Kali la terrible

Qui est Kali ? (suite et fin)

Si vous n’avez pas encore lu la première partie de ce texte, c’est ici.

 

Kali, la Déesse du Temps:

 
On associe très souvent Kali à la compréhension du concept et de la symbolique du Temps, la compréhension des cycles temporels et ce qui les transcende. Une connaissance plus élaborée des chakras peut suggérer là une connexion plus particulière entre Kali et Vishuddha chakra.

Non pas que la méditation avec Kali n’agirait que sur Vishuddha chakra, loin de là. Kali agit en général sur tous les chakras en activant en profondeur la kundalini. Mais Vishuddha étant lié au 5ème élément, il constitue ce point de transition entre les éléments plus physiques liés aux chakras inférieurs et l’intelligence cosmique et la pure attention liés aux chakras supérieurs.

Kali nous aide donc à appréhender ce  passage de l’immanent au transcendant, du relatif à l’absolu, du cycle temporel (passé-présent-futur), elle nous propulse dans l’éternel, de la représentation linéaire et duelle du temps au pur présent. Elle nous rappelle sans cesse à la finitude de toutes choses, le cycle de naissance et de mort et la trivialité de toute forme d’attachement. Dans le bouddhisme, son symbolisme peut être directement lié au concept d’impermanence. Le bouddhisme tibétain a pour sa part aussi donner forme à ce symbole, le nom est le même que la tradition indienne, mais au masculin, c’est Mahakala, le dévoreur du temps.

 

Kali et les Maha Vidyas:

 
Dans la tradition tantrique indienne, en plus de la trinité féminine de Saraswati, Lakshmi et Durga, (les compagnes de Brahma, Vishnu et Shiva) et du cycle des 9 formes de Durga, on retrouve une organisation des différents principaux archétypes féminins sous la forme du cycle des 10 Maha Vidyas.

Les dix Maha Vydias

Les dix Maha Vydias

Le terme ‘Maha Vidya’ se traduit comme la grande connaissance ou le pouvoir cosmique. On peut considérer les 10 Maha Vidyas comme les 10 aspects principaux, 10 forces symboliques de l’univers qui peuvent nous aider et nous guider dans notre parcours spirituel, 10 aspects de la Mère Divine qui supportent l’évolution humaine. C’est dans ce type de connaissance ésotérique que l’on trouve une expression très belle de la richesse du symbolisme indien et de la variété des pratiques qui l’accompagne. En tant qu’être humain, on a chacun différentes tendances, différentes choses qui nous attirent, différents tempéraments. L’aspirant tantrique va donc trouver une possibilité d’accorder ses supports de méditation en fonction de sa constitution propre ou de son seuil d’évolution.

 

Kali est classée comme la première dans ce cycle des 10 Maha Vidyas, non pas que nous devons tous passer par elle pour évoluer, on a chacun différentes affinités et on peut donc résonner avec une autre Maha Vidya de manière prédominante. Mais du fait de son symbolisme, elle constitue souvent un premier pas, une rupture par rapport à notre identification usuelle à notre conscience corporelle-mentale. Elle est une invitation forte à tourner notre attention sur la réalité spirituelle et à purifier notre coeur de nos tendances égotistes.

De là provient sa position comme première dans le cycle des 10 Maha Vidyas, comme une affirmation, un appel à se réveiller, à sortir des brumes et des douleurs de l’attachement à la matière, au corps et à notre personnalité. Une des raisons additionnelles de sa position dans ce cycle des Maha Vidhyas, en dehors de sa générale prédominance dans le panthéon hindou, peut aussi être associée au phénomène d’éveil de la Kundalini. Rappelons que toute expérience spirituelle, en essence, est liée avec une activation de la Kundalini que l’on en soit conscient ou pas. Ainsi toute Maha Vidya, de manière intrinsèque, est liée à l éveil de la kundalini, mais du point de vue de la tradition, Kali est souvent associée à la Déesse Kundalini elle-même qui s’éveille en nous et aspire à l’union finale avec Shiva, elle appèle à un grand changement, une révolution intérieure afin de s’adapter à la réalité spirituelle et purifier notre rapport au Monde.

