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Le SUP YOGA, une nouvelle forme fantaisiste de yoga?

Il y a quelques temps, Sarah nous avait contacté pour nous proposer un texte sur le Sup Yoga, une nouvelle discipline joignant Yoga et travail d’équilibre sur une planche de Surf.
Nous lui avions répondu que nous étions plus que sceptiques sur les différentes formes de « yoga » qui se créent tous les jours de l’autre coté de l’Atlantique, nous l’avions aussi renvoyer vers notre article quelque peu ironique sur les différentes formes farfelues de yogas, tout en lui promettant de publier son texte si elle était prête à relever le challenge.
Défi accepté courageusement par Sarah qui a un peu modifié son texte pour répondre aux quelques interrogations que cette discipline pourrait soulever chez nos lecteurs.

Une nouvelle pratique est apparue dans la grande famille du yoga : le SUP yoga. Pratiquer le yoga sur l’eau avec une planche de stand Up paddle. L’idée est partie de la « surfeuse yogini » Shiva Rea qui pratiquait naturellement le yoga assise sur sa planche de surf en attendant les vagues. Mais cette pratique peut-elle véritablement être prise au sérieux par les puristes ?
Spiritualité d’une activité de plage ?!
On pourrait croire que le fait de pratiquer près de la plage divertisse d’avantage l’esprit et empêche
d’être concentré. Et pourtant c’est tout l’inverse, une fois sur la planche nos sens sont stimulés par la
nature et nous aide à nous sentir vivant, à nous centré sur nos sensations. Concentré sur notre
équilibre pour ne pas tomber, nous vivons pleinement l’instant présent. Sur un tapis en salle, l’esprit
met parfois de longue minute à se concentrer et on repense aux activités de la journée ou du
lendemain. Si l’on pratique le SUP YOGA en début où en fin de journée, la plage est vide et le
silence de la nature nous aide dans cette méditation active.

IMG_3191Le PRANA à l’état pur

Cette énergie vitale que l’on cherche à ressentir et à développer lors des classes de yoga et encore
plus facile à percevoir lorsqu’on pratique en extérieur.
L’énergie de l’eau qui nous porte, du soleil qui réchauffe notre peau, du vent qui caresse notre
visage, des sons de la nature qui font vibrer notre coeur, participent à ressentir au plus profond de
nous l’énergie vitale, le PRANA. Sur l’eau c’est un véritable PRANA Flow qui s’installe dans notre organisme et notre esprit.

L’intérêt d’un tapis flottant

On ne triche pas avec l’océan, impossible de frimer sur votre tapis flottant, en forçant votre asana
pour arriver à votre posture idéal. « Sthira sukham asanam » prend tout sens sens, il faut trouver le
bon équilibre entre enracinement et légèreté pour suivre le mouvement de la vague tout en étend
gainé suffisamment pour réaliser sa posture. Impossible de se faire mal, on tombe à l’eau avant !
Cette pratique du Yoga permet d’observer ses limites et de les respecter. Sur le stand up paddle, la
proprioception est davantage développer, car le corps et notre cerveau sont sans cesse en train de
chercher l’équilibre. Cette pratique développe donc encore plus les muscles posturaux responsable
de l’équilibre, c’est un très bon renforcement musculaire. La transition entre les postures est bien
plus délicate qu’au sol.
1889051_1467894006794684_2012532243567606306_oLes bienfait de la « Surf Thérapie » additionné aux bienfaits du yoga

C’est le Docteur Guillaume Barucq qui en parle le mieux dans son livre « Surf Thérapie »
Il y explique tous les avantages à pratiquer une activé physique en bord de mer. Il y développe les
bienfaits d’une thalassothérapie naturelle, explique comment l’eau de mer est à l’origine de la vie, et
enfin toutes les vertus thérapeutique de l’eau de mer et de l’air marin sur notre métabolisme et notre psychisme. Il termine son argumentation en rappelant que l’exposition solaire est encore la façon plus sûr et plus efficace de produire de la vitamine D, c’est ce qu’on appelle la luminothérapie.

Une modification du yoga

La seule différence avec le yoga sur le sol ferme est l’écart des appuis, pour tenir sur un sol mouvant
et une planche de 80 cm, il faut s’autoriser à écarter ses mains et ses pieds. C’est vraiment très
difficile de pouvoir rester les pieds sur la même ligne. A part ça tout est pareil en SUP YOGA, avec
un peu de pratique on peut tout faire !

