Femme pratiquant le yoga presque nue

So Hot le Yoga ! Comment l’industrie du désir déstructure son image pour mieux le récupérer

Ouvrons notre cœur à ce qui peut arriver», «Allumer sa petite flamme intérieure»,«Vulnérable et forte»… En plus d’avoir l’air de sortir d’un bouquin de Paulo Coelho, ces petits mantras, issus de l’Instragram de Stretchylicious, ont la particularité d’illustrer des photos vachement plus sexy que L’Alchimiste. Parfois nue, parfois en talons aiguilles, mais la plupart du temps en string et microsoutien-gorge, cette aspirante prof de yoga poste régulièrement à ses 15.000 abonnés ses postures les plus spectaculaires. Namasté, mais à l’arrivée, ça ressemble quand même un peu à un calendrier de routier (certes qui mangerait du kale).

Capture d'image du compte Instagram Stretchylicious

Capture d’image du compte Instagram Stretchylicious, on est assez loin des Yoga Sutras, il faut le reconnaitre…

Attention, on n’a rien contre la nudité (surtout pas) ni l’érotisme (encore moins) mais on s’étonne quand même un peu de sa collision avec le yoga et sa spiritualité millénaire. Pourtant, sur Instagram, en pleine vague des postures selfies, les yogis sont de plus en plus nombreux(ses) à poster leurs asanas en mode Anaconda (la chanson de Nicki Minaj,pas le petit surnom de Thierry Henry). Des poses ultra-sensuelles, qui privilégient les écrasements faciaux, la flexibilité quasi inhumaine et les angles sur les fesses en liberté. Vous imaginiez encore que faire du yoga, c’était s’habiller en orange pour manger des graines dans des bols tibétains? Ohm que non. Aujourd’hui, le yoga vous promet d’atteindre vraiment le nirvana.

#YOGAPORN

Une leçon de yoga dans un jardin bucolique. Une jeune femme blonde s’étire, sous le regard et les mains attentives de son coach personnel. Elle entame une posture classique du yoga, le downward facing dog ou chien tête en bas: une pyramide, les mains et les pieds au sol, le bassin levé. Une profonde inspiration, et la jeune yogi se voit arracher son yoga pants afin de recevoir les précieux fluides corporels de son maître (et de passer à des postures plus proches du Kamasutra que de la première série d’ashtanga). Cette vidéo, «Sexy Yoga with Mia Malkova» –une actrice porno réputée pour sa grande souplesse– a été vue plus de 10,6 millions de fois sur Pornhub. Et des cours de yoga qui dérapent, il y en a de plus en plus sur les tubes. Rien que sur Pornhub, on pouvait trouver 1.045 vidéos hashtaguées yoga (dont ses déclinaisons telles que yogapants, naughtyyogainstructor ou yogaorgy) en 2015, selon Alex Klein, l’attaché de presse de la plateforme.

Et s’il n’y a pas de profil type du fétichiste du yoga, ce sont surtout les millenials qui veulent renforcer leurs bandhas (ils sont deux fois plus nombreux que leurs aînés à chercher ces vidéos). «Cela reste une niche mais on sent un frémissement pour ces vidéos,constate Gerome Lorenzo, journaliste à Hot Video. Le porno a toujours été réceptif à ce qui se passe dans la société. Avant, il y avait un attrait pour le fitness. Dans les années 1970, c’était les joueuses de tennis. Aujourd’hui, c’est le yoga.» Avec 2,5 millions d’adeptes rien qu’en France, le yoga fait aujourd’hui partie du paysage, «ce qui permet un effet de réel immédiat, explique Stephen des Aulnois, du magazine en ligne dédié à la culture pornographique Le Tag Parfait. Un tapis, un legging et on sait où on est. C’est bien plus excitant qu’un scénario avec une soucoupe volante ou une planète inconnue».

Éloge du yoga pants

Et on voit bien dans ces vidéos (oui, on a dû faire un long travail de recherche) que finalement le yoga n’est qu’un prétexte: on ne dit rien mais elles sont quand même un peu limites niveau salutations au Soleil.

