union tantrique

La sexualité tantrique, une voie vers l’amour inconditionnel.

Les philosophies orientales considèrent la sexualité comme un élément fondamental du développement physique, psychologique, émotionnel et spirituel. Dans ce contexte, la sexualité est considérée comme sacrée, participant à une véritable transformation intérieure capable de mener à l’Éveil. Extrait du livre « L’Eveil de la femme à la sexualité tantrique » de Shakti Malan, qui nous initie au pouvoir sacré de la sexualité féminine.

À quoi le féminin est-il réceptif – à quoi nous ouvrons-nous ? Il y a de nombreuses façons de répondre à cette question. L’une d’elles est de dire que nous nous ouvrons à la source, à l’essence, au divin, à tout ce qui est. Dans le Tantrisme hindou, la force transcendante est représentée par le Shiva lingam. Shiva est le principe mâle transcendant, tout entier dans sa focalisation sur un point. Son pénis est le symbole de l’énergie qui monte à travers les chakras.

Lorsque Shiva pénètre Shakti, le principe féminin, elle ressent sa connexion à la source. Physiquement, dans notre corps, notre connexion à la source, à l’énergie de tout ce qui est, commence dans le périnée ou chakra de base. C’est là le point à partir duquel nous nous relions à la terre, à la grande source d’énergie à laquelle nous pouvons puiser. Lorsque le lingam s’élève dans la yoni de la femme, la kundalini monte depuis le chakra de base à travers tous les autres chakras. La montée d’énergie poursuit son chemin au-delà de l’endroit où s’arrête la pénétration physique. La tâche du masculin est de garder la concentration sur le fait de dresser son lingam. Sans chanceler ni se laisser distraire, il se concentre sur la force de transcendance qui s’élève à travers le corps. Dans la pratique Tantrique, cela veut littéralement dire que l’homme ne lâche pas la concentration portée sur son pénis. Lorsque la femme s’ouvre pour recevoir cette force transcendante, elle permet à sa propre énergie de s’élever à l’infini. En faisant cela, elle amène l’homme avec elle dans cette expérience. (…)

tumblr_muswpfnnPk1sksqofo1_500Lorsque l’énergie sexuelle se déploie dans le corps d’une femme, la kundalini semblable à un serpent s’éveille et commence à se dérouler. Cela ressemble tout à fait à un serpent qui sort de son enroulement – un mouvement en rondeurs, qui part en spirale vers le haut. C’est ce mouvement qui va vous ouvrir à l’inconnu. Un phénomène curieux mais très clair dans la danse céleste est que l’énergie vous demande d’avoir confiance, d’abandonner complètement tout contrôle. Lorsque la kundalini commence à bouger, cela peut donner l’impression d’un courant qui ondule depuis la base du corps et qui monte. Elle peut vraiment bouger comme un serpent qui se déroule. Mais ce serpent, c’est la kundalini, la force universelle de vie. C’est l’ouverture à l’énergie de votre essence.

En bougeant à travers votre corps, elle va mettre en mouvement l’énergie qui est prête à être transformée. Il peut en résulter des sensations physiques, des sentiments et émotions qui vous traversent, parfois fugitivement, parfois sur de plus longues périodes de temps. Si vous voulez permettre à la danseuse céleste de se manifester, tout ce que vous pouvez faire alors est de vous en remettre, dans la confiance et l’ouverture, au flux de votre propre force vitale. Cela peut vous donner l’impression que votre corps bouge avec des façons qui ne vous sont pas familières. Vous pouvez même ressentir des émotions que vous ne savez pas situer. C’est là la nature de la danse céleste. Elle vous amène au-delà du connu, au-delà du sentiment de soi qui vous est familier. C’est là, d’après mon expérience, une qualité essentielle du féminin. Lorsque nous nous ouvrons au féminin, nous accueillons la forêt sombre qui est au cœur de notre être. Nous entrons dans l’inconnu. Nous faisons preuve de notre bonne volonté à ne pas savoir : ne pas savoir où nous allons, ni même savoir que nous sommes là – à un moment donné de ce que nous vivons.

