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Pratiquer en Inde: une petite liste d’ashrams qui valent le détour.

On me pose souvent la question :  » Si je dois aller en Inde pour ma recherche spirituelle, dans quel ashram me rendre ?  » Répondre à cette question est délicat, car cela amène à faire des choix.

Cependant, il y a une sorte de consensus parmi les occidentaux qui connaissent bien l’Inde spirituelle, et je peux donner quelques indications à ce sujet, avec certes plus de détails pour la région où je vis.

Pour un panorama plus complet, on pourra se reporter par exemple au livre  » From here to Nirvana  » chez Bantam Books (Londres, New-York) par Jerry J. Jones.

Les visiteurs éventuels de ces différents lieux doivent comprendre la différence entre les grands ashrams, où on peut aller pour voir et se faire une idée, même si on n’a pas écrit auparavant, et les petits ashrams ou ermitages autour d’une personne donnée, où il vaut mieux avoir une forte motivation et une certaine expérience de méditation avant de s’y rendre et de prendre le temps d’un yogi qui, par ailleurs, est ermite et engagé dans sa propre sadhana.

Le contact avec une spiritualité différente, comme celle de l’Inde, permet de mieux prendre conscience de ses conditionnements, voire de ses propres mythes. Nos constructions culturelles sont comme des bâtiments : quand on les voit de l’extérieur on en apprécie mieux la forme générale et la situation. Cette connaissance entraîne une tolérance. L’intolérance vient souvent de l’ignorance. Bien des problèmes de rapports entre les religions se résolvent d’eux-mêmes quand on cesse de les considérer comme des idéologies, pour les vivre comme des sources de l’expérience intime. C’est en ce sens que j’ai été heureux d’écrire aujourd’hui sur  » l’Inde intérieure « . Le moteur commun de l’expérience mystique dans diverses traditions est l’amour et le renoncement : quand on se détache d’éléments culturels, certes au départ différents, on finit quand même par converger dans un espace commun. Ramana Maharshi disait  »  Les religions sont des fleuves, et l’océan dans lequel elles confluent, c’est le silence « 

  1. L’ashram qui se développe le plus autour d’un fondateur vivant en ce moment est celui d’Amma (Ma Amritanandamayi), une femme de 60 ans vivant au Kérala, entre la lagune et la mer. (En raison des nombreux scandales qui entourent ce personnage, qu’un groupe de disciples a appelé ‘Amritanandamayi’, nous ne pouvons recommander cet ashram. Pour plus de  détails, voir la page principale du site : www.jacquesvigne.com  avec les textes que Jacques Vigne a écrits à ce sujet en 2015).
  2. Toujours au Kérala les occidentaux vont volontiers visiter un ashram beaucoup plus paisible, Anandashram, l’ashram de Ramdas près de Kanhangad dans le nord du Kérala à quelques kilomètres de la côte. Swami Satchidananda qui a plus de quatre-vingts ans a reçu le sannyas de Ramdas et succède à Mère Krishnabai. La pratique est la récitation du mantra de Ram, dont parle Ramdas si bien dans les  » Carnets de pèlerinage  » chez Albin Michel.

Anandashram PO 671 531 Village Mangad Kanhangad Kerala . A quatre heures de train environ au sud de Mangalore, la gare étant Kanhangad. De là cinq ou six km par rickshaw jusqu’à l’ashram Tel 04 99 7 203 036 (d’Inde) Fax 00 91 499 7 207 403 anandashram@vsnl.com

  1. L’ashram de Ramana Maharshi est à Tiruvanamalai, au Tamil Nadu. Il garde l’empreinte sereine du maître décédé en 1950, au pied de la montagne sacrée d’Arunachala et près d’un des plus grands temples dédié à Shiva de l’Inde. Les chercheurs spirituels qui sont là-bas font en général une sadhana par eux-mêmes. Les disciples directs de Ramana se font rares.

Ramanashram Tiruvanamalai Tamil Nadu. A la sortie de la ville, au pied de la colline d’Arunachala sur la route de Bangalore. Tiruvanamalai est à 150 km environ à l’ouest de Pondicherry. On y va par bus de Madras (6/7 heures), éventuellement de Bangalore ou de Salem, la gare sur la ligne Madras-Cochin Tel 00 91 417 2523 292

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Vu du pont de Ram à Rishikesh

  1. Dans le nord, ceux qui veulent pratiquer le yoga vont volontiers à Rishikesh. Bien qu’il y ait un grand nombre d’ashrams là-bas, les bons centres pour le hatha-yoga ne sont pas si nombreux. Citons cependant l’Himalaya Institute de feu Swami Rama qui donne un enseignement bien structuré. Swami Rama est connu pour avoir fait le pont entre Orient et Occident de multiples façons.

