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Le Yoga moderne est il vraiment authentique ?

Il y a deux ans, la parution du livre de Marc Singleton aux USA à fait l’effet d’une bombe dans le petit monde du Yoga Yankee. Dans « Yoga Body:The origins of modern postures practice » l’auteur rend compte de sa longue recherche sur les origines du Hatha-Yoga moderne. Ses conclusions peuvent paraître provocatrices, mais le sérieux du personnage et les nombreuses preuves avancées dans son essai ne laisse plus l’ombre d’un doute:  les formes modernes de Yoga comme le Asthanga, le Iyengar et le Bikram par exemple, bien loin  d’être des formes traditionnelles seraient en fait, le fruit de la rencontre entre la culture physique Occidentale et la tradition Indienne. Marc Singleton nous explique d’ailleurs où et comment s’est effectuée cette rencontre: en Inde au début du siècle.
Ces arguments sont sourcés et la démonstration si magistrale que nombre d’écoles américaines ont du, bon gré mal gré, effectuer une révision toujours douloureuse sur l’origine de leur tradition et de leur lignée.

Il nous semble que ce travail n’a pas encore traversé l’Atlantique et reste méconnu dans notre pays, c’est pourquoi nous avons décidé de traduire un court texte de Marc Singleton qui résume sa découverte. Néanmoins celles et ceux qui voudraient en savoir  plus devraient se procurer son livre, pour l’instant seulement disponible dans la langue de Shakespeare.

Voici un court extrait du livre de Marc Singleton

« La lumière du soleil pâle d’hiver brillait à travers les hautes fenêtres de la bibliothèque de l’Université de Cambridge, éclairant la couverture sombre d’un livre. Dans le hall plein d’étudiants silencieux,  je l’ouvris et parcouru les pages remplies d’images d’hommes et de femmes dans des positions familières. Celle ci était la pose du guerrier; il y avait là la pose du chien assis. À cette page, Utthita Padangusthasana; aux pages suivantes le Poirier, l’Équilibre, Supta Virasana et tout ce que vous  pourriez vous attendre à trouver dans un manuel de yoga.

Pourtant l’auteur du livre n’avait pas été en Inde et n’avait jamais reçu d’enseignement sur les Asanas et son système, avec son format, ses « blocages » abdominaux  et ses sauts dynamiques dans  des positions familières, ressemblaient étrangement au système de yoga Vinyasa que je connaissais si bien.
Le livre était en fait un traité de gymnastique du début du 20éme siécle ce qui aiguisa ma curiosité et me mena à faire des recherches plus approfondies. J’appris que ce système était une ramification d’une tradition de gymnastique scandinave du XIXe siècle, qui avait révolutionné la façon dont les Européens la pratiquait.
Des systèmes basés sur le même modèle scandinave sont ensuite apparus partout dans l’Europe, et sont devenus la référence pour l’entrainement physique des armées, des marins et de nombreuses écoles. Ces systèmes ont fait leur chemin jusqu’en Inde. Dans les années 1920, selon une enquête effectuée  par le YMCA indien, la « Primitive Gymnastic
 » était une des formes les plus populaires  dans le sous-continent, la seconde était la gymnastique suédoise originale développée par P.H. Bruyère. Ce fut à ce  moment-là que l’embarras me gagna.

Alors ancien ou moderne?

Ce n’était pas ce que mes professeurs de yoga m’avaient enseigné. Au contraire, le Hatha Yoga est généralement présenté comme une pratique datant de milliers d’années, provenant des Vedas, les plus vieux textes religieux  Hindous et non pas comme un  hybride de tradition indienne et de gymnastique européenne. L’histoire était clairement plus compliquée que ce que l’on m’ en avait dit .
Mes fondations étaient sérieusement secouées, c’est le moins qu’on puisse dire. Si je ne participais pas à une tradition antique et vénérable, alors que faisais je exactement ? J’étais soit l’héritier d’une pratique de yoga authentique, où  le criminel inconscient d’une fraude globale!

J’ai passé les quatre années suivantes à faire des recherches fiévreuses dans les bibliothèques en Angleterre, aux États-Unis et en Inde, cherchant des indices sur l’origine du Yoga tel-que nous le connaissons.  J’ai consulté des centaines de manuels de yoga et des milliers des pages de magazines. J’ai étudié les traditions « classiques » du Yoga, particulièrement du Hatha-yoga. J’ai lu les  commentaires des sutras du Yoga de Patanjali; les Upanishads et plus tard les tardives « Yoga Upanishads« ; les textes du Yoga médiéval  comme les Goraksasataka, Hatha Yoga Pradipika  et les textes des traditions Tantriques, qui tous seraient à  l’origine du Hatha-Yoga.
En fouillant ces textes primordiaux, il est devenu évident que les Asanas ne faisaient pas parti des éléments fondamentaux des anciennes traditions yogiques. Les positions comme celles que nous connaissons aujourd’hui font parti des pratiques mineures  (particulièrement dans le Hatha-yoga), mais n’en étaient sûrement pas la composante principale. Ils étaient subalternes à d’autres pratiques comme le Pranayama (l’expansion de l’énergie vitale au moyen du souffle), Dharana ( concentration des facultés mentales)et le travail sur le Nada (le son).
Ni le bien-être ni la santé par le  fitness n’étaient leur but principal. Pour celà il faudra attendre l’explosion soudaine de l’intérêt pour le Yoga dans les années 20 et 30, d’abord en Inde puis en Occident.
Quand les Asanas sont venus à l’Ouest!

Le yoga commença à gagner de la popularité à l’Ouest à la fin du 19ème siècle. Mais c’était un yoga profondément influencé par les idées spirituelles et religieuses Occidentales, représentant à bien des égards un changement radical par rapport au Yoga populaire de l’Inde.  La première vague « de yogis d’exportation »  dirigée par Swami Vivekananda, a en grande partie ignoré les Asanas et  se concentra au lieu de cela sur le Pranayama, la Méditation et la pensée positive. Swami Vivekananda, très instruit et parlant anglais arriva sur les rivages américains en 1893 et eut un succès instantané auprès de la haute société de la Côte Est. Bien qu’il ait  enseigné quelques postures, Vivekananda  rejeta publiquement le Hatha-yoga en général et les Asanas en particulier.
Ceux qui sont venus de l’Inde aux États-Unis dans son sillage, ont souvent été enclins à répéter les jugements de Vivekananda . Ceci est en partie dû aux vieux préjugés des Indiens de caste supérieure comme Vivekananda contre les yogis, les « fakirs » et les mendiants de basse caste, qui s’exhibaient pour de l’argent dans les poses les plus étonnantes, mais aussi aux siècles d’hostilité et de raillerie dirigés vers ces groupes, par les colonialistes Occidentaux, les journalistes et les érudits Anglais. Ce n’est que dans  les années 1920 qu’une version expurgée des Asanas commença à prendre de l’importance et devient une des caractéristique clé d’un yoga 
d’influence occidentale mais venant de l’Inde.
Cette découverte éclaircit  quelques vieilles questions que je me posais. Au milieu des années 90, armé d’une copie de « Lumière sur le Yoga » , j’avais passé trois ans en Inde, beaucoup pratiqué  mais j’ avais été frappé par  la difficulté de trouver un enseignant compétent. J’ai suivi des classes et des ateliers partout en Inde auprès de professeurs célèbres où non, et ceux ci s’adressaient,presque exclusivement, aux « pèlerins » et  apprentis-yogis venus d’Occident. L’Inde n’était-elle pourtant  pas la Mère du yoga? Pourquoi n’y avait il pas plus d’Indiens pratiquant le Hatha-yoga ? Et pourquoi, malgré mes recherches, je ne pouvais pas trouver un seul tapis de yoga dans tout le pays?

