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Les conseils de l’Ayurvéda pour un printemps en pleine forme.

Quand les jours commencent à se rallonger et que les premiers signes de printemps apparaissent, alors commence la saison Kapha. Tout le Kapha qui s’est accumulé dans le corps commence à se liquéfier en raison du réchauffement de la température. Il se propage dans l’organisme, dérange Agni (le feu digestif) et peut conduire à différentes maladies, comme un refroidissement ou d’autres problèmes des voies respiratoires.

Pour éviter ces désagréments, il est recommandé par l’Ayurveda de prendre des mesures pour réduire le Kapha dès la fin de l’hiver.

Conseils d’ alimentation
Au printemps il est important de manger léger et de renforcer la force de digestion. Le matin la digestion est encore faible et un repas lourd surcharge le corps et l’intoxique. Le déjeûner devrait être léger avec par exemple une tisane Kapha avec du citron et du miel. (Mélanger le miel juste avant de boire la tisane, car celui-ci ne devrait pas être chauffé selon les recommandations de l’Ayurvéda.) Avant le repas de midi on peut boire de l’eau chaude avec du gingembre. Un verre de Lassi durant le repas est aussi excellent. Cette boisson au yogourt supporte la flore de l’intestin et améliore la digestion. (voir la recette en fin d’article)

La force de digestion peut être renforcée en buvant durant la journée (environ toute les heures) de l’eau au gingembre très chaude.

url2Le repas du soir ne devrait pas être trop tardif. Des aliments chauds et digestes, par exemple une soupe de légume ou de riz conviennent très bien. Pour soutenir la force de digestion vous pouvez prendre après les repas le Rasayana Di-Gest Spezial et avant de vous coucher du Tri-Clean 505 (Triphala). Cela renforce le métabolisme et aide le corps à brûler les toxines et à les éliminer.

Ci-dessous quelques conseils d’experts ayurvédiques pour une bonne cure printanière:

  • Accordez-vous 3 à 7 jours
  • Evitez les aliments produisant de l’ama (toxines). Ama signifie «non digéré». C’est le produit d’une digestion incomplète. Ces «résidus du métabolisme» bouchent les canaux, qui transportent les substances actives aux cellules et qui éliminent les déchets
  • L’Ayurvéda classe les aliments industriels tout prêts, congelés ou en conserve dans la catégorie des aliments producteurs d’ama, car ils ne sont plus frais et très lourds à digérer. On peut aussi ajouter à cette liste les aliments modifiés génétiquement (OGM), traités chimiquement ou ceux qui contiennent des pesticides et engrais chimiques. Ils chargent le corps inutilement de poisons et perturbent le système digestif.
  • Durant la phase de «désintoxication» on devrait renoncer aux fromages à pâte dure, yogourt, fromage blanc et autres produits au lait acidulé, mets frits, crudités de toutes sortes, desserts lourds, müsli aux céréales crues, sucre blanc, miel (à l’exception du miel de forêt foncé), ainsi qu’au pain à la levure, pains croustillants, confits acidulés.

 

Donnez la préférence aux:

  • Mets légers, chauds et cuits
  • Soupes fraîchement préparées
  • Galettes (chapati) fraîchement préparées, le pain complet sans levure
  • Lentilles, dal
  • Légumes affinés avec quelques épices
  • Céréales comme le quinoa, l’orge et le riz basmati
  • Soupe au mung dal; elle équilibre les dosha, est nourrissante et très digeste.

Commencez votre journée avec la toilette matinale, puis après un peu de yoga et de méditation prenez un verre d’eau au gingembre auquel, une fois un peu refroidi, vous aurez ajouté le jus d’un demi citron et une 1 ct de miel de forêt. Ceci donne un bon coup de manivelle au métabolisme et ouvre les shrota.

Buvez de l’eau chaude tout au long de la journée pour éliminer les toxines par les reins. L’eau d’orge aide à réduire l’accumulation d’eau dans le corps.

Des aliments particulièrement recommandés pour se désintoxiquer:

Au déjeuner:

  • Fruits à l’étuvée, pruneaux, figues, pommes ou poires, ananas, papayes
  • Jus de fruits frais pressés
  • Bouillie d’épeautre et d’avoine sans lait.
  • Pain léger sans levure.

 

A midi:

  • à midi le feu digestif est le plus actif, le moment idéal pour le repas principal.
  • Légumes: légumes aux feuilles vertes, choux de Bruxelles, brocolis, artichauts, endives, rucola.
  • Céréales: riz, quinoa, orge
  • Epices: ajowan, coriandre, cumin, curcuma, fenouil, gingembre, poivre, fenugrec, piment de cayenne en faible dose
  • En accompagnement des chutney fruités et bien épicés.
  • Cuire les légumes dans un peu d’eau ou à la vapeur. Comme huile utilser un peu de ghee.