Swami Ram Ashram-Himalayan Institute near Ganga Kinare Hotel Rishikesk 249 201 UP. Sur les bords du Gange, à deux km en aval du centre ville. Les prix de journée sont un peu chers pour l’Inde, mais restent modérés pour une bourse française. Mieux vaut écrire avant pour connaître le calendrier des cours 00 91 135 431 693

  1. Swami Nityananda est le successeur de Swami Jnanananda de Tapovanam au Tamil Nadu, qui était lui-même le maître spirituel du Père le Saux auteur autobiographique de « Un ermite du Satchidananda » : Nityananda est devenu un maître très respecté au Tamil Nadu, il participe aussi activement au dialogue monastique interreligieux : L’hôtellerie de l’ashram est à part dans un endroit très paisible :

Swami Jnananda Niketan Tapovanam PO 605756 Tirukovilur, (a 30 km a l’est de Tiruvanamalai Tamil-Nadu) 04153 224938

 

  1. On m’a recommandé aussi le cours de Satchi à Yoga Niketan, près de Shivanandashram. Dans ce dernier lieu, on trouvera un ensemble d’activités et de discours religieux et une bonne bibliothèque, mais la qualité des cours de hatha-yoga varie avec celle du professeur qui les fait, et ils changent, c’est donc difficile de donner un avis. Les français se relieront volontiers à Swami Muktananda qui est québécois, il donne un enseignement typiquement non-dualiste ou à Shivajyoti, qui vient de Paris et est responsable des cours de HathaYoga pour les femmmes. (portable 00 33 98 97 24 03 76)

Shivanandashram PO 249 192 Rishikesk UP. A trois km du centre-ville sur la rive droite du Gange. Si on veut résider, il est nécessaire d’écrire auparavant à Swami Jivanmuktananda, le General Secretary general.secretary@dlshq.org .


Sinon les occidentaux sont les bienvenus à Ved Niketan, en traversant le Gange puis au fond à droite, la dernière grande bâtisse qui est bon marché et où il y a pratiquement toujours de la place.

  1. A quatre kilomètres au nord de la ville de Rishikesh, sur les bords du Gange, à Lakshman Jhula, il y a le petit centre de Vanamalai avec une vue splendide sur le fleuve et les montagnes. Ils prennent de tous petits groupes de débutants pour une initiation à l’hindouisme d’une semaine en résidentiel. Vu le nombre réduit de places, il vaut mieux écrire en avance.

Vanamalai ashram Tapovan Sarai PO (Laxman Jhula) Rishikesk UP à 200 m de l’embranchement de la route de Badrinath, en direction du pont de Laxman Jhula.

  1. Près de Dehra-Dun, à l’endroit où la Yamuna sort de l’Himalaya, se trouve le nouvel ashram de Chandra Swami, dont le livre majeur  » Le Chant du silence  » a été publié aux Editions du Relié. Il a longtemps vécu comme ermite sur une île au milieu des bras du Gange et répond aux questions seulement par écrit car il observe le silence. Il y a régulièrement des Français chez lui.

Chandra Swami Sadhana Kendra Village Domet PO Ashok Ashram Dst Dehra-Dun UP. Passer par Saharanpur quand on vient de Delhi (train rapide le matin) puis prendre la direction de Vikas Nagar (10 km avant l’ashram et de Khalsi après l’ashram). Ce dernier est juste sur les bords de la Yamuna, près du pont routier, à l’endroit où la rivière sort de l’Himalaya. Il y a quatre fois une heure de méditation pour tous chaque jour, la première séance étant à 4h30 du matin. On rencontre Swamiji pendant les repas qui sont l’occasion bien souvent de questions/réponses et pendant une période de  » darshan  » quotidienne. Mieux vaut écrire auparavant pour annoncer votre venue. Si vous n’avez pas de réponse, c’est que Swamiji n’est pas en voyage et donc vous pouvez y aller. Tél 00 91 136 22 22 04

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Chandra Swami

  1. L’ashram de Ma Anandamayi près de Hardwar, que je fréquente depuis dix-huit ans, est connu aussi des Français grâce à Swami Vijayânanda, le disciple occidental qui a été le plus proche de Ma. On pourra lire son livre  ‘Un Français dans l’Himalaya’ paru aux éditions Terre du Ciel. Il a ‘quitté son corps’ à l’âge de 95 ans, le Lundi de Pâques 5 avril 2010. Il y a maintenant un Centre International près de l’ashram où on peut loger facilement.