Construire des corps fort et solides.

Comme je continuais à fouiller dans le passé récent du yoga, les pièces de l’énigme se sont lentement rassemblées, dévoilant une large partie du mystère: au début  du 20ème siècle, l’Inde à l’image du reste du monde fut saisie par une ferveur sans précédent pour la culture physique. Elle était d’ailleurs étroitement liée à la lutte pour l’indépendance nationale. En ce temps on pensait qu’en formant des  corps forts et sains on créerait une nation plus forte et cela améliorerait les chances de succès en cas d’une lutte violente contre les colonisateurs.
Une large variété de systèmes d’exercices physiques surgit alors, mêlant  les techniques Occidentales aux pratiques   de disciplines indiennes comme la Lutte. Souvent, le nom donné à ces disciplines prit le nom de  « Yoga ».
Quelques professeurs, comme Tiruka voyagèrent déguisés en gourous et enseignèrent  en secret le renforcement musculaires et les techniques de combat aux jeunes sympathisants de la cause nationale. Le but de Tiruka était de préparer le peuple pour un soulèvement contre les Anglais. En se déguisant comme un ascète religieux, il évitait d’éveiller les soupçons anglais!
D’autres professeurs, comme le nationaliste Manick Rao, créa une autre discipline mêlant la gymnastique occidentale, la musculation mêlées a des techniques Indiennes choisies pour le combat. L’étudiant le plus célèbre de Rao était Swami Kuvalayananda (1883-1966), le professeur de yoga le plus influent de son époque. Pendant les années 1920, Kuvalayananda, avec son rival et gurubhai (« frère de gourou ») le Sri Lankais Yogendra (1897-1989), mélangèrent asanas et systèmes de culture physique indiens avec les dernières techniques de gymnastique  Européennes et la Naturopathie.
Avec l’aide du gouvernement indien, leurs enseignements furent diffusés largement et les Asanas, reformulés en culture physique et thérapie gagnèrent rapidement une légitimité dont ils ne jouissaient pas auparavant. . Bien que Kuvalayananda et Yogendra soient en grande partie inconnus à l’Ouest, leur travail est en grande partie  la raison pour laquelle nous pratiquons le yoga de cette façon aujourd’hui.

De nouveaux asanas.

L’autre figure influente dans le développement de la pratique des asanas modernes dans l’ Inde du XXe siècle était, bien sûr, T. Krishnamacharya (1888-1989), qui a étudié à l’institut de Kuvalayananda au début des années 1930 et enseigna certains des professeurs de yoga les plus influents et les plus connus, comme B.K.S. Iyengar, K. Pattabhi Jois, Indra Devi et T.K.V. Desikachar.
Krishnamacharya était un fin connaisseur des enseignements traditionnels de l’Hindouisme, possédant des diplômes dans  les six darshanas ( systèmes philosophiques de l’Hindouisme orthodoxe) et dans l’Ayurveda. Mais il était aussi ouvert à la nouveauté et n’eut  pas peur d’innover, comme en témoigne les nouvelles formes de pratique  qu’il a développées pendant les années 1930.
Pendant son mandat comme  professeur de yoga sous le grand modernisateur et enthousiaste de culture physique Krishnarajendra Wodeyar, le maharadja de Mysore, Krishnamacharya formula une pratique d’ asanas dynamiques, destinée principalement à une jeunesse éprise de culture physique. C’était dans l’air du temps. C’était, tout comme le système de Kuvalayananda, un pot pourri culturel,un mariage du Hatha-yoga, d’exercices de lutte et de mouvements de gymnastique occidentale moderne
mais qui ne ressemblait en rien à ce que l’Inde avait connu sous le nom de Yoga.

Ces expériences se sont finalement développées en plusieurs branches dont un style qui devint fameux: leYoga Ashtanga Vinyasa,  et qui aura une influence énorme sur le développement du Yoga Américain principalement sous se formes, Asthanga, Vinyasa, Flow et  Power Yoga.

Ecole de Yoga de Krishnamacharya,ici debout sur le ventre d'un étudiant!

école de yoga  de Krishnamacharya.

 Il m’a très vite semblé clair que le Yoga que j’ai si longtemps pratiqué  venait, en fait, d’une tradition relativement moderne, avec des méthodes et des intentions différentes de celles  attribuées aux asanas.
Il suffit de lire  attentivement les traductions de textes comme le Hatha Tattva Kaumudi, le Gheranda Samhita, ou le Hatha Ratnavali, pour voir qu’une grande partie du yoga qui domine l’Amérique et l’Europe a aujourd’hui changé, presque au-delà de la reconnaissance, par rapport aux pratiques médiévales.
Les cadres philosophiques et ésotériques du Hatha-Yoga pré-moderne et le statut des asanas comme des postures  pour la méditation et le Pranayama, ont été vite mis sur la touche en faveur de systèmes mettant au premier plan les mouvement de gymnastique, la santé et le fitness et les préoccupations spirituelles de l’Ouest moderne. Mais cela fait-il du yoga que je pratique un yoga inauthentique?
Ce n’était pas une question anodine pour moi. Ma routine journalière,  pendant des années consistait à me lever avant l’aube, à pratiquer ensuite le yoga pour deux heures et demie et à rester assis toute la journée pour mes études sur  l’histoire du yoga et de sa philosophie. En fin de journée j’enseignais une classe de yoga, ou j’y assistais comme étudiant. Ma vie entière tournait autour du Yoga!

Je suis retourné à la bibliothèque. J’ai découvert que l’Ouest avait développé sa propre tradition de  postures de gymnastique longtemps avant l’arrivée des pionniers du Yoga comme B.K.S. Iyengar.
Une « gymnastique » souvent développée par et pour des femmes. Les américaines Cajzoran Ali et Genevieve Stebbins et des européennes comme la dublinoise Mollie Bagot Stack étaient les premières héritières du XXe siècle de ces traditions appelées « mouvement harmonique« . Plus tard les systèmes de yoga nouvellement arrivés et basés sur les asanas furent le plus souvent interprétés à travers le prisme de ses  « traditions » préexistantes.

Il n’y avait plus de doute dans mon esprit: les pratiquants du yoga moderne étaient bien plus les héritiers de leur arrières grand mères et de leur gymnastique harmonique que des yogis du Hatha-yoga médiéval. Et ces deux contextes étaient bien sûr très différents.

