journée mondiale du yoga

Les véritables enjeux de la journée mondiale du Yoga

Avec trois jours d’avance sur la Journée internationale du yoga, programmé pour le 21 juin, près de 2 000 adeptes parisiens de cette discipline sportive se sont réunis ce week-end à la Villette, sous l’égide de l’ambassade de l’Inde à Paris. Berceau du yoga, l’Inde veut se réapproprier cet héritage. Mais les propos de ses dirigeants sur les bénéfices que procure la pratique des asana,mudra, pranayama et autres exercices et postures cachent mal des enjeux idéologiques et commerciaux.
Ce fut l’une des grandes victoires diplomatiques du Premier ministre indien Narendra Modi. Arrivé au pouvoir à New Delhi en avril 2014, il réussissait six mois plus tard à persuader l’Assemblée générale des Nations unies à adopter sa résolution faisant du 21 juin, solstice d’été, « la Journée internationale du yoga ».
Strict végétarien et fervent adepte du yoga qu’il dit pratiquer quotidiennement, Modi a montré son intérêt pour cette discipline en créant un ministère chargé du yoga et des pratiques thérapeutiques traditionnelles.

En septembre 2014, c’est à la tribune des Nations unies, dans le cadre de la 69e session de l’Assemblée générale de l’organisation multilatérale, qu’il a évoqué le thème du yoga, rappelant que cette discipline, qui connaissait aujourd’hui une popularité grandissante en Occident, s’inscrit dans la tradition plurimillénaire indienne de la recherche du bien-être physique et mental. Aussi, a-t-il plaidé pour qu’une Journée lui soit consacrée sur le plan international.
Au grand étonnement des observateurs, la demande du Premier ministre Modi a suscité un quasi-consensus, avec 175 pays sur les 193 que compte l’organisation se prononçant en faveur de la résolution indienne. Dès la proclamation de la décision onusienne, le leader indien s’est déclaré « enchanté ». Et d’ajouter : « Je n’ai pas de mots assez forts pour décrire ma joie ».
C’est dans ce contexte euphorique que se sont déroulées en 2015 les manifestations célébrant la première Journée internationale du yoga, avec des séances de yoga publiques dans 251 villes, sur six continents.

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A Delhi, c’est le Premier ministre indien qui a lui-même conduit la séance d’étirements et d’exercices de respiration, sur l’avenue Raj Path, équivalent des Champs-Elysées parisiens. Mobilisation record, avec 35 000 participants installés derrière lui, chacun assis sur son tapis multicolore, en position de lotus et s’exerçant sur fond de musique classique indienne.

Pour le deuxième anniversaire de la Journée international du yoga, Modi propose de renouveler l’expérience cette année, à Chandigarh, dans l’Etat régional du Punjab. Les amateurs et les professionnels français du yoga se sont réunis, pour leur part, dès ce samedi 18 juin à la Villette, à Paris, sous l’égide des services culturels de l’ambassade de l’Inde.

Yoga, un souffle de liberté

Le yoga qui signifie en sanskrit « réunir, joindre, mettre ensemble » consiste en pratiques combinant des postures permettant d’unifier ou d’harmoniser le travail du corps, du souffle et du mental. Il est fondé sur la philosophie ancestrale hindoue qui met l’accent sur l’union du matériel et du spirituel. C’est depuis la fin des années 1950, lorsqu’on a redécouvert ses effets positifs en termes de bien-être et gestion du stress, que le yoga comme discipline corporelle et mentale connaît un boom en Occident.
« Le yoga  apprend à être en paix avec soi-même », affirme pour sa part le photographe et réalisateur Stéphane Haskell qui, après avoir été paralysé suite à une opération du dos périlleuse, a pu retrouver le chemin vers la guérison grâce à la pratique intensive du yoga pendant deux ans. « Alors que la rééducation classique passe par l’effort physique uniquement, le yoga m’a permis de mettre le mental à contribution par une meilleure gestion du souffle », explique Haskell, qui a consacré un film émouvant sur sa guérison par le yoga, au titre évocateur Breathe, un souffle de liberté.
Ils sont aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’Occidentaux à fréquenter les centres du yoga. 2 millions en France, 36 millions aux Etats-Unis, et en tout 250 millions à travers le monde. Une majorité de femmes, des citadines, pour qui les centres de yoga sont des lieux de remise en forme où à coups d’asana (posture) et d’exercices de contrôle de la respiration, on apprend à gérer le stress de la vie urbaine. Des méthodes sont enseignées soit par des maîtres venus de l’Inde soit par des moniteurs ou monitrices du cru qui guident les adeptes après avoir eux-même suivi des formations en Inde.

Journée mondiale du yoga en Angleterre le 21 juin 2015

Journée mondiale du yoga en Angleterre le 21 juin 2015

Récupérer l’héritage

Selon l’analyse passionnante de l’évolution de la pratique du yoga que fait la géographe française Anne-Cécile Hoyoz, auteur d’une thèse sur « L’espace-monde du yoga », la vulgarisation du yoga dans le monde occidental s’inscrit dans un processus de mondialisation culturelle en cours depuis la décolonisation. La mondialisation du yoga a commencé, raconte Hoyoz, à partir de la fin du XIXe siècle, avec la visite en Occident des hommes spirituels indiens qui ont joué un rôle fondamental dans la promotion du yoga à travers le globe.

