Femme qui tombe

Quand tout s’effondre. Conseils d’une amie pour des temps difficiles.

L’abbaye de Gampo est une vaste étendue où la mer et le ciel se fondent l’un dans l’autre. L’horizon s’étend à l’infini et dans ce vaste espace flottent des mouettes et des corbeaux. Le cadre est comme un immense miroir qui accroît la sensation de ne pouvoir se cacher nulle part. Qui plus est, comme c’est un monastère, il y a très peu de moyens de fuir – pas de mensonge, pas d’alcool, pas d’activité sexuelle, pas la moindre porte de sortie.

L’abbaye de Gampo est un lieu où j’avais été profondément désireuse de me rendre. Trungpa Rinpoché m’ayant demandé d’en être la directrice, je me suis donc retrouvée là-bas. Etre sur place m’a permis de mettre à l’épreuve mon goût du défi, parce que pendant les premières années ça a été comme être sur des charbons ardents.

Quand je suis arrivée à l’abbaye, tout s’est écroulé. Toutes les façons de me protéger, toutes les façons de me duper, toutes les façons de maintenir bien polie l’image que j’avais de moi-même – tout cela s’écroulait. Malgré tous mes efforts, je ne pouvais plus manipuler la situation. Mon style rendait tout le monde fou et je ne pouvais trouver aucun endroit où me cacher.

J’avais toujours cru être quelqu’un de souple et de serviable, aimée par presque tout le monde. J’avais pu garder cette illusion pendant la plus grande partie de ma vie. Pendant mes premières années à l’abbaye, j’ai découvert que j’avais vécu sur une sorte de malentendu. Ce ne sont pas les qualités qui me manquaient, c’est simplement que je n’étais pas la petite chérie la plus populaire. J’avais tant investi dans cette image de moi et voilà qu’elle ne tenait plus debout. Tous mes problèmes non réglés étaient exposés, de façon éclatante et précise, en Technicolor et en relief, pas seulement à mes yeux mais aussi aux yeux de tous.

Tout ce que je n’avais pas été capable de voir à propos de moi-même auparavant était soudainement porté à l’écran. Et comme si cela ne suffisait pas, les autres n’hésitaient pas à me donner leur avis sur moi et sur ce que je faisais. C’était si douloureux que je me demandais si j’arriverais jamais à m’en remettre. J’avais l’impression que des bombes étaient lancées sur moi presque continuellement, j’assistais aux explosions de mes illusions sur moi-même. Dans un endroit où il y avait tellement de pratique et d’étude, je ne pouvais pas passer inaperçue en essayant de me justifier et de blâmer les autres. Cette sorte d’échappatoire n’était pas possible.

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L’Abbaye de Gampo est située à l’Est du Canada, tout près de Saint Pierre et Miquelon. C’est une abbaye de la lignée « Shambala » du Bouddhisme Tibétain.

Une femme, maître spirituel, est venue nous rendre visite, à cette époque, et je me rappelle ce qu’elle a dit : « Quand tu seras devenue une bonne amie de toi-même, il y aura aussi plus d’amitié dans ta vie ».

J’avais déjà appris cette leçon auparavant et je savais que c’était le seul chemin à emprunter. J’avais une affiche punaisée sur mon mur qui disait : « C’est seulement dans la mesure où nous nous exposons nous-mêmes encore et toujours à l’anéantissement que ce qui est indestructible en nous peut apparaître ». En fait, avant même d’entendre les enseignements bouddhistes, je savais que là résidait l’esprit de l’éveil véritable. Il s’agissait de renoncer à son emprise sur tout.

Quand la base est ébranlée, toutefois, et qu’on ne peut rien trouver à quoi s’accrocher, la douceur est grande. C’est comme la devise de l’Institut Naropa : « L’amour de la vérité vous met sur la sellette ». On pourrait avoir une vision romantique de ce que cela veut dire, mais quand on est cloué à la vérité, on souffre. On se regarde dans la glace de la salle de bains et nous voici, avec nos boutons, notre visage vieillissant, notre absence de bonté, notre agressivité et notre timidité – tout le fourbi.