210px-YabyumSoyez même prête à laisser tomber tout attachement à votre apparence. Il m’est souvent arrivé dans la danse céleste avec un partenaire que l’homme ensuite, ou à ce moment-là, dise quelque chose sur le changement total qui se produisait dans mon apparence physique. Prenez-en considération à quel point, en tant que femmes, nous sommes attachées à notre apparence. Nous mettons une grande énergie à contrôler cette dimension de notre être. Nous évaluons et jugeons qui nous pensons être en fonction de ce que nous voyons dans le miroir. Notre identité égotique, notre sentiment de nous-mêmes, prend forme autour de la façon dont nous percevons notre reflet. En réalité, vous et moi ne sommes pas des formes fixes. Nous sommes des vagues d’énergie qui bougent et vibrent en permanence. Nous ne sommes pas ce que nous pensons. Nous avons des corps énergétiques qui vont bien au-delà des limites du corps physique. La danse céleste va vous demander d’être prêtes à abandonner de telles identifications, dans le ciel sans limites.

Lorsque les vagues de l’énergie sexuelle commencent à monter dans le corps de la femme, cela déclenche spontanément dans tous ses muscles une danse de la création. Ses muscles bougent légèrement, sans effort ; ils expriment pleinement la jubilation, l’énergie qui circule à travers eux. À un moment donné, l’énergie arrive au chakra du cœur. La félicité qu’une personne ressent lorsque la kundalini remplit son cœur est difficile à décrire. C’est la pleine et délicieuse force d’amour qui monte en vous pour vous emplir sans fin. Lorsqu’on fait l’expérience de l’amour inconditionnel à ce degré de plénitude, il veut jaillir de nous. Chez une femme, l’énergie va de son propre gré bouger dans ses bras : ils vont commencer à flotter en l’air et s’animer en une danse spontanée de création. La kundalini court réellement dans tout notre corps, elle nous fait lever les bras et transporte tout notre être.

Avez-vous déjà vu des images de déesses hindoues avec leurs nombreux bras déployés dans toutes les directions ? Je suis convaincue que cela doit être une représentation de la déesse dans sa danse céleste, la déesse en train de danser dans la béatitude du ciel de l’amour inconditionnel. Abandonnant passé et futur, elle crée spontanément, à partir de la profonde sagesse de l’âme. Que crée-t-elle avec cette énergie magique ? Spontanément, dans le moment présent, elle crée tout ce qui est à créer là. Elle crée ce qui n’existait pas auparavant. Laissant tomber la réalité partielle de l’ego pour la vérité intemporelle de l’âme, elle manifeste l’amour inconditionnel et l’envoie dans le monde.

Article paru sur INREES.

D’accord? Pas d’accord? Faites nous part de vos remarques dans les commentaires.



'La sexualité tantrique, une voie vers l’amour inconditionnel.' have 12 comments

  1. 2 avril 2015 @ 15 h 46 min Denis

    Etrange de voir que très peu de textes parlent de tout cela, l’un des plus grands, le Vijnana Bairava Tantra esquisse la chose dans une méditation sur 112 et pas du tout dans l’idée d’un éveil de Kundalini et encore moins durant l’acte. Même la Kundalini Upanishad ne dit rien sur tout cela…
    Etrange aussi de lire des textes Tibétains sur la vision du Vajrayana et de voir que là aussi on ne dit rien…
    Alors soit tout est caché, soit il n’y a rien, mais si tout est caché, les gens qui proposent un travail sur Kundalini ont-ils eu la chance de suivre pendant des années un enseignement digne de ce nom pour divulguer maintenant un véritable travail éclairé et secret, où est-ce du bon marketing comme notre monde occidental sait faire, le rêve du plaisir du sexe et de la Kundalini devient un grand mythe et n’oublions pas que 50% du CA du net tourne autour du sexe…
    Bien sûr que faire l’amour est beau et sublime et qu’on peut vivre de belles choses, je ne dis pas le contraire ! Mais finalement l’éveil de Kundalini et ses effets très particuliers dans le corps semble réellement quelque chose de rare et comme dans beaucoup « d’autres activités » on trouve beaucoup de prétendants et très peu d’élus.
    N’oublions pas aussi la grande libération par laquelle l’occident est sorti de 2000 ans de puritanisme où le fait jouer avec son sexe était un allé simple vers l’enfer et voilà que depuis peu la chose permettrait d’atteindre Dieu lui même, et le balancier passe d’un coté à l’autre en rendant tout le monde très joyeux et beaucoup se sont empressés d’entrer dans la « chose » à grand coup de pubs et de sourires ou de démarches sensuelles tant appréciées par les occidentaux en mal de sensations et d’amour.
    Force est aussi de constater bien souvent chez les prétendants à l’éveil de Kundalini par le sexe d’une libido libérée mais très envahissante où la tenue est loin d’être présente sans parler de l’agitation mentale…

