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Le yoga ne suffit pas

Aujourd’hui, bonne nouvelle, à tous nos problèmes existe une seule et même solution qui va nous sauver de chacun de nos désastres et de nos désordres : le Yoga.

T’as mal au dos ? Va donc au Yoga, ça va te réparer !

T’es dispersé ? Va donc au Yoga, ça va te recentrer !

T’es énervé ? Va donc au Yoga, ça va te calmer !

T’es angoissé ? Va donc au Yoga, ça va t’apaiser !

Tu cherches ta voie ? Va donc au Yoga, ça va t’orienter !

Qui que vous soyez, quoi que vous ayez, le Yoga, Sauveur providentiel sans corps ni tête – Wouhou ! – est là pour réunir les vôtres lorsque ceux-ci se trouvent être en désaccord, voire dissociés ; abîmés, voire anéantis.

Voilà qui est formidable !

 

Et pourtant…

 

Loin de moi l’idée de démolir et de faire sombrer le radeau de fortune sur lequel je me suis établie depuis maintenant des années alors que j’étais en train de me noyer ; je ne serai probablement plus là à l’heure actuelle pour écrire sur le sujet si je ne m’y étais pas accrochée comme à une bouée. Toutefois, le constat est bien là : le Yoga ne suffit pas.

Et le fait de parler de plus en plus de « Yoga thérapeutique » n’arrange rien à l’affaire. Oui c’est vrai, le Yoga peut beaucoup pour beaucoup de choses pour beaucoup de gens. Mais il ne résout pas tout.

Il faut être honnête avec le monde, à commencer par soi : le Yoga ne suffit pas.

Prêcher le contraire permet sans doute de motiver les foules à pratiquer. Et c’est très bien. Le Yoga a beaucoup à apporter.

Mais il ne suffit pas.

Le Yoga aide, le Yoga accompagne, le Yoga soutient.

Mais il ne suffit pas.

Et aussi « healthy », « happy » et tout ce qu’on veut semblent-ils, les pratiquants de Yoga – qui plus est profs – vont peut-être mieux qu’ils n’iraient sans cela mais ça ne veut pour autant pas dire qu’ils vont pour le mieux. Comme dirait Gérard, un yogi de longue date rencontré en Inde : « Non, on ne s’en sort pas « bien ». On s’en sort, c’est tout. Et c’est déjà pas mal ! » :-)

Oui, c’est déjà pas mal. Avec le Yoga, on apprend à cultiver Samtosha, le contentement, rien que ça c’est déjà un miracle en soi !

 

Suite à une discussion en Inde avec des amis, tous pratiquants de Yoga, nous en sommes arrivés à la conclusion évidente que nous sommes tous à peu de choses près (difficiles à évaluer) aussi arrangés les uns que les autres. La bonne nouvelle c’est que l’on a tous à peu de choses près (tout aussi difficiles à évaluer) conscience de cela et que l’on essaie tant bien que mal de faire avec ça parce que lorsqu’on fait contre ça, c’est encore plus compliqué.

Autrement dit, pratiquant de Yoga ou pas, comme tout le monde, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on est… comme tout le monde.

Voilà qui est important à souligner : comme tout le monde, avant d’être pratiquant (voire même prof) de Yoga, nous ne sommes avant tout qu’humains.

Et le danger majeur est de l’oublier : nous ne sommes qu’humains !

Le plus grand risque du Yoga est en effet de s’y identifier ou en tout cas de s’identifier à toutes les couleurs de l’image d’épinal que l’on dessine tout autour de lui comme une guirlande attractive pour mieux en vanter les bienfaits. Et se faire croire à soi-même pour mieux faire croire aux autres que tout va pour le mieux parce que sinon ce serait avouer que… le Yoga ne suffit pas…

Le souci c’est qu’aimer une image idéale de soi (et de l’autre) : qui va bien, qui est en joie, qui est souriant, et nier que non, tout ne va pas bien, loin de là, cela revient à n’aimer qu’à moitié et si l’on n’aime qu’à moitié, autant dire que cela revient à ne pas aimer. Et tout le travail consiste tout de même à (s’)aimer tout entier.

Sinon… eh bien… forcément… ça suffit pas !

Alors oui, c’est vrai, le Yoga conduit quiconque le pratique sur le chemin de la connaissance de lui-même, ce qui favorise l’éclosion et la floraison de précieuses qualités telles que la bienveillance, la compassion et même – allons-y franchement, n’ayons pas peur des mots (parce que celui-là ouh la la ! il fait peur…) ! – l’Amour (ça y est, c’est dit !) à l’égard de soi-même et donc de l’autre.

Oui. C’est vrai.

Mais !

Mais il faudrait arrêter deux minutes (voire même un peu plus si on a le temps) de croire que le Yoga immunise contre toutes les souffrances de la Terre, de l’Univers et du Cosmos réunis et qu’avec lui tout n’est plus qu’Amour et Merveilles.

 

Loin de mener à un désenchantement navrant, c’est lorsque l’on en vient enfin à déceler et à desceller l’étiquette miraculeuse qui colle à la peau du Yoga comme à un flacon d’eau bénite que l’on peut commencer vraiment à comprendre que le Yoga ne suffit pas… et c’est tant mieux !