C’est là qu’intervient la tendresse. Quand les choses sont chancelantes et que rien ne va plus, on peut se rendre compte qu’on est sur le point de découvrir quelque chose. On peut se rendre compte que c’est un endroit très vulnérable et très tendre, et que la tendresse peut prendre n’importe quelle voie. On peut se refermer et se sentir plein de rancoeur ou bien on peut entrer en contact avec cette qualité palpitante. C’est certainement quelque chose de tendre et de palpitant qu’il y a dans cette absence de terre ferme.

C’est une sorte d’épreuve, une épreuve dont les guerriers spirituels ont besoin pour éveiller leur coeur. Parfois, c’est à cause de la maladie ou de la mort que nous nous retrouvons à cet endroit. Nous faisons l’expérience de la perte – perte des êtres qui nous sont chers, perte de notre jeunesse, perte de notre vie.

J’ai un ami qui se meurt du sida. Un jour, juste avant que je parte en voyage, il m’a dit : « Je n’en voulais pas, je la haïssais et cela me terrifiait. Mais il se trouve que cette maladie a été mon plus grand cadeau ». Il m’a dit : « Maintenant, chaque instant est si précieux pour moi. Tous les gens qui font partie de ma vie sont si précieux pour moi. Ma vie tout entière à pris tellement de sens ». Quelque chose avait vraiment changé en lui et il se sentait prêt à mourir. Quelque chose d’horrible et de terrifiant s’était mué en c

Les choses qui s’écroulent sont une sorte d’épreuve, mais aussi une sorte de guérison. On pense que l’essentiel est de venir à bout de l’épreuve ou de triompher du problème, mais la vérité c’est que les choses ne sont pas vraiment résolues. Il y a réconciliation puis écroulement. On les réconcilie encore et elles s’écroulent de nouveau. C’est comme ça que ça marche. La guérison vient de ce qu’on laisse de l’espace pour que tout ça se produise : de l’espace pour la douleur, pour le soulagement, pour la tristesse, pour la joie.

Quand on croit que quelque chose va nous procurer du plaisir, on ne sait pas vraiment ce qui va se passer. Quand on croit que quelque chose va nous apporter de la douleur, on ne le sait pas. Le plus important est de faire en sorte qu’il y ait de l’espace pour ne pas savoir. On essaye de faire ce que l’on croit utile. Mais on n’en sait rien. On ne sait jamais si on tombera à plat ou si on se retrouvera bien droit sur ses pieds, la tête haute. En présence d’une grande déception, on ne sait pas si c’est la fin de l’histoire. Cela peut être précisément le début d’une grande aventure.

trungpa

Chögyam Trungpa Rinpoché, lama tibétain exilé en Angleterre puis en Amérique du Nord. Il fut une figure majeure de la propagation du Bouddhisme en Occident. Son style inimitable et son comportement provocateur ont fait de lui un exemple vivant de la « folle sagesse ». Il fut le gourou de Pema Chondron et de nombreux autres bouddhistes américains.

J’ai lu quelque part l’histoire d’une famille qui n’avait qu’un seul fils. Ils étaient très pauvres. Ce fils leur était extrêmement précieux, et la seule chose qui comptait pour cette famille était qu’il leur apporte un soutien financier et leur confère du prestige. Un jour, le fils est jeté à bas d’un cheval et estropié. Les membres de la famille ont l’impression que tout est fini pour eux. Deux semaines après, l’armée arrive au village et prend tous les hommes valides pour la guerre, et le jeune homme est autorisé à rester avec les siens pour s’occuper d’eux.

La vie est ainsi faite. Nous ne savons rien. Quelque chose peut nous sembler mauvais ou, au contraire, bon. Mais, en fait, on n’en sait vraiment rien.

