Swami Shivananda pratique du yoga

Un maître est il nécessaire sur la voie ?

L’idée même du gourou ou maître spirituel n’est pas très populaire par les temps qui courent.

Un maître contemporain dont la force et la maîtrise sont incontestables raconte avoir reçu une lettre de vingt pages d’un psychiatre venu à l’un de ses enseignements. Ce psychiatre, ayant observé le comportement du maître, lui expliquait ce qui n’allait pas chez lui du point de vue psychologique. Selon lui, tout l’enseignement spirituel transmis par le maître n’était que l’expression de sa névrose et il lui fallait donc suivre une thérapie.

Si nous ne faisons pas confiance au maître spirituel, c’est parce que l’existence nous a appris que les figures d’autorité ne sont en général pas dignes de confiance. Nous avons appris que nos père et mère ne méritaient pas notre confiance : ils nous faisaient honte, nous battaient, abusaient de nous sexuellement ou nous ignoraient. Et si cela ne s’est pas passé avec nos parents, c’est arrivé avec notre tante, ou notre grand-mère ou notre tout premier maître d’école. Et puis il y a eu les hommes politiques : nous attendions d’eux des conditions de vie permettant une existence honnête vécue dans un climat de sécurité et ils nous ont trompé. Aussi avons nous développé une sorte de préjugé contre toute forme d’autorité, y compris l’autorité spirituelle.

On parle beaucoup ces temps-ci du gourou intérieur et de la vérité nue : il paraît que nous pouvons tout accomplir par nous-mêmes et n’avons donc pas besoin de maître. Un certain discours affirme : « Réalisez tout simplement que le Divin est partout et c’en sera terminé. » C’est une façon de voir quelque peu extrême. La question, en effet, n’est pas si simple. Les gens se disent : « À quoi bon un maître spirituel ? Pour me provoquer et me pousser à pratiquer ? Une quelconque figure d’autorité devant laquelle il me faudrait m’incliner ? « Ne vous en remettez à rien ni à personne hormis votre propre individualité, tel est le credo nouvel âge en vogue ; mais c’est le summum de l’égarement et de l’égocentrisme.

Ce n’est pas parce s’en remettre à un maître comporte des pièges – de nombreux pièges, en fait – que l’on doit pour autant nier la valeur ou la nécessité du maître. La maîtrise de l’esprit, la maîtrise de soi, est la forme d’art la plus complexe et la plus délicate au monde ; et cependant, on s’ima-gine pouvoir maîtriser cet art sans recevoir aucune aide. Les gens rêvent. Néanmoins, à ceux qui persistent à y croire, je dirais : « Bonne chance ! La Force soit avec vous ! »

Afficher l'image d'origine

Le maître spirituel, ou gourou, ou instructeur, est nécessaire pour l’élève à la recherche de la possibilité ultime offerte par la voie baul comme par toutes les autres voies spirituelles sérieuses. Les êtres humains ont tellement tendance à voir leur expérience de manière subjective que, sans la force clarifiante du maître, il leur sera non seulement difficile mais peu probable de parvenir à une perception juste du réel. Afin de vraiment comprendre ce que signifie être sur le chemin spirituel, et pour avancer sur le chemin, on a besoin d’un guide : qu’on l’appelle « maître », « gourou » ou simplement « ami sur le chemin » n’est pas si important au départ.

La présence du maître augmente considérablement la possibilité de voir ses efforts couronnés de succès. En fait, on dit en Inde que l’une des plus grandes bénédictions que l’on puisse recevoir dans sa vie est de jeter ne serait-ce qu’un regard sur un vrai maître, sans parler du fait de lui parler ou de passer du temps en sa compagnie. Le Darshan ou vision du maître est considéré comme plus puissant que toute connaissance apprise intellectuellement, car le fait de voir le maître constitue une perception directe de la réalité.
[…]
Il n’y a dans l’univers rien qui remplace le regard et la puissance de bénédiction d’un authentique maître spirituel. La qualité de grâce qu’il ou elle transmet est totalement mystérieuse, irrationnelle, inexplicable, intangible, et elle se voit pourtant clairement dans la vie de ceux qui sont engagés sur le chemin. Dans la relation au maître, on trouve une qualité d’aide qu’on ne pourra trouver nulle part ailleurs – que ce soit chez un thérapeute, auprès de sa famille, de la personne qu’on aime, etc. Cette qualité ajoute à toute situation qui se présente dans l’existence une possibilité divine.

 

Dieu, quand il travaille seul, a une certaine puissance et les êtres humains livrés à eux-mêmes ont une certaine force, mais lorsqu’ils travaillent ensemble, les possibilités s’élargissent de manière exponentielle. Le vrai maître est le seul véritable atout que nous ayons dans l’existence ; un atout plus important que la santé, la richesse, l’intelligence ou la beauté physique.
[…]
Sans un maître spirituel, nous pouvons vivre une existence saine, heureuse, faire beaucoup de progrès sur la voie et, si nous sommes quelqu’un d’exceptionnel, vivre des relations de grande qualité, mais la réalisation ultime dépend d’un maître digne de ce nom… Si l’on n’avait pas tellement abusé du mot« amour », on pourrait dire que l’amour est ce sentiment objectif que le Divin abstrait transmet et traduit sous forme d’existence humaine au travers du maître ou gourou.

Bien que les termes « gourou », « maître spirituel » et « instructeur » soient utilisés de manière interchangeable, il y a une distinction à établir entre celui qui joue le rôle de maître ou gourou et celui qui sert simplement d’instructeur ou de guide, même si les deux formes d’accompagnement peuvent s’avérer des aides précieuses et utiles sur la voie spirituelle.

Maitre et disciple

Un « maître » ou « gourou » est quelqu’un qui est complètement abandonné à et mû par le Divin lui-même, quelqu’un au travers duquel la Grâce se transmet, alors qu’un « instructeur » est quelqu’un qui a progressé, est passé par des prises de conscience tout à fait réelles, est fiable sur la voie et fait preuve d’intégrité par rapport à l’argent (lequel inclut le pouvoir), à la nourriture (qui inclut toutes choses matérielles) et à la sexualité. Il doit aussi posséder certaines aptitudes à la communication. Une personne brillante, mais qui ne fait pas preuve d’intégrité dans les domaines de l’argent, de la nourriture et de la sexualité ne devrait pas être tenue pour un instructeur digne de confiance. Être un génie de l’enseignement ou posséder un fort charisme ne suffit pas. Le maître comme l’instructeur poursuivent leur évolution, mais dans le cas du maître ou gourou, l’illusion de la séparation n’est plus là – il n’y a plus « personne » pour profiter de l’évolution et de l’apprentissage – alors que l’instructeur peut toujours être soumis à cette référence à un moi.
 

Le besoin du maître ou instructeur

 
Nous connaissons déjà la vérité à un niveau profond et essentiel, au niveau de la pure conscience ; aussi le maître ou l’instructeur ne peuvent-ils ajouter quoi que ce soit à cette connaissance.

Ce qu’il ou elle peut faire, en revanche, c’est dégager le chemin qui conduit à cette connaissance, balayer certaines des ordures qui bloquent la voie et passer le relais de la réalisation. En fait, un bon maître est semblable à un bon employé de la voirie. Ses élèves ne cessent de jeter des détritus sur leur passage et lui ne cesse de les ramasser et de les évacuer. Plusieurs métaphores peuvent être utilisées pour expliquer la valeur du maître spirituel.

