Classe de Yoga à Rishikesh

Unesco: le Yoga inscrit au patrimoine immatériel de l’Humanité

Le yoga, né en Inde et populaire dans le monde entier, a été inscrit jeudi sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par un comité spécialisé de l’Unesco réuni à Addis Abeba.

« La philosophie derrière la pratique ancienne du yoga en Inde a influencé de nombreux aspects de la société indienne », note dans un communiqué l’organisation de l’ONU pour la science et la culture, dont le siège est à Paris.

Pratiqué à « tous les âges, sans discrimination de sexe, de classe ou de religion », il « associe des postures, de la méditation, une respiration contrôlée, des récitations de paroles et d’autres techniques visant à épanouir l’individu, à atténuer les douleurs et permettre un état de libération », résume l’Unesco.

Le comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, qui siège depuis le 28 novembre et jusqu’au 2 décembre en Ethiopie, a inscrit mercredi la bière belge et la rumba cubaine sur cette liste créée il y a dix ans et qui permet de valoriser les différents types de patrimoine vivant (danse, musique, gastronomie, fêtes ou festivals…).

Sa création il y a dix ans reflète une évolution du concept de patrimoine – longtemps réduit aux châteaux et peintures européennes – et permet « à des pays qui ne se sont pas exprimés par l’architecture, de mettre en avant leurs pratiques culturelles », selon Tim Curtis, secrétaire de la convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

Figurer sur cette nouvelle liste sert surtout de faire-valoir et peut, dans certains cas, entraîner un soutien financier ou logistique de l’Unesco à des pays qui ont de la peine à protéger par eux-mêmes ces pratiques.

AFP (source)

Quelles seront les conséquences d’une telle décision ? Qu’en pensez-vous ? Faites en nous part dans les commentaires.



'Unesco: le Yoga inscrit au patrimoine immatériel de l’Humanité' have 12 comments

  1. 2 décembre 2016 @ 9 h 27 min Joël Gord

    Bien sûr, l’Inde et toute l’Asie du Sud n’ont pas de patrimoine matériel: en Inde notamment, Mohenjo Dahro, les temples de Bénarès, la Cité des Vents, le Taj Mahal, la gare de Bombay, etc etc, c’est de la bibine! Et il fallait bien toute la puissance d’esprit des gens de l’Unesco, si indispensables à l’humanité, ce « macchin » issu du  »machin » qu’est l’ONU, pour trouver quelque chose à  »sauvegarder » dans ces contrées barbares qui ont quelques milliers d’années, au bas mot, d’antériorité civilisationnelle sur nous Occidentaux (je remarquerai avec humour, que dans occident on entend occire!). Alors, sans doute, la prochaine étape du grotesque sera d’inscrire le sanskrit sur cette liste du patrimoine immatériel dont des fonctionnaires zélés, cosmopolites, bien nourris et consensuels, peaufinent la liste chaque jour! Le yoga avait-il besoin de celà? Permettez moi d’en douter. Mais quel régal pour tous les faiseurs de voyages clés en mains, qui vont pouvoir user et abuser un peu plus de  »l’Inde berceau du Yoga » comme sujet à thème. Messieurs et dames de l’Unesco, n’avez-vous pas oublié l’Ayuveda qui pourrait contenter aussi bien des voyagistes?
    Joël

    Répondre

    • 2 décembre 2016 @ 10 h 20 min Marie

      Exactement Joël ! Vous avez tout dit !
      Namaste :)

      Répondre

    • Yoganova

      2 décembre 2016 @ 11 h 42 min Yoganova

      Joel, je vous trouve un peu sévère. Même si je ne ma pâme pas devant le « machin » et plus généralement devant toute organisation qui prétend représenter l’humanité, force est de reconnaître qu’il y a, tout de même, des initiatives utiles.
      Le label « patrimoine de l’humanité » a permit qu’on le veuille ou non de générer de l’intérêt et des fonds pour sauver certains sites importants et qui serait en piteux état sans cela.

