pas le Moi (universel) comme une fin ultime, ce n’est pas que je n’ai pas réalisé la vérité ou que je ne connais pas l’Un dans le Tout et le Tout dans l’Un. Mais j’ai eu d’autres réalisations qui sont tout aussi puissantes et qui ne peuvent être exclues. Maharshi a raison, et tous les autres ont raison aussi. Quand le mental essaye de comprendre ces choses, il prend des fragments pour le tout et fabrique des distinctions qui n’existent pas.
        « Et à un autre aspirant lui signifiant l’importance de la doctrine de Shankara, à la base de l’Advaïta Vedanta ou du Monisme absolu qu’incarne Ramana Maharshi, il répondit aussi :  »
        Si la conscience shankarienne du Brahman comme Conscience pure indifférenciée est celle que vous avez, alors ce n’est pas la voie de notre yoga que vous devriez choisir, car ici la réalisation de la Conscience pure, de l’Être pur n’est qu’un premier pas et n’est pas le but. Mais une poussée créatrice intérieure qui vient du dedans ne peut pas trouver place dans une Conscience indifférenciée – toute action et toute création doivent nécessairement lui être étrangères. Je ne fais pas reposer mon yoga sur la base insuffisante que le Soi (et non l’âme) est éternellement libre. Cette affirmation ne conduit à rien d’autre au-delà d’elle-même ; ou, si on l’utilise comme point de départ, elle pourrait également bien conduire à la conclusion qu’action et création n’ont ni sens ni valeur. La question n’est pas là, mais dans ce que signifie la création – s’il y a un Suprême qui n’est pas simplement Conscience et Être à l’état indifférencié pur, mais aussi source et soutien de l’énergie dynamique de création, et si l’existence cosmique a pour Lui un sens et une valeur. Problème qui ne saurait être tranché par la logique métaphysique portant sur des mots et des idées, mais par une expérience spirituelle qui passe au-delà du mental et pénètre dans les réalités spirituelles. Chaque mental est satisfait de son propre raisonnement, mais pour des fins spirituelles cette satisfaction n’est pas valable, si ce n’est comme indication de la mesure et de la direction dans lesquelles chacun est disposé à avancer dans le domaine de l’expérience spirituelle. Si votre raisonnement vous conduit vers l’idée shankarienne du Suprême, cela pourrait être une indication que votre voie est l’Advaïta Vedanta (mâyâvâda). Notre yoga reconnaît la valeur de l’existence cosmique et la tient pour une réalité ; son but est de pénétrer en une Conscience-Vérité plus haute, en une Conscience supramentale divine où action et création sont l’expression, non pas de l’ignorance et de l’imperfection, mais de la Vérité, de la Lumière, du divin Ananda. Or pour cela, le don du mental, de la vie et du corps mortel à cette Conscience supérieure est indispensable, car il est trop difficile pour l’être humain mortel de passer, par son propre effort, au-delà du mental jusqu’à une Conscience supramentale où le dynamisme n’est plus mental, mais d’une tout autre puissance. Seuls devraient s’engager dans notre yoga ceux qui peuvent accueillir l’appel à une telle transformation.
        « Ce face-à-face entre Ramana Maharshi et Sri Aurobindo est un très bon exemple en résonance à votre question, et nous verrons que l’importance des enjeux qu’il comporte n’a rien d’exotique. Arrêtons-nous justement sur ce qui les « oppose », sur leur divergence, et leur contradiction, afin de ne pas tomber dans le piège réducteur d’une fausse unité au sein de l’Éveil et de la sagesse ainsi que Ramana Maharshi l’a plus d’une fois, à tort, laissé entendre. En effet :  »
        Est-ce que l’expérience de l’État suprême est la même pour chacun ? Ou bien varie-t-elle selon les individus ?
        « lui demanda-t-on un jour. Et il répondit :  » L’État suprême est le même, ainsi que l’expérience que l’on en a « (…) « .
        Les interprétations sont le produit du mental. Le mental est différent selon les individus. Les interprétations sont donc variables. »(…)  »
        Les expressions peuvent varier selon le tempérament des êtres réalisés. Elles ont pour but de guider les chercheurs. »(…)  »
        Quelle que soit leur éducation, (chrétienne, islamique ou bouddhiste), leur expérience est la même. Les modes d’expression diffèrent selon les lieux et les circonstances.

        « Contrairement à ce qu’affirmait Ramana Maharshi, j’ose affirmer aujourd’hui que sous le couvert du mot « éveil », chaque enseignant ou représentant d’une filière spirituelle ne transmet pas la “même Réalisation”. Je suis à ce jour certain de ce que j’avance, car depuis que je me confronte aux différents enseignants « éveillés » ou « maîtres », voire aux « avatars », j’ai été contraint de réaliser à quel point je ne pouvais résonner à 100 % avec leurs affirmations, leurs négations, ou leurs tendancieuses attitudes de neutralité. Toutes ces rencontres de vérification mutuelle, à mon sens tout à fait naturelles et nécessaires entre « instructeurs de l’Unité », ont en effet bien plus souvent donné lieu à un combat de coqs qu’à un dialogue direct d’intelligence, de bienveillance et de fraternité. Et si nous n’avons pas la maturité de regarder ce fait en face, nous ne sommes, à mon sens, pas totalement adultes spirituellement. Voyons à présent plus concrètement ce qui fait que Ramana Maharshi ne partage pas la réalisation et l’enseignement de Sri Aurobindo, tandis que ce dernier partage et intègre à mon sens très bien la réalisation et l’enseignement du Maharshi. Sur quoi repose cette fracture ? Premièrement sur le fait que Ramana Maharshi est sans doute l’un des plus illustres représentants de ce siècle de la voie de la Conscience pure, dont le rappel procède en dehors de tout éveil de l’Énergie divine.
        S’il reconnaît certes la voie ascensionnelle de l’Énergie comme une possibilité de parvenir à la réalisation du Soi, on est bien obligé de constater qu’il semble pourtant tout ignorer de l’existence de la voie « descendante » de l’Énergie divine dont je témoigne aussi… Dans son enseignement, l’insistance est mise sur le pur Témoin statique et immuable, en amont de la nature ou de la substance énergétique de l’univers. Ce pur Témoin, ou le « Soi », est en Lui-même inconnaissable, déconnecté de toute intelligence d’un quelconque but ou dessein du dynamisme universel, et il ne sert à rien de disserter ou de discourir sur ce sujet intellectuel. Seul importe en définitive de revenir à l’Évidence, non concernée par un quelconque Créateur. Dans ce rappel à la Connaissance pure ou au « Soi », considéré comme « l’ultime réalité », il s’agit principalement de voir tous les voiles, tous les obstacles qui recouvrent ce qui est déjà là, sans se poser aucune question sur « l’origine de cette manifestation », sur le « but » ou le « sens » de ce monde, de même que sur une quelconque « nécessité » de le « changer », car toute considération d’un but ou d’un dessein ne peut être que conceptuelle et relever de l’ego, c’est-à-dire de l’illusion qui doit tomber.
        Le Soi n’est pas un but, pas plus qu’il n’a lui-même de but, et il n’y a rien à chercher, ni à réaliser ! En cela, le rappel au Soi coupe tous les liens avec la notion « d’Énergie », de « devenir », « d’évolution » et de « descente ». Tous ces concepts n’ont rien à voir avec ce qui est réel, et ne font que nous perdre dans le labyrinthe du faux sujet, du « petit-moi-de- pensée-mécanique », qui ne peut s’empêcher de s’auto-préserver par de fausses questions et de fausses réponses. Le Soi ne peut être ni atteint ni perçu, car il n’a rien à voir avec un quelconque état psycho-mental, ou une quelconque « expérience » spirituelle. En fait, l’affirmation du Soi est une négation de tout ce qui n’est pas le Soi. N’étant pas une expérience, Il-Est-Ce-Qu’Il-Est, immédiatement, toujours et de toute Éternité, CELA! À la question essentielle : « Qui suis-je ? », la réponse est un électrochoc de non-réponse et de Silence total !! Gautama Bouddha fut très éloquent par ses “non-paroles” ! Ramana Maharshi incarne donc le rappel le plus hors propos et le plus “hors sujet” eu égard à l’Évolution, au Devenir, et à la « transformation supramentale » dont parle Sri Aurobindo, car être révélé dans l’évidence du Soi, c’est être révélé (soi-disant) à la Non-dualité la plus parfaite. Aussi, quiconque persistera à dire qu’il subsiste néanmoins une subtile dualité entre le Soi et le monde prouvera par là même qu’il n’est pas encore réellement révélé dans le secret du Soi et de la Non-Dualité la plus parfaite qui le caractérise maintenant, se faisant porteur d’une affirmation mentale qui n’a, à proprement parler, pas lieu d’ÊTRE. En effet selon le Maharshi :  » Après la réalisation, le corps et tout le reste n’apparaissent pas différents du Soi ».

        Si l’on reprend la métaphore traditionnelle de Shankara à l’origine du Védanta non-dualiste à ce propos, on dira que le monde ne nous paraît divisé, malheureux, imparfait et « séparé » du Divin tant que l’on n’est pas soi-même établi dans l’évidence du « Nirguna Brahman », de « l’Absolu non-qualifié ». Ainsi, tout comme on peut réellement croire, dans la nuit, à l’existence d’un serpent et s’apercevoir lorsque le Jour se lève qu’il n’y a jamais eu rien d’autre en vérité qu’une simple corde de bois…,l’Ignorance est ce subtil mécanisme qui surimpose l’hallucination du Multiple et de la Division sur la Réalité rigoureusement indivisible, parfaite et immortelle de l’Unique et Seul Brahman. Dans la nuit des sens et du mental donc, ou de l’Illusion (Mâyâ), le monde tel que nous le percevons nous « paraît » « divisé », « imparfait » et « mortel ». Mais dès lorsque tombe le voile de la croyance erronée en la réalité séparée de notre » moi individuel » à l’égard de l’Absolu (Soi = Brahman), alors le monde se révèle dans sa vraie nature : il n’est et n’a jamais été autre chose que Brahman Lui-même, à jamais Un et parfait !… À partir de là, aucune discussion ou échange sur l’évolution universelle n’est réellement justifiable ni fondée car, on ne peut, hors de l’évidence « ultime » du Soi, que continuer à discourir sur des concepts et à blaguer, tout ceci n’ayant en fait aucune réalité !… Notons que l’extrême pointe de cette affirmation va même plus loin que l’enseignement de Ramana Maharshi avec Nisargadatta Maharaj, lorsque celui-ci pulvérise même la réalité du Soi dans le rappel à l’ultime extinction dans le « JE suprême », et avant même toute Conscience universelle et toute notion de « Sat-Chit-Ananda ».