Entendons nous bien, ce n’est pas que les postures du yoga moderne viennent de la gymnastique Occidentale (bien que ceci puisse parfois être le cas). Mais alors que de nombreuses pratiques syncrétiques se développaient, elles se retrouvèrent interprétées à la lueur du mouvement harmonique Américain, de la gymnastique Danoise et plus largement de la culture physique occidentale. Ceci changea profondément la signification et le sens du Yoga et engendra  une toute nouvelle manière d’appréhender sa pratique . C’est cette « tradition » dont beaucoup d’entre nous ont hérité.

Gymnastique de la belle époque. un air de déjà vu ?

Gymnastique de la belle époque. Un air de déjà vu ?

Crise de doute!

Bien que je n’ai jamais cessé ma pratique quotidienne, j’éprouvais tout-de-même quelque chose similaire à  une crise de doute . Le terrain solide sur lequel ma pratique reposait: –Patanjali, les Upanishads, les Vedas– semblât s’écrouler quand je découvris que la vraie histoire de la « tradition du yoga » était bien différente de celle que l’on m’avait enseignée.Et si les origines traditionnelles invoquées par de nombreuses écoles se révèlent douteuses, cela fait-il d’elles des écoles illégitimes?
Au fil du temps, cependant, je finis par comprendre que se demander si une tradition était authentique ou non n’était pas la bonne question. Il serait facile de rejeter le Yoga moderne comme illégitime pour n’être pas  pleinement fidèle à l’ antique lignage. Mais cela serait faire fi de la grande capacité d’adaptation du Yoga au cours des millénaires.  Utiliser « l’authenticité« , comme une catégorie pour penser le yoga ne fonctionne pas, mais en dit en revanche, beaucoup sur nos insécurités modernes.

J’ai pensé que pour sortir de ce faux débat, il faudrait songer aux pratiques modernes comme à de jeunes greffes sur le grand arbre du Yoga. Nos pratiques ont évidemment des racines dans la tradition indienne, mais ce n’est pas toute l’histoire. Penser  au Yoga de cette façon, comme un arbre énorme et vénérable, aux nombreuses racines et branches n’est pas une trahison envers la tradition « authentique ».
Cela n’encourage pas non plus l’acceptation naïve de toutes les idioties qui se vendent sous le nom de Yoga. Au contraire! Cette façon de voir peut nous encourager à examiner nos pratiques et croyances plus étroitement et amener à la clarté nécessaire pour naviguer sur les mers agitées et trompeuses du marché contemporain du Yoga!

 Cela peut aussi changer le regard porté sur  notre pratique, nous invitant à vraiment prendre conscience de ce que nous faisons quand nous pratiquons le yoga et quel est son sens pour nous. Comme la pratique elle-même, cette connaissance peut nous révéler, à la fois, notre conditionnement ou notre vraie identité.

Au-delà de la simple histoire par simple amour de l’histoire, apprendre du passé récent du yoga nous donne un bon point de vue pour jauger notre relation à la tradition, antique et moderne. Mieux! C’est l’expression d’une vertu vraiment spirituelle et dont les temps modernes ont bien besoin: viveka  (« discernement » ou « jugement juste »). Il peut aussi nous guider d’une manière consciente et mature vers le Yoga du 3éme millénaire »

Texte traduit par nos soins, nous avons pris quelques libertés stylistiques tout-en essayant de ne pas en altérer le sens.

Le livre est disponible en suivant le lien suivant:
Yoga Body: The Origins of Modern Posture Practice



'Le Yoga moderne est il vraiment authentique ?' have 24 comments

  1. 3 février 2015 @ 9 h 37 min Eric carton

    bonjours,
    Pratiquant de hatha yoga, et enseignant, et aillant donner des cours dans un lieu proposant des yogas modernes, c’est de ces deux endroits que je vais réagir…en décrivant juste ce que j’ai vécu, vu entendu et senti….et finalement pensé.
    je ne connaissais rien de ces yoga modernes, ( je reviendrais plus loin sur cette terminologie…), un peu de iyengar( est ce un yoga moderne) un peu le yoga proposé par Sivananda ( tradition),et n’avait entendu que des choses venant des porteurs de traditions qui ne sont en générale pas très élogieuse, ressemblant fort en général a une forme d’ élitisme courroucé… )
    Étant a la recherche d’un lieu ou donné des cours, une série de hasard a fait que….
    Laissant de coté mes apriori et évitant de répéter comme un perroquet les avis de la plupart des hatha yogis de ma connaissance (qui m’avouer eux même, ne pas être allé sur un de ces cours modernes, mais m’assurant que ceux qui leurs avait dit ça savaient de quoi il parlé !!!!)
    J’y suis allé, me disant que toute expérience était bonne à vivre.
    J’ai découvert un autre monde, un autre monde du yoga, certainement pas !!!
    au delà de la pauvreté technique,( pas de pranayama, des posture dans le mouvement, alors que tout le travail du hathayogins est de s’enfoncer dans L’immobilité afin que celle-ci rejaillisse sur le terrain de la vie, pendant l’Actions même , pas de mudra, des simulacres de 3 om passé a l’aide d’ un lecteurs de Cd portatif,(quand on sait ce que sont les mantra !!!) aucune ou si peu de référence au textes…..je m’arrête là…
    Mais j’ai surtout découvert au delà de ces yoga qui en porte le nom mais n’en sont pas, une mayonnaise de culture d’Entreprise et, de Réussite, aux antipodes d’un/ou des yogas traditionnel.
    En effet, il semblerait que des bons marketer issue du monde du business ont leur interprétation bien à eux du yoga.
    Conscient de créer l’enfer dans le monde du travail, le yoga est devenu pour eux et surtout pour leurs cadres ou étudiant (futurs cadre) le moyen d’être plus performant, plus dans le mouv… du business, culture de la réussite personnelle, de la performance, la mystique du travail qui renforce l’ego!!!!
    Être quelqu’un et en plus faire du yoga, avec un brin d’accent anglais pour faire in.C’est mieux…

    Que dire de plus, oui, mes amis hatha yogins avaient raison, c’est une farce, leurs donner le nom de yoga moderne ou néo yoga serait leurs faire trop d’honneurs, ce n’est tout simplement pas du yoga, mais une ode a la modernité, au business, une autre manière de s’illusionner dans le chaudron kaliyugesque.il alimente le mécanisme globale de la pompe a frics d’illusionner leurs utilisateurs et pratiquant, et, force est de constater, ca marche !!! Shiva et sakti a bien des tours dans sont sacs
    .ici point de posture, et enchaînement, soumis aux règles des l’énergie. Du physique, de l’étirement, et un grand soupir quand on paie, ça fait office de pranayama

