fête des yogis

Les leçons de vie du yoga: les Yamas et Niyamas.

Considérer le yoga comme une gymnastique permettant d’acquérir souplesse et équilibre en enchaînant les postures, c’est totalement se méprendre. Car cette approche est une véritable voie de développement spirituel. Non-violence, méditation, persévérance… Une philosophie de la connaissance de soi et du vivre-ensemble qui peut transformer notre quotidien.

« Tu fais quoi, toi, comme yoga ? Ashtanga ? Moi je suis hatha. Et toi ? Moi je pratique l’Iyengar, et le Bikram, de temps en temps… » Banale conversation entre jeunes Parisiennes du XXIe siècle. Chacun cherche « son » yoga, « sa » pratique, dont le rythme, l’intensité et l’enchaînement des postures seraient les plus appropriés à sa personnalité, à son physique ou à son endurance…

Mais au fond, comme aiment à le répéter les gourous, « il n’y a qu’un yoga », un seul but visé par les diverses techniques : se libérer de la souffrance. Et, pour cela, se sentir en paix, en harmonie avec soi, son corps, son esprit, les autres, la nature, le monde, le fini, l’infini… Étymologiquement, yoga signifie « union, intégration » en sanskrit.

Le corps et l’esprit

Pourquoi, alors, s’échiner à vouloir mettre les jambes derrière le cou ou à faire la planche en tenant sur une main si la démarche de fond est spirituelle ? « Parce que nous avons un corps ! Et, que nous le voulions ou non, que nous l’aimions ou non, nous n’avons pas d’autre choix que de faire avec lui toute notre vie », répond Charles Bensusen, enseignant de yoga. Pratiquer asana (les postures) et pranayama (les exercices de respiration) permet de faire du corps un allié sur ce chemin de libération, en le renforçant, en l’assouplissant, en apprenant à en connaître les potentialités et les véritables limites…

S’ils sont souvent tout ce que le grand public connaît du yoga, asana et pranayama n’en sont que deux des huit piliers définis dans les Yoga-Sutras de Patañjali, texte fondateur du yoga. Les autres sont yama (cinq principes qui éclairent le rapport aux autres), niyama (cinq principes posés dans le rapport à soi), pratyahara (la maîtrise des sens), dharana (la concentration), dhyana (la méditation) et samadhi (l’état final d’unité). Résumer le yoga à la seule pratique des postures revient donc à dénaturer cette philosophie pour en faire tout au plus une gymnastique joliment exotique…

Pour autant, vouloir s’approprier les principes de yama et de niyama comme autant de règles de conduite auxquelles se soumettre ne serait pas plus juste. « Ce serait même tout à fait contre l’esprit du yoga, qui repose sur le lâcher-prise », ajoute Charles Bensusen, pour qui « ces principes ne doivent pas être considérés comme des règles religieuses, mais comme la nature intrinsèque d’une personne pratiquant le yoga ».

Le véritable esprit du yoga

Autrement dit, c’est dans la pratique régulière, assidue, approfondie que nous expérimentons, avec nos sens, le fondement de ces principes. Ainsi, et pour utiliser une formule qui pourrait être un aphorisme de yogis, la pratique n’est pas tout le yoga, mais pratiquer, c’est tout. « Mais cette pratique, précise Charles Bensusen, peut ne pas être asana : une méditation, une marche… l’essentiel est qu’il s’agisse d’une pratique faite de manière régulière et avec concentration, dans laquelle, peu à peu, l’on verra s’exprimer ces principes. »

C’est cela, vivre selon l’esprit du yoga.

L’Ahimsa : la non-violence

La non-violence, c’est refuser de faire violence au réel en voulant le changer. C’est aimer ce qui est. Si, dans la pratique, ma hanche ne veut pas s’ouvrir, je ne la force pas, c’est ainsi. Ou, si je vis une relation compliquée, me crisper face à l’autre ne facilitera pas notre échange, je dois trouver une autre solution… L’objectif est de traverser les difficultés avec plus de lâcher-prise. Le yoga nous y aide via la respiration : le souffle permet de passer les postures sans forcer. Le défi reste de savoir si je me fais réellement violence dans cette posture ou si ce n’est qu’une peur. Dans la pratique du yoga, ce doute justifie la présence du guide, qui nous aide à trouver notre justesse.

