Centre de Yoga à Mysore

Pratiquer à Mysore, une expérience incontournable pour les aficionados du Ashtanga Yoga

C’est une ville calme et belle, dans le sud de l’Inde. Les apprentis yogis s’y ruent, pour s’initier, entre autres, aux techniques de l’ashtanga, une version très physique – et spectaculaire – de la discipline.

Le soleil ne s’est pas encore levé. Dans la grande salle éclairée aux néons, une vingtaine d’élèves déroulent déjà leur tapis de sol dans un silence quasi-religieux. Pas un Indien en vue: tous les disciples ici sont étrangers, tous de nationalité différente, tous venus pour suivre un stage intensif dans ce haut lieu du yoga. Pendant que les apprentis débutent leurs exercices par une «surya namaskar» (salutation au soleil), Saraswathi, la maîtresse des lieux, allume quelques bougies devant le gigantesque portrait de son père, feu Pattabhi Jois, fondateur de ce «yogashala» (centre de yoga) – devenu une légende en occident. Grand maître de l’ashtanga, une variante très physique de la discipline, cet homme a fait de Mysore, petite ville endormie du sud de l’Inde, une capitale internationale du yoga. Depuis dix ans, l’institut qui porte son nom accueille plusieurs milliers d’élèves par an. Malgré ses 70 ans, madame Saraswathi continue d’animer des sessions pour étudiants de tous niveaux, selon la méthode de son père, aujourd’hui baptisée «style Mysore».

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Après un enchaînement de poses incontournables, sorte de rituel qui fait office d’échauffement, chaque apprenti attaque la série d’«asanas» (postures) qu’il essaye de maîtriser. L’ashtanga version Jois est une discipline très codifiée. Elle se pratique à un rythme soutenu. Il faut par exemple réaliser cinq fois plus d’asanas que lors d’un cours classique. Mais pas question de se précipiter: c’est le maître qui décide si l’élève peut passer à la posture suivante. Au total, il existe six séries successives de plusieurs dizaines d’asanas, mais la majorité des pratiquants dépassent rarement la première, les autres étant trop éprouvantes. Les adeptes prétendent qu’un seul homme au monde maîtriserait la sixième et dernière étape: Sharath Jois, 40 ans, fils de Saraswathi et petit-fils de Pattabhi, entraîné depuis l’âge de 7 ans. Un mythe pour les élèves occidentaux…

En silence, Saraswathi passe de tapis en tapis pour procéder aux «ajustements» ou pour aider ceux qui ne parviennent pas à maintenir certaines positions qui défient la gravité. comme l’«ubhaya padangusthasana», jambes et bras tendus, en équilibre sur les fessiers, ou le «sirsana», équivalent du «poirier», tête en bas, corps à la verticale en appui sur les coudes. Rapidement, les corps contorsionnés se mettent à transpirer, la salle s’emplit du souffle des respirations. Ce même rituel se déroule tous les matins depuis près de cinquante ans.
 

Le fondateur a conquis Sting, Madonna ou Gwyneth Paltrow

 

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Madonna dans une posture bien connue de Asthanga

Tout a commencé dans les années 1960, lorsque Pattabhi Jois, décédé en 2009, a reçu à Mysore André Van Lysebeth. Ce Belge publia ensuite un livre racontant son apprentissage auprès du maître, livre qui scella la notoriété du yogi auprès des étrangers. Depuis, le défilé des disciples ne s’est jamais interrompu. Le shala d’origine, qui accueillait une douzaine d’apprentis, s’est transformé aujourd’hui en une immense bâtisse capable d’en recevoir six fois plus. Par la suite, les voyages de Pattabhi Jois lui ont assuré une solide réputation outre-Atlantique. Et son aura a encore grandi après qu’il eut dispensé son art à Sting, Madonna ou gwyneth Paltrow. L’ashtanga est aujourd’hui l’un des styles de yoga les plus en vogue aux Etats-Unis.