Quand tout s’écroule et que l’on est sur le bord d’on ne sait quoi, l’épreuve pour chacun d’entre nous est de demeurer au bord de ce précipice sans s’efforcer de concrétiser la situation. Le voyage spirituel n’a rien à voir avec le ciel ni avec le fait d’arriver, au bout du compte, dans un lieu mirobolant. C’est bien cette façon de voir les choses qui nous maintient dans le malheur. Croire que nous pouvons trouver quelque plaisir durable et éviter la douleur, c’est ce que le bouddhisme appelle le samsara, ce cycle sans espoir qui tourne et tourne indéfiniment et nous cause de grandes souffrances. La toute première noble vérité du Bouddha montre que la souffrance est inévitable pour les êtres humains tant que l’on croit que les choses durent – qu’elles ne se désintègrent pas et que l’on peut compter sur elles pour satisfaire notre soif de sécurité. De ce point de vue, le seul moment où nous savons vraiment ce qui se passe, c’est quand le tapis est tiré sous nos pieds sans que nous puissions trouver aucun endroit où atterrir. Nous utilisons ces situations ou bien pour nous éveiller ou bien pour nous endormir. Là, tout de suite – à l’instant même où le sol se dérobe sous nos pas – se trouve le germe de cette disposition à prendre soin de ceux qui ont besoin de nous et de la découverte de notre bonté.

 

Je me souviens si vivement de ce jour, c’était au début du printemps, où tout ce qui faisait ma vie s’est volatilisé. Bien que cela se soit produit avant que j’aie entendu aucun enseignement bouddhiste, c’était ce que certains appelleraient une expérience spirituelle authentique. Ca s’est produit quand mon mari m’a appris qu’il avait une liaison. Nous habitions dans le nord du Nouveau-Mexique. J’étais debout devant notre maison en train de boire une tasse de thé. J’ai entendu la voiture arriver et la porte se fermer en claquant. Alors, à peine le coin de la maison dépassé, sans préambule, il me dit qu’il avait une liaison et qu’il voulait divorcer.

Je me souviens du ciel immense. Je me souviens du bruit de la rivière et de la vapeur s’élevant de mon thé. Il n’y avait plus de temps, plus de pensée, il n’y avait rien – rien que la lumière et un calme profond, illimité. Alors je me suis ressaisie, j’ai ramassé une pierre, que je lui ai lancée.

Quand on me demande comment je me suis engagée dans le bouddhisme, je réponds toujours que j’étais très en colère contre mon mari. La vérité est qu’il m’a sauvé la vie. Quand ce mariage s’est écroulé, j’ai lutté – j’ai lutté de toutes mes forces – pour revenir à une espèce de confort, une espèce de sécurité, un endroit familier où je puisse me reposer. Heureusement pour moi, je n’y ai pas réussi. Instinctivement, je savais que l’anéantissement de mon vieux moi dépendant, cramponné, était la seule voie à prendre. C’est alors que j’ai punaisé cette affiche sur le mur.

La vie est un bon maître et un bon ami. Les choses sont toujours transitoires, si seulement nous pouvions nous en rendre compte. Jamais rien ne se résout de la façon dont nous le rêvions. L’état intermédiaire, décentré, est une situation idéale, une situation dans laquelle on n’est pas piégé et où on peut ouvrir son coeur et son esprit au-delà de toute limite. C’est un état très tendre, non agressif, ouvert.

Demeurer avec cet ébranlement – rester ainsi avec le coeur brisé, un estomac qui gargouille, un sentiment de non-espoir et le désir de prendre sa revanche – c’est cela le chemin de l’éveil véritable. Coller à cette incertitude, acquérir le talent de se détendre au milieu du chaos, apprendre à ne pas être pris de panique – c’est ça la voie spirituelle. Trouver le truc pour s’attraper soi-même, s’attraper avec douceur et compassion, c’est la voie du guerrier. On s’attrape des millions de fois, une nouvelle fois encore, que cela nous plaise ou non, on s’endurcit dans la rancoeur, l’amertume, l’indignation justifiée – on s’endurcit de mille manières, même avec le soulagement, l’inspiration.

Chaque jour, on pourrait penser à l’agressivité dans le monde, à New-York, Los Angeles, Halifax, Taïwan, Beyrouth, au Koweït, en Somalie, en Irak, partout. Partout dans le monde, chacun attaque un ennemi et la souffrance ne cesse de croître. Chaque jour, nous pouvons y réfléchir et nous demander : « est-ce que je vais augmenter l’agression dans le monde ? ». Chaque jour, au moment où nous sommes à cran, nous pouvons simplement nous dire : « Est-ce que je vais pratiquer la paix ou bien vais-je partir en guerre ? ».