«L’intérêt de ces vidéos de yoga, confirme Gerome Lorenzo, c’est surtout la tenue: le yoga pants. Le déchirer, c’est comme déchirer symboliquement l’hymen d’une vierge. D’ailleurs, ce sont surtout de très jeunes femmes que l’on voit dans ces vidéos. Par ailleurs, c’est un vêtement qui permet de voir les contours du corps sans le voir nu. Il existe même des séquences où les filles portent juste un yoga pants et ne font rien à part se pisser dessus.»

Rien que sur Instagram –hormis Jen Selter, son «plus beau cul du monde» moulé dans un pantalon de yoga et ses 8,2  millions d’abonnés–, on trouve 1 million de posts hashtagués yogapants. Et le compte de Yogapantchiks (où les filles ne font même plus semblant de faire du yoga, ni parfois de porter un legging) compte près de 600.000 abonnés.

La faute aux Beatles

Du downward facing dog au doggy style? Dans son clip «Yoga» sorti en avril, Janelle Monáe, entourée de danseuses en yoga pants et en talons hauts, n’hésite pas à demander à son partenaire Jidenna: «Baby bend over, let me see you do that yoga» («Bébé, penche-toi en avant, laisse-moi te regarder faire ce yoga»). Bien réceptif grâce à ses chakras super-ouverts, Jidenna répond: «So when she downward dog I jump up on her»(«Quand elle a fait le chien tête en bas, je lui ai sauté dessus»).

Pratiquer le yoga nous rendrait donc hautement désirable. En 2014, une vaste enquête de Ok Cupid, le Meetic US, a recensé les termes qui rendaient un profil attractif. Le yoga arrive en deuxième position chez les hommes (après le surf), en troisième chez les femmes (après New York et Londres). Certes, cela peut présager d’une relation plus détendue, mais pas que. «L’idée selon laquelle le yoga est une émancipation sexuelle, qu’il permet de rechercher le plaisir et d’augmenter les prouesses sexuelles est certainement un développement moderne», explique Andrea Rene Jain du Department of Religious Studies de l’université d’Indiana (1). Une dimension aphrodisiaque du yoga, qui a tout pénétré, des magazines santé aux salons de massage.

Tara Stiles, cette ancienne Top Model est devenue en quelques années une des égéries du Yoga Business moderne. Largement sponsorisée par de grosses entreprises comme Reebook ou le magazine Vogue, elle représente pour certains tout ce qui ne va pas dans l'industrie du Yoga aux US. Pour d'autres elle est trop sympa, trop "cute" et les critiques ne sont que des jaloux un peu 'loosers".

Tara Stiles, cette ancienne Top Model est devenue en quelques années une des égéries du Yoga Business moderne. Largement sponsorisée par de grosses entreprises comme Reebook ou le magazine Vogue, elle représente pour certains tout ce qui ne va pas dans l’industrie du Yoga aux US. Pour d’autres elle est trop sympa, trop « cute » et les critiques ne sont que des jaloux un peu ‘loosers ». On l’admire ici dans une de ses positions de méditation préférée…

La faute à qui? Notamment aux Beatles qui, en pleine période hippie et révolution sexuelle, reviennent d’Inde avec, dans leurs bagages, une version aussi parcellaire que séduisante du yoga et du tantrisme. «Dans les années 1970, plusieurs gourous ont profité de la contre-culture pour introduire et populariser des types de yoga qui transgressaient les normes, notamment celles qui concernaient le sexe et le genre», poursuit Andrea Rene Jain.

Tantra et méditation

Un malentendu renforcé au début des années 1980, quand Osho, un mystique contemporain parti d’Inde arrive aux États-Unis pour fonder son mouvement. Là, il y acquiert le surnom de Sex Guru (même après plusieurs scandales sexuels), inspire le mouvement New Age et démocratise le tantra: «Quand on a ramené ça en Occident, on n’en a gardé que l’idée d’un super-orgasme alors que la partie sexuelle ne représente qu’un dixième de la philosophie tantrique, regrette Heberson Oliveira, prof dans plusieurs centres parisiens et créateur de l’appli Sex & Yoga. Le but du tantra, c’est surtout ne pas violenter son corps, ni exercer de violence. Et d’arriver à la méditation.»

