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Le Tantra, la sexualité et l’extase

Aurélie Godefroy a rencontré Arouna Lipschitz, philosophe, écrivain et productrice pour la revue Questionde autour du thème du Tantra et de la sensualité.
Qu’est-ce que concrètement le tantrisme ?

Le Tantra est une voie du yoga qui utilise l’énergie sexuelle pour accélérer l’éveil spirituel d’aspirants au sang chaud. Tantra veut dire tisser. Cette voie enseigne comment tisser des fils entre notre corps spirituel et notre corps physique, entre notre conscience du « Tout » et nos sens. Concrètement, ce tissage entre spiritualité et sensualité utilise l’acte sexuel ou, pour le moins, le contact et la caresse, comme « outils » méditatifs. L’objectif étant d’atteindre l’état de félicité spirituelle au même titre que n’importe quel autre « outil » de méditation. Aujourd’hui, on parle plus d’extase des sens que de félicité spirituelle, mais le Tantra reste toujours une invitation à transcender une sexualité « ordinaire » tournée vers la satisfaction immédiate de nos besoins pulsionnels ou affectifs.

Comment s’extraire d’une sexualité « ordinaire » ?

Il faut commencer par ne plus avoir l’orgasme comme objectif de l’acte sexuel. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’orgasme dans l’approche tantrique, mais celui-ci devient une sorte d’effet secondaire de l’accumulation d’énergie sexuelle qui va se « dissiper » naturellement dans le corps, pas forcément comme l’atteinte d’un sommet (peak experience), mais comme un bain de détente extatique qui peut abreuver nos plus profonds creux et vallées corporelles.
Pour l’homme, cela implique un apprenti-sage de l’éjaculation et pour la femme un abandon du contrôle mental pour un plus grand abandon aux sensations et à ce qui vient. Pour les deux, il s’agit de sortir de l’idée de performance ou de savoir-faire pour s’engager de tout son savoir-être à un plaisir des sens ouvert à l’infini du frémissement jusqu’au frémissement corporel de l’être.

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C’est donc une forme de méditation ?

Oui, c’est une méditation sexuelle ou plutôt une pratique de la sexualité en état méditatif au sens où la conscience du temps ordinaire s’efface pour s’ouvrir à l’espace-temps du rythme du vivant : ça vient… ça s’en va… ça repart… mouvement infini de vagues sur lesquelles les corps se laissent porter sans attente spécifique, dans une danse sans passé, ni futur. Dans l’acte sexuel tantrique nous sommes invités, comme dans toute autre forme de méditation, à une présence totale au mouvement de la vie en cours qui passe par le souffle. Sauf que là, la caresse s’ajoute au souffle comme fil de tissage entre le divin et la matière.

Peut-on parler de femme tantrique ?

Autant qu’on peut parler d’homme tantrique… sauf que les femmes semblent plus douées que les hommes dans cette dimension de la spiritualité. C’est pourquoi, dans ce domaine, on parle beaucoup des femmes comme initiatrices des hommes… Mais de fait, homme ou femme, on peut se dire tantrique si on a choisi d’ajouter la dimension spirituelle à sa sexualité et le sens du sacré comme l’essence même de la danse des sens.

Comment, de manière pratique, devient-on tantrique ?

Je pense que la pratique de la pleine conscience corporelle est la plus appropriée pour apprivoiser en solo la lenteur. Dans la vie de tous les jours, l’appren-tissage du ralenti permet de ne pas subir la pression de l’adrénaline. Dans l’acte sexuel, il est essentiel : ralentir ses mouvements jusqu’à oser par moment l’immobilité pour mieux se mettre à l’écoute de la résonance jouissive des caresses dans tous nos corps est une pratique tantrique fondamentale. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le slow sex*. Mais paradoxalement, la lenteur permet aussi de mieux « chevaucher le tigre », de ne pas se laisser déborder par son homme ou sa femme sauvage intérieurs quant le rythme entre dans une phase de puissance plus proche du torrent que de la rivière. Cultiver la beauté sous toutes ses formes, apprendre à la goûter par tous ses sens : musique, peinture, poésie, nature, nourriture… prendre le temps de jouir des belles choses de notre existence et de savourer par tous les pores de sa peau la joie d’être vivant, la joie de vivre au sens littéral du terme, est aussi un grand accélérateur de notre dimension tantrique.

