Silhouette of a man figure meditating in the outdoors

Méditer pour retrouver la paix et le bonheur intérieur? Oui c’est possible…

Chaque nouvelle année apporte son lot de bonnes résolutions : un abonnement au gym, une cure intensive de brocolis vapeur ou encore un arrêt définitif de la cigarette jusqu’à fin janvier. Pour ma part, j’ai simplement choisi de méditer pendant quelques jours au cœur des montagnes suisses.

Assis en tailleur du matin au soir sans parler, lire ou écouter de la musique, j’ai suspendu le cours de mon quotidien le temps d’une plongée dans les profondeurs de l’esprit. J’en suis sorti parfaitement serein, et prêt à me replonger dans le rythme effréné de ma vie active.

 

Une fois de retour à la civilisation, les interrogations récurrentes de mon entourage à propos de cette expérience – « tu ne t’ennuies pas quand tu médites toute la journée? », « en fait méditer, c’est penser à rien, non ? » –  m’ont fait prendre conscience de l’intérêt croissant que la méditation suscite dans nos sociétés occidentales.

 

Pratique religieuse pour les uns, ou méthode de relaxation pour les autres, elle reste mal comprise par notre époque qui a tendance à valoriser la satisfaction instantanée au détriment de l’introspection. Souvent reléguée au rang d’activité « spirituelle » dans l’imaginaire collectif, elle est pourtant issue d’un art millénaire qui a su perdurer dans sa forme originelle jusqu’à aujourd’hui.

 

Alors comment décrire un enseignement qui ne se comprend qu’à travers son expérience personnelle? Il y a plus de deux ans, lors de ma première retraite au nord de la Thaïlande, un méditant m’avait confié que la méditation « lui servait à rester maître de son esprit ». Purifier son esprit, développer la sagesse et vivre en paix, en harmonie avec soi-même et avec les autres. C’est tout cela que sont venus chercher ces visiteurs de tout âge qui viennent s’enfermer volontairement loin de l’agitation de la ville.

 

La pratique millénaire de Zazen est toujours populaire aujourd’hui et a inspirer un grand nombre de méthodes occidentales de méditation.

La pratique millénaire de Zazen est toujours populaire aujourd’hui et a inspiré un grand nombre de méthodes occidentales de méditation.

Une pratique millénaire

 

Tout d’abord, il est important de préciser que la méditation n’est pas sectaire car ses principes dépassent les clivages de la croyance : ses valeurs fondamentales (altruisme, compassion, dévouement, etc.) sont communes à de nombreux courants de pensée, qu’ils soient humanistes ou religieux. Mais là où ces derniers transmettent des principes moraux par la biais de dogmes et de codes de conduites à suivre, c’est par l’expérience intérieure et un entraînement régulier que la méditation permet de les assimiler et de les utiliser dans sa vie quotidienne. Pas de rituel, mais des exercices simples pour reprogrammer la façon dont nous interagissons avec le monde. Une gymnastique de l’esprit qui tient finalement plus de la méthode scientifique que d’une quelconque pratique religieuse.

 

Il y a plus de 2 500 ans, un individu prénommé Gautama, qui deviendra plus tard le Bouddha, a fait une découverte fondamentale qui allait mettre en avant le lien étroit existant entre le corps et l’esprit. Dans notre vie de tous les jours, nous sommes confrontés en permanence à des stimuli extérieurs issus de nos cinq sens. À force d’introspection, il a découvert que ces événements donnent lieu à différents types de sensations corporelles que nous ressentons généralement au niveau du ventre, de la poitrine, du pouls ou du souffle. Sans même en être conscient, notre esprit attribue un caractère positif ou négatif à ces sensations et nous y réagissons automatiquement en développant soit une envie de reproduire cet événement, soit d’y mettre fin immédiatement. Cette habitude est tellement ancrée en nous que nous passons notre vie à réagir aveuglement à nos propres perceptions de la réalité, balancés entre désir et aversion.

 

Lorsque j’observe la personne assise à ma gauche – je suis à bord d’un avion qui me ramène à Montréal – je peux voir ses tempes battre à tout rompre et la tension qui se lit sur son visage ; le bébé qui hurle à quelques mètres fait certainement naître en lui une grande agitation nerveuse, une accélération de sa respiration ainsi qu’une moiteur au niveau de ses mains. C’est ce que l’on appelle réagir à ses émotions. La tension qui règne actuellement dans son esprit l’empêche de réaliser que la cause première de son énervement n’est pas le bébé en lui-même, mais les émotions corporelles que le bruit de ses cris provoquent en lui et qui le poussent à réagir par un comportement hostile.

 

Le même processus de réaction se fait sentir chez mon voisin de droite qui fixe la publicité pour une voiture de sport depuis plusieurs minutes : il serait tellement heureux au volant de ce bolide, et si possible avec la jolie blonde de la photo à ses côtés. La vue de cette image génère sûrement en lui une sensation agréable à laquelle il réagit par le désir d’être quelqu’un d’autre et, perdu dans ses rêveries, il s’éloigne peu à peu de la satisfaction de sa situation actuelle.

 

Comprendre ce processus est un premier pas important. Un alcoolique, une personne dépressive, une personne qui s’énerve au volant de sa voiture, une personne stressée par son travail, vous, moi : nous ne faisons que réagir à des sensations corporelles interprétées par notre esprit comme étant positives ou négatives, ce qui est souvent source d’insatisfaction chronique et donc de souffrance pour nous et notre entourage.