 

Le soir:

  • Le repas du soir devrait être léger et pris avant 19 heure (légumes, kitchari, soupe de mung dal).
  • Les fromages, saucisses, viandes, poissons, tomates et glucides favorisent la formation d’ama et ne devraient pas être consommés le soir, le feu digestif étant très faible à ce moment.
  • Buvez le soir par exemple de la tisane Vata, de fenouil, de tulsi ou d’orties.

 

Recommandations générales:

  • Mangez régulièrement et ne sautez pas consciemment des repas.
  • Tôt au lit et tôt debout.
  • Faite des mouvements à l’air libre et de léger exercices de yoga.
  • Des massages matinaux à l’huile ou, pour les constitutions kapha, à sec avec des gants de soie soutiennent la purification.
  • Portez l’attention à une digestion régulière.
  • 
Si vous sentez à un moment ou à un autre une « petite faim », buvez alors un jus de fruits doux ou une tisane chaude.

Recette du Lassi:

Lassi: mélangez du yoghourt avec de l’eau (1 part de yoghourt et 3 – 4 parts d’eau). Pour un lassi sucré vous pouvez aussi y ajouter de la cardamome, de la cannelle, du gingembre et du sucre de canne. Pour une variante salée vous pouvez ajouter du cumin, de la coriandre, du turméric (curcuma), du gingembre et du sel.

L’eau au gingembre: faite bouillir 2 – 3 tranches de gingembre frais dans un litre d’eau, pendant au minimum 10 minutes, et laissez tirer 10 à 15 minutes. Vous pouvez conserver cette eau au gingembre dans un thermos et la boire durant la journée.

Article paru sur Veda.ch

Vous avez d’autres conseils pour nos lecteurs ? N’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires.



'Les conseils de l’Ayurvéda pour un printemps en pleine forme.' have 9 comments

  1. 6 juin 2016 @ 19 h 46 min Barr

    bonjour

    je suis kapha en ayurveda et j’ai télécharger les principes alimentaires,etc.

    Mais j’ai une question ; les Hindous vivent sous un climat différent du notre; la plupart sont végétariens depuis longtemps et les fruits et les légumes qui poussent la-bas, poussent sous un climat différent de nos contrées; alors d’où ma question , l’ayurveda est-il adapté en ce qui concerne les doshas pour nous européens ,

    merci de votre réponse

    Répondre

    • 6 juin 2016 @ 22 h 05 min Vincent

      Bonsoir,

      Je ne suis pas un grand expert en ayurvéda mais je pense qu’il faut simplement faire preuve de bon sens. Certes, les indiens vivent sous un climat différent du nôtre, néanmoins le principe des doshas fonctionne chez n’importe quel être humain.

      Je pense qu’il faut simplement adapter la tendance générale (le type d’alimentation) en fonction des saisons et utiliser des aliments de notre région.
      En ayurvéda vous pouvez, par exemple, rencontrer de belles plantes indienne aux noms exotiques et conseillées pour leur richesse en vitamine C alors qu’il y a tout ce qu’il faut chez nous pour un résultat similaire : une belle botte de persil, poussant dans tous les jardins de nos régions, est aussi très riche en vitamine C. Toutefois, il n’est pas à exclure que certaines plantes exclusives à la région de l’Inde soit exceptionnelles de par leur propriétés.

      Bref, pour moi l’ayurvéda doit être couplée à une bonne connaissance en alimentation et du bon sens et, de ce fait, il ne doit pas y avoir de problèmes.

      Répondre

      • 6 juin 2016 @ 23 h 05 min Marie

        Ah ! Nous avons répondu en même temps, Vincent ! :)
        Merci pour votre réponse qui est tout aussi juste !
        En effet, tout est avant tout une question de bon sens et puis aussi, ce que nous avons tendance à perdre, d’écoute de soi. Etre à l’écoute de ce que le corps réclame au moment où il le réclame sans laisser ses besoins être parasités par de faux signaux (notamment les publicités ou encore les marchandises mises en valeur en tête d’étal…).
        Au-delà de l’aspect alimentaire, il me semble qu’il est surtout important de prendre en compte le temps de repos et le temps d’activité et d’exposition à la lumière. Les premiers signaux de fatigue sont trop souvent ignorés hélas car il y a toujours encore tellement de choses à faire pour remplir sa vie pourtant déjà trop remplie… De la même façon, entre le temps passé enfermé dans un bureau, éclairé par de la lumière artificielle et celle de l’ordinateur, le temps passé dans les transports enfermé dans l’habitacle de sa voiture ou des transports en commun, etc. le corps se coupe alors des rythmes naturels de la lumière du jour, du lever au coucher du soleil.
        On parle souvent de l’alimentation en Ayurveda mais les si nombreux déséquilibres sont également liés aux problèmes d’insomnie, d’épuisement, de déprime essentiellement dus à la négligence du besoin de repos et de lumière.
        Encore une fois, question de bon sens : mes yeux viennent à picoter et je commence à bailler, je vais déconnecter pour aller me coucher, bonne nuit ! :)

