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Le yoga, un véritable phénomène de société

Dans un monde dominé par l’esprit, le yoga fait partout de plus en plus d’adeptes. Des fidèles en quête de reconnexion avec leur corps et ses sensations.

Certain(e)s portent des tenues de yoga griffées de la tête au pied. D’autres affichent leur dernière posture, ou asana, sur les réseaux sociaux. Même les musées s’y sont mis, comme le Moma, à New York, dont les visiteurs se sont vu proposer des séances dispensées par un professeur sponsorisé par une marque de sport. Quand les adeptes ne se retrouvent pas à Times Square ou Central Park pour un cours en plein air. A Londres, ce sont les cadres de la City qui viennent transpirer dans les galeries commerciales reliant les tours des grandes banques où ils travaillent.

Derrière cette réalité tirée par d’évidentes ficelles marketing et commerciales se cache un phénomène de société mondialisé à la progression exponentielle. Rien qu’en France, le yoga rassemblerait près de 2 millions de pratiquants, une donnée en constante augmentation. Et les professionnels confirment : « Nous avons débuté avec 30 cours de yoga par semaine, nous en proposons maintenant 300″, se réjouit Véronique Maillet-Huurneman, ex-financière, fondatrice en 2008 du centre Qee, dans le IXe arrondissement de Paris, qui compte désormais trois établissements de plus dans la capitale. Isabelle Morin-Larbey, présidente de la Fédération nationale des enseignants de yoga (FNEY), raconte que dans son petit village du Gard, 90 personnes suivent aujourd’hui son cours contre 15 il y a vingt-cinq ans.

La recherche d’un bien-être intérieur

Que viennent donc chercher ces adeptes, hommes comme femmes, jeunes comme vieux, urbains comme campagnards? Car le yoga a ceci de particulier qu’il est accessible à tous, ne requérant que peu de matériel – un simple tapis posé au sol – et de prérequis – avoir un corps et un souffle. La réponse est à chercher au-delà des bienfaits physiques qui pourraient le comparer à n’importe quelle autre discipline sportive.

« Par le travail sur les postures et la respiration, j’ai appris à écouter mon corps et à me ménager, raconte Tamara, qui pratique le yoga depuis une dizaine d’années. Cette pratique m’a encouragée à avoir la même attitude dans la vie. » Car loin d’être une simple proposition fitness, le yoga est une philosophie à part entière. Dans l’un des textes fondateurs, le Yoga-sûtra, il est défini comme la cessation des fluctuations de l’esprit. Plus de deux mille ans après, cette quête apparaît comme le Graal absolu dans un monde occidental gangrené par l’angoisse du lendemain, le burn-out professionnel et la dépression. « Quand quelque chose nous préoccupe, cette rumination capte toute notre attention, note le psychiatre Christophe André, auteur de Trois Minutes à méditer (éd. Broché). A la différence de la course à pied, par exemple, qui s’apparente plutôt à une évasion, le yoga ramène l’esprit dans l’instant présent. Lorsqu’on se concentre sur son souffle et l’accomplissement d’une posture, le cerveau cesse de ressasser, de faire des projections négatives et se reconnecte au réel. »

Fédérer et diminuer le stress

Une approche en profondeur qui séduit le monde des entreprises qui voient là le moyen d’augmenter leurs performances. L’ambiance des cours, où le professeur cultive un esprit de bienveillance et s’adapte au niveau de chacun, constitue « un environnement idéal pour le team building, assure Eric Neumand, créateur d’Akayogi, qui organise des cours collectifs pour de grands groupes comme Sanofi, Vivendi et Danone. Nos participants affirment que leur rapport aux autres a changé grâce à ces séances hebdomadaires. Ils notent aussi une amélioration de leur concentration à leur poste de travail juste après le cours et une nette diminution du stress. »

Preuve scientifique à l’appui : « Dans une respiration normale, les poumons échangent 500 cm3 d’oxygène contre 4000 à 6000 cm3 pendant une séance, affirme Eric Neumand. Or, plus le sang absorbe d’oxygène, plus le taux de cortisol, l’hormone du stress, baisse. » D’autres études montrent que « lorsqu’on se concentre sur le fonctionnement du corps et la respiration, le système parasympathique est activé ce qui entraîne le ralentissement du rythme cardiaque et du même coup un effet pacificateur », complète Christophe André.

Lire la suite sur le site de l’Express.

Et vous qu’en pensez-vous ? Le yoga est il une mode passagère ou un mouvement de fond ? 



'Le yoga, un véritable phénomène de société' have 31 comments

  1. 31 janvier 2017 @ 12 h 23 min Joël Gord

    Alors là! franchement, les premiers mots de cet article m’ont bien fait rigoler:  »Dans un monde dominé par l’ESPRIT… » (c’est moi qui souligne )… Mais c’est peut être un lapsus, ou de l’humour de journaliste, qui sait? Le reste est dans l’air du temps, médiatico-publicitaire. Donc je n’en dirai rien.
    Par contre, au dernier paragraphe, la consommation d’oxygène annoncée ne me dit rien de bon: 4 à 6 litre par heure durant la pratique des asanas contre 0,5 litre en régime de base. Nous rejetons donc corrélativement du CO2. Ce qui laisse pointer l’idée que nous appauvrissons et polluons la Planète (l’Univers tant que nous y sommes). 1)Ce n’est guère vertueux. 2) pourquoi pas une taxe yoga?
    Allez! restons zen et centrés dans ce monde un peu fou; mais fut-il différent un jour?
    Joël

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    • 31 janvier 2017 @ 18 h 51 min Vincent

      Oui, je pense que le journaliste à voulu écrire « …Dans un monde dominé par LE MENTAL ». Là je pense que le terme aurait été correct.