On imagine que le fait d’être à l’aise avec son corps est essentiel…

C’est évident, et cela revient à dire que le Tantra est une affaire sérieuse. Il demande un grand travail sur soi pour arriver à « juste » être son corps dans l’acte sexuel au lieu « d’avoir » un corps que l’on observe de l’extérieur. Cette compétence à habiter son corps demande de faire sauter tous les obstacles que l’on rencontre en chemin vers l’extase, et plus encore vers la félicité ! Et ça se fait petit à petit… Si on peut, par des pratiques tantriques, augmenter le plaisir, on ne peut pas faire l’économie de ce débouchage des canaux dans tous nos corps du « bas » : le corps émotionnel par rapport à l’enfant, la femme et l’homme blessés en nous, le corps mental par rapport à nos croyances sur la sexualité héritées de notre éducation, voire de notre lignée trans-générationnelle, sans compter le nettoyage pré-verbal de nos mémoires corporelles et cellulaires de notre corps physique. Devenir véritablement un homme ou une femme tantrique, c’est un vrai travail !

Comment certaines pratiques sexuelles peuvent-elles permettre l’éclosion d’états spirituels inédits ?

Parce que les pratiques tantriques stimulent la circulation énergétique, certains sens spirituels « frottés » par l’énergie sexuelle peuvent s’éveiller plus vite … Ultimement on parle d’éveil de la Kundalini, du « serpent », symbole de l’énergie sexuelle lové dans notre chakra racine qui monte le long des chakras jusque dans la tête. Ce n’est vraiment pas un cadeau lorsque cela arrive inopinément … c’est même bien dangereux. Si on vise cela, on a intérêt, pour ne pas perdre les pédales ou la tête, à être sérieusement accompagné par un maître tantrique chevronné ! Mais sans en arriver là, il peut y avoir dans cette pratique des « coups » d’énergie qui provoquent des flashs de vision, d’intuition, de prémonition etc… C’est ce qui donne à certains l’illusion d’être spirituellement « arrivés » en confondant spiritualité et pouvoirs en tout genre. D’autres peuvent devenir accros à ces états de conscience altérés au point de perdre contact avec la réalité. Mais ce qui reste sûr, c’est qu’affiner sa conscience corporelle dope l’esprit. En cela, le Tantra est bien un grand accélérateur spirituel.

Qu’en est-il de votre propre expérience de femme tantrique ?

Pour la partie passée du travail, j’en ai témoigné dans les trois récits autobiographiques de mon voyage initiatique de femme moderne *. En résumé, moi j’ai commencé par le haut, par l’éveil spirituel et j’ai eu des difficultés ensuite pour incarner ma spiritualité dans le corps. J’ai appris en chemin à guérir de ce que j’appelle « la nostalgie de l’ailleurs ». Par chance, en chemin, mon côté mystique m’a aidée à retrouver plus facilement la familiarité organique que j’ai avec le Tantra. Pendant longtemps, la sexualité est devenue pour moi un espace d’éprouvement mystique : la capacité de repousser les frontières de mon corps pour laisser plus d’âme, plus d’infini entrer en mouvement pendant l’acte sexuel… J’ai probablement initié mes partenaires à cette jouissive pénétration et dilatation d’âme… oui mais ! « Après l’extase, la lessive », pour reprendre le titre du livre de Jack Kornfield, et dans le quotidien l’âme perd vite de la hauteur… J’ai fini par comprendre, et surtout par accepter que si on veut vivre le Tantra en couple, et pas juste comme un exercice, une pratique de stage ou une expérience sexualo-spirituelle momentanément partagée, il faut penser la jouissance bien au-delà d’une satisfaction amplifiée du plaisir physique. Il faut la penser à partir de notre désir de relation amoureuse, voire du désir d’incarner l’Amour dans ce qu’on peut appeler, faute de meilleur mot, un grand amour : un amour humain durable dans une félicité nourrie d’extase d’âme jusque dans le corps. Et là, une pratique spirituelle ou mystique dans l’acte sexuel ne suffit pas. Il faut apprendre à passer de l’acte sexuel à une relation sexuelle. La Voie de l’amoureux que j’enseigne aujourd’hui est en quelque sorte une voie de Tantra relationnel : apprendre en plus du tissage personnel entre son corps physique et son corps spirituel à tisser un lien entre le fil de soi et le fil de l’autre, sans faire des sacs de nœuds ! Et là, je préfère parler de sexualité sacrée plutôt que de tantrisme, car le cœur y participe. Tisser l’énergie-cœur dans le tissage corps-esprit est ma présente aventure tantrique…

Source de l’article

Et vous qu’en pensez-vous ?  Faites nous en part dans les commentaires. 