Mais réussir à rester des heures à faire le vide sur son troisième œil, ce n’est pas ça qui fait tourner un centre de yoga ni un compte Instagram. La promesse érotique plus bankable s’est, elle, infusée partout et même dans les cours de yoga. C’est ce que décrit Summer Chastant dans sa web série «Namaste, Bitches», en cours de diffusion. Dans l’épisode 3, Sacred Space, cette ex-prof de yoga qui y joue son propre rôle s’agace après avoir été pressurisée par sa boss pour bien fidéliser la clientèle: «Je ne vais pas agresser sexuellement mes élèves pour qu’ils reviennent comme si j’étais une putain de strip-teaseuse!» «Je voulais raconter l’atmosphère très physique et parfois sexuellement chargée d’un cours, nous débriefe Summer Chastant. Travailler comme prof de yoga, cela signifie travailler avec beaucoup d’élèves différents et constamment toucher les gens.»

Dessine-moi un serpent

N’empêche que tous ceux qui font du yoga le savent: une pratique régulière améliore, quand elle ne la transforme pas, la vie sexuelle. D’une part grâce à des techniques de respiration, de contractions autour du périnée mais aussi par la stimulation de la Kundalini.

«Cette énergie vitale est représentée par un serpent lové dans le bas de la colonne vertébrale, au niveau du sacrum, détaille Heberson Oliveira. Et cette énergie est d’ordre sexuel. C’est très semblable à la libido. Mais comme cette dernière, même si elle est de nature sexuelle, elle n’est pas forcément à dépenser par le sexe. Elle peut aussi servir à aller mieux, à désirer plus, à écrire, à être plus en forme…» 

Étonnamment, Stretchylicious (Lindell Nyuttens dans la vie civile et aspirante prof de yoga) nous explique que ses posts très kama yoga sur Instagram ne disent pas autre chose:«Les postures se font avec le corps, ce même corps qui véhicule l’érotisme ou la sensualité, mais elles ne sont qu’un outil pour arriver à une paix intérieure.» Sauf que la paix intérieure est parfois difficile à atteindre à la vue de ces corps parfaits en équilibre (en vrai, ça fait mal à la rétine). Une inquiétude soulevée notamment par Andrea Manitsas, prof de yoga basée en Californie, qui s’émouvait en novembre 2015 sur le blog des Yoganonymous –ils sont légion– que ces images puissent créer de nouveaux complexes.

«Je me fiche que les personnes qui ont un corps “parfait” partagent beaucoup trop d’images d’eux et de leurs asanas. Je fais ma part en ne les suivant pas sur Instagram,nous explique-t-elle deux mois plus tard. Mon problème est que nous sommes coincés dans la poursuite du corps parfait, qui doit être aujourd’hui absurdement flexible et fort comme si c’était la combinaison magique pour une plus grande spiritualité. C’est vraiment du bullshit. Le potentiel du mental, ça, c’est putain de révolutionnaire!» 

Et en plus, on n’a pas fait plus puissant pour doper sa vie sexuelle.

Article publié par le magazine Slate
Merci à Marie pour le partage.



'So Hot le Yoga ! Comment l’industrie du désir déstructure son image pour mieux le récupérer' have 28 comments

  1. 16 février 2016 @ 14 h 15 min Leboutte

    Dans la salle d’attente de l’ostéopathe (qui est souvent en retard), je sors un livre sur le yoga. J’ai vu mon voisin masculin avoir les yeux qui brillent et me regarder en coin avec un sourire qui ne laissait planer aucun doute. Je suis tout-à-fait d’accord avec cet article.

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  2. 16 février 2016 @ 16 h 59 min Akshaya

    Disons que c’est à ce genre d’actualité que l’on peut se situer sur l’échelle de la Conscience.
    Est ce qu’un sadhu de la Kumbh mela nous inspire autant que ce « style yoguique » pour entamer ou approfondir sa quête ?

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    • 16 février 2016 @ 18 h 40 min Nagesh

      J’espère bien Akshaya, le saddhu c’est le renoncement au monde, le « style yogique » une exploitation outrancière du yoga..