Sarah Hébert

Le sup yoga est il une forme de Yoga comme les autres ? Qu’en pensez vous ? Faites en nous part dans les commentaires.


'Le SUP YOGA, une nouvelle forme fantaisiste de yoga?' have 27 comments

  1. 18 mars 2015 @ 12 h 25 min espaceshanti

    Personnellement, je n’y vois pas une forme de yoga particulière, mais juste une interprétation personnelle du yoga. La recherche même des conditions parfaites pour se nourrir du Prana ambiant est pour moi aux antipodes du yoga… Le Prana est partout, et surtout, tout endroit ou presque est bon pour pratiquer, pour gérer son souffle, pour éveiller son énergie. S’il est des conditions plus favorables que d’autres, se cantonner à celles-ci, c’est aussi s’emprisonner dans un cadre, en se mettant des barrières. Nul besoin de mieux, de plus, toujours plus, toujours mieux… Le yoga, vivre yoga, être yoga, c’est vivre en union au coeur de soi, et en union avec tout ce qui n’est pas soi. C’est faire fi des conditions, du temps, de son état, pour tirer le meilleur de soi selon les conditions du moment à cet instant précis. C’est finalement être ici et maintenant, et l’accepter pleinement.
    Ensuite, si l’on veut expérimenter le yoga sur une planche de surf, pourquoi pas ? Mais de là à en faire une pratique à part entière, c’est pour moi un peu réducteur…

    Répondre

    • 18 mars 2015 @ 15 h 01 min Sarah HEBERT (@SarahHEBERT_)

      Bonjour @espaceshanti,
      « C’est faire fi des conditions, du temps, de son état, pour tirer le meilleur de soi selon les conditions du moment à cet instant précis. C’est finalement être ici et maintenant, et l’accepter pleinement. »
      —————–>je suis on ne peut plus d’accord avec vous.
      Toute fois étant née sur l’eau, vivant près de la mer cela me semblait tout naturel de vivre le yoga sur ma planche, et cela m’a fait un tel bien que j’ai voulu le partager avec le plus grand nombre. Comme vous le dites bien, il n’y a pas de catégorie pour le yoga, il est partout,… sur terre, sur mer, sous l’eau, dans le ciel, partout où notre énergie veut bien voyager. Namaste. <3

      Répondre

      • 28 août 2016 @ 6 h 59 min Akshaya

        Bonjour Sarah, juste une question en forme de clin d’œil, est-ce la splendeur du plus beau lagon du monde qui t’as inspiré cette nouvelle approche du yoga ?

        Répondre

  2. 18 mars 2015 @ 23 h 57 min Denis

    Ha mais zut pourquoi Patanjali n’a pas proposé ça !!!
    SUP de YOGA, c’est du sérieux !
    Ha oui, le paddle n’existait pas en son temps, c’est sur que si cette chose avait existé dans sa vie, Patanjali en aurait parlé dans ses Yoga sutra, c’est évident !
    Bouddha ne serait pas allé sous un arbre et Jésus dans le désert, ils seraient tous allé sur un paddle respirer le bon aire de la mer et rester 39 jours pour un et 40 jours pour l’autre dessus à attendre que Dieu se révèle !
    Avec l’eau c’est forcément plus « flow », c’est sur !

    Tient, une question comme ça, pourquoi les monastères sont toujours en haut d’une montagne et très peu au bord de mer ?
    Que fait la mer à un caillou qui reste dans l’eau pendant quelques temps ?

    Mais bon, après il faut juste savoir ce qu’on recherche, la vitamine D, le bon teint, un moment agréable, la détente, le BIEN-ETRE ou le bien fou, oui tout cela est possible, bon c’est sur dans le Yoga on dit qu’il faut éviter les bains, mais va savoir pourquoi, et avec un paddle peut-être que c’est mieux…

    Répondre

    • 19 mars 2015 @ 10 h 47 min Sarah HEBERT (@SarahHEBERT_)

      Bonjour @Denis,

      Merci pour ce commentaire et sa pointe d’humour :)
      Il est clair qu’à l’époque de Patanjali ou Bouddha l’eau du Gange devait être plus propre qu’aujourd’hui, donc il aurait plus médité en flottement sur l’eau, mais comme beaucoup d’indiens je doute qu’ils savaient nager.

