Les beatles en Inde

Quand les Beatles méditaient à Rishikesh

Dans la seconde moitié de l’année 1967, les Beatles cherchaient des réponses à leur questions existentielles. Cette recherche leur fera découvrir la méditation, la pensée orientale et un petit village indien au bord du Gange: Rishikesh.

C’est là que les quatres héros de la culture populaire se rendront le 15 février 1968 pour étudier auprès d’un maitre indien rencontré lors d’un séminaire au Hilton hotel à Londres quelquees mois auparavant: Maharishi Mahesh Yogi.

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Les Beatles en discussion avec le Maharishi après sa conférence, été 1967

Comme l’explique Paul McCartney dans  l’ ouvrage  « Anthology« :  » nous étions tombé en plein dans la drogue et nous avions soif de sens ». Mais c’est George Harrisson, déja intéressé par la spiritualité qui fera le premier pas en invitant ses amis pour les enseignements du Maharishi à Londres en cet été 1967.

« C’est vraiment à ce moment que je me suis mis vraiment à la méditation »confirme Harrison dans  Anthology.  » Il y a avait cette chose appelé mantra. Grace au mantra vous pouvez suivre une technique qui aide à transcender, à aller plus loin que les états classiques de veille, sommeil et de rêve. »

George Harrison déclara avoir « tout l’argent dont on pourrait jamais rêver, toute la renommée que l’on pourrait jamais souhaiter » mais que cela ne procurait pas la « paix intérieure » qu’il pensait trouver à cet endroit

Après la conférence , les trois (Paul McCartney, George Harrison et John Lennon) rencontre le Maharishi. Je lui demandé:  » as tu un de ces mantras pour nous  » explique George. Le groupe était déjà ennamouré du maitre indien et il était évident que c’était réciproque. « Ce sont les dignes représentants de l’énergie et de l’intelligence de la jeunesse » précisera le Maharishi à des reporters après la conférence.

En février 1968, les Beatles franchissent le pas et se rendent dans le nord de l’Inde à l’ashram principal du Maharishi. Sont présents dans les premiers, Lennon et sa femme Cynthia ainsi que Harrison and Pattie Boyd, Ringo Star et Paul McCartney les rejoindrons quelques jours plus tard avec d’autres célébrités comme les Beach Boys ou l’actrice Mia Farrow.

composing The White Album:

En pleine composition du « White album » dans l’ashram

Leur séjour sera partagé entre moments d’initiation à la méditation et des temps libres qu’ils mettront à profit pour écrire des chansons dont certaines finiront dans le « White album » comme « Back in U.S.S.R », « Dear Prudence » (en hommage à la soeur de Mia Farrow aussi présente à l’ashram), « Mother Nature’s Son » et « Sexy Sadie » pour ne citer que quelques uns des titres composés en Inde. Certains spécialistes des Beatles prétendront plus tard que ces quelques semaines à l’ashram seront les plus prolifiques artistiquement de toute la carrière du groupe.

Ringo explique: « j’étais très impressionné par le Maharishi, il semblait rire tout le temps. »
« Il nous offrait un point de vue différent sur le monde, c’était la première fois que nous étions en contact directe avec la spiritualité indienne. ». Mc Cartney décrira l’ambiance comme « celle d’un camp de vacances » et Ringo d’ajouter: « un camp bien planant! »

Seems Paul enjoyed the Holi Festival..:

Paul Mc Cartney pendant le festival d’Holi

McCartney et Ringo Start écourteront d’ailleurs leur séjour alors que les autres y resteront deux mois supplémentaires. Il faut dire que peu à peu les vapeurs enivrantes de l’encens et les vibrations harmonieuses laisseront place au doute quant au motivations du Maharishi concernant l’argent et les femmes.

John Lennon pense alors avoir « percé le bluff » du Maharishi, que le « Maître » a eu des faiblesses coupables. Lennon, Harrison, et Mardas passent toute la nuit à discuter à propos de cette rumeur et décident de partir le lendemain matin. Ils préparent leurs bagages à la hâte. Il raconte : « On a prétendu que Maharishi avait essayé de se faire Mia Farrow et quelques autres filles. On a discuté toute la nuit pour tenter de savoir si c’était vrai ou pas et George a commencé à penser que c’était possible. Alors, si George doutait du Maître, il devait y avoir quelque chose là-dessous. On est allés voir le Maharishi. Toute la bande a déboulé dans sa cabane, un très luxueux bungalow dans la montagne. Comme d’habitude quand il s’agissait de sale boulot, il a fallu que je sois le meneur. Quel que soit le problème, c’était moi qui prenais la parole quand il fallait y aller. J’ai dit : « On s’en va ! Mais si vous êtes tellement cosmique, vous devez connaitre la raison ! ».