'Le Tantra, la sexualité et l’extase' have 8 comments

  1. 16 octobre 2016 @ 10 h 39 min Denis Billo

    Je viens de finir l’excellent livre « L’Aube du Tantra » de C. Trungpa et à mon grand étonnement je n’ai pas trouvé une seule ligne qui parle de relation sexuelle dedans ?
    J’aurai aimé voir combien dans le Tantra réellement on cherche l’ouverture de l’âme à travers le sexe et l’orgasme, mais force est de constater que la chose ne soit pas si présente que ça dans les tantras et que la dérive occidentale à peine sortie de presque 2000 ans de puritanisme Chrétien se soit engouffrée dans tout et surtout son contraire…
    J’ai aussi étudié le Vijana Bhairava Tantra, et là aussi sur 112 techniques de méditations on n’en trouve qu’une qui nous parle de la zone de « poison » qui arrive après l’acte et qui est une zone apaisée est propice à une état de méditation quand le pratiquant a fait un gros, très gros travail, sur ses énergies (cf les prérequis des 112 méditations au début du livre), mais finalement absolument rien sur l’acte lui même, la jouissance, l’orgasme…
    Le tissage qui est le « tan » de « tantra » est bien plus qu’une simple idée de tisser des liens entre amoureux, on le retrouve dans tanmatra, les capacités potentielles énergétiques de perception qui peuvent nous mettre en relation avec bien plus que le corps et le plaisir de l’autre…
    Il y a la vision Kaula, qui utilise bien l’acte sexuel dans des initiations, mais alors là si vous voulez être initié à la chose il faudra travailler beaucoup, même énormément et il semble que nous sommes très très loin d’une vision sexuelle débridée » et « épanouissante » dans l’amour du couple, le rituel dur des mois et les « amants » ne se touchent qu’a la fin… »

    Alors pourquoi chercher dans des choses « exotiques » une sorte d’excuse à vivre de belles choses entre adultes consentants, pourquoi parler de « pleine conscience » quand déjà personne ne sait vraiment ce qu’est la conscience et n’en a eu aucune expérience sans compter que le tantrisme est un chemin qui se transmet dans le meilleur des cas de maître à disciple par des initiations concrètes qualifiées et quantifiées dans une lignée traditionnelle…

    Oui bien sur il faut vendre, séduire, et être original, alors on prend un peu tout ce qui existe, ce qui excite, et cela donne l’eau à la bouche à plein de gens et la monde tourne ainsi…

    Mais la dernière phrase semble tout dire : « La Voie de l’amoureux que j’enseigne aujourd’hui est en quelque sorte une voie de Tantra relationnel : », en quelque sorte…

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    • 11 avril 2017 @ 15 h 54 min Daniel

      Bonjour Denis

      Thème : aimer :

      « On peut se dire tantrique si on a choisi d’ajouter la dimension spirituelle à sa sexualité et le sens du sacré comme l’essence même de la danse des sens. »

      « en chemin vers l’extase »
      « Devenir véritablement un homme ou une femme tantrique, c’est un vrai travail ! »
      « J’ai probablement initié mes partenaires à cette jouissive pénétration et dilatation d’âme »

      Aimer : aimer qui , quoi , que saisir enfin se dit l’ego ??
      Ne pas confondre aimer et Amour (sans saisie) !!

      Lisons d’abord ce que nous en dit Arthur Avalon

      Le Hatha -Yoga ou l’éloge du corps

      « Le corps humain avec toutes ses valeurs et ses possibilités a acquis dans le tantrisme une importance grandissante une place tout à fait essentielle d’ailleurs jamais atteinte auparavant dans l’histoire de l’inde.
      Les pratiques du Yoga ont intéressé les auteurs de ce mouvement spirituel qui recherchaient une nouvelle façon de vivre dans l’expérience totale de la vie, la
      non-dualité le retour à l’unité par la libération.
      Certaines techniques yoguique ont ainsi subit tout spécialement cette influence donnant lieu à une synthèse structurée que l’on retrouve sous le nom de Hatha-Yoga.
      C’est en lui que la doctrine de la physiologie mystique trouve son plein épanouissement.
      C’est par lui que l’on continue à affirmer que le corps transformé en corps divin par la maîtrise et la volonté du yogi est l’instrument le plus sûr et le plus accompli que l’homme ait à sa disposition pour partager la condition divine de non – dualité, conception très archaïque pré-védique qui trouve son plein épanouissement dans le Hatha-Yoga tantrique.