      PS: ici en Bretagne il y’a beaucoup de monastère avec vue sur mer, les soeurs renoncent à tous sauf la vue 😉

      Belle journée à vous.
      Namaste.

      Répondre

      • 19 mars 2015 @ 11 h 13 min Denis

        Merci Sarah pour cette belle réponse !
        Ha, renoncer à tout sauf à la vue!! 😉

        Reste juste à savoir pourquoi les textes déconseillent les bains ?

        Répondre

        • Yoganova

          19 mars 2015 @ 12 h 06 min Yoganova

          Bonjour Denis, quel est le sous entendu à votre clin d’œil? :)
          Sinon quels sont les textes qui déconseillent les bains ?
          C’est vrai que j’ai toujours entendu dire qu’il fallait éviter les douches ou les bains quelques heures après une pratique de Yoga pour ne pas faire descendre les énergies au niveau de Svadhistana mais sans référence à un texte traditionnel.
          Sinon les bains sont souvent vus comme des méthodes de purification dans la tradition Hindoue, comme les ablutions dans le Gange par exemple.

          Répondre

  3. 19 mars 2015 @ 16 h 36 min Denis

    C’est amusant de renoncer à tout sauf à la vue sur mer, à moins que sur une terre proche de la mer on ne puisse pas faire autrement, ou que l’ensemble ait une force particulière où la vue mer participe à l’ensemble et je crois que la Bretagne propose bien cela…
    Dans les textes on parle beaucoup de bains dans les rivières, les fleuves, oui, l’eau est alors en mouvement et vive, c’est souvent de l’eau douce.

    J’ai cherché dans les Upanishad et j’ai trouvé cela :

    Yoga Tattva Upanishad
    49. L’adepte bien entraîné devra abandonner les nourritures préjudiciables à la pratique du Yoga. Il devra abandonner sel, moutarde, mets aigres, épicés, astringents ou acides, mais aussi l’entretien des feux, la fréquentation des femmes, les promenades, les bains de l’aube, l’affaiblissement du corps par les jeûnes, etc.

    Satyayaniya Upanishad
    13. Prière de vénération aux deux crépuscules et à midi (1), bain (si le lieu le permet), libations d’eau aux mânes, purification par l’eau, hommage aux dieux par des prières – tels sont les cinq actes dévotionnels que le Kutichaka devra accomplir quotidiennement jusqu’à sa mort.

    1 Snana : Ablution purificatrice, bain rituel dans une rivière sacrée, ou tout autre lieu d’eau (fontaine, lac, etc.); également, les ablutions purificatrices au terme d’une étape de vie. En l’absence d’eau, les mêmes gestes de nettoyage sont accomplis avec du sable ou des herbes. Un autre cas est le bain de cendres sacrées, Bhasma Snana, recommandé pour les disciples de Shiva.

    Katha Rudra Upanishad
    7. C’est de l’eau purifiée qu’il utilisera pour son bain, ses ablutions et sa boisson. Il pourra dormir sur la berge sablonneuse d’une rivière ou dans un temple.

    La mer à un effet « l’avant » qui est très fort, je vais quelque fois méditer au bord de mer (je suis à coté de Saint Tropez) mais c’est plus souvent pour faire disparaitre des états d’âme ou des lourdeurs. Je me sent nettoyé mais vidé. Si je veux me charger d’énergie j’évite même la vue mer et préfère les forêts ou les rochers; les lieux vibrants…

    J’aime beaucoup ce qui est dit dans la Yoga Tattva Upanishad sur le lieu où doit pratiquer un Yogi :

