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Les pouvoirs paranormaux et le yoga. Et si c’était vrai ?

S’il y a une figure clé du mouvement des années 1920 s’intéressant aux enseignements de yogis indiens venus établir des centres en Occident, c’est bien Paramahansa Yogananda, qui publia par ailleurs une autobiographie qui sera lue par des millions de personnes.

Dans son livre  « Superpouvoirs ? Science et Yoga : enquête sur les facultés extraordinaires de l’homme« ,Dean Radin revient sur ce texte remarquable afin d’évoquer les facultés humaines extraordinaires.

Des textes classiques du yoga, tels que les Yoga Sutras de Patanjali, écrits environ il y a deux mille ans, affirment avec aplomb que si vous vous asseyez calmement, que vous vous concentrez sur votre esprit, et que vous pratiquez le tout assidûment, vous développerez des pouvoirs supernormaux. Ces capacités supérieures ne doivent pas être assimilées à des dons magiques ; ce sont seulement des capacités ordinaires que tout le monde possède. Nous sommes juste si éloignés d’elles la plupart du temps que nous ne parvenons pas à y accéder aisément. On les a rebaptisées télépathie, clairvoyance, précognition et psychokinèse.

« Aussitôt que je touchai le grand bol vide, il fut rempli de luchis [galettes] chauds cuits au beurre, de curry et de friandises rares. Je me suis servi, en constatant que le récipient ne désemplissait pas. A la fin de mon repas, j’ai cherché de l’eau aux alentours. Mon gourou m’indiqua le bol devant moi. Surprise ! La nourriture avait disparu ; à sa place se trouvait de l’eau claire comme l’eau d’un ruisseau de montagne… Le sage prit à côté de moi un vase gracieux dont les bords étaient incrustés de diamants flamboyants. « Notre grand gourou crée ce palais en solidifiant des myriades de rayons cosmiques libres », a-t-il déclaré. »
– Paramahansa Yogananda, Autobiographie d’un Yogi

 

Paramahansa yogananda

Paramahansa yogananda

Sérieusement ? Des diamants flamboyants et des rayons cosmiques solidifiés ? Je me rappelle la première fois que j’ai lu ce passage, à l’adolescence. J’étais rempli d’admiration et de joie. Contrairement aux contes de fées, que j’ai beaucoup appréciés même si je savais qu’il s’agissait de paraboles embellies par de la fantaisie, ce récit est présenté comme étant une autobiographie factuelle – du vrai de vrai. J’aurais tellement voulu voir les mêmes merveilles que Yogananda.

Des années plus tard, après avoir obtenu mon diplôme en ingénierie électrique et en psychologie, j’ai travaillé sur divers projets au sein des laboratoires AT&T de Bell. A cette époque, les laboratoires de Bell étaient l’une des meilleures organisations scientifiques du monde, célèbres pour avoir inventé certains des piliers de la technologie moderne, du transistor au laser en passant par le téléphone cellulaire. Comme beaucoup de mes collègues là-bas, après des décennies de formation à l’ingénierie et à la science, j’avais appris que la première chose qui doit vous venir à l’esprit lors que vous entendez une histoire de « vrai » miracle, ce n’est pas de la crainte ou de l’émerveillement, mais de l’exaspération : comment quelqu’un âgé de plus de cinq ans pouvait-il encore croire à de telles absurdités ?
On m’avait appris que ces histoires à couper le souffle sur l’esprit influençant la matière ou la perception extra-sensorielle (PES) – lorsqu’elles étaient présentées comme étant véritablement arrivées – étaient au mieux le produit d’un esprit crédule, et au pire le signe d’un problème psychiatrique latent. La culture scientifique m’avait appris que le Swami Yogananda aurait mérité non pas un bol rempli de galettes imaginaires cuites au beurre, mais un bon cocktail de médicaments antipsychotiques.

Mais j’étais également troublé par le sentiment tenace que quelque chose d’important manquait dans mes cours universitaires, une réalité dont les mythologies et les contes de fées parlaient sous forme métaphorique. J’ai découvert plus tard, à ma grande surprise et à mon grand soulagement, que la même impression de manque était partagée secrètement par plusieurs de mes collègues aux laboratoires de Bell. J’ai été finalement étonné de comprendre que cela était aussi vrai pour le monde scientifique dans son ensemble. En dépit des ricanements, des rejets et du mépris affichés officiellement pour des histoires telles que celle de Yogananda, j’ai trouvé qu’un intérêt serein pour les potentiels avancés de l’être humain, dont les expériences paranormales et mystiques, avait pénétré l’orthodoxie. Et je ne parle pas seulement de l’orthodoxie de la science industrielle, mais tout à la fois des courants dominants de l’académie, de la science, du gouvernement, de la médecine et de l’armée. Dans de tels cadres, vous apprenez très vite à ne parler de ces choses trop ouvertement, parce qu’il ne manquera jamais de personnes qui vont être très énervées par ces sujets et vont tout faire pour vous nuire. Ce qui fait que ces questions mènent une vie souterraine.
Discrètement. Continuellement.