Comme ses assistants nous laissaient tout le temps entendre qu’il faisait des miracles, j’ai dit « Vous savez pourquoi ! ». Il m’a jeté un regard qui voulait dire : « Salaud, je te tuerai ! », un regard… Au moment où il m’a regardé comme ça, j’ai su que j’avais percé son bluff. J’ai été un peu dur avec lui. J’attends toujours trop des gens. J’ai attendu ma mère et elle n’est pas venue, c’est pour ça ». Le 12 avril 1968, Lennon et Harrison partent brutalement.

George Harrison raconte la suite : « On a pris une des voitures qui étaient montées jusque-là (…) pour retourner à Delhi. On a conduit des heures, John chantait une chanson qu’il venait de commencer : « Maharishi, what have you done? You made a fool of everyone / Maharishi, qu’as-tu fait ? Tu t’es moqué de tout le monde », « Tu ne peux pas dire ça, c’est ridicule » ai-je répondu. J’ai alors trouvé le titre « Sexy Sadie » et John a utilisé ce nom à la place de Maharishi ».

 

Les Harrison ne désiraient pas retourner en Angleterre immédiatement et restèrent à New Delhi encore quelque temps. Cynthia et John Lennon, quant à eux, prirent le premier vol pour Londres au cours duquel un John passablement éméché révéla à sa femme ses nombreuses infidélités (leur mariage devait toucher à sa fin peu après).

Le départ et la cassure des Beatles avec Maharishi fut largement médiatisée et Lennon annonça à la presse : « Nous avons fait une erreur. Qu’y a-t-il de plus simple ? »

Toutefois, dans les années 1990, George Harrison déclare à ce sujet : « Quelqu’un a commencé à faire circuler des rumeurs au sujet de Maharishi, des bruits que les médias, ont repris pendant des années. Toutes ces conneries étaient pure invention. Les livres d’histoire racontent probablement que Maharishi a essayé d’attaquer Mia Farrow, c’est bidon, complètement bidon. La situation s’est compliquée, John voulait partir de toute manière. Cela l’a obligé à se mettre dans l’état d’esprit suivant : OK, maintenant on a une bonne raison de s’en aller. Historiquement on prétend aujourd’hui qu’il est arrivé là-bas quelque chose qui n’aurait pas du se produire, mais c’est faux».

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En septembre 1991, George Harrison ressent même le besoin d’aller s’excuser auprès de Maharishi aux Pays-Bas et confie ensuite à un ami que ceci l’a libéré d’un énorme « poids karmique » car il ne voulait plus mentir. Paul McCartney, dans sa biographie, explique également qu’il ne croit pas à ces allégations : « C’est Magic Alex qui est à l’origine des accusations, et je pense que c’est totalement faux ».

Selon Deepak Chopra, les Beatles et leur entourage « prenaient des drogues et du LSD à l’ashram de Maharishi, et ce dernier a fini par se fâcher. Il leur a demandé de partir, et ils l’ont fait dans un accès de colère.

Le voyage en Inde vit pour la dernière fois les Beatles voyager ensemble à l’étranger.

(La derniere partie du texte vient de wikipédia.Source)

Pour en savoir plus, il faut lire cet ouvrage

Et vous qu’en pensez-vous ? Faites nous en part dans les commentaires.

 

 



'Quand les Beatles méditaient à Rishikesh' have 25 comments

  1. 6 décembre 2016 @ 15 h 17 min Ekongkar

    Merci pour ces photos d’archives…

    Répondre

  2. 6 décembre 2016 @ 15 h 26 min Kaivalya

    Bonjour Yoganova,

    Je vois de moins en moins d’intérêt de débattre sur ce genre d’article, comme aussi faut-il être bien roulé ou nu ou sur un padle pour pratiquer le Yoga, ou le Yoga classé à l’Unesco, etc.., etc… A mon avis on s’éloigne de plus en plus du Yoga. Perso plutôt que de polémiquer sur ce genre de chose je préfère passer mon temps à pratiquer.

    Sur l’article à mes yeux digne d’intérêt « Matthieu Ricard : La pratique de la méditation m’a changé  » n’a recueilli que 4 commentaires alors que l’article « Faut-il être bien roulée pour faire du Yoga ? » a recueilli 53 commentaires, n’y aurait-il pas un problème ?