    32. Pour contrôler efficacement ses souffles, l’adepte avisé se bâtira une hutte munie d’une petite porte, mais dépourvue d’autres ouvertures
    33. le sol en sera bien nettoyé et arrosé d’urine de vache ou de jus de citron, afin d’en éliminer tous insectes moustiques, ou vermine;
    34. la hutte sera balayée chaque jour, on y fera brûler de l’encens elle ne sera ni trop haute, ni trop basse;
    35. L’adepte étendra à terre un tapis, une peau d’antilope, ou une litière d’herbe; il s’y installera en prenant la Posture du Lotus, et s’efforcera de contrôler ses souffles,
    36. Tenant son corps bien droit, l’adepte honorera d’abord, les mains jointes, la divinité de son choix, puis, avec le pouce de sa main droite, il se bouchera la narine droite qui est l’orifice du canal Piñgalã, et insufflera doucement de l’air par la narine gauche, orifice de l’Idã
    37. Il retiendra alors son souffle aussi longtemps qu’il lui sera possible, puis l’expulsera progressivement, sans forcer, par sa narine gauche.
    38. Ensuite il insufflera à nouveau, par sa narine gauche cette fois conduisant l’air jusqu’à son ventre qu’il emplira progressivement; après l’y avoir maintenu le plus longtemps qu’il lui sera possible, il l’expulsera par la narine droite, doucement, sans forcer.
    39. Il procèdera ainsi, inspirant par une narine, expirant par l’autre, alternativement, et, chaque fois retenant le souffle aussi longtemps qu’il le pourra.
    40. Pour mesurer le rythme respiratoire on utilise comme unité, le temps qu’il faut à un homme pour se frotter le genou en rond et ensuite claquer du doigt.
    41. Lorsqu’on inspire par la narine gauche, on le fait durant seize unités de temps, on tient le souffle ensuite durant soixante-quatre unités
    42. et l’on expire enfin, par la narine droite durant trente deux unités. De même lorsque l’on changera de narines.
    Ainsi fera-t-on quatre fois par jour:
    43. au matin, à midi, le soir, à minuit, tâchant chaque fois de pratiquer jusqu’à quatre vingt tenues de souffles.

    La suite est là : http://www.pratique-du-yoga.com/forum/viewtopic.php?f=15&t=771

    On ressent très fortement que la pratique du Yoga doit se faire dans un lieu clos, hors de la vue des gens, un lieu calme, stable et retiré, silencieux.
    J’adore entendre le brut de la porte de ma salle qui se ferme sur le silence !
    Dans les dojos ou les salles de pratiques, certes pas les « studios » à la mode d’aujourd’hui avec des glaces pour se mirer dedans, on ne trouve pas d’ouvertures, que des murs monochromes, éventuellement la photo d’un Saint…
    C’est une vision monacale, et nous serons certainement d’accord sur l’effet extraordinaire qu’apporte un lieu retiré comme une église, une chapelle, son silence, son immobilité sont autant de chance pour celui cherche la lumière de l’Esprit.
    Alors l’Esprit est de fait isolé, concentré et ne peut s’échapper.
    Je pense que c’est une condition sine qua non pour pratiquer du Yoga, des postures et des Pranayamas tenus très longtemps.
    Si on fait 45 minutes de 16/64/32 en Nadi Shodana, je ne vois pas comment on pourrait faire ça sur un paddle, vraiment…
    Comment tenir une posture d’équilibre comme l’arbre, en mettant un travail sur les énergies dans Ida et Pingala avec un souffle comme Bastrika et cela pendant 15 minutes de chaque coté ou dans Paschimottanasana pendant 20 minutes sans bouger ?
    Je me doute que sur un paddle il faudra rester dans l’attention extérieure, voir où la chose dérive et utiliser beaucoup de mouvements pour gérer l’équilibre, bref l’attention sera alors orientée vers 1000 objets…

    J’adore aller méditer dans la nature, mais là aussi, il faut que le lieu soit stable, calme, silencieux, vibrant, sans personne. On doit pouvoir s’assoir et rester assis sans aucun mouvement pendant 1 heure au minimum.
    J’adore y aller la nuit quand tout le monde dort…
    J’adore des lieux avec des chutes d’eau, des rochers, des prairies, des forêts, mais j’évite la mer et les bains.

    Alors oui, c’est agréable de faire du paddle, de se laisser aller au mouvement sur l’eau, de bouger, respirer, c’est très bien, mais pour un vrai travail profond sur soi, j’en doute un peu…

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    • 20 mars 2015 @ 11 h 36 min camus renaud

      Merci Denis pour les précisions et les citations de texte,c’est toujours intéressant .

      Répondre

  4. 24 avril 2015 @ 19 h 25 min Sam

    Pour ma part je ne suis pas convaincu. Ce n’est qu’un effet de mode de plus qui s’inspire du yoga mais qui n’en est pas. Désolé Sarah, la soupe ne prend pas. Essayez ailleurs !