Tous ceux qui l’enseignent là-bas sont passés par Mysore, où beaucoup d’anciens élèves continuent de se rendre régulièrement. «Pendant la haute saison, en hiver, on se croirait à une conférence internationale de yogis», s’amuse Chris, un Américain qui participe à son troisième stage. «Venir ici, c’est une forme de pèlerinage», ajoute Claire, 22 ans, fille de professeur et elle-même enseignante à ses heures. «La méthode est très éprouvante et ne pardonne pas la moindre erreur, mais je n’ai rien trouvé qui me permette de me sentir aussi bien dans mon corps et «d’échapper» à mon esprit», résume cette New-Yorkaise «L’ashtanga m’apporte une sérénité que je croyais impossible», ajoute Julian, économiste au Fonds monétaire international, qui se décrit, lui, comme «très stressé» de nature.

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Sting, sa femme et Sharath Jois successeur et petit-fils de Patthabi Jois


 

Le vendeur de noix de coco, lui aussi, profite de l’engouement

 
Le centre Jois est si couru que les stages, de trente jours minimum, doivent être réservés entre deux et quatre mois à l’avance «L’hiver, nous accueillons jusqu’à 300 élèves», souligne Saraswathi avec ferté. Comme la salle de cours ne peut accueillir que soixante personnes, les autres apprentis patientent à l’entrée, attendant qu’une place se libère sur l’océan de tapis de sol. «Il faut se battre pour pouvoir rentrer le matin. Du coup, certains s’exercent même dans les vestiaires», ironise Flora, une Française qui, quitte à faire du yoga intensif, s’est installée à Mysore, où elle tient une guesthouse. Située à deux pas du shala, celle-ci est fréquentée par les apprentis yogis, qui s’y retrouvent au petit déjeuner, après la séance matinale. Beaucoup louent aussi des chambres ou des appartements dans ce même quartier de gokulam, une banlieue huppée, où les loyers sont beaucoup plus élevés qu’ailleurs.

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Etude des mantras dans le centre Joys

Avec ses avenues verdoyantes, ses bâtiments coloniaux aux teintes pastel, sa circulation fluide et son étonnante propreté, Mysore, petite cité – à l’échelle indienne de 950000 habitants, constitue en effet un cadre idéal pour occidentaux en mal d’exotisme Une «Inde light», comme disent ceux qui connaissent le reste du pays. «Je suis venu pour le yoga, mais, soyons francs, c’est aussi des vacances», sourit Sébastien, employé dans le marketing en ligne à Genève. «La vie ne coûte rien, la ville est belle, le climat est agréable, et l’on rencontre plein de gens intéressants», acquiesce Joan, un espagnol, qui revient pour la troisième fois. Mais lui n’étudie pas au célèbre shala. «Trop cher», avoue-t-il.

A 500 euros le premier mois, 300 les suivants, la légende «Jois» s’achète en effet au prix fort. La majorité des élèves sont d’ailleurs des cadres ou des ingénieurs au train de vie infernal. Mais les Jois mère et fils n’aiment pas qu’on les interroge sur l’aspect financier de leur affaire. «La qualité se paye», rétorque Sharath, sur la défensive. Sa famille est en tous cas à la tête d’un joli business, ce qui ne leur vaut pas que des amis dans le petit monde du yoga. «Pattabhi Jois était surtout un homme d’affaires avisé, pas forcément un yogi accompli», assène un professeur, sous couvert d’ anonymat. Car personne à Mysore n’ose critiquer ouvertement celui que l’on appelle «gourouji» (vénérable gourou) . «Soyons lucides, c’est à lui que l’on doit notre gagne-pain», conclut le même prof.

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Les tenanciers d’échoppes de Mysore se félicitent de la vague de yoga qui amène richesse et « hype ».