 

 

Un mode d’emploi pour le bonheur 

 

Grâce à l’observation de ses propres sensations corporelles, un esprit entrainé à méditer peut devenir capable d’agir au cœur de ce processus de réaction pour ramener le corps à un état stable, libéré de toute tension.

 

Les exercices qui sont tout d’abord enseignés visent à développer sa capacité à ressentir les sensations de son corps. Avez-vous déjà essayé de fermer les yeux et de vous concentrer simplement sur la sensation de l’air qui rentre et qui sort naturellement à travers vos narines ? Allez-y, essayez… Au bout d’une dizaine de secondes, votre esprit vous amènera ailleurs, à ce que vous avez mangé la veille ou ce que vous prévoyez faire un peu plus tard. Vos pensées vagabonderont quelques temps jusqu’à ce que vous rappeliez subitement le but de cet exercice : « ah oui, c’est vrai, la respiration ».

 

 

 

Vous ne contrôlez pas votre esprit, et c’est tout à fait normal. En s’entraînant à observer des sensations naturelles dans le corps, comme le rythme alterné de la respiration, les méditants développent une sensibilité accrue de leur perception ainsi qu’une très forte capacité de concentration.

 

Cette première étape est essentielle pour entamer le cœur de la pratique méditative : observer les sensations de son corps de manière objective afin de briser le conditionnement qui pousse l’esprit à y réagir par du désir ou de l’aversion. Les méditants s’efforcent d’isoler les sensations en « scannant » l’ensemble de leur corps de la tête jusqu’aux pieds, en s’efforçant de ne jamais générer de réaction mentale. Lorsque l’on reste assis sur le sol plusieurs heures, de fortes douleurs physiques peuvent apparaître dans le dos ou les genoux ; si l’on observe suffisamment longtemps ces sensations sans leur apposer un jugement négatif, on se rend compte qu’elles finissent par disparaître d’elles-mêmes, de la même manière qu’elles sont apparues. Par ce procédé, on fait l’expérience directe du caractère éphémère de toute sensation. Et on se rend compte à quel point l’image que nous avons de la réalité est faussée par notre habitude à réagir aux stimuli extérieurs : pourquoi s’attacher à une sensation agréable puisque je sais qu’elle n’existe que dans mon esprit ?

 

Prenons la situation dans laquelle l’un de vos collègues vous manque de respect en public. Vous aurez très certainement envie de réagir à l’irrépressible sensation de colère qui monte en vous. Une personne qui médite régulièrement aura tout de suite le réflexe d’observer les sensations qui surgissent dans son corps (souffle plus profond, pouls accéléré, respiration rapide, etc.) en sachant qu’elles sont vouées à disparaître tôt ou tard. Sans rien pour l’alimenter, le flot des pensées négatives se tarit rapidement : cette personne ne réagira donc pas sous le coup de la colère, mais gardera un esprit équilibré qui lui permettra d’analyser objectivement la situation. Elle adressera plutôt à son interlocuteur une phrase bien placée qui ne manquera pas de surprendre ce dernier par son calme.

 

Petit à petit, la répétition de ces exercices déconditionne notre cerveau à réagir aveuglément aux sensations que nous expérimentons. L’esprit parvient ainsi à s’auto-réguler pour interagir avec le monde de manière plus harmonieuse, en restant constamment en contrôle.

Homme méditant en costume

Des leaders assis en tailleur

 

Les bénéfices que l’on peut retirer de la méditation sont loin de se limiter à la régulation de ses émotions: une pratique assidue permet à n’importe qui de développer ses facultés de concentration, sa créativité ou encore son empathie. Des bienfaits qui mènent à une relation plus harmonieuse avec soi-même et son entourage, dans sa vie personnelle comme professionnelle.

 

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas forcément contradictoire de vouloir distiller un peu de bienveillance dans le monde du travail: certaines sociétés comme Google l’ont déjà bien compris et favorisent la mise en place de programmes de méditation au sein même de leurs bureaux (voir l’article Cade-Meng Tan, un sage chez Google ).

 

Certaines formations axées sur le développement de l’empathie sont même spécialement conçues à l’attention des cadres dirigeants. Leurs objectifs : les aider à prendre conscience des implications que peuvent avoir certaines de leurs décisions au niveau de l’entreprise.

 

Un changement véritablement durable au sein même des organisations pourrait ainsi être imposé non plus par l’application de « codes de conduites » traditionnels de type RSE, mais par une forme d’engagement personnel basé sur l’éthique. Une manière hautement efficace d’amener les décideurs à s’épanouir intérieurement afin de rayonner positivement au sein de leur organisation.

 

En posant le pied sur le tarmac de l’aéroport de Montréal, je repense avec une pointe de nostalgie à ces quelques jours passés loin du monde, les jambes fermement ancrées au sol mais l’esprit libre. Ces quelques jours pendant lesquels j’ai eu le chance de faire quelques pas sur le chemin du bonheur. Pas de doute, cette année commence vraiment bien.

 Tanguy Margairaz

Initialement publié sur CLLBR.COM

La méthode simple et facile pour se mettre à la méditation. Recommandée pour celles et ceux qui n’ont pas accès à un enseignant.

 

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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.