 

La synthèse complète des 10 Maha Vidyas est présentée comme Maha Kali, où toutes les différentes formes des Maha Vidyas sont réintégrées dans une forme finale et complète. Il est bon de noter que dans la complexité de la tradition tantrique, on peut trouver une forme ‘Maha’ pour chaque Maha Vidyas, mais restons en là pour éviter de nous perdre dans les méandres baroques de cette tradition complexe.

 

Méditer sur la symbolique de Kali :

 
La tradition tantrique offre deux outils et support de méditation principaux de Kali: les mantras et les yantras, on peut aussi citer bien sûr le chant de dévotion avec les noms de Kali, la prière et de manière plus générale la contemplation de l’impermanence de toute chose. Pour ce qui est des mantras, il existe une multitude de mantras associés à Kali, du mantra d’une syllabe, le ou les bijas de Kali à des mantras plus longs: de plusieurs mots à plusieurs pages, souvent ceux-ci constituent une liste de tous les noms et attributs du divin sous la forme de Kali. En ce qui concerne les mantras courts et semi longs, dans la tradition tantrique il est nécessaire de recevoir une initiation pour que la pratique soit effective et intégrée. Ayant pratiquer cette tradition en profondeur et ayant moi-même explorer ce principe, je le respecte et ne vais donc pas donner une liste de mantras à utiliser de manière aléatoire, principalement pour des raisons de sécurité pour le pratiquant. Les mantras sont des syllabes sacrées porteuses d’énergie et de conscience qui se doivent d’être respectées et transmis de manière adéquate.

Le Yantra de Kali

Le Yantra de Kali

Les instructions d’usage des Yantras sont souvent aussi lié à un processus d’initiation. Il est bon de remarquer qu’on peut trouver à côté du yantra principal plusieurs variations. Selon certaines sources, il y a au moins trois yantras par Maha Vidya, correspondant chacun aux différentes tendances de la manifestation de cette Maha Vidya: tamas, rajas et sattva.

 

Si vous n’avez pas reçu une initiation dans ce type de pratique, un conseil est donc d’utiliser d’autres supports de méditation, on peut simplement évoquer Kali, par son nom ou évoquer ses qualités ou simplement contempler une image, ou encore la rendre vivante dans l’imaginaire. Le bouddhisme et le Sivaïsme du Kashmir regorge de diverses méthodes de méditations qui génère l’éveil à notre nature essentielle et qui peuvent être associée de manière plus ou moins directe au symbolisme de Kali. Les exemples les plus extrêmes consistent à se visualiser comme un cadavre, ou brulant dans un feu crématoire, ou enterré et avec notre corps qui lentement se désagrège dans la terre, ou coupé en morceau par Ma Kali elle-même, etc. Certaines pratiques consiste aussi à aller méditer directement dans des lieux de crémations ou des cimetières et de contempler les émotions, les sentiments qui surgissent sans s’y attacher. Ce type de méditation-visualisation, de pratique peut paraitre très morbide à première vue et malsain mais il peut s’avérer très efficace pour sortir de nos identifications au corps et aux désirs mondains. Il faut néanmoins retenir qu’elles doivent être pratiquées avec la plus grande vigilance et être transmises par un pratiquant expérimenté pour éviter les risques d’accroitre ou de créer des déséquilibres énergétiques et/ou mentaux.

 

Dans une compréhension plus englobante du symbolisme de Kali, comme un rappel de notre nature essentiel et une invitation à sortir du flot d’identification aux objets mentaux, on trouvera des exemples beaucoup plus accessible comme l’observation du cycle de la respiration, flux avec ses différentes phases et ses moments de hiatus, des petits moment de suspension, de vide, de mort entre l’inspire et l’expire et entre l’expire et l’inspire.  Cela nous aide à nous connecter plus avec le moment présent, à nous ancrer dans la présence et à nous sortir des projections dans le passé et le futur.

 

On peut aussi simplement penser à Kali comme un rappel constant que la vie et la mort sont indissociables et qu’en maintenant cette attention plus présente dans la vie de tous les jours, on peut plus directement se connecter avec le moment présent et les aspects plus essentiels de la vie. Un des exemples qui m’avait frappé dans la littérature et qui peut servir d’exemple pour illustrer cela est l’exemple donné par le père de l’héroïne principale d’un des romans de Milan Kundera. Il se promenait en permanence avec une pilule de Cyanure dans la poche. Non pas qu’il avait des tendances suicidaires ou qu’il devait mettre fin à ses jours en cas d’arrestation, mais tout simplement pour se rappeler de l’importance de vivre le moment présent. A chaque instant il pouvait mettre fin à ses jours et cela lui permettrait de profiter plus de la vie.