Cela ne veut absolument pas dire qu’il faut rompre avec lui, ambiance « tu ne combles pas toutes mes attentes alors tout est fini entre nous ! »

Au contraire ! C’est là où tout commence !

Le Yoga, ce n’est pas de sa faute, il serait trop facile de l’accuser. S’il ne suffit pas, c’est simplement parce que les attentes que l’on place en lui sont démesurées, le pauvre !

Cela permet de développer du discernement au sujet justement de ces attentes que nous nourrissons envers lui. Et c’est là qu’on avance. En faisant la démarche pleinement consciente d’identification de ces attentes, sans (se) mentir et sans tricher, nous pouvons alors entamer le processus qui nous mènera à nous détacher de celles-ci et à nous désidentifier d’elles pour n’être plus que nous-mêmes.

Ou plutôt devrait-on dire : pour être la totalité de nous-mêmes.

Pourquoi diable le Yoga ne suffit pas? Que ne satisfait-il pas ? Que cherchons-nous encore à combler qui ne soit pas déjà présent en nous-même ?  En voilà une bonne question !

Et si on se la pose, c’est bien la preuve que… le Yoga ne suffit pas puisque justement il est quand même – faut-il le rappeler ? – censé faire rentrer dans notre petite tête que nous la remplissons de choses ô combien inutiles pour nous éviter d’avoir à la consacrer à ce qui compte vraiment…

 

Alors quoi ? Une fois qu’on a dit ça, on fait quoi ?

Eh bien on va pratiquer pardi !

Mais plus pareil.

Autrement.

On va arrêter de dire et de se dire qu’il faut s’intérioriser et bla bla bla bla bla. Parce que non, le Yoga ne consiste pas à s’intérioriser, bien calfeutré à l’intérieur de soi, à l’abri du grand méchant monde. Si on fait ça comme ça, c’est sûr, le Yoga ne suffit pas.

Une fois que l’on a fait le tour de soi-même environ un milliard de fois, on ne peut revenir que sur ses pas et même si l’on peut se découvrir chaque fois comme pour la première fois, nous ne sommes pas des poissons rouges aliénés à tourner dans leur bocal, à un moment donné il est temps de se jeter à l’eau pour aller nager dans le grand bain !

Si l’on reste accroché à son radeau de fortune de peur de perdre pied si on le lâche, on ne saura jamais qu’en fait on sait flotter ! Tout seul ! Comme un grand !

Si l’on reste petitement installé dans le petit confort de sa petite pratique sur son petit tapis, il ne faut pas s’étonner de finir par s’ennuyer et se dire que le Yoga ne suffit pas.

Si l’on reste à ronronner dans sa petite routine dans son petit soi, évidemment ça ne suffit pas alors que se cache en nous le rugissement d’un tigre digne de la monture de Durga !

Mais pour ça, il faut bien aller voir ailleurs si j’y suis. Transporter sa pratique hors du tapis et hors de soi. Etre à la fois en dedans et en dehors. Faire ces allées et venues constantes de soi à l’autre et de l’autre à soi, tout en restant pleinement en soi et en même temps hors de soi sinon on ne s’aventure jamais complètement en l’autre… et ça ne suffit pas…

S’observer à la fois du dedans et du dehors. Etre à la fois sujet et objet. Etre à la fois soi et l’autre.

 

Chaque fois que l’on est exclusivement sujet ou exclusivement objet, on manque un truc, c’est sûr ! et alors… il est évident que ça ne suffit pas.

Comme l’inspir et l’expir se répondent l’un à l’autre dans un dialogue ininterrompu, l’un n’existant que par l’existence de l’autre et si l’un vient à mourir, l’autre s’éteint aussi, si nous nous en tenons à vivre notre vie qu’en tant que sujet ou objet, nous nous manquons à nous-même. Car en vérité rien ni personne ne nous manque d’autre que nous-même. Et chaque fois que nous nous manquons à nous-même, voilà pourquoi ça ne suffit pas : nous sommes incomplet… de nous-même !

C’est là où j’ai pu établir le lien entre le travail que j’ai entamé depuis près de vingt ans dans ma quête spirituelle, le travail que j’entreprends avec le Yoga et celui que j’ai pu accomplir au cours de mes études d’anthropologie.

Afficher l'image d'origineLe travail du chercheur mystique, du pratiquant de Yoga et de l’anthropologue sont finalement assez proches : il s’agit de la nécessité de la rupture épistémologique. Cela consiste à tout oublier, à faire table rase de tout ce que l’on croit connaître au sujet de l’objet d’étude – d’autant plus lorsque ce-dernier s’avère être nous-même – pour pouvoir parvenir à la connaissance la plus juste et la plus fine de celui-ci jusqu’à pouvoir se fondre en lui.

Et ainsi mourir à son identité d’observateur pour devenir l’objet observé en tant que sujet et délivrer alors la réalité la plus fidèle possible de ce qu’il est.

 

Toute la difficulté avec nous est, on l’a vu, de nous désidentifier des images construites et fantasmées que l’on a à propos de nous-même. Eh oui ! Etant sujet de nous-même, toute la difficulté tient bien dans le fait d’avoir le recul suffisant sur notre vécu pour que l’affect ne prenne pas (du moins, pas trop) le pas sur l’observation la plus objective possible.