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      • Yoganova

        3 février 2017 @ 13 h 07 min Yoganova

        Tout à fait. Il me semble difficile de penser que la société moderne est une société de l’esprit, le mental lui y est le maitre incontesté depuis quelques centaines d’années.

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    • 31 janvier 2017 @ 18 h 56 min Vincent

      Je pense que la grande majorité des lecteurs de Yoga Nova seront d’accord sur un point : la majorité des « pratiquants de Yoga » n’ont en réalité pas compris grand chose, puisque le Yoga est considéré comme un produit de consommation comme un autre. On fait de la gymnastique avec quelques respirations, quelques vagues mots exotiques et on s’y croit !
      Je simplifie un peu mais en gros c’est ça.

      Donc c’est sûr que pour le moment c’est un simple effet de mode.

      Si la majorité des pratiquants de la planète (et pour beaucoup il serait excessif de les nommer « Yogis ») abordait le Yoga telle qu’il est vraiment, on aurait incontestablement déjà remarqué une chute de la société de consommation. Et pour le moment, hélas, on en est loin.

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      • 31 janvier 2017 @ 18 h 59 min Vincent

        J’ai écris vite, désolé pour les fautes d’orthographe.

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      • 3 février 2017 @ 12 h 12 min Marie

        Je suis totalement d’accord avec vous Vincent. C’est pour ça que j’en étais venu au constat que le Yoga ne suffit pas, ce Yoga là ne suffit pas : à partir du moment où les pratiquants croient que pratiquer du Yoga et se contentent de mettre leur corps dans des asana, de faire quelques pranayama, de réciter Om trois fois en mettant les mains jointes devant la poitrine parce que « c’est comme ça qu’on fait », à un moment donné ça ne suffit plus et, comme toute mode, comme tout objet de consommation car oui, il faut être honnête, à l’heure actuelle, dans la plupart des cas, le Yoga se consomme : les gens consomment des cours de Yoga, tout cela risque de donc de passer effectivement.
        Je vais être honnête. Actuellement je me demande ce que je fous là. Je vais terminer mon année de cours (la sixième ou septième, je ne sais plus) mais je ne suis pas sûre de continuer ensuite. J’ai l’impression de participer à un truc dans lequel je ne crois plus et ça me pose un gros problème parce que s’il y a bien une chose qui me tient à coeur c’est d’être honnête et là j’ai l’impression de ne plus être en phase. Je ne suis capable moi aussi de ne proposer que des asana et des pranayama auquel j’y mets le sens que j’y trouve lorsque je pratique moi-même, auquel j’ajoute des choses qui me traversent et qui je crois peuvent accompagner les autres (mes « élèves ») autant que cela peut m’accompagner. Mais je ne me sens pas légitime. Pratiquer et transmettre ce Yoga là ne me suffit pas, je m’en rends bien compte. J’en ai dailleurs parlé dans le dernier texte paru ici. J’ai l’impression de ne rien savoir et de n’avoir aucune légitimité pour écrire que je donne des cours de Yoga. Je ne sais rien. Des gens me font confiance alors que je ne sais rien. Je suis gênée et je ne sais pas quoi dire et quoi faire lorsque des personnes me disent à quel point mes cours leur apportent, etc. etc.
        Encore hier soir, je me suis vue de l’extérieur donner cours et je me suis dit que ce n’était pas ça. Et je traverse alors une période difficile parce que tout ce sur quoi j’avais fondé mon existence ne tient en fait que sur deux-trois bouts de bois.
        Tout ça suffit sans doute pour des personnes qui n’ont jamais fait de Yoga. Mais ensuite ? Je réalise que je ne suis pas capable d’accompagner les gens plus loin que ce que je peux leur apporter à mon si petit niveau. C’est déjà mieux que rien. Mais je devrai m’en contenter ?
        Je crois en effet que le Yoga est bien plus important que ce à quoi on le réduit aujourd’hui. Et en effet il est hélas, ô grand hélas, réduit à une mode. Comment a-t-on pu en arriver là ? Est ce que la démocratisation de quelque chose conduit forcément à devoir renoncer à son essence ? Est ce que pour que quelque chose soit rendu accessible au plus grand nombre, il faut le réduire à quelque chose de peu approfondi ?
        Personnellement, moi-même, je me rends compte de toutes les lacunes que je peux avoir et je prétends transmettre ça alors que je connais si peu ?
        J’ai un vrai problème avec tout ça. De plus en plus.
        Je n’ai jamais eu envie d’être à la mode. Je ne l’ai jamais été. Et finalement, malgré moi, parce que je pratique et transmets le Yoga, parce que je vais régulièrement en Inde, parce que ceci, parce que cela, je suis aujourd’hui « à la mode ». Et ça m’énerve.
        Et c’est ce qui me donne de plus en plus envie de me retirer de tout ça. Et plus les jours passent et plus cette envie n’est plus qu’une simple envie mais une réelle aspiration à laquelle je crois que je ne vais pas tarder de donner une concrétisation.
        Bon. Je me suis un peu étendue sur le sujet. J’ai sans doute été trop loin. Mais tant pis.
        Bonne journée à vous et à tous !

