docteur ayrvédique en massage

Mon docteur Indien. A la découverte de la vision indienne de la maladie et de la guérison.(doc)

Une ancienne patiente entraîne son cancérologue français dans un centre de soins en Inde du Sud. Dans “Mon docteur indien”, un film empreint d’humanisme, Simon Brook suit le périple de cet étrange duo au cœur de la médecine ayurvédique.

Atteinte d’un cancer, Marinella Banfi a refusé la seule approche occidentale des soins et a trouvé en Inde une autre façon de les envisager. Des années après sa consultation initiale auprès du professeur Thomas Tursz, alors directeur de l’institut Gustave Roussy de Villejuif, Marinella Banfi l’a convaincu de la suivre en Inde, afin de comprendre les causes de son rétablissement.

Mon docteur Indien, le documentaire de Simon Brook, suit ce périple à la découverte des centres de médecine ayurvédiques du Kerala. A l’univers isolant des services de cancérologie occidentaux, le film oppose la vision holistique et humaniste du soin qui émerge de ce surprenant voyage d’un cancérologue guidé par son ancienne patiente. Alternant scènes rituelles de temples, et séances thérapeutiques dans les services ayurvédiques de Coimbatore, le documentaire révèle un univers où la maladie n’est pas abordée sous l’angle physiologique, mortifère et démoralisant, mais comme un processus global, intégrant la dimension psychique et spirituelle de la personne en souffrance.

« C’est une approche plus humaine », constate le Professeur Tursz. « Ayur »  – la vie –, et « veda » – la connaissance –, fonde le corpus de concepts ayurvédiques, une appréhension de la maladie par une approche englobant le corps, l’esprit, et l’âme, et une prise en charge individualisée du patient, fondée sur son vécu. « J’ai décidé de vivre », déclara Marinella, « et il m’a appris ce qu’était la vie », dit-elle de son maître, Ritodgata Mahasthita. Car, selon ce dernier, c’est au thérapeute de percevoir le caractère unique de ses patients, et de s’y « adapter », jusqu’à ce que le patient soit « prêt à entendre ». Le douloureux parcours vers la guérison, accompagné par une attitude empathique, non violente, spirituelle, dédramatise le traumatisme de la maladie, et favorise ainsi le processus de rétablissement.

Le Professeur Thomas Tursz, cancérologue de renom, chercheur et directeur de l'Institut Gustave Roussy à Villejuif avec un moine. © DR

Le Professeur Thomas Tursz, cancérologue de renom échange avec un moine hindou . © DR

Au Medicinal plant garden du « Centre for Indian Medical Heritage », Thomas Tursz découvre les plantes ayurvédiques, participe aux consultations des cancérologues, et observe avec stupeur un univers fait de rigueur et de tradition, où les divinités hindoues ornent l’entrée des hôpitaux, où le religieux est intégré au quotidien. Simon Brook suit, au plus près, le désir de dialogue entre la patiente et ses médecins, Indien et Français, et l’étonnement du Professeur Tursz, impliqué dans un échange informel et véritable, avec un patient : qui ne se situe plus face à lui, mais avec lui, ne lui est pas soumis, mais en empathie, non plus confiné dans sa douleur, mais l’exprimant. La scène du bain partagé au temple, où le Professeur et son ex-patiente s’immergent dans une eau chargée de mercure, illustre avec éloquence la naissance de l’empathie thérapeutique.

Le réalisateur a su filmer la beauté des gestes lors de rituels, de soins, l’attention extrême accordée aux patients, au cas par cas. Signes essentiels, qui, dans des moments critiques de l’existence, donnent tout leur sens à l’échange thérapeutique.