      « Le Hatha Yoga comprend les Sâdhanâ (méthodes prescrites d’exercices et de pratiques) qui se rapportent principalement au corps grossier (Sthûla Sharira).
      Comme celui-ci est relié au corps supra physique ou corps subtil (Sûksma Sharira), dont il est l’enveloppe extérieure, la maîtrise du corps grossier s’étend au corps subtil, avec son intellect, ses sentiments et ses passions.
      En fait c’est la destination précise du Sthûla Sharira de permettre au Sûksma Sharira d’accomplir le karma qu’il s’est attiré. Le premier étant construit en conformité avec la nature du second, et les deux étant unis et inter -dépendants, il s’ensuit que toute opération accomplie dans et sur le corps grossier affecte le corps subtil.
      Les méthodes physiques de ce Yoga ont été prescrites pour des tempéraments particuliers afin que le corps physique étant d’abord maîtrisé , le corps subtil avec ses fonctions mentales puisse être maîtrisé aussi « .
      Réf. :Arthur Avalon la Puissance du Serpent p 193

      « Le corps transformé en corps divin » « pour partager la condition divine de non – dualité »

      Si je comprends bien il s’agit d’une enstase (1)

      Note 1 : » État contraire à l’extase (2) provoqué par certaines drogues (3)

      2 : Extase Ravissement d’esprit qui,parune contemplation intense, transporte un être hors de la vie des sens.

      Figuré : Vive admiration, plaisir extrême qui absorbe tout autre sentiment.
      Il la couvrait avidement de caresses, murmurait les mots d’amour les plus doux, et tous deux se perdaient dans une extase furieuse et passionnée. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940) »
      Réf : https://fr.wiktionary.org/wiki/extase

      Note 3 : « certaines drogues » : l’extase serait-elle une drogue, une addiction ??? « hors de la vie des sens » .

      Il me semble qu’« on » est passé de l’enstase à l’extase encore un retournement , une inversion des valeurs du Kali-Yuga

      Arthur Avalon ne parle pas de « jouissive pénétration  » !!!

      Denis nous dit très justement à ce propos : « Je viens de finir l’excellent livre « L’Aube du Tantra » de C. Trungpa et à mon grand étonnement je n’ai pas trouvé une seule ligne qui parle de relation sexuelle dedans ? »

      Humour :

      Ah zut , je n’ai pas trouvé la fameuse page qui parle enfin de relations sexuelles « à l’orientale » !! ;
      Mais enfin regarde dans le Kama Sutra !! tu vas peut être trouver ce que tu cherches, arrête de me casser les pieds à ce sujet .

      Et pour conclure : « Oui bien sur il faut vendre, séduire, et être original, alors on prend un peu tout ce qui existe, ce qui excite, et cela donne l’eau à la bouche à plein de gens et la monde tourne ainsi… »

      Bien lire et méditer l’excellent commentaire de Denis

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  2. 16 octobre 2016 @ 13 h 57 min Kaivalya

    Bonjour a tous,

    Étant d’une tradition tantrique je suis globalement d’accord avec ce que dit Denis. A aucun moment de mon initiation il n’a été question de sexe comme pratique de réalisation spirituelle. Au plus il m’a été indiqué que selon le Tantra la sexualité n’est pas un obstacle à la réalisation. Pour ma part je me suis simplement efforcé lors de mes relations sexuelles d’avoir un esprit « Yoga », c’est à dire de penser d’abord au plaisir de ma partenaire avant le mien, le plus grand plaisir étant pour moi de faire plaisir aux autres.

    Ci-dessous une traduction d’une définition du Tantra selon ma tradition :

    Début de citation
    Tantra est un mot générique qui couvre une vaste gamme d’enseignements pratiques conduisant à l’expansion de la conscience humaine et la libération de l’énergie primaire (Kundalini). Le principe unificateur derrière les divers systèmes de tantra est que le monde matériel et ses expériences peuvent être utilisés pour atteindre l’illumination.

    De nombreux mouvements aujourd’hui décrivent le tantra que comme des pratiques sexuelles plus prometteuses et de meilleurs orgasmes, augmentation de l’endurance et de l’extase, mais cela est une vue peu profonde et dérisoire de la tradition tantrique. Le vrai Tantra vise à éveiller Kundalini, la force potentielle endormie dans la personnalité humaine.