« Satya » : la vérité, l’authenticité

Il ne s’agit pas de trouver une vérité absolue, mais de cerner à chaque instant sa propre vérité, son authenticité. Le problème est que notre ego interfère avec celle-ci ; dans la représentation permanente, nous nous soucions de montrer nos talents, nos capacités, et de cacher nos fragilités. Comment parvenir à distinguer ce que l’on se raconte de ce qui est ? En pratiquant. Où l’on verra que l’on ne peut pas se mentir longtemps dans la posture si l’on veut la faire correctement… Mais aussi, au quotidien, en étudiant ce qui se passe en nous lorsque nous parlons ou agissons : est-ce que cela nous nourrit ou n’est-ce que du faux, du vide, de la représentation ?

« Asteya » : ne pas voler

Cela ne s’applique pas qu’au vol de biens matériels ; c’est refuser de s’approprier ce que l’on ne peut pas posséder. Les idées d’autrui, mais aussi les idées générales : asteya invite à penser par soi-même, à faire confiance à ses propres idées, et à ce que l’on est et possède en soi. Dans la pratique, c’est ne pas vouloir passer une posture avant que la précédente ne soit tout à fait maîtrisée. C’est donc commencer par savourer la posture que l’on maîtrise… Autrement dit, c’est avoir la grâce de ne pas vouloir ce pour quoi nous ne sommes pas encore prêts.

« Brahmacharya » : la modération

Ce yama a parfois été interprété comme un appel à l’abstinence sexuelle. En réalité, il n’est question de s’imposer ni la chasteté ni même aucune forme de frustration, mais de viser un certain contrôle de son attention et de son énergie. Si je me promène dans la rue, je ne regarde pas les vitrines en quête de ce que je n’ai pas et qui me manque : je me promène avec « ma » plénitude. Quand notre énergie aurait tendance à se dépenser inutilement en papillonnant, en voulant tout et trop, il s’agit de la canaliser en la ramenant sans cesse à soi, à ce que l’on est, à ce que l’on a. Dans la pratique, cette maîtrise passe par celle du regard (drishti), toujours très précisément orienté et immobile.

« Aparigraha » : le non-attachement

Ce yama invite à adopter une posture de détachement à l’égard de ses pensées, de ses émotions, des choses… C’est savoir les lâcher après les avoir acquises. Ce mouvement d’acquisition puis de perte est le mouvement même de la respiration : inspirer, c’est être prêt à tout prendre, à tout accepter, à se nourrir de tout ; expirer, c’est être prêt à tout rendre, à tout donner – jusqu’au dernier souffle.

« Sauca » : La propreté, la pureté

Sauca fait d’abord référence à la propreté du corps, extérieure et intérieure : asana etpranayama ont des effets de détoxification et de nettoyage des organes. Cette propreté est également mentale, émotionnelle : dans la pratique, il s’agit de faire le ménage en soi, grâce à la concentration sur le souffle, mais aussi grâce à une rigueur imposée par les postures et leur enchaînement. Ce qui est d’abord un effort – d’alignement, de maintien dans une posture, de concentration – devient une façon d’être et l’accès à une certaine épure : il s’agit de se débarrasser du superflu.

yamas« Samtosa » : le contentement

Patañjali a écrit que « le plus grand bonheur réside dans le contentement de soi ». Nulle question de fierté ou d’orgueil, bien au contraire, samtosa est un appel à la modestie qui consiste à savoir se réjouir de ce que l’on est. C’est baigner dans l’acceptation et, plus encore, dans la joie de cette acceptation. C’est ne pas ressentir de manque. La pratique y aide en incitant à trouver du plaisir dans la posture, à la savourer – aussi difficile soit-elle.

« Tapas » : la persévérance

Tapas est le feu présent au cœur de toute action difficile, mais aussi le feu nécessaire pour rester dans sa vérité : ce niyama invite à ne pas renoncer à sa vérité, à rester fidèle à soi, à ce qui nous est cher, non à ce que les autres nous imposent. C’est l’un des apprentissages évidents de la pratique régulière et assidue : elle enseigne la persévérance. Mais encore faut-il savoir où est sa vérité. Dans la pratique, cela passe par le retour incessant au souffle, à ce qui est, à ses appuis dans le sol, à ses acquis solides.

« Svadhyaya » : l’autoanalyse

Toute activité qui favorise l’étude de soi, l’examen de son comportement, de ses émotions et de ses pensées relève de svadhyaya. C’est donc tout aussi bien savoir prêter attention à ce que l’on ressent et pense durant la pratique, que lire, étudier, se nourrir d’expériences rapportées par d’autres et qui trouvent un écho en nous. Mais il s’agit moins d’une quête que d’une posture intérieure ; lorsque nous sommes dans cette attention à ce qui se passe en nous, les livres ou les rencontres nourrissantes viennent à nous, plus que nous les choisissons. L’écoute de soi engendre une écoute plus largement ouverte sur l’extérieur.

