Kung-fu sexuel

Le Tao et l’art du « kung-fu sexuel »

«Tout homme qui s’unit corporellement avec une femme éprouve d’abord du plaisir et ensuite de l’amertume : lorsque la semence est écoulée, le corps est las et l’esprit abattu. Il en est tout autrement quand l’adepte cause la réunion de l’esprit et de l’énergie… »
Serait-ce possible alors ?
Ce graal dont parle le fameux Mystère de la fleur d’or, traité alchimique chinois taoïste, est-il à notre portée ?
La voie taoïste peut-elle nous élever au-delà de la sexualité ordinaire et même libérer en nous une énergie insoupçonnée ?
Visite guidée au cœur du sexe sacré.

De récentes études1 constatent que les personnes qui font l’amour régulièrement (trois fois par semaine) vivent plus longtemps. Non seulement la bagatelle ne serait pas néfaste pour le cœur, mais, bien au contraire, elle protégerait des maladies cardiovasculaires, et même de certains cancers. Bref, après la découverte
du Viagra®, la médecine occidentale nous annonce comme un scoop que faire l’amour, c’est bon pour la santé ! En Asie, les textes anciens mentionnent déjà la sexualité comme « tactique anti-âge » pour maintenir la vitalité et prolonger la longévité.

La différence est de taille : 3 000 ans de recul et surtout une « méthodologie » éprouvée qui demande simplement de laisser tomber ses préjugés, d’y mettre du sien et surtout du « soi ».
 

L’énergie sexuelle, c’est quoi ?

 
En Occident, on pense « libido » (désir en latin) et forcément aux travaux de Sigmund Freud qui l’a théorisée comme étant le substrat énergétique, moteur et dualiste, source de toutes pathologies. Qui peut, certes, se sublimer, mais dont l’essence toujours sexuelle percute le désir de vie et de mort de plein front. Dans la culture judéochrétienne, cet élan vital semble vécu, perçu, analysé et décortiqué plutôt comme un problème.
En Asie, la perception est différente. La source de vie, appelée jing, est considérée comme l’énergie la plus noble qui soit ; elle alimente, accompagne et préside à toutes les transformations tout au long de la vie, pour grandir (adolescence et maturation sexuelle), vieillir puis mourir (épuisement du jing). Le jing est reçu en héritage de ses deux parents (composante transgénérationnelle ou génétique) et s’épuise avec le temps en fonction de ce que l’on en fait. Aussi, pour que dure longtemps ce « capital vie », mieux vaut en prendre soin, ne pas le gaspiller. Voire l’auto-régénérer. Et c’est bien ce que proposent la médecine chinoise avec toute la démarche yang shen et le
taoïsme avec l’alchimie interne.
 

L’acte sexuel est-il fatigant ?

 
Question de taille longuement controversée que se posent à chaque veille de match les sportifs de haut niveau : l’acte sexuel puise-t-il dans l’énergie vitale ? Si le sentiment amoureux donne des ailes, l’acte sexuel
en lui-même peut être ressenti comme éprouvant physiquement…

D’autant plus qu’on avance en âge. D’ailleurs, spontanément, le nombre de rapports
sexuels diminue souvent avec l’âge.
Est-ce une question de désir qui s’émousse ou d’une vitalité qui diminue, ou tout cela se mélange-t-il dans la marmite de l’essence de vie qui bouillonne moins fort ? L’Occident, pour sa part, compte en nombre de calories, soit 150 kcal pour un rapport de d’environ 12 minutes (la moyenne européenne chrono en main) ou, en équivalent sport, une petite centaine de marches d’escalier montées plus ou moins frénétiquement.
Pour les Chinois, le boulier est différent.
Ils considèrent que l’éjaculation est une source de déperdition du jing, cette énergie vitale si précieuse qu’il ne faut pas la dilapider outre mesure sous peine d’avoir une petite mine le matin.
Les Chinois préconisent donc d’économiser la semence lors des rapports sexuels.
Mais aussi de faire durer le plaisir. Un casse-tête pas si chinois que cela, puisque bon nombre des techniques ont été reprises par des sexologues tout à fait occidentaux pour traiter les soucis d’éjaculation précoce.
 

Orgasme ou extase ?