    Répondre

  5. 9 juillet 2016 @ 16 h 20 min Brigitte

    je viens de faire deux séances de yoga sur un puddle et j’ai adoré. faire le guerrier 2 sur un paddle a bien plus de signification pour moi que de le faire sur un tapis. je trouve que de faire les postures sur un puddle permet de travailler très rapidement l’équilibre mais également la confiance en soi, c’est magique !

    Répondre

    • 14 août 2016 @ 13 h 35 min Sam

      « faire le guerrier 2 sur un paddle a bien plus de signification pour moi que de le faire sur un tapis »

      Sans commentaires…

      Répondre

    • 14 août 2016 @ 16 h 13 min Vincent

      « je viens de faire deux séances de yoga sur un puddle et j’ai adoré. faire le guerrier 2 sur un paddle a bien plus de signification pour moi que de le faire sur un tapis. je trouve que de faire les postures sur un puddle permet de travailler très rapidement l’équilibre mais également la confiance en soi, c’est magique ! »

      Si cela vous a plu tant mieux, mais vous semblez plus attirée par le côté « ludique » d’une banale activité aquatique que par la spiritualité du Yoga.
      Ce n’est pas du Yoga que vous faites sur un paddle, mais une simple gym qui s’inspire des asanas du Yoga.
      Vous ne pouvez pas atteindre un état méditatif, inhérent au Yoga, en étant constamment extériorisée sur l’équilibre d’un paddle. Denis l’a très bien expliqué plus haut.

      Lorsque vous dites « …faire le guerrier 2 sur un paddle a bien plus de signification pour moi que de le faire sur un tapis. » ne peut que montrer les lacunes que vous avez dans la connaissance du Yoga. N’y voyez pas d’attaque personnelle, mais vous avez tout à gagner à vous documenter sérieusement pour comprendre ce qu’est le Yoga, le vrai Yoga.

      Répondre

  6. 16 août 2016 @ 9 h 50 min Valentin

    Bonjour.
    Pourquoi prétendre savoir qui sait mieux ce qu’est le Yoga?
    Imaginons avec un regard très vaste, non figé par l’espace-temps. Le Yoga n’est-il pas aussi un rituel créatif, qui sûrement continuera de s’exprimer de multiples manières les prochains millénaires.

    Moi-même je suis pratiquant depuis longtemps d’un Yoga traditionnel, et je connais assez bien certains textes (dont aucun ne mentionne le paddle à ma connaissance…)
    Je serai sûrement le dernier à m’inscrire à un cours de « Sup-Yoga ». Et pourtant! Si l’adepte qui pratique à un cœur ardent et une volonté sincère, sûrement que les postures ne seront que le prolongement de la Conscience Originelle.
    Oui effectivement nous sommes très loin du Hatha Yoga! Mais le Yoga est aussi un art de vivre passionné, une danse souple et spatiale en résonance avec les éléments environnants.
    Même sur une planche en léger mouvement, le « plastique » du matériaux n’est plus que conglomérat de lumière, la posture de l’arbre même si elle n’est tenue que 30 secondes, si le dos est libre de toute contrainte et porté par les lentes ondulations de l’eau, il ne subsiste plus que l’intensité du moment présent, la liberté initiale du monde enfin recouvrée…

    Pratiquer sur une planche qui vogue sur l’eau… pourquoi pas.
    A la rigueur, le sacrilège est de nommer la pratique! Le Yoga ne se nomme pas. Il se vit en toute circonstance.
    En méditation assis sur une branche en haut d’un arbre, le corps couvert de glaise en posture de l’arbre sur un grosse pierre arrondie au bord d’une rivière sublime(pour moi…), sur un tapis sur une surface plane (pour moi aussi…), allongé dans le lit avant l’endormissement initiatique, etc…

    L’entrée en résonance de la conscience individuelle avec la conscience universelle ne dépend d’aucune forme je crois… C’est peut-être ça le Yoga, tout court?

    Répondre

  7. 16 août 2016 @ 13 h 00 min Vincent

    Pour ma part je persiste et signe. On ne peut faire réellement du Yoga extériorisé et distrait sur un paddle qu’il faut tenir en équilibre.
    Si certains s’amusent avec ce genre de gymnastique, c’est très bien pour eux, mais jusqu’à maintenant aucun grand maître indien ne s’est adonné ou n’a enseigné ce genre de choses qui ne sont que pure invention occidentale. L’occidental qui cherche constamment à exploiter ou rendre ludique (pour exploiter) tout et n’importe quoi, jusqu’à parfois le vider de sa substance.