    Le yoga n’a pas besoin de se moderniser, a mon humble avis, mais de se pratiquer tels qu’il nous a était enseigner depuis des millénaires, dans sont intégralité posture souffle mudra, prathyara dharana dhyâna et Samadhi
    .s’il ne s’agissait que d’une mutation du yoga tels qu’il semblerait qu’il en ait subi au cours des siècles, aucun problème, ici le propos est très différent, radicalement différent.
    Le yoga traditionnel était, entre autre, des pures voie de connaissance de soi et de l’univers, Ceux qui nous sont proposé sont des outils pour alimenter l’enfermement que nous propose la société, le mouv, toujours plus vite plus loin, l’alimentation de rajas, la consommation, et surtout (ce qui est risible), l’Ode a l’ego, le prix de la meilleurs posture par exemple…. tout se qui touche l’extérieurs quoi, la périphérie !!!! Alors que le yoga intéresse, au retournement de l’attention, au centre de l’être….
    Une dernière anecdote,
    ce centre proposant de multiples « dit » » yoga » « dit » « moderne », a fermé ses portes .paix a son âme, la manager (c’est risible)m’expliquant qu’elle avait fini et fait sont karma yoga.
    Madame, le karma yoga ce n’est pas d’échouer dans les affaires et de perdre 30% de sa fortune personnelle, le karma yoga s’est d’être détaché de ses actions dans la pauvreté ou dans la richesse.
    Le sacrifice ce n’est pas sont compte en banque, c’est soi !!!!!

    Répondre

    • Yoganova

      3 février 2015 @ 20 h 23 min Yoganova

      Bonjour Eric et merci pour votre commentaire. Je dois dire que votre expérience me rappelle un peu la mienne et votre texte m’a fait sourire plus d’une fois.
      Vous avez écrit:

      « Le yoga traditionnel était, entre autre, des pures voie de connaissance de soi et de l’univers, Ceux qui nous sont proposé sont des outils pour alimenter l’enfermement que nous propose la société, le mouv, toujours plus vite plus loin, l’alimentation de rajas, la consommation, et surtout (ce qui est risible), l’Ode a l’ego, le prix de la meilleurs posture par exemple…. tout se qui touche l’extérieurs quoi, la périphérie !!!! »

      On peut dire que vous avez le sens de la formule qui frappe. Avec un petit effort sur l’orthographe et la syntaxe, je vous proposerai bien d’écrire un petit article pour Yoganova.

      Vous avez aussi écrit:
      « au delà de la pauvreté technique,( pas de pranayama, des posture dans le mouvement, alors que tout le travail du hathayogins est de s’enfoncer dans L’immobilité afin que celle-ci rejaillisse sur le terrain de la vie, pendant l’Actions même , pas de mudra, des simulacres de 3 om passé a l’aide d’ un lecteurs de Cd portatif,(quand on sait ce que sont les mantra !!!) aucune ou si peu de référence au textes…..je m’arrête là…
      Mais j’ai surtout découvert au delà de ces yoga qui en porte le nom mais n’en sont pas, une mayonnaise de culture d’Entreprise et, de Réussite, aux antipodes d’un/ou des yogas traditionnel.
      En effet, il semblerait que des bons marketer issue du monde du business ont leur interprétation bien à eux du yoga. »

      Vous décrivez presque exactement mes tous premiers cours de Yoga en Californie. J’en avais d’ailleurs déduit que le yoga n’était pas une discipline spirituelle sérieuse, mais évidemment je me trompais. Comme vous le savez et comme je l’ai découvert par la suite, cette tradition recèlent des merveilles.

      Répondre

  2. 3 février 2015 @ 22 h 14 min Eric carton

    merci pour ton commentaire, oui, pour la syntaxe et la grammaire j’ai des progrès à faire, je m’y attelle.
    un article pourquoi pas ? sur des réflexions de fond, peut être….le yoga en France, dans une société moderne, en manque de repère, et cherchant des nouveaux paradis, de nouveaux espoirs, exotique et bien sucré, plein d’ étrangetés, de termes incompréhensibles, au risque de courir après des chimères, au risque de se perdre a nouveau ou être victime d’autre illusions…et perdre la chance de se découvrir soi…. qu’elle dommage…cette pratique etant si riche et si belle

    Répondre

  3. 14 juin 2015 @ 15 h 26 min Christophe

    Bonjour, je suis très perplexe par tout ce que je viens de lire car je cherche de l’information pour pratiquer le Yoga traditionnel et sur le fait de trouver un bon professeur. Celà fait un moment que je souhaite pratiquer et je dois dire qu’il y beaucoup d’infos contradictoires,difficile de s’y retrouver et démêler le vrai du moins vrai. Une association près de chez moi propose des cours mais avec 6 profs différents. Ils propose un Hatha yoga traditionnel mais est il possible de suivre plusieurs cours avec plusieurs enseignants différents ? Choisit on un prof au « feeling » ou avec un joli label comme les poulets fermiers ?
    Comment savoir si l’enseignement dispensé est de qualité ?
    Si quelqu’un passe par là et pense pouvoir me répondre, je l’en remercie d’avance.
    : )

    Répondre

  4. 15 juin 2015 @ 11 h 13 min Denis Billo

    Merci Eric pour le compte rendu de ton expérience !
    Il y a dans ces « nouveaux » Yoga un mixe entre le marketing, le folklore, une pincée de belles pensées bien pensantes, de comportement très à la mode mais du coté assez complaisant…
    Il est évident que notre monde n’a gardé que la forme extérieure et occultée intérieure.
    Comment pourrait-il en être autrement, avec notre démarche de laïcité qui est très loin de ce qu’elle aurait du proposer. Aujourd’hui le mot Esprit est banni et l’ignorance la plus obscure recouvre la plus petite volonté œcuménique.
    Combien de profs de Yoga qui donnent des cours dans des collectivités s’entendent dire : « Ici on est laïc alors vous ne devez pas parler de Dieu ni de l’Esprit »…
    Comment alors dans cette démarche qui nie la plus belle chose que nous avons, un esprit, le Yoga profond pourrait survire…
    Tous les cours des nouveaux styles sont plein, les stage de Bikram ou Ashtanga ou Viniyoga même Sivananda sont pleins et ceux qui proposent un Yoga profonds n’ont que 5 ou 6 élèves.

    Christophe, comment savoir si on est dans un « Yoga extérieur » ou un « Yoga intérieur », voila quelques pistes :

    1/ Les postures doivent être tenues, parfois de très longues minutes, comme par exemple la pince qu’on peut tenir dans un cours 10 ou 15 minutes.

    2/ Des contractions, des points de concentrations internes, des techniques de souffles doivent être mis en place dans les postures, mais aussi des invocations précises.

    3/ L’orientation de la posture vers l’intérieur doit être forte, dans mes cours on reste 90% du temps les yeux fermés, la posture parfaite n’existe que dans le livres et sur Facebook, une fois les techniques vues on peut faire un cours quasiment les yeux fermés !

    4/ Le prof ne doit pas trop parler dans le cours, laisser de très longs moments de silence, car c’est dans le silence et l’immobilité que les énergies s’apprivoisent et l’esprit se révèle, on recherche l’effervescence dans un champ de paix et non d’agitation du corps…

    5/ Il doit y avoir une sensation de lenteur et non d’excitation, on doit passer d’une posture à l’autre en prenant son temps, s’arrêter de longues minutes entre 2 postures et observer les énergies comment elles bougent et se déploient.