 
La question taraude surtout les hommes ! Renoncer à l’éjaculation ne leur semble ni facile ni enviable, quant à l’extase… faut voir.
Dans la vision chinoise taoïste, la sexualité est comprise comme un tout où corps et esprit ne font qu’un, mais sans oublier le lien entre les deux : le cœur.
Le concept ne se limite ni à l’organe en tant que pompe mécanique, ni à ce qu’on appelle les sentiments.
« En effet il y a trois dan tian2, qu’on peut assimiler à des centrales énergétiques : le dan tian inférieur (correspondant au bas-ventre), le moyen (la poitrine) et le supérieur (le cerveau), explique Joanna Adamus,thérapeute et praticienne en médecine traditionnelle chinoise.
Dans une démarche, sexo-énergétique, dirons-nous, l’énergie sexuelle (aussi appelée énergie vitale), qui a son siège dans le dan tian inférieur, se sublime en un qi plus fluide, moins matériel et plus subtil dans la région moyenne, puis se transforme en shen, qui est ni plus ni moins que l’esprit ou la conscience pure, au niveau
supérieur. Cette dernière venant réalimenter l’énergie vitale dans une sorte de mouvement perpétuel de l’énergie. La pensée chinoise est difficile à traduire et les mots sont parfois trompeurs.
En fait, il n’y a pas d’échelle de valeur, simplement une circulation, une transformation des flux qui nous anime,
qui nous habite, qui s’effectue donc naturellement…
Quand il n’y a pas de blocage ! Il est courant dans nos sociétés de constater souvent chez les hommes et aussi chez
les femmes, un “oubli” du centre du cœur qui comme une fleur ouvre sur soi et sur l’autre dans la relation sexuelle.Dans ce cas, on est comme coupé en deux dans sa sexualité. »

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Ésotérique ou bien physique ?

De nombreux travaux scientifiques très récents vont justement dans le sens de cette libre circulation du
qi, et montrent des relations systémiques fortes entre le ventre, le cœur et le cerveau.
On vient, en effet, de découvrir que les intestins ne sont pas juste des tuyaux (on les qualifie même de deuxième cerveau), mais qu’ils produisent 80 % de l’immunité et communiquent en direct avec le cerveau via des neurotransmetteurs et le nerf vague (nerf pneumogastrique ou encore nerf cardio-pneumoentérique) qui, au passage, échange des informations avec le cœur. Ce dernier aussi « échange » avec le cerveau, qu’il peut influencer grâce à la variabilité cardiaque lorsqu’il se synchronise avec le système respiratoire sur une fréquence de résonance particulière (0,1 Hz) qu’on appelle la cohérence cardiaque. Sans entrer dans le détail, la physique ondulatoire
démontre que, lorsque le cœur résonne bien, le cerveau, lui, raisonne mieux, qu’il devient plus enclin à l’équanimité.
De là à parler d’ouverture de la conscience, il n’y a qu’un pas.
 

Jouissance plus ample

 
L’orgasme peut se dissocier de l’éjaculation. La bonne nouvelle : on peut même obtenir un plaisir et une jouissance
beaucoup plus amples… Pour l’homme, c’est la première prise de conscience pour faire évoluer la sexualité vers une
pratique énergétique. Mais il ne suffit pas de retarder ou d’interrompre l’acte sexuel (avant l’orgasme) pour régénérer l’énergie primordiale, il faut apprendre à utiliser les techniques qui permettent de ressourcer
et d’augmenter l’énergie jing en circulation au moment où l’on sent l’orgasme monter.
Les témoignages indiquent qu’on y vient surtout par deux biais :
quand la sexualité interroge ou parce qu’on a déjà mis en route une pratique énergé-tique (yoga, art martial, tai
chi, qi gong). Dans le deuxième cas, la démarche est plus facile, car elle s’effectue dans la continuité de la pratique énergétique.
 

Pour qui, pourquoi ?

 
Dans la réalité, et peut-être contrairement à ce qu’on pourrait penser, la sexualité à visée énergétique va toucher plutôt ceux qui ont une sexualité épanouie ou satisfaisante au sens entendu de la sexologie occidentale. C’est-
à-dire pas ou peu de tabous, du désir qui fonctionne bien, un plaisir qui vient bien et des orgasmes très honorables.
Alors pourquoi chercher plus loin ? Pressentirait-on qu’il y a du sacré et du divin qui se nichent derrière le plaisir ? Qu’on aurait entrevus, mais loupés dans le feu de l’action…
Est-ce cela, cette sensation de vide, d’absence, d’illusion brûlée qui rend l’homme si triste après l’amour, même quand il y a de l’amour. Et la femme est-elle simplement blessée de voir son homme si triste ?
Peut-être, c’est ce qui semble se dégager des témoignages qui nous disent tous que lorsque faire l’amour devient moins mécanique et sportif, que lorsqu’on s’implique dans une démarche énergétique incluant la sexualité, l’orgasme devient finalement très accessoire, tant ce que l’on ressent remplie et fait vibrer autrement.