Mais très vite, cette circulation à sens unique a cédé la place, explique la spécialiste, à un développement en réseau avec l’émergence de plusieurs centres de diffusion, notamment en Inde, en Amérique du Nord et en Europe.

«L’Inde, même si elle est le berceau du yoga, écrit Hoyoz, n’est pas le pays où l’on le pratique le plus. » Aussi, la question se pose aujourd’hui de savoir s’il n’existe pas, aux côtés d’un yoga indien, un yoga français, un yoga américain ?
Une question qui met en cause l’exclusivité de l’origine indienne du yoga. Pour beaucoup d’observateurs, c’est parce que New Delhi a peur de se faire voler l’héritage que représente le yoga qu’elle s’active dans les organisations internationales pour se le réapproprier. La bataille est d’autant plus rude que le pouvoir hindouiste en place à New Delhi, qu’on dit proche des cliques des maîtres à penser spirituels à la mode – les Baba Ramdev et les Sri Sri Ravishankar -, n’est pas insensible aux juteux profits auxquels le marché de la spiritualité et du bien-être donne désormais lieu.

Les gourous indiens veulent eux aussi leur part de ce marché estimé à quelques dizaines de milliards d’euros en chiffres d’affaires. Le gouvernement indien aussi, car les retombées de la reconnaissance de l’Inde comme la seule garante de l’authenticité du yoga promettent d’être substantielles pour les secteurs du tourisme et de la santé alternative.
Pour le parti hindouiste qui gouverne l’Inde depuis vingt-quatre mois, se réapproprier le yoga associé à l’hindouisme n’est pas une démarche innocente. Ce parti est soupçonné de vouloir changer la Constitution pour faire de ce pays un Etat hindou, abandonnant la laïcité qui a servi de ciment depuis l’indépendance entre la majorité hindoue et les minorités chrétienne et musulmane. La célébration de la Journée mondiale du yoga s’inscrit, explique Isabelle Saint-Mézard, spécialiste de la diplomatie indienne, « dans un projet diplomatique plus vaste, visant à promouvoir le rayonnement international de la culture indienne, et surtout de sa composante hindoue ».

La minorité musulmane de l’Inde qui représente près de 13% de la population indienne ne s’était pas d’ailleurs trompée. Elle s’est opposée dès 2015 à ce que le gouvernement rende le yoga obligatoire dans les écoles publiques que fréquentent leurs enfants. L’obligation faite aux écoles d’enseigner le yoga avait fait polémique et avait été débattue au Parlement.
« Pourquoi les séances du yoga doivent se terminer obligatoirement, s’était interrogé un député musulman en pleine période de polémique, par une prière hindoue ? » « Puisque le Premier ministre estime que faire du yoga est faire preuve du patriotisme, on pourrait peut-être tout simplement conclure la séance en chantant l’hymne national », a-t-il ajouté.

Article publié sur le site de RFI (source)

Et vous qu’en pensez-vous ? D’accord, pas d’accord ? Faites nous en part dans les commentaires.



'Les véritables enjeux de la journée mondiale du Yoga' have 34 comments

  1. 20 juin 2016 @ 20 h 17 min Swami Sai Shivananda

    Bonjour,
    Je suis Swami Sai Shivananda, président de la Fédération Francophone de Yoga.
    Tout d’ abord je trouve que le terme ‘ discipline sportive ‘ que vous employer est faux, le yoga n’ est pas un sport mais une voie d’ accomplissement de soi.
    Le yoga n’ est pas non plus une entreprise commerciale, comme partout certaines personnes sont délinquants.
    Le yoga et la Fédération internationale de Yoga ne souhaite nullement ni la commercialisation, ni l’ implication politique dans le yoga.
    La Fédération Internationale a un parlement et un conseil mondial qui veille au code déontologique du Yoga.
    Nous tenons du reste à des cours avec un professeur certifié par la fédération et non des cours virtuels.
    Om shanti
    Swami Sai Shivananda, Prés. FFY, Ph.D.

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    • 21 juin 2016 @ 20 h 56 min hridaya

      « Le yoga et la Fédération internationale de Yoga ne souhaite nullement ni la commercialisation, ni l’ implication politique dans le yoga.
      La Fédération Internationale a un parlement et un conseil mondial qui veille au code déontologique du Yoga ».

      vous donner vos cours gratuitement ???

      pas politique, mais vous utilisé un parlement ……un conseil mondiale….. un code déontologique.

      étrange monde ou pour dénoncer le voisin, le concurrent, on se sent obligé d’utiliser les codes que l’on dénoncent.
      un yogi n’y retrouverait pas ses petits. Pour le reste ça partait bien.