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        • Yoganova

          3 février 2017 @ 12 h 58 min Yoganova

          Bonjour Marie,

          Je voulais juste souligner que je peux comprendre ton ressenti par rapport au yoga. Pendant une phase de ma vie j’ai aussi ressenti la même lassitude et le même sentiment d’imposture. Ce sont les deux facteurs qui m’ont fait arrêté d’enseigner pendant près de quatre ans. Cette petite crise spirituelle survenant après des années d’enseignements et de pratiques intenses est en fait une très bonne chose, elle m’a permis de me remettre en question et de gagner un petit peu en humilité. Il me semble que tout le monde doit passer par ces étapes de « nuits noires » sur un chemin authentique. Du coup il me semble que ce que tu as partagé dans ton message est une très bonne nouvelle et un très bon signe ! 😉

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        • 3 février 2017 @ 19 h 10 min Vincent

          Marie,

          A partir du moment où, lorsque vous enseignez, vous savez de quoi vous parler, à partir du moment où dans la « voie » vous avez une longueur d’avance sur vos élèves, alors vous êtes parfaitement légitime. Et si un jour l’un d’eux souhaite aller plus loin (et on ne peut que s’en réjouir) alors aiguillez-le du mieux que vous pouvez et laissez-le « partir ». Là, vous serez honnête en vous montrant vous aussi comme une chercheuse spirituelle qui doit avancer, comme tout le monde, et il comprendra que vous ne pouvez pas tout apporter aux autres. Il restera reconnaissant de ce que vous lui avez transmis.

          Ensuite, pratiquants sincères de Yoga, nous n’avons ni le droit de tricher, ni le droit d’être malhonnête. Donc il faut que le professeur fasse comprendre, en adaptant sa présentation aux particularités de ces élèves, ce qu’est vraiment le yoga. Et si cela fait peur à certains malgré tout, alors il faut accepter de les laisser s’enfuir. Probablement qu’un cheminement spirituel est encore trop tôt pour eux.
          Nous ne pouvons pas, sur Yoga Nova, critiquer tous ces pseudos yogas moderne et nous même ne pas être cohérent. L’humilité et le désintéressement nécessaire à notre propre progression ne nous le permettent pas.

          Enfin, gardons à l’esprit que la transmission du Yoga n’est pas un but en soi. Si nous jugeons un jour qu’à ce niveau là nous avons assez donné, alors nous avons le droit de nous retirer pour nous consacrer pleinement à notre pratique. Je pense que c’est une des raisons qui fait que mon propre professeur a décidé de me former à l’enseignement, pour que dans le futur il puisse partir sachant que quelqu’un prendra la relève.

          Pour conclure, je dirais qu’il faut rester fidèle à ses valeurs, et rester cohérent. Soyons honnête dans notre enseignement du Yoga et n’ayons pas peur des conséquences. Quoiqu’il arrive, nous resterons dans le vrai, et c’est la seule chose qui importe.

          Un cheminement spirituel apporte son lot de doutes et de remises en question, son lot de moments moins agréables. Tant mieux, c’est que vous progressez. Toutes les évolutions ne se font pas dans la plénitude. Réjouissez-vous !

          Bonne pratique. :-)

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        • 4 février 2017 @ 21 h 38 min Joël Gord

          Bonsoir Marie.
          Votre découragement est de bon augure, il me semble. A-t-on vu un ruisseau couler de manière égale de sa source jusqu’au confluent? Jamais! Ecoutez la  »Moldau » de Smetana et vous comprendrez ce que je veux dire. Pour tout ce qui est important dans nos vies, je suis certain que c’est pareil: des accélérations, des ralentissements, parfois je m’embourbe, je crois mon élan stoppé ou mon billet pour le Paradis acquis, que nenni! Tout n’est que vanité et poursuite du vent, vous ai-je écrit un jour en empruntant à l’Ecclésiaste. Mais ce qui est notre faiblesse est aussi notre grandeur: savoir que nous passerons comme ont passé tous ceux qui nous ont précédé, et malgré cela choisir d »être », pas seulement faire, ni avoir, mais être. Et malgré tout, faire de son mieux, cela y croyez-vous?Dans la joie, autant que notre coeur nous le permette à cet instant, et avec un maximum de gentillesse envers tous ces humains qui sont nos frères, et envers toute créature si nous le voulons bien. Après, creusez votre sillon et moi le mien, avec honnêteté, droiture, rigueur, persévérance et confiance. Rien ne sera perdu. Mais laissons aux autres, à chacun à vrai dire, ses choix et y compris de ce que nous pourrions considérer comme des erreurs. A chacun son temps aussi, même si le temps est une fiction inventée par l’homme: le temps des choix, celui de l’action, celui de la reflexion, celui pour choisir de CHANGER, pour guider ou être guidé. Je vous dirai, Marie, si vous êtes prête à l’accepter: votre force est dans vos faiblesses. Ce n’est pas de la réthorique, et encore moins une provocation. Recevez tout l’amour d’un yogi débutant mais convaincu.
          Joël

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      • Yoganova

        3 février 2017 @ 13 h 05 min Yoganova

        Vincent , vous avez sans doute raison. Quand à la chute de la consommation et au progrès du yoga, il me semble que le système économique à l’art et la manière de réduire les oppositions potentielles en « produits » et en « tendances ». Le yoga comme d’autres voies spirituelles est souvent réduit à ses cotés les plus artificielles et les plus vendables.