Et c’est au fond un travail de Yoga à part entière : être à la fois en soi (dans l’expérience vécue de plein fouet en tant que sujet, donc) mais aussi hors de soi (dans une observation détachée, désimprégnée de l’impact des émotions mises en jeu).

 

Jusque là je pensais qu’il s’agissait de faire un va et vient constant de l’un à l’autre (le soi en tant que sujet / le soi en tant qu’objet), mais en fait non. C’est ça qui ne suffit pas ! C’est au-delà du va et vient de l’un à l’autre. C’est être les deux en même temps. Simultanément.

Tant que l’on reste dans ce va et vient, « ça ne suffit pas » car cela réclame un effort d’adaptation et de réadaptation permanent : vivre les choses pleinement en tant que sujet, histoire de ne pas (ou plus) passer à côté de la vie comme un désincarné, hors de lui et hors du monde ; puis sortir de soi pour s’observer de façon à ne pas se laisser piéger par ses conditionnements et mécanismes habituels qui nous font croire être nous-même alors qu’ils ne sont que le costume sous lequel étouffe ce que nous sommes vraiment (l’illusion d’être soi lorsque nous ne sommes que l’image que nous nous faisons et que nous donnons de nous…).

Tant que l’on se perd là-dedans, tantôt en-dedans, tantôt en-dehors, nous ne sommes jamais vraiment là, toujours absent à une partie de soi, les deux ne parvenant jamais à se superposer vraiment. Alors oui, le Yoga ne suffit pas. Il ne suffit pas car il nous amène à faire une expérience incomplète de nous-même. Et en plus il nous fait culpabiliser de trop en attendre et de lui en vouloir de ne pas tout résoudre, de ne pas tout combler ! Mais ce n’est pas son rôle en fait.

Son rôle est de nous faire découvrir, dans ce que nous lui reprochons de ne pas nous faire trouver en nous, ce que justement nous souhaiterions trouver…

Et ça, ce n’est pas rien ! Cela réclame de faire le deuil de toutes les histoires romancées que nous nous racontons à propos de nous-même, de nos besoins et de nos désirs que l’on ne peut pas éternellement anesthésier à coup de piqûres d’asana et de pranayama, brûlant des bâtons d’encens aux pieds de Shiva en faisant comme si ce qui ne va pas n’existait pas.

En fait, tant que nous nous racontons que le Yoga suffit, ça ne suffit pas. Le jour où l’on parvient enfin à reconnaître qu’il ne suffit pas, nous pouvons admettre aussi que nous ne nous suffisons pas : la réalité arrangée que nous scénarisons inconsciemment de nous-même ne suffit pas, nous avons besoin de ce que nous sommes réellement, dans la vérité crue de ce que nous sommes vraiment.

 

Par un très heureux hasard, car je ne suis pas une grande lectrice, j’ai découvert récemment quelques écrits de Marguerite Porete, une mystique chrétienne du XIIIème siècle ayant fait partie du courant des Béguines et j’ai notamment gardé cet extrait qui a fait particulièrement écho en moi : « Comme les Hindous l’ont vu, la grande difficulté pour chercher Dieu, c’est que nous le portons au centre de nous-mêmes. Comment aller vers moi ? Chaque pas que je fais me mène hors de moi. C’est pourquoi on ne peut pas chercher Dieu. Le seul procédé, c’est de sortir hors de soi et de se contempler du dehors. Alors, du dehors, on voit au centre de soi Dieu tel qu’il est. Sortir de soi, c’est la renonciation totale à être quelqu’un, le consentement complet à être seulement quelque chose ». (Marguerite Porete, Le miroir des âmes simples et anéanties)

Et c’est bien cela.

Elle est là la limite à l’intériorisation exclusive.

Tant que l’on pratique le Yoga, tant que l’on se pratique soi comme étant un pratiquant de Yoga, on ne peut être que ça et ça ne suffit pas car nous sommes bien plus, tellement plus que ça.

En restant enfermés dans cette image idéale et idéalisée du pratiquant de Yoga, nous nous refusons l’accès à tout le reste de ce que nous sommes… et ça ne suffit pas.

Tant que l’on reste à l’intérieur de soi, habitués que nous sommes à ce que nous croyons être, nous privant ainsi de savoir vraiment ce que nous sommes… ça ne suffit pas.

Il faut pouvoir sortir pour savoir qui est à l’intérieur, que nous sommes à l’intérieur, que Tout est à l’intérieur. Et là alors… forcément… Tout suffira !

Car nous aurons enfin la certitude que nous suffisons.

Nous suffisons tels que nous sommes.

Rien n’est à ajouter.

Nous sommes entiers.

Et ça suffit.

Marie Ghillebaert

Et vous qu’en pensez-vous ? Faites nous en part dans les commentaires.