On peut comparer le chemin à un terrain miné. Si nous voulions traverser un champ bourré de mines prêtes à exploser, peut-être pourrions-nous y arriver avec de la chance et beaucoup d’attention ; mais si nous avions une carte nous indiquant l’emplacement des mines, nous serions certains de pouvoir traverser le terrain sans sauter. Le maître ou instructeur est semblable à cette carte. Tous les grands maîtres spirituels du temps jadis sont aussi des cartes – le Bouddha, le Christ, Mahomet, etc. Mais il se peut que le déchiffrage de la carte s’avère difficile ou que l’on y trouve des incohérences. À ce moment-là, impossible d’aller trouver ces maîtres du passé pour vérifier que nous sommes bien orientés. Ils ont montré un chemin, mais le chemin en question n’est plus aussi accessible aujourd’hui. En fait, ces maîtres du temps passé sont tout à fait inaccessibles pour la quasi-totalité des gens, en tout cas en tant que cartes. Sans doute sont-ils accessibles en tant qu’inspirations, exemples, voire objets de vénération ; mais pas en tant que cartes.

Un maître vivant est semblable à une carte contemporaine. On peut aller le trouver et lui dire : « Il me semble qu’il y a une erreur ici à propos de cette autoroute », ou bien : « Je ne suis pas certain que cette route soit la meilleure. » D’un point de vue ultime, tout est « le Divin », y compris le maître qui est simplement un canal de l’énergie divine. Néanmoins, il est souvent plus facile et plus bénéfique pour l’élève de se centrer sur le Divin et de s’y référer sous la forme du maître que de s’appuyer sur une réalité impersonnelle et dénuée de forme.

Par exemple, si nous avons besoin d’effectuer une formalité, telle qu’un papier à faire signer ou tamponner au siège d’une administration où il y a vingt étages, quatre cents bureaux et deux mille employés, et que nous nous contentons de pénétrer dans le bâtiment et d’y chercher le bureau approprié, une personne va nous dire d’aller au bureau suivant, l’autre nous dira d’aller à l’étage supérieur, la personne à l’étage supérieur nous dira de nous rendre au vingtième étage, etc. Voilà à peu près à quoi ressemble la tentative de trouver directement le Divin sans l’aide d’un maître. Si nous avons un maître, c’est comme si nous nous rendions dans un bâtiment où se trouve une personne responsable de toute l’organisation et disions à cette dernière : « Voilà ce dont j’ai besoin. » Le responsable nous dira exactement où aller et comment nous y prendre de la manière la plus efficace.

Afficher l'image d'origine

Le grand Shivananda de Rishikesh entouré de ses disciples

On pourrait recourir à une autre métaphore pour faire sentir la valeur du maître : si nous voulons devenir architecte, nous pouvons toujours apprendre les techniques par nous-même sans suivre de formation précise. Mais si le bâtiment que nous avons construit s’effondre alors que des tas de gens s’y trouvent, ce sera un désastre. Tenter de réaliser Dieu sans maître, c’est comme essayer de devenir architecte sans suivre les études appropriées. Les erreurs que nous ferons peuvent s’avérer très, dangereuses, surtout si nous commençons à impliquer d’autres personnes. Si nous commettons une erreur qui ne concerne que nous-même, nous pouvons toujours nous reprendre et continuer…

Après tout, si nous gaspillons une existence à tenter de réaliser Dieu pour finalement constater que cela ne marche pas, ça n’est jamais qu’une existence, autant dire pas grand-chose. Mais si nous commençons à surestimer notre propre accomplissement et entreprenons de guider d’autres personnes, c’est un vrai problème. Un peu comme si nous prétendions faire de la chirurgie sans avoir été formé.

Afficher l'image d'origine

Pour apprendre le piano où quoi que ce soit d’autre un maître est nécessaire. Pourquoi en serait il autrement sur la voie spirituelle ?

L’apprentissage de toute technique – artistique, artisanale, musicale requiert une formation approfondie et il en va de même dans le domaine spirituel. N’importe qui peut jeter des couleurs sur une toile, puis la regarder, la trouver belle et se déclarer artiste ; mais il ne suf-fit pas de se croire artiste ou de se proclamer tel pour l’être réellement. N’importe qui peut aller dans un champ, placer un morceau de caoutchouc sur un tronc d’arbre et frapper très fort pour, au bout de deux semaines, se proclamer expert en arts martiaux ; mais il ne suffit pas de se proclamer expert en art martiaux pour l’être réellement.

L’ego se bat continuellement pour tenter de nous contrôler et afin de réussir notre vie spi-rituelle il nous faut d’une manière ou d’une autre mettre l’ego dans notre poche. Malheureusement, jamais l’ego ne nous suivra de son plein gré dans notre démarche spirituelle. Il va donc falloir lui jouer un tour. Pour berner notre ego et créer de sérieuses fissures dans notre absence de conscience, nous avons besoin d’un maître spirituel vivant. Le travail du maître consiste à mettre en cause nos pseudo-certitudes – la plus importante étant celle de la dualité ou de la séparation. Sans l’aide d’un maître, nous pourrons certes nous construire une vie spirituelle confortable, mais qui ne nous donnera pas forcément ce dont nous avons besoin. Souvent, ce qui est bon pour nous ne correspond pas exactement à ce que nous désirons. Nous désirons le confort et la satisfaction de nos désirs, mais pas nécessairement ce qui s’avérera bon pour nous à long terme. Ce qui s’avérera bon pour notre évolution ne sera pas forcément ce que notre psychologie imagine comme bon, et le maître authentique, lui, sera à même de discerner.

La grâce transmise au travers du maître est une force qui, lorsque nous l’invoquons dans nos existences, commence à les orienter de façon à ce que nous recevions ce dont nous avons besoin, mais pas nécessairement ce que nous voulons. La fonction du maître est de créer une énergie particulière que l’on pourrait appeler « bénédiction », « transformation », quelque chose qui génère une alchimie divine dans nos vies. Aucune vie n’est exempte d’une certaine chimie : il arrive à chacun de tomber amoureux ou d’être transporté par un concert. Le maître peut prendre notre chimie et notre psychologie ordinaires pour nous amener à l’alchimie, laquelle est proprement transformante.

Lee Lozowick dans « Éloge de la folle sagesse »

Qui est Lee Lozowik ? 

Pour aller plus loin.

Relire le texte de Marie « A la recherche de son (loup-)Gourou »

Ci-dessous l’opinion de Mathieu Ricard sur les qualités d’un maître spirituel.

Et vous qu’en pensez-vous ? A t’on besoin d’un guide sur la voie ou ce rôle n’est plus nécessaire à notre époque ? Faites nous en part dans les commentaires. 



'Un maître est il nécessaire sur la voie ?' have 18 comments

  1. 25 mai 2016 @ 14 h 27 min Blandine

    Bonjour je pense qu’on a tous besoin d’être tirés vers le haut. En cas de manque de guide : la vie qui se charge de nous mettre les yeux en face des trous, à condition de se remettre en cause. Blandine

    Répondre

  2. 25 mai 2016 @ 15 h 59 min Akshaya

    Bouddhisme, hindouisme, soufisme, taoïsme, confucianisme,arts martiaux : tous préconisent la même démarche.
    Le véritable défi est-il de trouver un Maître, un vrai, ou de se laisser trouver par Lui (ou Elle) ?