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      • 19 février 2017 @ 19 h 55 min Grabotte

        Le yoga est depuis l’origine ou presque une fabrication marketing, avant tout à l’intention des occidentaux. Il n’est récupéré par l’Inde que depuis peu (cf Modi qui veut en faire une « appellation d’origine contrôlée ». Fort intéressant documentaire « le souffle des dieux » sur un des précurseurs trucmuche Krishnamacharya (sévère entraîneur de pleins de gourous du yoga) : en créant cette gymnastique il agissait sur commande d’un mahrajah pour créer… une armée (des soldats quoi…) Donc on se calme sur la philosophie et on apprécie l’apport en matière de tonicité, de rétablissement des postures et de souplesse. on peut trouver le film en fouillant sur internet.

        Répondre

    • Yoganova

      3 février 2017 @ 13 h 09 min Yoganova

      Vous avez raison taxons les cours de yoga pour la production de CO2. En revanche les pratiquants de Pranayama en serons exonérés… 😉

      Répondre

  2. 31 janvier 2017 @ 15 h 22 min marielaine

    Oui bien sûr je pense que le yoga est un phénomène de société ou la moitié des pratiquants n’a pas encore compris combien le recentrage est important. En revanche, certains « ignorants » ont tellement appris par le yoga sur eux même qu’ils ont dépassé ce phénomène de société.

    Répondre

  3. 5 février 2017 @ 0 h 30 min Daniel

    Bonjour

    Les réponses et les échanges sont souvent enrichissants pour les participants de Yoganova, j’en apprécie la qualité et la profondeur ainsi que la pertinence.
    C’est très encourageant de constater toutes les expériences et difficultés que nous partageons en y voyant plein de points communs.

    « Dans un monde dominé par l’esprit »

    Je confirme !!:
    « Oui, je pense que le journaliste a voulu écrire « …Dans un monde dominé par LE MENTAL ». Là je pense que le terme aurait été correct. »

    C’est quand même « embêtant » de confondre l’esprit et le mental, cela augmente la confusion des pratiquants, nous sommes loin des koshas du Samkhyâ Yoga.

    « Le yoga ramène l’esprit dans l’instant présent. Lorsqu’on se concentre sur son souffle et l’accomplissement d’une posture, le cerveau cesse de ressasser, de faire des projections négatives et se reconnecte au réel. »

    La notion de « bavardage mental » à apaiser est essentielle, puis à rendre le mental silencieux, se retrouve dans toutes les traditions avec diverses techniques pour y arriver

    Le Seigneur Patanjali nous dit :

    Samadhi Pada :
    33 : le contenu mental acquiert des dispositions favorables, sereines et bienveillantes en
    répondant par l’amitié, la compassion, la joie et l’indifférence face respectivement, au
    plaisir et à la douleur, à la vertu et au vice.

    34 : Ou bien en maintenant l’état de recueillement ressentit lorsqu’on fait des expirations douces et régulières suivies de rétentions passives poumons vides.

    35 : Ou bien en contemplant un objet qui permet de garder la stabilité du mental et de la
    conscience.

    Lumières sur les Yogas Sutras

    Il n ‘y a rien à ajouter .

    « S’il arrive que des patients passent de la psychanalyse au yoga, certains font le chemin dans l’autre sens. « Je conseille parfois à un élève d’aller consulter quand une posture provoque chez lui une crise de larmes ou un blocage important, témoigne Isabelle Morin-Larbey. Il peut alors découvrir un événement lié à sa naissance ou prendre conscience de certains aspects traumatisants ou inhibant de son éducation. »
    Alors divan ou tapis? «

    Je dirais plutôt : Alors divan et tapis, les deux se complètent parfaitement.

    https://www.amazon.fr/créations-corps-linconscient-Yoga-psychanalyse/dp/289578552X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1486245042&sr=1-1&keywords=yoga+et+psychanalyse

    Mais les réponses à propos de l’enseignement du Yoga et du professeur de Yoga se trouvent dans les 50 Sutras d’Or de Shri B.K.S.Iyengar que j’ai communiqué à Yoganova.

    Répondre

    • 5 février 2017 @ 12 h 52 min Joël Gord

      Bon dimanche à tous.
      Qu’est-ce qui laisse penser que le journaliste se soit trompé en ayant écrit ESPRIT alors que selon plusieurs d’entre vous il  »aurait voulu dire »: MENTAL? Rien n’est moins sûr! A moins de le lui demander… Faisons attention à notre pire ennemi dans notre lien à l’autre: l’interprétation. N’est-ce pas ainsi que les couples meurent? Que les guerres éclatent? Qu’on assassine son voisin par erreur?  »J’ai cru que… »  »Jai pensé que… »  »J’avais compris que… » Demandons-lui et gardons nous de croire savoir. Je vous dis cela sans aucune intention d’aggressivité, et je n’ai rien à vous apprendre, mais autrefois, avant que je fasse entrer la PNL dans ma vie, j’aurais parlé comme vous. C’est aussi pourquoi j’aimerais que la PNL soit abordée dès l’âge de raison qui dans à peu près toutes les civilisations se situe vers 7 ans.
      Joël

      Répondre

      • 5 février 2017 @ 16 h 58 min Vincent

        Effectivement, le journaliste s’est peut-être tout de même trompé ! Probablement n’avons-nous pas voulu voir qu’il a été capable d’une telle erreur.