    Répondre

    • Yoganova

      5 avril 2015 @ 17 h 08 min Yoganova

      Bonjour Denis,
      C’est toujours un plaisir de vous lire, vous dites les choses telles que vous les pensez et c’est une qualité plutôt rare dans nos milieux.
      C’est vrai qu’il y a une surenchère marchande sur l’aspect sexuel du Tantra, tout simplement car cela fait vendre.
      Mettez un bout de sein de ci de là et l’audimat (et pas que) devrait monter en flèche… D’ailleurs cela vaut aussi pour un site comme Yoganova où cet article fait bien plus de lus que celui sur le monastère de Valam par exemple. Le sujet est, il est vrai un tout petit peu plus « sexy ».

      En revanche, je crois bien que la tradition tibétaine pourrait répondre aux questions que vous vous posez par rapport au manque de textes traditionnelles traitant du sujet.
      Dans le Vajrayana, ces sources ne manquent pas, même si elles sont le plus souvent gardées secrètes ou écrites dans un langage volontairement obscur.
      Il faut savoir qu’à un certain niveau de cette voie, l’union physique avec une ou un partenaire tantrique par la pratique du Karma mudra n’est pas seulement conseillée mais quasi obligatoire pour celui ou celle qui veut atteindre « l’éveil en une vie ».

      J’ajouterai aussi qu’il faut, en pratique, maîtriser le Tumo (yoga du feu intérieur) avant de pouvoir accéder à cet enseignement avancé, ce qui est largement ignoré dans les cercles dits « tantriques » ou tout le monde est « welcome » du moment qu’ils payent.

      Parmi les ouvrages qui traitent du sujet du Karma mudrā, il y a le fameux Tantra du Kalachakra, mais aussi,peut-être le plus ancien des Tantra: le Guhyasamāja tantra.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Tantra_de_kalachakra
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Tantra_de_Guhyasam%C4%81ja

      En revanche pour les textes tantriques « Hindous » je suis moins au courant et les textes semblent moins clairs. Mais on peut difficilement imaginer que la tradition tantrique, avec son enthousiasme a ritualiser tous les aspects de l’existence et son imagerie érotique n’ai pas largement « utiliser » l’union sexuel comme voie vers le non-duel.

      Répondre

      • 5 avril 2015 @ 18 h 42 min Denis

        Merci pour ces précisions…
        Cependant je me méfie des compréhensions des occidentaux sur des textes aussi puissants et notre grande capacité à interpréter tout cela avec un regard sous la ceinture. Ayant rencontré quelques personnages assez lumineux dans le Bouddhisme Tibétains, je n’ai jamais entendu parlé de cérémonies secrètes où le sexe serait employé et j’ai beaucoup de mal à les imaginer dans des situations olé-olé…

        Cela me fait penser à la traduction de la pratique d’amaroli où même des Indiens disent qu’il faut boire 3/4 de son urine et se jeter sur la tête le dernier quart.
        Puis en travaillant avec des gens plus sérieux dans leur traduction on s’aperçoit que la technique ne parle pas de ça et que cette énorme erreur vient d’une mauvaise traduction aussi bien dans le sens que dans les mots…
        Je pense aussi à ce personnage sulfureux d’Alain Daniélou qui a traduit des textes en y mettant sa vision personnelle sexuelle un peu de partout et à contribuer grandement à perdre le lecteur dans des méandres sensuels très loin de la réalité Indienne.