Marie Ghillebaert

À Propos de Marie Ghillebaert

Marie a étudié la sociologie et l’ethnologie. L'humain l'intéresse. Elle étudie, pratique et transmet le Yoga avec enthousiasme. Après avoir suivi une formation Viniyoga avec Claude Maréchal, elle a été diplômée ETY et elle est à présent enseignante IFY . Au cours de plusieurs stages, elle a reçu l'enseignement de Michèle Lefèvre (Yogamrita) en Yoga et Ayurveda. Considérant qu'elle a encore tout à apprendre, elle fait de chaque voyage en Inde l'occasion de développer son expérience et sa connaissance du Yoga en suivant des enseignements de différentes traditions. Le Yoga qu'elle transmet est ainsi le fruit des diverses inspirations qui l'épanouissent dans sa pratique personnelle et qu'elle a à cœur de partager avec ses élèves.Le Yoga qu'elle transmet est ainsi le fruit des diverses inspirations qui l'épanouissent dans sa pratique personnelle et qu'elle a à cœur de partager avec ses élèves à Lille et dans les Flandres



'Le yoga ne suffit pas' have 44 comments

  1. 25 janvier 2017 @ 13 h 50 min regine benit

    Merci beaucoup pour cette piqure de rappel.

    Répondre

    • 30 janvier 2017 @ 9 h 57 min Marie

      Je ne l’avais pas écrit avec cette intention mais si vous l’avez senti ainsi et qu’elle ne vous a pas fait mal (la piqûre), alors j’en suis ravie, Régine ! :-)

      Répondre

      • 20 avril 2017 @ 10 h 59 min Gribel

        Enfin ! merci pour ton article intéressant plein de bon sens et de réalisme , Ca serai trop facile de ne plus souffrir de ne plus mourir grâce aux miracles thérapeutique du yoga . Le yoga est souvent enseigné pour la pratique des asana et très peu de pranyama . Certains cours ressemblent a l de l’acrobatie , des contorsions , sans contenus … oublie l’essentiel l’âme , la spiritualité , la philosophie l’imprégnations des textes sacrés et la rencontre avec les dieux du panthéon indu ainsi que les avatars tous les autres substrats que je citerais pas aujourd’hui ,il y tant de merveilles à découvrir dans l’univers du yoga, a faire partager .

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  2. 25 janvier 2017 @ 15 h 25 min bossard

    génial votre article.. tellement recardant donc…essentiel!
    bravo
    claire kiné pratiquant yoga et pleine conscience entre autres

    Répondre

    • 30 janvier 2017 @ 9 h 55 min Marie

      Belle continuation à vous sur le chemin du Yoga, de la pleine conscience et de toutes ces autres choses qui vous nourrissent, Claire ! :)

      Répondre

  3. 25 janvier 2017 @ 17 h 28 min Sam

    Excellent article :) Je le partage et le repartage encore, c’est tellement vrai et tellement peu compris…

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  4. 25 janvier 2017 @ 18 h 42 min Vincent

    Rien de nouveau sous le soleil… Dire que le Yoga ne suffit pas est pour moi, au fond, maladroit.

    La vie est comme un océan soumis aux aléas du temps : il peut faire beau comme y avoir une tempête. L’important est déjà de comprendre et donc d’accepter que la vie est une succession de beau temps et de tempêtes, et que le Yoga est là pour forger, entre autre, un bateau de plus en plus grand pour traverser les tempêtes sans se laisser submerger par la première vague. Et c’est ce bateau, qui nous emmène suffisamment loin de la rive de la prison des conditionnements et de l’ignorance, qui nous rapproche et nous dilue dans l’horizon infini du tout.

    Donc la phrase consistant à dire que le Yoga ne suffit pas devrait être remplacée par celle disant que justement si, le Yoga suffit, mais il faut simplement juste comprendre que les tempêtes et expériences désagréables font parti de l’existence même, et les accepter pour mieux les transcender. Et justement, c’est une chose vite compréhensible à celui qui s’engage dans une pratique sincère.

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  5. 25 janvier 2017 @ 19 h 25 min lewerentz

    Excellent, votre billet, bravo ! Je suis d’accord avec vous et c’est bien de le rappeler. Mais le yoga m’aide quand même sur beaucoup de points – et c’est tant mieux, non ?

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    • 30 janvier 2017 @ 9 h 52 min Marie

      Tout à fait lewerentz ! C’est largement tant mieux ! Nous ne sommes aidés que dans la mesure où nous nous laissons être aidés. Si nous ne le sommes pas, si nous avons l’impression que ça ne suffit pas, c’est peut-être parce que nous emettons inconsciemment une forme de résistance… Alors lorsque l’on sent que ça aide, c’est une excellente nouvelle : c’est que nous sommes suffisamment ouverts pour accueillir ce qui doit cheminer en nous ! :)

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  6. 25 janvier 2017 @ 23 h 00 min Lyne

    Merci Marie pour le partage de votre expérience, de votre cheminement. Je suis complètement d’accord avec ce que vous évoquez, en toute simplicité et humilité. Et très humainement. ça fait du bien alors que certains sont tellement orgueilleux et prétentieux dans leur discours philosphique. Merci beaucoup.
    Lyne

    Répondre

    • 30 janvier 2017 @ 9 h 49 min Marie

      Merci beaucoup Lyne. Je suis touchée de savoir qu’à mon petit niveau, ce que j’ai à partager puisse entrer en résonance pour vous.
      Belle continuation à vous !

      Répondre

  7. 26 janvier 2017 @ 9 h 20 min Emmanuel.