    Répondre

    • Yoganova

      29 mai 2016 @ 21 h 03 min Yoganova

      Il me semble que du moment on l’on commence une quête véritable l’univers conspire pour nous aider. Encore faut il se mettre en chemin.

      Répondre

  3. 26 mai 2016 @ 19 h 37 min adegwada

    Bonjour! Je découvre encore ton blog, très riche! Pour ma part, je crois qu’il est nécessaire d’avoir un maître, ou un instructeur, car en effet il nous aide à lire la carte. En réalité, nous avons toutes les réponses en nous, mais seuls nous sommes perdus dans notre inconscient. J’ai rencontré plusieurs personnes qui sont pour moi des instructeurs, et c’est vrai que ce qu’ils m’ont enseigné, je le savais déjà au fond de moi, mais ils l’ont mis en avant à un moment où c’était important, et ça m’a bien aidée à avancer sur mon chemin! Par contre, il me semble qu’il ne sert à rien de chercher un instructeur ou un maître. en général, c’est lui qui vient à nous. Il suffit de savoir le reconnaître, et accepter son enseignement! Bon voyage sur le chemin de la spiritualité… et à bientôt

    Répondre

    • Yoganova

      29 mai 2016 @ 21 h 02 min Yoganova

      Merci Adegwada pour ce sympathique message. Je suis entièrement d’accord avec vous sur l’utilité d’un guide/ami spirituel et sur l’inutilité de courir après. Je vous souhaite à mon tour un très bon chemin. En espérant vous relire dans le futur. Cordialement.

      Répondre

  4. 30 mai 2016 @ 4 h 40 min Vincent

    Un maître est-il nécessaire sur la voie ? Voilà une excellente question, surtout à notre époque !

    Pour ma part, avant le maître, l’important est de choisir une tradition, qui nous permette d’avancer en accord avec nous-même sans nous disperser.
    Ensuite, le maître vient tout seul, et notre pratique est soutenu par ses enseignements, sous forme d’ouvrages par exemple, de conférences, avec l’aide de Swamis (pour le Yoga), de professeurs etc… Pouvoir bénéficier des conseils d’un maître en direct est une chance, mais si notre démarche est sincère et motivée, peut importe le canal de diffusion de ses enseignements, nous en retirerons de grands bénéfices (de plus, à notre époque, pouvoir vivre aux côté d’un maître est très difficile pour ne pas dire impossible).
    Je pense aussi qu’il n’y a pas un maître mais des maîtres. Nous croisons beaucoup de personnes dans nos vies et plusieurs d’entre elles peuvent nous offrir des enseignements, volontairement ou non d’ailleurs.

    Notons aussi qu’à l’apparition de l’humanité, il n’y a pas eu de maîtres dès le départ. Ils ont fini par se révéler sous l’action de différents facteurs : leur propre pratique et la somme de connaissances acquise les uns avec les autres. Tout ça pour dire qu’on peut se passer d’un maître, mais le chemin est bien plus long et difficile. Mais celui qui y arrive : respect ! C’est forcément lui aussi un maître.

    Pour résumer je dirais qu’un maître est quand même très important. Je remercie, lors de ma pratique, le mien qui, même si je n’ai pas eu la chance de le rencontrer directement, me permet de bénéficier de ses enseignements via ses écrits, qui sont pour moi de véritables trésors de compréhensions des choses. En plus, je pars du principe qu’il est normal et humain de partager un savoir bénéfique, donc il est aussi normal de le recevoir de quelqu’un.

    L’univers qui, comme écrit plus haut « conspire pour nous aider » nous offre aussi les moyens de bénéficier des enseignements d’un maître, qui est une aide considérable, donc profitons en, c’est une chance !

    Merci à tous les maîtres passés, actuels et futurs. Ils ne sont pas forcément, à la base, indispensables, mais, à notre époque, riche en distractions, en dispersions et en obstacles alors oui, ils sont nécessaires et il serait relativement dommage de s’en passer !

    Je pense d’ailleurs à déposer chez moi une photo du maître de ma tradition, ne serait-ce que pour les ouvrages qu’il a écrit et qui m’ont permis d’avancer.

    Répondre

  5. 22 juin 2016 @ 12 h 55 min Jyotish

    Namaskar,

    Il est dit que le bouddha après avoir pratiqué le tapas jusqu’à atteindre l’état de bodhi, a failli mourir en essayant. Il a donc proposé une forme plus modérée, avec l’accompagnement d’un guide.
    A la question posée, un maître est-il nécessaire ? Moi, je répond non. Un maître est indiqué mais pas « nécessaire ».

    Sat Chit Ananda !

    Namaskar

    Répondre

  6. 22 juin 2016 @ 15 h 01 min Nagesh

    Un Maître est-il nécessaire ? Moi je dirais oui et non.

    Répondre

    • 22 juin 2016 @ 20 h 26 min hridaya

      ça dépend, mais plutôt oui , surtout pour celui qui n’en veut pas.et pour celui qui en veut aussi !!!!!
      tout ce qui nous éloigne du maitre nous en rapproche;

      Répondre

  7. 1 novembre 2016 @ 22 h 40 min daniel sauvenier

    Un « Maitre » est il-nécessaire sur la voie ?

    En partage avec tous ceux et celles qui ont répondu à cette question essentielle.

    Il m’apparaît en lisant plusieurs articles que la « chasse au Maitre » est ouverte !!!
    Mais personne ne parle de l’aspect féminin de la quête qui est primordial pour attirer en nous le Seigneur de Vie. (1)

    Note 1 : Voir à ce sujet le Message Retrouvé de Louis Cattiaux

    « La Présence du Maître augmente considérablement la possibilité de voir ses efforts couronnés de succès. En fait, on dit en Inde que l’une des plus grandes bénédictions que l’on puisse recevoir dans sa vie est de jeter ne serait-ce qu’un regard sur un vrai maître, sans parler du fait de lui parler ou de passer du temps en sa compagnie. »

    Oui oui ceci correspond aux textes classiques anciens, mais qu’en est -il à notre époque ?? C’est le cas de ceux qui ont rencontré et suivis l’enseignement de Sri B.K.S.Iyengar. Il en est de même pour ceux et celles qui ont rencontrés Louis Cattiaux

    Ceci pose la question de la maîtrise de notre être vivant et l’aide nécessaire, ainsi que la technique adéquate pour y arriver peu à peu. Et aussi les conditions pour que le Maître Intérieur prenne vie en nous. Avec l’aide de « Notre Guide », Narayana dans la tradition Indienne, l’Ange Gardien dans la tradition Chrétienne.
    Il s’agit aussi de la métaphore et du symbolisme du chariot développée dans la Bhagavad Gita ou nous voyons que l’enseignement du Yoga a lieu sur un chariot au milieu des deux armées , c’est à dire « au juste milieux », au « point d’équilibre », dans « l’entre deux »
    Questions qui demandent un approfondissement personnel par la lecture des Textes Sacrés et la pratique du Yoga ou toute autre pratique adéquate.
    Il s’agit de dompter et comprendre le fonctionnement de « Notre nature animale » (2) pour nous approcher peu à peu de ce juste milieu.
    Ce qui est dans la Tradition occidentale la quête du Chevalier= lier, le cheval dont la qualité principale est la droiture. (Voie de Droite, voie étroite)
    Lier, le cheval, dompter « notre nature animale » , le cheval, principe que l’on retrouve aussi dans les textes classiques de l’Inde

    Note 2 : voir ma réponse à Vincent au sujet de la deuxième réponse à sa phrase « Nous sommes notre propre maître »

    Le Maître Intérieur
    Celui ci se développe en nous à condition que premièrement nous obtenions
    « La Bénédiction Divine ».