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      • 22 juin 2016 @ 14 h 58 min Nagesh

        Même sentiment Hridaya, je ne vais pas être désagréable, ce n’est pas le but, néanmoins cette nomination-là vaut le détour… :

        « En 2012 il reçoit la plus haute distinction accordé à un maître en Yoga: Le Patanjali Award »

        C’est tellement gros, tellement risible cette histoire de plus haute distinction (!!!), qu’on est en droit de se demander si ces personnes ont compris quelque chose du yoga et de ses Traditions… Le reste du site est dans le même genre.. Je ne savais pas que ce genre d’approche ridicule du yoga pouvait exister, sur ce blog on en apprend tous les jours, merci yoganova d’aller remuer aussi le fond….

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    • 21 juin 2016 @ 21 h 17 min hridaya

      pour ne pas mourir idiot, je suis allé sur votre site,http://www.centrealternatifsante.qc.ca/page-swami.html
      c’est édifiant. Sans parler des Patanjali award ……membre a vie du conseil mondial du yoga….( pas pu accéder au site)
      tant de compétence dans un même corps, dieu est grand !!!!!

      bon finalement ,je souhaite mourir idiot.
      m’en vais.

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      • 22 juin 2016 @ 4 h 01 min Vincent

        Je suis d’accord avec vous hridaya. Je suis moi aussi allé voir la page de Swami Sai Shivananda et je n’y ai vu qu’un étalage de CV, une auto-promotion lourde et indigeste.

        Et effectivement, avec le « Patanjali award », on touche le fond.

        Bref, un Swami de bas étage bien loin du Yoga qu’il est sois-disant censé connaître !

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    • Yoganova

      22 juin 2016 @ 9 h 03 min Yoganova

      Bonjour Swamiji ! Vous avez raison sur l’emploi inadéquat du terme « discipline sportive ». Je rappel juste que comme indiqué au pied du texte, c’est un article qui vient de RFI et que nous ne faisons que relayer car il offre un éclairage intéressant . Chez Yoganova nous sommes plutôt « spiritualistes » et ne voyons pas le yoga comme un sport comme vous le prouverons les nombreux articles que nous consacrons à la question.

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  2. 21 juin 2016 @ 2 h 08 min Karsen Ansk

    Etrange article…inutilement polémique.

    Cette histoire de clivage et de ‘postures’ intellectuelles me fait penser à nos gouvernements français successifs qui ont cherché et cherchent à soi-disant ‘simplifier’ la langue française… Comme si les Suisses, Belges, Quebecois, Sénégalais, Béninois, Nigériens, Marocains… n’étaient point d’aussi valeureux locuteurs de la langue de Molière que ce sérail de laids-parleurs …
    Voici donc ce qu’on apprends en quelques clics de nos jours :

    1°« Les quatre voies (mārga) traditionnelles majeures du Yoga sont le jnana-yoga, bhakti-yoga, karma-yoga et raja-yoga. Si le terme yoga est communément utilisé aujourd’hui pour désigner le hatha-yoga, cette discipline n’en est qu’une branche. » Wikipédia

    2°Origine du mot ‘Yoga’ :
    La première trace (conservée littérairement) d’une racine sémantique dérivée du mot ‘yoga’ apparaît dans le Rig Veda 5.81.1 :
    यु॒ञ्जते॒ मन॑ उ॒त यु॑ञ्जते॒ धियो॒ विप्रा॒ विप्र॑स्य बृह॒तो वि॑प॒श्चितः॑ ।
    वि होत्रा॑ दधे वयुना॒विदेक॒ इन्म॒ही दे॒वस्य॑ सवि॒तुः परि॑ष्टुतिः ॥१॥
    yuñjate manaḥ uta yuñjate dhiyaḥ viprāḥ viprasya bṛhataḥ vipaḥ-citaḥ
    vi hotrāḥ dadhe vayuna-vit ekaḥ it mahī devasya savituḥ pari-stutiḥ
    Les êtres illuminés attellent leur mental et ils attellent leurs pensées à lui qui est l’illumination, le vaste, la claire perception [ou: la Lumière dans la conscience]; Lui qui connaît tous les phénomènes, il ordonne à lui seul les énergies du sacrifice. Grande est l’affirmation en toutes choses [ou: compréhensive] de Savitri, le divin Créateur.[La“conjugaison”, yuñjate, devient leur Yoga. “Ils attellent leur mental et ils attellent leurs pensées, les illuminés, à (ou encore: de telle sorte qu’ils puissent faire partie de, ou, appartenir à J’Illumine), Je Large, le clairement Perceptif.”]http://www.aurobindo.ru/workings/sa/37_15/0028_e.htm

    3° Origine plus récente du mot ‘Yoga’ : http://stehly.chez-alice.fr/plus.htm

    J’en conclus qu’entre méditation posturale hindouiste, prière rythmique musulmane, exercices du pneuma des moines hésychastes orthodoxes…il n’y a strictement aucune différence…
    On ne parle donc visiblement pas de la même chose… en tous les cas pas du même yoga. Un mental clair… ne serait-ce pourtant pas le b-a-ba du ‘Yoga’… ?