      Je me permet de souligner qu’il y a une bonne trentaine de sites classés au patrimoine de l’humanité en Inde, des grottes de Ajanta à Hampi en passant par le temple du soleil de Konarak. La liste est ici:
      https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_World_Heritage_Sites_in_India

      Il est aussi possible que la reconnaissance de l’Unesco garantisse que personne ne puisse en privatiser une partie comme a essayer de le faire Bikram Choudhury il y a quelques années. Cela donne quelques motifs pour voir tout cela d’un œil un peu moins sévère non ?
      Arnaud

      Répondre

      • 2 décembre 2016 @ 12 h 12 min Marie

        Je trouve que tu as tout à fait raison Arnaud mais ce qui est toujours gênant avec ce genre de nomination c’est que, derrière ce qui est mis en lumière, on ne peut s’empêcher de penser à ce qui reste dans l’ombre.
        Sur quels critères se base-t-on pour élire telle ou telle discipline, tel ou tel monument, telle ou telle oeuvre, tel ou tel breuvage comme « méritant » de faire partie du patrimoine de l’humanité et donc de recevoir un supplément d’attention par rapport à d’autres « choses » ?
        C’est la problématique de la hiérarchie culturelle que cela pourrait sous-tendre qui pose problème.
        En Inde, de nombreux temples hors des circuits touristiques mais où il règne pourtant une énergie profondément bouleversante tombent en déliquescence tandis que le Taj Mahal par exemple tient debout dans toute sa splendeur pour rendre honneur à ses milliards de visiteurs.
        Comme tu le dis, c’est en soi une très bonne intention que le Yoga reçoive cette reconnaissance. Ne serait-ce que pour limiter les multiples dérives dont il fait les frais. Mais comme le souligne Joël, on peut se poser la question de l’intérêt économique qui peut exister derrière une intention « immatérielle »… C’est humain d’être méfiant par rapport à la nature désintéressée de cette initiative lorsque l’on voit à quel point ce patrimoine « immatériel » de l’humanité qu’est le Yoga est de plus en plus récupéré à des fins matérielles. Il suffit de voir – pardonne-moi Arnaud car je sais que la question te touche – le cirque autour de l’organisation de séjours à thème. Le Yoga est devenu l’un des meilleurs arguments pour faire venir le touriste en Inde. Je n’ai évidemment rien contre car c’est très bien pour l’économie indienne et culturellement pour les Occidentaux qui n’y auraient peut-être jamais mis les pieds sans cela. Cependant là encore les derives ne sont jamais loin…
        J’ai été contactée par téléphone pas plus tard que la semaine dernière par une agence de voyage (basée dans ta région d’ailleurs 😉 ) dont j’ignore tout et qui ignore tout de moi et qui me proposait d’être la prof de leur prochain séjour car le thème sera le Yoga. Le séjour aura lieu début avril. Au Maroc ou peut-être en Grèce, ils ne savent pas encore (!). Je leur ai dit que je venais d’ouvrir une salle de Yoga et que je ne me voyais pas y annuler mes cours pendant une semaine pour m’embarquer dans quelque chose dont je ne sais rien (la tendance Pitta qui a besoin de se rassurer en organisant tout bien sans doute… 😉 ). Et l’interlocuteur de me répondre enjoué : « Mais justement ! Le but c’est que ce sont vos propres élèves qui participent au séjour ! »
        Ou comment trouver de la clientèle sans bouger de la chaise de son bureau d’agence de voyage de Lyon…
        Lorsque j’ai refusé en lui souhaitant néanmoins une bonne journée, il n’a pas manqué de me remercier en me disant qu’il va maintenant appeler les « autres » sur sa liste…
        Alors oui c’est une bonne nouvelle que le Yoga fasse désormais partie du patrimoine immatériel de l’humanité mais il n’avait pas besoin de ça pour être reconnu comme un trésor par tous ceux qui le pratiquent autrement que pour des raisons matérielles. Et il faut espérer que cette annonce ne soit pas récupérée à des fins publicitaires. Ce sont je doute hélas…