Le succès du centre Jois a en effet donné des idées à bien des entrepreneurs. Vendeurs de noix de coco – parfaites pour se réhydrater après les cours -, magasins de vêtements – qui exhibent des tapis de yoga en vitrine -, centres de massages… c’est toute une économie qui tourne autour des stagiaires fortunés. Une dizaine de shalas ont ouvert depuis les années 2000, avec des tarifs plus raisonnables que chez les Jois: entre 100 et 150 euros par mois en moyenne. Ces écoles dispensent des cours d’ashtanga, bien sûr, mais aussi d’autres types de yoga, comme le classique hatha yoga, et toute une panoplie d’activités dites «indiennes». «Tout ce que nos stagiaires demandent, nous leur fournissons», affirme Harish Bheemaiah, fondateur du Mysore Yoga Mandala, qui offre des stages de méditation, de soins ayurvédiques, de musique, de philosophie, de cuisine, et même de danse style Bollywood! Le patron ne cache pas qu’il s’est lancé dans cette aventure «comme dans n’importe quel business». Il continue d’ailleurs de gérer son autre entreprise de machines agricoles depuis les mêmes bureaux.

 

Le centre Mysore Yoga Mandala propose aussi des formations pour devenir professeur. Six semaines intensives, qui mêlent pratique et théorie, au bout desquelles les élèves peuvent prétendre ouvrir leurs propres écoles de yoga dans leurs pays respectifs. «Bien sûr que c‘est trop court pour une vraie formation, regrette Chidananda, le professeur d’ashtanga du Mysore Yoga Mandala, mais les étrangers ne peuvent pas non plus rester ici des années, alors on fait au mieux…»
 

Une procédure stricte pour certifier les futurs professeurs

 
Une légèreté dangereuse car l’ashtanga, avec ses postures de contorsionniste, est source de nombreuses blessures… Lassé de voir d’anciens aspirants monter leurs cours en se réclamant du «label» Jois, Sharath et Saraswathi ont mis en place une procédure stricte pour certifier les futurs professeurs. Le premier échelon, qui ne permet d’enseigner que la première série d’asanas, nécessite trois séjours d’au moins trois mois chacun, sur trois ans. Les autres shalas sont souvent moins regardants.

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Pratiquer à Mysore est aussi l’occasion d’enrichir son compte Instagram avec des photos trop cools …Awesome !

Mais les détracteurs des Jois ne critiquent pas seulement la dimension commerciale de l’affaire, ils en remettent aussi en cause les méthodes. «Les élèves ne font qu’y apprendre des asanas, alors que ces postures ne représentent que 2 % du yoga, clame Jayakumar Shirmashree, qui dirige un centre traditionnel. Le yoga ne se résume pas à sculpter les corps, il revêt aussi une dimension méditative et spirituelle. Autant faire de la gymnastique, c’est moins dangereux…» Des critiques qui agacent Sharath Jois: «Bien sûr que le yoga est spirituel, mais notre méthode consiste à atteindre la paix intérieure via l’effort physique. et si nous sommes si reconnus, c’est bien parce que beaucoup de gens ont été transformés par notre pratique.»

«Le problème, c’est que la plupart des étrangers restent focalisés sur les asanas, car ceux-ci sont très exigeants, estime pour sa part le Norvégien Alex Medin, professeur certifié par Pattabhi Jois lui-même et membre du cercle intime de la famille. Mais, en se concentrant ainsi sur la difficulté physique, on ne parvient pas à se laisser aller. et on ne peut donc pas atteindre la grâce qu’est l’ashtanga.»

Les Indiens, quant à eux, «n’achètent» pas vraiment les bienfaits de l’ashtanga. Ils lui préfèrent un yoga plus classique, plus doux, qu’ils pratiquent souvent pour pallier des problèmes de santé, par exemple dans le cadre d’une rééducation. Un signe ne trompe pas: une grande majorité des habitants de Mysore ne sont pas au courant de la notoriété internationale de leur ville pour le yoga. La preuve: pour trouver les centres, il vaut mieux demander son chemin aux touristes, la plupart des chauffeurs de taxi du coin ne les connaissent pas.
 