    6/ Si on te parle de contre posture, sache que c’est une invention de Krishnamacharya, le père fondateur de ces styles de Yoga aseptisés et orientés vers le corps et l’extérieur, aucun texte traditionnel ne parle de la contre posture !
    A quoi bon faire une chose pour la démonter juste après avec une idée que les postures de Yoga pourraient « abîmer » le corps, si cette croyance est là en nous, mieux vaut ne pas faire de yoga…

    Enfin, oui, le cours, le prof, sa voie, tout cela doit te convenir, il faut donc essayer des cours et voir si cela te touche en observant que si le Yoga apporte du bien être, ce n’est en rien son but et parfois, quand la pratique prend des axes très profond, le bien être n’est pas forcément au rendez-vous.
    Tout cela est finalement comparable au fait de faire de la voile. Il y a les plaisanciers (la plaisance !!!) qui laissent leur bateaux au porta dès que le vent souffle un peu fort et il y a celui aime la mer quand elle est grise et puissante, à chacun son plaisir, mais dans le monde de la voile, même le plaisancier sait que la haute mer existe, alors que dans le Yoga cette profondeur est souvent oubliée ou pire encore décriée…

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    • 15 juin 2015 @ 13 h 42 min fleurdesauge

      Merci, Denis.

      Répondre

    • Yoganova

      16 juin 2015 @ 8 h 49 min Yoganova

      Belle synthèse Denis. J’ajouterai juste qu’il faudrait que le professeur ai tout de même fait un bout de chemin sur la voie qu’il est censé présenté à ses élèves. Beaucoup veulent devenir maîtres avant d’avoir été disciples.
      Ta comparaison sur la voile est juste, j’utilise aussi celle du guide de montagne.
      Pour faire une course de sommet, il vaut mieux s’assurer que le guide connaisse le chemin et qu’il soi digne de confiance. Plus on monte, plus il faut etre vigilant et s’assurer que l’on peut faire confiance à son guide spécialement quand le passage devient vertigineux. Il en est de même dans une démarche spirituelle.

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  5. 15 juin 2015 @ 12 h 49 min fleurdesauge

    En Bref, pour le Novice, ce n’est pas gagné. Voici une autre façon d’entrevoir la chose.
    Pour le commun des mortels, (occidental), qui n’a pas la prétention de devenir Yogi et dont ce n’est pas la culture, le yoga moderne à un goût exotique. Il est une excellente approche du yoga, d’ailleurs pour lui, il n’en existe pas d’autre. Les « tous simples » cours de Yoga dans les petites villes, souvent « offerts » à petits prix, par des associations, ne prétendent nullement enseigner quoi que ce soit, mais seulement donner la possibilité à des mamans épuisées de leur semaine de pouvoir toucher du doigt les bienfaits de certaines postures. Il n’y a là aucune idée spirituelle à recevoir, et pourtant, sans les mots traditionnels, dans l’instant et en présence, le yoga, tout moderne qu’il soit, recentre la mère éparpillée aux quatre vents de la famille moderne.
    (Continuons avec l’idée que notre débutant soit justement une femme d’âge moyen, mère de famille ayant un emploi ou non. Le stress étant le même puisque la mère n’ayant pas d’emploi rémunéré, se retrouve souvent avec des activités externes pour les enfants, pour son quartier, à organiser.)

    Si pour son malheur, elle a décidé d’aller plus loin et de faire une recherche personnelle qui passe par la méditation et le yoga, son « chemin de croix » commence.
    Comment se sortir de ce yoga moderne pour une novice? Faut-il, encore, qu’elle se rende compte, que le yoga qu’elle pratique n’est qu’une vulgarisation du Yoga ;
    Le Yoga pour Tous.

    Il y a 25 ans en arrière, le yoga et la méditation n’avaient pas encore envahis les salles des fêtes ; c’était encore facile de faire le tri.
    En 2015, à grands frais, notre mère de famille peut, uniquement si sa condition le lui permet, faire des stages dans des lieux et ambiances dépaysants. Stages dans lesquels, elle aura accès à des enseignements spirituels qui lui seront tout aussi exotiques que les postures. Nous parlons là, du yoga adapté à la Bourse du pratiquant. Le yoga du Bobo, le yoga tourisme…beaucoup s’y retrouveront.
    Pour la mère de famille lambda, il n’est même pas question de dépasser le budget de 25€ par mois d’inscription à son club de yoga, ce qui lui permet « d’Être », deux heures par semaine.
    Je ne parle donc pas de l’Authentique Yoga dont vous parlez plus haut, qui pour la novice que je suis, reste un beau rêve de « Sainteté »…

    A chacun son chemin, comme dans toute chose, il y a ceux qui vont au fond des choses et d’autres qui ne font que les découvrir ; ceux pour qui le yoga moderne est suffisant pour ce qu’ils souhaitent en faire.

    J’émettrai tout de même une critique, certains enseignants sont responsables de cette perversité, en ayant choisi en priorité leur confort personnel, oubliant qu’enseigner c’est s’adapter aux besoins de l’élève.
    Certes, l’authenticité ça se paie. Néanmoins l’appât du gain a fait oublier, à certains, le partage de la connaissance. L’Ego spirituel n’étant pas seulement chez les enseignants du yoga vulgarisé, (adapté à la demande), il est en chacun de nous.
    Qui dit que l’authentique yoga que vous pratiquez chaque jour, n’aurait pas été perçu, avec le même regard que le vôtre, par les yogis originels?

    De nos jours, l’authenticité étant amenée à disparaître, ce qui peut paraître médiocre, pour un pratiquant du Yoga Authentique, sera peut-être le meilleur yoga qu’on trouvera demain ou après-demain, pour les occidentaux.

    Répondre

    • Yoganova

      16 juin 2015 @ 9 h 06 min Yoganova

      @Fleur de sauge,
      Vous avez très bien résumé la problématique d’une personne qui souhaite aller plus loin sur le chemin.
      Ceci dit, j’ai tendance à penser que quand le disciple est prêt le maître arrive.
      Si on trouve un enseignant qui nous aide et nous motive pour avancer et que nous faisons le travail nécessaire, nous trouverons quelqu’un qui nous aidera à franchir aussi les prochains paliers.
      Au delà du rêve de « sainteté », trouver un ami spirituel (pour ne pas utiliser le terme devenu péjoratif de gourou) est la plus belle chose que nous puissions avoir dans cette vie.

      Le travail peut se faire dans la simplicité (toute relative) d’une vie de famille, pas besoin d’aller dans l’Himalaya…Je dirais même que le vrai travail se fait dans les détails de la vie quotidienne, les longues retraites et périodes de pratique intensives n’étant là que pour nous donner l’énergie et la sagesse nécessaire pour les vivre en conscience.

