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L’homme de glace qui sidère les scientifiques. (documentaire)

Au beau milieu de la campagne polonaise, les fondations d’une ferme délabrée craquent et grincent. Dans l’une des pièces glacées, six hommes font de l’hyperventilation. Les fenêtres sont gelées et la neige s’accumule devant la porte d’entrée. Wim Hof scrute ses disciples d’un regard bleu et sévère, comptant leurs respirations.

« N’ayez pas peur de vous évanouir »

Allongés dans des sacs de couchage, ils s’abritent sous des couvertures. A chaque expiration se forme un petit nuage de buée au moment où la chaleur de leur corps se cristallise dans l’air presque polaire. Lorsque les disciples deviennent blancs comme des linges à force de respirer rapidement, Hof leur ordonne d’expulser tout l’air de leurs poumons, puis de retenir leur respiration pour que leur corps se mettent à trembler et frissonner.

« N’ayez pas peur de vous évanouir. C’est le signe qu’une certaine profondeur a été atteinte. »

Né en 1959 dans la ville néerlandaise de Sittard à la veille de la révolution hippie européenne, Wim Hof a été élevé dans une famille de neuf enfants, d’origine modeste.

Quand sa famille apprenait la liturgie catholique, Wim était plutôt attiré par les enseignements orientaux. Il a mémorisé des textes du Yogasūtra de Patanjali et étudié la Bhagavad-Gita et le bouddhisme zen, à la recherche de la sagesse. Il aimait explorer les jonctions entre le corps et l’esprit, mais n’a pas trouvé ce qu’il cherchait dans ses lectures.

Puis, à l’âge de 20 ans, au cours d’une fraîche matinée de l’hiver 1979, Wim Hof se promenait seul dans le pittoresque Beatrixpark d’Amsterdam lorsqu’il a remarqué qu’une fine couche de glace s’était formée sur les canaux. Il s’est alors demandé ce qui se passerait s’il sautait dedans. Avec une impulsivité puérile qu’il n’a jamais vraiment perdue, il a retiré ses vêtements et y a plongé nu. Le choc a été immédiat, raconte-t-il.

« Mais ce que je ressentais, ce n’était pas le froid, c’était quelque chose d’autre, d’incroyablement bon. Je ne suis resté qu’une minute dans l’eau, mais ma notion du temps s’est évaporée. Cela m’a semblé durer une éternité. »

 

« Le froid m’a tout appris »

Une vague d’endorphines a traversé son système et il a plané tout l’après-midi. Depuis lors, il réitère l’expérience chaque jour. « Le froid m’a tout appris », explique-t-il.

La technique de respiration lui est venue naturellement. Wim Hof a commencé par imiter la respiration rapide que les gens adoptent instinctivement quand ils plongent dans l’eau glacée, elle est pour lui similaire à celle d’une femme lors de son accouchement. Dans les deux cas, le corps change de mode, guidé par l’instinct. Sous la glace, Wim Hof a abandonné la respiration rapide et commencé à retenir son souffle. C’est à ce moment-là qu’il a pu remarquer les changements sur son corps.

Hof explique que l’être humain a développé une capacité innée à résister aux éléments. Nos lointains ancêtres ont traversé des montagnes glacées et des déserts arides bien avant l’invention du manteau en peau de bête et de la toute première chaussure. Bien que la technologie nous ait apporté un confort indéniable, la biologie sous-jacente existe toujours. La clé pour accéder à notre potentiel perdu consiste à recréer le genre d’expériences auxquelles nos ancêtres ont dû faire face.

Wim Hof s’est entraîné dans l’ombre pendant quinze ans, en parlant rarement du développement de ses capacités. Son premier disciple a été son fils, Enahm. Quand Enahm était encore petit, Hof l’a emmené aux canaux et l’a plongé dans l’eau, comme Achille. On devine aisément ce que les passants à proximité ont dû penser en le voyant… La plupart de ses amis proches n’ont en revanche pas prêté attention à cette habitude matinale. Pour eux, ce n’était qu’une excentricité de plus dans une ville déjà bien singulière.