    Maintenant si quelqu’un est prêt à remettre en cause les grands maîtres ou les textes philosophiques du Yoga, ce n’est pas interdit, mais tout ceux qui l’ont fait n’ont, à ma connaissance, pas atteint un millionième d’équivalence des grands maîtres.

    Le Yoga doit être adapté aux personnes, ça c’est un fait, mais il est déjà parfaitement complet, donc il n’a pas à être dénaturé comme on le voit en occident par ce genre d’invention (dont ses promoteurs bien souvent en vivent, comme par hasard) car cela n’apporte rien de plus que les fruits classiques d’une pratique sportive et d’une vague relaxation pour occidental incapable, au final, de rester poser en méditation dans le silence et l’immobilité total pendant un long moment. Et le Yoga, c’est plus que cela.
    Mettre le mot Yoga à toutes les sauces est une insulte à cette merveilleuse discipline ancestrale.

    Il n’est pas non plus utile de préciser « qui sait mieux que les autres ce qu’est le Yoga » etc…, car là on parle tout de même de nombreux et longs siècles d’une discipline qui n’a jamais autant été dénaturé que ces 15 dernières années par des occidentaux qui, pire, ont contaminé certains indiens eux même !

    L’ouverture d’esprit et la tolérance envers ces inventions occidentales font que certains peuvent tirer des bénéfices de cela, et au fond tant mieux. Mais il ne faut surtout pas brandir cette même ouverture d’esprit et tolérance comme un moyen de légitimer des pratiques qui ne seront jamais du Yoga, et qui n’ont pas à en porter le nom.

    On n’est pas un pilote de formule 1 sous prétexte qu’on prend sa voiture tous les jours pour aller bosser.

    Répondre

  8. 21 août 2016 @ 17 h 01 min Denis Billo

    Je suis à 10000% d’accord avec vous Vincent !
    Notre monde aime le nouveau, le sensationnel alors il invente tout ce qu’il peut pour donner toujours plus de sensations et faire du Yoga un très bon business juteux !.
    Mais la posture essentielle du Yoga, le Lotus nous enseigne ce qu’est le Yoga, immobilité et silence, arrêt des pensées et allongement de la respiration jusqu’à sa disparition.
    Le pratyahara (la 5eme étape) qui est l’arrêt des sens vers l’extérieur apparaît dans le silence profond et Kevala Kumbaka, alors désolé je doute qu’on ne puisse pas dépasser la 3ème étape sur un paddle (la fumeuse posture) et encore, la posture est là pour préparer l’étape d’après qui est le pranayama, je doute que sur un paddle on puisse faire cela.
    Mais oui, le personnage va jubiler de sentir son pied sur une planche qui bouge, sentir le soleil, le parfum des huiles solaire et les jolies nanas en maillot de bain assurément un grand plaisir sensoriel très très loin de la plus simple démarche de Yoga, soyons un peu sérieux 2 minutes…

    Allez j’ose une note d’humour :
    « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. » (« Les Tontons Flingueurs »)

    Répondre

  9. 22 août 2016 @ 11 h 14 min Kaivalya

    J’adore le film « les Tontons flingueurs », de grands acteurs et un grand réalisateur. Dans le contexte de ce film, la phrase « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. » m’a fait bien rire. Maintenant je pense que si on n’ose pas bousculer les choses bien établie pas grand chose n’avance.

    En son temps Galilée a osé dire « la terre est ronde ». Il y a certainement plein de personnes de cette époque qui ont dit « quel con celui-là, dire que la terre est ronde, tout le monde sait bien que la terre est plate ». Il a été obligé de se rétracter sous peine de finir sur un bûcher.

    Heureusement qu’il y a des cons qui osent s’aventurer en dehors des sentiers battus, ce sont des chercheurs, ils font avancer dans tous les domaines.

    Dans l’univers tout est en permanence mouvement et changement. Perso je pense que rien n’est figé dans aucun domaine, c’est aussi le cas pour les croyances.

    Maintenant je n’irais pas faire ma méditation ou mon Yoga sur une planche de surf, mais si certains osent pourquoi pas.

    Osez, osez, osez et vous avancerez.