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  3. 17 février 2016 @ 10 h 44 min Eve-Anne / votreyoga

    Tout en étant d’accord avec le sujet, je me demande s’il est vraiment nécessaire d’en rajouter une telle couche…

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  4. 17 février 2016 @ 13 h 43 min Kaivalya

    Est-ce que quelqu’un connaitrait le nom, l’adresse, et éventuellement le numéro de téléphone de la fille ? Je cherche un nouveau prof. Le cas échéant si vous pouviez faire profiter les copains ….. :) :) :) :)

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    • 17 février 2016 @ 18 h 17 min Nagesh

      Comme dirait Sivananda ce n’est qu’un sac de viande et de détritus comme le sont tous les humains et les animaux. La notion même de beauté s’étiole lorsqu’on progresse vers la libération donc vers le Soi. Cela dit yoganova tourne un peu en rond avec ce genre d’article.

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      • 17 février 2016 @ 18 h 26 min Akshaya

        Cher Nagesh, tu es le poil à gratter de Yoganova et grâce à toi, il ne cesse de s’améliorer :-)

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      • 18 février 2016 @ 12 h 06 min Kaivalya

        Bonjour Nagesh,

        Tu as dit :
        Début de citation
        La notion même de beauté s’étiole lorsqu’on progresse vers la libération donc vers le Soi.
        Fin de citation

        Mon expérience semble me montrer autre chose. A mesure que j’avance dans le pardon du monde et de mon ego, je vois le monde de plus en plus beau et mon ego de plus en plus con. Je pense que nous sommes dans un rêve que déroule notre ego, cauchemardesque, alors je comprends bien, c’est mon cas souvent aussi, qu’on puisse voir le monde comme horrible. Je pense qu’en dehors de notre ego le monde est neutre, c’est notre ego qui en fait quelque chose d’horrible. Nous pouvons projeter l’horreur ou le merveilleux, je dirais qu’à un certain niveau c’est un choix.
        La beauté en toute chose me semble faire progresser vers Kaivalya (libération), mais bon, Dieu seul sait où j’en suis sur le chemin qui m’élève vers Lui, moi je suis dans le rêve.

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        • 18 février 2016 @ 14 h 59 min Nagesh

          Bonjour Kaivalya

          La perception de la beauté notamment chez une femme ou un chat ou je ne sais quelle créature n’existe que dans le mental. Ce n’est qu’une interprétation personnelle d’une perception subjective d’un composé, lequel ordonné d’une telle façon, sera perçu comme attirant ou non; La Nature ou Maya utilise ce genre de stratagème pour attirer le mâle qui a des récepteurs plus développés que la femelle.

          Je considère donc que la beauté n’est qu’une interprétation personnelle mais qu’elle n’existe pas en tant que telle puisqu’elle est uniquement perception subjective, appréciation personnelle. Une « belle » femme n’est qu’un assemblage aligné d’orifices tous plus répugnants les uns que les autres sauf peut-être l’œil.

          Hors voir une « jolie » femme active simplement dans le cortex des récepteurs qui vont interpréter la vision afin de créer une réponse chez le mâle. En-dehors de cet aspect, la beauté de la création n’existe pas plus, la création n’est rien de plus qu’un assemblage des 4 Éléments dans diverses formes et manifestations.

          Alors au-delà de cet aspect encore, que reste-t-il, l’astral ? Oui c’est beau, très beau, mais c’est de l’astral, donc c’est pas la fin du voyage.. Après ? On rentre dans les mondes Archétypales où toute forme disparaît au profit de patterns géométriques.

          Ensuite on rentre dans le sans-forme où le Soi réside et où la notion même de beauté ne peut exister. Sivananda ne voyait en une femme qu’un assemblage de boyaux, de sang, de muscles, d’organes et de détritus et sécrétions diverses mis dans un sac de peau, et les orifices extérieurs pour les perceptions et les ouvertures vers l’intérieur; pourquoi n’a-t-il pas dit d’emblée que la femme était belle ? Hein ? Parce qu’il ne voyait plus ce monde tout simplement si on se rappelle que la beauté féminine est le premier piège et écueil qui maintient la créature humaine sur Terre..

          Il doit bien y avoir un autre terme que beauté arrivé à la fin de ce voyage, je propose: ravissement, à ce stade la beauté-même de la femme ne représente plus rien du tout, elle n’est qu’un facteur de reproduction animal chez l’humain.

