De la peur à l'amour

Le chemin de la conscience pour passer de la peur à l’amour.

Reconnaissons que, s’il existe un Dieu, les apparences sont trompeuses. Mis à part quelques croyances millénaires jugées invérifiables, la seule chose qui semble exister est le monde matériel perçu par nos 5 sens. La nature semble se suffire à elle-même et nous serions les rois du monde, que nous domptons grâce à notre intelligence. Il est vrai que les réalisations humaines sont impressionnantes. Sont-elles pour autant toujours empreintes de sagesse ?

Nul besoin de détailler ici les errements de notre monde en proie à la frénésie matérielle et financière. Au départ de l’Occident qui a maîtrisé les énergies fossiles, l’humain s’est transformé en super-prédateur pour assouvir ses besoins en faisant travailler la nature – et ses congénères moins fortunés – pour lui. Le résultat n’est cependant pas à la hauteur de l’énergie déployée. Certes, l’aisance matérielle a réduit la pénibilité et rallongé la durée de l’existence, du moins pour une minorité, mais l’aisance matérielle n’a pas apporté le bonheur. Au contraire, la détresse psychologique a crû. Elle s’est accompagnée d’une violence exacerbée par les inégalités et la puissance technologique. L’humain se fourvoie dans sa quête du bonheur, se détruit lui-même et emporte la nature avec lui.

Pourquoi en est-il ainsi ? Pourquoi vouloir toujours plus de ce qui nous rend malheureux et nous détruit à petit feu ? Cela paraît complètement paradoxal, non ? En réalité, notre problème vient de nos peurs. Nous vivons dans un environnement de plus en plus protégé, mais nous avons de plus en plus peur. Notre société moderne semble avoir tout pour être heureuse, mais elle s’enfonce dans l’anxiété, l’angoisse et le désespoir. Alors que des millions de personnes en quête d’Eldorado accourent vers la richesse des pays occidentaux, ceux-ci sont malades de leur stress, et ne trouvent pas d’issue à leurs peurs.
La réplique de Star Wars : « La peur est le chemin du côté obscur. La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance… Je sens beaucoup de peur en toi » illustre bien le cheminement actuel de l’humanité. Nous sommes effectivement du côté obscur. Mais comment passer du côté de la lumière ?

La peur

La peur est une émotion qui se manifeste quand nous percevons un danger. Ce mécanisme ancestral, inscrit dans notre cerveau émotionnel, est très utile. En effet, il nous pousse à réagir pour nous éviter de souffrir ou de mourir par exemple. Jusque là, tout va bien. Et pourtant, au départ d’un mécanisme sain qui est supposé nous protéger, la conscience humaine a fait de la peur un outil de destruction potentielle que nous nommons anxiété et angoisse. Pourquoi ? Notre cerveau archaïque nous fait vivre l’émotion de peur dans le présent, car rien ne peut se vivre en dehors du présent. Notre cortex, notre cerveau le plus récent et le plus évolué, essaie lui de nous protéger dans le futur. Il imagine les dangers que nous pourrions rencontrer et en avertit notre cerveau limbique qui génère la peur correspondante. C’est notre mental, situé dans le cortex, qui imagine tous ces dangers. Par exemple, si vous pensez à votre retraite, vous allez peut-être craindre de manquer dans le futur, d’autant plus que les retraites sont pour le moment un sujet rempli d’incertitudes. Vous prévenir de menaces potentielles part d’une bonne intention du mental, mais le fait est que le futur n’existe pas, du moins pas encore. Les dangers que le cortex « voit » sont purement imaginaires car personne ne peut prédire l’avenir. La peur générée par l’imagination du mental devient vite un problème, car nous ne pouvons jamais agir dans le futur. Nous pouvons essayer de mettre un peu d’argent de côté pour notre retraite, mais il est impossible d’être certain d’en avoir assez le moment venu, car il est impossible de connaître ce dont nous aurons réellement besoin. Chez certaines personnes, cette impuissance à apaiser la peur peut provoquer de fortes angoisses et les mener jusqu’au désespoir, à la dépression, voire au-delà. Que de souffrance pour si peu de réalité. Notre cerveau croit pouvoir résoudre maintenant un problème qui arrivera – peut-être – dans le futur. Nous sommes dans l’illusion !

La peur !