Cet étrange état des lieux permet au monde occidental d’aller de l’école primaire au postdoctorat sans jamais rien apprendre – et même souvent sans rien entendre – des investigations scientifiques sérieuses sur les expériences paranormales et mystiques.
Par investigations, je ne fais pas référence à cette prolifération d’émissions de télé-réalité où des chasseurs de fantômes et d’autres pseudo-chercheurs s’agitent dans tous les sens pour nous divertir. Quand vous comprenez quel oxymore fonde le concept de « télé-réalité », vous saisissez que la seule motivation pour un tel spectacle est d’attirer et de maintenir votre attention sur la petite lucarne. La véritable chasse aux fantômes nécessite des heures interminables d’attente dans des endroits particuliers, jusqu’à ce qu’éventuellement quelque chose d’inattendu se passe. Dans les rares cas où quelque chose se produit, il n’y a généralement aucun moyen de savoir avec certitude si c’était un bug dans votre perception, une erreur matérielle ou une donnée potentiellement utile.
En fait, ce que j’appelle investigations correspond à des études en laboratoire utilisant les standards des méthodes scientifiques actuelles, avec des résultats publiés dans des revues professionnelles à comité de lecture. C’est de ce type de recherches dont vous n’entendez pas souvent parler. A la place, on vous enseigne dès le plus jeune âge que le matérialisme mécaniciste – le dogme scientifique qui prévaut actuellement – est suffisant pour expliquer tout ce qui arrive dans le monde naturel. C’est ce que la vaste majorité des manuels scolaires enseignent, implicitement ou explicitement.

Ce dogme est accepté parce qu’il fonctionne dans énormément de cas pratiques. Il a mené à de réelles avancées des connaissances. Il nous a permis de passer des âges sombres à la visite de la Lune, et bien plus encore. Mais il a aussi installé une vision du monde qui semble exclure la possibilité d’authentiques siddhis. Je mets l’accent sur le mot « semble » car ce n’est en fait pas totalement vrai ; nous serons amenés à voir ce qui change lorsque l’on prend en compte la compréhension moderne du monde physique.
Et puis, de façon réaliste, ce n’est pas une mince affaire que de trouver des individus qui peuvent démontrer leurs capacités supernormales sur demande, encore et encore, dans les conditions de contrôles très strictes du laboratoire. Je crois que de tels individus existent, mais ceux qui ont le plus de talent évitent soigneusement les feux de la rampe, et pour de bonnes raisons. Lorsque, occasionnellement, des superstars sortent de l’ombre et font des démonstrations publiques, la folie médiatique qui s’empare de tels événements transforme rapidement le tout en une sorte de cirque où il devient impossible de séparer la réalité de la fiction. Il y a quelques millénaires, il n’y avait pas encore des chaînes d’info tournant vingt-quatre heures sur vingt-quatre ou un culte de l’info-divertissement (infotainment), mais des anciens sages déjà familiers du problème des cirques médiatiques, et donc capables de dire des choses très intéressantes sur l’utilisation des siddhis à des fins de divertissement ou pour des motifs narcissiques.

A l’épreuve de la science

Nous savons aujourd’hui que les explications spécieuses de ces croyances que nous fournissent les sceptiques, les réduisant à des cafouillages cérébraux ou à des défauts dans l’éducation ou le raisonnement, sont tout simplement fausses.

Un nombre grandissant de preuves scientifiques indique que certaines expériences dites parapsychologiques ne sont pas des illusions ou des délires – ce sont des cas authentiques où des « superpouvoirs » de la conscience se sont manifestés, le plus souvent spontanément.

Article initialement paru sur Inrees.com

Pour commander l’excellent ouvrage de Dean Radin, cliquez sur le lien suivant: Superpouvoirs ? Science et Yoga : enquête sur les facultés extraordinaires de l’homme

Relire notre article sur le Padre pio et ses miracles sans nombre.

Nous profitons du sujet pour partager une vidéo que nous voulions publier depuis longtemps mais malheureusement uniquement disponible en Anglais. Issu du documentaire « Ring of Fire; an Indonessian odyssey » filmé en Indonésie, cet extrait nous montre la rencontre avec un thérapeute pratiquant la médecine chinoise et ayant une telle maîtrise du Chi (énergie subtile ou prana en Inde) qu’il peut la transmettre à ses patients d’une manière particulièrement spectaculaire. Les journalistes incrédules ne pourront que constater la réalité du phénomène.
A la 2 ème minute, ne pas manquer le moment ou il incendie du papier journal sans aucune autre aide que celle de la paume de sa main. Impressionnant!

Les pouvoirs paranormaux, vous y croyez ou non ? Faites nous part de votre expérience ou de votre opinion dans les commentaires.



'Les pouvoirs paranormaux et le yoga. Et si c’était vrai ?' Il y a 1 commentaire

  1. 28 octobre 2015 @ 11 h 50 min Kaivalya

    Je vous livre ci-dessous le point de vue d’UCEM sur les pouvoirs psychiques, manuel pour enseignants, chapitre 25 page 64.

    LES POUVOIRS «PSYCHIQUES» SONT-ILS DÉSIRABLES?