          Néanmoins Kaivalya, si mon exposé ne vous parle pas, vous pouvez l’oublier. Ce n’est que ma compréhension des choses, pas une vérité absolue. Mais je la partage au moins avec Swami Sivananda.

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          • 18 février 2016 @ 16 h 59 min Kaivalya

            Bonjour Nagesh,
            Effectivement nous n’avons pas Sivananda vous et moi la meme vision du monde. Mais ce n’est pas grave.
            Bonne journee.

          • 7 avril 2018 @ 13 h 25 min Kaivalya

            Nagesh a dit :
            Début de citation
            Une « belle » femme n’est qu’un assemblage aligné d’orifices tous plus répugnants les uns que les autres sauf peut-être l’œil.
            Fin de citation

            Ca alors ❗ ❗ ❗ Quand je dirai ça à ma femme …. Quand je dirai ça à ma femme …. 😡 😡 😡

          • 8 avril 2018 @ 7 h 09 min Akshaya

            Le sujet semble inépuisable, offrant de multiples facettes, ainsi d’un article sur les postures de yoga, mais là en l’occurrence il s’agit d’avantage d’exhiber un corps dans le but de séduire plutôt que d’atteindre le nirvana, nous abordons la beauté de la forme.
            L’apparence a visiblement un rôle important à jouer, elle séduit ou répugne. La beauté est associée à Dieu et la laideur au diable.
            Au fil du temps l’art nous a transmis ce message. Parmi les grands Êtres qui se sont incarnés, a-t-on vu un seul d’entre eux venir nous délivrer un message et donc interpeller nos consciences en ayant pris la forme d’un Quasimodo ou d’une horrible sorcière ?
            Il ne me semble pas, ceci pour dire que dans le monde de maya, la beauté et la laideur ont leur « importance » et pour compliquer le tout, nous savons aussi que la séduction est une arme redoutable qui peut faire chuter n’importe qui, à moins d’être solidement ancré dans la réalité du Soi. C’est justement le propre de Maya, nous obliger a demeurer en éveil pour déjouer ses pièges.
            Comme disait un maître « c’est par l’adoration de la forme que tu pourras atteindre le sans-forme ». Autrement dit, pour atteindre le sommet de la montagne, l’ascension débute par un cheminement dans la plaine.
            L’humilité est la clé qui nous ouvrira les portes du royaume céleste, d’où ces paroles du Christ : »Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ».

    • 17 février 2016 @ 19 h 33 min Kaivalya

      C’était juste pour rire, car j’ai (re)lu hier :

      « Le fils de Dieu (par fils de Dieu il était question de nous l’humanité) a oublié de rire, à cause de cela il a créé l’égo. »

      Depuis j’ai changé mon regard sur le monde, par exemple quand je fais des hommeries (conneries) à cause de mon égo, j’éclate de rire et je dis à mon égo, « qu’est-ce que tu es con ».

      Je crois qu’il faut prendre du recul par rapport à tout ça, ne pas en faire toute une histoire. Nous sommes dans un rêve, libre à nous que ce rêve devienne un cauchemar ou un beau rêve. Le monde est comme il est, au lieu de vouloir changer le monde il vaut mieux changer son regard sur le monde.

      Padre Pio disait, « nous sommes comme un enfant qui regarde sa mère faire une broderie, nous voyons un enchevêtrement de fils qui n’a aucun sens alors que l’ouvrage est merveilleux ». Demandons à la Mère de nous montrer le bel ouvrage, et là ça sera merveilleux.

      Quant à la jolie personne de la photo je ne lui souhaite que du bonheur, et si ce n’est pas déjà fait que sa Mère (intérieure) lui montre le bel ouvrage de l’univers.

      Répondre

      • 17 février 2016 @ 23 h 26 min Marie

        Kaivalya, je vous adore ! 😀
        Alors que nous rigolions bien au sujet de quelque chose justement en rapport avec Yoganova, une amie m’a sorti une phrase de – je la cite – « j’sais plus qui ». Je crois que ça va vous plaire : « Heureux celui qui sait rire de lui-même. Il n’a pas fini de rigoler. » :)
        Joyeuse soirée à vous ! 😉

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        • 17 février 2016 @ 23 h 53 min Kaivalya

          Marie je vous adore aussi, 😉 ainsi que votre amie qui a su extraire cette phrase, a priori rigolote, mais au final pleine de sagesse.
          Bien à vous.