 

Conclusion:

 

Mais ne nous méprenons pas, Kali en dépit de son apparence que l’on pourrait juger de terrible et de morbide, n’est en aucune manière un appel aux tendances suicidaires. Mon expérience personnelle de méditation avec Kali est une connexion très belle et forte avec la forme féminine du divin, la découverte d’une tendresse infinie, une mère qui est là pour nous protéger, nous redonner confiance et qui nous invite à changer radicalement notre manière de voir les choses. Kali est là pour nous  guider progressivement hors du labyrinthe de nos désirs et de nos peurs. Elle ne vient pas pour nous punir. Elle vient pour nous aider, nous supporter dans notre cheminement spirituel et nous libérer de nos tendances à l’inertie et à l’oubli. Elle nous invite à rugir comme un lion et à nous lever, à nous battre pour faire face à nos démons intérieurs, nos zones d ombre qui obscurcissent notre vision du réel, afin de nous renforcer dans la seule tâche qui vaut la peine de vivre, et qui est de s’éveiller à plus de conscience et à plus d’amour.

Elle est une célébration de la vitalité, de la danse. Elle est une affirmation qu’en étant plus conscient de la mort, on peut en fait bénéficier plus pleinement de la vie. Kali est avant tout là pour nous donner du courage pour faire face à ce qui nous maintient dans l’illusion et nous fait souffrir. Elle nous transforme et nous guérit de nos blessures et nous transporte du duel au non-duel.

Jay Ma Kali, Jay Ma…

Manu Akshobhia

Manu Akshobhia

À Propos de Manu Akshobhia

belge d’origine, diplômé et agrégé en philosophie à l’ULB. Depuis 2003, il enseigne des programmes intensifs de yoga et des retraites de méditation en Asie, Europe et Canada. Formé dans le style d’Agama et Hridaya yoga, il y a découvert une passion pour le Sivaïsme du Kashmir. Depuis 2006, il pratique le tantrisme de la main droite sous la guidance de Rajkumar Baswar, maitre indien. Il est également impliqué dans le mouvement ‘Awaken Love’ et le chemin du coeur avec Prem Baba.



'Qui est Kali ? (suite et fin)' have 14 comments

  1. 21 avril 2016 @ 18 h 03 min Nagesh

    Kali est Feu et Air et donc elle se rencontre aussi au chakra du cœur.
    La Mahavidya purement « kundalinienne » n’est pas Kali mais Tripura-bhairavi qui est l’aspect tantrique de Durga, la Déesse de Feu.

    Tout Archétype des Mahavidyas peut être utilisé pour toute magie dont la noire…

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    • 21 avril 2016 @ 18 h 55 min Manu Akshobhia

      Merci pour votre commentaire. Je ne suis pas du tout intéressé par l’aspect magique du tantrisme, comme déjà mentionné dans des articles précédents. On peut en effet, comme vous le remarquez, distinguer différentes tendances dans la voie tantrique. Pour moi, seule la voie spirituelle m’intéresse et c’est celle que j’ai suivie et pratiquée. J’ai médité de nombreuses années via différentes sadhanas avec toutes les maha vidhyas dont Kali, utilisant différents mantras, différents yantras,… explorant aussi des sadhanas avec Brahma, Vishnu, Shiva, Durga,… J’ai rencontré de nombreux sadhaks de Kali, dont certains qui sont de véritables maitres tantriques dont le seul objectif est de supporter l’évolution spirituelle de l’humanité et non pas la poursuite d’objectifs égotistes. Je parle donc d’une experience réelle et non pas née de mon imagination ou de la seule lecture de livres ou blog trouvé sur le net. Avant tout, c’est une question de choix et de résonance. Si vous êtes fasciné par l’aspect magique de Kali, vous trouverez toujours des choses avec lesquelles nourrir votre résonance de cet aspect terrible et noir lié au le culte de Kali. Un conseil lisez la biographie de Ramakrishna et vous verrez au combien Kali était là pour supporter son chemin spirituel et le guider plutôt qu’être la source de renforcements des attachements de l’ego en poursuivant des buts magiques. Je déconseillerais très fortement de maintenir de l’intérêt dans cette direction de magie noire même s’il n est question que de lire des articles ou livres sur le sujet, du fait que cela renforce une résonance qui n’est ni positive ni spirituelle, mais c’est un choix personnel. Selon mon experience et l’enseignement de mon guide dans ce domaine, chaque Maha vidhya active la Kundalini de manière légèrement différente, elles sont toutes là pour incarner différents aspects de la Déesse, mais Kali a un rôle prédominant sur ce chemin étant la plus connue des Maha Vidyas. Vous pouvez avoir une experience différente de la mienne, le domaine du subtil est extrêmement vaste et parfois bien difficile à exprimer dans le langage humain. Portez vous bien.

