Tenir le feu dans ses mains

« S’embraser de colère ?… Embrasser la colère ! »

 Par excellence, l’émotion est la preuve manifeste de l’indéniable corrélation existant entre notre corps, notre esprit et notre cœur.

Que l’angoisse et la peur viennent à ébranler nos pensées que déjà nous percevons un frisson glacé parcourir notre peau, froisser et figer notre visage, puis suspendre et couper notre souffle.

Que la joie et le plaisir viennent à colorer nos idées que déjà nous ressentons une vibration euphorique soulever notre corps, éclairer et illuminer notre sourire, puis animer et égayer notre voix.

Que l’irritation et la colère viennent à échauffer notre esprit que déjà nous éprouvons une fièvre élever notre température, crisper et empourprer nos traits, puis activer et intensifier notre pouls.

 Photo texte 1

L’émotion transperce, traverse, bouscule et bouleverse chacune des dimensions de notre être, infusant parfois en nous l’impression de n’être plus rien d’autre que le jouet de cette émotion qui s’emparerait complètement de tout ce que nous sommes.

Cette sensation déstabilisante nous entraîne alors à rechercher les moyens de réinvestir notre place de sujet afin de regagner un contrôle de nous-mêmes qui nous semblait perdu.

A travers l’équanimité qu’ils tendent à nous faire expérimenter, le Yoga et la méditation nous paraissent être les solutions au chaos émotionnel dans lequel nous nous sentons trop souvent plongés et plombés.

Et dans la mesure où nous parvenons à nous approprier ces pratiques comme des outils de connaissance de soi, nous pouvons effectivement – grâce à elles – réussir à trouver la réponse aux questions que nos émotions soulèvent en nous.

Mais alors… au jeu des émotions, que se passe-t-il lorsque nous tirons la carte de la colère ?…

***

 yogi en colère

Elle est là cette colère. Couvante et couvrante. Sourde et lourde. Éreintante et écrasante.

Elle est là et tu as beau la nier, l’ignorer, la repousser, la rejeter, … elle est là.

Et comme une vague acharnée, déchaînée d’être incessamment projetée au large, plus tu la refoules avec véhémence, plus elle resurgit à ta surface avec violence.

Le feu ardent de ses flammes te grignote de l’intérieur. Sourdement, sournoisement, subrepticement.

Tu sens sa langue brûlante venir cuire ton foie, puis ton estomac, ton intestin, puis tes reins, et jaillir jusque dans tes poumons dont le souffle se raccourcit de plus en plus, puis jusque dans ton cœur dont les battements s’accélèrent de loin en loin.

Monte alors en toi la crainte que cette colère ne vienne à t’avaler tout entier, que ses braises ne viennent à te rougir et à te manger tout le visage, que son écho ne vienne à hurler et à déglutir au-delà de ta gorge, que son ardeur ne vienne à t’emporter corps et âme dans son incontrôlable bûcher, que son pouvoir ne vienne à engloutir ton destin jusqu’à l’assujettir à se réduire à elle : « Tu es colère et tu resteras colère »…

Tu la sens fondre sur toi et en toi au point de te confondre avec elle. Mais tu n’es pas elle.

Elle est là, en toi. Mais elle n’est pas toi.

Ton issue de secours se trouve juste derrière la porte de cette confusion dont tu détiens toi-même les clés. N’attends pas que ta colère te mette hors de toi-même pour décider enfin de la délivrer !

Plus tu la tiens, plus tu la retiens, plus tu la contiens, et plus elle fulmine, te contamine et te domine.

Chaque fois que tu la bâillonnes pour l’empêcher de te dévorer, tu l’affames un peu plus, alimentant ainsi son désir de te conquérir.

Chaque fois que tu cherches à la faire taire, tu amplifie sa voix qui aboie et rugit hors de toi.

Chaque fois que tu l’enterres, tu l’autorises à creuser de sombres tunnels au plus profond de toi-même.

Alors écoutes-la, cette colère. Laisses-la s’exprimer librement avant qu’elle n’éclate intérieurement, faisant de toi la victime de son implosion ; ou extérieurement, abîmant tous les êtres présents dans le périmètre de son explosion.

Même si ses stratégies pour te posséder sont machiavéliques, tu as l’intelligence supérieure de ne pas tomber comme un pion dans ses pièges et ses filets.