        Répondre

        • 6 février 2016 @ 22 h 52 min Nagesh

          Je vous laisse à vos idées si vous y êtes attachées, je ne peux rien faire de plus que de vous mettre en garde contre çà car de mon point de vue, chercher je ne sais quelle réalisation dans le corps physique est un non-sens. Les vérités spirituelles ne changent pas parce qu’un certain Aurobindo en a décidé. En Inde il n’est pas si estimé que çà vous savez. En fait on l’aime bien en France car il est très mental, et donne du grain à moudre aux mentals des Français.. Vous mettez des textes, en espérant qu’il plaise à d’autres ici car pour moi c’est imbuvable. Je n’ai jamais cru à Aurobindo, et encore moins à ses adorateurs dont celui que vous venez de citer. Lisez et comprenez bien les 3 gurus cités, et vous avez toutes les réponses et rien de plus pour avancer vers le Soi. Cela implique une méditation assidue et constante ainsi qu’une investigation continue sur le SOI (Atma-vichara). Pour ma part le débat est clos car aucunement constructif. Je vous laisse en discuter avec d’autres. Bien à vous.

          Répondre

          • 7 février 2016 @ 0 h 39 min Valentin

            Bonsoir.
            Est-ce un bêtisier ou quoi?

            Peut-être s’éloigne t-on de la thématique sur la « Kundalini selon le tantra du Cachemire »?

            Mais tout de même, comment peut-on prétendre à dire que tel ou tel philosophe, ou maître ou yogi, a plus raison qu’un autre, ou ne mérite pas que l’on éclaire sa sensibilité, ou a mieux réalisé le Soi, etc…
            L’expression de la Déesse n’a t-elle pas de multiples visages?
            Nous sommes toutes et tous à des endroits différents du pèlerinage vers le cœur de l’instant…

            Même si je n’adhère pas spécialement aux perspectives d’Aurobindo je me dis que, quand même, cet homme là est inspiré et a pu transmettre avec beauté des messages de lucidité extraordinaires.
            J’ai pu lire Savitri dans 2 versions, et cela m’a inspiré, parmi d’autres, à pratiquer le yoga.

            Il ne faudrait peut-être pas se hâter de juger à brûle pourpoint des philosophes qui ont tenté l’expérience du yoga.

            L’ouverture, l’humilité, l’écoute des différences sont aussi des balises précieuses sur le chemin du yoga…

          • 7 février 2016 @ 1 h 34 min Adèle

            Bonsoir Nagesh

            Vous dites :
            Je vous laisse à vos idées si vous y êtes attachées, je ne peux rien faire de plus que de vous mettre en garde contre çà car de mon point de vue, chercher je ne sais quelle réalisation dans le corps physique est un non-sens.

            Vous ne connaissez pas mon parcours donc vous ne pouvez juger de mes idées car si me réfères à celles-ci c’est à partir de ce qui se vit depuis longtemps. Aussi vous ne pouvez me mettre en garde contre un processus qui se déroule tout seul et auquel je ne peux rien à part lâcher prise et laisser faire.
            Il y a quelques années j’ai vécu une période de vacuité suivi 8 mois après de l’éveil de la kundalini jusqu’au dessus de la tête avec illumination, quelque chose d’inexprimable en mots, mais ce n’est pas tout, la kundalini après cet intermède a entrepris un nettoyage des centres par des aller-retour jusqu’au dessus de la tête et ce plusieurs pendant jours pour finir par s’installer au niveau du coeur au bout de 3 mois pour donner naissance à quelque chose et ce quelque chose correspond à ce qu’en dit Aurobindo. Pour aller plus loin un autre processus s’est mis en marche et en parler en découragerait plus d’un et les obligeraient à revoir leur copie
            Je ne vais pas en dire plus parce que je vois que votre aversion pour Aurobindo vous empêche d’appréhender l’inconcevable. Peut être qu’un déconditionnement de tout ce qui a été appris permettrait aux chercheurs d’avancer plus vite, enfin c’est ce que je pense.
            Voyez-vous sur ce chemin il nous faut être humble et ne rien laisser de côté si l’on veut obtenir des réponses très vite car notre vraie nature ne demande qu’à se libérer et seul l’aveuglement et le scepticisme empêchent cette libération.
            De mon côté je m’intéresse à tous les maîtres car ils ont tous quelque chose à nous apprendre, nous ne sommes pas là pour discuter de nos préférence mais pour faire avancer les choses.
            D’ailleurs Ramakrisna disait :
            « Ne discutez pas les doctrines et les religions, elles sont une. Toutes les rivières vont à l’océan. La grande eau se fraie mille chemins le long des pentes. Selon les races, les âges et les âmes, elle court en des lits différents, mais c’est toujours la même eau. »

            Vous ne voulez plus discuter, c’est très bien ainsi, et si vous n’avez rien trouvé chez les auteurs que j’ai cité c’est que vous ne les avez peut être pas compris, un jour peut être vous changerez d’avis, mais ça ne viendra pas de vous, du moins de votre « je », ça viendra de « Qui » vous êtes réellement, pour l’heure vous êtes encore en hibernation, mais ce n’est pas grave vous avez l’éternité devant vous.;-)

        • 7 février 2016 @ 0 h 30 min Jean Christophe Autissier

          Ce n’est pourtant pas si compliqué même si ce n’est pas facile à réaliser, quand le mental cesse de fonctionner avec des mots, c’est le soi ou le « je suprême »qui prend toute la place. Plus longtemps et plus souvent nous atteignons cet état et plus sûrement des transformations se mettent en place jusqu’à ce que cet état, cette place libre de mots redeviennent un état naturel.
          À partir de là chacun pourra décrire cette expérience sans mots avec ses propres émotions et son propre bagage intellectuel. Alors, dire que celui-ci ou celui-là sont les meilleurs, ce n’est pas inintéressant pour le discernement ou pour s’y trouver des affinités, mais cela ressemble quand même beaucoup à une cour d’école où chacun trouvera que son papa ou sa maman, son maitre ou sa maitresse sont les plus forts. D’autant plus que finalement sur le plancher des vaches, ils restent tous humains parfois même trop humains.

          Répondre

          • 7 février 2016 @ 11 h 31 min Nagesh

            Adèle, votre attitude sur une défensive extrême vous montre sous un visage qui en dit beaucoup sur le type d’expériences que vous prétendez avoir… Beaucoup se sont égarés et pensaient avoir atteint le nirvana, jusqu’à ce qu’ils apprennent qu’ils sont toujours sur le plancher des vaches. Si vous pensez des choses qui sont en rapport avec les théories fumeuses d’Aurobindo, je ne parle pas de Solaris qui est un charlatan, de son texte au-dessus il ne ressort rien du tout, alors je pense que vous êtes tombée dans une illusion tenace peut-être même sous influence…

            Votre corps ne va pas s’illuminer et vous finirez cette vie comme tout le monde, comme Aurobindo, comme Mère etc… Et vous aurez passé toute votre vie à croire que vous faisiez un yoga des cellules.. Si vous voulez resté dans l’illusion, continuez sur cette voie sans issue, et si vous cherchez des réponses trouvez-les dans la méditation, sur la forme ou le sans-forme et cessez de vous croire arrivé à quelque chose, c’est un piège de l’égo. La méditation est incontournable sinon on ne va nulle part, on croit avancer et on fait du sur-place happé par les choses de la vie ordinaire et les forums.

            Un blog ne permet pas de discuter correctement. Si vous cherchez des réponses allez sur le forum spécialisé : http://www.pratique-du-yoga.com/forum/index.php

            Sur ce forum on vous conseillera sur les techniques et les pratiques à faire. Ici c’est juste un blog, on ne peut faire que des commentaires succincts. C’est pour cette raison que je ne veux pas développer.

          • Yoganova

            7 février 2016 @ 12 h 42 min Yoganova

            Comment ça Naguesh, juste un blog ? Yoganova est un magazine en ligne monsieur ! 😉

          • 7 février 2016 @ 12 h 29 min Akshaya

            La météo spirituelle se charge de nuages plein d’incompréhensions où chaque esprit pense avoir saisi le sens des choses, où chaque égo est persuadé que sa mort prochaine est une occasion de revenir encore plus grand.
            Visiblement ce frottement égotique nous indique que nous sommes au bon endroit pour nous enrichir les uns les autres de nos expériences, de nos connaissances, de nos ressentis, de nos compréhensions.
            Une certitude se confirme via ces échanges, le Soi emprunte tous les chemins pour nous enseigner et nous inciter à le trouver.
            Alors un ÉNORME MERCI à Adèle et Nagesh, sans oublier les autres intervenants, mais si je cite ces deux quêteurs de Vérité c’est tout simplement que le cœur du débat est naît de leurs différence de point de vue.

          • Yoganova

            7 février 2016 @ 12 h 46 min Yoganova

            Akshaya en plus d’être un très intéressant commentateur, vous feriez un très bon modérateur. :)

          • 7 février 2016 @ 13 h 44 min Akshaya

            Je reçois vos compliments le cœur grand ouvert cher Yoganova. Merci !
            Parce que après une longue disette spirituelle, votre blog a été pour moi une lueur dans ma nuit et cela m’a permis de me reconnecter à mes aspirations les plus profondes.
            Donc, doublement MERCI !