    Bien sûr, il n’y a pas de pouvoirs « contre nature », et il est évident que c’est simplement faire appel à la magie que d’inventer un pouvoir qui n’existe pas. Toutefois, il est tout aussi évident que chaque individu possède de nombreuses aptitudes dont il est inconscient. À mesure que sa conscience s’élargit, il peut fort bien développer des aptitudes qui lui sembleront tout à fait surprenantes. Or rien de ce qu’il peut faire ne peut se comparer même le moindrement avec la surprise glorieuse de se rappeler Qui il est. Que tout son apprentissage et tous ses efforts soient dirigés vers cette seule grande surprise finale, et il ne sera pas satisfait d’être retardé par les petites surprises qui peuvent lui arriver en chemin.

    Il y a certainement beaucoup de pouvoirs « psychiques » qui s’accordent clairement avec ce cours. La communication ne se limite pas au petit éventail de canaux que le monde reconnaît. Si c’était le cas, il ne servirait pas à grand-chose d’essayer d’enseigner le salut. Ce serait impossible de le faire. Les limites que le monde impose à la communication sont les principales barrières à l’expérience directe du Saint-Esprit, Dont la Présence est toujours là et Dont la Voix est accessible pour peu qu’on entende. Ces limites sont imposées par la peur, car sans elles les murs qui entourent tous les lieux séparés du monde s’écrouleraient au saint son de Sa Voix. Qui transcende ces limites d’une quelconque façon devient simplement plus naturel. Il ne fait rien de particulier
    et il n’y a aucune magie dans ce qu’il accomplit.

    Les aptitudes apparemment nouvelles qui peuvent se recueillir en chemin peuvent être très utiles. Confiées au Saint-Esprit et utilisées sous Sa direction, ce sont de précieuses aides à l’enseignement. À cet égard, la question de savoir comment elles surgissent n’est pas pertinente. La seule considération importante, c’est comment elles sont utilisées. Les prendre pour des fins
    en soi, peu importe comment cela est fait, retardera le progrès. Leur valeur ne consiste pas non plus à prouver quoi que ce soit : accomplissements du passé, affinité inhabituelle avec «l’invisible » ou faveurs «particulières» de Dieu. Dieu ne fait pas de faveurs particulières et personne ne possède de pouvoirs qui ne soient accessibles à chacun. Ce n’est que par des tours de magie que des pouvoirs particuliers sont « démontrés ».

    Rien de ce qui est authentique n’est utilisé pour tromper. Le Saint-Esprit est incapable de tromperie et Il ne peut utiliser que des aptitudes authentiques. Ce qui est utilisé pour la magie ne Lui est d’aucune utilité. Mais ce qu’il utilise ne peut pas être utilisé pour la magie. Il y a toutefois un attrait particulier dans les aptitudes inhabituelles qui peut être curieusement tentant. Voilà des forces que veut le Saint-Esprit et dont Il a besoin. Or l’ego voit dans ces mêmes forces une occasion de se glorifier. Des forces tournées en faiblesse sont certes une tragédie. Or ce qui n’est pas donné au Saint-Esprit doit être donné à la faiblesse, car ce qui est refusé à l’amour est donné à la peur et fera peur en conséquence.

    Même ceux qui n’accordent plus de valeur aux choses matérielles du monde peuvent encore être trompés par les pouvoirs «psychiques». Au fur et à mesure que l’investissement placé dans les dons matériels du monde a été retiré, l’ego a été sérieusement menacé. Il se peut qu’il soit encore assez fort pour se rallier à cette nouvelle tentation de refaire ses forces par la ruse. Beaucoup, ici, n’ont pas vu clair dans les défenses de l’ego, bien qu’elles ne soient pas particulièrement subtiles. Or, étant donné qu’il reste un souhait d’être trompé, la tromperie est rendue facile. Maintenant le «pouvoir» n’est plus une aptitude authentique et ne peut plus être utilisé d’une manière fiable. Il est presque inévitable que l’individu, à moins qu’il ne change d’esprit sur le but de son «pouvoir», en soutienne les incertitudes par une tromperie de plus en plus grande.

    Toute aptitude que quiconque développe est potentiellement bonne. Il n’y a pas d’exception à cela. Et plus le pouvoir est inhabituel et inattendu, plus son utilité potentielle est grande. Le salut a besoin de toutes les aptitudes, car ce que le monde voudrait détruire, le Saint-Esprit voudrait le restaurer. Les aptitudes « psychiques » ont été utilisées pour faire appel au diable, ce qui signifie simplement fortifier l’ego. Or il y a également ici un grand canal d’espoir et de guérison au service du Saint-Esprit. Ceux qui ont développé des pouvoirs «psychiques» ont simplement laissé certaines des limites qu’ils avaient imposées à leur esprit être levées. Ils ne feront que s’imposer d’autres limites s’ils utilisent leur plus grande liberté pour un plus grand emprisonnement. Le Saint-Esprit a besoin de ces dons, et ceux qui les Lui offrent, et les offrent à Lui seul, vont avec la gratitude du Christ au cœur, et Sa sainte vue non loin derrière.

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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.