Réussir à maîtriser son corps

Les emplois qu’a occupés Hof étaient aussi divers que variés. Il a notamment été facteur et instructeur en descente de canyons, l’été en Espagne. Et l’argent a toujours été un problème. A cette époque, sa femme, une belle Basque du nom d’Olaya, a commencé à présenter des signes de troubles mentaux graves. Dépressive, elle entendait des voix. En juillet 1995, elle s’est défenestrée du huitième étage de l’immeuble chez ses parents à Pampelune, au premier jour des ferias…

Assis autour d’une table en bois, qui sert à la fois de coin repas et petit-déjeuner, Wim Hof raconte la mort d’Olaya en versant librement quelques larmes. « Pourquoi Dieu m’a-t-il enlevé ma femme ? », s’était-il demandé. Le cœur brisé par cette perte incommensurable, Hof a placé toute sa foi dans la seule chose qui le distinguait des autres : sa capacité à maîtriser son corps. Olaya ne s’était jamais intéressée aux méthodes de Hof, mais il avait l’impression qu’il aurait pu l’aider davantage.

« Si je suis aussi disposé à entraîner les autres aujourd’hui, c’est à cause de la mort de ma femme. Je peux ramener de la tranquillité aux gens. La schizophrénie et les troubles de personnalité multiple aspirent l’énergie des malades. Ma méthode peut leur rendre le contrôle d’eux-mêmes. »

C’est ce qui l’a poussé à agir. Mais il avait encore besoin de trouver comment faire parler de lui à travers le monde.

L’opportunité s’est présentée quelques années plus tard. A Amsterdam, l’hiver s’installait et un journal local a décidé de sortir une série d’articles avec pour thème « les choses étranges que font les gens dans la neige ». Hof a appelé le rédacteur en chef et lui a expliqué qu’au cours des deux dernières décennies, il s’était quotidiennement baigné nu dans l’eau glacée. Le journal a envoyé un journaliste devant qui Hof a sauté dans un lac des environs, où il avait l’habitude de plonger. La semaine suivante, une équipe de télévision a accouru.

« L’homme de glace », héros néerlandais

Dans une séquence célèbre, Hof fait des trous dans la glace d’un lac avant de s’y plonger sous les caméras d’une équipe télévisée néerlandaise. Il était en train de se sécher quand, quelques mètres plus loin, un homme a marché sur une fine couche glacée, passant subitement au travers. Hof s’est précipité vers le lac et s’y est jeté une seconde fois. Il a remonté l’homme et l’a mis hors de danger. L’équipe de reportage a filmé l’événement et bientôt, Hof n’était plus seulement une curiosité locale : c’était un héros. Quelqu’un l’a surnommé « l’homme de glace », et ce surnom est resté.

Après cet acte héroïque, Wim Hof a gagné en notoriété aux Pays-Bas. Un programme télévisé néerlandais lui a demandé de se produire devant les caméras. Ils voulaient filmer Hof en train d’entrer dans « Le Livre Guinness des records ». Leur plan était de le faire nager 50 mètres sous une eau glaciale, sans respirer. Du divertissement à sensation pour le programme, et comme il serait diffusé dans toute la Scandinavie, une chance pour Hof de se produire pour d’autres chaînes à travers le monde.

Quelques semaines plus tard, Hof se tenait sur la surface d’un lac glacé, près du petit village de Pello en Finlande, à quelques kilomètres du cercle polaire. Il ne portait rien d’autre qu’un maillot de bain. Même si la température allait bientôt descendre à -25°C, la transpiration faisait briller sa peau. A ses pieds se trouvait un trou d’un mètre dans la glace, en forme de losange. Deux autres trous avaient été percés à 25 et 50 mètres du premier. Une équipe de tournage a regardé Hof descendre et tremper un pied dans l’eau bleu pervenche.

Le premier jour du tournage, il était prévu qu’il nage jusqu’au premier trou pour que l’équipe puisse trouver les bonnes images et se familiariser avec le dispositif de sécurité. Mais Hof avait une autre idée en tête. Il voulait à la fois surprendre et impressionner l’équipe de tournage en parcourant d’un seul coup toute la distance. Il avait tout calculé d’avance. Un mouvement de bras lui permettait de faire un mètre, il aurait donc besoin d’en faire cinquante pour atteindre sa destination. Il a pris une grande bouffée d’air dans ses poumons, puis a disparu sous la glace pour entamer sa course.

L’orgueil a failli le tuer

Il s’est plus tard rappelé avoir ouvert ses yeux à mi-chemin, entre le premier et le second trou, et avoir distingué un rayon de soleil à travers l’eau. Mais au 29emouvement de bras, bien qu’il ait passé le premier trou et l’équipe de sauvetage s’y trouvait, quelque chose s’est mal passé. Il n’avait pas anticipé l’action de l’eau gelée sur ses yeux. Ses cornées ont commencé à givrer, et la cristallisation à troubler sa vision. Cinq mouvements plus tard, il ne voyait plus rien. Seul le décompte de ses mouvements le guidait vers l’oxygène. Sa direction a fini par dévier. A cinquante, il cherchait le rebord du second trou, en vain. Il a fait demi-tour, pensant qu’il l’avait peut-être déjà passé. Il voulait reprendre sa respiration, mais il savait que le résultat serait fatal.