 

Notes 1. Le professeur David Weeks, de l’hôpital d’Édimbourg, conclut, au terme d’une étude portant sur 3500 personnes de 18 à 102 ans, que « trois rapports sexuels par semaine permettent d’allonger la durée de vie de dix ans».
 2. Concept et localisation équivalents aux chakras.

Article paru dans le numéro 75 de la très bonne revue Nexus.

Pour aller plus loin , nous recommandons la lecture des livres de Mantak Chia sur l’art de cultiver l’énergie sexuelle.

Et vous qu’en pensez-vous ? Faites nous en part dans les commentaires.



'Le Tao et l’art du « kung-fu sexuel »' have 8 comments

  1. 11 janvier 2016 @ 15 h 04 min Nagesh

    Point de vue côté mâle:

    Je déconseille d’appuyer sur le périnée fortement pour ne pas éjaculer si l’orgasme arrive; certes on peut ne pas émettre de sperme, mais ce n’est pas naturel et sain pour l’organisme. De toute façon les spasmes arrivent et le sperme est dévié dans le corps ce qui n’est pas souhaitable.

    Pour le reste, la pratique seule nous fait prendre conscience que la rétention prolongée sans jouer avec l’instinct comme je disais au-dessus, est gage de dynamisme, de santé, etc, en fait les bienfaits sont tellement nombreux que l’on se demande bien pourquoi rechercher un plaisir qui dure si peu temps avec un prix si grand à payer en conséquence…

    C’est de toute évidence une discipline incontournable pour un yogi ou un Taoïste. Le refus de cette discipline entraîne à coup sûr une vie misérable avec maladies et mort prématurée.

    Répondre

    • 9 mars 2016 @ 10 h 24 min guillotin pascal

      Bonjour à tous et merci Na gesh de cet éclairage ! Je pratique avec bonheur la rétention prolongé sans autre manipulation que celle de celles la gestion énergétique du temps et du mouvement mais je n’arrive pas à m’affranchir d cette douleur qui survient après un long amour ! As tu un éclairage sur cet aspect ??

      merci pascal

      Répondre

      • Yoganova

        9 mars 2016 @ 10 h 36 min Yoganova

        Bonjour Pascal, je me permet de répondre mais je suis sur que Naguesh apportera aussi son éclairage.
        La douleur dont vous parler se situe elle au niveau des testicules ? Si oui, c’est le syndrome que les anglais appellent joliment « blue balls ».
        C’est un effet relativement courant chez les personnes qui pratiquent la rétention depuis une date relativement récente. Il ne faut pas s’alarmer, cela passe avec le temps. Un bon truc est d’aller à la douche et de passer toute la région entourant le lingam ainsi que les testicules sous l’eau bien fraîche pendant une minute…Bonne pratique Pascal !

        Répondre

        • 9 mars 2016 @ 21 h 06 min guillotin pascal

          Grand merci …. C’est bon de sentir l’appui d’une communauté sur ces sujets !

          Répondre

  2. 15 mars 2016 @ 22 h 22 min Hermès

    Bonjour,

    J’aimerais plus de renseignement sur le Tao-sex dans le but de satisfaire pleinement ma compagne, est-ce que quelqu’un maîtrise cette discipline et pourrait m’éclairer sur son apprentissage ?

    Répondre

  3. 9 mai 2016 @ 11 h 07 min Blandine

    sans oublier que l’homme qui comble sa compagne est celui qui sait l’écouter quand elle en a besoin, faire la vaisselle comme si cela lui était parfaitement naturel et des milliers d’autres choses qui le rendent très désirable.

    Répondre

  4. 9 juin 2016 @ 0 h 08 min Ulyssien

    « Je te fais cette promesse : le breuvage qu’elle a donné à Tristan, et qui lui a valu tant de malheurs depuis, je l’ai goûté aussi avec la reine Yseut que je vois ici ! Demandez-le-lui ! Si elle affirme que c’est un mensonge, alors j’ai fait un songe car j’ai rêvé toute la nuit ! Roi, tu ne sais pas tout encore. Regarde-moi attentivement : ne suis-je pas Tantris ? […]  »
    ( Extrait de LA FOLIE TRISTAN – Manuscrit de Berne)

    Répondre

  5. 9 juin 2016 @ 13 h 56 min camillerousselle1983

    Je vous conseille un livre qui explique cela avec joie et léègerte intitilé le TAO de l’art d’aimer

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.