Photo texte 3 avec traduction en légende

S’attacher à la colère c’est comme empoigner un charbon ardent avec l’intention de le jeter à quelqu’un d’autre; vous êtes celui qui est brûlé.

Inlassablement puis de plus en plus impatiemment, tu vas chercher toutes les solutions pour te débarrasser de cette émotion cannibale qui t’encombre et t’accable. Prêt à tout pour attaquer et achever une fois pour toute cette colère qui te gagne jusqu’à t’y perdre…

Mais s’il te plaît, arrêtes-toi de chercher à savoir comment la canaliser !

Cesses de gaspiller ton énergie à lutter contre la sienne. Baisses tes armes, essuie tes larmes, suspends ton combat et assieds-toi.

Ne la punie pas d’exister et ne te punie pas de l’éprouver.

La solution n’est pas dans une guerre à livrer contre elle ou – pire ! – contre toi-même.

Mépriser ton émotion ne la fera pas disparaître et t’efforcer à la maîtriser ne la fera pas se soumettre.

S’il te plaît, cesses d’être dans l’urgence à te débarrasser de cette colère !

Prends plutôt le temps de l’écouter et de l’observer. C’est en elle-même qu’elle contient son propre antidote.

Oui, observes ta réponse à cette colère.

Ressens-tu à quel point elle a la capacité de s’auto-entretenir en devenant son propre engrais ? Tu es en colère et tu es en colère d’être en colère et plus tu refuses d’être en colère, plus tu te mets en colère afin de ne plus l’être et…

Stop ! Cette voie est sans issue, tu n’avanceras pas plus loin. Reviens sur tes pas, retournes à la case départ et empruntes un autre chemin.

Prends plutôt le temps d’écouter et d’observer ta réponse à la colère. Sors de l’autarcie qui t’emprisonne dans ta propre colère pour aller explorer celle de l’autre.

Face à la colère de l’autre, que ressens-tu, toi ?

Réponse A / tu ressens de la colère – tu deviens un miroir : tu t’irrites, t’échauffes et t’énerves face à l’autre.

Réponse B / tu ressens de la peur – tu deviens un paravent : tu te fermes, t’enfuis et te caches loin de l’autre.

Il est possible que, selon les situations, ta réponse varie.

Mais il est impossible de prévoir à l’avance ce que tu ressentiras. Tu lances les dés et tu avances ton pion à tâtons sur le plateau ascensionnel de tes émotions.

Jusqu’au jour où… au hasard d’une partie inédite, tu comprends…

Soudain, contre toute attente, jaillit en toi une réponse qui ne t’était jamais parvenue auparavant…

Face à la colère de l’autre, tu comprends que la réponse ne se trouve ni dans la colère (réponse A), ni dans la peur (réponse B). Il existe un passage secret…

Un indice… : Réponse C / tu ressens de l’Amour – tu deviens un aimant : tu t’approches de l’autre pour le prendre dans tes bras et le consoler.

Et alors… le feu de sa colère, parce qu’il a obtenu la réponse au manque et au besoin qui l’avaient généré, peut enfin s’apaiser, puis s’éteindre.

Photo texte 4 avec traduction en légende

La colère ne s’arrête pas d’elle même, seul l’amour véritable la fait disparaitre

***

Notre pratique de Yoga nous apprend à orienter notre regard au-dedans de nous-mêmes afin de développer une écoute fine et juste de notre corps, de nos sensations, de notre souffle, de notre esprit, de notre cœur, de nos émotions, … de nous-mêmes… et de l’autre…

Et nous avons alors toutes les cartes en main pour mener la plus belle partie de notre vie.

Nous avons le meilleur jeu. Surtout, n’échangeons aucune carte. N’essayons même pas de revendre notre colère contre un Joker. Nous aurions plus à perdre qu’à gagner.

Prenons plutôt la chance d’écouter notre colère, d’observer ses contours, ses détours, sa couleur, sa profondeur.

Reconnaissons les peurs souterraines qu’elle cache en criant plus haut et plus fort que les craintes qu’elle cherche à enfumer et étouffer.

Reconnaissons les manques cicatriciels qu’elle masque en dérobant notre attention vers les outrages superficiels qu’elle dénonce.