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      • 21 avril 2016 @ 20 h 21 min Nagesh

        Merci pour votre long commentaire et votre clarification.

        Néanmoins, tout sadhak peut être confronté à des situations où l’utilisation Magique d’une Mahavidya peut lui être profitable même s’il ne nourrit pas d’obsessions pour ces aspects dans sa sadhana classique. De toute façon à partir du moment où l’on utilise les Yantras on fait de la Magie, en sachant que le Shaktisme y est intimement lié. Ramakrishna a exploré lui-même ce tantrisme dont il donne d’ailleurs aucunes précisions. Si ces aspects magiques rebutent, on peut toujours revenir à un simple culte à un Avatar de Vishnou qui en est dénué. Avec les Mahavidya on est tout de même « borderline » qu’on le reconnaisse ou pas…. qui peut en effet comprendre toutes les implications de ces sadhanas dans la mesure où nous côtoyons dans leur cultes des forces cosmiques inimaginables ?

        Excellent article sur Kali au demeurant en incluant votre commentaire ci-dessus.

        Namaskar,

        Répondre

      • 21 avril 2016 @ 20 h 29 min hridaya

        Merci pour cet excellent article ,comme tout ceux que vous avez déjà publié d’ailleurs. C’est un plaisirs de vous lire !!!

         » Avant tout, c’est une question de choix et de résonance. Si vous êtes fasciné par l’aspect magique de Kali, vous trouverez toujours des choses avec lesquelles nourrir votre résonance de cet aspect terrible et noir lié au le culte de Kali. Un conseil lisez la biographie de Ramakrishna et vous verrez au combien Kali était là pour supporter son chemin spirituel et le guider plutôt qu’être la source de renforcements des attachements de l’ego en poursuivant des buts magiques. Je déconseillerais très fortement de maintenir de l’intérêt dans cette direction de magie noire même s’il n est question que de lire des articles ou livres sur le sujet, du fait que cela renforce une résonance qui n’est ni positive ni spirituelle, mais c’est un choix personnel ».

        voici également des propos ont ne peut plus clair ,s’alléger et non s’alourdir.
        merci encore.

        Répondre

        • 21 avril 2016 @ 21 h 26 min Nagesh

          Qu’est-ce qui vous fait croire que l’on ne s’élève pas par la Magie ?

          Répondre

          • 22 avril 2016 @ 8 h 43 min Manu Akshobhia

            Merci pour tous vos commentaires et appréciations,…

            En ce qui concerne le dernier commentaire. C’est un très bonne question, derrière celle-ci, c’est la question de la nature même de l’acte de magie, qu’est ce que la magie ? Tout ce qui inclut un travail sur l’énergie ? Alors tout rituel est magique, alors toute religion a sa part de magie, même les rituels au cours d’une messe catholique sont magiques pas seulement l’usage des yantras de la tradition indienne. Faire une yoga asana qui aide à prendre conscience d’un chakra est un acte magique. Je n’ai malheureusement pas le temps de rentrer dans trop de détails ici et de commenter cet article éternellement. Juste un commentaire de plus, Jésus n’était pas du tout sur un chemin tantrique d’après ce que l’on croit savoir de sa vie, du moins en apparence, en tout cas, l’héritage et la pratique qu’il a donné à l humanité semble plus ascétique. En dépit de cela, Il a lui aussi été confronté à la tentation de pouvoir, à de multiple reprises, notamment après son jeune dans le désert et surtout au moment de sa crucifixion. Donc quelque soit le chemin que l’on prend, même si il s’agit de pratiques qui semblent ne pas être sur un voix d’énergie, on va être à un moment ou à un autre en contact avec des siddhis, des pouvoirs paranormaux qui vont être là pour nous tenter, mon approche personnelle est qu’il ne faut pas trop ‘tenter le diable’, la pratique qui moi m’intéresse est une pratique qui accroit notre habilité à l’abandon, à ouvrir le coeur quelque soit la tradition: tradition tantrique indienne, tibétaine, sufi, chrétienne,… Pour moi des maitres comme Ramakrishna sont des exemples de personnes qui ont été dans des pratiques tantriques sans s’y perdre et qui ont permis d’ouvrir une vision plus vaste de la spiritualité. En essence, toute pratique spirituelle authentique vienne d’une source unique et aide à s accorder à cette source, à s’harmoniser à celle ci, chaque chemin a aussi ses tests pour nous apprendre à discerner le réel de l’illusion… Tout un programme… Namaste,

