Robot en méditation

Les dangers du « spirituellement correct ». Faut-il se couper de ses émotions et de son humanité pour correspondre à la norme ?

Une personne me faisait part récemment n’avoir jamais été autant dans le contrôle, la répression d’elle-même et le politiquement correct depuis qu’elle était entrée dans le milieu spirituel. Comment cela s’explique-t-il ?

La norme

Il arrive que le milieu spirituel soit perçu comme une famille de substitution, un courant de pensées où l’on se sent enfin compris, en communion d’âme avec d’autres. Pour sauvegarder cette fraternité, il est tentant de se conformer à la pression sociale du groupe, fut-elle douce et bien intentionnée, à adhérer sans réserve à ses valeurs dominantes.

Fondamentalement, la question n’est pas de savoir si je suis ou me comporte autrement que la majorité mais de savoir s’il s’agit du résultat de l’exercice de ma liberté consciente ou simplement de conformisme à l’égard du milieu dans lequel je baigne. Etre dans la norme n’est pas un souci si le choix que j’ai fait librement et en connaissance de cause s’avère correspondre à cette norme. Le but n’est pas d’être original à tout prix… En revanche, si je tente de m’affranchir d’un milieu et que je retombe dans d’autres normes, qui ne sont pas issues de mon propre cheminement intérieur mais qui sont celles en vigueur dans mon nouveau milieu, j’aurai simplement changé de « prison », la nouvelle étant sans doute plus spacieuse et plus jolie mais ne limitant pas moins mon horizon…

S’il est compréhensible de souhaiter respecter les codes d’un milieu pour mieux s’y intégrer, cela peut cependant avoir un impact négatif sur le plan spirituel si ces codes sont éloignés de qui nous sommes vraiment. Porter des vêtements ethniques, respirer de l’encens ou écouter une symphonie pour bols tibétains n’ont jamais rendu qui que ce soit spirituel et ne sont d’ailleurs en rien un passage obligé sur un chemin de réalisation de soi. Au contraire, suivre ces codes par conformisme ou mimétisme, machinalement et sans y mettre de cœur ou de conscience ne peut que rendre moins présent à soi-même.

La vraie liberté consisterait plutôt à être chevelu baba-cool au sein d’un cabinet d’avocats ou de porter le costume trois-pièces dans une communauté hippie, mais pour peu qu’il s’agisse d’un élan naturel et spontané, et non d’une volonté de se démarquer ou de provoquer, ce qui serait une autre forme de conformisme (en faisant le contraire de la norme du milieu, on continue à se positionner par rapport à cette norme, plutôt qu’être en adéquation avec soi-même).

Le bon profil spirituel

La spiritualité est une notion aussi vaste que fourre-tout, où tout et son contraire s’offrent à qui le souhaite. Si certaines personnes voient dans quelle direction aller, beaucoup sont perdus et se raccrochent volontiers à des balises édictées par d’autres, qui deviennent parfois des normes, voire des injonctions.

En règle générale, on attend d’une personne sur un chemin spirituel qu’elle ne se mette pas en colère, ne ressente pas « d’émotions négatives » comme la jalousie ou la haine, ne fume pas ni ne boive d’alcool, consomme bio et durable, ne mange pas de viande, soit conscientisée face au réchauffement climatique et aux enjeux écologiques, ne diffuse que des « énergies hautes » comme l’amour, ait une sexualité sublimée, prône un retour à la simplicité volontaire, ait pris des distances avec le modèle consumériste et néolibéral, soit en permanence dans la compassion et l’entraide…

Globalement, tout cela paraît très positif. Cela devient pourtant problématique quand l’ordre des choses est inversé : ce n’est pas manger des légumes bio qui rend plus spirituel, c’est l’évolution sur le chemin spirituel qui amène à manger en conscience. Arrivé à un certain niveau de conscience, cela s’impose naturellement avec évidence, sans effort de volonté, presque comme une conséquence indirecte.

En revanche, en mettant la charrue avant les bœufs, tous ces objectifs extérieurs non encore intégrés deviennent un « idéal » difficilement atteignable, poussant les gens à être en lutte constante avec eux-mêmes pour se rapprocher de ce prétendu Graal. Cela génère des effets pervers, que l’on retrouve dans la plupart des grandes religions : en assignant aux gens un idéal inaccessible par le plus grand nombre, le fossé entre cet absolu et leur réalité quotidienne, plutôt que de les encourager à progresser, les tiraille et les pousse vers la mésestime de soi, la culpabilité, la névrose ou l’hypocrisie (où seules les apparences extérieures sont sauves…), qui seront autant d’obstacles à une progression spirituelle.