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    • Yoganova

      22 juin 2016 @ 8 h 56 min Yoganova

      Bonjour Karsen,
      Merci pour votre commentaire. En revanche je ne trouve pas que l’article que nous relayons soit spécialement polémique. Il propose juste un éclairage sur les motivations politiques derrière la création de la journée mondiale du yoga et évoque un peu le débat que cela suscite en Inde.
      On peut je pense évoquer ces sujets là sans rien enlever à la magie de la pratique. En revanche, on ne peut qu’être d’accord avec les trois points que vous abordez dans la suite de votre message.

      Répondre

    • 9 avril 2017 @ 22 h 37 min Daniel

      Bonjour

      Origine du mot ‘Yoga’ :

      Merci pour ces précisions, très intéressant.

      « Yoga se traduit par I-og-a, fait lui/elle à l’Ouest. (I, lui/elle et Og, ouest).
      Et c’est par l’ouest que l’on va chercher le Paradis (cf Britani tome I) »
      Cf : http://britani.org/langue-mere.html

      La langue Bretonne est bien LA langue initiatique, ou du moins la principale, celle qui permet de comprendre la philosophie des Anciennes Civilisations, leur symbolisme … aussi l’éthymologie vraie de certains mots ou expressions… »
      Réf. : http://britani.org/avant-propos.html

      « Et c’est par l’ouest que l’on va chercher le Paradis » (1)

      Note 1 : Paradis vient aussi du Sanskrit : (Il y a bien sur d’autres interprétations de ce mot.)

      para : au delà.
      Disha : direction,
      Au delà des 6 directions :
      Devant derrière
      Droite, gauche
      En haut, en bas

      De nombreux textes classiques du Yoga font référence au Sage « centré « qui se place intérieurement au point milieu du croisement des six directions.

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  3. 22 juin 2016 @ 10 h 33 min Samtosha

    Je pense effectivement que le profit et l’ego peut s’immiscer partout, l’aspect commercial que l’on voit dans les magasines est flagrant. Il faut alors revenir constamment à nous-mêmes en faisant preuve de discernement et d’authenticité dans notre transmission.
    Une vidéo amusante dans laquelle parfois on peut se reconnaitre :-) https://www.youtube.com/watch?v=qARfBJ7VvzY

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    • 6 avril 2017 @ 16 h 28 min Daniel

      Bonjour Samtosa

      Je viens de voir cette vidéo très drôle ,mais hélas cela arrive aussi réellement .

      merci

      Daniel

      Répondre

    • 10 avril 2017 @ 14 h 18 min Daniel

      Bonjour Samtosha

      « Il faut alors revenir constamment à nous-mêmes en faisant preuve de discernement et d’authenticité dans notre transmission. »

      Tout à fait « à nous-mêmes » sous – entend le domaine de l’Etre, par rapport au domaine du paraître (l’ego).
      Mais dans ce cas c’est la loi du petit nombre qui s’engage sur la Voie de Droite : discernement authenticité ,rectitude, prédominance de Sattva ect

      Répondre

  4. 22 juin 2016 @ 13 h 19 min Jyotish

    Namaskar,
    Je remercie encore yoganova pour avoir relayé cet excellent article qui pointe les enjeux politiques derrière cette journée mondiale du yoga. L’éclairage sémantique de Karsen est aussi intéressant.
    L’Inde d’aujourd’hui et l’Inde d’avant ? On dirait que ce sont pratiquement deux excès inverses. Mais y a t-il qu’un seul chemin ?
    Ou le chemin est-il singulier ou pluriel ?

    Sat Chit Ananda

    Namaskar

    Répondre

  5. 23 juin 2016 @ 23 h 36 min Cindy Chatelais Yoga

    Merci pour cet article qui ouvre un peu les yeux sur quelques vérités cachées du business du yoga.

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  6. 27 juin 2016 @ 13 h 48 min Emilie - My Happy Yoga

    J’étais certaine que cet article ferait polémique après l’avoir découvert sur RFI. Je ne suis pas surprise non plus qu’il soit repris par Yoganova :) Polémique ou pas, là n’est pas la question pour moi. Je trouve qu’en effet il apporte un éclairage intéressant et nous rappelle que, même dans le milieu du yoga, ya pas que des bisounours. Je me souviens qu’à l’élection de Narendra Modi, j’avais un article intitulé « Le yoga, au-delà des religions ? » http://my-happy-yoga.com/le-yoga-au-dela-des-religions/ Un sujet que j’aimerais d’autant plus creusé aujourd’hui même si, à l’époque, je m’étonnais déjà du caractère extrémiste et pas toujours tolérant du premier ministre indien.

    Répondre

  7. 29 juin 2016 @ 4 h 39 min Samma

    Bon, je m’excuse par avance auprès de Yoga Nova pour l’ambiance que je vais casser !