    Merci Marie pour ce très beau texte inspiré, dommage que certains commentateurs n’en ai pas saisie la subtilité.

    Répondre

    • 29 janvier 2017 @ 7 h 10 min Samma

      Chacun et chacune a droit à sa propre vision des choses. Une vision différente ne signifie pas pour autant une incompréhension. Pour ma part je trouve tous les commentaires dignes d’importance.

      Répondre

      • 30 janvier 2017 @ 9 h 45 min Marie

        Je suis tout à fait d’accord avec vous, Samma !

        Répondre

    • 30 janvier 2017 @ 9 h 47 min Marie

      Merci Emmanuel. Je pense que vous trouverez réponse à la deuxième partie de votre commentaire dans celui de Kaivalya ci-dessous. 😉
      Namaste

      Répondre

  8. 27 janvier 2017 @ 13 h 10 min Valérie

    Merci…

    Répondre

  9. 28 janvier 2017 @ 22 h 48 min Cassiopée

    Merci pour ce texte… il m’a fait du bien.

    Répondre

    • 30 janvier 2017 @ 9 h 43 min Marie

      Heureuse que ce simple partage puisse porter du fruit.

      Répondre

  10. 29 janvier 2017 @ 9 h 27 min Kaivalya

    Bonjour à tous,

    Bien que le but ultime du Yoga soit de transcender l’ego, paradoxalement une pratique de Yoga est mise en place par l’ego. Tant que nous restons identifiés à l’ego, le Yoga ne suffit pas. J’ai longtemps fait l’erreur de croire que je pouvais être bien dans l’ego, mais aujourd’hui je pense que c’est impossible. L’ego et le mental qui va avec, mettent en œuvre toutes sortes de mécanismes qui font que même si le Yoga par moment peut nous amener un certain bien-être, les problèmes et le mal-être reviennent par la suite. C’est la survie même de l’ego qui est en jeu, car celui-ci ne veut surtout pas que le but ultime du Yoga soit atteint, ce serait sa mort.

    Comme je le disais plus haut, le Yoga, mais aussi d’autres disciplines spirituelles, ont pour but d’aller au delà de l’ego et du mental. Si grâce au Yoga nous avons atteint ce but alors, oui le Yoga suffit. Si on a transcendé l’ego la vérité éclate au grand jour. C’est la fin de la peur, du temps et de tous les problèmes liés à l’ego. C’est la fin de la projection du film de l’illusion. Il ne reste que l’Amour pur qui englobe tout.

    Marie, je n’ai fait que dire la même chose que toi autrement, pardonnes-moi.

    Répondre

    • 29 janvier 2017 @ 17 h 22 min Rose

      Bonjour,
      Serait-il possible que vous soyez France…si c’est le cas le hasard est miraculeux….
      Rose

      Répondre

      • 29 janvier 2017 @ 19 h 28 min Kaivalya

        Non désolé je ne suis pas France. Par curiosité, qu’est ce qui vous a laissé penser que je pourrait être France ?

        Répondre

        • 30 janvier 2017 @ 17 h 00 min Rose

          C’est son nom d’initiée…
          Désolée,

          Rose

          Répondre

          • 30 janvier 2017 @ 17 h 09 min Rose

            J’ajouterais que c’est beaucoup plus que le même nom…vous êtes habités du même esprit…dans votre façon de vous exprimer…d’ou ma confusion.

          • 30 janvier 2017 @ 18 h 06 min Kaivalya

            C’est également mon nom d’initié. C’est peut-être pour ça que nous sommes habités du même esprit. 😉

          • 30 janvier 2017 @ 18 h 19 min Marie

            Décidemment que de confusion autour de toi, Kaivalya ! 😉 😀

    • 29 janvier 2017 @ 22 h 11 min Mahita

      Kaivalya

      Ta reponce est essentiel.

      Tu m’as repondu au meme temps sur le sujet de sectarisme.

      NOUS qui pratique yoga – EUX qui ne le font pas

      NOUS occidentaux – EUX le vrais yogi d’Inde

      Tous ca reviennent a ton juste resume car au dela de la frontiere mental d’ego tous et tout est egal.

      C’est drole mais j’ai eu de la chance de rancontre des gens pur,videe d’ego qui se proclame athee.