    Ceci n’est qu’un avis personnel, je le laisse à votre appréciation.

    Répondre

    • Yoganova

      6 décembre 2016 @ 17 h 37 min Yoganova

      Bonjour Kaivalya,

      Merci pour votre commentaire. Il y a une partie de moi qui est totalement d’accord avec vous et qui resterait bien volontiers enfermée dans une cellule avec un tapis, un coussin, une natte sur le sol pour dormir et une belle bibliothèque. Et puis il y a l’autre qui pousse à « faire » et à participer à l’agitation du monde… D’ailleurs le logo du moine tapotant sur un ordinateur que l’on trouve sur la page principale doit être un reflet de cet apparent dilemme.

      J’imagine que nous devons être nombreux à ressentir les deux aspirations et d’une certaine manière cela se retrouve dans les sujets du blog, il y en a des profonds et d’autres plus légers. D’ailleurs si nous ne parlions que de hautes métaphysiques, nous prendrions le risque de nous adresser à une poignée d’érudit déjà convaincus et qui feraient mieux, sans doute, d’éteindre leurs ordinateurs et de retourner pratiquer.

      D’ailleurs des sujets apparemment simples recèlent souvent une beauté et une sagesse cachée.Par exemple je trouve que l’histoire des Beatles à Rishikesh particulièrement intéressante, symptomatique d’une époque et de la forme que prenait la quête spirituelle à la fin des années 60.
      L’article de Marie que vous mentionnez: « Faut il être bien roulée pour faire du yoga » a rencontrer un large auditoire car il était bien plus profond que son titre, un poil provocateur, le laisse penser.

      Et d’ailleurs dans un société ou le yoga est de plus en plus réduit à une sorte d’idéal de perfection physique, je pense même qu’il est salutaire que de petites voix s’élèvent ici ou là pour s’en moquer gentiment.

      Du moins, c’est mon avis pour l’instant et il n’est pas exclu du tout que l’ascète l’emporte et décide de retourner dans sa cellule avec un tapis, un coussin, une natte sur le sol et une belle bibliothèque…

      Répondre

      • 6 décembre 2016 @ 20 h 46 min Kaivalya

        Bonsoir Yoganova,

        Ça dépend de ce que vous voulez faire avec ce site, un site sur le Yoga et la spiritualité en général ou un autre « voici » ou « France dimanche ». Si c’est un site sur la spiritualité ça m’intéresse sinon j’ai peur que la fréquentation de votre site m’amène plus de confusion que d’élévation spirituelle.

        Quant à l’article sur les Beatles à Rishikesh, j’avais 13 ans en 1962 quand ils ont commencés à chanter, je les ai adoré de suite. Aujourd’hui je les admire encore parce qu’ils ont avec des choses simples révolutionné la musique populaire. C’est ce que je retiens des Beatles, leur coté people ne m’intéresse pas du tout, étant un peu musicien moi-même (kirtans) seule la musique m’intéresse car elle ouvre le cœur.

        Et puis je rejoins Vincent plus bas, leur expérience spirituelle leur est personnelle.

        PS : je chante « Let it be » et « Imagine » tous les jours en m’accompagnant à la guitare. « Let it be » c’est l’hythme à l’instant présent et « Imagine » parle d’un monde d’Amour.

        Répondre

        • Yoganova

          7 décembre 2016 @ 9 h 12 min Yoganova

          Entre France Dimanche et un site pour érudits, nous choisissons la voie du milieu !

          En tout cas je suis heureux de constater que malgré vos réserves initiales, le sujet semble bel et bien vous intéresser. 😉

          Répondre

          • 7 décembre 2016 @ 9 h 29 min Kaivalya

            J’essaye d’apporter un peu de lumière à votre article car a force d’explorer le coté sombre des personnes et des choses on s’enfonce dans les ténèbres, c’est le contraire de ce qu’il faut faire, ça c’est sûr.

    • 6 décembre 2016 @ 19 h 07 min Vincent

      Vous entièrement raison !

      En plus, un chemin spirituel est personnel. Alors voir telle ou telle star médiatiser son passage dans un ashram, franchement, je n’y vois rien d’intéressant à part les prémices historiques d’une approche du Yoga pour les bobos.

      Répondre

      • 6 décembre 2016 @ 19 h 09 min Vincent

        @Kaivalya

        *Vous avez entièrement raison.

        Répondre

  3. 6 décembre 2016 @ 22 h 10 min Kaivalya

    Traduction de deux chansons qui montre un autre facette des Beatles.