        Répondre

        • 5 février 2017 @ 17 h 03 min Vincent

          D’autant plus que bien souvent, dans des journaux tel L’Express, les journalistes parlant de Yoga n’y connaissent tout simplement rien, se contentant de glaner des infos à droite et à gauche… D’où la superficialité et le manque de profondeur de cet article, parfait sosie de ce qu’on a pu lire mille fois ailleurs !

          Répondre

      • 9 février 2017 @ 16 h 04 min Daniel

        Bonjour Joel

        Oui c’est juste, que ressens et vit « l’autre » ??
        « Demandons-lui et gardons nous de croire savoir. »

        En effet c’est là le piège !!
        Si l’auteur parle de l’Esprit nous comprenons mental et inversément. Chacun s’exprime dans la réalité du moment en fonction de son vécu , de sa perception et s’il est branché sur radio nostalgie et que nous sommes branchés sur musique 3, cherchons ensembles la zone ou le dialogue est possible .

        Merci pour cette « mise au point ».

        Cela me rappelle ce verset :

        Le Message Retrouvé Livre XVI

        44. Ne méprisons rien ni personne, car tout ce que nous méprisons, ne nous apporte plus rien de
        bon et finit même par se retourner contre nous.
        Alors la haine et le malheur succèdent au mépris et à la privation .
        En effet celui qui se retranche de la vie et de l’amour est finalement retranché par les hommes et par Dieu .
        Ainsi nous devons prendre garde à ne jamais mépriser les êtres et les choses
        qui nous font vivre, mais au contraire nous devons les estimer et les aimer toujours
        plus, afin qu’eux aussi deviennent de plus en plus bénéfiques et aimants.

        44′. Ne nous disputons au sujet d’aucune religion, ni d’aucune doctrine.
        Etudions assidûment toutes les Ecritures saintes.
        -Observons la loi de l’Unique, qui est l’amour de Dieu et de sa création toute entière.
        -Pratiquons sa voie qui est le retour à la vie pure et sainte des temps anciens
        –Accomplissons son œuvre, qui est la fixation de nos vies dans le centre très parfait .
        Ainsi toutes choses seront accomplies .
        Ainsi toutes les choses seront accomplies dans la splendeur dernière et première.

        Répondre

  4. 5 février 2017 @ 15 h 16 min Kaivalya

    Je vous livre une réflexion, un ressenti sur la première phrase :

    « Dans un monde dominé par l’esprit, le yoga…. »

    Il est vrai que « mental » ou « ego » à la place d' »esprit » semble plus juste.

    Dans cette phrase le terme esprit n’est peut-être pas complètement faux. Personnellement il me semble que l’esprit est divisé. Une première partie que j’appellerais « esprit individuel » ou ego. Cette partie est complètement illusoire et ne fait que des illusions. Ces illusions sont le résultat de nos expériences passées, les impressions du passé (samskara). Ces impressions du passé font ce qu’il nous semble être, notre identité, notre individualité, notre ego. Quand nous fonctionnons en mode « esprit individuel » nous voyons le monde à travers les voiles de l’illusion, c’est à dire de manière insane. Nous jugeons, nous critiquons, nous comparons et parfois d’autres choses encore pires. Nous paraissons être séparés, c’est la survie.

    Une autre partie de l’esprit que j’appellerais « Esprit Saint ». Je pense que le « Guru intérieur » du Yoga c’est la même chose, ils réfèrent à Dieu. Le « Saint-Esprit » des chrétiens aussi. Au moment de notre séparation d’avec Dieu, nous avons créé l’ego, mais Dieu aurait mis une partie de lui-même en chacun de nous, l' »Esprit saint », pour que si nous arrivions à entrer en communication avec cet « Esprit Saint », celui-ci nous aidera à transcender notre « esprit individuel » afin de retourner à la maison (de Dieu). Dans le Yoga on dit qu’à la fin c’est le « Guru Intérieur » qui prend la main et fait le travail à notre place. La difficulté est bien sûr d’entrer en contact avec le « Guru Intérieur » même seulement par une petite brèche. Les pratiques de Yoga, de méditation et d’autres pratiques en vue de l’élévation spirituelle peuvent bien sûr nous aider à cela.

    L’esprit peut être juste ou faux, selon la voix qu’il écoute. La justesse d’esprit écoute le « Guru intérieur », pardonne au monde, voit le monde réel. Ici le temps et les illusions finissent ensemble. Nous ne faisons plus qu’un, c’est l’union, c’est la Vie.

    La fausseté d’esprit écoute l’ego et fait des illusions, justifiant la colère, et voyant la culpabilité, la maladie et la mort comme réelles. En ce monde, parce que l’esprit semble divisé, nous paraissons être séparés. Nos esprits ne semblent pas non plus être joints. Dans cet état illusoire, le concept d’un « esprit individuel » peut être signifiant.

    Dans la vie nous avons toujours le choix entre l' »esprit individuel » et l' »Esprit Saint ». Ce choix est difficile à faire parce que nous ne voulons pas lâcher notre ego et faire confiance à l' »Esprit Saint ». Nous nous croyons en sécurité et croyons avoir raison dans l’ego, c’est toute la subtilité de l’illusion de l’ego. Pour fonctionner en mode « Esprit Saint » il faut lâcher son libre arbitre et faire confiance à quelque chose que nous ne connaissons pas (ou ne connaissons plus), il faut lâcher prise (de l’ego) et s’en remettre à l' »Esprit Saint », à Dieu.