    Je vais faire cour : on a juste plus haut « Cindy Chatelais Yoga » qui remercie un article sur le business Yoga mais qui a la prétention d’être prof au bout de 200h de formation (en gros quedal) en Inde (c’est hype et tendance).
    Et en dessous on a « Emilie – My Happy Yoga » qui a mis le pied dans cette discipline en commençant par le Kundalini (logique de mettre les boeufs avant la charrue).

    Evidemment, on a sur leurs sites respectifs les traditionnels photos de mise en scène, postures dans un joli décor etc…
    Quoi de plus superficiel et parfait pour faire complexer les personnes physiquement amoindries, qui ne commenceront jamais le yoga croyant que ce n’est pas pour elles, car elles n’auront pas eu la chance de tomber sur un bon et vrai professeur qui saura leur expliquer et leur montrer le vrai yoga, tout en restant humble (sans se donner en spectacle sur leur site web).

    Bien sûr, nous pouvons d’ores et déjà attendre en guise de réplique le lassant et usé couplet de tolérance, que l’important est de faire ceci ou cela et que c’est mieux que rien et blablabla… Bref, prêt à tous les discours de bisounours pour tenter de se légitimer !

    L’archétype de la jeune femme prof de yoga qui a rien compris…

    Hann pi en plus c’est certifié par yoga alliance (encore plus tendance) youhouuuuuu !

    Mon Dieu, mais il n’y a que Denis Billot ici qui sait montrer ce qu’est le vrai yoga ?!!

    Si Yoga Nova commence à être noyauté par celles et ceux qu’on dénonce tant, je vais finir par aller voir ailleurs…

    Répondre

    • Yoganova

      29 juin 2016 @ 11 h 30 min Yoganova

      Bonjour Samma, comme vous pouvez le constater nous encourageons la liberté d’expression et le débat dans les commentaires du blog. Néanmoins votre message est tout proche de la limite à ne pas dépasser. Les règles sont simples : respecter la bienséance, rester poli, argumenter et ne pas faire d’attaques ad hominem.

      Deuxièmement, je vous rassure Yoganova n’est pas « noyauté », nous défendons une certaine conception de la pratique du yoga mais les commentaires sont ouverts à tous et notamment à celles et ceux qui peuvent ne pas être d’accord avec nous.

      Vous avez le droit d’avoir votre opinion Samma mais je vous demande de l’exprimer avec courtoisie et d’argumenter.
      Merci de votre compréhension et de votre participation.

      Répondre

    • 10 avril 2017 @ 14 h 50 min Daniel

      Bonjour Samma

      Je comprends ton indignation mais ce sera toujours ainsi avec les « marchands du Temple » ,ils en sont dehors en croyant Etre au Centre !!
      Donc restons un Témoin attentif dans la mesure du possible et laissons Marie Chantal « faire son Yogaaah « sur la plage avec la mer et le ciel bleu , c’est vraiment magnifique en apparence !!
      Ne consacrons pas notre énergie à râler , c’est ainsi ,et utilisons Viveka afin de ne pas quitter la Voie Droite

      « Quand j’étais au milieu du cours de notre vie, je me vis entouré d’une sombre forêt, 
après avoir perdu le chemin le plus droit.
      Ah ! Qu’elle est difficile à peindre avec des mots, cette forêt sauvage, impénétrable et drue
 dont le seul souvenir renouvelle
      ma peur ! ». Réf : http://paralleles-editions.com/lorraine/livres/divine-1.pdf

      « Un bon et vrai professeur qui saura leur expliquer et leur montrer le « vrai yoga », tout en restant humble »

      Oui dans le sens de : c’est toujours le Yoga qui s’adapte à la personne et pas l’inverse, mais sommes-nous vraiment de bons et vrai professeurs ?? Ce n’est jamais aquis tout à fait , restons humbles , surtout vigilants et travaillons sur nous-même comme le bon jardinier qui prépare soigneusement le sol pour planter . C’est Dame Nature qui fait le reste jusqu’au Fruit très Parfait

      Répondre

  8. 29 juin 2016 @ 4 h 43 min Samma

    * « la charrue avant les boeufs »

    Répondre

  9. 29 juin 2016 @ 10 h 35 min Emilie - My Happy Yoga

    Bonjour Samma,

    Je suis ravie de constater que tes commentaires sont aussi constructifs et bienveillants que ceux que tu as laissés sur mon blog. Pour ceux que ça intéressent: http://my-happy-yoga.com/profs-de-yoga/ Etre fidèle à soi-même, c’est aussi une belle preuve d’intégrité.
    Heureuse aussi de pouvoir enfin recevoir LA bonne parole et la Vérité sur le yoga. Alors, vite, dis-nous tout. Toi qui semble avoir trouvé la paix, explique-nous comment faire.

    Par quel yoga commencer ? Quelle formation réaliser ? Où ? Avec qui ? Avons-nous le droit de nous prendre en photo pour illustrer nos articles ? Combien d’heures de yoga devons-nous pratiquer par jour ? Quel poids devrions-nous faire pour être crédible en prof de yoga qui a tout compris ?