        Répondre

        • 7 juin 2016 @ 11 h 50 min Barr

          bonjour Marie

          un grand merci pour votre réponse ; je vis à la campagne et suis végétalien depuis 40 ans ; mais ce que je ne comprends pas est que sur plusieurs sites sur l’ayurveda, certains aliments sont prescrits alors que les mêmes aliments sur d’autres sont autorisés ? bonne journée à vous

          Répondre

          • 7 juin 2016 @ 21 h 38 min Marie

            Bonsoir Barr,
            Vous savez, je pense que s’il doit prôner quelque chose, l’Ayurveda – comme le yoga d’ailleurs – invite avant tout à la connaissance de soi. Il serait à mon avis un peu incongru de suivre les recommandations lues quelque part parce qu’il est dit que c’est ce qui nous faut alors même que, en les appliquant, on s’aperçoit que cela ne nous convient pas. J’aurai tendance à dire que personne (encore moins un site internet…) n’a le droit de prétendre vous connaître mieux que vous-même. Le mieux est toujours de prendre conseil auprès de votre propre corps qui sait mieux que personne ce qui vous sert au mieux. Cela nous entraîne à développer l’écoute et le respect de soi-même. Testez des choses, soyez curieux de découvrir des choses (aliments, climats, expériences, etc.) et observez, écoutez, ressentez comment vous réagissez, comment – exposé à cette expérience – tout votre être répond. Conditionnés dans certains modes de fonctionnement, nous avons hélas perdu une partie de notre intelligence sensorielle, nous coupant notamment de nos signaux de faim, de satiété, de fatigue, différant la réponse nécessaire à certains besoins qu’il est souvent préjudiciable de négliger. Mais, encore une fois, tout est question de bon sens : si telle nourriture, aussi saine soit-elle (je pense par exemple à certains fruits et légumes) et réputée pour être favorable à l’équilibre de votre dosha, vous engendre des problèmes digestifs, alors il convient de l’éviter, même si les livres ou les sites disent que c’est bon pour vous. Votre corps est votre thérapeute, il vous revient simplement de l’écouter. :)
            Ensuite, bien sûr, les conseils peuvent être une piste d’exploration bien sûr mais… avant tout, faites-VOUS confiance ! 😉
            Bien à vous.

          • 8 juin 2016 @ 14 h 30 min Barr

            bonjour Marie; merci pour votre réponse détaillée; je vous rejoins car qui connaît mieux que nous ce que nous sommes ; c’est comme pour le gluten; je me suis aperçu que lorsque je mange une pizza même bio à base donc de blé, j’ai des douleurs plus intenses ( souffrant de coxarthrose dans les 2 hanches ) un exemple pour certains sites internet : le concombre; les uns disent oui et d’autres non; perso, je me suis aperçu que je me devais de forcer ma demande en me disant que c’était un bon aliment, mais qu’intuitivement je n’aimais pas çà car pas bon pour moi; pareil pour les oranges et d’autres aliments que je ne suis pas en demande; donc pour résumé, écoutons ce que dis notre corps; bonne journée à vous