La conscience

Notre illusion n’est pourtant que le résultat d’une conscience faussée et limitée de ce qui est réellement. Nous débouchons là dans le vaste domaine de la conscience. Les trois niveaux de conscience étudiés par les neurosciences sont : la conscience de notre corps, la conscience d’exister et d’être un observateur, et la conscience subjective de ce qu’est le monde pour nous. Cela va néanmoins plus loin, et le yoga est fondamental pour comprendre les différents degrés de conscience qui sont reliés aux chakras. Les niveaux de conscience révélés par les neurosciences correspondent grosso modo aux trois premiers chakras (racine, sexuel, plexus solaire), mais nous en avons 4 de plus (cœur, gorge, 3e œil et coronal) qui révèlent un potentiel extraordinaire pour l’être humain. Les courants spirituels comme le bouddhisme et l’hindouisme nous parlent ainsi d’une pure conscience qui imprègne tout ce qui existe et qui se manifeste principalement au niveau du chakra coronal.
Notre conscience imprègne toute notre vie et guide tous nos choix, pour notre bonheur ou notre malheur. Comme le dit le neuroscientifique A. Damasio, « La conscience est la source du drame de la condition humaine ». La conscience apparaît même au plus profond du monde de la physique quantique car l’observation affecte les particules. En suivant la voie du yoga et de la physique quantique, il est même possible de relier la conscience à l’harmonie du monde. En effet, toutes les particules qui constituent le monde ont conscience de leur environnement, et c’est ce qui leur permet de respecter les lois de la physique qui assurent l’harmonie du monde.
De manière assez surprenante, il se fait que le degré de conscience très évolué de l’humain ne l’empêche pas de souffrir d’angoisses importantes. Au contraire ! L’humain a développé une forte conscience du « soi » et du futur qui lui font oublier beaucoup de choses : que le futur n’est pas connaissable, que la vie est interdépendance, que la solidarité l’aiderait bien plus que l’individualisme pour vivre en paix, qu’il dépend de la nature et devrait en prendre soin… Notre déconnexion de la nature et de la spiritualité en est grandement responsable.
Notre conscience détermine ainsi directement comment nous voyons le monde et donc comment nous gérons nos peurs. Notre conscience est également au cœur de notre souffrance, car elle détermine aussi notre sensibilité, et plus nous sommes sensibles, plus nous sommes conscients de nos peurs, plus nous souffrons. Le développement de la conscience ne supprime donc pas nécessairement la peur qui nous fait tant souffrir. Plus grave encore, développer sa conscience en restant dans la peur est catastrophique, pour nous-mêmes et le monde qui nous entoure, car nous cherchons une issue à tout prix à notre souffrance. Et ce prix devient la destruction de l’autre et de la nature. Là se trouve la racine du drame de l’humanité.

L’Amour

Le comportement des particules élémentaires de la physique quantique nous montre que tout n’est qu’échange d’information et d’énergie. Cet échange est don et accueil non biaisé, non conditionné, permanent, et s’apparente à ce que les philosophies orientales appellent l’Amour Absolu. Cet Amour Absolu imprègne tout l’univers que nous connaissons car rien n’échappe à la physique quantique. L’Amour Absolu étant échange parfait, il nourrit la conscience de ce qui est réellement. Une véritable intelligence peut alors se développer qui assure l’harmonie du monde. Les quantas de la physique sont un exemple d’intelligence, car sans eux le monde matériel serait complètement instable et la vie serait tout simplement impossible. Les mécanismes biologiques complexes qui ont permis que la vie se perpétue pendant plus de 4 milliards d’années sur notre belle planète en sont un autre exemple. Tout cela n’est possible que grâce à l’Amour Absolu qui est échange – don et accueil – inconditionné. Là se trouve aussi le chemin de notre harmonie intérieure qui libère de la peur et de la souffrance. En effet, la peur n’est que le résultat de l’illusion qui est une conscience faussée de ce qui est.
La dynamique de la conscience au croisement du yoga, du bouddhisme et de la physique quantique, nous conduit ainsi à une conclusion toute naturelle : le chemin de la libération de la souffrance et de la véritable conscience est celui de l’Amour.

L’amour vécu par la majorité de l’humanité n’est pas l’Amour dont nous parlons ici, mais un artifice qui cache pulsion, attachement, possession. Celui-là n’est que souffrance. Le véritable Amour est inconditionnel, il est connexion positive à l’autre, il est don, accueil, pardon, compassion, harmonie. Il n’est pourtant ni sensiblerie, ni sentimentalité, mais plutôt : discernement, force intérieure et courage. L’Amour Absolu imprègne tout l’univers et est donc en nous depuis toujours, mais il est caché par notre illusion et notre peur. Lorsque la peur disparaît, l’Amour nous ramène naturellement vers la joie, la paix intérieure, le bonheur et la confiance dans la vie. Nous exprimons alors spontanément altruisme et compassion qui sont les seules solutions intelligentes. Grâce à l’Amour, nous sommes en harmonie avec nos semblables et notre environnement.
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La transition de la peur à l’Amour