    Bref, ta sagesse m’inspire tellement que je suis curieuse de comprendre ce qui te fait avancer dans la vie. Quel est ton parcours, tes inspirations, ta pratique de yoga bref, tout ce qui pourrait pousser tout à chacun à suivre ton exemple pour avancer vers un monde meilleur.

    Enfin, je suis totalement pour la critique fondée et le débat qui fait avancer. Si tu avais passé plus de 30 secondes sur mon blog, tu aurais peut-être aussi noté qu’avoir une grande gueule ne fait pas tout, il faut pouvoir assumer derrière et argumenter. C’est peut-être ce qui te fait défaut et j’en suis la première peinée.

    Répondre

    • 29 juin 2016 @ 15 h 52 min Samma

      La réponse typique qu’il fallait attendre. On a l’impression parfois de voir des clones avec une réserve type de réponses.
      Donc je vais reprendre tes propos et te répondre :

      « Toi qui semble avoir trouvé la paix » : j’ai jamais dis que je l’ai trouvé, tout comme toi dont la pointe d’agacement dans ta réponse est flagrante

      « Par quel yoga commencer ? » : surement pas le kundalini quand on débute. On apprend pas a conduire avec une ferrari.

      « Quelle formation réaliser ? Où ? Avec qui ? » : ça c’est ton problème.

      « Combien d’heures de yoga devons-nous pratiquer par jour ? » : c’est ton problème aussi

      « Quel poids devrions-nous faire pour être crédible en prof de yoga qui a tout compris ?  » j’ai jamais parlé de poids dans ma réponse précédente ! Si c’est pour faire de l’ironie c’était pas forcément utile.

      « Avons-nous le droit de nous prendre en photo pour illustrer nos articles ? » mais tout à fait, bien sûr. Si se donner en spectacle dans les postures est une attitude saine selon toi. Quel impact cela va t-il avoir sur quelqu’un qui complexe, qui ne connaît pas le vrai yoga, mais qui n’aurait que des bénéfices a le pratiquer ? Mais qui ne viendra pas parce qu’il pensera que ce n’est pas pour lui, croyant que tous ces profs qui prennent la pose sont dans la vérité…

      Alors maintenant je vais détailler : nombre de mes connaissances, amis ou juste simples connaissances, famille et autres ne voulaient pas venir au yoga car elle en avaient une fausse image, que des personnes comme vous véhiculent, en se donnant en spectacle sur internet, sur leur site, les réseaux sociaux etc…
      Pourtant un jour certains y sont allé, laissant leurs préjugés de côté : ils ont compris leur douleur. Ah ça les beaux discours sur le respect de soi, la bienveillance, l’absence de compétition, ils en ont reçu mais dans les faits, c’était quand même pas pareil. Compétition entre élèves, mise en spectacle du professeur (qui ne s’en rendait même pas compte) les ont dégoûté de la pratique.

      Jusqu’au jour ou…

      On nous a parlé d’un professeur (je tairais le nom car il serait malade qu’on lui fasse de la pub) sois-disant très bien. On s’est renseigné, pas de site, pas de photos de lui prenant la pose dans telles postures… Il nous a parlé de son parcours suite à notre demande, mais une humilité incroyable, aucune mise en avant, juste une bienveillance telle qu’il avait compris qu’un professeur se donnant en spectacle ou faisant trop parler de lui était contre productif pour les élèves. Et il avait raison. Car dans ses élèves, des gens marqué par la vie, des complexés maladifs et j’en passe on repris goût à la vie et ont même incroyablement évolué spirituellement. Il donnait cours alors qu’il avait une démarche spirituelle de plusieurs décennies derrière lui, il ne demandait rien financièrement… Il nous parlait des postures, des textes (et pas que les yogas sutras qui sont loin de suffire), il y avait des échanges sur la spiritualité. Et il était crédible (il l’est toujours) car d’une telle humilité et honnêteté… Bien plus que la plupart des maîtres indiens adulé de nos jours.

      Voilà un professeur, qui a tout mon respect.

      Alors oui, voyez-vous, peut-être suis-je une fine bouche après avoir goûté au caviar. Mais quand je vois des sois-disant professeurs qui se prétendent tel après 200 heures de formation ou qui se mette en avant en prenant la pose ou étalant leur curriculum surtout si il ont foutu le pied en inde ou côtoyé tel sois disant grands yogis, ça me dérange, et ça peut faire du mal car je l’ai vu autour de moi.

      Et combien d’autre on a pu voir, qui nous parlait du yoga qui a changé leur vie alors qu’au final il n’ont fait que le confondre qu’avec une simple méthode de sport-relaxation avec travail du souffle. Beaucoup auraient mieux fait d’être simplement sophrologue ou relaxologue, mais pas « professeur de yoga ». Les voir enseigner une discipline qu’il n’ont pas compris… Et se croire légitime…

      Voilà, et je vois en vous, et aussi en votre collègue « Cindy Chatelais » ceux qui ont fait, même sans le vouloir, du mal aux pratiquants, au yoga. Vous êtes de la même trempe que ceux que beaucoup de mon entourage ne voudraient pour rien au monde venir voir. Alors peut-être que vos cours sont plein, mais rempli par qui ? Par ceux qui sont comme vous, et les autres viendront un temps puis partiront.