    Riez, riez, riez et vous évoluerez, car le rire c’est Divin. Comme c’est Divin, lorsqu’on rit (sans ce moquer) ça s’entend jusqu’au fin fond de l’univers.

    Répondre

  10. 22 août 2016 @ 19 h 09 min Denis Billo

    Haa oui, ce pauvre Patanjali avait une idée fausse du Yoga, assurément comparable à l’idée que la terre est plate et effectivement faire du Yoga sur un paddle est une très grande recherche dans le Yoga, tout est parfait, merci !

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  11. 22 août 2016 @ 21 h 26 min nagesh

    Oui mais n’avez-vous pas remarqué qu’elle pointe son pied vers le Seigneur Shiva ? çà vous a échappé ?

    Répondre

    • 22 août 2016 @ 23 h 02 min Kaivalya

      Mais oui Nagesh, idiot que je suis, ça m’a complètement échappé.

      « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt »

      Proverbe chinois.

      Répondre

  12. Yoganova

    23 août 2016 @ 10 h 50 min Yoganova

    Bonjour tout le monde. Nos amis américains jamais a court d’une idée mercantile viennent de créer une énième discipline, le « broga ». Non ce n’est pas la rencontre du bromure et du yoga mais celle, révolutionnaire, de la musculation et de notre discipline préférée. Apparemment c’est pour attirer la clientèle masculine….On n’arrête pas le progrès… 😉

    http://www.lapresse.ca/vivre/201607/31/01-5006105-le-broga-nouvelle-forme-de-yoga-a-la-mode.php

    Répondre

    • 23 août 2016 @ 12 h 27 min Denis Billo

      Enfin !
      La créativité tout azimute à fini aussi par dénaturée le nom du Yoga, c’est heureux de lire « broga » le marketing va créer plein de noms tout aussi « débiles » mais voila que peut-être l’incendie va passer et le Yoga va redevenir ce qu’il a toujours été, silence immobilité dans la pénombre…

      Répondre

    • 23 août 2016 @ 13 h 05 min Kaivalya

      Je ne connais pas ces personnes ni leur but donc je vais m’abstenir de juger.

      L’Ayurveda , médecine indienne millénaire reconnue par l’OMS utilise entre autres le Yoga pour maintenir et entretenir sa santé. Selon l’ayurveda une activité de type aérobic est conseillée en complément du Yoga et selon sa constitution (Dosha), ex :danse, marche, courtes randonnées, cyclisme, etc…, mais modérément.

      Ça dépend ce que l’on cherche, si c’est un but de santé, avoir une activité physique modérée comme indiquée ci-dessus contribuera en complément du Yoga à garder le système cardio-vasculaire en bonne santé et une bonne masse musculaire. Selon l’ayurveda si nous ne faisons pas d’exercice nous perdons jusqu’à 10% de masse musculaire tous les 10 ans à partir de l’age de 30 ans.

      Répondre

      • 23 août 2016 @ 19 h 48 min nagesh

        Les yogis se moquent éperdument de tout ces conseils pour garder une masse musculaire; il n’y a qu’à voir les aspects frêles des yogis indiens pour comprendre où ils mettent l’emphase… Ils trouveraient bien étrange l’idée même de faire du vélo pour le plaisir..

        Répondre

        • 29 août 2016 @ 8 h 29 min Kaivalya

          Je n’ai pas remarqué ce que tu dis chez tous les Yogis indiens modernes. Sivananda, Satyananda, Pattabhi Jois, B.K.S. Iyengar, Yogananda avaient tous une belle corpulence bien au dessus de la moyenne occidentale. Je peux certainement te citer d’autres exemples. Les moines tibétain n’ont pas non plus que la peau sur les os, loin s’en faut.
          Peut-être veux-tu parler des sādhu, mais est-ce vraiment tous des Yogis ?

          Répondre

          • 30 août 2016 @ 10 h 19 min nagesh

            On ne les a jamais vu faire des asanas ou si peu les yogis que tu cites…
            Les Gurus d’ashram sont très bien nourris d’où leur corpulence..
            les sadhus ne sont pas tous des yogis certes..
            en tout cas les Indiens ne portent aucun intérêt aux loisirs à l’occidental,
            pas de fitness, pas de muscu, pas de vélo pour le plaisir…

          • 30 août 2016 @ 11 h 32 min Kaivalya

            Merci Nagesh pour tes réponses.


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.