RISHIKESH, LA RIVALE HIMALAYENNE

 
Située au pied de la chaîne himalayenne, la ville sacrée de Rishikesh revendique elle aussi le statut de «capitale du yoga», mais version originale: depuis que les Beatles sont passés par là, dans leur phase mystique de la fin des années 1960, elle est devenue une étape incontournable pour celui qui prétend découvrir cette «spiritualité indienne» qui fascinait tant les hippies.

Peu importe que le séjour des «Fab Four» se soit mal terminé, dans l’esprit des routards, Rishikesh reste un mythe. la cité recense ainsi des centaines d’ashrams, spécialisés dans les cours de méditation et de yoga. Certains authentiques, d’autres carrément pas.

Article paru dans l’excellent magazine Géo  et disponible en ligne ICI

Pour bien débuter

Et vous que pensez vous de l’Ashtanga Yoga ? Avez-vous eu l’occasion de pratiquer à Mysore ? Etes-vous plutôt Mysore ou Rishikesh ?  Faites-nous part de votre expérience dans les commentaires. 



'Pratiquer à Mysore, une expérience incontournable pour les aficionados du Ashtanga Yoga' have 10 comments

  1. 1 mai 2016 @ 16 h 46 min Billo

    Yogi Matsyendranath (mon guru) me disait qu’a son arrivée en Inde, les Sadhus avec qui il était, lui disaient d’aller à Rishikesh ou à Mysore pour faire le Yoga à la mode occidentale, mais il est resté prêt d’eux et est devenu un maître accompli dans la voie traditionnelle du Yoga le Sampradaya et la Shri Vidya.
    C’est très étonnant, les descendants de Krisnamacharya (Iyengar, Pattabhi Jois, Désikashar, André VLB, …) sont bien plus connus que le Sampradaya qui est quand même la voie traditionnelle qui remonte au créateur du Hatha Yoga dans une lignée ininterrompue de maîtres et et disciples depuis plus de 1000 ans. Mais il semble que même cela ne soit connu que par très peu de personne, la « mode » n’est pas là…

    Alors notre monde qui a soif de « nouveautés » et surtout souhaite laisser de coté la spiritualité aime le Yoga à travers sa première marche : « le bien-être » en faisant l’immense erreur de l’attachement au corps. Erreur montrée par Pattabhi Jois qu’on voit sur une photo toucher des jeunes femmes d’une manière assez lubrique et cela alors qu’il était à un age bien avancé déjà, certes nul n’est tout blanc ou tout noir, mais quand même…

    La recherche du « Bien être » est déjà une bonne chose et cela correspond aussi à la jeunesse que nous voyons sur les photos de ces centres en Inde. Avec plus de maturité et de chemin, beaucoup arrêteront souvent à cause de blessures plus ou moins graves dans le dos ou les genoux et d’autres continueront en comprenant que la posture n’est que la 3ème étape sur 8 ou 10 et qu’il y a bien autre chose à trouver qu’un corps souple musclé et maigre avant de le rendre à la mort.

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  2. 2 mai 2016 @ 6 h 17 min Flo Singapore

    Interessant. Mais On a le droit de copier mot pour mot un article publié sur un autre site?

    Répondre

    • Yoganova

      4 mai 2016 @ 17 h 13 min Yoganova

      Bonjour Flo, c’est une bonne question.
      Sur internet les règles sont floues mais la netiquette (charte informelle du comportement éthique sur internet) implique qu’en cas de reprise d’un texte, il soit indiquer sa provenance avec un lien vers le site d’origine. Ce que nous faisons toujours.
      Chez YogaNova nous faisons aussi la démarche de demander l’autorisation avant publication,à moins que le site d’origine soit une grosse compagnie (comme ici le magazine Géo) car la demande reste souvent lettre morte.

      Si il y a une réclamation, nous supprimons l’article, mais cela ne nous est encore jamais arrivé.

      Il faut dire qu’avoir des liens qui « pointent » vers votre site est garant d’une bonne visibilité et les petits robots de Google aiment beaucoup donc c’est très très rare qu’il y ai des refus.