      Répondre

    • 30 janvier 2017 @ 9 h 39 min Marie

      Bonjour Kaivalya / Vincent donc 😉

      Avant tout pardon pour mon délai de réponse, c’est bien que je sois passée hier soir sur Yoganova pour toute autre chose sinon je naurai jamais vu dans « Commentaires récents » que ce texte avait été commenté ici (je ne reçois plus les notifications de commentaires, d’ailleurs si Yoganova a une solution à ce problème, je suis preneuse !)…
      Donc voilà, si mon silence a été interprété comme le signe d’une blessure à mon égo suite à ton commentaire, je te rassure tout de suite : non non, je ne t’avais tout simplement pas encore lu. Et maintenant que c’est fait, je te rassure à nouveau : je ne me suis pas sentie offensée par ce que tu as écrit. Même si, étrangement, je me sens plus à l’aise avec la formulation de Kaivalya (à laquelle j’adhère totalement) qu’avec celle de Vincent. Dans tous les commentaires que j’ai pu lire de « l’un » ou de « l’autre », ça a d’ailleurs été toujours le cas… À tel point que je n’aurai jamais pu faire le rapprochement que derrière ces deux pseudos se cachait une seule et même personne si tu ne l’avais pas toi-même révélé, pourtant je crois être habituellement assez fine pour déceler ce genre de choses… Comme quoi… On croit se connaître et en fait rien du tout ! Ha ha ha !
      Donc pour revenir sur le commentaire de Kaivalya pour qui j’ai plus d’affection (désolée Vincent ! 😀 ) : oui complètement, c’est tout à fait cela, c’est bien l’égo qui considère que le Yoga ne suffit pas. Je n’utilise pas à proprement parler le terme « ego » dans mon texte (je le mets déjà bien assez à l’épreuve comme ça en me livrant ainsi tel que je le fais) mais il est bien là en filigrane. Il ne s’agit de rien d’autre lorsque je parle de cette nécessité de se desidentifier de ce que nous croyons être, de cette étiquette de « yogi » que l’on peut se coller soi-même à soi-même et en tirer une sorte de fierté sans intérêt. Le passage de Marguerite Porete que j’ai cité à la fin du texte illustre parfaitement cet affranchissement ô combien nécessaire de l’égo : consentir à ne pas être quelqu’un mais seulement quelque chose. Et alors, je termine le texte là-dessus, là ça suffit : nous suffisons, donc le Yoga suffit.
      Au plaisir de te lire Kaivalya (ou Vincent…)

      Répondre

      • 30 janvier 2017 @ 11 h 36 min Kaivalya

        Bonjour Marie,

        Merci pour ta réponse.

        Tu as dit :
        À tel point que je n’aurai jamais pu faire le rapprochement que derrière ces deux pseudos se cachait une seule et même personne si tu ne l’avais pas toi-même révélé, pourtant je crois être habituellement assez fine pour déceler ce genre de choses… Comme quoi… On croit se connaître et en fait rien du tout ! Ha ha ha !

        Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire, Kaivalya et Vincent seraient la même personne ???????????

        Kaivalya ce n’est pas mon pseudo, c’est le nom spirituel que j’ai reçu lors de mon initiation. Perso je n’ai jamais écrit de post au nom de Vincent.

        Pourrais-tu STP m’éclairer.

        Répondre

        • 30 janvier 2017 @ 11 h 44 min Marie

          Ouh la la ! L’effet de la fièvre qui s’est emparée de moi et ne me quitte pas depuis quelques jours sans doute…
          Illustration d’un état de confusion totale… Toutes mes excuses !
          En lisant associés dans ton commentaire : « Comme je le disais plus haut » et « pardonne-moi » à la fin, j’ai cru que tu faisais référence au commentaire précédent de Vincent…
          Je te prie d’ignorer tout cela, Kaivalya.
          Une preuve s’il en est qu’il est préférable de rester déconnecté et au lit lorsque le corps est fragilisé…
          Bien à toi.
          Marie

          Répondre

          • 30 janvier 2017 @ 12 h 45 min Kaivalya

            Pas de problème Marie.
            Au plaisir de te lire.

      • 30 janvier 2017 @ 19 h 10 min Vincent

        « Même si, étrangement, je me sens plus à l’aise avec la formulation de Kaivalya (à laquelle j’adhère totalement) qu’avec celle de Vincent. Dans tous les commentaires que j’ai pu lire de « l’un » ou de « l’autre », ça a d’ailleurs été toujours le cas… »

        Si il y a bien une chose de sûr dans la vie, c’est que personne ne peut plaire à tout le monde. En tout cas je constate que vous ne vous offusquez pas de mon commentaire (un bon point pour vous). A l’inverse, j’ai constaté dans certains commentaires d’autres personnes une pointe d’agacement difficilement dissimulable en référence à mon post… :-)

        L’important en cas de divergence est de rester, comme actuellement, parfaitement centré, courtois et respectueux. Çà tombe bien c’est le cas. Ajoutons à cela que les commentaires écrits ne laissent rien transparaître de l’attitude qu’on verrait d’une conversation de personnes à personnes, en vrai. Parfois on peut-être tenté de penser qu’un commentaire est rédigé avec animosité alors qu’il n’en est rien.

        Donc sachez Marie que je vous respecte totalement, mais si à l’avenir j’ai une critique à formuler sur un autre de vos textes, critique qui ne reflète évidemment que ma propre opinion, je réitèrerais comme ici, dans la courtoisie et le respect dû aux uns et aux autres. :-)

        Et si certains s’imaginent à tort qu’un désaccord fait office de mauvaise compréhension (donc ne pas saisir la « subtilité ») pendant que d’autres jugent encore à tort que « certains sont tellement orgueilleux et prétentieux dans leur discours philosphique », alors libre à eux et je dois bien avouer que je m’en fou royalement. Ce sont leurs agacements, leurs émotions, à eux de les gérer après tout…

        Je crois au final qu’en fait certains ont un peu plus de mal avec les propos plus direct et moins lisse.

        Bonne pratique à vous Marie, et à bientôt peut-être sur votre prochain texte.