    • 6 juin 2016 @ 22 h 51 min Marie

      Bonsoir,
      C’est une bonne question que vous posez là. Vous avez raison, en effet, les Dosha sont influencés par l’endroit où nous vivons, son climat et le mode de vie qui y prévaut (en particulier, comme vous le soulignez, les habitudes alimentaires dépendant notamment des denrées disponibles).
      En fait, en Ayurveda, on parle de Prakriti qui correspond à notre constitution de naissance où nous étions en équilibre avant d’être déséquilibré par nos conditions de vie ; et l’on parle de Vikriti qui correspond à notre constitution affectée par des éléments extérieurs à notre nature profonde et qui vont impacter celle-ci (climat, hygiène de vie, profession, âge de la vie, saison, nourriture, rythme de sommeil, relations, émotions, etc).
      Pour donner un exemple, il est possible qu’une personne ayant une Prakriti Kapha peut voir se développer en elle un déséquilibre Pitta (Vikriti) en raison de conditions de vie générant ce débalancement en elle : travailler dans un milieu compétitif prônant l’ambition, la performance et la productivité ; vivre sous un climat très chaud ; consommation excessive d’épices ; etc.
      C’est ainsi que les conseils donnés dans l’article ci-dessus ne concernent donc pas seulement les personnes de dosha Kapha. A cette saison (en tout cas au début du printemps, plutôt humide et encore un peu froid ; car en fin de printemps, il commence à faire plus chaud, on entre donc davantage dans une saison Pitta), le climat aura tendance à augmenter la proportion de Kapha, quelle que soit la constitution.
      Pour revenir à votre question, l’Ayurveda est donc adapté à chaque constitution et s’adapte en fonction de l’environnement dans lequel nous vivons. Si l’on s’en tenait à prendre seulement en compte l’environnement, on pourrait en déduire que, vivant dans un climat chaud, consommant beaucoup d’épices, les Indiens pourraient être pour la majorité de constitution Pitta mais on négligerait de trop nombreux paramètres.
      Vous dites que vous êtes Kapha, sans doute avez-vous alors fait répondu aux nombreuses questions qu’un praticien vous aura posées ou bien fait le test complet afin de déterminer votre dosha. Vous savez donc qu’il y a énormément d’éléments qui entrent en compte dans l’établissement du « diagnostic » (sans compter la prise des trois pouls si l’on veut être encore plus précis).
      Quoi qu’il en soit, bien que constituant une bonne base, les conseils donnés dans l’article restent très généraux, pour pouvoir encore mieux calibrer, il convient d’être conseillé par un thérapeute qui vous guidera dans l’équilibrage de votre Vikriti au regard de votre Prakriti (consitition de naissance).
      Et par ailleurs, comme nous le constatons, peut-on encore parler de saisons dans nos contrées ? Voilà qui remettrait en cause pas mal de choses encore… 😉
      Tant que le calendrier est encore là pour nous rappeler où nous en sommes dans les saisons, bien que notre corps soit un bien meilleur indicateur que n’importe quel éphéméride et n’importe quelle météo, je vous souhaite en tous les cas une belle fin de printemps. :)
      Marie pour YogaNova

      Répondre

      • 7 juin 2016 @ 1 h 28 min Vincent

        L’Ayurvéda est une science incroyablement complète. Vous avez énuméré dans votre commentaire plus haut certains points important que sont l’exposition à la lumière, le fait d’être enfermé dans un bureaux etc…

        Je pense qu’il faut souligner et impérativement prendre en compte un aspect important relatif à la vie actuelle : le fait que la société est « déphasée » !

        Qu’entends-je par « déphasée » ?

        J’entends par là une société où il est devenu normal de travailler en entrepôts sans fenêtres, devant un ordinateur toute la journée, où le bruit est omniprésent (circulation perpétuelle en ville, bruit d’avion régulier dans les campagnes…), une société ou les villes ne dorment jamais (éclairage urbain non-stop la nuit, programmes TV qui ne s’arrêtent pas etc…), et j’en passe…
        Tout cela génère en permanence des vibrations, sources de stress, qui contribue à déphaser les gens, à leur faire perdre le sens des réalités de la nature, à vivre en décalage avec elle. Et tôt ou tard, cela se paie : stress, hypertension, burn-out, dépression etc…

        Tout ça pour dire que pour une Ayurvéda de qualité, il faut aussi penser à lever le pied, à ralentir, à revenir au naturel, au silence de la nuit…, à savoir laisser la technologie de côté pour se ressourcer…

        Bref, pour résumer, il faut aussi savoir revenir à l’essence même des choses, loin de ce qui fait l’agitation d’une civilisation. Éteindre les écrans, les lumières pour laisser vivre la nuit, couper les portables… revenir en symbiose avec la nature et lâcher un peu l’artificiel. Je pense que c’est très important et trop négligé, car cela fait peur, ça donne une fausse idée de régression. Pourtant le progrès est bien là.

        Quand les êtres humains seront moins stupides et la société de consommation plus la principale occupation, alors on retrouvera en grande partie notre sérénité perdu, et notre santé, grâce au concours de l’ayurvéda.

        Alors pour notre bien, régressons !

        Répondre

  2. 21 avril 2017 @ 11 h 17 min Aline

    Merci pour ces recommandations ! Je cherchais aussi les raisons physiologique selon l’Ayurveda qui étaient à la base de ces conseils, j’ai trouvé quelques réponses ici :
    https://yogasatya.fr/2017/03/27/ayurveda-et-saisons-le-debut-du-printemps-1/

    alors je partage…
    Merci encore !

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.