        A écouter aussi le témoignage de June Campbell qui était, comme elle le dit elle même, une esclave sexuelle, mais il semble que Kalou Rimpotché avait avec elle une relation sexuelle assez classique et elle ne fait pas cas de cérémonie basée sur la sexualité, bien que très très proche d’un des plus grands maîtres, mais plutôt de rapport super secret car justement il était, soit disant, un grand renonçant…

        Répondre

  2. 6 mai 2015 @ 15 h 33 min Kaivalya

    Je suis toujours un peu effrayé au sujet de la Kundalini.
    Quand on lit certains textes, tout paraît se passer très facilement, Shakti monte s’unir à Shiva et la nous faisons une expérience extraordinaire.
    D’autres textes comme ‘Kundalini Tantra’ de Sw. Satyananda avertissent les lecteurs. Cet ouvrage comporte deux chapitres, ‘Risques et précautions’ et ‘Kundalini et folie’ qui permettent de mieux comprendre dans quoi on s’engage.

    Perso je n’ai aucune expérience de la sexualité tantrique. Ma sexualité est tout à faite banale.

    Cependant je voudrais vous faire part de quelques expériences personnelles par rapport à l’éveil de la Kundalini, au fil des années de pratique des Kriyas et autres Sadhanas d’éveils.

    Des expériences de joie immense :

    -Un vortex d’intense énergie qui englobe tout le corps. A ce moment là, le corps, le mental et l’égo n’existent plus, j’ai l’impression de n’être plus rien et tout en même temps, la joie est immense, tellement immense que j’en pleure parfois (de joie). Seul bémol, ça pouvait arriver n’importe quand, même en conduisant. Conduire quand on a plus conscience de son corps…

    D’autres situations déstabilisantes :

    -Un soir que je pratiquai Ajapa Japa la méditation était à ce moment là facile, sans effort. Tout à coup j’ai vu (vu est le bon mot) une bulle de lumière éblouissante partir de Moulhadara et envahir instantanément l’intérieur de mon corps jusqu’au cerveau. Une intense chaleur et d’intenses frissons dans tout le corps. Je me suis senti perdre connaissance et j’ai ouvert les yeux pour ne pas tomber, mais l’expérience a continué encore quelques secondes avec les yeux ouverts. Une sensation de calme ensuite, mais aussi de KO (comme un boxeur).

    Les expériences ci-dessous ont eu une durée de plusieurs jours à plusieurs semaines. Elles ont disparu en arrêtant la pratique quelques temps.

    -Sensations de froid dans le dos alors que la température ambiante est normale.
    -Douleurs dans le torse qui changent d’endroit en un instant (ces douleurs n’ont rien à voir avec des douleurs physiques).
    -Sensations d’avoir quelque chose ou quelqu’un (un serpent ?) qui se déplace dans le dos.
    -Des envies de sexe fréquentes.
    -Sensation de ne plus être centré dans son corps.
    -Sensation que la conscience est bloquée en Ajna.
    -Le pire (pendant plusieurs semaines), très fortes pensées de suicide et/ou de meurtre.
    -et d’autres plus ou moins désagréables.

    Tous ces problèmes sont certainement venu du fait qu’il subsistait en moi des blocages qui empêchaient l’énergie de circuler librement, peut-être des impressions du passé non pardonnées. Mais c’est pour ça que je pratique le Yoga, pour défaire les blocages et pardonner les impressions du passé. Ceux qui arrivent au Yoga sans blocage et en ayant pardonné le passé n’ont pas besoin du Yoga.

    Je ne veux pas décourager les candidats à l’éveil de la Kundalini, c’est certainement l’expérience d’une vie, comme une renaissance, mais je pense qu’il faut s’attendre à des problèmes, c’est une aventure. Pour être bien il faut accepter d’être mal pendant un certain temps qui peut être long.
    Si je peux donner des conseils, un travail préalable de purification des nadis et des chakras me semble des plus approprié.

    Répondre

    • 6 mai 2015 @ 16 h 23 min Denis

      Kaivalya
      Une copie de ton texte sur une autre page ?

      Répondre

  3. 8 mai 2015 @ 17 h 42 min Calti

    Je viens de découvrir ce site et j’aime beaucoup lire vos articles.