Texte de Pema Chödrön tiré de « Conseils d’une amie pour des temps diffciles »

  Pour commander « Conseils d’une amie pour des temps difficiles, suivez le lien ci-dessous.

Et vous qu’en pensez vous ? Avez vous eu des moments difficiles sur votre chemin ? Avec le recul, ont ils été une chance ? Faites nous en part dans les commentaires.



'Quand tout s’effondre. Conseils d’une amie pour des temps difficiles.' have 4 comments

  1. 1 octobre 2015 @ 8 h 39 min Eve-Anne / votreyoga

    Bonjour,
    votre article me touche beaucoup car je suis actuellement en train de vivre une expérience similaire. Deux évènements en simultané sont en train de faire s’ « effondrer mon univers ».
    Hier, en commençant ma pratique du yoga, je suis d’abord restée sur mon tapis sans rien faire et j’ai senti une immense tristesse et en même temps comme un grand soulagement. Puis j’ai commencé tout doucement mes postures en laissant la place à toute cette tristesse. Quand je suis sortie de ma séance, mon mari (qui m’entendait depuis la pièce d’à côté) me dit « je suis quand même impressionné du temps que tu peux passer dans une posture ». Et moi : » ah bon, pourquoi ? » Je ne m’étais même pas rendue compte que j’étais restée presque deux heures pour faire simplement 5 postures entrecoupées de petites respirations. Ca ne m’était jamais arrivé. J’étais détendue et apaisée. J’ai senti cette « tendresse » dont vous parlez. C’est comme si j’avais tout le temps du monde puisque de toute façon il n’y avait plus rien à faire, plus rien à chercher.
    Le lendemain, la lutte est revenue. Une partie de moi qui veut continuer à s’accrocher à d’anciennes images, qui voudrait quand même « y croire » et qui s’affole,. Et puis une autre partie qui se dit « Si tu pouvais simplement laisser partir ça, tu sais que tu pourrais avoir plus d’amour ». C’est la première fois où je me retrouve dans ce genre de situation de totale impuissance. Il n’y a rien à faire, juste à « laisser partir » et vivre avec cet « état intermédiaire » dont vous parlez.
    Merci pour cet article

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    • Yoganova

      1 octobre 2015 @ 17 h 37 min Yoganova

      Eve-Anne,
      Merci pour votre beau témoignage.
      Il y a des situations que l’on ne peut éviter et qui font « s’effondrer notre univers » comme vous l’avez joliment dit. Après une période de résistances et de déchirements intérieurs, si on reste ouvert et qu’on ne recouvre pas son cœur d’un ciment encore plus « protecteur » qu’avant alors il peut se passer ce que vous avez décris: un lâcher prise et une acceptation sans condition de ce qui « est ».

      Ce moment est fondateur et il laisse souvent place à cette douceur évoquée dans le texte, puis finalement à une grande compassion pour nous même et pour les autres.

      C’est Rumi le mystique et poète Sufi qui l’exprimait si justement en écrivant « que dans les ruines, il y a la promesse d’un trésor ».
      Il disait aussi « un cœur brisé est un cœur ouvert, les hommes sans discernement ne voit qu’un cœur brisé mais Dieu y voit un cœur ouvert ».
      Merci encore pour votre témoignage.

      Répondre

  2. 2 octobre 2015 @ 10 h 20 min isabelle

    un grand merci pour ce beau texte. Je suis également dans cette situation, me sentant parfois si triste et désemparée, et d’autres si libre et ouverte à ce que la Vie veut m’apprendre, me faire comprendre, me faire experimenter. On se juge tellement, on est tellement implacable avec nous même. Retrouver, renouer avec cette douceur, cette bienveillance est un vrai cadeau que l’on se fait, d’abord pour soi, et ensuite pour le partager avec les autres. Encore merci

    Répondre

    • Yoganova

      6 octobre 2015 @ 8 h 38 min Yoganova

      Merci Isabelle pour vos quelques lignes. Nous vous souhaitons le courage de garder le cœur ouvert dans cette difficile situation.

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.