    Yogas Sutras , Samadhi Sada
    1 : En offrant nos prières afin d’obtenir la bénédiction divine, nous commençons maintenant un exposé sur l’art sacré du yoga.

    Ou : « les disciplines de l’intégration sont ici exposées par des personnes expérimentées dans ce domaine et transmises à l’humanité afin qu’elle explore et reconnaisse cette partie cachée en elle qui dépasse le champ de conscience des sens »
    Réf : lumières sur les Yogas Sutras

    Ce premier Sutra est le plus important, il est le point central de départ de la manifestation de tous les autres Sutras, comme Tadasana Samasthiti est le point de départ de tous les asanas .Ce n’est pas un hasard si B.K.S Iyengar dans Lumière sur Yoga commence par exposer Tadasana Samasthiti comme premier asana.

    « En offrant nos prières afin d’obtenir la bénédiction divine : condition primordiale, puis : nous commençons maintenant un exposé sur l’Art Sacré du Soga.

    C’est seulement après que vient la définition du Yoga que tout le monde cite, comme si ce Premier Sutra restait caché à notre perception .Il y a une raison qui est que la Nature Divine reste toujours enfouie sous les ténèbres intérieures. Il faut les conditions favorables pour que nous commencions à ressentir son appel, sa présence avec l’aide de Notre Guide. C’est donc de la Voie de Droite, la voie droite, la voie étroite parcourue par le petit nombre dont il est question ici.

    M+R Livre I

    34. Celui qui méprise l’enseignement des anciens sages, se condamne à l’ignorance pour toujours.

    34′. Ceux qui cultivent la terre manquent souvent du principal aliment céleste qui est la bénédiction de Dieu.

    Livre XXXVI
    2. Celui qui cherchera le mystère d’union et de vie sans la bénédiction et sans l’amour de Dieu, ne trouvera que la dispersion et la mort. Cette parole est véridique certainement.

    2′. Prenons donc bien garde afin de ne pas imiter les profanes qui pensent violenter impunément le secret de Dieu, comme font à présent les peuples égarés et révoltés dans le monde

    Livre VI
    62. Trop de gens prétendent nous enseigner le sens caché des Écritures alors que visiblement ils ne jouissent pas des bénédictions que procure une telle connaissance, car les oeuvres de vie doivent sanctionner les paroles saintes et sages, à l’exemple de la création qui manifeste la vertu du verbe divin.
    « Si nous sommes ignorants, étudions la nature et si nous nous croyons instruits, devenons simples en Dieu. »

    62′. Beaucoup de savants croient nous révéler le secret des êtres et des choses, mais aucun n’est capable de nous communiquer la lumière du ciel qui importe seule, étant la vérité et la vie de Dieu.
    « Ils se disputent et se battent stupidement au sujet de la coquille, mais le sage possesseur se tient éloigné de la confusion des mots vides et savoure l’amande en secret. »

    M+R, Livre XVI

    20. Le seul travail qui compte véritablement est le travail sur nous-mêmes .Le reste est un
    pis –aller provisoire consenti aux nécessités de nos vies prisonnières.

    20′. A présent Seigneur, que nous avons labouré et que nous avons préparé ta moisson, accorde-nous les prémices de ton abondance et donne-nous les gages de ta gloire sans pareille.

    Livre XXIII

    21. Oui certainement la bénédiction du Seigneur nous lavera du péché de mort et son esprit nous redressera dans nos tombes, et nous louerons son saint Nom pour toujours.

    21′. Ne faut-il pas que nous brûlions d’abord la puanteur agressive qui nous lie et qui nous empoisonne de toutes parts ? Car c’est elle qui fait obstacle à l’union de l’amour divin.

    Oups la présentation ne correspond pas à celle du Message Retrouvé, voir les liens .

    Mais suivons intérieurement le Seigneur Patanjali, Maître de Sagesse ses Yogas Sutras nous murissent vers une perceptions toujours plus profonde de notre fonctionnement et des pièges qui nous guettent à chaque pas.

    Références :

    Un site remarquable a propos de la Tradition Occidentale

    http://www.beyaeditions.com

    A propos de la Bénédiction Divine lire les ouvrages :

    Le Message Retrouvé de Louis Cattiaux

    Réf : http://www.lemessageretrouve.net/Plan_du_site.php

    http://www.lemessageretrouve.net/Concordance.php

    Ce lien est très utile pour chercher un thème particulier repris dans les différents Livres comme par exemple : bénédiction.

    En lien avec le Message Retrouvé : le Fil de Pénélope :

    http://www.beyaeditions.com/livre10.htm

    Le livre d’Adam :

    http://www.beyaeditions.com/livre9.htm

    Les livres de Jean Yves le Loup ,et dans Guérir l’Esprit , il y a des liens avec les Yogas Sutras du Seigneur Patanjali

    Ceux et celles qui se sentent en résonnance et attirées par le besoin vital de retrouver l’Arbre de Vie feront leurs liens entre toutes les Traditions Sacrées qui parlent à mots couverts du même mystère : l’Incarnation Divine dans l’être humain.

    « Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous »
    Evangile selon Saint Jean, chapitre I, 13, 14

    Note : Cherchez les liens avec le Message Retrouvé

    Je conclus par le beau texte de Vincent :
    « L’univers qui, comme écrit plus haut « conspire pour nous aider » nous offre aussi les moyens de bénéficier des enseignements d’un maître, qui est une aide considérable, donc profitons en, c’est une chance !
    Merci à tous les maîtres passés, actuels et futurs. Ils ne sont pas forcément, à la base, indispensables, mais, à notre époque, riche en distractions, en dispersions et en obstacles alors oui, ils sont nécessaires et il serait relativement dommage de s’en
    passer ! »

    Amitiés Yoguiques

    Daniel

    Répondre

  8. 17 décembre 2016 @ 17 h 20 min Daniel

    Bonjour

    Excellent texte sur ce sujet si essentiel et si profond, merci à Yoganova, notamment :

    « Il n’y a dans l’univers rien qui remplace le regard et la puissance de bénédiction d’un authentique maître spirituel. La qualité de grâce qu’il ou elle transmet est totalement mystérieuse, irrationnelle, inexplicable, intangible, et elle se voit pourtant clairement dans la vie de ceux qui sont engagés sur le chemin. Dans la relation au maître, on trouve une qualité d’aide qu’on ne pourra trouver nulle part ailleurs – que ce soit chez un thérapeute, auprès de sa famille, de la personne qu’on aime, etc.
    Cette qualité ajoute à toute situation qui se présente dans l’existence une possibilité divine. »