Ce message est très important, mais il ne suffit pourtant pas à nous libérer automatiquement de la souffrance ni à vivre en harmonie avec le monde qui nous entoure. Bien que le bouddhisme et l’hindouisme aient fortement développé une compréhension du monde qui s’est avérée étonnamment cohérente avec la physique moderne, le Bouddha lui-même ne s’en est pas fait le messager. Il pensait que l’essentiel se situe dans les pratiques, et c’est ce qu’il a enseigné. En effet, une compréhension intellectuelle, pour séduisante et encourageante qu’elle puisse être, ne suffit pas à supprimer la source de notre souffrance, car celle-ci est ancrée profondément en nous. Au pire, elle peut même activer notre ego lorsque le mental et l’intellect se nourrissent de la beauté d’un raisonnement pour éviter d’affronter notre illusion et de nous abandonner à l’Amour.
La pratique de l’Amour, de la compassion, voilà l’essentiel. C’est le message le plus important délivré par le Bouddha et le Christ, et par tous les grands maîtres spirituels qui se sont succédé depuis des milliers d’années pour essayer de nous éclairer. Amma ne fait pas exception. Comme le dit d’ailleurs Amma, l’Amour se vit et peut se manifester dans toutes les circonstances de la vie. Nous avons à notre disposition un nombre infini de possibilités de l’exprimer. Ce n’est pourtant pas simple, car notre être est le plus souvent enfermé dans la peur induite par le mental et une conscience erronée. Cette peur nous subjugue, elle nous phagocyte, et nous empêche de nous ouvrir à l’Amour qui est pourtant la seule voie vers le bonheur et l’harmonie du monde. Sortir de l’emprise de la peur se fait donc petit à petit, et les pratiques du yoga au sens le plus large sont des pistes pour avancer.
Nous sommes les prisonniers volontaires de nos peurs.
Notre liberté et notre bonheur sont entre nos mains.

Il nous suffit d’Aimer.

La transition vers l’Amour est donc possible, ce qui est un grand message d’espoir. Elle est aussi urgente. Il n’y a plus de temps à perdre, car chaque jour amène son lot de souffrance et de destruction. Mais le changement ne se décrète pas, il doit se vivre, car il se passe au niveau de notre conscience qui s’est construite par l’expérience au court des années et des générations, et tout cela s’est inscrit dans nos neurones. En nous engageant résolument dans les pratiques qui amènent la paix intérieure, la pratique de l’Amour et la libération de nos peurs, nous effectuons la transition dont le monde a le plus besoin.
Il n’y a que l’Amour, rien à changer que soi-même. C’est là le chemin de la Conscience qui est l’espoir de l’humanité.

Vincent Bayot

Né en 1963, Vincent Bayot est professeur à l’Université catholique de Louvain en Belgique où il poursuit ses recherches en nanoélectronique quantique. Auteur de plus de 300 publications scientifiques en physique, il pratique le yoga et la médiation

Nous remercions Vincent Bayot d’avoir écrit ce texte pour Yoganova. Signalons la sortie de son livre « Espoir-Le chemin de la conscience » dont tout les bénéfices seront utilisés pour soutenir la compassion dans le monde.

Ce livre est accompagné de pratiques méditatives pour vous aider à effectuer la transition dont le monde a le plus besoin : la transition de la peur à l’Amour. Alors n’hésitez pas à vous le procurer. Pour voir l’ouvrage sur Amazon cliquez sur la photo ci-dessous. Bonne lecture à tous.



'Le chemin de la conscience pour passer de la peur à l’amour.' have 11 comments

  1. 7 novembre 2015 @ 15 h 25 min anoki

    à quand vos articles sur papiers?

    namaste

    Répondre

    • Yoganova

      11 novembre 2015 @ 20 h 44 min Yoganova

      Bonjour, je ne sais pas si la question est pour Yoganova mais si c’est le cas, je ne crois pas que ce soit demain la veille.
      Publier sur papier implique beaucoup de choses notamment pas mal d’argent. Nous préférons rester sur le web même si c’est vrai que la lecture d’article long et érudit (comme celui ci) est moins confortable sur un écran qu’imprimé sur une belle feuille de papier.
      Merci pour votre commentaire et très bonne continuation.

      Répondre

  2. 7 novembre 2015 @ 22 h 03 min Akshaya

    « La transition vers l’Amour est donc possible, …Mais le changement ne se décrète pas, il doit se vivre, car il se passe au niveau de notre conscience qui s’est construite par l’expérience ★ »au court » ★des années et des générations, … »

    A la fin de cet article d’une grande profondeur, tant du point de vue intellectuel que de celui de la sagesse, j’ai noté ce qui me semble être une faute de frappe où il est dit « notre conscience qui s’est construite par l’expérience au « court » des années et des générations.
    Est-ce au « COURT » ou au « COURS » ?
    Je m’excuse de cette intervention où le détail prend le pas sur l’essentiel, mais je me demandais juste si j’en saisissais le sens où s’il y avait une autre lecture à cette phrase.
    Merci encore pour ce bel article.