  25. 6 février 2016 @ 12 h 11 min Jean Christophe Autissier

    Il ne s’agit pas non plus de jeter le corps humain ou même un vénérable sage avec l’eau du bain.
    Au coeur de la matière se trouvent les électrons qui selon de dernières recherches vivraient 66 milliards de milliards de milliards d’années, ce qui fait quand même un bon bout d’éternité. Ma principale interrogation pour le sujet de cet article serait de comprendre qu’elle est la relation entre le fourmillement, la vibration presque électrique et le son Nadam qui sont les manifestation d’une kundalini plus ou moins libérée avec celle du corps electrique dans le sens moderne du terme?
    Si l’un de vous avez la connaissance de travaux contemporain sur le sujet? Je sais que cela ressemble à une requête du graal…
    ( Je me suis fait sortir du jardin mausolée d’Aurobindo par un des dévots parce que mon fils de 3 ans y avait cueilli une Paquerette :-) )

    Répondre

    • 6 février 2016 @ 20 h 00 min Kaivalya

      Bonjour Jean Christophe,

      Je connais au moins deux scientifiques qui ont travaillé le sujet :
      – Itzhak Bentov
      – Dr. Hiroshi Motoyama

      De Bentov j’ai voulu acheter son livre « Univers vibratoire et conscience ou l’émergence de l’essentiel » mais il est introuvable, sauf à un prix très élevé.

      De Motoyama j’ai un de ces livres « recherches sur les chakras », ci-dessous le 4ème de couverture :

      Début citation
      L’auteur fait un compte rendu exceptionnel et authentique de ses expériences intérieures pour accéder à la conscience supérieure par l’éveil de Kundalini par la pratique yogique. ll relate aussi les expériences de pointe qu’il a conduites a l’Institute for Religious Psychology de Tokyo. ll présente la preuve électrophysiologique manifeste de l’existence du réseau de chakras et de nadis qui constituent l’infrastructure des énergies subtiles a l’œuvre dans les dimensions pranique et psychique, et qui sous-tendent et activent l’enveloppe corporelle de l’être humain.

      Les expériences du Dr Motoyama réussissent a intégrer les dimensions subjectives et objectives du
      savoir, et serviront de repères et d’étalons pour les expérimentations futures.

      Le Dr Hiroshi Motoyama, érudit japonais célèbre, est né dans l’ile de Shodo, dans la Ville de Kagawa. II a fréquenté la Tokyo University of Education, d’où il est sorti avec un doctorat et des diplômes en philosophie et en psychologie clinique. Il est un savant formé a la méthode empirique, et un médium qui a acquis, par l’expérience, une connaissance philosophique profonde. Prêtre responsable du Sanctuaire de Tamamirsu a Tokyo, il est aussi un yogi sérieux. Il est l’auteur
      de plus de trente ouvrages et de nombreuses monographies. C’est également un grand voyageur, et il participe a des congrès ou ses recherches sont présentées a un vaste public scientifique.
      Fin citation

      Si cela peut t’aider tant mieux.

      Répondre

      • 6 février 2016 @ 22 h 56 min Nagesh

        J’ai lu le livre de Bentov, c’est effectivement passionnant. Motoyama est également un incontournable, j’ai 3 livres de lui.

        Répondre

      • 6 février 2016 @ 22 h 56 min Jean Christophe Autissier

        Sous certain aspect ce monde est de plus en plus enchanté, en un message et quelques clics et on peut tomber sur des pépites inconnu. Je vais essayer la version anglaise du livre Itzhak Bentov, en voilà un qui semble avoir innové! Je ne savais pas que le yin yoga avait de tels réferences avec le Dr. Hiroshi Motoyama, à voir, merci Kaivalya

        Répondre

  26. 7 février 2016 @ 13 h 24 min Adèle

    Bonjour Nagesh

    Vous dites :

    Adèle, votre attitude sur une défensive extrême vous montre sous un visage qui en dit beaucoup sur le type d’expériences que vous prétendez avoir… Beaucoup se sont égarés et pensaient avoir atteint le nirvana, jusqu’à ce qu’ils apprennent qu’ils sont toujours sur le plancher des vaches. Si vous pensez des choses qui sont en rapport avec les théories fumeuses d’Aurobindo, je ne parle pas de Solaris qui est un charlatan, de son texte au-dessus il ne ressort rien du tout, alors je pense que vous êtes tombée dans une illusion tenace peut-être même sous influence…

    Votre corps ne va pas s’illuminer et vous finirez cette vie comme tout le monde, comme Aurobindo, comme Mère etc… Et vous aurez passé toute votre vie à croire que vous faisiez un yoga des cellules.. Si vous voulez resté dans l’illusion, continuez sur cette voie sans issue, et si vous cherchez des réponses trouvez-les dans la méditation, sur la forme ou le sans-forme et cessez de vous croire arrivé à quelque chose, c’est un piège de l’égo. La méditation est incontournable sinon on ne va nulle part, on croit avancer et on fait du sur-place happé par les choses de la vie ordinaire et les forums.

    Un blog ne permet pas de discuter correctement. Si vous cherchez des réponses allez sur le forum spécialisé

    1) vous jugez d’une expérience sur laquelle dont n’avez pas les tenants et aboutissants et par micro interposé sans connaître votre vis à vis , ce qui pour un pratiquant de Yoga est surprenant d’autant. Certains auraient essayés d’en savoir plus avant tout jugement ce qui n’est donc pas votre cas, donc ce jugement cache bien autre chose qu’il vaut mieux ne pas déterrer.;-)

    2) Relisez moi bien : je n’ai jamais parlé de yoga des cellules de Sri Aurobino, d’autant que ne n’ai aucune pratique d’un yoga quelconque, j’ai juste dit qu’il m’avait apporté des réponses sur le processus qui se vivait, j’ai précisé aussi qu’il n’était pas le seul à m’avoir apporté des réponses mais vous avez occulté ce passage pour vous focaliser sur Sri Aurobindo que vous n’aimez pas. Ce n’est pas l’attitude à mon sens de quelqu’un qui fait un travail pour s’élever spirituellement à moins que vous fassiez du yoga juste pour dire que vous faites du yoga et sans plus. Vous voyez donc le piège de l’ego chez l’autre mais ne voyez pas le piège de votre propre ego, (votre réponse le montre parfaitement). D’autre part le processus dont je parle n’a rien de la vie ordinaire des choses de la vie et des forums car il n’y a rien sur les forums concernant cela, ni dans les livres d’ailleurs, du moins c’est sous-entendu dans certains ou écrit sous une forme pour n’être compris que par celui qui le vit, et non celui qui ne le vit pas, ce qui est sans doute votre cas. J’ai parlé d’ailleurs de la kabbale, m’être intéressé à divers maîtres dont certains que vous avez cité mais vous avez occulté ce passage toujours pour la raison que j’ai cité plus haut et pour finir vous enfoncez le clou en apportant votre jugement sur le peu que j’ai dit sans les détails croustillants qu’il vaut mieux d’ailleurs ne pas donner, ça risquerait de freiner les désirs de ceux qui parlent de la kundalini et ne la comprennent qu’a travers ce qu’ils ont lu et appris. Je constate d’ailleurs que vous n’avez pas critiqué et jugé à travers un PC ceux qui ici ont parlé un peu de leur expérience dans lesquelles je reconnais le début de mon vécu de la chose mais comme ce sont des pratiquants, il sont plus crédibles à vos yeux et c’est bien dommage d’avoir une telle posture qui est récurrente dans le monde spirituel.

    3) Je ne cherche pas de réponse, je viens juste partager mais je vois qu’il est temps que je cesse celui-ci car je sens qu’il est malvenu (surtout venant de vous-même) pour une raison qui ne m’échappe pas du tout.. Je laisse donc ce champs…..

    Le poète Rumi dit : « Au-delà des idées de bien faire et de mal faire, il y a un champ. C’est là que je vous rencontrerai. »

    Paroles à méditer :
    « Ne crois rien parce qu’on t’aura montré le témoignage écrit de quelque sage ancien.
    Ne crois rien sur l’autorité des maîtres ou des prêtres.
    Mais ce qui s’accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien,
    cela tu pourras l’accepter comme vrai et y conformer ta vie. »
    Bouddha.

    Bon Dimanche à vous et aux autres.

    Répondre

    • 7 février 2016 @ 14 h 17 min Jean Christophe Autissier

      Adèle, ta fougue, ta ferveur et les descriptions de tes expériences sont vraiment intéressantes, les battle entre initiés ou même sages réalisés ne datent pas d’internet, on en trouve dans les upanishads, dans les vedas et même les évangiles. La forme de tes réponses sous forme de partie défenderesse est juste, mais si la kundalini peut aussi surgir dans des moments de force, patience et longueur de temps sont les chemins les plus certains pour la maitriser.
      La diversité des situations foisonne. Certains sont éveillés et ne le savent pas, d’autres ont des connaissances mais se croient sages, certains illuminés ne font que parler d’une expérience passée auxquels ils n’ont plus accès.
      Au plaisir de te relire

      Répondre

      • 7 février 2016 @ 15 h 20 min Nagesh

        Jean-Christophe Autissier a dit:

        « La diversité des situations foisonne. Certains sont éveillés et ne le savent pas, d’autres ont des connaissances mais se croient sages, certains illuminés ne font que parler d’une expérience passée auxquels ils n’ont plus accès. »

        C’est tellement vrai, beaucoup parlent d’expériences qu’ils ont eu dans le passé mais sont incapables de les reproduire, c’est pour cela qu’il faut toujours pratiquer. S’il y a eu expériences comme nous en avons tous eu à peu près, c’est dû à des facteurs le plus souvent astrologiques ou à d’autres que je subodore mais je ne vais pas en parler car cela mènerait trop loin et je dois encore faire des recherches. Cela dit, j’ai remarqué que ceux qui parlent d’expériences antérieures, ne pratiquent rien, ne font pas de méditation ou autres disciplines qui amènent l’éveil. C’est très fréquent ce phénomène comme on peut le voir sur les témoignages sur youtube, mais le plus terrible c’est que ces personnes vont en rester là, et les années passent et le karma s’étant cristallisé l’accès à des expériences mystiques est plus que conditionné sauf à la mort. Comme si le Divin donnait un petit coup de pousse pour encourager l’être à se mettre à la méditation ou autre yoga psychique, mais que sans pratique derrière ils en resteront là et auront manqué une opportunité qui ne se représentera plus jusqu’au dernier souffle de cette existence.