Au 65e mouvement, il a commencé à perdre espoir. A 70, au moment où il perdait peu à peu conscience, il a senti une main se refermer autour de sa cheville. Le plongeur de la sécurité l’a remonté à la surface. Il savait qu’il avait failli mourir à cause de son orgueil démesuré. Il l’avait échappé belle, mais cela ne l’a pas empêché d’établir le lendemain un record du monde devant des caméras de télévision.

L’émission a été un véritable succès. Il était assuré d’être demandé pour une série d’exploits télévisés similaires sur les chaînes internationales, de Discovery à National Geographic. Mais le succès n’a pas que des avantages.

Même s’il était capable de réaliser d’incroyables prouesses, le désir d’impressionner et de plaire aux gens autour de lui allait le mener à de nombreuses reprises à des situations qui auraient pu lui coûter la vie. S’il venait à mourir, le monde ne pourrait jamais savoir comment il s’y prenait pour obtenir des résultats si extraordinaires. Hof avait besoin d’une meilleure stratégie.

72 minutes dans la glace

Dans une eau à 0°C, les êtres humains commencent à se sentir léthargiques au bout d’une minute ou deux à peine. En un quart d’heure, la plupart des gens perdent connaissance. Ils meurent dans un laps de temps qui varie entre quinze et quarante-cinq minutes. Quand la température interne du corps humain tombe en dessous de 28°C, la mort est presque inévitable.

Par rapport à l’ensemble de ces données, Hof semble faire des miracles. En 2007 à l’Institut Feinstein de Long Island, le médecin d’expédition de renommée mondiale Kenneth Kamler, qui a déjà travaillé sur l’Everest, a assisté à l’expérience durant laquelle Hof était immergé dans la glace. Sa fréquence cardiaque et sa pression artérielle étaient surveillées. Au début, l’expérience s’est heurtée à un sérieux obstacle.

Les appareils utilisés à l’hôpital, qui vérifient la respiration, l’ont déclaré mort après seulement deux minutes passées dans la glace. La machine n’avait pas su interpréter le fait qu’il n’avait pas repris sa respiration pendant plus de deux minutes, ni pourquoi sa fréquence cardiaque au repos n’était que de trente-cinq pulsations par minute. Et pourtant, il n’était pas mort.

Kamler a dû débrancher l’appareil pour pouvoir continuer. Hof est resté 72 minutes dans la glace. Les résultats étaient stupéfiants. Au départ, la température corporelle de Hof a décliné de quelques degrés, avant de remonter à nouveau. La méthode de Hof a été ainsi validée scientifiquement pour la première fois. Il devenait clair que Hof arrivait consciemment à contrôler son système nerveux pour augmenter sa température corporelle.

« L’explication dépend réellement de la philosophie en laquelle vous voulez croire », dit Kamler, qui mentionne des prouesses similaires chez les moines tibétains avec la pratique du tummo. En fin de compte, explique-t-il, cela se résume à la façon dont Hof utilise son cerveau :

« Le cerveau consomme beaucoup d’énergie pour les fonctions supérieures, qui ne sont pas essentielles à la survie. En se concentrant, il arrive à rassembler cette énergie pour produire de la chaleur corporelle. »

 

Une histoire de graisse brune

En 2008, il y a eu un effet boule de neige sur l’intérêt que portaient les scientifiques au phénomène, tout comme dans les médias de masse plus de dix ans auparavant. Des chercheurs de l’université de Maastricht se sont demandé si les capacités de Hof découlaient d’une concentration élevée de tissu adipeux brun riche en mitochondries, aussi connu sous le nom de graisse brune. Une fois métabolisé, ce tissu encore peu connu peut rapidement réchauffer le corps : il permet également aux nouveau-nés de ne pas succomber au froid à la naissance.

Habituellement, la plupart des cellules de graisse brune disparaissent pendant l’enfance, mais les biologistes de l’évolution pensent que les premiers humains ont dû stocker une plus grande quantité de cellules adipeuses brunes pour résister aux milieux extrêmes.