        Répondre

        • Yoganova

          2 décembre 2016 @ 12 h 52 min Yoganova

          Bonjour Marie,

          Il y a plusieurs sujets dans ton message.
          A propos de la hiérarchie culturelle, je suis d’accord avec toi mais admettons qu’il ne doit pas être facile de devoir choisir entre la pléthore de sites intéressants que l’on trouve sur notre belle planète. C’est déjà bien que nous puissions en sauver quelques uns, temporairement d’ailleurs, le temps faisant tout disparaître tôt ou tard.

          Que le yoga soit un critère important pour beaucoup d’aspirants voyageurs en Inde n’est pas surprenant non plus et d’ailleurs je n’y vois pas d’inconvénient au contraire. C’est vrai que cela peut créer quelques soucis localement comme à Rishikesh ou Mysore où cela peut devenir un peu la foire au yoga (et aux autres techniques associés comme le reiki) mais l’Inde, ce pays immenses et son milliard d’habitants peuvent bien digérer tout cela sans aucun soucis.

          D’ailleurs le yoga est un argument de vente pour bien d’autres destinations comme Bali, la Californie, la Grèce et j’en passe…On ne compte plus les stages, les séminaires et les TTC dans des contrées chaudes et exotiques.

          L’anecdote sur l’agence de voyage qui t’a contacté pour guider un voyage yoga vers le Maroc m’a fait sourire. Déjà tu as bien fais de ne pas donner suite car leur démarche est étrange et vraiment pas professionnelle. Contacter quelqu’un comme cela de but en blanc pour lui proposer un voyage c’est la première fois que je l’entends. Et je te rassure ce n’était pas l’agence pour laquelle je travaille ! Ou alors c’est que tu deviens tellement connue qu’ils veulent « signer » une célébrité ! 😉

          Répondre

          • 2 décembre 2016 @ 16 h 19 min Marie

            Oui, tu as raison concernant le fait que c’est déjà bien de préserver quelques choses à défaut de pouvoir tout sauver. Merci de ce rappel car, même si l’on ne peut pas tout sauver, le peu que l’on puisse faire c’est déjà beaucoup.
            Concernant le yoga touristique, oui, c’est justement à Rishikesh et Mysore que je pensais… De nombreux profs de yoga (indiens) que j’ai rencontré là-bas faisaient parfois presque davantage penser à des G.O. hélas…
            Quant à l’agence de voyage, oui, moi aussi j’ai trouvé la démarche assez surprenante, c’est dans ce contexte que j’ai rebondi par rapport au message de Joël qui évoquait les séjours à thème sur le Yoga.
            Mais je ne visais pas l’agence pour laquelle tu travailles évidemment, je sais que tu ne serais pas engagé dans une voie dans laquelle tu ne te sentirais pas en adéquation avec les valeurs qu’elle véhicule. :-)

  2. 2 décembre 2016 @ 11 h 08 min Ekongkar

    Joël, ta réponse me surprend. Même s’il est vrai que le Yoga n’en a pas nécessairement besoin, le fait qu’il soit maintenant inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité est une nouvelle qui m’a personnellement réjoui dans l’instant.

    Répondre

    • 2 décembre 2016 @ 19 h 16 min hridaya

      quand on classe ou que l’on préserve,c’est qu’il y a danger,ou mort annoncer à court ou moyen terme. c’est un aveux, un constat.
      après, ce(eux) qui reste invisible reste invisible est ne risque(nt) pas de s’évanouir.
      On pourrait classer l’univers patrimoine universelle,non ?