Ainsi, s’efforcer d’être plus compatissant en espérant que cela favorisera son évolution spirituelle est à mon avis faire fausse route : c’est en progressant sur son chemin spirituel que la compassion viendra d’elle-même.

Une petite précision s’impose ici. Le présent article ne s’intéresse et n’aborde que le plan spirituel. Il existe, par exemple, de nombreuses bonnes raisons d’être respectueux de la nature qui ne sont pas en lien avec l’évolution spirituelle. Je ne prône donc pas qu’il faille attendre d’être un Bouddha pour commencer à trier ses déchets et agir sur le monde qui nous entoure…

Devenir soi-même

Tenter de coller à des pseudo-attentes de l’extérieur – et contrôler tout élan qui irait dans une autre direction – est la meilleure façon de perdre sa spontanéité et de rater la rencontre avec soi-même.

Il n’y a en fait pas de démarche plus opposée à la spiritualité dont l’essence, le but ultime, est d’inviter à devenir de plus en plus soi-même, à se réaliser pleinement et en conformité avec sa propre vérité intérieure : « Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peut faire. Deviens sans cesse celui qui tu es. Sois le maître et le sculpteur de toi-même » (Friedrich Nietzsche). Ou, comme dirait Oscar Wilde sous forme de boutade : « Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris ».

L’être spirituel sait que c’est en lui-même que se trouvent les réponses, et non en faisant appel à l’extérieur, que ce soit par le biais d’un dieu, d’un gourou, d’un courant de pensée ou autres. Une règle édictée de l’extérieur ne sera jamais totalement adéquate : « L’homme qui dit « je veux changer, dites-moi comment m’y prendre » peut paraître profondément sincère et sérieux, mais il ne l’est pas. Il est à la recherche d’une autorité, dans l’espoir qu’elle mettrait de l’ordre dans sa vie. Mais son ordre intérieur pourrait-il jamais être instauré par une autorité ? Un ordre imposé du dehors provoque presque toujours un désordre » (Krishnamurti).

Les dangers de l’idéalisme

Sur un chemin spirituel, il est tentant de suivre un modèle, d’essayer de ressembler à ceux que l’on admire, d’extirper ce que l’on n’aime pas en soi et de le remplacer par les qualités appréciées chez d’autres. Pourtant, cette volonté de changement a ceci de problématique qu’elle implique de renier et de rejeter une part de soi-même pour le remplacer par quelque chose d’extérieur qui n’a pas encore été intégré.

Pour moi, la spiritualité se distingue de la morale en ce qu’elle est non-duale, elle ne divise pas le monde en ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, ne décrète pas de « il faut », « tu devrais » ou « il est défendu de… ». C’est une voie de grande liberté qui invite à s’accepter totalement, à être soi-même en se libérant des diktats extérieurs.

Vouloir se modeler sur un idéal, aussi beau soit-il, peut devenir un frein au développement spirituel, comme l’explique Krishnamurti : « Pour se connaître, on doit être honnête à l’extrême vis-à-vis de soi, jusqu’au tréfonds de l’être. Lorsqu’on agit suivant des principes, on est malhonnête car on agit tel que l’on pense qu’on « devrait » être, et non tel qu’on « est ». (…) L’idéal n’est ni un fait ni une réalité : c’est ce qui devrait être – une chose située dans le futur. Ecoutez-moi bien : oubliez l’idéal et prenez conscience de ce que vous êtes. Ne courez pas après ce qui devrait être, mais comprenez ce qui est. La compréhension de ce que vous êtes vraiment est beaucoup plus importante que la quête de ce que vous devriez être. Pourquoi ? Parce qu’en comprenant ce que vous êtes s’amorce en vous un processus spontané de transformation, alors qu’en devenant ce que vous croyez devoir être, il n’y a pas trace de changement, c’est simplement la même chose qui continue sous une autre forme ».

portrait of a young man and two women in meditation

Sois spirituel et tais toi !