    The Beatles

    Let It Be
    Ainsi Soit-Il

    When I find myself in times of trouble, Mother Mary comes to me
    Lorsque j’ai des soucis, Mère Marie vient me voir

    Speaking words of wisdom, let it be
    Prononçant de sages paroles, ainsi soit-il

    And in my hour of darkness she is standing right in front of me
    Et dans mes heures sombres, elle se tient juste en face de moi

    Speaking words of wisdom, let it be
    Prononçant de sages paroles, ainsi soit-il

    Let it be (x4)
    Ainsi soit-il (x4)

    Whisper words of wisdom, let it be
    Murmurant de sages paroles, ainsi soit-il

    And when the broken hearted people living in the world agree
    Et quand les gens aux cœurs brisés vivant dans le monde seront d’accord

    There will be an answer, let it be
    Il y aura une réponse, ainsi soit-il

    For though they may be parted, there is still a chance that they will see
    Bien qu’ils aient peut-être été divisés, il y a toujours une chance qu’ils voient

    There will be an answer, let it be
    Il y aura une réponse, ainsi soit-il

    Let it be (x4)
    Ainsi soit-il (x4)

    There will be an answer, let it be
    Il y aura une réponse, ainsi soit-il

    Let it be (x4)
    Ainsi soit-il (x4)

    Whisper words of wisdom, let it be
    Murmurant de sages paroles, ainsi soit-il

    Let it be (x4)
    Ainsi soit-il (x4)

    Whisper words of wisdom, let it be
    Murmurant de sages paroles, ainsi soit-il
    And when the night is cloudy there is still a light that shines on me
    Et quand la nuit est nuageuse, il y a toujours une lumière qui m’éclaire

    Shine until tomorrow, let it be
    Qui m’éclaire jusqu’à demain, ainsi soit-il

    I wake up to the sound of music, Mother Mary comforts me
    Je me lève au son d’une musique, Mère Marie me réconforte

    Speaking words of wisdom, let it be
    Prononçant de sages paroles, ainsi soit-il

    Let it be (x4)
    Ainsi soit-il (x4)

    There will be an answer, let it be
    Il y aura une réponse, ainsi soit-il

    Let it be (x4)
    Ainsi soit-il (x4)

    Whisper words of wisdom, let it be
    Murmurant des mots sages, ainsi soit-il

    John Lennon

    Imagine
    (Imaginez)

    Imagine there’s no heaven,
    Imagine qu’il n’y a aucun Paradis,

    It’s easy if you try,
    C’est facile si tu essaies,

    No hell below us,
    Aucun enfer en-dessous de nous,

    Above us only sky,
    Au dessus de nous, seulement le ciel,

    Imagine all the people,
    Imagine tous les gens,

    Living for today…
    Vivant pour aujourd’hui…

    Imagine there’s no countries,
    Imagine qu’il n’y a aucun pays,

    It isn’t hard to do,
    Ce n’est pas dur à faire,

    Nothing to kill or die for,
    Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,

    No religion too,
    Aucune religion non plus,

    Imagine all the people,
    Imagine tous les gens,

    Living life in peace…
    Vivant leurs vies en paix…

    You may say I’m a dreamer,
    Tu peux dire que je suis un rêveur,

    But I’m not the only one,
    Mais je ne suis pas le seul,

    I hope some day you’ll join us,
    J’espère qu’un jour tu nous rejoindras,

    And the world will live as one.
    Et que le monde vivra uni

    Imagine no possessions,
    Imagine aucune possession,

    I wonder if you can,
    Je me demande si tu peux,

    No need for greed or hunger,
    Aucun besoin d’avidité ou de faim,

    A brotherhood of man,
    Une fraternité humaine,

    Imagine all the people,
    Imagine tous les gens,

    Sharing all the world…
    Partageant tout le monde…

    You may say I’m a dreamer,
    Tu peux dire que je suis un rêveur,

    But I’m not the only one,
    Mais je ne suis pas le seul,

    I hope some day you’ll join us,
    J’espère qu’un jour tu nous rejoindras,

    And the world will live as one.
    Et que le monde vivra uni

    Répondre

  4. Yoganova

    7 décembre 2016 @ 9 h 39 min Yoganova

    @Kaivalya

    Vous avez dit « J’essaye d’apporter un peu de lumière à votre article car a force d’explorer le coté sombre des personnes et des choses on s’enfonce dans les ténèbres, c’est le contraire de ce qu’il faut faire, ça c’est sûr. ».