          Répondre

      • 18 février 2016 @ 17 h 11 min Nagesh

        Néanmoins Kaivalya, si l’on veut atteindre l’état que vous recherchez dans votre pseudo, la recherche de la beauté est bien l’une des premières choses à renoncer, la beauté n’est autre que la Maya enchanteresse qui ensorcelle tous les humains.

        Répondre

    • 18 février 2016 @ 17 h 22 min Nagesh

      Elle s’appelle Emma, vit au 33 bis rue California à San Francisco, son téléphone est 1-415-362-3250; elle est célibataire et sans relation à l’heure actuelle. Elle pratique le yoga postural et ne cherche pas moksha. Voilà kaivalya, si tu y vas, c’est à tes risques et périls, tu risques même d’en oublier ton pseudo de yoganova…

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      • 18 février 2016 @ 18 h 36 min Kaivalya

        Nagesh, c’était une blague, il ne faut pas prendre tout ça trop au sérieux, relax. :) :)
        Je vais quand même rester dans ma Maya de la beauté, et continuer à rire, à mes risques et périls. 😉
        Merci quand même pour tous tes précieux conseils.
        Bonne soirée.

        Répondre

    • 24 février 2016 @ 20 h 35 min Du yoga JUSTE POUR LE PLAISIR avec photos en prime !

      Du yoga JUSTE POUR LE PLAISIR avec photos en prime !

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  5. 18 février 2016 @ 16 h 12 min Jaya-jyoti

    « Nous sommes dans un rêve, libre à nous que ce rêve devienne un cauchemar ou un beau rêve. »
    Où de nous r-éveiller. :) Et commencer à discerner le réel de l’illusoire…
    Se faire un joli rêve n’est pas encore la libération. Mais il est vrai que c’est tellement tentant pour le chercheur de vérité de ne voir que la beauté.

    Quant à l’article, sans commentaire. L’occident a cette fâcheuse tendance à tout récupérer pour en faire un produit vendeur…

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    • 20 février 2016 @ 11 h 27 min Kaivalya

      « Se faire un joli rêve n’est pas encore la libération »
      Je suis d’accord avec toi, quoique, je n’en sais rien, nous sommes beaucoup à parler de libération, moi le 1er, mais combien d’entre nous savent réellement ce que c’est. Alors, en attendent de savoir, dans le rêve je préfère essayer de voir la beauté qui se trouve derrière ce monde en apparence horrible, et qui sait ? peut-être que c’est ça la libération ?

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  6. 18 février 2016 @ 17 h 11 min marie-Helene

    C’est vrai que le yoga aujourd’hui a le vent en poupe et ce n’est pas pour me déplaire. L’accès à de nombreux stages, professeurs, livres et informations est toujours appréciable pour ceux qui cherchent à en savoir plus. Après on ne peut pas empêcher les opportunistes de devoyer l’esprit du yoga. Ceux qui le pratique en conscience savent à quoi s’en tenir et sourient face à ce type d’exhibition…

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    • 19 février 2016 @ 10 h 36 min Akshaya

      N’en déplaise à Nagesh, la nature, disons son karma l’a dotée d’un « outil » de libération souple et harmonieux :-)

      Répondre

      • 19 février 2016 @ 17 h 53 min Nagesh

        Son karma l’a prise au piège de l’apparence, de l’illusion, les belles femmes restent longtemps esclaves de l’impression qu’elles font sur les H, je ne connais que Ma Ananda Moyi qui est été belle et libérée… Et encore, je ne perçois en elle que sa grandeur spirituelle, d’ailleurs en vieillissant cette « beauté » est devenue bien moche, mais ce n’est que de l’apparence..

        Répondre

    • Yoganova

      19 février 2016 @ 14 h 09 min Yoganova

      J’aime beaucoup le titre de l’article:  » des photos de Yoga nues pour briser les tabous ». Avec un peu d’honnêteté l’intitulé aurait du être :  » des photos de yoga nues pour faire un maximum de Buzz ».

      Cette utilisation de « nobles causes » pour justifier l’exhibitionnisme est risible. Je vois pas en quoi cette personne possédant un assez jolie corps et posant nue peut bien aider à « briser l’image que l’on a de son corps », au contraire.