      Répondre

      • 5 décembre 2016 @ 23 h 43 min Joël Gord

        Bien d’accord avec vous, hridaya: chez ces gens-là, comme disait Jacques Brel (tiens! son répertoire n’est pas encore classé?) on classe ce qu’on estime menacé, en voie de disparition… Avec humour, je propose qu’ils se classent, eux-mêmes, plutôt que le yoga: il me semble y avoir davantage de risque (ou de probabilité, c’est selon) que l’Unesco disparaisse, et non pas le yoga. Je suis très optimiste à son sujet: son utilité pour l’humanité, telle qu’éprouvée par ceux qui le pratiquent et le chérissent comme un trésor, et le propagent, me paraît dépasser sensiblement celle de l’Unesco. Qu’en pensez-vous?
        Joël

        Répondre

    • 5 décembre 2016 @ 23 h 34 min Joël Gord

      J’aimerais vous rappeler que la toromachie fut inscrite sur une liste du patrimoine culturel immatériel de la France, ceci en préalable à ce qu’elle rejoigne ce fameux patrimoine immatériel de l’humanité, décidé à l’Unesco. Il semblerait qu’elle en ait été retirée… suite à des luttes d’influence entre lobbies pro- et anti-corrida! Je porte celà à la connaissance de ceux qui n’en seraient pas informés, à titre d’exemple. Pour ceux qui, comme Ekongkar, se seraient réjouis que le yoga fût enfin reconnu. Sauvé de la nuit des temps, quoi encore? Parmi les humains avides d’influence et de puissance (il en existe, si, si!), tout sujet n’est-il pas bon à récupérer pour nourrir son ego? La corrida, le yoga, le temple de Borobudur aussi bien que la grotte Chauvet, le confit de canard périgourdin, ou le Code civil napoléonien… Ah! qu’il semble difficile de n’exister que par ce que l’on est, ou mieux par ce que l’on devient, et non par ce que l’on a ou ce que l’on fait (brasser de l’air en consommant de l’O2 et fabricant du CO2, pour l’essentiel). Que ceux qui seraient indignés par mes propos les prennent pour une provocation…salutaire peut-être.
      Joël

      Répondre

  3. 3 décembre 2016 @ 5 h 21 min Vincent

    Tout est dit dans les commentaires au-dessus.

    Il faut toutefois aussi noter que l’ONU, comme la majorité des organisations, est composée d’une majorité de bureaucrates qui ne sont pas forcément légitimes ni même compétents pour classer telle chose ici où là et même pour la définir. Au final, ça sert pas à grand chose.

    Répondre

  4. 2 janvier 2017 @ 16 h 49 min Daniel

    Bonjour

    Il est évident que la protection des valeurs Traditionnelles de l’Inde est important pour éviter que « certaines personnes (1)» mettent des brevets sur les remèdes de la Médecine Ayurvédique par exemple, mais si je me souviens bien cela s’est fait par un autre organisme que l’Unesco , par l’Inde elle -même.

    Je n’ai pas grand- chose à ajouter à ces propos pertinents au sujet « du Yoga immatériel inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité » pour faire un jeu de mots.
    Mais ce jeu de mots souligne l’inversion des valeurs propre au Kali -Yuga, à savoir que c’est la périphérie qui veut sauver le Yoga Sacré. C’est sans doute valable (2), mais ce Yoga Sacré existe en Inde depuis très longtemps et sans cette Valeur Sacrée au sens Traditionnel, il aurait disparu depuis bien longtemps.

    Note 1 : LA PROTECTION DES SAVOIRS TRADITIONNELS : L’EXPERIENCE INDIENNE :

    https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/729/files/2012/07/SJC07legoater.pdf

    Note (2) : Comme le dit Vincent : « Il faut toutefois aussi noter que l’ONU, comme la majorité des organisations, est composée d’une majorité de bureaucrates qui ne sont pas forcément légitimes ni même compétents pour classer telle chose ici où là et même pour la définir. Au final, ça ne sert pas à grand-chose. »

    Bureaucrates qui n’ont jamais fait de Yoga !!!

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
reverse-ab-crunch

De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.