    D’abord merci d’apporter un peu de lumière dans nos obscurité. En revanche je ne vois pas en quoi cet article insiste sur le coté obscur des personnes. Il est assez factuel il me semble et il n’y a nul jugement ni fascination pour le glauque et le sombre et le sujet est intéressant.

    D’ailleurs comme on est jamais servi aussi bien que par soi même, je renouvelle mon offre ( à vous et à Vincent) de participation à la publication, si vous avez des sujets et des thèmes éclairants à partager je serai heureux de les publier sur le site.

    Répondre

    • 7 décembre 2016 @ 15 h 01 min Vincent

      Je rejoins Kaivalya dans ses propos.

      Et si un jour j’ai une idée pertinente, je m’essaierais à l’écriture d’articles avec plaisir.

      Répondre

  5. 7 décembre 2016 @ 14 h 29 min Kaivalya

    Cher Yoganova,

    Finalement vous avez raison, comme webmaster / animateur vous donnez l’orientation que vous voulez à ce site.

    Je vous remercie pour l’invitation à l’écriture mais je n’ai aucun tallent pour écrire un article. Plus j’avance dans le Yoga et l’exploration de mon inconscient je me rend compte que j’ai de plus en plus de choses à découvrir et que ma connaissance est plus que partielle. Si j’écrivais un article à votre intention il ne serait que le reflet des élucubrations de mon pauvre ego.

    Pour finir, cher Yoganova, sachez que je ne vous veux que du bien.

    Répondre

  6. 7 décembre 2016 @ 15 h 41 min Akshaya

    Il semblerait que la dualité soit le moteur (de recherche ?) de ce monde physique. Je partage le point de vue de Kaivalya sur le fond. Mais grâce à ce genre d’article cet aspect de la vie people peut amener des gens à s’intéresser, par simple curiosité dans un premier temps, puis par « interpellation intérieure » à entamer un questionnement sur ce besoin de tous êtres humain (y compris des stars du show bizz) à chercher une voie, un but, autre que matériel. D’où le fameux « Les voies du Seigneur sont impénétrables », Il utilise tous les moyens pour nous éveiller à Sa présence.

    Répondre

    • 7 décembre 2016 @ 17 h 29 min Denis

      Oui, on pourrait croire que la vulgarisation apporte une belle chose en permettant à tout le monde de rencontrer le Yoga.
      Mais force est de constater que cette vulgarisation a poussé le Yoga vers le bas.
      Aujourd’hui le Yoga est devenu une gymnastique « agitée » pour gens agités, on ne fait plus de pranayama, on ne connait plus ça, on n’ouvre plus un texte, on copie et colle les âneries des autres…
      A l’image des Beatles plein de drogue et dans délire psychotique qui leur à permis de faire de la « bonne musique », le monde se perd dans le « facile » et la chose qu’on voudrait adapter à soi.
      Où est l’effort, où est le sens, où est mudra « le vide qui touche la forme » ?

      Répondre

      • 8 décembre 2016 @ 5 h 43 min Vincent

        « Où est l’effort, où est le sens, où est mudra « le vide qui touche la forme ? »

        L’effort, voilà ce qui manque véritablement dans une société où les gens ne conçoivent plus une vie normale sans facilité, y compris dans le domaine spirituel où justement les drogues sont pour beaucoup une voie normale (qui les mènent aux antipodes d’une élévation de leur être).
        Un jour les gens comprendront qu’une voie spirituelle demande de l’effort, un véritable effort, et non un ersatz qui les conduits à un but qui satisfera leur égo, une fois de plus. Alors là, entre autre, le Yoga retrouvera partout sa forme normale et on ne verra plus le petit monde du show-biz exposer fièrement sa pseudo-spiritualité dans un but égocentrique et promotionnel. Car si il y a bien une chose dont je suis sûr, c’est qu’un véritable chercheur spirituel, sincère, n’expose pas sa voie au grand public.

        Répondre

      • 8 décembre 2016 @ 6 h 06 min Akshaya

        Bonjour Denis,

        Avis totalement partagé sur les valeurs bafouées du Yoga, tout comme le sont les arts martiaux et même l’art en général (musique, peinture, sculpture) le beau a été abandonné au profit de la médiocrité à l’image de l’architecture. Ce n’est pas vrai pour tout, mais la tendance générale est là. N’oublions pas que l’ère du Kali Yuga, l’âge de fer est le plus difficile, le dharma y est malmené, mais la « Moksha » plus facile à atteindre.