L’acceptation de soi

Prenons l’exemple d’une personne trouvant ses pulsions sexuelles trop envahissantes et estimant qu’elles vont à l’encontre de la haute idée qu’il s’est faite de son évolution spirituelle. Imaginons que sa façon de solutionner le problème soit de s’imposer une abstinence totale et, pour se faire, de tenter de se déconnecter de son énergie sexuelle. Cette personne a donc idéalisé la chasteté et essaie de s’y conformer. En pratique, que va-t-il se passer ? Il est probable qu’en dépit d’efforts importants, le résultat soit – au mieux – mitigé et que cette personne ressentira de la frustration, de la culpabilité, un dégoût d’elle-même de si peu correspondre à son idéal. En outre, cette force réprimée resurgira d’une façon ou d’une autre mais avec le risque d’être pervertie et encore plus « obscure ».

Pratiquer la « non-sexualité » n’a jamais fait disparaître les pulsions sexuelles. Pour prendre un exemple historique, Gandhi voyait ses pulsions sexuelles comme un adversaire à éradiquer à force d’ascétisme et de sévère discipline. Or, l’abstinence qu’il s’est imposée une bonne part de sa vie fut pour lui une cause de tourments constants l’emmenant plus près de la névrose obsessionnelle que de la sérénité.

L’abstinence ne devrait pas être vécue comme une contrainte, sous peine de créer un antagonisme en soi-même. Soit l’abstinence vient naturellement et sans effort, soit elle nécessite d’exercer une violence sur soi, ce qui signifie que ce n’est pas le moment juste pour la vivre. L’abstinence n’est pas un but en soi, ce serait plutôt une (éventuelle) conséquence accessoire d’un degré d’évolution, presque anecdotique. Il ne s’y rattache aucune connotation morale. L’abstinence n’est ni bonne ni mauvaise. Et le fait d’être abstinent n’est pas forcément la marque d’une grande spiritualité. Si elle est juste due au fait que la personne s’est dissociée du bas de son corps et coupée de ses élans vitaux, ce serait même plutôt l’inverse…

Si quelqu’un souhaite être plus en paix avec sa libido, comment peut-il alors évoluer tout en respectant qui il est ? Plutôt que d’occulter ou de se couper de ses pulsions sexuelles, une autre option serait de s’y confronter afin d’en comprendre le mécanisme et, de ce fait, de mieux connaître son propre fonctionnement.

Ce n’est pas une voie aisée car elle suppose d’être totalement libéré de tout désir de changer ce que l’on est en quelque chose d’autre. Ainsi que le dit Sai Maa, la voie spirituelle est avant tout un chemin d’acceptation de soi : « Nombreux sont ceux qui croient que pour évoluer il y a quelque chose en eux à changer, rejeter ou transcender. Je vous invite à considérer que la transformation vient en osant accepter et embrasser tout ce qui est en vous ».

Au lieu de prétendre à la chasteté, la proposition est d’accepter ses pulsions et de les expérimenter en conscience, de comprendre leur fonctionnement sur le plan rationnel mais aussi et surtout intuitif, sans émettre de jugement et en toute bienveillance.

Si cette personne ressent aujourd’hui l’envie/le besoin de vivre une sexualité « hors de la norme » (ce qui ne signifie de toute façon pas grand-chose, vu la diversité en la matière), il est probablement bon pour elle de l’expérimenter, pleinement, de façon à comprendre d’où lui vient cette envie/besoin. Je précise que cette expérimentation devra se faire en conscience, ce qui implique d’être dans le respect de soi-même et dans le respect d’autrui.

Une fois que la personne aura pris conscience du mécanisme à l’œuvre, ses pulsions ne devraient plus la tarauder et elle passera naturellement à autre chose, sans avoir à se faire violence. Ou peut-être prendra-t-elle conscience que, finalement, cette voie lui correspond vraiment à ce moment de sa vie (quitte à encore évoluer dans autre chose plus tard).

Parfois, il est bon d’expérimenter des choses plus « excessives », comme un passage obligé, pour être après à même de s’en détacher, de les transcender et de passer à autre chose. Il est toutefois important de le faire en conscience, en étant présent à soi, de façon à ne pas y rester bloqué ou à s’y complaire inutilement.

Plutôt que de vouloir devenir qui elle n’est pas, c’est donc en cherchant à découvrir sa vraie nature, en la comprenant et en l’acceptant, que se produira un travail alchimique de transformation qui libérera la personne tant de la sexualité que de son contraire.