      Sur le problème de l’authenticité, vous avez aussi sans doute raison: elle se perd… car elle est se couple difficilement avec les dernières trouvailles marketing.
      On peut avoir très peu d’expérience, une connaissance sommaire et superficiel de la voie et être un génie de la vente et de la démarche commerciale. C’est d’ailleurs souvent le cas chez de nombreuses « superstars » du yoga américain.
      Après je ne sais pas si c’était plus simple dans le passé, même dans l’Inde de la grande époque, les faux gourous étaient légions et les sages authentiques difficiles à trouver. Rien de nouveau sous le soleil…
      Comme il est écrit: « aides toi, le ciel t’aidera », et  » frappes et on t’ouvrira »…

      Répondre

  6. 15 juin 2015 @ 13 h 05 min Isabelle

    Merci pour cet article. Il est bien dommage à mon avis que l’on mette toujours en avant les mêmes « types » de yoga. Moins médiatique que Iyengar ou Jois, Sri Mahesh, fondateur de la Fédération Française de Hatha-Yoga, a consacré sa vie à transmettre le hatha-yoga traditionnel. Non, le yoga n’est pas une religion, mais oui il puisse ses racines dans l’hindouisme. Oui le hatha-yoga utilise le corps, mais non ce n’est pas une méthode pour maigrir (comme on peut le lire parfois pour des cours de yoga « chauds »). Le yoga est mis à toutes les sauces, des plus douces aux plus aigres, des plus authentiques aux plus saugrenues (derrière en date, le hard rock yoga!). Mais je n’ai nulle inquiétude, car les élèves sont à même de faire la différence et si le yoga a su traverser les âges, il survivra aussi à cette marchandisation.

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    • 16 juin 2015 @ 1 h 37 min laure sibourg

      Yesse !

      Répondre

    • 16 août 2015 @ 20 h 29 min GOEURY EMMANUELLE (@YogaGoeury)

      Merci Isabelle d’avoir parlé AUSSI de Shri Mahesh (M. Mahesh Ghatradyal). J’eusse eu l’impression de ne lire dans les commentaires que sur BSK Iyengar; bien que Yoganova donne plusieurs autres enseignants…

      J’ai une bibliothèque remplie uniquement de livres sur le Yoga des années 50, 60, 70 et 80 anglais ou français et honnêtement, en général il ne parle QUE du Hathayoga.
      Mon choix posé sur une étagère au dessus de mon ordi. sont évidemment les lectures de Shri Mahesh, on y retrouve autant l’explication de la posture physique comme celle de sa spiritualité.
      Shri Swami Satchidananda qui présente TOUTES les facettes du Hathayoga et là ça devient intéressant de le partager avec des élèves-enfants (4 à 9 ans environ) car il parle aussi du jeu. Quand on leur demande de tirer la langue, de loucher ou d’être dans la posture du cadavre pour écouter les sons grossiers comme le bruit du bourdon et autres. Mais les dît: adultes ont plus de mal alors on passe plus sur la directive du Pranayama.
      Et plusieurs livres de Yogi Ramacharaka qui n’était juste qu’un yogi, comme nous-même, ayant décidé de faire partager ce qu’il avait ressenti et donc compris au delà de ses douleurs…

      Isabelle, je ré-écris ta dernière écriture car elle fait partie du Panka : « Mais je n’ai nulle inquiétude, car les élèves sont à même de faire la différence et si le yoga a su traverser les âges, il survivra aussi à cette marchandisation. »

      Répondre

  7. 15 juin 2015 @ 18 h 29 min Christophe

    Merci pour cette réponse, j’habite Nice et j’ai l’impression qu’il y a autant de cours de yoga que de boulangeries.

    Répondre

    • 15 juin 2015 @ 19 h 17 min Isabelle

      Comment choisir son cours de yoga ? Il faut savoir qu’en France, il existe plusieurs fédérations de yoga qui forment des professeurs de yoga sur 3 ou 4 ans : FFHY (Fédération Française de Hatha-Yoga, FFY (Fédération Française de Yoga) pour ne citer que les principales. L’étude des postures n’est qu’une petite partie de l’enseignement : anatomie, physiologie, études des textes anciens, histoire de l’Inde ancienne, pédagogie, transmission, philosophie … Vous pouvez vous renseigner auprès de ces fédérations qui vous donneront une liste de leurs enseignants. C’est la partie objective. La partie subjective : enseigner le yoga n’est pas anodin, il faut trouver un enseignant avec qui vous vous sentiez à l’aise. En yoga, il n’y a pas de modèle à suivre, pas de notion de performance ou de compétition. J’habite aussi à Nice, peut être à bientôt !

      Répondre

      • 19 octobre 2016 @ 9 h 37 min Denis Billo

        Beaucoup de professeurs ne se reconnaissent pas dans ces fédérations qui sont avant tout des pompes à fric et des machines à gros egos où un seul bonhomme s’est fédéré lui même et ne propose qu’un seul style de Yoga (cf votre liste !)
        On vous oblige à faire des stages et prendre des cours, à remplir des cahiers pour prouver que vous avez bien fait ceci ou cela…
        Alors à mon avis si vous cherchez des profs qui se sont enfoncés dans le Yoga cherchez en dehors des sentiers battus…

        Répondre

        • 19 octobre 2016 @ 10 h 45 min ISABELLE

          Je n’aime pas l’agressivité que je perçois dans votre commentaire, et je vais répondre point par point : tout ce qui suit bien-sûr, ne concerne que l’école dont je suis issue.

          « POMPES A FRIC : les tarifs sont annoncés à l’avance, lorsque l’on s’engage dans la formation, on le fait avec tous les éléments, c’est un choix conscient. Si cela ne nous convient pas, et bien on peut passer son chemin.

          « MACHINES A GROS EGO » : les équipes pédagogiques avec plusieurs enseignants de yoga, et intervenants, conférenciers, médecins, qui le font à titre bénévole, (et oui, tout le monde ne pense pas qu’au « fric »), par amour de la transmission du yoga,

          « UN SEUL BONHOMME QUI S’EST FEDERE TOUT SEUL » : Mahesh Ghatradyal, né en Inde, arrive en France en 1947, comme sportif de haut niveau et s’entraine à l’Institut National du Sport : ill est remarqué par le docteur Boris Dolto qui l’accueille dans sa famille comme étudiant étranger. Il étudie ensuite la médecine avec le professeur Baumann à Genève et travaille dans un laboratoire de physiothérapie entre 1947 et 1955.
          Il prend d’ailleurs part à des expériences sur la résistance au froid du corps humain en utilisant les techniques yoguiques. De 1954 et 1960 il travaille à l’Hôpital Percy et à l’Hôpital des Enfants pour la rééducation des soldats blessés et des enfants handicapés.

          Mahesh veut ensuite retourner en Inde mais son maître Swami Siddheshwarananda, fondateur du Centre Védantique de Gretz, lui fait promettre juste avant sa mort en 1957, de rester en France pour diffuser la culture indienne seulement connue à cette époque d’un petit nombre d’intellectuels. Il pourra rester en France grâce à Robert Schuman qui était alors ministre des affaires étrangères.