Vijayananda Ma Anandamayi Ashram Daksha Road Kanhal 249 408 Hardwar UP Tél 00 91 133 416 575 après 18h30 heure indienne ­ 4h30 de différence en hiver. A 200 km au nord de Delhi sur la route de Rishikesh et sur les bords du Gange. Kankhal est à 4km au sud de la gare d’Hardwar, également sur les bords du Gange. Si on veut loger à l’International Centre, il vaut mieux écrire avant (tél. et fax du Centre 00 91 133 24 6345) Responsable Dr Ghosh Résidence : 011334 241155

  1. Ceux qui aiment la solitude peuvent aussi aller à l’ashram de Ma Anandamayi à Almora avec Swami Nirgunananda, un disciple proche de Ma Anandamayi qui fut ermite en Himalaya pendant 17 ans. Depuis plusieurs années, il va chaque été en France. Pour savoir si son enseignement vous convient, n’hésitez pas à consulter ses écrits directement sur le site de Mâ Anandamayî. L’admission à l’ashram est en fonction des places et de la présence de Swâmîjî lui-même. http://www.anandamayi.org/ashram /devotees (Eléments de méditation et Pensées de l’Himalaya)

Swami Nirgunananda Ma Anandamayi Ashram Patal Devi Almora UP. A 4km de la gare de bus sur la route de Khafargan près du vieux temple de Patal Devi au 50 bd Bramachari 00 91 596 233 120 et aussi à Dhaulchina, à 3 km au nord-ouest d’Almora, 05962262013 11. 

  1. Pour ceux qui sont intéressés par l’enseignement du Père Le Saux, ils peuvent contacter Bettina Bäumer à B1/159 Assi Ghat, Varanasi 2005 bettinabaeumer@yahoo.com

Jacques Vigne (son site

Voir le documentaire « Ashrams » d’Arnaud Desjardins.

Ce séjour en ashram qui m’a remis les pieds sur terre.

Connaissez vous d’autres lieux de pratique en Inde ? Faites en nous part dans les commentaires. 



'Pratiquer en Inde: une petite liste d’ashrams qui valent le détour.' have 10 comments

  1. 15 janvier 2017 @ 12 h 06 min Yoga de la Voix

    Hum, cette info n’est pas très fraiche !
    « Dans la partie sud de Rishikesh, sur les bords du Gange, se trouve l’ashram de Penny Ma, une Canadienne qui vit depuis vingt ans en Inde pour le yoga et qui a été proche de Chandra Swami. On peut y faire retraite. »

    Ma Chetan Jyothi (autrefois Penny Ma) était une authentique femme swami, initiée par son maitre, Chandra Swami. Cependant, elle a quitté son corps depuis presque 9 ans, et son ashram a été le théâtre de luttes de pouvoir et d’argent à la suite de son départ. Je n’ai pas eu envie d’y retourner depuis…
    En revanche, un de ses disciple, qui dirigeait l’Ecole de Musique qu’elle avait fondé pour les enfants défavorisés, Shivananda Sharma, a continué avec conviction dans cette oeuvre, il a réussi surmonter les oppositions, et poursuit aujourd’hui l’enseignement de la musique classique de l’Inde à Rishikesh. Chapeau bas pour sa détermination…

    Répondre

    • Yoganova

      15 janvier 2017 @ 18 h 26 min Yoganova

      Merci pour l’information. Nous avons enlevé la mention de l’ashram de Penny Ma.

      Répondre

  2. 18 janvier 2017 @ 18 h 48 min Daniel

    Bonjour :

    C’est une belle photo de Rishikesh !!

    « Si je dois aller en Inde pour ma recherche spirituelle, dans quel ashram me rendre ? » Répondre à cette question est délicat, car cela amène à faire des choix »

    A ce sujet je rappelle le livre « Fous de l’Inde : délire d’occidentaux et sentiment océanique :
    « Qu’est-ce donc qui nous attire en Inde ? Pourquoi sommes-nous si fragiles là-bas ?
    Et que nous apprend sur nous-mêmes cette expérience qui transforme en profondeur notre vision du monde ?
    Un psychiatre, Régis Airault, a constaté que, de Bombay à Goa, de Delhi à Pondichéry, un véritable syndrome indien touche les Occidentaux – pour la plupart des adolescents et des jeunes adultes – qui se rendent dans ce pays.
    Là plus qu’ailleurs, et de manière plus spectaculaire, il semble que notre identité vacille.
    Des personnes jusque-là indemnes de tout trouble psychiatrique éprouvent soudain, sans prise de drogue, un sentiment d’étrangeté et perdent contact avec la réalité.
    Plus curieux : ces troubles sont presque tous sans lendemain. Revenu chez lui, le voyageur en garde même un bon souvenir et, quelque temps plus tard, il n’a souvent plus qu’une idée en tête : retourner en Inde… »

    cf.:https://www.amazon.fr/Fous-lInde-dOccidentaux-sentiment-océanique/dp/2228915327/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1484750646&sr=1-1&keywords=Fous+de+l’Inde+et+délire+océanique