Pour conclure sous forme de métaphore musicale, l’être spirituel est « une personne qui ne marche plus au son des tambours de la société et qui danse sur la musique qui jaillit d’elle-même » (Anthony De Mello). Marcher au rythme d’une mélodie composée par quelqu’un d’autre – aussi mélodieuse soit-elle – éloigne de sa petite musique intérieure, la seule qui résonne en parfaite harmonie avec soi.

Pour aller plus loin, nous recommandons cet excellent ouvrage de Jack Kornfield.

Source: presenceasoi.be

Et vous qu’en pensez vous ? Faites en nous part dans les commentaires.

 



'Les dangers du « spirituellement correct ». Faut-il se couper de ses émotions et de son humanité pour correspondre à la norme ?' have 11 comments

  1. 1 novembre 2015 @ 11 h 06 min Eve-Anne / votreyoga

    Bonjour,
    j’aime beaucoup votre article.
    J’y apporterai une nuance, en ce qui concerne les addictions, qu’elles soient sexuelles ou autres. Je suis tout à fait d’accord que « lutter contre » ou agir selon des convictions morales ou sociales n’est pas la solution. J’aime cette référence à Krishnamurti « oubliez l’idéal et prenez conscience de ce que vous êtes ».
    J’ai déjà remarqué que,quand un personne reconnait sincèrement et accepte « oui c’est vrai, je fais ça, j’ai ce problème et je me fais du mal », c’est parfois suffisant pour qu’elle arrête son comportement.
    Par contre, il ne faut pas mal interpréter l’acceptation et utiliser ce terme pour entrer dans le déni. Parfois aussi on rencontre des personnes qui disent « et oui je suis comme ça » pour légitimer leur comportement et éviter de se responsabiliser même si une petite voix au fond d’eux leur souffle à l’oreille que ce qu’elles font n’est pas juste.
    Namaste

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  2. 2 novembre 2015 @ 17 h 52 min Akshaya

    C’est un article très intéressant qui fait écho à une expérience personnelle. Le jugement de l’autre, le dénigrement de soi, la culpabilité, la compétition, la volonté de bien faire, de se fondre à tout prix dans le moule au point de se perdre, cette lutte contre soi. Oui, ce sont les écueils sur lesquels je me suis souvent échoué, tentant tant bien que mal de remettre l’embarcation à flot et de garder le cap. Aujourd’hui, je peux dire que je comprend certaines de ces analyses parce qu’elles sont inscrites en moi en tant qu’expériences vécues. Mais pour autant, peut-on évoluer, grandir sans que la vertu de l’effort n’intervienne ? Pourquoi cette tradition monastique qui « incite », voir qui prône l’abstinence serait-elle dans l’erreur ? Certains Enseignements nous disent que l’initiation Shaktipat provient et procède, à la fois d’une transmission de l’Univers par celui ou celle qui aura sut et put maîtriser la force des sens, dominer la matière pour s’installer dans le subtil.
    Pour ma part, j’ai le sentiment d’avoir fait ce voyage et d’être revenu là d’où je suis parti sans que cela m’est transformé. Mais dans le même temps, qu’aurai-je appris sans cette virée au large ?
    Merci pour cet article que je continuerai d’approfondir.

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    • 26 mars 2017 @ 18 h 44 min Daniel

      Bonjour Akshaya

      « Le jugement de l’autre, le dénigrement de soi, la culpabilité, la compétition, la volonté de bien faire, de se fondre à tout prix dans le moule au point de se perdre, cette lutte contre soi. «

      Exactement !!
      « Se fondre à tout prix dans le moule au point de « se perdre » c’est comme le conditionnement de « la masse » pour la conformer aux « principes » de la dictature cf. Le livre : 1984 :

      «De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»

      Réf : https://www.amazon.fr/1984-George-Orwell/dp/207036822X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1490289346&sr=1-1&keywords=le+livre++1984

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  3. 24 novembre 2015 @ 22 h 40 min Jaya-jyoti

    Pour ma part je pense qu’il y a un temps pour tout. On ne peut pas s’imposer la chasteté ou des austérités quelconques si on n’est pas prêt, c’est évident que ce serait contre productif,
    mais en même temps, il arrive un moment sur le chemin, où on est presque prêt et là on fait ce choix en l’accompagnant de pratiques yogiques qui sont seules à même de permettre la transmutation.