        Répondre

        • 7 février 2016 @ 18 h 03 min Jean Christophe Autissier

          Oui Naguesh, la vie spirituelle n’est pas non plus un long fleuve tranquille fait d’une ascencion permanante ou nous nous n’aurions qu’a jouir des beaux fruits du passé. On se retrouve parfois à terre ce qui peut aussi servir à rebondir, mais combien de grands maitres se sont fourvoyés ou laissés debordés par les succés mondain, combien d’inconnus se sont retrouvé dans des asiles, combien se sont sucidés, combien se sont enfermés dans un enseignement dogmatique. Le divin est comme le soleil ils brillent pour tous, il faut cultiver son jardin et même le laisser reposer sans tenter de s’accaparer les cultures d’autres ou leurs faire ombrage, voire saccager leurs pousses. Quoiqu’il en soit c’est toujours un plaisir de pouvoir partager avec des chercheurs de bonnes volontés.

          Répondre

        • 7 février 2016 @ 18 h 47 min Adèle

          @Nagesh
          vous dites :

          « C’est tellement vrai, beaucoup parlent d’expériences qu’ils ont eu dans le passé mais sont incapables de les reproduire, c’est pour cela qu’il faut toujours pratiquer.

          Cela dit, j’ai remarqué que ceux qui parlent d’expériences antérieures, ne pratiquent rien, ne font pas de méditation ou autres disciplines qui amènent l’éveil. C’est très fréquent ce phénomène comme on peut le voir sur les témoignages sur youtube, mais le plus terrible c’est que ces personnes vont en rester là, et les années passent et le karma s’étant cristallisé l’accès à des expériences mystiques est plus que conditionné sauf à la mort. Comme si le Divin donnait un petit coup de pousse pour encourager l’être à se mettre à la méditation ou autre yoga psychique, mais que sans pratique derrière ils en resteront là et auront manqué une opportunité qui ne se représentera plus jusqu’au dernier souffle de cette existence »

          Comment pouvez vous savoir que les personnes dont vous lisez les expériences sur youtube en sont restées là ? Vous avez suivi leur parcours après les avoir lues? Ce serait intéressant que vous citiez tous les cas que vous connaissez, car il est bien connu que sans un suivi de ces personnes il est impossible de se prononcer sur ce qu’elles sont devenues.

          Je vois que vous mettez tout le monde dans le même panier juste sur quelques uns de mes commentaires ou j’ai eu le tort de me dévoiler, chose que tout autodidacte ne devrait jamais faire dans le monde « dit » spirituel.

          Je vois aussi que vous m’avez lu en diagonale aussi, sinon vous auriez remarqué que je n’ai raconté que des expériences passées et que j’ai dit qu’au jour d’aujourd’hui il y a un processus alchimique en cours qui n’a rien d’énergétique pour lequel personne ne saurait donner de réponse, y compris vous-même, aussi juger le futur karma de son vis à vis à l’aune de quelques commentaires manque franchement de sérieux à mon humble avis.

          Répondre

    • 7 février 2016 @ 14 h 44 min Nagesh

      Adèle

      Écoutez ce qui m’intéresse ce n’est pas vos expériences énergétiques qui n’ont pas pour vertus de vous calmer apparemment, mais votre expérience de contemplation du divin, des heures que vous passez en contemplation devant Dieu, des heures que vous passez en méditation le mental vide de toutes pensées, voilà le vrai parcours, si votre expérience énergétique ne vous amène que de l’agitation et à une recherche effrénée du pourquoi, vous n’irez nulle part je vous l’assure. Dieu est bien au-delà des bouffées de chaleur.. Je ne suis pas là pour vous juger non plus mais face à votre arrogance vous m’y poussez, je suis désolé. Quant au Supramental, je pourrais vous dire ce qu’il en retourne, et vous vous rendriez compte que le sir aurobindo n’a rien inventé du tout, juste une jolie appellation qui fait jouir les aurobindoiste du monde entier.

      @yoganova, vous reconnaitrez que discuter sur votre blog c’est pas vraiment facile… ; d’ailleurs on devrait faire chacun des commentaires des sujets traités et non rentrer dans des discussions sans fin comme ici. Il y a certaines remarques que j’aurais pu reprendre mais déjà pour retrouver le message et ensuite le citer c’est toute une galère. Créez un forum yoganova, je viendrais.

      Répondre

      • 7 février 2016 @ 18 h 25 min Adèle

        Re bonjour Nagesh

        Vous dites :
        Écoutez ce qui m’intéresse ce n’est pas vos expériences énergétiques qui n’ont pas pour vertus de vous calmer apparemment, mais votre expérience de contemplation du divin, des heures que vous passez en contemplation devant Dieu, des heures que vous passez en méditation le mental vide de toutes pensées, voilà le vrai parcours, si votre expérience énergétique ne vous amène que de l’agitation et à une recherche effrénée du pourquoi, vous n’irez nulle part je vous l’assure. Dieu est bien au-delà des bouffées de chaleur..

        Vous changez tout d’un coup de disque à ce que je peux constater.
        Il est question de Kundalini dans le sujet et je m ‘en suis tenue au sujet, maintenant vous venez me parler du divin. Si vous aviez commencé par cela au lieu de décrier les auteurs que je n’ai cité que pour appuyer certains faits me concernant vous auriez eu votre réponse. Si avez vraiment compris et lu Aurobindo vous avez du constater qu’il parlait du divin aussi à moins que vous ayez occulté aussi le côté de ces écrits de même pour les autres auteurs, il est bien question du divin, donc on en revient toujours au même point, toutes les expériences mènent au divin qu’on le veuille ou non et même si on le rejette au départ, continuer le chemin remet sur les rails du divin. Il arrive un moment sur le chemin que c’est le divin qui fait le travail et non l’adepte qui lui doit se laisser porter par lui, c’est un abandon total qui doit avoir lieu et ça ne se raconte même pas, c’est de l’ordre de l’intime. Aussi me dire quel est le parcours comme si je n’en savais rien me fait bien rire.

        Vous dites que Dieu est au delà des bouffée de chaleur, mais c’est encore méconnaître Dieu et les bouffées de chaleur font partie du Un donc de Dieu. Vous semblez dire que vous savez ce qu’il y a au delà de ces bouffées, sous entendu « Moi j’ai eu mes bouffées de chaleur et je les ai dépassées et j’ai vu Dieu ». Qu’en est-il réellement en ce qui vous concerne?

        Vous dites que mes expériences énergétiques n’ont pas l’air de me calmer comme si je n’avait parlé que de ça, c’est une façon de dénigrer votre vis à vis sur ce qu’il a dit chose que ne n’ai pas fait en ce qui vous concerne et vous voudriez que l’on reste de marbre après ça? Remarquez c’est peut être ce qu’il aurait mieux valu faire et vous ignorer par la même occasion.

        Je suis ici pour le partage et non pour trouver un maitre, ce que vous aviez l’air de croire en venant me donner des leçons en la matière comme si vous en étiez un et c’est bien ce qui ressort de cet entretien.
        C’est vrai qu’un personne qui se réclame d’aucun maîtres et d’aucune pratique est un vu comme être qui se perd en occultant le divin qui lui sait à quoi s’en tenir de ses ouailles et le plus perdu est peut être celui qui croit que les autres le sont.

        Répondre

    • 7 février 2016 @ 14 h 47 min Akshaya

      Bonjour Adèle

      Ce blog est un peu comme la cour des miracles où se rencontre les âmes amoureuses du mystère divin.
      Tout le monde est le ou la bienvenue dans la maison du Seigneur, en tout cas pour moi il en est ainsi. Il serait dommage pour tout le monde que vous la quittiez (la maison et la cour), vous y avez toute votre place et grâce à vos partages je me suis encore enrichi davantage. Aucune flagornerie de ma part puisque nous ne nous connaissons pas et les probabilités de rencontre en ce monde-ci sont très faibles, si ce n’est par le biais d’internet. Grâce à des liens que vous avez posté j’ai pu découvrir d’autres horizons et ouvert d’autres portes. D’autres intervenants m’ont également permis d’élargir ma vision et ma compréhension de cette « Lïlä » du Soi.
      Je pourrai continuer ainsi pour vous inviter à changer d’avis, mais la décision vous appartient, à très vite j’espère…

      Répondre

  27. 7 février 2016 @ 18 h 38 min Kaivalya

    On s’éloigne de plus en plus du sujet, ne pourrait-on pas revenir à « La kundalini dans le tantra du cachemire », car perso j’ai perdu le fil de cette discussion.

    Répondre

    • 7 février 2016 @ 18 h 49 min Nagesh

      Oui demandons à Adèle de nous créer un sujet sur Aurobindo pourquoi pas, Yoganova recherche des articles pour nourrir son magazine. Un blog ne se prête pas du tout à des discussions sans fin… Je ne sais pas si on répond à mes messages, je dois les chercher et on perd du temps, car j’ai décoché la case où je suis prévenu des réponses, sinon on est envahi de mails !
      Passer une belle semaine.