    Bien qu’il existe de nombreuses branches du Tantra, les pratiques communes à tous les systèmes menant à l’éveil transcendantal sont les mantras (ensembles de vibrations à travers des sons), yantras (symboles de concentration pour libérer la conscience), chakras (réalisation de centres psychiques), mandalas (perception du macrocosme dans le microcosme), tapasya (pratiques d’auto-purification), Raja Yoga (yoga intégral), pranayama (pratiques de respirations yogiques), abandon de soi, shaktipat (transmission de l’énergie) et initiations tantriques (un processus intégrant l’ensemble de ce qui précède communiqué par un maître qualifié à un disciple digne).

    Le Tantra prône un mode de vie qui intègre les facultés de l’intelligence et du cœur. Les facultés de l’intelligence sont la discrimination et la concentration, et celles du cœur voient l’invisible, ayant des aperçus de la conscience transcendantale ou cosmique au-delà de la matière.
    Fin de citation

    Répondre

  3. 16 octobre 2016 @ 15 h 07 min Indhra

    Pas de différence entre ‘énergie’ spirituelle et sexuelle… Relire Thérèse d’Avila ! C’est exactement la même chose ! Ceux, celles, qui séparent encore les deux sont vraiment des schizophrènes… Mais combien de ‘pseudo yoginis tantriques’ à la mode sont capables de maîtriser et sensibiliser leur vagin ? trop occupées à méditer et à se contorsionner des heures et des heures… ? Autant que la maîtrise du souffle pour les hommes et donc du petit orgasme égoïste, le dépassement de l’orgasme féminin est essentiel si les femmes ne veulent pas rester des sangsues passives et amorphes… Devenir une initiatrice inspirante, c’est un art !

    Répondre

  4. 21 octobre 2016 @ 11 h 32 min Khavan

    Ceux qui utilisent le sexe sont sur le tantra de la main gauche. Au mieux, cela les mets en contact avec l’astral, mais ils n’iront pas plus loin. Le sexe est une activité du corps comme une autre mais croire trouver l’éveil pas son biais, est une profonde erreur. Donc évitons de diaboliser cette activité sensuelle mais n’y mettons pas trop de choses et trop d’attentes non plus car l’orgasme sera toujours le point final de la fête ! Et évitons également les culpabilisations lancinantes qui hantent les puristes de la chasteté; c’est juste une distraction du corps mais qui doit malgré tout être bien dirigée et dominée afin que cela ne mène pas vers des chemins de perditions…

    Répondre

    • 11 avril 2017 @ 17 h 03 min Daniel

      Bonjour Khavan :

      « Ceux qui utilisent le sexe sont sur le tantra de la main gauche. Au mieux, cela les mets en contact avec l’astral, mais ils n’iront pas plus loin. «

      Exactement , cette fameuse voie de gauche apparament si facile , voir à ce sujet : les tableaux : le choix d’Herakès :

      Réf : http://tirages-de-tarot.over-blog.com/article-l-amoureux-ou-le-choix-d-hercule-75715485.html

      Même symbolisme dans l’Arcane VI : l’Amoureux

      « Du point de vue symbolique, la voie de la main droite est assimilée au bien et celle de gauche au mal, ce qui donne également une opposition entre magie blanche (main droite) et magie noire (main gauche). »

      Réf . https://fr.wikipedia.org/wiki/Voie_de_la_main_gauche_et_voie_de_la_main_droite

      Nous retrouvons de nouveau les deux voies : Voie de Droite et voie de gauche relatives au symbolisme de l’Y .
      La voie de la main gauche : « Cela les mets en contact avec l’astral »
      Je ne savais pas cela et j’en ai la chair de poule , très dangereux l’astral, surtout le bas astral avec toutes ces « entités » qui y trainent et qui cherchent un moyen de se coller au corps subtil des « inconscients » qui y pénètrent sans les protections
      adéquates , si je ne me trompe pas .

      Répondre

  5. 24 octobre 2016 @ 23 h 06 min Prapatti

    Je remercie les personnes qui ont fait les deux premiers commentaires. Cela m’éclaire énormément. Est-ce que vous auriez d’autres suggestions de lectures ? Je suis fascinée par cette art du tantrisme.

    Répondre

    • 25 octobre 2016 @ 13 h 43 min Kaivalya

      Il n’y a pas de quoi. Tu peux lire aussi « Méditations Tantriques » aux éditions Satyanandashram.

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.