    Quand on est prêt à lâcher un penchant, il faut quand même se faire un peu violence au départ, car on doit compter avec les samskaras et les engrammes, les conditionnements divers qui nous formatent et qui nous travaillent de l’intérieur.

    ON n’a rien sans effort. Ca pose toujours problème quand il s’agit de spiritualité or que chacun reconnait qu’un sportif pour être au summum de ses capacités doit se plier à un entrainement intensif et des règles strictes. Là ça ne gêne personne.
    Le dépassement de soi est une option des véhicules d’incarnations (physique, astral, mental).

    Toute personne aspirant à une voie qui va à rebrousse poil de la nature et de l’inertie naturelle doit se faire un peu violence.
    Le problème de la maturité vient plutôt du choix profond : on ne choisit pas de pratiquer tapas pour répondre à une norme, cela doit émaner d’une véritable vocation.

    Et il y a autre chose aussi qui est déterminant et dont on ne parle pas dans cet article: la foi. C’est par la foi ou un intense désir de libération de l’âme qu’on prend ce chemin du renoncement en sachant qu’il ne sera ni simple, ni « naturel ».
    Le naturel est un piège de Maya qui garde garde l’humain enclos dans un fonctionnement instinctuel et une mécanique animale.
    L’homme debout (tel que représenté par Vitruve) a la maîtrise de l’animal. Et il ne s’agit pas de juste reconnaitre que l’animal est présent mais de le maîtriser. Et non de le contenir c’est différent.

    Ensuite pour reprendre l’exemple de l’abstinence il y différents niveaux de bramacharya, et un long chemin sépare celui (ou celle) qui ne s’adonne plus à la pratique et celui qui n’est plus assailli par aucune pensée d’ordre sexuel. C’est la pratique sérieuse, la sadhana quelle que soit la voie choisie qui permet de parcourir ce chemin.

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    • 29 mars 2017 @ 17 h 49 min Daniel

      Bonjour Yaya Iyoti

      « L’homme debout (tel que représenté par Vitruve) a la maîtrise de l’animal.
      Et il ne s’agit pas de juste reconnaitre que l’animal est présent mais de le maîtriser.
      Et non de le contenir c’est différent. »

      Je ne connaissais pas le sens de « L’homme debout (tel que représenté par Vitruve) », merci de l’information, très intéressante.

      Remarque très importante, le contenir, le refouler, le mettre en cage, attention au jour ou il va se libérer, ca va mordre !!

      Chant II
      67 : Car celui qui livre son âme aux égarements des sens voit bientôt son intelligence emportée, comme un navire par le vent sur les eaux.

      Voici un texte qui va dans le même sens que l’Art de la Chevalerie, et que l’Art du Yoga de la Bhagavad-Gîta, ici il s’agit de maitriser un buffle.

      Réf. http://www.dhammatalks.net/French/Ajahn_Chah_Mental_et_objets_des_sens.htm

      Maîtriser, dompter « l’animal », comme le Chevalier, lier le cheval, bien tenir les rênes, de la bête. Tantôt le tenir fermement, tantôt le laisser libre = côté terrible, côté doux.

      Le Chevalier le dirige ou il a décidé de se rendre, car le cheval indompté suit naturellement les chemins des sens en entraînant son cavalier. L’ego cavale après tous ses désirs , cf le vice .
      Dans la Bhagavad -Gîta il est question aussi de la conduite du char, du chariot si je me souviens bien.

      Chant II

      60 : O Fils de Kunti, les sens impétueux entraînent violemment, même le mental du sage qui lutte pour la perfection.

      Chant VI

      26 .Et chaque fois que son mental inconstant et instable s’échappe qu’il le réfrène et l’amène à se soumettre au Moi.

      Réf .le Yoga de la Bhagavad-Gîta

      La Voie de Droite, (1) la voie étroite, la Droiture du Chevalier est un Art périlleux, Voie semée d’épines, de dangers, Voie du petit nombre.
      Note 1 : le côté droit de l ‘ Y, Voie étroite, Voie de Lumière, côté gauche voie de ténèbres, voie facile, voie de vice .