    « Si on comprend la thérapie dans toute son extension comme la thérapie sacrée ou thérapie fondamentale, le guide spirituel peut être considéré comme « grand thérapeute ». Le suprême thérapeute est même une épithète du Bouddha.
    La relation au thérapeute sacré est au début celle d’un enseignant à un enseigné.
    Puis cette relation lorsqu’elle s’approfondit devient une relation d’amitié, une relation de cœur à coeur, de communication essentielle.
    Et puis le thérapeute sacré est un guide, un passeur, un transmetteur. Il est aussi le porte parole et la manifestation de présence des anciens de la lignée, le lien avec l’origine de l’inspiration, l‘influence spirituelle véhiculée par la tradition. Il en est la source. Dans sa dimension la plus profonde, la relation devient sacrée, le guide devient un « père-mère » (1) spirituel. Par exemple le mot lama que nous utilisons dans notre tradition a, dans son acceptation forte ce sens de « père-mère » père de compréhension et mère de compassion. Son rôle est celui d’éducateur, de paternité et de maternité spirituels. Il accompagne, guide, fait murit jusqu’à la réalisation de la sante fondamentale, la Présence au delà des noms et des formes. »

    Note 1 : Père : côté terrible, la Loi
    Mère : côté doux, l’Amour
    Cf. le Juge (la Loi) de Paix (côté doux).

    Tout ce qui est manifesté à un côté terrible et un côté doux, comme le chat par exemple !!!

    De la poule ou l’Art de couver :

    « Je pense à une autre image qui peut faire le lien entre le thérapeute et celui que l’on reconnaît comme quelqu’un qui peut nous accompagner sur le chemin : c’est l’image de la poule.
    Lorsque j’ai demandé à un Ancien : « Qu’est ce qu’un thérapeute ? », il m’a répondu : « C’est être une poule ! ». Il s’agit d ‘écouter quelqu’un comme une poule couve son œuf.
    La poule ne fait rien (2), mais qu’elle soit simplement là fait que la coquille va s’ouvrir et le poussin va sortir. Il y a une façon d’écouter (3) quelqu’un qui couve (4).
    Il s’agit de couver avec son cœur .c’est une dimension que l’on retrouve dans toutes les tradition ; »

    Note 2 : mettons en place les conditions nécessaires (la poule couve) en douceur, sans violence, et Dame Nature fait le reste, c’est tout l’Art du Yoga, de l’agriculture Biologique, ect.

    Note 3 : l’élève de yoga qui entend les instructions du professeur ne met rien en action, et se met en danger. L’élève qui écoute les mets en action et se protège ainsi par une construction anatomique précise de l’asana.

    Note 4 : couver à feu doux pour tout ce qui doit murir lentement, comme en Yoga par exemple. Réf. Guérir l’Esprit p 222,223, 230

    La Shiva Samithâ analyse les quatre étapes (avastha) du prânâyâma dans son troisième chapitre : Ce sont :
    A : arambha : commencement
    B : gatha : efforts assidus
    C : parichaya : connaissance intime
    D : nispathi : accomplissement

    Au stade arambha, l’intérêt du sâdhaka pour le prânâyâma est éveillé. Au début, il est pressé, et en raison de ses efforts et de sa hâte à obtenir des résultats son corps tremble et il transpire.
    S’il continue à pratiquer avec persévérance, les tremblements et la transpiration cessent et le sâdhaka atteint alors le deuxième stade appelé gatavasta.
    Gata signifie pot à eau.
    Le corps est comparé à un pot. Comme un pot (1) en terre non cuit, le corps physique s’use. Durcissez-le en le cuisant au feu (1) du prânâyâma pour lui donner de la résistance.

    Note : 1 : « Bien que les sages aient souvent parlé ingénument, ils n’ont jamais révélé au dehors leur pot au feu. Leurs traités n’instruisent que ceux qui sont dedans, pour ceux qui sont dehors, ce ne sont que des protreptiques, comme disaient les grecs, des exhortations à la philosophie. »

    « Désir d’amour moralise un feu d’ogre (2)
    Un feu léger plut dans un pot
    Défi céleste au monde sot. »
    Hermès Réf : le Fil de Pénélope p 19, 41

    Bhagavad Gita III/ 38,39

    « Comme la fumée recouvre la flamme, et la poussière le miroir, comme les membranes recouvrent l’embryon, ô fils de Kunti, ainsi cet ennemi persistant du sage, dont la forme est le désir, feu insatiable (2) recouvre et cache la connaissance. »

    Note : 2 : feu insatiable = un feu d’ogre, se dévorer soi-même.

    8. Le corps se dégrade comme se dissout un pot de terre crue jeté dans l’eau.
    Il est donc nécessaire de le passer au feu du yoga, de le fortifier et de le purifier.

    Réf. La GHERANDA SAMHITÂ, traité classique de Hatha Yoga

    Le corps fait du feu du yoga, c’est le corps transfiguré, transmuté par les exercices yoguiques
    La Shvetâshvatara Upanishad (2. 8-13) donne sans doute une des plus anciennes descriptions que l’on ait du yogin lorsqu’elle décrit la première entrée dans le yoga comme celle d’un sage au corps droit et stable, méditant en un lieu pur, retirant ses sens et sa pensée en son coeur, inaffecté par son environnement, empli qu’il est du feu du yoga.
    Réf. : Revue Française de Yoga n°22, « Postures de l’assise », juillet 2000, pp. 13-24.

    8. Tenant son corps ferme aux trois parties dressées, faisant entrer dans le cœur les sens et la pensée, un sage avec la barque du brahman traverserait tous les fleuves

    Le point commun de toutes ces images, de toutes ces homologations, de toutes ces identifications, c’est la notion de chaleur. Chaleur se dit en sanskrit tapas au double sens de chaleur physique et d’ardeur ascétique

    Réf. http://stehly.chez-alice.fr/shvetash.htm

    « Gardez toujours vivant le feu intérieur » B.K.S. Iyengar

    PRIÈRE ÉGYPTIENNE
    Oh ! que je sois régénéré, que mon esprit soit purifié et sublimé, que souffle en moi l’Esprit d’en haut, que je voie le feu divin.

    Le Message Retrouvé : Livre IV : épigraphe

    Pour conclure l’Art de la couvaison :

    Le Message Retrouvé Livre III

    40. La voie de la sagesse, de la sainteté et du génie, c’est la solitude intérieure où couve l’étoile de notre naissance divine.
    (colonne de gauche)

    40′. Celui qui sème et qui récolte la lumière du soleil, possède la plus haute vertu et le plus grand trésor du monde total.
    (colonne de droite)

    ps : Prochaine réponse : qu’est ce qu’un Maitre ?? d’après Guérir l’Esprit

    Répondre

  9. 29 décembre 2016 @ 18 h 00 min Daniel

    Bonjour

    Yoganova m’a permis de préciser ce qu’est un « vrai » Maître :

    Le Maître :

    Les grands Maîtres ont une main qui touche la terre, comme le Bouddha, ce qui leur permet de toucher les autres, d’enseigner .Des gens dans leur nature, ont davantage la tête dans le ciel que sur la terre. On les appelle parfois les idiots du village.
    Le vrai maître possède la lumière noire, l’occultation, sa présence est révélée par cette occultation. Le maître ne perd pas pied par rapport à la terre avec laquelle il faut savoir garder un lien .Le maître blesse et guérit, il blesse par la blessure de l’amour spirituel.
    Il guérit en nous permettant d’intégrer l’amour. Le maître amène le disciple à être en permanence entre ivresse et sobriété, une ivresse toute intérieure.
    Le maître est celui qui se trouve sur notre chemin comme témoin du Maître Infini, du seul qui est et qui réveille en nous le maître intérieur.
    Puis vient un moment ou, après cet accompagnement sur le chemin, il nous dit : « Marche tout seul, je t’ai donné ma main, mes béquilles et maintenant va plus loin ».
    Je crois qu’on ne choisit pas de devenir un maître car c’est un choix divin, et il m’a semblé savoir que lorsque des personnes sont réalisées, il leur est très lourd de recevoir cet ordre divin d’enseigner.
    Les maîtres sont comme ces prophètes qui reviennent vers le rivage, vers les autres. Dans ce retour existe un mouvement de réalisation descendante.