        PS : je confirme bien que Kaivalya et moi même sommes deux personnes bien distinctes. :-)

        Répondre

        • 30 janvier 2017 @ 21 h 05 min Marie

          Heureuse de vous lire Vincent et d’avoir bien confirmation à nouveau (après celle de Kaivalya) que personne n’est assez fou pour utiliser deux pseudos différents (où ai-je bien pu chercher ça ? dans un état semi-comateux entre deux sommeils fiévreux à n’en pas douter !…)
          Je suis bien d’accord avec vous concernant la liberté d’expression laissée par la possibilité de garder l’anonymat sur son identité dans les commentaires. J’ai déjà eu l’occasion de m’en rendre compte à de nombreuses reprises et j’avoue que ça me laisse souvent sur ma faim de réels échanges (je ne dis pas par là que ces échanges-ci n’en sont pas moins réels, mais vous comprenez ce que je veux dire, je suppose…), ce qui m’amène au désir de ne plus y consacrer trop de temps, temps qui serait alors moins disponible pour autre chose, à commencer par des interactions plus nourrissantes pour moi (il ne s’agit que de mon sentiment et de mon expérience, pour vous taquiner je pourrai aller à la provocation : « lire et écrire ne (me) suffit pas »). Il me manque le regard, et surtout le son, et allez je me lance, je ne suis plus à cela près maintenant : le toucher.
          Alors cet anonymat a l’avantage de s’autoriser à dire plus clairement ce que l’on a envie de dire, sans avoir peur de la réaction de l’autre. Mais il a le défaut de pouvoir être source d’interprétations, de quiproquos et autres malentendus (genre dans lequel je me suis bien fait remarquer aujourd’hui d’ailleurs…) qui marquent bien les limites de ce mode d’échange. D’ailleurs, concernant « certains sont tellement orgueilleux et prétentieux dans leur discours philosophique », je ne sais pas vraiment si c’est à vous que cela s’adresse Vincent… Vous sentez-vous orgueilleux ? prétentieux ? Moi pas trop. Donc dans le doute, gageons que ce n’est que le résultat de comptes extérieurs à régler.
          Pour ma part, j’essaie du mieux que je peux d’être toujours la plus claire et transparente possible, au plus juste et au plus sincère de ce que j’ai à exprimer, de la même manière que je le ferais les yeux dans les yeux avec l’autre. Et si on veut en savoir plus sur ce que je suis, ce n’est pas bien difficile de me trouver (Là-dessus je suis même plus culottée que le créateur de Yoganova lui-même qui ne m’en voudra pas pour cette boutade :) ) : il suffit d’un clic pour accéder à mon numéro de téléphone ou mon adresse mail et je répondrai bien volontiers à ce qui me sera demandé, les quelques personnes audacieuses qui s’y sont essayées ont eu réponses à leurs demandes. En revanche, je me contente juste de préserver l’anonymat des personnes qui ne m’ont rien demandé et qui pourraient mal prendre d’être mentionnées dans mes lignes quand bien même cela ait pu être fait de la manière la plus neutre et discrète possible, mon intention étant toujours de refuser de blesser qui que ce soit, même si ce « qui » a pu me blesser (je fais référence ici à quelqu’un que j’ai pu citer dans le texte qui je crois suscite votre critique, je me trompe ?). Bref.
          Donc non, je ne m’offusque pas (du moins plus…) d’un commentaire que quelqu’un ait pu laisser suite à quelque chose que j’ai pu écrire. J’ai lâché ça maintenant. Tout comme ma journée ne se transforme pas en champ de coquelicots caressés par les ailes des papillons au moindre commentaire élogieux. Je ne dis pas que je suis encore parvenue totalement au détachement suprême, certains jours cela peut encore avoir un impact (négatif ou positif) sur moi, mais dans l’ensemble c’est désormais assez rare. Et fort heureusement pour moi !
          Sinon, pour terminer, moi j’aime assez bien les propos directs aussi, au moins on sait ce qu’il en est !
          A bientôt Vincent et bonne pratique à vous aussi ! :)

          Répondre

          • 31 janvier 2017 @ 1 h 33 min Vincent

            « Vous sentez-vous orgueilleux ? prétentieux ? Moi pas trop. »

            Personne ne se sent orgueilleux ou prétentieux. Ou du moins c’est rare. Tout comme la beauté, l’orgueil et la prétention sont subjectifs. Tout dépend du regard que l’autre porte, au travers de ses propres filtres.

        • 1 février 2017 @ 9 h 05 min Marie

          Oui… 😉

          Répondre

  11. 30 janvier 2017 @ 20 h 59 min Kaivalya

    Bonsoir à tous,

    Même si au niveau du soi personnel Kaivalya et Vincent sont des personnes différentes, au niveau du Soi Divin, Kaivalya, Vincent, Marie, Rose, France, Yoganova et les autres ne font qu’un, nous sommes tous unis par un Amour qui imprègne et englobe tout.

    Répondre

    • 30 janvier 2017 @ 21 h 06 min Marie

      :)

      Répondre

    • 31 janvier 2017 @ 1 h 45 min Vincent

      Je suis entièrement d’accord. Cela dit, cela n’enlève rien au fait que dès qu’il y a échange entre êtres humains sur un sujet donné, l’interaction réactive automatiquement une part d’égo et de mental nécessaire à cet échange.