      « Le vice il est facile d’y atteindre même en foule : la route est unie, c’est tout près de nous qu’il habite.
      Mais devant la vertu les dieux immortels ont placé la sueur.
      Un sentier long, escarpé conduit vers elle et raboteux d’abord .Mais dès qu’on est arrivé au sommet, il devient aisée malgré sa difficulté «

      L’idée du « Bivium » et le symbole pythagoricien de la lettre Y :

      http://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1931_num_10_1_1340

      Il s’agit du choix entre le vice et la vertu : choix d’Héraclès cf :

      http://www.mythologie.fr/Heracles_adolescence_education_vice%20ou%20vertu.htm

      D’ailleurs cela se retrouve aussi dans les expressions :
      Il est gauche, maladroit : mal à droite.

      Le Message Retrouvé ,Livre XXV

      53. Pas de salut pour les brutes qui se complaisent dans la bestialité et dans les excréments du monde.

      53′. Cela est réservé pour les simples enfants de Dieu qui suivent sa voie droite.

      Livre XXXIX

      76 Puits très profond. 76’ Droite invincible.

      Nous retrouvons le choix des deux voies dans le Langage des Oiseaux.
      Ils ont tous une fausse excuse pour ne le pas s’engager à suivre la Huppe, leur guide vers la Voie de Droite, Voie de Vertu , pour atteindre le Sîmorgh (le Roi).

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    • 31 mars 2017 @ 14 h 52 min Daniel

      Bonjour Jaya Jyoti

      « Ensuite pour reprendre l’exemple de l’abstinence il y différents niveaux de brahmacarya et celui qui n’est plus assailli par aucune pensée d’ordre sexuel.
      C’est la pratique sérieuse, la sadhana quelle que soit la voie choisie qui permet de parcourir ce chemin. »

      Brahmacarya : (sanskrit IAST : brahmacarya ; devanāgarī: ब्रह्मचर्य ; pali : brahmacariya) signifie « étude du Veda, apprentissage de la science sacrée » ou « vie pure (chaste) ». C’est le premier stade de la vie brahmanique (āśrama) qui implique la pratique des cinq vertus morales (Yama).
      « Traditionnellement, cette vie implique de suivre un enseignant spirituel sous l’autorité duquel le brahmacārin (étudiant brahmanique) pratique un strict célibat, une vie de restrictions morales et de dévotion à la méditation. Bien que faisant partie du mode de vie hindou il est aussi un pivot des traditions shramanique du bouddhisme et du jaïnisme. »
      Réf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Brahmacharya

      « Brahmacarya : Célibat, continence, chasteté, état d’élève qui acquiert des connaissances profanes et spirituelles, première des quatre étapes de la vie. « Réf. Lumières sur les Yogas Sutras p 498

      « Le premier stade nous amène à travers l’enfance et l’adolescence (1), jusqu’au seuil de l’âge adulte

      Note 1 : A l’adolescence, il s’agit du choix entre le vice et la vertu, voie de gauche, Voie de Droite : le choix de l’adolescent Héraclès.

      « C’est une époque ou l’on se soumet à une discipline, comme d’aller à l’école et apprendre les mathématiques, pour lesquelles on n’éprouve aucun plaisir et dont on ne perçoit pas l’intérêt .On appelle cette période brahmacaryasrama.
      Le mot brahmacarya suggère le contrôle de soi, la discipline et la continence sexuelle.
      A ce stade de notre vie, la sagesse consiste à être patient, aimable, et respectueux à l’égard de nos aînés et de nos tuteurs, même si nous ne comprenons pas vraiment la valeur de ce de ce qu’ils tentent de nous transmettre.
      Il s’agit de guider en douceur les énergies de l’enfance, et non pas de les brider et de les supprimer brutalement.
      C’est pourquoi les parents essayent de restreindre la précocité sexuelle, la continence sexuelle, dans tous les sens du terme, n’est pas la répression. C’est une canalisation dirigée en vue d’un courant plus mûr et plus glorieux qui viendra au moment adéquat. »
      Réf : la Voie de la Paix Intérieure, p 262, 263

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    • 1 avril 2017 @ 22 h 59 min Daniel

      Bonjour Yaya Iyoti

      « Et il y a autre chose aussi qui est déterminant et dont on ne parle pas dans cet article: la foi. C’est par la foi ou un intense désir de libération de l’âme qu’on prend ce chemin du renoncement en sachant qu’il ne sera ni simple, ni « naturel ». Le naturel est un piège de Maya qui garde l’humain enclos dans un fonctionnement instinctuel et une mécanique animale.»