      Répondre

      • 7 février 2016 @ 19 h 15 min Adèle

        @Nagesh

        Dernier commentaire à votre attention :

        1) vous faites une fixette sur Aurobindo alors que n’ai mentionné d’autres maîtres, aussi je ne vois pas pourquoi je créerais un sujet sur lui chose qui d’ailleurs ne m’intéresse pas car il n’est pas le seul intéressant.

        2) Je vous ai posé des questions auxquelles vous n’avez pas répondu et vous avez botté vite fait en touche en trouvant comme prétexte que vous étiez envahis par les mails (les miens surtout) et que le blog ne se prête pas à des discussions sans fin, pourtant beaucoup de blogs fonctionnent comme ça et personne n’a trouvé ça problématique, il n’y a que depuis ce différent entre vous et moi que ça pose problème, je tâcherais donc de vous ignorer pour éviter ceux-ci.;-)

        Bonne soirée.

        Répondre

    • 7 février 2016 @ 19 h 03 min Adèle

      @ Kaivalya
      Je suis venue pour partager sur la kundalini, mais j’ai l’impression qu’il n’y a que le partage livresque qui est important, aussi je vais sortir mes bouquins sur le sujet et sortir des phrases toutes faites sur le sujet, qui selon mon propre parcours ne dit pas tout sur le sujet parce que tous les êtres ne vivent pas l’éveil de celle-ci de la même façon et l’histoire de Gopi Khrisna qui n’a trouvé aucun maître comprenant ce qui lui arrivait et bien d’autres maîtres connus le prouvent bien et c’est cela que beaucoup ne veulent pas voir. C’est lorsque l’on vit réellement que l’on s’aperçoit que les écrits sont incomplets, il y a un monde entre la lecture et le vécu, c’est tout ce que je peux dire et un éveil complet de la kundalini stabilisée et installée à vie comme un arbre de vie n’a rien à voir avec une expérience énergétique momentanée c’est bien plus que ça mais encore faut-il pouvoir en parler sans être pris pour ce qu’on n’est pas.
      Je vais donc laisser les connaisseurs s’exprimer sur la chose.

      Répondre

      • 8 février 2016 @ 0 h 39 min Jean Christophe Autissier

        La kundalini, l’esprit sainte, le paraclet nous invite à traverser un océan et à revenir sur la terre ferme mais ce n’est pas une mince affaire… Les témoignages des yoguis,tantrikas ou mystiques ne manquent pas pour nous le dire, nous mettre en garde et nous donner des conseils mais cela peut il remplacer un maitre? Les cartes que nous avons semblent fluctuantes et sujettes à interpretation comme la classique description des chakras. Une bonne confiance en soi et dans son destin sont sûrement un prérequis, la foi dans le divin ou dans la vie est un GROS plus. Il existe aussi une boussole, trop souvent oubliée, c’est le nada yoga, le son interieur(lancinant et electrique) le Om que nous ne devrions pas lacher comme une corde de sécurité pour ne pas se disperser.
        Un vaste débat, de grandes polemiques pour des coeurs lourds ou légers qui peuvent aussi s’en amuser.

        Répondre

        • 8 février 2016 @ 0 h 43 min Jean Christophe Autissier

          Et on peut toujours pas corriger ses fautes sur ce Webzine 😉

          Répondre

          • 8 février 2016 @ 15 h 15 min Nagesh

            hi hi on peut rien faire ici, t’aurais dit une konnerie, faut apprendre à vivre avec car on ne peut pas revenir en arrière LOL

          • 8 février 2016 @ 16 h 24 min Kaivalya

            @Yoganova

            Il est presque parfait votre site. Il ne lui manque que le mode « edit » pour atteindre la perfection. :)

          • Yoganova

            10 février 2016 @ 12 h 53 min Yoganova

            On y pense, on y pense… Il faut du temps et cela nécessite de restructurer un peu le site mais c’est dans les papiers… :)

  28. 8 février 2016 @ 15 h 30 min Akshaya

    KUNDALINÎ STAVAH

    Hymne à la Kundalinî

    1. La Kula Kundalini guette toutes les occasions de pouvoir sauver ses fidèles du cycle des naissances et des morts.
    Elle est éternellement jeune.
    Elle est l’origine des Védas et des autres Écritures, ainsi que des lettres-semences.
    En ce monde, les yogis La perçoivent par l’intermédiaire de l’esprit et Elle se manifeste parfois à travers la parole des saints.
    Puisse-t-elle me protéger, cette Mère bienveillante, afin que je parvienne à l’union divine.
    Je me considère comme son fidèle serviteur.
    O Mère, Tu es l’épouse naturelle du Dieu primordial, alors que moi, je ne suis qu’une pauvre âme enchaînée, infiniment misérable.

    2. La Kula Kundalini luit d’un éclat rougeâtre. Elle est la lumière nectarine de la lune.
    Elle revêt la forme des lettres et dort sous l’aspect d’un serpent.
    O vénérable Mère, qui anime les yeux pendant l’état de veille sous forme du kûrma pràna, jette sur moi Ton regard.
    Mon corps, hélas, dégage l’odeur fétide de la chair et il est constamment occupé par l’accomplissement de rituels védiques.
    Rends- le pur et éternel en l’inondant de quelques-uns de Tes millions de purs rayons lunaires.

    3. Celui qui aspire à la perfection en étant pleinement conscient de ses défauts remporte la victoire en ce monde, grâce à la
    connaissance de Shrî Kundalinî.
    Abandonnant le mauvais chemin de màyà, il atteint la cité de la libération en suivant la voie de la Kula Kundalinî.
    Celui qui, chaque jour, au petit matin ou vers midi, récite avec ferveur cet hymne dédié à la Kula Kundalinî devient un Siddha.

    4. Sur Toi, qui est si pure et qui arraches les fruits du désir, méditent les yogis, dans le lotus à quatre pétales, le mùlàdhàra, là où
    coexistent les vents des passions et l’espace de la conscience.
    Ils T’imaginent toujours en cet endroit, à juste titre, sous la forme symbolique et éternelle d’un serpent.
    Ceux qui adorent cette vénérable Lovée, par des salutations et des hymnes sacrés bénéfiques émanant de la lignée des Siddhas,
    obtiennent la libération.
    Elle est la connaissance, Elle est Sa propre Mère, s’engendrant Elle-même.
    Elle est mâya (le pouvoir d’illusion) et kriyà (le pouvoir d’action.

    5. Du lieu où Elle demeure, dans le mùlàdhàra, cette yogini égare même Brahmà et Shiva.
    Levant le voile de l’ombre des trois mondes, Elle détruit le grand bonheur apparent de l’existence temporelle et perce tous les
    nœuds internes. Elle revêt la forme d’un serpent. Elle est infiniment subtile.
    Elle est l’Être suprême qui se délecte dans la connaissance du Brahman.
    On lui attribue le mùlàdhàra pour demeure et on L’imagine en train de trancher les liens qui nous enchaînent au monde.

    6. Je m’incline devant Shri Kula Kundalinî. Elle est la bien-aimée de celui qui s’est engendré lui-même, qu’Elle entoure (le
    Shivalingam, image de Shiva dans le mùlàdhàra) de trois cercles avec tous les membres de Sa suite.
    Elle pénètre l’espace, le sahasràra, et S’active avec l’énergie de l’esprit que l’amour enivre.
    Elle est candide sans défense et complète. Cette Déesse, dont les Védas constituent le visage resplendissant, procure toute
    chose à ses fidèles et consume ceux qui lui deviennent hostiles.
    C’est à Elle que j’offre mon adoration, l’épouse de l’être né de lui-même, Elle qui Se divertit dans la tête (le sahasràra) avec Son
    élu. Elle est le pouvoir d’action.

    7. Innombrables les sons qui célèbrent Sa gloire, tel celui des tambours et autres instruments et celui des paroles émanant de
    millions d’adorateurs ivres d’extase. Elle possède la maîtrise du pràna.
    Son visage, qui ressemble à un lotus épanoui sur l’océan de nectar, ne rayonne que la joie.
    Sa face est sombre, évoquant l’obscurité produite par les innombrables nuages qui s’amoncellent durant le mois d’Ashàdha
    pendant la saison des pluies. Elle est le support universel.
    Puisse cette Mère qui emprunte la voie subtile, la sushumnà, me protéger totalement.
    Elle est bénéfique aux yogis.

    8. O Mère, ceux qui se tournent vers Toi vont aussitôt au Vaikuntha (la demeure de Vishnu) et au Kailasà (la demeure de Shiva).
    Tu nages dans la félicité. Ton vrai visage rayonne de joie comme des centaines de lunes. Tu es la source de toutes choses.
    O Mère, ô Shrî Kula Kundalinî, manifestation bien-aimée de la Shakti, ô illuminatrice de la Shakti sous sa forme de Kàlî,
    ô Dame bienveillante, je m’incline devant le siège, le mùlàdhàra, qui est le Tien.
    Tu m’élèves, moi qui suis une âme enchaînée.

    9. Celui qui, établi sur la voie de la Kundalinî Shakti, se lève de bon matin pour réciter cette hymne de huit versets, dispensateur de
    nombreux et remarquables fruits, devient à coup sûr un yogi.

    10. Par sa récitation, assurément, on devient sur-le-champ un grand poète en ce monde. Le yogi qui pratique le Kundalinî Yoga
    devient quelqu’un de pur et de remarquable, et il s’unit au Brahman.

    11. Ainsi t’ai-je exposé, ô Seigneur, ce bel hymne de la Kundalinî. En obtenant sa bénédiction, on devient aussi sage que le
    Précepteur des dieux.

    12. Par la bénédiction que confère cet hymne, tous les dieux obtiennent des pouvoirs. La vie de Brahmà, le Seigneur de tous les dieux, en est prolongée de deux paràrdhas.