      Et dans 30,40 ans et plus, il n’y aura eu aucune évolution spirituelle notable… Juste un simple bien-être entretenu. Et le yoga, ce n’est pas que ça.

      Il y a néanmoins une chose à laquelle je suis sure : la mode du yoga est déja en train de retomber. Et d’ici 5 ans, voir 10 dans les meilleures des cas, vous aurez changé de métier.

      Je passerais outre ceux qui « vivent » du yoga, ou la volonté de faire venir le client est forcément évidente. Affirmer le contraire serait de la mauvaise foi. Oui il faut bien bouffer, mais quand on fait du yoga un métier,on part dans le clientélisme, c’est indéniable, et malsain.

      Et personne ne peut le nier, même si ça ne fait pas plaisir à certain de se le dire.

      C’est à toi que je répond mais si ça peut ta rassurer, t’es loin d’être la seule.

      Répondre

      • 29 juin 2016 @ 16 h 24 min Emilie - My Happy Yoga

        Cette conversation commence doucement à tourner au pathos…

        Ce qui est drôle, c’est qu’il y a beaucoup de choses dans ton discours que je partage. Je comprends que tu cherches à défendre une certaine idée du yoga et, c’est là qu’on a un souci, c’est ce que je cherche aussi mais tu es trop aigrie pour t’en rendre compte. T’es-tu réellement intéressée aux personnes que tu critiques ? As-tu réellement lu les idées qu’ils cherchaient à défendre ? Car tu pars extrêmement loin dans tes accusations et tu m’as l’air totalement à côté de la plaque.

        Bien sûr, ce ne sont pas 200h de formation qui font une prof de yoga. Ce ne sont pas non plus les jolies photos qui font de toi une yogini accomplie. Mais qui es-tu pour dire ce qu’il faut faire et ne pas faire ? Penser et ne pas penser ?

        Tu as peut-être eu de malheureuses expériences avec des profs et j’en suis désolée. J’ai l’impression que tu prends tout cela très à cœur et je comprends que tu souhaites prévenir des « arnaques » qu’il peut y avoir dans ce milieu. Si tu souhaites continuer à juger le monde entier, grand bien t’en fasse. Mais j’ai peine à croire que toute cette rage te rende vraiment service. Par ailleurs, insulter le travail des profs et les attaquer personnellement est une chose, c’est déjà pas bien classe mais bon, admettons. Mais par ce biais, tu insultes aussi les élèves, ceux qui trouvent dans le yoga ce qu’ils sont venus y chercher. Peu importe que ce soit pour avoir un cul d’enfer, gérer leurs émotions ou guérir leur cancer. C’est leur choix. Fous-leur donc la paix.

        Et tu devrais peut-être faire un peu de yoga, ça t’aiderait peut-être à t’apaiser ! :)

        Répondre

        • 29 juin 2016 @ 16 h 58 min Samma

          « T’es-tu réellement intéressée aux personnes que tu critiques ? » et oui.

          En fait, une seule chose est vrai : seul le temps montre la réalité des choses.
          alors si tu es encline à être serviable, tu vas me rendre un petit service tout simple : fais juste en sorte de bien te souvenir de cette conversation car je peux te dire que d’ici une dizaine d’année tu ne sera plus dans le yoga ou dans une parfaite stagnation.

          « C’est leur choix. Fous-leur donc la paix. » : Rassure toi aussi je ne dérange personne. Je les regarde simplement atterir dans un cours, toute panoplie de yoga prête, et en partir bien vite aussi après avoir assisté à une longue retombé du soufflé. Etant donné que le yoga demande une certaine discipline à long terme et pas juste « du plaisir », forcément ça fait le tri.

          Je ne vais pas te « déranger » davantage et vais laisser la conversation telle quelle. Mais si je suis aussi sur de moi c’est parce-que, entre autre, dans ma ville ce sont installé pas loin de moi 2 jeunes femmes exactement comme toi (on aurait même pu croire que c’était toi) il y a un trois ans pour donner des cours.

          Au moment ou je parle elles ont fermé. Cours déserté. En revanche, les plus anciens (30 ans d’enseignement pour certains),dans le vrai esprit du yoga, sont toujours là…

          Alors je vais quand même finir sur une note positive en te souhaitant d’avancer pour ouvrir les yeux découvrir enfin ce qu’est vraiment la véritable discipline que tu prétend enseigner.

          Répondre

          • 10 avril 2017 @ 22 h 45 min Daniel

            Bonjour à Samma et à Emilie

            Allons allons, revenons à la pratique du Yoga, il me semble que ce cours de Yoga devient « tendu » !!.