    Selon une tradition du Prophète il est dit : « Celui qui est devenu l’ami de Dieu ne voit plus que par Lui, n’entend plus que par Lui, ne reçoit que par Lui, et chaque fois qu’il exprime une volonté, en fait il exprime la volonté de Dieu .
    Ce sont des gens anéantis dans la divinité ils n’agissent plus, ils sont agis et c’est pour cette raison qu’ils sont efficaces. Au début lorsqu’on rencontre un maître, on se dit que cet homme est comme tout le monde et l’on se demande bien ce qu’il pourra nous apporter.
    On est étonné du respect dont il est entouré puis au fur et à mesure que s’établit une relation profonde avec lui naît un véritable amour et cet amour grandit parce qu’il fait grandir en nous la vision de l’Amour. Dans le soufisme, il y a le maître vraiment réalisé que l’on appelle le « maître vivant » , qui appartient à une chaîne initiatique et qui a hérité de la parole perdue (1), de ce secret divin qui est un levain qui s’introduit dans nos cœurs et qui fait son chemin.
    Ce maître là pratique la thérapie sacrée que les soufis appellent « élixir ».
    Lorsqu’on arrive dans une voie soufie, on se croît vite un maître. En fait c’est l’égo qui est le maître et on a beaucoup de mal à se défaire de cette « maîtrise ».
    Et peu à peu, la présence du maître spirituel nous apprend à devenir nous-même et non pas à réaliser des prouesses.
    Le Maître nous apprend à devenir réellement des disciples .Un maître nous apprend à être libre.
    Réf. Guérir l’Esprit p « 226, 227,228, 229, 230

    Note : « Un maître nous apprend à être libre », c’est l’inverse qui se passe au « Camp-guru ».

    Note 1 : la parole perdue

    Note 1 : « Bénir c’est  » bien dire « , comme maudire c’est  » mal dire « .
    Précisément par sa génération dans ce bas monde l’homme a été  » mal dit « .
    Pour être régénéré il doit être  » bien dit « .
    La Parole est générative et créatrice. L’homme doit être recrée. »
    Cf. :http://sator01.blogspot.com/2006/09/le-message-retrouv-per-e-dhooghvorst.html

    Le Message Retrouvé :

    Livre IV

    18. La vérité gît dans la parole délaissée des anciens sages.
    Qui la mettra au jour? Et qui l’enfouira de nouveau?

    18′. L’ancêtre des jours nous sourit à travers la mort, mais il demeure sans nom et sans figure dans l’éternité.
    « La parole des prophètes et des sages constitue La Porte. Ils sont les seuls guides qui nous permettent d’approcher le jardin des merveilles, ou d’y pénétrer, afin de retrouver la grâce l’amour et la connaissance perdue par l’homme exilé en ce monde.
    « Heureux l‘homme qui m’écoute, qui veille chaque jour à mes portes et qui surveille mon seuil », dit la Sagesse en un célèbre livre, « A l’entrée des portes, elle fait entendre sa voix ». Réf : Le livre d’Adam, préface XIV

    Des Maîtres :

    Note :
    Le guide (le Maître) peut manifester sa présence en nous ou dans
    « une personne extérieure » ou par tout événement destiné à nous montrer le chemin (1), comme la déesse Athéna qui guide Ulysse pour retrouver sa Patrie perdue.

    Note : 1 : lire l’Ouverture du Chemin de Isha Shwaller De Lubicz, la Table d’Emeraude
    (Sagesse Egyptienne).

    le Message Retrouvé : Livre V

    45. Celui qui se fait obéir sans parler est digne du pouvoir, car il communique par le coeur et commande par l’esprit.

    45′. Bénis soient les maîtres qui nous mènent jusqu’à la racine secrète du feu. Leur mémoire se perpétuera dans les coeurs reconnaissants.

    77. Peu d’hommes sont capables de subir victorieusement l’épreuve de l’humiliation.

    77′. Les maîtres se servent de la subtilité de la grâce pour faire paraître la fidélité de l’amour.

    Livre XII

    12. Il y a un état plus haut que toute prière, qui est l’absence, la présence et l’union. Ce degré appartient aux maîtres.

    12′. Le coeur de l’homme est comme une pierre qui scelle l’entrée du trésor de Dieu.

    Conclusion :

    Le livre d’Adam p 203,231

    Livre XXI

    28. Ne craignons pas de développer
    longuement nos racines dans les ténèbres de la foi nourricière, car lorsque nous germerons dans la lumière de Dieu, aucune tempête ne pourra nous abattre et le poids de notre croissance dans le ciel ne pourra pas nous faire basculer dans l’abîme.

    28′. Le serviteur fugitif (1) et méprisé qui
    nourrit mystérieusement le monde, est devenu le maître fidèle et très précieux qui nourrit en secret les élus de Dieu.
    Qui verra luire le verbe ? Qui palpera la lumière ? Qui goûtera le parfum? Qui ? Qui ? Ô qui incarnera son Seigneur dans un cœur épuré ?

    Note 1 : lorsqu’il est fixé en son lieu.

    O corps de gloire ! O adorable merveille, miracle de lumière palpable, ignoré des foules errantes endormies dans les mirages du monde. L’humanité a-t-elle perdue la trace des prophètes, et leurs témoins ont-ils parlés en vain ? «
    Et pourtant, dans l’Ecriture, les prophètes ne cessent de le dire : c’est l’éternel présent de la révélation

    Répondre

  10. 31 décembre 2016 @ 0 h 32 min Daniel

    Bonjour

    A propos des Maîtres :

    « La grâce transmise au travers du maître est une force qui, lorsque nous l’invoquons dans nos existences, commence à les orienter de façon à ce que nous recevions ce dont nous avons besoin, mais pas nécessairement ce que nous voulons. La fonction du maître est de créer une énergie particulière que l’on pourrait appeler « bénédiction »,
    « transformation », quelque chose qui génère une Alchymie divine dans nos vies.
    Aucune vie n’est exempte d’une certaine chimie : il arrive à chacun de tomber amoureux ou d’être transporté par un concert. Le maître peut prendre notre chimie et notre psychologie ordinaires pour nous amener à l’Alchymie, laquelle est proprement transformante. »
    Note : Alchymie, Chymie de Dieu (AL)
    A propos de l’orientation voir le commentaire sur le disciple, note 2

    Le règne surhumain :

    « Le règne surhumain est l’état ou la conscience spirituelle prédomine sur la conscience psychologique de la vie inférieure, et ou l’Universel prévaut sur le particulier.
    Les Sages qui en ont parlé ont dénoncé comme ses obstacles essentiels la complexité des désirs et de l’intelligence .Ils n’ont point parlé de « pouvoirs », mais de facultés inhérentes à l’Esprit régissant la matière (1).