        Répondre

  7. 15 décembre 2016 @ 16 h 56 min Akshaya

    Une question qui peut sembler banale mais qui peut être suscitera un écho chez les yogis, les pandits, les érudits et chercheurs qui visitent le site de Yoganova et y trouveront un intérêt.

    Doit-on considérer que la foi est plus importante pour le cheminement que l’authenticité d’un maître ?

    Autrement dit, la sincérité est-elle supérieure à la qualité de l’enseignant pour atteindre le but ?

    Répondre

    • 15 décembre 2016 @ 19 h 49 min Vincent

      Difficile de répondre. Pour moi, la foi est tout aussi importante que l’authenticité d’un maître.

      Je dirais aussi qu’un enseignant ne peut pas être de qualité si il n’est pas sincère, car la qualité de transmission de son savoir se base sur ses connaissances et son expérience personnelle. Et cela nécessite forcément de la sincérité.

      Répondre

      • 16 décembre 2016 @ 0 h 39 min Vincent

        J’ai oublié de préciser : quand je parle de foi je parle de foi envers la pratique, de la confiance que l’on a envers la Sadhana.

        Répondre

        • 18 décembre 2016 @ 7 h 34 min Akshaya

          Merci à Vincent et Mahita pour vos réponses qui contribueront à nourrir ma contemplation sur ce sujet.

          Répondre

          • 18 décembre 2016 @ 20 h 34 min Mahita

            Ma pensee au par avant ca ete une racourcie.
            Pour clarifier.

            De l’enfance j’etais fidele aux conseils,maniere de pensee du Maitre Eckhart meme bien apres en poursuivante le chemin de Buddhisme Tantrique.

            C’est de la part des maitres qu’on recoit une aide,les pratiques,ils nous guident.

            Vincent a raison et moi je crois aussi.

            Mais meme avec la foi et mes pratiques on dirais que je traverse une spirale qui me ramene de temps en temps a constater que je suis nul part.
            Je viens de me rends compt que le seul danger pour moi c’est moi meme et surtout pas le monde exterieur.

            La foi est essentiel plus pratiques et sangha
            ca ete dit..
            Les grand maitre sont indispensable.

            Mais pour s’ouvrir a notre verite on es seul ! avec oublie de tout le monde y compris le guru,maitres.

            J’aimrais partager avec toi mon retour au lecture de Maitre Eckhart.Tu trouvras sur internet Les Sermonts,Traite et je l’espere.
            Ca ete um maitre de clarte exeptionnelle comment trouver le chemin vers nous meme et c’est un buddhiste pur ,je crois.

    • 15 décembre 2016 @ 20 h 12 min Mahita

      Alshaya

      Mais bien sur que oui!
      Tout la verite est en toi.

      Je trouve de meme que les religions n’apporte rien
      parce qu’on recois une liste de devoirs et quesqu’il faut pas faire-10 commandements par exemple.
      on dirais pour chercher ailleurs qu en sois.

      A interieur de nous existe un code moral et ca souffit ,apres ou on se fait du mal ou on es heureux.

      Et je pense que le maitre c’est un obstacle comme tout les autres.

      Répondre

      • 18 décembre 2016 @ 23 h 50 min Akshaya

        Merci infiniment Mahita pour ton partage d’expérience et de m’offrir des pistes de réflexions, j’ai, comme beaucoup de gens je pense, entendu parler de Maître Eckhart sans vraiment approfondir son enseignement. Je vais entamer mes recherches pour remédier à cela. Merci encore d’avoir pris le temps de développer ta réponse. Je te souhaite un cheminement riche en beauté, fructueux en joie et comblé par la grâce de ton propre Soi.

        Répondre

  8. 3 janvier 2017 @ 22 h 01 min Jean Christophe Autissier

    Bonne année à toutes et à tous et à Yoganova pour l’esprit du yoga qu’il fait planer parfois haut ou plus bas sur ce site.

    Quant à savoir s’il vaut mieux une grande foi ou un grand maître, il ne fait aucun doute, selon les différentes traditions que même un idiot ou un monstre (sans citer personne…) peut apporter l’éveil ou la lumière à un individu ou à une communauté prête à recevoir. C’est la foi qui abat le boulot sur la voie avec peu de foi comment dépasserions nous les innombrables obstacles ? Là aussi ce n’est pas forcement en travaillant plus avec un maître que l’on gagne plus.
    A par çà, triple respect au Guru de qualité.

    Répondre


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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.