    C’est pour cela que même s’il n’y a qu’un esprit, celui-ci semble séparé en deux parties.

    L’auteur aurait pu écrire:

    « Dans un monde dominé par l’esprit individuel, le yoga…. »

    Répondre

    • 9 février 2017 @ 16 h 30 min Daniel

      Bonjour Kaivalya

      Une réponse magnifique, pleine de profondeur qui me va droit au cœur !! Merci

      « Au moment de notre séparation d’avec Dieu, nous avons créé l’ego, mais Dieu aurait mis une partie de lui-même en chacun de nous, l’ »Esprit saint », pour que si nous arrivions à entrer en communication avec cet « Esprit Saint », celui-ci nous aidera à transcender notre « esprit individuel » afin de retourner à la maison (de Dieu). »

      Comme Ulysse qui recherche sa « patrie perdue » avec l’aide se son guide, la déesse Athéna, au milieu de plein d’épreuves et de dangers.

      Cela me rappelle ces versets :

      Le Message Retrouvé :

      62. Nous sommes dans ce monde
      comme des naufragés perdus depuis longtemps sur une île désolée que la mort
      habite en priorité.

      62′. Ceux qui s’y installent croient bien faire, et beaucoup les admirent et les
      encouragent sans comprendre qu’ils s’organisent dans la mort qui ne pardonne pas.

      63. Ceux qui se souviennent de leur patrie perdue et qui cherchent nuit et jour le
      chemin de retour à la vie qui ne périt pas, sont moqués et brimés par beaucoup, car
      ils semblent fous au monde, étant seuls réellement sages en Dieu.

      63′. Ainsi les sages et les saints de Dieu qui travaillent au sauvetage des hommes
      exilés dans la mort, sont-ils honnis et repoussés par les savants et par les intelligents
      du monde qui installent l’humanité dans la fosse commune.

      Répondre

      • 11 février 2017 @ 11 h 43 min Kaivalya

        Bonjour Daniel,

        J’ai retrouvé les versets que tu cites dans le livre XXXVI du Message Retrouvé de Louis Cattiaux. J’ai parcouru en vitesse cette œuvre et j’ai trouvé de la sagesse dans chaque ligne de ce que j’ai lu.

        Merci.

        Répondre

        • 12 février 2017 @ 16 h 25 min Daniel

          bonjour Kaivalya

          j’ai juste oublié de mentionner le Livre ou se trouvent ces versets

          Cette réponse me rend très heureux car je constate que les graines semées dans Yoganova ont pris racine en toi !!

          La suite est « l’intimité » de plus en plus profonde avec le Livre qui peu à peu devient Vivant et en tirant les versets « au hasard »
          La réponse est toujours pertinente. C’est ici que se manifeste souvent les conseils de « notre guide ».

          Bien sur il faut se procurer le Livre et chercher les concordances sur : par exemple chercher l’ Esprit .

          http://www.lemessageretrouve.net/Concordance.php

          et :http://www.beyaeditions.com/revue03/ar3.htm

          et :http://www.beyaeditions.com/documentation/traditionartethermetisme.htm

          Personnellement je lis les versets « tirés » au lit, tous les soirs avant de m’endormir.
          La nuit porte conseil

          Répondre

    • 15 février 2017 @ 16 h 29 min Daniel

      Bonjour Kaivalya

      J’ai tiré un verset du Message Retrouvé et j’ai « senti » qu’il fallait que je te le transmette en particulier, suite à nos échanges .

      Introduction : Inversion des valeurs

      Mais la divine Égypte endurera des maux encore plus grands que ceux-là :
      L’Égypte, l’amante des dieux, la demeure des dieux, l’école de la piété, deviendra l’image de l’impiété ! Alors, en ce jour-là, l’univers ne sera plus admiré. ……. et l’impiété.
      On ne l’adorera plus …… quand nous disons : « il est aussi beau que bon, et il n’y en a jamais eu un semblable ni pareil spectacle ! »
      Au contraire, le voilà qui risque de devenir un fardeau pour tous les hommes.
      C’est pourquoi, on le méprisera, ce monde magnifique créé par Dieu, œuvre qui n’a pas sa pareille, réalisation pleine de vertu, spectacle multiforme, chorégie exercée sans envie, remplie de tout objet de contemplation !
      On préférera les ténèbres à la lumière et l’on préférera la mort à la vie.
      Personne n’élèvera plus son regard vers le ciel ; mais l’homme pieux sera compté pour fou, l’homme impie sera honoré comme un sage, le couard sera compté pour vaillant et l’on châtiera l’homme de bien comme un malfaiteur.
      Quant à l’âme et aux choses de l’âme, ainsi qu’à celles de l’immortalité et au reste de ce que je vous ai dit, ô Tat, Asclépius et Ammon, non seulement on pensera qu’il s’agit là de choses ridicules, mais encore, on les bafouera.
      Bien plus, croyez-moi sur ce point, les spirituels de cette sorte encourront, pour leur vie, le suprême péril. Une loi nouvelle sera établie : rien de saint, rien de pieux, rien de digne du ciel ni des dieux célestes ne s’entendra ni ne se croira plus.