    Répondre

    • 11 novembre 2015 @ 20 h 19 min Vincent Bayot

      Bonjour,

      Je vous remercie pour votre vigilance. Il s’agit effectivement d’une faute de frappe… Je vais voir s’il est possible de corriger dans l’article. Je corrigerai aussi dans le livre car cette phrase en est issue.

      Om shanti

      Vincent

      Répondre

  3. 8 novembre 2015 @ 14 h 48 min Martin dv

    Merci pour ce bel article.

    Répondre

    • 11 novembre 2015 @ 20 h 22 min Vincent Bayot

      Bonjour,

      Je vous remercie également pour votre commentaire.

      Om Shanti,

      Vincent

      Répondre

  4. 13 novembre 2015 @ 12 h 32 min Kaivalya

    Bonjour Vincent,

    J’ai lu plusieurs fois votre article avec un grand intérêt. Que dire de plus, vous résumez parfaitement le problème essentiel de l’humanité et La solution, l’Amour. Comme vous le dites dans votre article La solution a déjà été donnée il y a plusieurs années, mais comme c’est difficile de passer de la peur à l’Amour.

    Répondre

    • 13 novembre 2015 @ 14 h 01 min Kaivalya

      Je voulais dire ….. plusieurs milliers d’années …..

      Répondre

      • 15 novembre 2015 @ 21 h 16 min Vincent Bayot

        Bonjour Kaivalya,

        La transition parait difficile, c’est vrai, mais ce n’est qu’une apparence, une illusion dans laquelle nous fait vivre notre conscience conditionnée par la peur. Pourquoi trouvons nous cela difficile? Parce que nous écoutons notre ressenti qui nous dit que l’Amour est dangereux. On nous dit souvent qu’il faut s’écouter, mais cela dépend de ce que nous écoutons en nous… Si nous écoutons la peur, notre ressenti nous y maintient et nous empêche de nous abandonner à l’Amour. Il est essentiel de réaliser que cette peur, ce ressenti de peur, n’a rien de fondamental, ce n’est qu’une construction mental qui nous est complètement personnelle. Si nous comprenons que le fait de rester dans la peur est simplement le seul moyen que trouve notre cerveau pour nous protéger, nous maintenir en vie, nous pouvons déjà prendre un peu de recul et relativiser la situation. Nous réalisons alors que notre cerveau ne nous veut que du bien, mais qu’il s’y prend mal car nous ne le lui avons pas appris à opter pour la véritable bonne solution. Nous restons dans la peur faute de mieux.

        Cette prise de distance est essentielle car elle nous met en auto-compassion vis-à-vis de nous-même et nous pouvons alors nous prendre nous-même par la main pour entreprendre un chemin en conscience vers l’Amour, petit à petit, à notre rythme. A un moment donné, nous en arrivons à sourire de nos anciens comportements, à sourire de nos peur. Cette auto-compassion est l’Amour pour nous-même et cet Amour nous donne confiance pour avancer et nous relever si nous chutons. L’Amour pour soi-même n’est évidemment par du narcissisme, mais une compréhension bienveillante et patiente, mais sans complaisance, comme vis-à-vis d’un enfant qui apprend à marcher et qui a confiance dans la vie, confiance dans les bras de ses parents car c’est l’Amour des parents qui donne à l’enfant confiance dans la vie.

        Cette démarche peut paraître angélique au vu de la peur qui s’est emparée de la France depuis ce week-end. Je ne préconise pas l’inconscience et l’inaction, au contraire! Mais prenons le temps de réfléchir en profondeur à ce qui a mené à ces atrocités inexcusables, à cette barbarie. Nous comprendrons alors peut-être que nous avons la possibilité, à notre niveau, d’agir pour apaiser les tensions, faire des gestes d’Amour, méditer sur la paix et l’Amour, mais aussi changer notre façon de vivre, de consommer, car nous sommes tous interdépendants et chacun de nos gestes a un impact global.

        Belle découverte sur le chemin de la Conscience.

        Om Shanti,

        Vincent

        Répondre

        • 15 novembre 2015 @ 22 h 50 min Kaivalya

          Vincent, vous connaissez UCEM ? Ce que vous dites me semble 100% en phase avec.

          Répondre

          • 16 novembre 2015 @ 18 h 18 min Vincent Bayot

            Bonjour Kaivalya,

            Je ne connaissais pas mais cela me semble intéressant à creuser. merci pour la suggestion!

            Vincent


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.