« Isvarapranidhana » : l’abandon au divin

À force de persévérance (tapas) et d’autoanalyse (svadhyaya), la pratique amène à prendre conscience que nos actions, nos postures ne sont pas que « moi », qu’elles sont une expérience spirituelle du lien entre « moi » et « Dieu » – que l’on l’appelle également le mystère, la nature ou le grand tout, selon ses convictions. La pratique est une offrande, et non pas un cadeau égoïstement conservé et admiré ; ce niyama invite à ne pas rester attaché à sa « performance » physique, à son corps, en se reliant à plus grand.

C’est le sens même du yoga : se sentir « uni », aussi bien à l’intérieur de soi qu’avec le tout, autour de soi. Et c’est la voie de la libération.

Article initialement paru sur Psychologie.com

Que pensez vous de cette description des Yamas et Niyamas ? Faites en nous part dans les commentaires.


'Les leçons de vie du yoga: les Yamas et Niyamas.' have 4 comments

  1. 17 mars 2015 @ 18 h 02 min Denis

    Il nous faut entrevoir plusieurs degrés dans ces « refrènements » et « Disciplines » proposés dans la vision de Patanjali et ailleurs. Entrevoir aussi que Yamas et Niyamas ne sont pas cités dans tous les textes fondateurs du Yoga, ainsi la Gheranda Samihta, grand traité de Hatha Yoga, aussi important que Hatha Yoga Pradipika, ne mentionne pas les Yamas et Niyamas.

    Il semble que ces « refrènements » et « Disciplines » soient les préceptes de la vie en retrait de l’ascète et en rien celle que nous vivons, nous qui sommes dans le monde…
    Bien sur, faire l’inverse ne serait que pure folie, et « refrènements » et « Disciplines » ne peuvent qu’apporter une vie saine et épanouie. Pour autant nous devons, peut-être, nous libérer de nos tendances un peu trop « culpabilisantes » et psychologiques (de peur, doutes, regrets, attachement) et nous rendre compte que le Yogi est avant tout un être qui cherche la liberté et ne va pas s’encombrer de codes moraux et éthiques apportés par des hommes ou des religions trop prégnantes.

    Le but des Yamas et NiYama n’est pas d’instaurer un code de vie social, ou éthique ou même moral, le but est de cheminer dans le Yoga et de permettre à un individu d’atteindre l’éveil.

    Il faut donc considérer les 8 activités du Yoga dans une même vision qu’un sportif de haut niveau souhaitant atteindre le meilleur. Pour le Yogi c’est l’éveil !
    Son observance alimentaire, ses règles de vie, ses entraînements, parfois drastiques, n’ont rien à voir avec une démarche éthique ou moral. Elles sont là pour lui permettre d’atteindre son but, et si cela rejailli sur sa vie sociale ce n’est qu’une belle chance pour ceux qui sont autour du Yogi et aussi pour lui de passer sa vie avec légèreté et harmonie, mais en rien Yama et Niyama ne propose un but social…

    Les Yamas et Nyamas sont là pour apporter, préserver nos énergies et les canaliser.
    A chaque Yama et Niyama réalisé un pouvoir occulte est obtenu.
    Ces pouvoirs sont des aides (des alliés) pour le pratiquant dans sa quête de révéler sa nature et d’atteindre à l’éveil.
    Les postures permettent au corps de fonctionner mieux, de rencontrer les énergies et de préparer le corps aux Pranayama
    Pranayama permet de créer un corps d’énergie puissant et de prendre contact avec le monde des énergies, bien plus vaste que le monde physique.
    Apparaît alors des états de conscience modifiée que sont le retournement des sens, unification de tous les sens qui permettent une rencontre de l’unité.
    Puis viennent les concentrations et méditations, jusqu’à l’expérience profonde du Yoga, le Samadhi !
    Il faut rajouter à ces 8 étapes une neuvième qui est Tarka, le raisonnement, qui apporte une vision très spirituelle aux 8 étapes classiques de Patanjali.

    Yoga utilise 2 axes d’évolution :
    La Connaissance (par l’expérimentation, l’inférence et l’étude des textes)
    Le Pouvoir (que confèrent la connaissance des énergies et de l’esprit)

    Répondre

    • Yoganova

      18 mars 2015 @ 14 h 15 min Yoganova

      Bonjour Denis et merci pour votre commentaire très complet et instructif.
      Votre comparaison des Yamas et Niyamas comme une sorte d’entrainement pour sportif de haut niveau est assez juste.
      C’est vrai qu’en fonction de son investissement dans la voie, on peut comprendre les enseignements de manière différente.
      Par exemple dans la tradition Tantrique que j’ai étudié, on comprend le terme Bramacharya non pas comme « célibat » mais comme contrôle des énergies sexuelles notamment de l’éjaculation pour les hommes alors que l’intensité de sa vie sexuelle est laissé libre à l’appréciation de chacun.
      Ceci dit, il y a des recommandations de base qui sont aussi valables pour tous, comme ne pas mentir, ne pas voler etc… Ces recommandations n’ont rien d’originales puisqu’on les retrouve dans toutes les traditions.
      Je serais curieux de savoir la manière dont vous les enseignez dans vos cours Denis, si vous avez un peu de temps pour nous l’expliquer.