          A cette période il rencontre André Malraux (ministre de la culture), Jeanine Auboyer (conservateur du musée Guimet), les professeurs Jean Filliozat et Paul Mus (spécialistes de l’étude de l’Inde), les docteurs Françoise Dolto (pédopsychiatre) et François Creff (nutritionniste) et Robert Salmon (directeur du journal France Soir).

          En 1959, tous l’encouragent à créer le Centre pour les Rapports Culturels Franco Indiens (CRCFI). De nombreuses personnalités importantes viennent au centre comme Nehru, premier ministre de l’Inde, qui admet l’authenticité de son message culturel et son utilité pour le public français. Le centre entretient des rapports étroits avec l’UNESCO. C’est sur l’initiative d’André Malraux, de jean Filliozat et de Mahesh qu’est lancée la mission d’enseigner le Français dans les universités hindoues. Depuis, le Français fait encore partie de leur programme.

          Jean Filliozat qui était également médecin, demande à Mahesh de se prêter à des expériences de cardiologie et radiologie en tant que yogi pour la publication du livre Études instrumentales des techniques du yoga publié en 1963. Ces expériences décrivent les modifications de l’état de conscience à travers la respiration, les postures et la relaxation conformément à ce qu’exposent les enseignements traditionnels du yoga.

          Mahesh est le premier à donner une structure à l’enseignement du yoga en créant :

          la Fédération Française de Hatha Yoga (FFHY), dont le but est d’étendre cette discipline pour le public.
          l’École Internationale du Yoga Traditionnel (EIDYT), dont le but est de former des enseignants.

          Il écrit également plusieurs livres sur la philosophie du yoga et la culture indienne.

          En 1985 il devient le président de la commission médicale sur le yoga de l’université Varanasi et en 1994 il fonde avec certains de ses amis de la culture indienne l’association humanitaire France Inde Karnataka pour construire un hôpital en Halligudi, région très pauvre et sèche. La première pierre est posée en 1995 et l’hôpital est inauguré en 1977. Il reçoit 1000 à 1500 patients chaque mois. L’association, dont le président est Xavier Emmanuelli, développe ce projet avec l’aide de nombreux donateurs. Le financement est français, mais la réalisation et l’entretien (les médecins, les infirmiers, le personnel, les entrepreneurs) sont indiens.

          Pour tous ses accomplissements culturels, scientifiques, éducatifs et humanitaires, Sri Mahesh Ghatradyal est élevé Chevalier de l’Ordre national du Mérite le 18 décembre 1996 et fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 25 mars 2005.

          « ON VOUS OBLIGE A FAIRE DES STAGES ET A PRENDRE DES COURS » : d’une part on s’inscrit aux stages et aux cours si on en a envie. Qui peut obliger quelqu’un à le faire sans son accord ? Et d’autres part, faire des stages et prendre des cours, c’est quand même un bon moyen de progresser dans sa pratique du yoga, non ?

           » ON VOUS OBLIGE A REMPLIR DES CAHIERS POUR PROUVER QUE VOUS AVEZ BIEN FAIT CECI OU CELA » : il y a des recherches à faire sur des thèmes variés relatifs à la philosophie (yoga-sucras, samkhya…), la pédagogie, les postures etc. Rien à prouver, mais des pistes à explorer et des réflexions personnelles à mener.

          « SI VOUS CHERCHEZ DES PROFS QUI SE SONT ENFONCES DANS LE YOGA » : enfoncés, le terme est pour le moins curieux. Si vous voulez mon avis, c’est vous qui vous enfoncez tout seul.

          En résumé : il semble que vous n’appréciez pas le système des fédérations de yoga et c’est votre droit, votre liberté personnelle, et oui, merci, nous sommes tous différents, une chose qui convient à certains ne convient pas à d’autres. En revanche, dénigrer gratuitement des fédérations et propager des informations inexactes, c’est moins glorieux.

          Alors, peut-être devez-vous chercher une pratique de yoga qui ne vous enfoncera pas, mais qui vous tirera vers le haut…

          Répondre

          • 20 octobre 2016 @ 4 h 27 min Vincent

            Quitte à vous déplaire je suis totalement d’accord avec Denis. Même si les fédérations peuvent apporter certaines choses positives, je pense qu’il y a tout de même beaucoup d’égo en leur sein. Ces fédérations, qui bien souvent se croient plus légitimes que les autres, se prennent pour des autorités et n’ont au final d’importance que ce que leur dociles adhérents veulent bien leur donner…

            Et pendant que machin ou machine, détenteur d’une « haute » place dans une de ces fédérations, se démènent tous les jours pour faire prospérer sa structure, sa pratique personnelle, sa Sadhana, n’est pas si développée… Et on me fera pas croire le contraire quand on voit comment se comporte certains.

            Je me rappelle il n’y a pas si longtemps avoir entendu une enseignante, adhérente à la F…. (je suis sympa je tais le nom volontairement) dire : « au congrès de la F…. cette année, c’était n’importe quoi… Il y en a qui se prennent vraiment pour MONSIEUR ! ». J’en ris encore.

            Je passerais outre la fameuse « union européenne de yoga » qui, en page d’accueil de son site, a vocation a être une « autorité »… Rien que ça ! Quelle prétention…

            Bref, comme a écrit Denis : « Alors à mon avis si vous cherchez des profs qui se sont enfoncés dans le Yoga cherchez en dehors des sentiers battus… » 100% d’accord. C’est là le gage d’une pratique libre qui bien souvent s’en avère plus profonde.

        • 20 octobre 2016 @ 4 h 54 min Vincent

          Et vous avez fort raison une fois de plus !

          Je pense qu’il faut faire confiance aux gens et que les futurs élèves doivent se responsabiliser. Autrement dit, pour être sûr de trouver un bon professeur, ils doivent, avant d’essayer un cours, se renseigner via les textes sur ce qu’est le Yoga et ainsi vérifier par eux-même si le cours qu’ils ont choisi est conforme et respectueux des textes. Le tout formant, comme vous avez déjà écrit Denis, « une boucle vertueuse » qui sera à même de faire progresser l’élève.

          Et fort de ce constat, à quoi pourraient bien servir encore les fédérations par la suite ? Ben… pas à grand chose…
          C’est au professeur, si il est sincère, de continuer à approfondir sa pratique, via les stages qu’il veux, si il en a besoin, comme il l’entend etc… Sans avoir à suivre les directives d’une fédération qui décide que cela doit être comme si ou comme ça. Non mais ! De quel droit ?!

          Mon propre professeur n’est adhérent d’aucune fédération. Il est fort apprécié et ses cours son plein. Ceux qui arbore des labels de poulets fermier à tire-larigot, en général, j’évite.