      Cela me rappel aussi les « pussy riots » qui s’exhibent à poil et vociférantes pour lutter contre « l’objetisation » du corps féminin.
      On vit une époque formidable ! 😉

      Répondre

  7. 3 mars 2016 @ 16 h 30 min beatrix

    pour les nanas Mika prof de yoga n’est pas mal non plus
    allez je plaisante
    décidemment umanimaux ns sommes et resterons (lol)

    Répondre

  8. 7 juin 2017 @ 12 h 10 min Daniel

    Bonjour

    So Hot le Yoga

    Note : Remarquons que le Yoga pratiqué nu avec la ficelle fait partie de la tradition du Yoga, je n’y vois rien de « sexuel » .

    « On l’admire ici dans une de ses positions de méditation préférée »

    Nous avons ici un exemple d’inversion des valeurs propre au Kali-Yuga : Hermès nous prévient :

    Ô peuples, hommes nés de la terre,
    Vous qui vous êtes abandonnés à
    L’ivresse, au sommeil et à l’ignorance de
    Dieu, soyez abstèmes, cessez de vous
    Vautrer dans la crapule, ensorcelés que
    Vous êtes par un sommeil de brute.
    HERMÈS TRISMÉGISTE

    Réf : le Message Retrouvé, livre XXXVI, upographes

    Le Message Retrouvé Livre II

    14. Le travail qui augmente les besoins est vain.
    Celui qui les diminue est sacré.
    Le monde pratique le premier.
    Les sages aident au second.

    Livre V

    46. La limitation des désirs assure la liberté et le repos de l’homme intelligent.

    Le Vijñânabhaïrava Tantra :

    96. Lorsque tu prends conscience d’un désir, considère-le le temps d’un claquement de doigt, puis soudain abandonne-le. Alors il retourne à l’espace duquel il vient de surgir.

    Cette mise en garde est essentielle , voici un « exercice » à pratiquer pour ne pas nous faire piéger au premier coup d’oeil !!
    Viveka ,le discernement est ici essentiel.

    Lire l’excellent commentaire : de Pierre Feuga sur :

    http://www.yoganova.fr/le-tantra-la-sexualite-et-lextase/

    Cependant il est intéressant de remaquer que le « Hot » Yoga ne fait même plus référence au Tantra cité dans cet article de Yoganova ce qui indique une « chute » plus profonde dans les ténèbres de l’ignorance que nous présente cette jeune femme adolescente : « On l’admire ici dans une de ses positions de méditation préférée »
    Elle est magnifique en apparence mais ceux et celle qui sont piégés au premier regard sont prisonnier de la séduction des ténèbres.
    Les anciens qui représentaient l’enfer avec des diables cornus et rouge torturant les dannés dans les flammes de l’enfer , illustrent magnifiquement ce qui se passe au Kali Yuga actuellement et aussi avec ce « Hot » Yoga . En enfer nous sommes cuits et
    enfer-més ,c’est notre choix apparament et le diable est bien content, il nous a eu !!

    Idem pour l’ambiance de ce cours de Yoga !!

    « Je voulais raconter l’atmosphère très physique et parfois sexuellement chargée d’un cours, nous débriefe Summer Chastant. Travailler comme prof de yoga, cela signifie travailler avec beaucoup d’élèves différents et constamment toucher les gens.»

    « Parfois sexuellement chargée d’un cours » : cela est sous la responsabilité du professeur qui « permet » que le cours s’oriente dans cette direction quant il est restimulé « sexuellement » . La racine est donc stimulée en lui et il restimule de ce fait celle des élèves inconsciemment, c’est très hot, mais ce n’est pas la bonne chaleur de tapas .
    Plutôt une chaleur infernale .
    Rappelons-nous que la pratique du Yoga nous stimule, mais que restimulons-nous ??
    Les mauvaises graines étouffent vite les plantes saines si nous les laissons grandir en nous .

    Livre XIX

    55. Ô comme le malin est subtil, comme il est raisonneur et comme il est bien renseigné sur le monde !
    Ô comme le trompeur se déguise, comme il s’insinue et comme il est habile pour piéger les créatures de Dieu !

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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.