    Note 1 : matière vient du latin Mater Rhéa, la Mère Rhéa

    Ils n’ont point parlé de la volonté productique de phénomènes, mais de l’absence d’égoïsme, de haine et de violence qui a le pouvoir d’amortir les agressivités animales et humaines (2)

    Note 2 : Sadhana Pada :
    II/35: Celui chez qui la non violence en paroles, en pensées et en actes est fermement établie perd toute son agressivité et les autres abandonnent toute hostilité en sa présence. Lumière sur les Yoga Sutras p 245

    Chacun d’eux a parlé selon son langage particulier, d’une sélection d’êtres ayant acquis les qualités requises pour participer au règne surhumain, (les appelés), ou qui y sont parvenus ‘les élus). Que ce soit par les Evangiles, ou que ce soit par Lao Tsé, ou par les Maître égyptiens, il est dit que le « royaume divin » , le tao, le chemin de Maât à découvrir en nous-même .
    Ce qui revient à dire que l’élection ou sélection de l’Elite se décide en chacun de nous ,selon nos réticences ou notre obéissance à nos impulsions supérieures(3) .Aucun Sage n’a désigné comme étant spécialement favorisé les hommes renommés pour leur science ou leur puissance , encore moins les savants docteurs de la loi ! Mais tous ont été d’accord pour attribuer cette élection aux êtres qui ont retrouvé dans leur pleine conscience d’hommes la simplicité de l’enfant. (4) »
    Réf. L’ouverture du Chemin Isha Shwaller de Lubicz , Ed Aryana p 304

    Note 3 : Le Message Retrouvé :
    Livre VI
    33. L’ignorant qui se tait fait aussi bien que l’homme instruit qui parle.
    33′. Celui qui maîtrise les stimulis du corps, du coeur et de l’esprit, devient maître du dedans et du dehors.

    Note 4 :
    Livre V
    19. Dieu communique sa science et infuse son amour à ceux qu’il reconnaît pour ses fils.
    19′. Les enfants de l’amour sont engendrés par le feu céleste. C’est pourquoi ils sont vivants dans l’éternité.

    Livre XXV
    10. Très malins vous avez trouvés le savon pour décrasser la peau, mais la crasse du dedans demeure sans remède devant votre malice.
    10′. Comment pourrait-il disposer du pouvoir divin, celui qui n’est pas redevenu comme un petit enfant inoffensif ?

    Répondre

  11. 31 décembre 2016 @ 13 h 36 min Daniel

    Bonjour

    A propos du disciple

    « Qu’est ce qu’un bon disciple ? »
    C’est comme demander « Qu’est ce que c’est de bien aimer ? « On a toute la vie pour apprendre à aimer et surtout à « bien aimer ». Ecoute et obéissance proviennent du même mot latin obedire, qui signifie à la fois « prêter l’oreille et « être soumis ».
    Cette obéissance n’est pas obéissance à une loi extérieure, mais une adhésion au cœur, à un autre cœur, une adhésion du souffle à un autre souffle. C’est une écoute vivante, une écoute en action. Et il est vrai que le secret du disciple est le même que celui maître : écouter et être attentif. (1)

    Note 1 : Comme au cours de yoga du côté du professeur et du côté de l’élève.

    L’obéissance, l’écoute, cela peut être l’écoute à quelqu’un qui est pour nous comme une colonne vertébrale, quelqu’un qui nous redresse (2), qui nous remet dans notre
    droiture (2) . Et puis à un certain moment cela peut être l’obéissance au réel, à l’unique réel qui prend la forme d’un visage, ou d’un enseignement afin de nous guider.
    C’est quelquefois obéir au vent qui nous sépare de l’arbre, qui nous conduit ou ?
    Là où va le vent .Mais le disciple ne sait pas toujours ou il va.
    Souvenons-nous de ce que Jésus a dit : Celui qui est né de l’Esprit (3), on ne sait d’ou il vient ni ou il va. Comme le vent tu entends sa voix mais tu ne sait d’ou il vient ni ou il va.

    Note 2 : Nous remettre dans une relation verticale, dans l’axe, dans l’orientation juste afin de suivre notre étoile au milieu de la nuit. Nous avons le chemin de Compostelle, en latin : compost- stella, l’étoile dans le compost (la nuit intérieure).
    A Noël les Rois -Mages ont suivit l’étoile.

    Note : l’étoile : le Pentalpha bien orienté, pointe vers le haut, en yoga : Utthita Hasta Padasana
    Dans la Tradition Occidentale : La qualité du chevalier est la droiture.

    Note 3 : l’Esprit= le Souffle.

    S’il est vrai qu’au niveau psychique il est important de savoir d’ou l’on vient et ou l’on va, de quelle famille, de quelle lignée, de quelle tradition l’on vient, au niveau spirituel, au niveau pneumatique. On ne sait plus, parce qu’il n’y a pus d’avant ni d’après, il n’y a que l’instant. Alors à ce moment -là, le disciple est vraiment le fils de l’instant.
    L’instant présent est le lieu même de la Présence et il s’agit d’écouter et d’obéir instant après instant (4).

    Note 4 : « Les Taoïstes invitent à se jeter tout entier dans le torrent de la vie, à n’offrir aucune résistance aux jeux et méandres bouillonnants de son courant, à en épouser parfaitement le cours pour, en lui devenir parfait, c’est à dire parfaitement intégré à tout ce qui vit perpétuellement sous le ciel »
    Réf : Paroles de Sages Chinois p 22

    Lorsqu’on dit » être disciple », c’est être disciple de quoi ? Etre disciple, c’est être disciple de la Vérité, du Divin, et un disciple ne doit jamais oublier que c’est pour cette raison qu’il est en recherche .Mais notre nature est oublieuse. »

    Réf : Guérir l’Esprit p 232, 233

    Note 4 : « Il s’agit d’écouter et d’obéir instant après instant »
    Mais quel est l’animal aux grandes oreilles qui sait écouter et qui obéit instant après instant ??
    Celui qui est dans le coin dont la classe se moque, celui avec son bonnet d’Ane !!

    « Ayant perdu mémoire de l’Art (Alchymique), que direz-vous de cet âne, rustres qui pensez rire de cette peau qui pue ? Vous n’en jugez finement et damnez sans le savoir la haute dame du ciel ! »
    Sous cette peau d’âne, quelle pureté, pensée magique du ciel étoilé dont la belle s’est revêtue !
    Réf : le Fil de Pénélope Tome I p 222 a propos du Conte Peau d’Ane, commentaire.

    Conditions pour porter Jésus lors de son entrée à Jérusalem !!