    Je suis simplement un peu perdu, tous les textes qui existent, les types de yoga, les genres de pratique, les différentes bibliographies, le bouddhisme tantrique, l’hindouisme etc…

    Peut être que j’en demande trop mais… est-il possible d’imaginer un article qui récapitule un peu tous les textes anciens, les auteurs, les courants de penser ?

    Répondre

    • Yoganova

      9 mai 2015 @ 17 h 48 min Yoganova

      Merci Calti pour les compliments.
      Je comprends que vous vous sentiez perdu entre toutes les traditions, les pratiques et les différents textes.
      Faire une synthèse de tout cela en un seul article me parait être un tour de force quasiment impossible mais c’est une bonne idée et une vraie nécessité.
      Nous allons y réfléchir. Qu’elles sont vos interrogations principales ?

      Répondre

      • 10 mai 2015 @ 15 h 05 min Calti

        Merci beaucoup de me répondre !
        Pourquoi pas un récapitulatif des anciens textes ou des textes « légitimes » concernant les thèmes du yoga, du tantrisme etc… ? J’aimerai enfaite savoir vers quelles lectures « fiables » me tourner si je veux connaître les origines et la réalité des différentes pratiques. On trouve tellement de choses !

        Répondre

    • 19 novembre 2015 @ 5 h 45 min Samuel

      L’erreur à mon sens serait de se laisser décourager par la multitude des traditions et des approches. Les synchronicités de la vie peuvent nous conduire vers tel cours de Yoga ou tel article traitant de tel enseignement. Ressentir par le cœur pour savoir si cela nous convient ou non. Il n’est pas nécessaire, selon moi, de tout connaître avant d’expérimenter.

      Répondre

  4. 17 mai 2015 @ 10 h 43 min Calti

    Bonjour,
    Petite question : Si l’énergie sexuelle est en quelque sorte divinisée, et qu’elle fait partie de la pratique spirituelle. Pourquoi il y a un rejet des relations sexuelles et de l’aspect de « couple » chez les sadhu par exemple? Surtout que Shiva est largement associé à l’union avec Parvati ou Shakti… Je comprend bien qu’ils se sacrifient, mais si l’acte sexuel peut permettre d’approcher la divinité, pourquoi ils s’en éloignent ?

    Répondre

    • Yoganova

      17 mai 2015 @ 12 h 25 min Yoganova

      Bonjour Calti,
      On dit que l’art du Tantra est de transformer le poison en médicament.C’est vrai que l’obsession porté aux sens peut-être un obstacle puissant sur le chemin, il suffit d’avoir fait quelques expériences de méditation pour s’en rendre compte.
      L’art de la voie tantrique est de transformer le plomb des désirs inférieurs en or spirituel.
      Pour cela, il faut une bonne compréhension de ce qu’est la sexualité, c’est à dire une énergie.
      C’est cette même énergie bien ou mal dirigée et bien ou mal comprise qui va soit créer un poison donc un obstacle sur le chemin soit une aide.

      On peut tourner le désir de petite union sexuelle en grand désir d’union spirituelle. C’est la même énergie qui est nécessaire.
      C’est un peu le principe de l’alchimie, mais une alchimie toute intérieure.
      Mais pour celui ou celle qui n’a pas cette capacité et cette connaissance, le poison reste le poison, ce qui explique que la grande majorité des chercheurs sincères (saddhus et moines et nonnes de différentes traditions) préfèrent s’en tenir loin et c’est pour cela que le Tantra est vu comme une pratique ésotérique limitée à quelques « initiés » et a toujours garder la pratique du Tantra relativement discrète.

      Répondre

  5. 15 août 2017 @ 20 h 54 min filledemamaman.