    Répondre

    • 8 février 2016 @ 16 h 30 min Jean Christophe Autissier

      C’est magnifique! Quand on pense que depuis la nuit des temps on s’engueule devant cette gloire!

      Répondre

      • 8 février 2016 @ 18 h 48 min Adèle

        Bonjour Jean Christophe

        Vous dites : « C’est magnifique! Quand on pense que depuis la nuit des temps on s’engueule devant cette gloire! »

        Et ce n’est pas fini, d’ailleurs sur n’importe quel forum spirtuel où l’on parle de la kundalini cela finit souvent par un verrouillage du sujet, considéré comme trop chaud.;-).

        L’ego ne voit la kundalini que comme une quelconque énergie fait une fixette dessus ou extrapole sur ce qu’elle est, empêchant par par la même occasion l’enfant intérieur de se connecter à elle et de s’exprimer, alors qu’elle est bien plus que cela…elle est à la fois sa Mère et intelligence cosmique.
        Si l’on est capable de lui réciter des centaines de Malas on doit être capable de faire plus simple, à savoir lui parler comme un enfant à sa mère et cela à n’importe quel moment, lui confier nos joies et nos peines, d’ailleurs elle se manifeste au début bien avant toute montée dans le bas du corps par de soubresauts et déjà à ce moment là il est possible de se connecter à elle par la pensée et là elle commence déjà à enseigner pour la suite à venir. Dialoguer avec la kundalini c’est possible et ça permet de vivre sa montée avec moins d’appréhension, bien que ce ne soit pas forcément une partie de plaisir pour l’ego et le corps, (l’enfant lui se réjouit), mais au moins il y a une confiance qui s’instaure et qui facilite le lâcher prise pour que le processus se passe au mieux.

        Répondre

        • 8 février 2016 @ 19 h 44 min Jean Christophe Autissier

          Oui c’est sûr et c’est même la fonction des kirtans, parler, chanter melodieusement, prier à tue tête, vibrer de tout son corps et se taire pour écouter à son tour « call and response ».
          C’est curieux mais dans une premiere lecture de ton post, j’ai cru que tu parlais à ta kundalini comme une mère à son enfant. Cela m’a ouvert des perspectives inédites, le Tao parle de dompter et chevaucher le dragon mais on pourrait aussi l’envisager une créature fragile qui a besoin d’etre cajoler et rassurer pour pouvoir s’épanouir, d’ailleurs elle est douce comme une agnelle :-)

          Répondre

          • 9 février 2016 @ 21 h 01 min Adèle

            En parlant de tigre et de dragon, voici une petite histoire que j’ai trouvé et qui me parle :-)

            Chevaucher le Tigre et accueillir le dragon

            Assise depuis de nombreuses heures déjà, Meïko respirait souplement dans l’attitude d’esprit que son maître d’art martial qualifiait de « fine fleur de la présence ». Cet état d’esprit fertile consistait à entraîner l’attention afin qu’elle se dirige simultanément vers les diverses perceptions à la fois internes et externes, sans rigidité, en laissant librement le ki aller et venir.
            Alchimie du Tao.

            Alchimie du Tao.
            Lorsqu’on aborde l’autre rive, lorsqu’on commence à se dégager des limbes de l’ignorance ordinaire, tout devient extraordinairement vivant et vibrant, pensa la jeune japonaise. Elle avait mûri depuis ces quelques années, elle assumait désormais sa vie avec responsabilité et efficacité. Et cela, sans trace, je veux dire, avec douceur et légèreté. Elle contemplait les nuages parfois lourds et noirs qui traversaient son ciel et ne leur accordait plus du tout la même importance. A un moment ou à un autre, ils finissaient toujours par disparaître.

            Meiko plongeait avec ravissement au tréfonds d’elle-même, et l’absence, le vide qui l’entourait peu à peu, la pénétrait à la manière de cette pluie fine qui la trempait jusqu’aux os lorsque petite, elle rentrait après la classe, son ombrelle sous le bras.

            La vie est pleine de surprise, remplie de moments simples mais merveilleux. Une belle rencontre et quelque chose de mystérieux apparaît, on se sent en communion, et transporté à la fois. Et si l’on reste alors « sans objet », l’expérience se transforme en joie subtile, une sorte de conscience-présence qui éveille notre être profond.

            Meiko, souriait, et l’univers entier lui répondait.
            Les expériences douloureuses, elle le savait, pouvaient elles aussi se transmuter en multiples satori, élargissements de vue ou en prises de conscience salutaires. On assistait alors, à cette occasion, à leur dissolution, celle de nos crispations et de nos peurs. Spontanément, avec habileté, on pouvait même laisser se déliter l’angoisse, la souffrance, de leurs tristes oripeaux et ainsi capter la source vive et fraîche des origines de tout. Froide vacuité, insipide saveur, plaisir in-humain qui perce l’âme et le cœur déchirant le voile qui masque le visage d’éternité.
            Toute souffrance renforce l’ego, dit-on, en même temps qu’elle donne l’opportunité d’un lâcher-prise.

            Paradoxe.
            Le maître, le maître véritable, « cœur profond » peut avoir le visage de l’ennemi (toute personne ou évènement) propice à élever les contrariétés révélatrices de notre rétrécissement d’être.
            Le quotidien est un bon maître.
            Comment se donner à lui, si ce n’est en se perdant de vue avec vigilance, en s’abandonnant. Rencontrer le moyeu de la roue, le centre de gravité qui, intègre les aléas du devenir.
            Enraciner l’âme et le cœur dans la non-demeure.

            Meiko, assouvie, souple et sans orgueil était en profond samadhi, elle chevauchait le tigre pour accueillir le dragon, suivant l’expression de son vieux maître.

            Bonne soirée à tous.;-)

    • 8 février 2016 @ 16 h 40 min Kaivalya

      Superbe….

      Je vais l’apprendre par cœur et je le réciterai tout les matins. Je commencerai par un Mala (108 fois) puis progressivement je passerai à 10 Malas, puis 100 Malas, puis 1000, etc… C’est sûr elle va monter cette Sacrée Kundalini.

      Répondre

  29. 9 février 2016 @ 0 h 36 min Akshaya

    KUNDALINI STAVAH ( en sanscrit pour les personnes voulant la réciter)

    1. Janmoddhàra-nirîksanîha tarunî
    vedàdi-bîjàdimà,
    Nityam cetasi bhàvyate bhuvi kadà
    sadvàkya-sancàrinî;
    Màm pàtu priya-dàsa-bhàvaka-padam
    sanghàtaye s’rîdharà,
    Dhàtri! Tvam svayam àdideva-vanità
    dînàtidînam pas’um.

    2. Raktàbhàmrta-candrikà lipimayî
    sarpàkrtir nidrità,
    Jàgrat-kùrma-samàs’rità bhagavati
    tvam màm samàlokaya;
    Màmsodgandha-kugandha-dosa-jaditam
    vedàdi-kàryànvitam,
    Svalpa-svàmala-candra-koti-kiranair
    nityam s’ariram kuru.

    3. Siddhàrthî nija-dosavit sthalagatir
    vyàjîyate vidyayà,
    Kundalyà kula-màrga-mukta-nagarî-
    màyà-kumàrgah s’riyà;
    Yadyevam bhajati prabàtha-samaye
    madhyàhna-kàle’thavà,
    Nityam yah kula-kundalî-japa-padàm-
    bhojam sa siddho bhavet.

    4. Vàyvàkas’a-caturdale’tivimale
    vàncha-phalonmùlake,
    Nityam samprati nitya-deha-ghatità
    sànketità bhàvità;
    Vidyà kundala-màninî sva-jananî
    màyà kriyà bhàvyate,
    Yaistaih siddha-kulodbhavaih pranatibhih
    sat-stotrakaih s’ambhubhih.

    5. Dhàtà-s’ankara-mohinî tribhuvana-
    chàyà-patodgàminî,
    Samsàràdhi-mahà-suhkha-praharanî
    tatra sthità yoginî;
    Sarva-granthi-vibhedinî sva-bhujagà
    suksmàtisuksmà parà,
    Brahma-jnàna-vinodinî kula-kutî
    vyàghàtinî bhàvyate.

    6. Vande s’rî-kula-kundalîm trivalibhih
    sàngaih svayambhù-priyàm,
    Pràvistàmbara-màracitta-capalàm
    bàlà-bàlà-niskalàm;
    Yà devî paribhàti veda-vadanà
    sambhàvanî tàpinî,
    Istànàm s’irasi svayambhu-vanitàm
    sambhàvayàmi kriyàm.

    7. Vànî-koti-mrdanga-nàda-madanà-
    nis’reni-koti-dhvanih,
    Prànes’î rasa-ràs’i-mùla-kamalol-
    làsaika-pùrnànanà;
    Asàdhodbhava-megha-ràji-janita-
    dhàntànanà-sthàyinî,
    Màtà sà paripàtu sùksma-pathagà
    màm yoginam s’ankarî.

    8. Tvàm às’ritya narà vrajanti sahasà
    vaikuntha-kailàsayor,
    Anandaika-vilàsinîm s’as’is’atà-
    nandànanàm kàranàm;
    Màtàh s’rî-kula-kundalî-priya-kale!
    kàlî-kaloddîpane!
    Tatsthànam pranamàmi bhadra-vanite!
    màmuddhara tvam pas’um.

    9. Kundalî-s’akti-màrgasthah
    stotràstaka-mahà-phalam,
    Yah pathet pràtarutthàya
    sa yogî bhavati dhruvam.

    10. Ksanàdeva hi pàthena
    kavinàtho bhaved iha,
    Pavitrah kundalî-yogî
    brahma-lîno bhaven mahàn.

    11. Iti te kathitam nàtha!
    kundalî-komalam stavam,
    Etat stotra-prasàdena
    devesu guru-gîspatih.

    12. Sarve devàh siddhi-yutà
    asyàh stotra-prasàdatah,
    Dvi-paràrdham ciranjîvî
    brahmà sarva-sures’varah.

    * Désolé pour la retranscription approximative, mais je n’ai pas le clavier adéquate.
    Je nous souhaite d’en recueillir toutes les bénédictions et les transformations qui permettent la réalisation de toutes vies humaines.