      Terrible description du Kali -Yuga, que l’on retrouve semblable des d’autres descriptions , mais :

      En tirant ce verset je me suis dit qu’il fallait le transmettre en particulier à Kaivalya , ainsi qu’à Yoganova et à tous ses participants.
      Et puis voir les correspondances avec d’autres Textes Sacrés. Bien sûr il y en a d’autres certainement à mettre en lien,
      J’y invite donc « les Intelligents » de Cœur.

      A méditer :

      Livre XXXIII

      46 . Ferions-nous pas mieux de chercher le Seigneur de vie qui peut seul nous sauver de la mort, et d’abandonner les vanités du monde qui nous font perdre le peu de temps qui nous est accordé ici-bas pour résoudre l’énigme redoutable?

      46′. L’acceptation, la solitude et le loisir nous sont utiles par-dessus tout pour rechercher le joyau qui nous sauvera de la dispersion de la mort, car l’une nous délivre des soins du monde, l’autre nous évite ses tracas et le dernier nous donne le temps nécessaire à la sainte quête de la vie.

      Le Corpus Herméticum d’Hermès Trismégiste :

      Pymandre
      I.
      1. Un jour que je réfléchissais aux choses essentielles et que mon coeur s’élevait dans
      les hauteurs, toutes mes sensations corporelles s’engourdirent complètement comme
      celui qui, après une nourriture exagérée ou à cause d’une grande fatigue physique,
      est surpris par un profond sommeil.

      2. Il me sembla alors voir un être immense, d’une ampleur indéterminée, qui m’appela
      par mon nom et me dit :

      3.  » Que veux-tu voir et entendre et que désires-tu apprendre et connaître en
      ton coeur ? »

      4. « Qui es-tu » lui dis-je.

      5. « Je suis Pymandre, » répondit-il,  » le Noùs, l’être qui se suffit à lui-même.
      Je sais ce que tu désires et je suis partout avec toi. »

      6. Je lui dis :  » Je désire être instruit des choses essentielles, saisir leur nature et
      connaître Dieu. Oh ! Comme je désire comprendre ! »

      7. Il répondit :  » Garde bien dans ta conscience ce que tu veux apprendre et je
      t’instruirai. »

      Bhagavad Gita chant VII

      7 : Ainsi souviens-toi de Moi à tout moment, et combat, car si ton mental et ton intelligence Me sont consacrés, c’est à Moi seul qu’assurément tu viendras.

      Evangile de Thomas : logions

      1
      Et il a dit
      Celui qui découvrira l’interprétation de ces paroles
      Ne goûtera pas la mort

      2
      A dit jésus
      Celui qui cherche qu’il ne cesse de chercher jusqu’à ce qu’il trouve
      Et quand il aura trouvé il sera bouleversé
      Et s’il est bouleversé il sera émerveillé
      Et il sera roi sur le tout

      Livre XXIV

      41’. « Résignez-vous et mourrez » c’est la parole de l’ennemi.
      « Cherchez –moi et vivez » c’est la parole de l’ami

      Livre XXIV

      13. C’est la parole essentielle et substantielle transmise par le Maître qui nous fait héritiers du Très-Haut, à condition que nous la recevions saintement avec gratitude et non pas profanement avec malice.

      Vibhuti Pâda :
      III/56 : lorsque la pureté de l’intelligence est identique à celle de l’âme, le yogi a atteint kaivalya la perfection dans le yoga

      Réf. Lumières sur les Yogas Sutras
      Le Message Retrouvé
      Le Yoga de la Bhagavad- Gîta
      Evangile de Thomas , logions
      Le Corpus Herméticum d’Hermès Trismégiste :

      http://frequentiels.com/wp-content/uploads/2015/10/Corpus-Hermeticum.pdf

      Répondre

  5. 5 février 2017 @ 17 h 08 min Vincent

    Au fait, excellente la photo d’illustration ! C’est fou comme ça fait envie. On se croirait dans un élevage en batterie de pseudos-yogis bon marché !

    Répondre

    • 5 février 2017 @ 20 h 02 min Kaivalya

      Tu as raison Vincent, ils donnent l’impression de pondre un Shiva Lingam. 😀 😀 😀

      Répondre

    • Yoganova

      6 février 2017 @ 16 h 10 min Yoganova

      Oui c’était un peu fait pour… 😉

      Répondre

    • 12 février 2017 @ 16 h 51 min Daniel

      Bonjour Vincent

      Vincent :
      « Au fait, excellente la photo d’illustration ! C’est fou comme ça fait envie. On se croirait dans un élevage en batterie de pseudos-yogis bon marché ! »

      Cela me fait penser à deux films

      Le premier connu « les temps modernes « de Charlie Chaplin.

      https://www.youtube.com/watch?v=0gY0JR6s38g

      Le début du film est à mettre en lien avec le film suivant :

      koyaanisqatsi movie

      https://www.youtube.com/watch?v=_5Hr1C62Smk

      Ce dernier est à voir avec patience, il date je crois des années 1970.
      On peut y voir notamment les débuts de l’informatique .
      Mais l’époque actuelle continue selon le même principe mais encore plus vite
      Plus  » on  » s’éloigne du centre (du cœur) plus la roue tourne vite !!

      Répondre

    • 15 février 2017 @ 17 h 07 min Daniel

      Bonjour Vincent

      J’ai oublié de préciser qu’un lien entre les deux films est notamment le travail à la chaîne .
      Dans koyaanisqatsi beaucoup de scènes se passent à l’envers , mais « aller » à l’envers ce n’est pas aller à l’endroit ou être maladroit ou adroit. Cela fait référence à la voie de gauche , lévogyre ou la voie de droite dextrogyre.
      Mais c’est ce que je perçois , je suis peut-être dans une fausse direction ??
      Ce qui donne le vertige c’est l’accélération du temps puis le calme, le silence de la nature .