            PS: je ne sais pas si j’aurai le temps de commenter cet article plus en détail pendant les jours qui viennent du fait de mon emploi du temps, mais n’hésitez à nourrir cette discussion.

          • 22 avril 2016 @ 20 h 50 min hridaya

            « Qu’est-ce qui vous fait croire que l’on ne s’élève pas par la Magie ? »

            Un retour d’ expérience,
            tout les phénomènes sont de l’ordre de la Sakti ,Nourrissant le Personnel, l’ego, l’individu, l’énergétique.
            L’énergétique aussi « fin » soit t-il n’en demeure pas moins grossiers, et limité, de part ce qu’il es t: une dégradations d’un état premier.
            l’expérience spirituel, mystique, transcendante, cherche l’impersonnel au delà de la Sakti,Shiva débarrassé de sa part manifesté, de l’illusion d’être, de sa part de finitude. Ce n’est que ma perceptions.

        • 22 avril 2016 @ 8 h 06 min Manu Akshobhia

          merci…

          Répondre

          • 22 avril 2016 @ 10 h 59 min Nagesh

            Il ne faut pas oublier qu’en Inde, les attaques tantriques sont fréquentes, ils ont peu de scrupules à tuer s’ils sont gêner par un individu. Surtout qu’ils ne sont jamais inquiétés par la justice car les attaques sournoises se font à distance par l’intermédiaire de Divinités qui vont « agir » à leur place. De ce fait il faut savoir se défendre bien que dans certains cas le sortilège est tellement puissant que l’on ne peut que mourir. Les belles histoires des gurus dans les livres ne reflètent en rien une réalité en Inde qui est beaucoup moins « fleur bleue » que l’on ne pourrait penser. Ne pas oublier ceci sur kali (en plus des sacrifices de chèvres au nom de Kali toujours en cours à Calcutta):

            La secte des Thugs a fait régner la terreur dans le nord et le centre des Indes britanniques.

            Étrangleurs sournois, les Thugs vénéraient la déesse noire de la destruction, Kali.

            On leur prête plus d’un million de victimes !

            Bienvenue chez les mystiques de l’Inde…..

          • 4 décembre 2016 @ 0 h 01 min Daniel

            Bonjour Manu

            A propos des pouvoirs et de la magie :

            « Kali était là pour supporter son chemin spirituel et le guider plutôt qu’être la source de renforcements des attachements de l’ego en poursuivant des buts magiques »

            Excellente remarque qui nous montre une fois de plus que toute divinité invoquée , selon le rituel de Magie Blanche ou noire , montre son côté doux (protection et aide) ou son côté terrible :

            « la source de renforcements des attachements de l’ego en poursuivant des buts magiques »

            D’ailleurs dans tout rituel de Magie Blanche l’officiant tourne à droite en cercle (Voie de droite) en invoquant les gardiens des quatre points cardinaux, tandis qu‘en magie noire l’officiant tourne à gauche : voie de gauche, voie sinistre du latin sinister : à gauche.
            Ces deux voies existent aussi chez les gnostiques.
            Dans ce cas nous voyons effectivement une inversion des énergies mises en action par le rituel de magie noire qui ont pour effet d’ouvrir les « portes d’en bas » et je n’ose penser à ce qui va arriver de terrible quand « on » pratique la magie noire :

            « Je déconseillerais très fortement de maintenir de l’intérêt dans cette direction de magie noire même s’il n est question que de lire des articles ou livres sur le sujet, du fait que cela renforce une résonance qui n’est ni positive ni spirituelle, mais c’est un choix personnel. »

            Je me demande si c’est « un choix personnel » car cela indique une recherche des supposés pouvoirs de l’ego. Dans ce cas comme tu le précises très justement c’est le «coté noir », ou notre ombre qui est renforcée et de ce fait provoque un éloignement du centre du cœur où Voie Cardiaque.