      Précision essentielle : « C’est par la foi ou un intense désir de libération de l’âme »

      Le Message Retrouvé, Livre I, Upographes

      L’élan de la foi qui touche les cœurs est ardu pour
      les mortels et méprisé par eux. EMPÉDOCLE

      Quand la foi n’est pas totale, ce n’est pas la foi.
      LAO T ‘SEU

      Livre IV

      2. Les alternatives de la foi et du doute font tout le drame de notre quête divine.

      2’. Tout ce qui s’éloigne de la nature va à la mort, et tout ce qui pénètre l’homme aboutit à Dieu.

      « Le naturel est un piège »

      Tout à fait, ne dit on pas : chassez le naturel, il revient au galop » (1)

      Note 1 : Fait référence à « l’animal » humain non maîtrisé ou voie de gauche, voie facile apparemment.

      « Croyez-vous en vous-même ? Croyez-vous en votre existence (1)

      Note 1 : « Au sens étymologique, « existence » possède une signification plus précise.
      Existere (en latin archaïque exsistere, soit ex + sistere), signifie littéralement « être hors de soi », donc être auprès des choses.
      En ce dernier sens, « existence » ne pourrait s’appliquer qu’à l’homme proprement dit, et nullement aux simples choses «
      Réf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Existence_(philosophie)

      Etes-vous ici, ou n’y êtes-vous pas ? Croyez-vous que vous existez, ou croyez-vous que c’est seulement un rêve que vous êtes entrain de vive ? . Cette expérience d’être en vie demande à elle seule que vous viviez comme une personne meilleure que vous n’êtes. C’est cela l’étincelle divine de la foi .Tout le reste en découle.
      J’espère que vous me comprenez bien quand je dis que croire en Dieu est secondaire.
      Ce qui vient en premier est le fait que vous existez, n’est ce pas ? Vous êtes la preuve vivante que vous êtes en vie.
      Et comme vous êtes en vie, vous voulez progresser.
      Vous voulez être meilleurs que vous n’êtes. C’est la vitamine d’or qui vous permettra d’avancer.
      Avoir une existence propre relève de la foi ». Réf. L’arbre du Yoga p 66, 67.

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  4. 24 mars 2017 @ 10 h 55 min Daniel

    Bonjour

    « En revanche, si je tente de m’affranchir d’un milieu et que je retombe dans d’autres normes, qui ne sont pas issues de mon propre cheminement intérieur mais qui sont celles en vigueur dans mon nouveau milieu, j’aurai simplement changé de « prison », la nouvelle étant sans doute plus spacieuse et plus jolie mais ne limitant pas moins mon horizon… »
    Oui exactement c’est aussi le cas pour les témoins de Jehova et de tout type de sectes, le « bon guru » ect

    « Correspondre à la norme »

    On croirait lire le cahier des charges pour la production de citrons, tous les mêmes, même couleur, même forme, même goût, même gabarit pour les faire renter dans des boites toutes les mêmes, c’est plus facile à ranger !! Dans la salle de méditation, plus facile à contrôler.

    Oui, j’ai également constaté que « les bons catholiques » qui en avaient marre d’aller à la messe pour entendre ce bla bla couraient tout joyeux chez le guru du coin qui ne dissipe pas les ténèbres, au contraire.
    Marre aussi du milieu familial de la société, ect.
    Enfin ici il y a des gongs, des mantrams, ect, c’est enfin autre chose. De l’encens et des tenues magnifiques, voyez le « Maitre ». Quelle liberté, quelle apparence, quelle prison !!

    Louis Cattiaux disait : il y a aussi peu de sagesse à Paris qu’au Tibet,

    « Porter des vêtements ethniques, respirer de l’encens ou écouter une symphonie pour bols tibétains n’ont jamais rendu qui que ce soit spirituel et ne sont d’ailleurs en rien un passage obligé sur un chemin de réalisation de soi »

    Exactement : l’habit ne fait pas le moine !!
    Cela me rappelle aussi ce « cher » Robert Spatz « grand lama » grande tenue et ses « initiations tantriques » de la main gauche avec des adolescents et adolescentes !!