    Tout cela me fait drolement rigole. Une fois de plus, on veut nous faire croire que c, est l, homme qui connecte la femme a son energie sexuelle. Tout cela est faux. La femme a toujours ete l, initiatrice. Si certains veulent choisir le tantra, c, est leur choix. De plus il n, y a pas necessairement besoin de s, accoupler pour faire monter la kundalini. Il y a d, autres techniques qui vous permettent de le faire en 3 minutes, et sans aucun danger. L, energie de la kundalini, n, est pas chaude, mais fraiche.les desirs humains ne sont pas des poisons. Vos problemes viennent tous d, un manque d, affection et d, amour veritable . C, est le probleme des adultes dans les societes dites modernes ou le soit disant progres est une regression totale des valeurs, et des besoins fondamentaux et naturels des gens. C, est la repression des sentiments et des emotions au profit de la raiso et de la logique soit disant , plutot dessechante pour le coeur.La vie monastique vient simplement du mepris vis avis des femmes dont certains de ces soit disant sadhus se servent comme protituee sexuelle depuis meme avant l, age de 12 ans sous pretexte d, illumination. Tout cela c, est de la foutaise. Les moments de beatitude extraordinaire viennent spontanement, ainsi que les sorties hors du corps. Vous etes en train de vous faire berner. Et si l, energie se bloque a l, agya, c, est pour de bonnes raisons. La chaleur vient lorsque vous la faite monter dans ida ou pingala au lieu du sushumna.et ce n, est que l, energie du parasympathique. Pas besoin d, en faire un flan. Vous n, etes pas des pecheurs sordides et sales, des etres sans aucune valeur mais vous naissez de l, amour entre vos parents. L, auriez vous oublie. C, est la source de toute vie, mais pas le penis de l, homme.encore du sexisme macho masculin qui cherche a se prouver superieur spirituellement. En plus vous ne faites que rabacher les memes choses ad nauseam et le tantra c, est vieux shri bagavan rajneesh plus tard devenu osho avait 22 rolls royce et couchait avec ses disciples. Beaucoup de jalousies. Il fut denoncee par sa secretaire et comptable aux etats unis et mourut apres avoir demande l, asile a 22 pays, a poona en inde . Certains disent qu, il est mort en prison. 22 rolls royce, ca vous dit quelque chose. Une affaire qui tourne. A new york il fallait payer 10 dollars pour un repas dont je n, ai jamais vu la couleur. Et ca fait longtemps qu, il est mort.on vous parle de salut de vos ames, ca fait longtemps, avez vous l, impression d, etre sauves. Vous etes vous jamais perdus. La notion des ames dechues, n, est que le mepris pour les humains, que l, on vehicule depuis des siecles dans toutes ces religions dont le veritable nom est le commerce de dieu. Vous n, etes pas des rats de laboratoire que l, on observe, que l, on vend et a qui on fait avaler des balivernes. Penser pour vous memes et cessez de vous soumettre au controle mental sous pretexte de connaissance et de verite. Freud et ses problemes d, ego etait un fou furieux qui desirait violer, r sa mere. Et toutes ses theories sont de vulgaires mensonges. Cela a permis la vente de beaucoup de medicaments et le meurtre de miliers de personne conduites au suicide par ce biais en changeant leur biochimie pour en faire des legumes.mais en psycho on se cache bien de vous le dire. Aimez vous totalement car vous etes un tout sans division entre le moi et le soi. La soit disant dualite vient de la division interne causee par une vision negative de vous meme transmise par l, eglise et l, etat. Il n, y a rien de travers chez vous, et la nature vous a cree, comme vous etes, et c, est tres bien ainsi. Toutes ces perigrinations mentales n, ont qu, un but, vous enfermer dans vos pensees. 3 prisons, la vraie ou l, on vous menotte, la chimique, ou l on vous fait passer pour fouu, et la mentale ou l, on vous enferme depuis tout petits, avec le catechisme. Vous devez croire, est la devise. Vous ,n avez pas a croire en quoi que ce soit, et quiconcque vous dit, vous devez, vous oblige et vous contraint. A balancer immediatement.

    Répondre


Laisser un commentaire

YogaNova, le magazine francophone du Yoga et de la Spiritualité en ligne. Faites comme Shiva, lisez Yoganova !

Web Design MymensinghPremium WordPress ThemesWeb Development

Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
15566474-Levitation-by-Indian-businessman-in-lotus-pose-in-the-office-near-the-wall-with-clock-and-his-shoes--Stock-Photo

Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
83241
Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.