            « Mon approche personnelle est qu’il ne faut pas trop ‘tenter le diable’, la pratique qui moi m’intéresse est une pratique qui accroit notre habilité à l’abandon, à ouvrir le coeur quelque soit la tradition »

            En fait ce que nous éveillons et attirons en nous et autour de sont des « entités, présences » qui vivent sous la terre et appartiennent au monde infra -humain. Nous sommes phagocytés peu à peu. (1)
            Monsieur le juge : « je ne sais pas ce qui m’a pris » à ce moment, j’ai battu ma femme et tapé sur le petit !!

            Au moyen -âge et après les gens évitaient tous ceux qui travaillaient sous terre : les charbonniers, les mineurs.
            Les espaces souterrains contiennent des « présences, et entités » qu’il vaut mieux ne pas côtoyer.
            Dans les Traditions anciennes des rituels de Magie Blanche étaient faits pour fermer le portes d’en bas en certains lieu ou elles avaient la possibilité de « remonter à la surface » et ainsi envahir les consciences humaines. (1)

            Mais le spéléologue moderne n’a rien à voir avec ces croyances moyenâgeuses, croit-il !!

            Note 1 : lire au sujet des entités « la Guirlande de Kali « : les pages parlant de la traversée de « certains lieux » le soir à Paris et de la question d’une certaine tour détruite à Paris et de ses conséquences.

            https://www.amazon.fr/Guirlande-kali-Jean-Marc-Tisserant/dp/2857079753/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1480799478&sr=1-1&keywords=la+Guirlande+de+Kali

            En bref la Magie Blanche ou Christique s’effectue en groupe sous la direction d’un « Maitre de Cérémonie  » dans des rituels très précis (protections diverses) : à savoir les vêtements adéquats ainsi que les couleurs, le moment de l’année, le lieu favorable, la bonne orientation ect.
            Toute possibilité d’évolution intérieure existe aussi chez nous en rapport avec notre Tradition.

            « Le domaine du subtil est extrêmement vaste et parfois bien difficile à exprimer dans le langage humain. »

            Le Seigneur Patanjali nous met bien en garde à ce sujet.
            Bref je m’arrête ici car le sujet et vaste et demande des explications qui sont bien précisées par Manu Akshobia que je remercie à ce sujet.

            La plus grande astuce du diable est de nous faire croire qu’il n’existe pas !!

  2. 3 décembre 2016 @ 20 h 03 min Daniel

    Bonjour

    Pour information Sur le symbolisme de Kali :

    Voir d’abord l’image : http://gnosticwarrior.com/wp-content/uploads/2015/08/Kali-yuga.jpg

    Kali, la Puissance du Temps

    La caractéristique de la nuit suprême est son éternité .Elle représente la puissance transcendante du temps Maha Kali que l’on appelle aussi l’origine (1) (Adyâ), ou la première (Prathamâ).
    Note : 1 : origine, vient de or-igin : moment qui engendre.

    Conçue comme une divinité, la puissance du temps est représentée par une déesse, épouse de l’aspect de Shiva appelée le temps transcendant (Maha-Kâla).
    Le temps (Kâla) est ce qui désintègre tout .Il représente l’aspect cosmologique de Shiva, le Destructeur ». Je suis le temps toujours enclin à détruire les mondes » dit l’Etre cosmique de la Bhagavad Gîtâ. Kâli le féminin de Kâla (le temps), représente l’énergie, la puissance du temps.

    L’image de Kali
    Le Kali Tantra décrit l’image de Kali :
    « Effrayante à voir, son rire découvre ses dents terribles. Elle se tient debout sur un cadavre. Elle a quatre bras. Ses bras tiennent une épée et une tête coupée et font le geste d’éloigner la crainte et de donner .Elle est la déesse bénéfique du sommeil, compagne de Shiva. Nue vêtue d’espace, la déesse resplendit. Sa langue pend hors de sa bouche. Elle porte un collier de têtes de morts .Telle est la forme digne de méditation, de la puissance du temps, Kâli qui réside près des bûchers funéraires.