          Répondre

        • 20 octobre 2016 @ 17 h 56 min Vincent

          En fait les fédérations se veulent soi-disant garantes du respect de la tradition. Moi je pense qu’il faut faire confiance aux pratiquants et futurs élèves : c’est à eux d’être responsables et de se renseigner via les textes sur ce qu’est vraiment le Yoga et ainsi voir, essaie à l’appui, si le cours qu’ils suivent est conforme et leur convient (pour créer la fameuse « boucle vertueuse » entre théorie et pratique).
          Fort de ce constat, à quoi servent finalement les fédérations ? En réalité, pas à grand chose ! Si ce n’est, malgré certains points positifs, enfermer les affiliés dans un schéma qu’elles ont décrétés.

          Mon professeur n’est affilié à aucune fédération et je pense que ses cours sont bien plus remplis et appréciés qu’avec certains autres enseignants de Yoga traditionnel qui sont affiliés et « standardisés » (à ne pas confondre bien sûr avec le respect de la tradition que l’on a choisi).

          Loin de moi l’envie de dénigrer totalement les fédérations, mais je vous rejoins à 100%, Denis, quand vous écrivez « Alors à mon avis si vous cherchez des profs qui se sont enfoncés dans le Yoga cherchez en dehors des sentiers battus… ».

          Répondre

          • 23 octobre 2016 @ 11 h 28 min Isabelle

            Les Fédérations ne sont évidemment pas la panacée, mais elles ont le mérite de proposer une structure pour la transmission de l’enseignement du yoga. A la base, je donnais juste une piste à un internaute qui ne savait pas où s’adresser pour trouver un prof de yoga : prendre contact avec des fédés est une piste, il y en a d’autres bien-sûr. Mais on ne peut pas résumer les fédérations à des conglomérats d’egos surdimensionnés. Il y a des profs non affiliés qui ont aussi le melon.
            En revanche, pouvez-vous m’indiquer où creuser pour trouver ces fameux profs qui se sont « enfoncés dans le yoga » ? L’humour et l’amour nous sauveront, c’est sûr !

  8. 21 juin 2015 @ 11 h 32 min Christophe

    Merci pour vos infos et conseils, je suis allé sur le site de la ffhy pour avoir la listes des profs affiliés et j’ai 2 cours près de chez moi qui y sont affiliés mais je pense que je vais essayer plutôt que d’essayer de trouver du « pré mâché », Google a ses limites et ça fait du bien.
    Merci à tous, bon dimanche et bonne fête de la musique.

    Répondre

  9. 2 septembre 2015 @ 11 h 36 min Jean Christophe Autissier

    Très intéressant, effectivement explosif, je comprends enfin en quoi ce hatha yoga moderne peut être fatiguant 😉

    Répondre

  10. 31 janvier 2017 @ 19 h 03 min Daniel

    Bonjour

    Je remercie Yoganova pour cet article vraiment pertinent

    Les Yogas Sutras notamment sont comme vous le savez un Texte Sacré de références indispensables à une pratique équilibrée et ces Yogas Sutras murissent en nous par le tapas doux de notre pratique.
    A méditer ces Yogas Sutras le professeur se découvrira peu à peu intérieurement et développera viveka à propos de lui-même et les dangers de tous ces voiles que produisent « certaines » pratiques et formations de professeur de Yoga , qui ont pour effet de cacher encore plus le Yoga Sacré.
    Mais c’est toujours : « Séparons le bon grain de l’ivraie » en nous et autour de nous soyons vigilants.

    Bref, est ce que je transmets le Yoga Traditionnel ou du Yoga moderne ?? ,
    Est-ce du Hatha Yoga « indien ». ??

    Le Yoga s’adapte à l’époque et aux pratiquants et présente « une apparence » (1) que recherchent souvent les pratiquants et professeurs de Yoga, l’ego est à l’affut comme le chasseur pour saisir sa proie qui se dérobe sans cesse à son enfermement dans un système de définitions. Mais l’ego lorsqu’il reste à sa place a sa fonction « naturelle » dans la pratique du Yoga: restons simple .

    Note 1 : l’apparence : ce qu’« on « s’imagine être le Yoga.

    Livre I : SAMADHI PADA
    8 : La connaissance illusoire ou erronée n’est pas fondée sur la réalité ou les faits.
    Réf : lumières sur les Yogas Sutras

    Le professeur de Yoga « porte » ses élèves au début, il les « pousse » à progresser selon leurs capacités individuelles, il s’efface devant sa fonction de transmetteur de cet Art Sacré. Il reçoit l’enseignement également des élèves qui suivent les cours de Yoga.
    Que pratiquer avec telle personne ???. Il suit le courant de la vie du cours de Yoga et s’y adapte sans résistances si possible , mais ce n’est pas facile car « certains cas » le mettent à rude épreuve.
    Tout le reste est du domaine des apparences, des bonnes affaires, du prestige et du« regardez-moi »
    Bref un comportement asourique et non dévique comme nous dit la Bhagavad-Gita.

    Comment le débutant va- il choisir son professeur de Yoga ?

    Une situation vécue : Après un cours de Yoga de ma femme, une élève lui à fait cette remarque :
    « J’ai suivis mon premier cours de Yoga chez …, et j’ai été dégoutée, par cette façon de pratiquer, mais votre cours m’a rassuré , c’est très précis , vous corrigez, c’est accessible , je continue »
    Le danger est qu’à la première leçon l’élève soit définitivement dégouté du Yoga.

    Ceux et celles qui viennent au puits espèrent y trouver de l’eau pour désaltérer leur vie.

    Denis nous dit :

    6 : « Si on te parle de contre posture, sache que c’est une invention de Krishnamacharya, le père fondateur de ces styles de Yoga aseptisés et orientés vers le corps et l’extérieur, aucun texte traditionnel ne parle de la contre posture ! »

    Je te trouve un peu sévère mais il faut préciser que la « contre posture « n’est pas contre la précédente pour faire un jeu de mots, mais la suit harmonieusement.
    Son choix est essentiel pour passer avec douceur et protection d’un asana souvent intense vers un autre qui se situe dans un travail opposé et complémentaire. Le terme « contre posture » n’est pas vraiment adapté à ce qui se vit.
    Dans le cas, par exemple de Sirsasana, que faut-il pratiquer après de façon à « digérer » les effets de cet asana et passer à la suite de l’enchainement des asanas ?
    Un mauvais choix peut être trop violent pour l’organisme.

    Conclusion : Yoganova :
    « Si on trouve un enseignant qui nous aide et nous motive pour avancer et que nous faisons le travail nécessaire, nous trouverons quelqu’un qui nous aidera à franchir aussi les prochains paliers. »

    Denis nous dit :
    Tous les cours des nouveaux styles sont pleins, les stages de Bikram ou Ashtanga ou Viniyoga même Sivananda sont pleins et ceux qui proposent un Yoga profond n’ont que 5 ou 6 élèves. »

    C’est dans cet exemple toujours la loi du petit nombre qui joue, mais quelle profonde pratique, quelle Richesse de Vie, heureusement cela existe.

    Répondre

    • Yoganova

      3 février 2017 @ 12 h 59 min Yoganova

      Merci Daniel pour les compliments et les clarifications. Vos messages sont toujours riches en sagesse.

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.