      Répondre

    • 15 février 2017 @ 19 h 12 min Daniel

      Bonjour Akshaya

      « Pour apporter un peu de grain à moudre…sans trop se fatiguer »

      Ah oui ! Enfin la Déesse Kundalini Naga Devi va « tout » résoudre « enfin » contrairement à la phrase citée : « Le Yoga ne résout pas tout »

      Mais Akshaya nous dit : « de grain à moudre ».

      La déesse Kundalini Naga Devi va effectivement nous broyer si elle s’éveille, trop de courant dans l’installation électrique fait péter les plombs et enflamme la maison.
      Le Seigneur Patanjali en est la maîtrise parfaite, sa statue nous montre une « partie » d’être humain avec un corps de serpent enroulé trois fois et demi autout du Shiva lingam (l’axe), tenant la conque dextrogyre blanche (côté terrible) et le disque (côté doux), si j’ai bien compris .
      Il s’agit de la Sagesse du Serpent « qui monte » et les serpents ont l’habitude d’injecter leur venin puis d’étouffer, de broyer, peu à peu leur proie avant de les avaler.
      A moins d’en avoir la maîtrise, mais c’est rarissime, et ce n’est pas nous qui décidons.
      Je trouve « cette pratique » très dangereuse .J’avais comparé la transmission du Yoga comme le fait de conduire une Ferrari, c’est simple de s’asseoir dedans mais ce n’est pas facile de la conduire, danger de mort !!
      Ici c’est le plus bel exemple !!
      Mais c’est un mirage magnifique, t’as vu la ligne droite je roule » à fond de balle », oups un virage !!

      Vous pouvez essayer mais je ne mets pas les pieds dans « cette bagnole » à moins de rouler au pas.
      Je préfère la marche à pied, cela permet d’apprécier le lieu vivant ou notre être vivant se promène, à savoir, notamment un cours de Yoga a l’aise sans se presser mais avec la plus grande prudence, vigilance et précision.

      Sans trop se fatiguer, à moins de se taper le cul par terre en sautant en l’air puis en prenant Padmasana avant de retomber, comme dans le Yoga Tibétain.
      Mais leur pratique se situe à un niveau d’intensité qui est très dangereux pour nous.

      Mais enfin ont -ils médité la Puissance du Serpent d’Arthur Avalon ?? » avant d’essayer  »
      Et puis, c’est de nouveau la recherche « d’expériences de sensations nouvelles « en oubliant que « cela « se passe au niveau du Sûksma Sharira ou corps subtil si je ne me trompe pas !!

      Ce puissant Yoga qui bouleverse, oui c’est vrai, mais pas trop vite, attention au virage !!!
      C’est un puissant « amplificateur » et ce qui est amplifié, c’est quoi ??
      Mais Je préfère la marche à pied, nous verrons bien ce qui apparaît à travers ce qui transparaît au détour du chemin et invoquons la protection de notre Guide, sinon nous risquons de nous dévorer nous-même ou d’être dévorés par la Puissance de ce Serpent .

      Je conclu en rappelant cette devise : « crains les choses faciles » j’ajouterais :

      Crains les choses apparemment faciles .

      Répondre

  6. 10 février 2017 @ 9 h 19 min Akshaya

    Pour apporter un peu de grain à moudre…sans trop se fatiguer :-)

    http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/le-kundalini-ce-puissant-yoga-qui-bouleverse-la-vie-de-ses-adeptes-030217-129536

    Répondre

  7. 13 juin 2017 @ 17 h 03 min kallia

    j’ai fait ma 1e heure de yoga samedi dernier à l’occasion de la journée du bien-être, à 42 ans !
    peu influençable par les modes, et aimant les sports actifs (vtt notamment) je me voyais mal faire ce genre d’activité
    et bien malgré tout le mal que certains en disent en jugeant le yoga « commercial », je dois dire que c’est à chacun d’y trouver ce qu’il cherche
    personnellement j’ai bien aimé l’approche du prof, et donc je pense prendre une 10zaine de cours avec lui, avant de voir si je vais plus loin et si cette « philosophie » me correspond (si j’en ai la maturité aussi).
    Que ce soit la mode ou non, je m’en fous
    tout comme l’achat de vêtements onéreux dont je n’ai pas besoin (mes vêtements de sport habituels vont très bien), seul achat prévu = un tapis pour avoir le mien, sinon , inutile de se ruiner. On peut également trouver de très bonnes vidéos pour pratiquer chez soi, mais là personne ne viendra nous corriger (donc à faire après avoir pris des cours à mon sens).
    Je trouve les intégristes aussi pénibles que les consuméristes du yoga, les premiers jugent les seconds en s’estimant plus détachés du matériel, peut-être, mais le yoga devrait plutôt leur apporter de la tolérance et accepter l’autre dans ses différences, non ?
    Yoga ou pas, un long chemin nous attend tous. Autant le prendre avec le plus de sérénité possible, avec ou sans l’aide du yoga (qu’on peut appeler d’autres façons, selon la pratique de chacun). Il y a tellement de variété aujourd’hui, que chacun est à même de trouver ce qui lui correspondra le mieux à un moment donné.
    Namasté !

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.