« Il m’a semblé important d’apporter du réconfort, et du bonheur, par un film utile, et vécu comme un moment de partage », explique Simon Brook, « afin qu’on puisse en discuter après, comme d’une expérience qui fait du bien. Car il existe véritablement une forme d’ostracisme du cancer. Or il est essentiel qu’on en parle, afin que les personnes concernées ne restent plus seules chez elles, dans leur malheur. La médecine française compte parmi les plus grands chercheurs au monde, mais elle affiche un retard singulier sur d’autres pays en terme d’humanité : c’est cet humanisme, au cœur du soin, que je souhaitais montrer dans ce film ». Dans les centres ayurvédiques, la maladie n’est plus une fatalité, les hôpitaux sont des lieux de réflexion sur soi, où l’on peut se soigner, rencontrer son médecin sans le craindre, appréhender son mal dans sa dimension philosophique.

L’impact d’un tel environnement sur le moral des patients, et, ultérieurement, sur leur guérison, le Professeur Tursz en est convaincu, même si cette approche ne saurait, pour lui, se substituer aux traitements occidentaux. « Je dois vous dire merci, confie-t-il à Marinella Banfi, vous n’êtes pas la patiente que j’ai suivie le plus longtemps, mais vous êtes celle qui m’avez emmené le plus loin ».

Télérama

Vous pouvez mettre la vidéo en plein écran en cliquant sur le logo en bas et à droite.

Avez-vous déjà été traité par un médecin ayurvédique ? Des adresses à partager ? Faites nous en part dans les commentaires.



'Mon docteur Indien. A la découverte de la vision indienne de la maladie et de la guérison.(doc)' have 4 comments

  1. 10 mai 2016 @ 14 h 55 min Kaivalya

    Pour répondre directement à votre question j’ai déjà consulté des praticiens Ayurvédiques. Je vais vous exposer ci-dessous comment j’en suis venu à m’intéresser sérieusement à cette médecine.

    En 2010 je commence à entendre des sifflements intermittents dans l’oreille droite. Au fil des semaines l’intensité s’accroît, les sifflements gagnent l’oreille gauche et deviennent permanent et pénibles. A ce stade je consulte mon médecin généraliste qui honnêtement me dit « tu as des acouphènes, tu les as et tu te les gardes ». Il me dit que ce n’est même pas la peine d’aller voir un ORL Je ne l’écoute pas et je consulte quand même un ORL. Ce dernier avait l’air pressé et il me prescrit dans la hâte de prendre tous les soirs quelques gouttes de RIVOTRIL (un anti épileptique ?). Après quelques jours ou semaines d’errance sur des forums spécialisés ORL, je décide de prendre en charge ce problème sans dépendre systématiquement de médecins. Je me souviens que lors de ma formation de professeur de Yoga nous avions connus un médecin australien, le Dr Swami Shankardev Saraswati. Celui-ci est à la fois médecin formé à l’occidentale et entre autre à l’Ayurveda. Ci-dessous un lien vers son site :

    https://www.bigshakti.com/about/dr-swami-shankardev-saraswati/

    Je lui envoie un e-mail en lui exposant mon problème d’acouphènes (tinnitus) et une conversation via e-mail s’établit. Je passe les détails et voici en gros sa réponse :

    Hari Om Claude
    Tinnitus is related to Vata dosha in Ayurveda. You should read about this and do some simple things to reduce vata (which increases with age).
    Lots of oil massage, oil in the ears, lots of warm and nourishing things, calming meditations focusing on your prana.
    very beset wishes
    Hari Om
    Swami Shankardev

    En parallèle je consulte par e-mail mon guide spirituel Swami N. qui me donne la réponse suivante :

    Cher Claude,
    Désolé pour le retard dans ma réponse par rapport aux acouphènes (tinnitus) dont tu souffres en ce moment.
    Évidemment, tu dois prendre les conseils des médecins, mais en même temps, je te suggère de pratiquer les suivants:
    1. Yoga Nidra (avec visualisation)
    2. Bhramari (si c’est possible)
    3. Ajapa Japa.
    Hatha yoga est toujours très efficace. Et Prana Vidya, que tu fais déjà aussi.
    Pendant ce temps là, je reste à l’écoute pour des autres renseignements sur des acouphènes.
    Prem et OM
    Swami N.