            Si nous voulons méditer « tout » ce qui concerne le prof de Yoga , sa formation, les élèves ,ect, méditons les 50 Yogas Sutras d’Or de Shri B.K.S.Iyengar à ce sujet, transmis à Yoganova.

            Cependant oups ! je ne sais plus dans quelle réponse à quel article ???
            C’était il y a longtemps si je me souviens bien.
            Nous avons besoins de l’aide de Yoganova pour les retrouver ici
            Mille mercis d’avance

    • 10 avril 2017 @ 15 h 16 min Daniel

      Bonjour Samma

      Ton blog est vraiment bien , continue dans cette Voie Droite avec courage !!

      « Je retourne à la source, à ma mission originelle, et à mon rêve – créer un centre d’enseignement privé où je peux enseigner aux yogis comment devenir leur propre professeur, afin qu’ils n’aient, à terme, plus besoin de moi. Mon boulot, c’est de les équiper avec les bons outils pour qu’ils puissent pratiquer dans leur chambre, pendant leur voyage d’affaire, bref, quand ils veulent et où ils veulent, sans avoir besoin de moi pour les guider, parce que je leur aurais appris à être leur propre guide. »

      Oui oui excellent , j’ajouterais « à être leur propre guide » en écoutant leur Guide

      « Le guide peut manifester sa présence en nous ou dans « une personne extérieure » ou par tout événement destiné à nous montrer le chemin (1), comme la déesse Athéna qui guide Ulysse pour retrouver sa Patrie perdue. »

      Note : 1 : lire l’Ouverture du Chemin de Isha Shwaller De Lubicz, la table d’Emeraude (Sagesse Egyptienne)

      https://www.amazon.fr/LOuverture-chemin-Isha-Schwaller-Lubicz/dp/B0014M4WXE/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1491830028&sr=1-2&keywords=l’Ouverture+du+Chemin

      « Nara est l’âme humaine qui, éternelle compagne du Divin ne se trouve elle-même que lorsqu’elle s’éveille à cette relation et lorsqu’elle commence comme dirait la Gita à vivre en Dieu. Narayana est l’âme divine toujours présente dans notre humanité, le guide, l’ami et le soutient secret de l’être humain, « le Seigneur qui habite le cœur des créatures »

      Réf : Le Yoga de la Bhagavad Gita. Shri Aurobindo Ed Tchou, Introduction p 44

      Répondre

    • 10 avril 2017 @ 15 h 20 min Daniel

      Bonjour Emilie

      Toujours bien se relire, j’ai gaffé, la réponse s’adresse à toi !! et j’ai nommé Samma !!

      Répondre

  10. 29 juin 2016 @ 16 h 19 min Samma

    Ah j’allais oublier : si vous vous sentez trop agacée, fumez un joint ! d’après votre compte instagram vous semblez experte dans le domaine. on passera outre le côté illégal… mais ça a pas l’air de vous dérangez pour poster ça fièrement en photos (https://www.instagram.com/p/BDNwRAdndWx/)
    Quel bel exemple… Ils sont beau nos « professeurs ».

    Mais ouiiiiiii rassurez-vous, vous êtes libre de faire ce que vous voulez car vous ne « gênez » personne… Sauf peut-être un léger malaise chez certaines personnes.

    Répondre

  11. 29 juin 2016 @ 17 h 02 min Emilie - My Happy Yoga

    En tout cas merci pour cette petite page pub car grâce à toi, j’ai déjà 6 nouveaux abonnés sur mon blog et 2 personnes intéressées par des cours ! ça a du bon la critique ! :)

    Répondre

    • 29 juin 2016 @ 17 h 06 min Samma

      mais de rien !

      tu sembles parti pour une belle réussite. la même que ceux qui sont tombé de haut.

      tes fanfaronnades difficilement dissimulable confirme petit à petit ce que je pense… :-)

      Répondre

      • 29 juin 2016 @ 17 h 08 min Samma

        Pas de panique Yoga Nova !

        Je n’alimente plus cette conversation et y coupe court.

        Maintenant que j’ai confirmation de ce que je pensais.

        Répondre

  12. 29 juin 2016 @ 18 h 56 min Paix

    PUISSE L’ AMOUR QUI NOUS UNIT ICI S’ ÉTENDRE A L’ INFINI

    TOUCHER LE CŒUR DE TOUS LES ÊTRES DE LA TERRE

    LOKHA SAMASTA SUKHINO BHAVANTU

    PUISSE TOUS LES ÊTRES DANS TOUS LES MONDES ÊTRE HEUREUX

    La chanson en musique se trouve sur ce site. C’est très apaisant

    http://savoie-mantras.wix.com/savoie-mantras#!les-mantras/c1gg1

    Répondre

    • 10 avril 2017 @ 23 h 06 min Daniel

      Namaste

      Ouf,! ce merveilleux mantram chanté ensembles à la fin du Cours de Yoga réconcilie tout le monde dans un égrégore de Paix .

      C’est exactement ce qu’il nous fallait pour partir joyeux et en paix après cet excellent cours de Yoga .

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.