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      • 18 mars 2015 @ 21 h 09 min Denis

        Bonjour

        Je crois qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs !

        Dans les grandes lignes des gens viennent au Yoga pour 3 raisons.

        – Le bien être, ou une thérapie au mal être, car la vie est stressante et beaucoup se sentent mal dans notre monde, consomme des calmants et autres substances pour tenter d’aller mieux, mais rien ne vaut la prise en charge par soi même de notre mal être. C’est la plus grande part des nouveaux participants dans le Yoga.

        – Une quête mystique, ils cherchent quelque chose de profond et une transformation spirituelle, ils sont plus rare que la première raison.

        – Et enfin certains qui rêvent de développer des pouvoirs (pas beaucoup) ou se sentent investis par des pouvoirs ou pensent avoir éveillés leur Kundalini, ou tout autre choses. Au pays des aveugles le borgne est roi… C’est à la mode, au moindre petit frisson beaucoup pensent avoir atteint l’unité et la toute récente dérive apportée par le « tantra » génère un grand nombre de libidineux tous convaincus d’avoir éveillé la dame des profondeurs et avoir trouvé Dieu au détour d’une extase. Généralement ces gens ne restent pas souvent dans le Yoga qui a tendance à remettre les pieds dans les chaussures à ces doux rêveurs et ne comprennent surtout pas pourquoi on n’a pas déroulé le tapis rouge pour eux…

        De fait, parler de Yama et Niyama à des débutants me semble bien difficile.

        Avant de réfréner et de discipliner il faut déjà essayer de tourner rond un minimum…

        Alors finalement avec la pratique, les études de textes, des explications sur les énergies et le fait de travailler sur elles avec
        beaucoup de Pranayama, les choses se mettent en place d’elles mêmes…
        Il est évident que c’est le Pranayama qui transforme nos couches d’énergies, des pratiques comme Nadi Shodana Pranayama, quand elles sont vraiment misent en place dans le corps d’énergies donnent de très beaux résultats…
        Quand on se sent bien, léger, qu’on vit de belles rencontres avec nos énergies et notre esprit, on commence à être moins angoissé, moins dépendant, on aime de plus en plus le calme, le silence, les lieux agréables, les gens forts et agréables. Alors naturellement on se détache de beaucoup de choses qu’on faisait souvent par méconnaissance, pensant trouver de la joie ou du bien être dans l’avoir, mais tout cela ne se trouve pas dans l’avoir mais dans l’Être !

        Finalement Yama et Niyama ne devraient pas être enseignés, mais naturellement apparaitre dans celui qui chemine et ces réfrènements et disciplines devraient alors trouver leurs places harmonieusement dans notre existence.
        Nous devrions pas nous forcer pour que cela apparaisse en nous, car cela risque de donner des êtres pas très joyeux, pas ouverts ni spontanés et revendiquant quelque chose à la hauteur de leurs frustrations qui s’imposent eux même.

        A un certain niveau on peut travailler sur soi, sur ce personnage qui ne change finalement pas beaucoup dans ce chemin. Alors on peut observer que par exemple on est violent dans notre comportement, le but n’est pas de devenir un être tout mou qui sursaute au moindre bruit, mais de prendre un des Yama ou des Niyama et de tenter d’y faire attention tout au long de la journée et cela pendant 2 ou 3 mois.
        Ceci dit, il me semble que le fait de prendre un mantra, ou une divinité et de rester en connexion avec elle est bien plus intéressant que les Yama et Niyama, disons qu’en chemin le reste nous est donné…

        Le Yoga est une voie de libération, de force et de courage et non d’enfermement dans des codes éthiques et moraux élevés en dogmes. Avec intelligence, finesse et perception tout cela devient naturel. Je pense que Yama et Niyama sont la partie visible de l’iceberg mais ce qui compte c’est ce qui soutient tout cela et cela ne peut être un comportement contraint…

        Répondre

        • 9 mars 2017 @ 11 h 34 min Anne Ferrand

          Merci Denis pour votre approche des Yamas et Niyamas, ainsi que votre approche du yoga.
          Merci également à YogaNova.

          Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.