      Nous avons beaucoup de nos articles qui ont été repris sur la toile et c’est très bien comme cela, cela leur redonne souvent une deuxième vie
      J’espère avoir répondu à votre interrogation.

      Cordialement Arnaud pour Yoganova

      Répondre

  3. 2 mai 2016 @ 17 h 01 min Sébastien

    Cet article n’est pas très flatteur pour le Ashtanga et les profs d’Ashtanga. Moi qui pratique cette forme de yoga depuis quelques petits mois et qui suis un grand débutant, je me dis que je devrais peut-être arrêter et me mettre au fitness ou revenir simplement au footing. Je n’aime pas du tout cette idée de business et de culte du corps même si, être un peu « musclé » et souple me fait sentir plutôt bien, sans parler du relâchement mental que me procure la pratique.

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    • 4 mai 2016 @ 15 h 13 min Natacha

      Bonjour Sébastien,
      Si le cours que vous suivez vous plaît et vous fait du bien, ce qui a l’air d’être le cas, ne vous posez pas trop de questions, continuez, si vous voulez mon avis 😉

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    • Yoganova

      4 mai 2016 @ 17 h 23 min Yoganova

      Si vous avez le choix entre le footing, le fitness ou l’Ashtanga, je serais vous je continuerai avec l’Ashtanga.
      Critiquer les dérives commerciales autour de certaines formes de yoga est une chose mais cela ne remet pas en question les bénéfices de la pratique.
      J’ai personnellement pratiqué un peu de Ashtanga et il y a des choses intéressantes, le travail y est souvent intense et les séries permettent de mesurer sa progression, ce qui est intéressant.

      En revanche à l’image du Iyengar, l’Ashtanga insiste énormément sur la dimension physique de la pratique en laissant souvent de coté les aspects plus subtils de la tradition, ce qui est un peu dommage.

      En tout cas, je vous souhaite une fructueuse pratique.

      Arnaud pour YogaNova.

      Répondre

  4. 2 mai 2016 @ 19 h 22 min Nagesh

    C’est curieux cet emballement pour le corps, alors que celui-ci a été développé dans le précédent système solaire et donc nous n’avons plus rien à faire avec son développement…. Nous devrions nous tourner uniquement vers le Raja-Yoga, c’est le seul yoga qui doit être pratiqué car nous sommes une Race Mentale. Le prochain Yoga sera l’Agni-Yoga, le Yoga du futur…

    Répondre

  5. 5 mai 2016 @ 19 h 19 min Sébastien

    Merci pour vos conseils. J’espère aussi trouver, à la rentrée, un cours de Hatha Yoga parce que les quelques cours que j’ai pris m’ont bien plu. Bonnes pratiques !

    Répondre

  6. 30 mai 2016 @ 23 h 47 min Rennette

    Gokulam et les ashtangis… De retour à Mysore après quelques annees, je ne peux pas dire que les choses se soient arrangées, au contraire… Tous ces étrangers croyant avoir trouvé le saint Graal qui se comportent en conquérants après leurs cours du petit matin,
    Après l’effort, le réconfort : se bousculer chez Silver Nest pour se couvrir de bijoux, de malas, consommer à moindre coût, chercher les fringues qui les font être des hippies yogis, manger chez l’habitant-restaurateur et y prendre ses aises sans grand respect pour les coutumes et d’ailleurs ne pas mettre les pieds â Mysore et ne pas en sortir pour découvrir une autre Inde…
    Une autre idée des vacances, se trouver et le prouver de manière lamentable

    Je précise qu’heureusement il existe des purs et durs pour qui la pratique reste essentielle et surtout son approfondissement…

    Répondre

    • Yoganova

      31 mai 2016 @ 11 h 40 min Yoganova

      Vous semblez bien connaitre l’endroit. Vous y allez souvent ? Vous pratique le Asthanga ?
      Arnaud pour Yoganova

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.