    Evangile de Thomas Logion 89

    A dit Jésus
    Pourquoi lavez-vous l’extérieur de la coupe ?
    Ne comprenez-vous pas que celui qui a créé l’intérieur
    Est aussi celui qui a créé l’extérieur

    Se couper de son humanité

    « La noblesse de l’Etre humain réside dans son humanité.
    Elle est un don du ciel et la demeure paisible de l’homme. »
    « La compassion est le principe de l’humanité. »
    Mengzi II A6, A7

    La tendresse du cœur était comprise par Confucius comme le lieu d’enracinement à partir duquel la Tradition pouvait demeurer vivante .Chez Mencius elle est le principe de l’humanité. Réf. Paroles de Sages Chinois p 202

    Répondre

    • 29 mars 2017 @ 16 h 34 min Daniel

      Bonjour

      je réponds à « mon moi-même » comme disent les bruxellois !!

      Correction à propos de la première réponse : » Louis Cattiaux disait : il y a aussi peu de sagesse à Paris qu’au Tibet »

      « La sagesse est aussi rare au Tibet qu’à Paris, disait Louis Cattiaux.
      Elle peut fleurir partout cependant, sans que nul ne s’en doute. «

      Voir le lien à ce sujet : http://www.beyaeditions.com/presentation%20au%20lecteur%20mr.pdf

      Répondre

  5. 26 mars 2017 @ 18 h 07 min Daniel

    Bonjour

    A propos de l’image de cet article

    Très intéressante : « correspondre à la norme » montre également se soumettre à la machine, à ses normes se trouver en
    « adoration » devant elle, quelle merveille cette technologie !! Elle a son utilité, cependant :

    Livre XXXIV

    16 Nous pouvons nous servir des machines pour nous soulager, mais nous ne devons ni les adorer ni croire qu’elles nous sauveront définitivement de la mort.

    16′ S’organiser dans la porcherie de l’exil, c’est en définitive vouloir s’organiser dans la puanteur du fumier de la mort.

    Répondre

  6. 26 mars 2017 @ 18 h 13 min Daniel

    Bonjour

    « La vraie liberté » ne consiste pas à « se croire libre » mais sous-entend la discipline intérieure et lâcher- prise sur le Sentier. Se couler dans le flot de La Vie sans résistances, comme disent les Paroles de Sages Chinois.

    Le Message Retrouvé Livre I

    66′. La liberté se conquiert sur les passions, sur les désirs et sur la mort.

    Livre III

    80. La limitation des désirs et l’acceptation du changement engendrent le détachement, la liberté et le repos nécessaires à la recherche du Parfait.

    Livre XIV

    24. La liberté des enfants de Dieu est une liberté intérieure qui dit tout et fait tout dans l’innocence retrouvée et gardée.

    « En revanche, en mettant la charrue avant les bœufs, tous ces objectifs extérieurs non encore intégrés deviennent un « idéal ».

    J’apprécie la clarté des commentaires, cela me rend joyeux, des paroles pleines de sagesse et de profondeurs !!

    Très finement observé, il s’agit de projections dont la personne ne se rend pas compte.
    Mais dans le chemin spirituel l’ego veut des objectifs clairement définis et les contrôler.
    Et si c’était tout autre chose ?? Quelque « chose » qui nous traverse et qu’il ne faut pas saisir !! . Quelque chose qui ne dépend pas de nous, de notre pratique.
    Cependant il nous faut devenir « aimant », « amant » de « la chose » pour l’attirer en nous .

    Livre I

    51. Le propre de l’ignorant, c’est de vouloir à tout prix convaincre les autres de systèmes qui le rassurent momentanément.

    Livre XIII

    46. l’intelligence des nourritures corporelles et celle des nourritures spirituelles, c’est non seulement bien choisir ce qui nous convient mais c’est aussi rejeter ce qui ne nous convient pas, afin de conserver uniquement en nous ce baume qui entretient et qui perfectionne le corps et l’esprit jusqu’a la glorification de l’âme dans le Seigneur merveilleux.

    46′. C’est la douce et longue méditation qui rend toutes choses fixes et parfaites, car elle sépare au commencement pour mieux conjoindre à la fin. C’est donc en devenant simples et nus que nous verrons Un en Tout et Tout en Un.
    La bonne volonté en Dieu utilise au mieux tout ce qui se présente, mais ne désire rien.
    Elle est comme l’attention très soutenue au milieu de la quiétude la plus parfaite.

    46 » « Les élus montreront habiter le soleil de vie. les réprouvés descendront habiter la pierre morte  »
    Ceci n’est pas une fable

    Note : le 46’’ fait le lien entre les deux colonnes, terrestre et céleste, lien entre ciel et terre.
    Pour rappel la colonne de droite est céleste, celle de gauche est terrestre.

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.