      Tout est dans l’art de s’en servir. Et plus on fait progressivement l’expérience de l’unité, plus nous arrivons à cette maîtrise en redonnant au mental et à l’égo leurs fonctions de simple outil à notre service et non le rôle de tyran en apparence indomptable comme il devient quand on ne travaille pas sur soi.

      Ce n’est que mon avis. << (Ceci est une phrase magique pour calmer instantanément les gens agacés par ce qu'ils penseraient être une affirmation prétentieuse). :-)

      Répondre

      • 31 janvier 2017 @ 15 h 27 min Kaivalya

        C’est aussi mon avis.

        Répondre

      • 1 février 2017 @ 9 h 07 min Marie

        Ha ha ha ha ! « Ce n’est que mon avis »
        … Erreur ! Ce n’est pas que le vôtre ! C’est aussi le mien ! 😀

        Répondre

    • 31 janvier 2017 @ 2 h 47 min Rose

      Je suis tout à fait d’accord avec toi…voir le Un dans la multiplicité, transforme tout…Merci de partager ta profondeur.

      Répondre

  12. 4 février 2017 @ 23 h 44 min Daniel

    Bonjour

    Encore un excellent article plein d’humour et de vérités, j’adore !!

    Je me suis permis d’ajouter quelques citations :

    « T’as mal au dos ? Va donc au Yoga, ça va te réparer !
    T’es dispersé ? Va donc au Yoga, ça va te recentrer !
    T’es énervé ? Va donc au Yoga, ça va te calmer !
    T’es angoissé ? Va donc au Yoga, ça va t’apaiser !
    Tu cherches ta voie ? Va donc au Yoga, ça va t’orienter ! »

    Tu n’es pas bien voici l’asana qu’il te faut
    Tu est tout seul va voir au cours de Yoga
    Tu te sent intoxiqué pratique les Kriyâs
    Tu cherches des expériences extraordinaires va au Yoga
    Tu cherches les pouvoirs va au Yoga
    Tu cherches la célébrité fait de belles postures.
    Tu veux te faire relaxer va au Yoga.
    Tu espères améliorer ta prochaine réincarnation va au Yoga.
    Ect

    Et attention le Yoga agit comme « un amplificateur », plus d’énergie, mais alors qu’allons nous manifester ???
    Les réponses se trouvent toujours dans les Yogas Sutras du Seigneur Patanjali.
    Certains utilisent le Yoga comme des pilules !! Mais tous vos commentaires disent autre chose, à savoir toute sa Profondeur de Vie Consciente.
    Le Yoga dévoile son intimité à l’amoureux de l’Art du Yoga qui parle à son aimée, à son Guide dans La Paix du Cœur, du Centre.

    Kaivalya : « C’est la survie même de l’ego qui est en jeu, car celui-ci ne veut surtout pas que le but ultime du Yoga soit atteint, ce serait sa mort. »

    Vincent :
    « Tout est dans l’art de s’en servir. Et plus on fait progressivement l’expérience de l’unité, plus nous arrivons à cette maîtrise en redonnant au mental et à l’égo leurs fonctions de simple outil à notre service et non le rôle de tyran en apparence indomptable comme il devient quand on ne travaille pas sur soi. »

    Tout à fait juste, il ne s’agit pas de détruire l’ego mais de le remettre à sa place.

    Je reviens sur la notion de « ne suffit pas ».

    C’est valable dans certains domaines, médecine classique, homéopathie, ect lorsqu’ on ne suit qu’une approche.
    L’idéal est de considérer ce qui est valable dans un domaine et de le combiner avec un autre domaine complémentaire.
    Les médicaments peuvent nous sauver la vie et l’homéopathie nous détoxique après une prise d’antibiotique par exemple.
    Mais refuser tout médicament peut être mortel.
    Pour conclure le Yoga ne suffit pas et il est bon dans certains cas cas d’aller chez l’ostéopathe.
    Les deux vont bien ensembles.

    Répondre

  13. 12 mars 2017 @ 18 h 48 min Dharmapriyananda

    Bonjour Marie et à tous!

    Merci pour vos partages.

    Selon mon point de vu, le Yoga n’est pas fait pour régler les problèmes de dos, désénerver, désangoisser, trouver son chemin individuel, non plus pour aider, pour accompagner, ni pour soutenir qui que ce soit…Ce sont peut-être les fruits du yoga, mais cela n’a jamais été son but et c’est, bien sur, une grossière erreur de pratiquer pour cueillir ses fruits.

    Le Yoga n’est-il pas là pour nous conduire à découvrir, au plus intime de Soi-même, cette Présence qui n’est jamais malade, jamais énervé, jamais angoissé et qui n’a besoin de rien. Découvrir cette non demande, voilà le Yoga.
    Le yoga n’immunise contre rien du tout, car il n’y-a en réalité jamais eu personne à immuniser de quoi que ce soit.
    N’y-a t’il pas depuis toujours, tout simplement la vie qui s’exprime librement et intelligemment à travers ces corps humains.

    Pour le pratiquant sincère, le yoga suffit, il est une merveilleuse célébration de la vie.

    Dharma

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.