    Répondre

  30. 9 février 2016 @ 1 h 18 min Akshaya

    Aucun doute, cet article sur la Kundalini produit son effet : création, transformation, chamboulement, voire destruction (de nos concepts).
    En effet, cet article est de très très loin le plus commentés du blog.
    Bravo Yoganova ! vous avez mis dans le mil !

    Répondre

    • 6 décembre 2016 @ 18 h 48 min Daniel

      Bonjour

      Oui si cet article est le plus commenté, c’est dire l’importance du sujet

      Voici ma première participation à ce débat :

      Des exposés de cette qualité me font vraiment plaisir, ce sont une vraie mine d’or ,d’informations pertinentes sur le sujet.

      « Le côté iconoclaste et absolu des maîtres tantriques cachemiriens est fondé sur une vision extrêmement profonde des choses qui court-circuite toute ambition de « faire », « d’accomplir » et de « devenir ». Cette manière radicale de couper court à tous fantasmes spirituels est une spécialité cachemirienne et plus encore, une spécialité de l’école »

      « Dès que l’on ne veut rien, l’espace se crée et ce qui est enfoui en nous peut émerger naturellement »

      Oui tout à fait juste : l’ego veut absolument « faire » des expériences puisque son fonctionnement est la saisie.
      Ainsi il veut s’approprier , nommer, expliquer, contrôler ect, ce qui est de l’ordre d’une expérience, d’une réalité soudaine, non prévue, spontanée.
      A ce propos le pratiquant de yoga se trouve devant le même fonctionnement, il veut des résultats rapides, il «fait « des asanas sans équilibrer le faire (construction de l’asana selon l’Art du Yoga) et le non-faire ou à ce moment c’est l’asana « qui le fait », c’est l’Esprit du Yoga, la Présence qui le traverse ».

      Un conte de la Tradition Soufie montre avec humour cette situation :

      « On raconte l’histoire d’un homme qui est devenu un saint et qui pendant toute une partie sa vie s’était enfermé avec d’autres pratiquants pour méditer et prier.
      A la fin de chaque journée, ils se tournaient les uns vers les autres en disant :
      « Alors est ce qu’il se passe quelque chose, est ce que ca va ? »
      Pendant plusieurs années ils sont tous restés à attendre le premier qui aurait l’illumination pour pistonner les autres .
      Jusqu’au jour ou un voyageur est passé par là.
      Avant de partir ce voyageur leur dit : « Vous ne pourrez avoir l’illumination qu’a partir du moment ou vous ne l’attendez pas »
      Ce furent là ses seules paroles .Le voyageur était un maître spirituel.
      Sa parole est entrée dans le cœur de cet homme qui a compris son erreur et est alors partit suivre l’enseignement d’un maître spirituel » Réf : Guérir l’esprit P 31

      Note : voir l’excellent site de Christian Pisano : http://www.anuttara.com/home.htm

      Répondre

      • 7 décembre 2016 @ 14 h 50 min Akshaya

        Merci Daniel de contribuer à façonner une marche supplémentaire sur le chemin à gravir pour atteindre le Mont Kailash …

        Répondre

        • 7 décembre 2016 @ 16 h 45 min Daniel

          Bonjour

          Voici les dernier extraits , mais pour la suite « il faut se taper le bouquin » comme « on » dit chez nous

          Kundalini Yoga

          « Le grossier s’absorbe dans le subtil, chacun se dissolvant dans sa cause immédiate et toute chose dans le Chidâtmâ ou l’Atmâ qui est Chit .En langage emprunté au monde de la passion humaine, qui n’est lui-même qu’un reflet grossier sur le plan physique d’activités et de béatitude supra supra-sensuelles correspondantes quoique plus subtiles, on dit que la Shakti Kundalini, prise du désir de Son Seigneur, se hâte vers Lui et, baisant sa bouche de lotus de Shiva, jouit de Lui. Le terme Sâmarasya désigne la sensation de plaisir qui naît de l’union de l’homme et de la femme .C’est la forme la plus intense de volupté physique, représentant sur le plan du monde la Béatitude Suprême qui naît de l’union de Shiva et de Shakti sur le plan spirituel.« En résumé, Kundali représente dans le corps individuel la grande Puissance Cosmique (Shakti) qui crée et soutient l’univers. Quand cette Shakti individuelle manifestée comme la conscience individuelle (Jiva) se fond dans la conscience du Shiva Suprême, le monde se dissous pour ce Jiva, et il obtient la délivrance (Mukti). Cependant , sous l’influence de la Shakti Cosmique , l’univers continue pour ceux qui ne sont pas délivrés jusqu’à la grande Dissolution( Mahâ pralaya) , à la fin de laquelle l’univers de déploie de nouveau en ces Jîva dont le Karma ne s’est pas épuisé et qui par conséquent n’ont pas été délivrés.
          L’éveil, la montée de Kundali ou Kundalini Yoga, est donc une forme de cette fusion de la conscience individuelle dans la conscience universelle, ou de leur union, fin de tout système de Yoga hindou »
          « La Shakti ou énergie, dont le développement constitue le sujet de ces traités est appelée la Kundalini. Le lieu où elle réside est appelé le Mulâdhâra, séjour originel.
          Si l’on réussit à développer cette Shakti et à agir sur elle, on parvient à la libération de l’âme. Ordinairement Kundalini repose paisiblement dans le Mulâdhâra.
          Le premier but que se propose les Yogi est d’éveiller ce serpent endormi et cela s’effectue par deux moyens :
          Par Tapas : Tapas désigne ici la pratique du Prânâyâma qui consiste à régler le souffle et à le retenir pendant des périodes déterminées.
          C’est aussi la méthode recommandée par les Yoga Shâstra (1)
          Note : 1 : Yogas Sutras de Patanjali

          Par les Mantras. Le disciple est initié à l’incantation de certains Mantra qu’il doit répéter un nombre déterminé de fois à des heures particulières de la journée, ayant toujours sous le regard de son esprit la figure de la Mûrti ou divinité désignée par le Mantra qu’il récite. Une fois éveillée par ces moyens la Kundalini s’élève du Mulâdhâra (premier centre), ou elle dormait, vers le centre immédiatement au-dessus appelé le Svâdhisthâna, lieu propre ,deuxième centre.
          De là à grand effort on mène cette Shakti aux centres suivants dans un ordre ascendant régulier. Manîpura (plein de rayons) troisième centre, Anâhata (le son n’émanant pas d’un choc physique) quatrième centre, s’y transforme en son : Vishuddi, lieu de pureté cinquième centre, elle devient un pur élément sattvique, et Ajna (a-jna, un peu de connaissance) sixième centre. A ce stade on peut dire que le Yogi a réussi à s’assurer la maîtrise de la Shakti , qui maintenant lui apparaît , ne serai ce qu’un instant, sous la forme d‘un vif éclair.
          Le passage de la Kundalini par les centres d’énergie énumérés ci-dessus, du Mulâdhâra à Ajna, constitue la première partie de la montée . Le disciple qui s’adonne à cette pratique doit se soumettre à des exercices d’Upâsana (contemplation et adoration de la divinité prescrite) et de Mantra Japa (incantations), auxquels il sera initié par son Guru (maître et guide) »

          « Shakti étant statique ou dynamique, toute forme dynamique présuppose nécessairement un fond statique. Une activité purement dynamique qui est le mouvement sous son aspect physique est impossible sans un support ou une base statique. D’où la fausseté de la doctrine philosophique du mouvement ou du changement absolu, enseignée autrefois par Héraclite, par les Bouddhistes, et de nos jours par Bergson. Elle n’est basée ni sur une logique correcte ni sur une intuition claire.
          La constitution d’un atome révèle la polarisation statique-dynamique de Shakti.
          D’autres formes plus complexes d’existence la révèlent aussi. Dans le corps vivant ce fond statique est Mulâdhâra ou shakti est Kundalini repliée. » (1) Réf : Arthur Avalon la Puissance du Serpent p 230, 231, 238, 239, 290,295

          Note 1 : Kundalini repliée : enroulée trois fois et demi autour du Shiva linga, à mettre en lien avec le symbole du Aum : 3 matras et demi, surmonté du Chandra Bindhu

          Kundalini repliée « : le Mulâdhâra siège de la puissance statique, c’est à dire repliée «.

          Mulâdhâra : mula : racine, dhâra porteur= porteur de la racine si je ne me trompe pas

          Répondre

    • 11 décembre 2016 @ 12 h 48 min Daniel

      Bonjour Akshaya

      « Aucun doute, cet article sur la Kundalini produit son effet : création, transformation, chamboulement, voire destruction (de nos concepts). »

      Oui oui , mais nous lisons dans le premier article :

      « Pour Devî, pour qu’il y ait réellement éveil, il fallait deux choses: un terrain énergétique totalement ouvert et une profonde relation avec un maître authentique de la tradition. »

      Mais qu’avons-nous à chercher « l’éveil » ?? Le conte Soufi nous dit exactement la même chose: « Une profonde relation avec un maître authentique de la tradition. »

      Et qu’en est-il de la Bénédiction Divine dont parle le Seigneur Patanjali dans son premier
      Yoga Sutra et dont j’ai souligné l’importance dans une réponse ??

      Samadhi Pada :
      1 : En offrant nos prières afin d’obtenir la bénédiction divine, nous commençons maintenant un exposé sur l’art sacré du yoga.