Les scientifiques ont constaté que Hof possédait toujours une concentration extrêmement élevée de cette graisse à 55 ans, assez pour pouvoir produire cinq fois plus d’énergie qu’un homme classique de 20 ans. Ce taux anormalement élevé est vraisemblablement le résultat de son exposition à maintes reprises au froid.

La graisse brune est peut-être la structure organique qui manque à l’homme et le sépare de la nature. La graisse blanche stocke les calories excédentaires, que le corps n’a tendance à brûler qu’en dernier recours. En réalité, s’il est si difficile de perdre la graisse de notre ventre ou notre taille, c’est parce que le corps est programmé pour faire des réserves d’énergie : il brûlera en priorité les muscles pour créer chaleur ou énergie avant de s’attaquer à la graisse blanche. C’est différent pour la graisse brune. La plupart des gens en créent automatiquement en environnements froids. Le corps détecte les températures extrêmes et commence à faire des réserves de mitochondrie.

Selon Hof, lorsque la graisse brune est activée, les mitochondries entrent dans la circulation sanguine et modifient le métabolisme de la graisse blanche pour générer de la chaleur.

« Je ne dois pas mourir. Je l’ai décidé. »

Et comme la plupart des gens font tout ce qu’ils peuvent pour éviter les conditions extrêmes, ils ne fabriquent jamais de graisse brune. Si nous vivions sans vêtements, à la manière de nos lointains ancêtres, nous dépendrions des propriétés de la graisse brune pour survivre.

Hof compte bientôt s’attaquer à l’ascension du mont Everest. Cette tentative sera la deuxième. Il avait déjà voulu la tenter, presque nu, mais n’avait pas été jusqu’au bout.

Je demande à Wim Hof ce qu’il arriverait s’il atteignait ses limites lors de cette ascension et rejoignait les centaines de personnes décédées en tentant de gravir l’Everest. Son message serait-il perdu à jamais ? Les formations qu’il a pu donner à ses fidèles auraient-elles toujours une signification s’il mourait après une décision stupide ? Son visage s’assombrit à cette pensée. Il me dit avoir envie de pleurer. « Je ne dois pas mourir », affirme-t-il. « Je l’ai décidé. »

Article paru sur Rue89.

Le documentaire de Vice sur le personnage.

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'L’homme de glace qui sidère les scientifiques. (documentaire)' have 5 comments

  1. 23 septembre 2015 @ 18 h 43 min Nagesh

    Tant que l’on reste dans le sensationnel, on ne peut comprendre le yoga..
    Ce monsieur fait des exploits, ben comme tous les champions sportifs…
    Même les hatha-yogis qui arrêtent leur cœur, ou vivent enterrés, ne démontrent pas grand chose, car ce ne sont que des processus physiologiques dont ils ont acquis la maîtrise mais qui en eux-mêmes n’ont rien à voir avec la spiritualité véritable.

    Répondre

    • Yoganova

      23 septembre 2015 @ 18 h 57 min Yoganova

      Naguesh, vous avez raison de bien séparer la spiritualité du paranormal.
      Ce sont deux choses qui se rencontrent parfois mais l’une ne doit pas être confondu avec l’autre.
      Néanmoins nous avons pensé que cette histoire pourrait intéresser nos lecteurs comme elle nous a intéressé même si Wim Hof bien que charismatique ne semble pas être un « sage ».

      Répondre

      • 2 octobre 2015 @ 21 h 12 min Nagesh

        Vous dites qu’il ne semble pas être un sage, laissons-lui sa passion, pour une fois qu’un être préfère se dépasser plutôt que de rester devant sa télé avec un verre d’alcool à la main, on ne va pas lui reprocher quoi que ce soit.
        Maintenant un sage, il est vrai, n’accorde aucune importance aux exploits du corps physique, qu’ils soient amenés par des techniques de hatha-yoga ou autre, un Sage ne reflète sa grandeur qu’au niveau de sa conscience.

        Répondre

    • Yoganova

      30 septembre 2015 @ 18 h 35 min Yoganova

      D’ailleurs n’hésitez pas à nous transmettre des liens intéressants, nous sommes toujours preneurs. 😉

      Répondre

  2. 29 octobre 2017 @ 15 h 50 min shen

    Cela n’est pas sans rappeler le parcours atypique d’un autre yogi des extrêmes: Maurice Daubard, qui par la force du yoga s’est guéri de la tuberculose, a conquis le froid, s’immergeait dans des baignoires de glace et transmet sa pratique http://www.mauricedaubard.com/

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.