Reconnaissons le besoin abyssal qu’elle maquille sous ses traits outranciers – dents serrées – poings fermés, préférant maintenir enfermé son secret plutôt que le livrer…

Enfin, reconnaissons la solution véritable que dissimule notre colère dans son noyau…

Utilisons l’incandescence de son feu pour dissoudre l’écorce glacée des injustices blessantes et autorisons celles-ci à s’écouler sur l’incendie de rage qu’elles avaient elles-mêmes provoquer.

Utilisons l’ardeur des flammes de cette colère pour faire fondre les barreaux de notre cage thoracique qui retiennent notre cœur prisonnier et laissons ainsi notre diaphragme sillonner librement la vallée de nos poumons.

Utilisons enfin la chaleur de cette émotion pour nous diluer tout entier dans notre vulnérabilité.

Et embrasser tout ce que nous sommes plutôt que nous embraser pour tout ce que nous ne sommes pas.

La réponse à la colère n’est pas dans une guerre à livrer contre elle, contre le monde, contre nous-mêmes. La réponse est dans la paix à délivrer avec nous, avec elle et l’Univers tout entier.

La réponse à la colère n’est ni dans ce qui divise (Réponse A / la colère), ni dans ce qui éloigne (Réponse B / la peur). La réponse est dans ce qui nous relie et nous réconcilie à l’autre et à nous-mêmes (Réponse C / l’Amour).

La réponse est ni dans le combat, ni dans la fuite. La réponse est simplement là, dans la solution instinctive de la consolation.

Marie Ghillebaert

Pour aller plus loin, lire l’excellent ouvrage de Thich Nhat Hanh sur la colère et sur sa transmutation en sagesse. Cliquez sur la photo

Marie Ghillebaert

À Propos de Marie Ghillebaert

Marie a étudié la sociologie et l’ethnologie. L'humain l'intéresse. Elle étudie, pratique et transmet le Yoga avec enthousiasme. Après avoir suivi une formation Viniyoga avec Claude Maréchal, elle a été diplômée ETY et elle est à présent enseignante IFY . Au cours de plusieurs stages, elle a reçu l'enseignement de Michèle Lefèvre (Yogamrita) en Yoga et Ayurveda. Considérant qu'elle a encore tout à apprendre, elle fait de chaque voyage en Inde l'occasion de développer son expérience et sa connaissance du Yoga en suivant des enseignements de différentes traditions. Le Yoga qu'elle transmet est ainsi le fruit des diverses inspirations qui l'épanouissent dans sa pratique personnelle et qu'elle a à cœur de partager avec ses élèves à Lille et dans les Flandres



'« S’embraser de colère ?… Embrasser la colère ! »' have 15 comments

  1. 10 octobre 2015 @ 7 h 34 min Michèle

    Merci Marie. Tu maries à merveille la magie des mots et la profondeur du contenu, toujours percutant. Namaste!

    Répondre

    • 11 octobre 2015 @ 21 h 24 min Marie

      Merci beaucoup Michèle pour cette intention qui me touche beaucoup !
      Au plaisir de te retrouver bientôt je l’espère, je t’envoie mes meilleures pensées.
      – Om Shanti –

      Répondre

    • 12 octobre 2015 @ 12 h 33 min Kaivalya

      Marie elle fait chanter les mots, comme les poètes.

      Je chante aussi mais des Kirtans, si on était de la même région on pourrait faire une soirée Kirtans. Peut-être un jour lors d’un rassemblement YogaNova.

      Répondre

      • Yoganova

        12 octobre 2015 @ 17 h 32 min Yoganova

        @ Kaivalya
        Ce serait avec plaisir et j’espère bien que nous organiserons un rassemblement YogaNova dans quelques temps. C’est encore un peu tôt, le site étant encore jeune ! 😉 Vous chantez des Kirtans ? Jouez-vous aussi d’un instrument ?
        Sinon vous avez raison, Marie est une poétesse qui s’ignore.

        Répondre

        • 12 octobre 2015 @ 18 h 24 min Kaivalya

          Oui je m’accompagne avec un harmonium Indien. Depuis peu je prends des cours de guitare et je commence l’accompagnement à la guitare.
          Une fois par mois nous nous réunissons à Nice des amis du Yoga et moi et nous chantons des Kirtans un après midi. C’est un bon moment de partage et d’ouverture (du cœur).