    Le cadavre
    Kâli est la nuit suprême qui dévore tout ce qui existe. Elle n’à donc comme support que le non-être, le corps de l’univers détruit .Aussi longtemps que la puissance qui donne la vie à l’Univers reste prédominante, elle est bénéfique (Shivâ). Mais lorsqu’elle est sans force, l’Univers n’est qu’un corps sans vie .C’est pourquoi les Tantra-s disent que sans le « i » qui est symbole de sa puissance le seigneur de la vie (Shivâ) n’est qu’un cadavre (shava).Il retombe au seul pouvoir du temps éternel.
    Lors de la destruction universelle, la puissance du temps, la puissance de destruction est la seule chose qui reste.
    On la représente debout sur les débris de l’Univers en ruine, étendu, impuissant comme un mort.

    L’aspect effrayant
    A la fin du combat, quand le vainqueur achève son ennemi et demeure seul sur le champ de bataille, il ne peut inspirer d’autre sentiment que de la crainte. Qui oserait le regarder en face ? C’est ainsi que Kâli inspire la terreur .Son aspect effrayant symbolise son pouvoir de destruction sans limite.

    Le rire
    Le conquérant rit dans son triomphe .Ce rire est l’expression de son pouvoir absolu sur tout ce qui existe. Il se moque de ceux qui, dans leur folie ou leur vanité espèrent lui échapper ;

    Les quatre bras
    Les quatre bras de Kâli représentent les quatre directions de l’espace, identifiées au cycle complet du temps. La puissance absolue est souvent indiquée par les quatre points cardinaux. Kâli se dresse avec ses quatre bras comme l’image de l’accomplissement de toutes choses et de son empire absolu sur tout ce qui existe. Dans le langage étroit du symbolisme les quatre bras représentent toujours la souveraineté. C’est également le sens du symbole de la croix
    Note : nous avons donc les cinq sacrés ou le cinq sacré, les cinq points, les quatre attributs de la divinité qui est au centre. Nous pouvons y voir aussi les six axes vus de haut, la verticale (dessus, dessous) étant dans ce cas le point central. (Voir les six axes)

    L’épée
    L’épée est la puissance de destruction

    La tête coupée
    Le guerrier conserve comme un trophée la tête de sa victime. Le trophée montre aux vivants le sort qui les attend. La tête coupée dans la main de la déesse rappelle aux vivants que rien n’échappe à la toute-puissance du temps.

    La main qui éloigne la crainte
    Aussi longtemps que les choses existent on craint leur destruction. La crainte est inhérente à toutes les formes de l’existence. La crainte est la loi de tout ce qui existe.
    « C’est par la crainte de lui que le feu brûle et que le soleil brille »
    (Katha Upanishad, 2,3, 3). Tout ce qui a une limite craint ce qui est au-delà de cette limite. Seul le temps absolu (Mahâ Kâla) qui pénètre partout et n’a pas de limite, ne connaît pas la peur.
    Les Upanishads disent que lui seul qui existe au-delà de l’Au-delà, existe sans la crainte. Kâli, la puissance du temps, qui détruit tout, incarne toutes les craintes, mais reste
    elle -même au-delà de la crainte .Elle seule qui ignore la crainte , peut en protéger ceux qui l’invoquent .Ceci est le sens du geste qui éloigne la crainte.

    La main qui donne
    Tous les plaisirs du monde sont transitoires, toutes les joies humaines ne sont qu’ne perception vague et temporelle de la vraie nature de l’être qui est le bonheur.
    De telles perceptions ne durent pas. Elles sont aussitôt voilées par la douleur.
    Le vrai bonheur ne peut exister que dans ce qui est permanent. Seule la puissance du temps est permanente, seule elle peut donner le bonheur. C’est pourquoi Kâli est la dispensatrice du bonheur. Ceci est représenté par la main qui donne.