      C’est la bénédiction de Dieu qui procure la richesse, et toute
      la peine qu’on prend n’y rajoute rien.
      SALOMON

      « Bénir c’est  » bien dire « , comme maudire c’est  » mal dire « .
      Précisément par sa génération dans ce bas monde l’homme a été  » mal dit « .
      Pour être régénéré il doit être  » bien dit « .
      La Parole est générative et créatrice. L’homme doit être recrée. »
      Cf : http://sator01.blogspot.com/2006/09/le-message-retrouv-per-e-dhooghvorst.html

      M+R Livre X :
      65. Nous ne changerons pas la nature des êtres et des choses par nos petits travaux et, si nous la contenons un moment, elle surgira ensuite plus forte que jamais.
      Mais Dieu est tout-puissant, car il change même les ténèbres en lumière de vie.

      65′. Oh! qui nous donnera la foi absurde et la persévérance folle?
      Oh! qui nous apprendra la simplicité dérisoire et l’humilité toute nue?
      Oh! qui fera briller devant nous la sainte lumière de Dieu afin que nous devenions comme l’or du Parfait?

      Voilà, nous pouvons « préparer le terrain » (1) mais sans rien attendre

      Note 1 : cherchez ici le mot agriculture : http://www.lemessageretrouve.net/Concordance.php

      Mais ne pratiquons- nous pas déjà cette agriculture en Yoga ??

      En ce qui concerne l’éveil (2) :

      Note 2 : cherchez ici le mot éveil : http://www.lemessageretrouve.net/Concordance.php

      Laissons la Déesse Kundalini « en sommeil » avec tous les dangers que cela comporte !!
      en sachant que « cela » arrive quand : un terrain énergétique totalement ouvert et une profonde relation avec un maître authentique de la tradition. »

      Le Serpent de Sagesse enroulé trois fois et demi avec un tronc et une tête d’homme ?? : Le Seigneur Patanjali.

      Et que le serpent est le gardien de l’arbre de la connaissance au Paradis (jardin cultivé) avec ses fruits défendus.
      Mais quand c’est défendu nous courrons voir de quoi il est question, ah la curiosité et la désobéissance. !! Qui ont chassé Adam et Eve du Paradis !!

      Et pour conclure rappelons-nous que la Déesse Kundalini se « manifeste » ailleurs :
      Voir le site : http://www.vopus.org/en/gnosis/alchemy/awakening-of-kundalini.html
      Même chez le pharmacien où elle va boire l’Amrita (1) dans la coupe.
      Note 1 : Amrita, l’ambroisie qui procure l’immortalité des dieux de l’olympe en les nourrissant

      De plus rappelons-nous que le mot pharmacie vient de pharmakon :
      « Chez Homère, le mot pharmakon se rencontre plusieurs fois. Il peut jouer un rôle positif dans le cas d’Hélène qui cherche à soulager les peines de Télémaque »
      Réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pharmakos

      Le pharmakon a aussi le sens de remède ou poison, selon la dose utilisée, comme en Yoga par exemple. Dans le cas du yoga il s’agit de tapas l’ardeur, du feu intérieur, mais à quelle dose ??

      Boga yoga
      « Quand nous gagnons en expertise et que les âsana viennent à nous, il devient tentant de maintenir notre pratique à l’intérieur d’une zone de complaisance compétente.
      J’appelle cela le « Boga yoga » ou le yoga orienté exclusivement vers le plaisir.
      Nous n’employons plus le miroir de l’intelligence réflexive pour rechercher et corriger l’imperfection, nous l’utilisons pour alimenter notre vanité et notre amour propre.
      le voyage yoguique s’arrête . Cela veut dire que nous devons nous adonner à nouveau vers une pratique zélée, fatigante et soutenue, nous donner un nouveau défit « qu’est ce qui ne va pas ? Où et comment puis-je m’améliorer ? « C’est là que le feu de la pratique (tapas) allume la lampe de l’intelligence, et que la connaissance de soi (svâdhyâya) se fait jour. Le mot tapas évoque une chaleur intellectuelle intérieure, qui consume nos impuretés. Si nous nous trouvons distants par rapport aux autres ou supérieurs à eux, plus pur, plus élevé du fait du yoga, nous pouvons être certains que nous stagnons, ou même que nous retournons à un état d’ignorance.(1) » Réf : La Voie de la Paix Intérieure p 71
      Note 1 : l’ego qui récupère la pratique à son avantage !!

      Pour conclure : dans Yoganova nous voyons notre besoin de vivre « autre chose » mais toutes les réponses à ces questions et à cette quête se trouvent aussi dans
      « le livre » écrit à notre époque dans le quartier des artistes à Paris : le Message Retrouvé de louis Cattiaux : http://www.lemessageretrouve.net/LouisCattiaux.php

      Et aussi dans Guérir l’Esprit :

      https://www.amazon.fr/Guérir-lesprit-Jean-Yves-Leloup/dp/2226151966/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1481452798&sr=1-1&keywords=Guérir+l’Esprit

      Mais je ne veux pas « imposer » ce qui pour moi est des ouvrages essentiels, mais ce qui fait leur valeur c’est qu’ils se manifestent à notre époque.
      Pas de mots sanscrits, pas de Kundalini, pas de Yoga.
      Mais faites vos liens avec les autres Traditions .

      Répondre

  31. 7 décembre 2016 @ 16 h 27 min Daniel

    Bonjour Akshaya

    Merci pour ton appréciation, je ne peux m’empêcher de citer quelques extraits de « la Puissance du Serpent :

    « Kundalini Shakti est Chit, Conscience sous son aspect créateur de puissance. Comme Shakti c’est par Son activité que le monde existe avec tous les êtres qu’il contient. Prakriti Shakti est dans le Mulâdhâra Chakra, dans un état de sommeil (Prasuptâ) c’est à dire d’activité latente tournée vers l’extérieur (Bahirmukhi).
    C’est parce qu’elle est dans cet état d’activité latente que par Elle toutes les fonctions vitales du monde matériel extérieur sont accomplies par l’homme. Et c’est pour cette raison que l’homme est accaparé par le monde, et leurré par Mâyâ, prend son corps et son petit moi pour le Soi réel. Ainsi tourne la roue de la vie en son cycle sans fin de naissances et de mort.
    Quand le Jiva se représente le monde comme différend de lui-même et du Brahman , c’est sous l’influence de Kundalini qui demeure en lui. Son sommeil dans le Mulâdhâra Chakra signifie donc servitude pour l’ignorant.
    Aussi longtemps qu’Elle demeure dans le lotus Mulâdhâra, c’est à dire dans celui de Ses états qui accompagne l’apparence cosmique, cette apparence doit durer. En un mot, quand Elle est endormie l’homme est à l’état de veille (Jâgrat).
    C’est pourquoi il est dit que la Shakti de l’initié est éveillée, celle du Pashu endormie.
    Elle est donc éveillée de Son sommeil, et une fois éveillée retourne à Son Seigneur, qui n’est autre qu’Elle-même sous un autre aspect. Son retour est en fait la disparition de cette activité par laquelle Elle produit le monde des apparences, qui disparaît avec elle. Car en gravissant Sa Voie Elle absorbe en Elle tous les Tattvas émanés d’Elle.
    La conscience individuelle du Yogi, le Jîvatmâ étant unie à la conscience cosmique en Elle, ou Kundali, devient alors la conscience universelle, ou Paramâtmâ, dont elle n’apparaissait différente qu’en raison de l’activité, créatrice du monde, de Kundali, activité qui est ainsi supprimée.
    L’instauration par Elle du pur état d’Etre Conscience est Samâdhi.
    En résumé, Kundali représente dans le corps individuel la Grande Puissance Cosmique (Shakti) qui crée et soutient l’univers.
    Quand cette Shakti individuelle, manifestée comme la conscience individuelle (Jîva) , se fond dans la conscience du Shiva Suprême , le monde se dissout pour ce Jîva , et il obtient la délivrance (Mukti) .
    Cependant sous l’influence de la Shakti Cosmique , l’univers continue pour ceux qui ne sont pas délivrés jusqu’à la grande dissolution(Mahâ Pralaya) à la fin de laquelle l’univers se déploie à nouveau en ses Jîva dont le Karma ne s’est pas épuisé et qui par conséquent n’ont pas été délivrés.
    L’éveil, la montée de la Kundali ou Kundali Yoga, est une forme de cette fusion de la conscience individuelle dans la conscience universelle, ou leur union, fin de tout système de Yoga hindou »

    Réf : la Puissance du Serpent, Arthur Avalon, Ed Paul Derain p 236, 237

    Répondre

  32. 23 août 2018 @ 19 h 46 min alain

    bonjour a tous
    réponse a la question D’accord ? Pas d’accord ? Quelque chose à ajouter ? Faites nous en part dans les commentaires.
    merci pour ce magnifique article qui permet aux non initiés comme moi de comprendre ce qu ‘ils ont vécu .
    Donc oui je suis entierement d’accord
    C’est réellement une expérience mystique extraordinaire a vivre.Pour ma part sans souffrance et accompagnée d’ un changement comportemental irréversible et libérateur.
    l’eveil permet de vivre le moment présent plusieurs fois/ jours sans efforts c’est le bonheur car le mental ne prends plus notre etre en otage piégé dans des penseés de futur ou dans notre passé.
    le mental devient uniquement un outil de travail dont nous disposons.
    On vit le moment présent en union avec l’univers surement parceque nous sommes en union avec nous meme et tout cela grace a la kundalini
    il est certain que tout cela n’arrive qu’ apres un long travail personnel comportemental.
    (anti gymnastique, kinésiologie, yoga, emdr, massage, digipunture, resc ,homeopathie)

    Répondre


Laisser un commentaire

YogaNova, le magazine francophone du Yoga et de la Spiritualité en ligne. Faites comme Shiva, lisez Yoganova !

Web Design MymensinghPremium WordPress ThemesWeb Development

Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
15566474-Levitation-by-Indian-businessman-in-lotus-pose-in-the-office-near-the-wall-with-clock-and-his-shoes--Stock-Photo

Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
83241
Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.