          Répondre

          • 12 octobre 2015 @ 22 h 59 min Marie

            Je suis heureuse de savoir que vous pratiquez le Kirtan avec vos amis, Kaivalya !
            Je me joindrai volontiers à vous si la distance géographique n’y faisait pas obstacle (mais il doit bien y avoir un siddhi d’ubiquité non ? Il va falloir que je pratique encore beaucoup pour le développer… 😀 ) !
            En plus, le chant, c’est exactement ce qu’il me faut ! (il paraît qu’il faut que je travaille sur mon Vishuddha Chakra… n’est-ce pas YogaNova ? 😉 )
            Au plaisir de vous lire et peut-être de vous rencontrer, je vous souhaite une très belle soirée, Kaivalya ! :)

          • Yoganova

            13 octobre 2015 @ 9 h 27 min Yoganova

            @ Marie, tu as dis « mais il doit bien y avoir un siddhi d’ubiquité non, »
            Oui tout à fait, Padre Pio par exemple avait le don de bilocation, autrement dit de se trouver à deux endroits au même moment.
            Cela parait vraiment étrange voir totalement scandaleux pour un esprit rationnel et pourtant il y a de nombreux témoignages comme ceux là:
            http://www.padrepio.catholicwebservices.com/FRANCAISE/bilocazione_Fran.htm
            Alors Marie, plus d’excuse pour ne pas aller au Bhajans/Kirtans de Kaivalya. 😉

          • Yoganova

            13 octobre 2015 @ 9 h 30 min Yoganova

            Kaivalya, je passe souvent du coté de Nice, si cela coïncide avec un Kirthan je me ferais un plaisir de participer. Il y a des dates déjà définies ?

          • 13 octobre 2015 @ 19 h 11 min Kaivalya

            Oui demain. La prochaine ça serra dans un mois, je vous donnerai la date dès que je la connaitrai.
            Ça sera une joie de vous accueillir.

  2. 11 octobre 2015 @ 18 h 07 min Kaivalya

    Merci Marie, beau texte.

    Celui qui se met en colère demande en fait de l’Amour, alors pourquoi lui donner autre chose.

    Répondre

    • 11 octobre 2015 @ 21 h 37 min Marie

      C’est exactement ça, Kaivalya ! Le tout est de laisser émerger cela à notre conscience… Ensuite, cette réponse la plus adéquate qu’est l’Amour vient apaiser et cicatriser la brûlure du feu de la colère qui en réalité abîme encore davantage celui qui l’éprouve que celui à qui elle est destinée…

      Répondre

  3. 13 octobre 2015 @ 11 h 55 min pascale.stoven@drjscs.gouv.fr

    Touchée, vraiment touchée, pas coulée :-) ton texte parle d’émotions que je connais bien et il est en même temps il est tellement optimiste.
    A lire et à relire sans modération. Merci et bises à toi. Pascale

    Répondre

    • 14 octobre 2015 @ 21 h 27 min Marie

      Bonsoir Pascale,
      Ca me fait plaisir de te lire ici et je suis heureuse que ce qui est écrit ici fasse écho en toi… Je crois que ce que l’on croit être des défauts recèle en fait aussi des trésors, ne serait-ce que tout ce que nous avons à y apprendre et à y comprendre de nous-mêmes et des autres. Et, selon moi, lorsque l’on commence à ressentir de la compassion envers nos manques et nos excès, nous nous permettons aussi de développer cette compassion envers les êtres qui nous entourent. Et, en parallèle, en découvrant le sentiment de compassion envers autrui, nous nous autorisons alors à l’éprouver également pour nous…
      Au plaisir de te lire, et peut-être même de te voir, Pascale. :)

      Répondre

  4. 15 février 2016 @ 21 h 40 min Akshaya

    Je prends le risque d’être poursuivi pour plagiat 😉 , je répète (sans recopier) tous les commentaires élogieux à propos de cette « auto-psy » descriptive de la colère trop souvent expérimentée.
    Bravo ! et Merci !

    Répondre

    • 17 février 2016 @ 14 h 08 min Marie

      Merci Akshaya c’est gentil ! Si quelqu’un vous poursuit pour plagiat, j’en prendrai l’entière responsabilité, promis ! :)

      Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
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Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.