    « Le symbolisme de l’âne peut également se référer à la tradition orientale, un animal de paix, par rapport au cheval, qui est un animal de guerre.
    Ainsi, un roi arrivait chevauchant un cheval quand il était prêt à la guerre et monté sur un âne quand il voulait souligner qu’il venait en paix. Par conséquent, l’entrée de Jésus à Jérusalem symbolisait son entrée en tant que Prince de la Paix et non pas en tant qu’un roi belliciste » Réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrée_de_Jésus_à_Jérusalem

    Répondre

  12. 31 décembre 2016 @ 17 h 16 min Daniel

    Bonjour

    Voici pour la nouvelle année, voici un conte pour Yoganova , tous ses lecteurs et lectrices :

    Le Moine et le Samouraï :

    « Un moine avait été mandaté par un roi pour acheminer une lettre, et pour ce faire, le moine devait passer sur un pont ou se tenait un samouraï terrible qui tuait tous ceux qui tentaient de le franchir .Le samouraï avait déjà tué une centaine de personnes, n’en
    ratait aucune et donc n’en était pas à une près . Le moine tenant la lettre à une main se dit « le roi m’a demandé de porter la lettre, il faut que je le fasse, c’est ma mission, ma vocation, j’ai donné ma parole. Et ce samouraï là est terrible, il tue tous ceux qui passent : donc je vais mourir ».
    Alors le moine est allé voir un sage qui lui a dit « Maintenant en effet tu sais que tu va mourir .La seule chose que tu puisses faire en arrivant sur le pont, c’est de fermer les yeux, de baisser la tête, et d’attendre que le samouraï te la tranche « .
    A un certain moment tu sentiras comme un froid qui monte le long de la colonne vertébrale : c’est la mort qui vient. Le moine arriva au pont, s’avance, voit le samouraï venir vers lui, puis s’arrête, baisse la tête et reste ainsi.
    Le samouraï ne comprenant pas l’attitude de ce moine immobile, tête baissée, se met à tourner autour de lui, imaginant quantités de feintes pour le faire réagir.
    Au bout d’un long moment, complètement épuisé, le samouraï finit par dire au moine toujours immobile : « Je n’avais jamais rencontré un maître comme vous, s’il vous plaît acceptez-moi comme disciple .

    Réf. Guérir l’Esprit p 80

    Répondre

  13. 23 février 2017 @ 13 h 48 min Yukarie

    J’ai rencontré mon Maître il y a plus de 30 ans.
    Je lui dois mon évolution spirituelle.
    Entre autres choses il m’a appris le chemin du cœur pour trouver le Maître en moi , il m’apprend à m’aimer pour aimer l’univers
    Yukarie

    Répondre

  14. 24 septembre 2018 @ 15 h 19 min Daniel

    Bonjour

    Voici un texte remarquable de Christian Pisano :

    Quelques réflexions sur le canular de la relation Guru-Shishya en Yoga

    « J’ai brûlé ma propre maison. J’ai encore la torche dans ma main. Maintenant je brûlerai la maison de quiconque voudra me suivre. » Kabîr

    Toute relation se base sur l’idée d’une séparation qui déploie une myriade de scénarios, de stratégies, de manipulations pour l’organiser selon mes attentes, mes peurs, mes projections. Il y aurait ainsi des relations positives, négatives. Certaines à rechercher d’autres à éviter.

    « Les manifestations de soi et d’autrui, ou maître et disciple, n’est que construction mentale et pure imagination. » Abhinavagupta.

    On pourrait dire que la résonnance du cœur de cette polarité enseignant enseigné est l’évidence non relationnelle de la Présence.
    Cette polarité n’est qu’une expression de la Conscience elle-même. Il est dit que le Soi qui est l’état naturel de toute ce qui existe s’amuse lui-même à prendre les expressions de la question et de la réponse qui ne sont pas différents de lui.
    Elle ne peut donc être que fonctionnelle, de circonstance. Son expression est une circulation spontanée en miroir où chacun éclaire son propre processus.

    Cet éclairage se fait dans l’écoute où il y a une absence de hiérarchie.
    L’absence de jugement et de compétition génère une atmosphère de coopération et de valorisation du processus.
    La fonction de l’enseignant est d’accueillir la totalité du processus de l’étudiant sans jugement aucun. Il ne veut en aucun cas changer quoi que ce soit au maquillage
    corps /mental de l’étudiant. Ainsi l’élève peut dans cette présence inclusive pressentir sa propre présence qui est au-delà de tout processus.

    Il peut aussi pressentir que ce qu’il rencontre dans cette relation n’est qu’un reflet de
    lui-même comme tout ce qu’il rencontre dans sa relation avec la vie.
    Ce dialogue enseignant – enseigné n’est que le propre dialogue de sa Conscience.
    C’est l’éternel dialogue ente Shiva et Parvati. Parvati demande à Shiva quelle est sa véritable nature et il lui répond par 112 instructions que l’on appelle : les instructions sur ce qui est sans changement (nistaganga upadesha).
    Le ce qui est de chaque situation, tout acte de perception, de pensée est l’instruction spontanée.
    On peut dire que cette relation est simplement l’articulation de mon questionnement.
    Si on voulait la formuler on l’articulerait en tant que « qui suis-je ».
    Malheureusement cela lui donne une certaine prétention, arrogance philosophique.

    Je préfèrerai en parler comme une démangeaison. Je reconnais une démangeaison constante dans ma vie qui me pousse dans différentes directions.
    Cette démangeaison c’est un peu les coulisses de notre vie.
    La fonction enseignant-enseigné c’est la reconnaissance de cette démangeaison et lui laisser toute la place. Elle n’est pas là pour donner une réponse objective (une solution) à la question essentielle.
    La réponse objective c’est simplement dire en caricaturant : allez tout droit puis prenez la première à gauche, la troisième à droite et vous y êtes.
    Quel que soit la réponse ce n’est qu’une stratégie pour essayer de calmer la démangeaison, de noyer le poisson dans l’eau, une compensation au malaise de la démangeaison. On veut donner un sens à tout cela.
    Cette recherche d’une réponse objective me fait m’agiter dans tous les sens toutes les directions et j’en viens à collectionner les réponses et les enseignants

    Le deuxième écueil est de croire que la personne qui joue le rôle d’enseignant dans ma pièce de théâtre est dans un état différent du mien , qu’il est moins confus moins paumé qu’il vit quelque chose de différent de mon ordinaire.
    Le comble de cette attitude est d’approcher une personne en la croyant éveillée.
    C’est donc la croyance que quelqu’un quelque part à la réponse à ma question.
    Cette relation est basée sur l’autorité avec tout ce que cela implique de projections et le merveilleux psychodrame associé à cette autorité. Ah quelle plaisanterie je n’ai pas quitté la vieille dynamique poisseuse et collante . Quand je regarde l’enseignant au fond de mes yeux il y a ce lancinant appel papa, maman, et la recherche de leur reconnaissance de leur amour.

    « Si tu rencontres le Buddha tue le. » Lin Tsi.

    Répondre


Laisser un commentaire

YogaNova, le magazine francophone du Yoga et de la Spiritualité en ligne. Faites comme Shiva, lisez Yoganova !

Web Design MymensinghPremium WordPress ThemesWeb Development

Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
15566474-Levitation-by-Indian-businessman-in-lotus-pose-in-the-office-near-the-wall-with-clock-and-his-shoes--Stock-Photo

Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
83241
Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.