    Le collier de têtes de morts
    La vie et la mort sont inséparables, il n’y a pas de vie sans mort, pas de mort sans vie.
    Il doit donc exister une base commune de la vie et de la mort. Kâli est la félicité suprême qui soutient les vivants et les morts. Elle est le seul secours des vivants. Le seul recourt des morts. Toute vie repose sur elle ainsi que tout ce qui subsiste après la mort.
    La mort n’est pas une annihilation totale et immédiate. Les morts laissent derrière eux une trace qui repose sur la puissance du temps. C’est pourquoi on la représente portant sur son sein un collier de têtes de morts. Ces têtes furent un jour des centres de vie . Abandonnés par elle, ils sont l’image même de la mort.

    La nudité
    L’univers qui est créé et soutenu par le pouvoir éternel du temps est aussi son voile.
    « L’ayant créé, il y entra ». Lorsque l’Univers est détruit, la puissance du temps reste nue, sans voile. C’est pourquoi la déesse est vêtue d’espace (digambarâ) ayant le vide immense de l’espace comme seul vêtement.

    Le bûcher funèbre
    On la rencontre auprès du bûcher funèbre des mondes détruits. C’est là seulement qu’on peut l’atteindre. C’est pourquoi on dit qu’elle hante les bûchers funèbres

    La couleur noire
    Kâli est noire puisqu’elle incarne la tendance (Tamas) vers la dispersion, vers l’obscurité. Mais pourquoi « l’énergie primordiale » de qui le soleil et la lune sont les yeux « et » par la splendeur de qui le monde est illuminé est-elle représentée comme noire, noire comme les nuages sombres et terribles de l’heure de la destruction ?
    On répond qu’elle est noire parce qu‘elle est l’énergie ultime dans laquelle toutes les distinctions disparaissent. Par la puissance du temps toutes les couleurs se dissolvent, toutes les formes retournent à l’informel dans l’obscurité omniprésente de la nuit éternelle. » Réf : Le Polythéisme Hindou p 413, 414,415, 416,417, Ed Buchet Chastel

    Note : excellent livre sur le sujet : Le Polythéisme Hindou de Alain Danielou

    https://www.amazon.fr/polytheisme-hindou-DANIELOU-ALAIN/dp/B0058G1ZW8/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1480787189&sr=1-2&keywords=Le+Polythéisme+Hindou

    Voir aussi Le Kali Yuga de notre époque

    Réf : http://tantra.fr/yoga/AnticModern.htm

    Note : j’adore la photo du swami avec son gsm et sa clope !!

    Faites les liens avec les autres textes sur le sujet

    Répondre

    • 4 décembre 2016 @ 10 h 32 min Manu Akshobhia

      Merci pour tous tes commentaires judicieux, mon but initial n’était pas de me perdre dans trop de détails pour ne pas alourdir l’article, mais de le faire dans les commentaires permet d’enrichir toute l’information. Alain Danielou est définitivement une bonne référence.

      Répondre

      • 5 décembre 2016 @ 23 h 08 min Daniel

        Bonjour Manu

        Merci pour ton appréciation, je dois avouer que c’est la première fois que je peux partager ma modeste expérience et mes informations sur ce sujet délicat.
        Il faut ajouter qu’en lisant tes explications, je me suis dit que c’était le bon moment de partager nos expériences sur ce sujet.

        Pour dire encore quelques mots sur la magie noire de « l’ordre noir »: lire l’excellent livre :

        Histoire d’un Allemand :

        https://www.amazon.fr/Histoire-dun-Allemand-Souvenirs-1914-1933/dp/2742751513/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1480885116&sr=1-1&keywords=Histoire+d’un+Allemand

        L’auteur dit ces mots terribles si je me souviens, bien avec mes propres mots : L’avènement du nazisme a permis que réapparaissent les pulsions les plus noires de l’être humain, celles que la civilisation avait soigneusement empêchées de se manifester.
        Et personne en Allemagne comme en Europe n’a rien vu venir, c’est arrivé sournoisement et puis il a été trop tard pour arrêter ce qui avait été mis en mouvement.

        Mais Le Kali Yuga de notre époque manifeste aussi de remarquables changement dans les consciences qui se rapprochent de la conscience planétaire .Et ceci par des diverses « cultures » d’aliments en accord avec la biosphère.

        Voir le film : Demain

        Répondre

      • 5 décembre 2016 @ 23 h 11 min Daniel

        oups , je ne sais pas comment j’ai cliqué pour mettre l’écran du film, je voulais mettre le lien !!

        Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.