    A partir de là je commence une pratique et routine quotidienne de tous les conseils ci-dessus avec un certain succès. Au bout de quelques temps les acouphènes diminuent en intensité et au fil des mois ils passent un arrière plan, c’est à dire que le cerveau recommence à les filtrer comme des bruits non significatifs et ne les amènent plus à la conscience.

    Un peu plus tard, je décide de prendre en main ma santé. Après lecture de quelques livres sur l’Ayurveda, je consulte un premier praticien Ayurvédique à Nice et puis un praticienne Ayurvédique à Cannes. Ils déterminent mon Dosha (Pitta-Kapha) et me conseillent de commencer un routine Ayurvédique quotidienne. Dans un premier temps il s’agit de pacifier mon Dosha dominant Pitta. Pour cela ils me suggèrent de mettre en place une diète alimentaire en évitant les aliments qui aggravent Pitta. Pitta étant feu il faut éviter les aliments qui attisent le feu, par exemple tout ce qui est acide. Plus tard après lui avoir exposé mes problèmes de santé la praticienne Cannoise me suggère d’adapter ma routine quotidienne pour également pacifier Vata.

    Aujourd’hui, je ne suis pas guéri des acouphènes mais il peut se passer plusieurs semaines sans que je ne les entende. De temps en temps ils se rappellent à mon bon souvenir pour quelques minutes, mais ils ne sont plus une gène pour moi.

    Grâce aux conseils des deux praticiens j’ai mis en place une routine quotidienne Ayurvédique qui consiste à rééquilibrer mon Dosha dominant (Pitta) et Vata :
    -au réveil un bol d’eau chaude avec citron, miel, un peu de gingembre frais et curcuma,
    -auto-massage à l’huile de sésame du cuir chevelu, plante des pieds et de tout le corps en insistant sur certains points Marma,
    -gratte langue,
    -nettoyage du nez (Nasya),
    -je prends un complément alimentaire Ayurvédique (Triphala) pour régénérer le colon (un des sièges de Vata),
    -diète alimentaire adaptée,
    -une tasse de lait avec des épices (cardamone, curcuma et cannelle) le soir avant de se coucher,
    -l’hiver, tous les quinze jours une séance de cabine de sudation pour éliminer ama (les déchets),
    -et d’autres choses ….

    Et puis bien sur toujours ma séance quotidienne de Yoga et méditation Ajapa Japa ainsi que ma Sadhana du cœur, de pardon et miséricorde, ça aussi ça aide. Il faut avoir du temps, je suis retraité.

    Je m’estime en bonne santé, j’ai quelques problèmes mais rien de grave. Et comme le disait Deepak Chopra le médecin Ayurvédique le plus connu de la planète :lol : , « il n’est pas obligatoire de vieillir en devenant malade. »

    J’ai toujours dans l’idée de faire une fois par an un PanchaKarma.

    Répondre

    • 3 janvier 2017 @ 18 h 27 min Lola

      Merci beaucoup pour ce magnifique commentaire !
      OM OM

      Répondre

  2. 28 septembre 2016 @ 22 h 52 min anne chapotot

    merci pour ce témoignage précis et intéressant.

    Répondre

  3. 21 février 2017 @ 20 h 08 min Tatie Ray

    Je passe une à deux fois pas ans à la clinique Ayurvéda à Bad Ems, un réel bienfait !
    http://www.ayurveda-badems.de/

    Par contre je suis passé à Majorca : http://www.ayurvedamallorca.co/ TRÈS MAUVAISE EXPERIENCE :0( Brûlure au 3 ème degré aux fesse via une installation vapeur, et une très mauvaise ambiance des curistes.

    Je rajoute une vidéo pour les personnes atteintes du cancer .
    https://www.youtube.com/watch?v=yARUXeBqAdo

    R.L

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.