    « Dans le nord, ceux qui veulent pratiquer le yoga vont volontiers à Rishikesh. Bien qu’il y ait un grand nombre d’ashrams là-bas, les bons centres pour le hatha-yoga ne sont pas si nombreux. »
    Nous allons régulièrement à Rishikesh qui est remarquable par sa situation géographique au pied des montagnes, au bord du Gange qui à cet endroit n’est pas pollué. Le Gange est déjà pollué à la ville suivante Haridwar.
    Nous pratiquons le Yoga selon Shri B.K.S.Iyengar à : Omkarananda Ganga Sadan :
    Madame Usha Dévi y donne un excellent cours de 1 h ½ tous les soirs et il y a pratique individuelle tous les matins de 7 h à 11 h.
    Le soir durant le cours nous entendons les mantrams chantés de l’autre côté du Gange et cela donnait une ambiance tout à fait indienne.
    Il y a moyen de loger à l’ashram.

    Omkarananda Ganga Sadan :

    https://www.google.be/?gws_rd=ssl#q=omkarananda%20rishikesh&tbs=lf_msr:-1,lf_pqs:EAE,lf:1,lf_ui:2&rflfq=1&rlha=0&rllag=30123539,78307129,322&tbm=lcl&rldimm=8896253817486167066

    Répondre

  3. 19 janvier 2017 @ 15 h 53 min paillette2014

    Bonjour, je pratique à l’ashram du Sahj Marg en France, mais la SRCM a beaucoup de centres en Inde, notamment à Chennai

    Répondre

  4. 25 janvier 2017 @ 16 h 54 min Suzanne

    Bonjour,
    Ça fait 14 ans que je vais régulièrement dans l’ashram d’Amma. J’y ai même vécu pendant plus d’un an. Les scandales auxquels il est fait référence ne trouvent leur fondement que dans l’esprit tortueux de certaines personnes.
    Allez rencontrer Amma lors de sa venue annuelle à Paris ou Toulon. C’est gratuit et ouvert à tous et faites-vous une idée par vous-même!

    Répondre

    • 5 mars 2017 @ 18 h 01 min Christelle

      Bonjour Suzanne,

      Je souhaite partir dans l’ashram d’Amma , je les ai contactés mais pas de réponse.
      Est ce qu’il faut réserver à l’avance ou bien je peux prendre mes billets et me rendre dans leur centre ?
      Je compte partir à partir du 20 mars …de cette année
      Merci d’avance pour votre réponse
      Christelle

      Répondre

  5. 7 février 2017 @ 19 h 55 min Nagesh

    C’est un article qui date car Jacques Vigne dénonce l’imposture d’Amma depuis 2014 où le fameux livre qui révèle tout sur cette organisation est sorti. allez voir sur le site de Jacques Vigne, vous en saurez plus, ou tapez Amma et Jacques VIgne sur Google.

    Répondre

  6. 9 mars 2017 @ 18 h 28 min Nathalie Barbarin Anand Shanti

    bonjour, je reconnais en haut de cette page la photo du yoga hall avec Shiva au mur du Anand Prakash Ashram de Yogrishi Vishvketu à Tapovan-Rishikesh où je viens de passer plus d’un mois mais je ne vois pas le nom précisé dans votre article ? un oubli peut être ou bien suis je encore en décallage horaire et ne l’ai pas vu …
    Namaste

    Répondre

  7. 23 août 2017 @ 18 h 38 min Bernadette

    Attristée de lire que vous ne recommandez pas l’ashram d’Amma que j’ai rencontrée la première fois en 1997 lors de sa aussi première visite en France où nous étions que quelques uns à l’accueillir !
    Il y a toujours des scandales autour des Maîtres d’une telle renommée où se côtoient pouvoirs de certains soi disant disciples. La jalousie aussi fait des ravages ! Que chacun regarde en lui car ce que nous dénonçons chez les autres sont toujours ce que nous ne voulons pas reconnaître en nous…

    ,

    Répondre

    • 24 août 2017 @ 16 h 13 min Kaivalya

      Tu dis : « Que chacun regarde en lui car ce que nous dénonçons chez les autres sont toujours ce que nous ne voulons pas reconnaître en nous… ».
      Je suis 100% d’accord avec toi, les autres sont notre miroir et nous sommes un miroir pour tous les autres. Maintenant ça ne veut pas dire que les autres sont irréprochables, y compris les maîtres spirituels… Ces derniers sont aussi des hommes et quand on est un homme on a les défauts des hommes. Saint François de Sales disait : « Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie ». Hommerie (ref Wiktionnaire) = Bassesse, corruption de l’homme ; ses manifestations.

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.