Yoga chrétien

Yoga et christianisme sont ils compatibles ?

Pour beaucoup, le yoga fait partie du quotidien. Peut-on pratiquer cette gymnastique méditative en tant que catholique ? Ce n’est pas évident pour tout le monde : l’exorciste Père Amorth va jusqu’à dire que le yoga serait « satanique » !

Le yoga est très aimé en Allemagne. Il est pratiqué actuellement par plus de 2,5 millions de personnes, comme le souligne le site de la conférence des évêques allemands.  Mais il n’a pas que des partisans. L’exorciste du diocèse de Rome s’est en effet exprimé de manière critique sur cette pratique méditative : « Pratiquer le yoga est diabolique. On croit pratiquer simplement une activité épanouissante, mais elle conduit à l’hindouisme » et éloigne donc de la foi chrétienne. Cette critique n’est certes pas généralisée au sein de l’Église catholique, mais on trouve parmi de nombreuses confessions des personnes qui voient dans la pratique du yoga un danger. D’où vient la peur de ces exercices gymnastiques apparemment inoffensifs ?

Les critiques soulignent souvent que le yoga fait partie intégrante d’une autre religion et qu’on ne peut pas le considérer à la légère. Ces exercices corporels sont une manière de prier les divinités hindouistes, de sorte qu’on pourrait y voir une doctrine niant l’action de Dieu et de sa grâce : on n’aurait plus besoin de sa présence et de l’action bénéfique de l’Esprit Saint, on pourrait se sauver soi-même en pratiquant ce genre d’activités qui visent à unir l’âme et le corps et à le libérer du cercle des réincarnations. Il ne serait alors pas possible de conjuguer cette pratique spirituelle avec la foi en Jésus Christ ressuscité se sacrifiant pour toute l’humanité et offrant la rédemption et le Salut.

Si l’on aborde cette question d’un point de vue historique, il est vrai que le Yoga provient directement de la culture indienne et a un lien évident avec l’hindouisme.

Le yoga

Le yoga est une technique qui vise à encourager la méditation au moyen de mouvements gymnastiques et du travail de la respiration. La forme répandue en Occident n’est qu’une part de cette tradition. En Inde, le yoga est considéré comme une sagesse qui permet d’harmoniser le corps, l’âme et l’esprit. Il y a d’ailleurs de nombreuses manières de le pratiquer. On peut le voir comme une tâche intellectuelle, un acte désintéressé pour s’en remettre à Dieu, ou comme voie méditative avec huit marches. Le yoga comme gymnastique est la troisième marche de ce chemin qui conduit, dans la tradition hindouiste, à l’illumination.

Un yoga chrétien ?

La position officielle de l’Église n’est pas tout à fait claire : d’un côté, dans l’esprit de Vatican II, l’Église respecte les autres manières de chercher Dieu issues d’autres traditions. D’un autre côté, elle avertit sur le risque de trop attendre de la méditation et de la prière en en faisant une sorte de pratique magique et idolâtre. Une confusion entre des pratiques chrétiennes et païennes peut aussi mener à un trouble dans le rapport à Dieu.

Néanmoins, en raison de la popularité de ce sport et des fruits qu’il peut porter sur le plan spirituel, de nombreux efforts sont déployés par des hommes d’Église et des laïcs pour développer un yoga spirituellement chrétien.

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Aux États Unis, le père jésuite Bobt Karle se réunit régulièrement avec de nombreux jeunes dans une chapelle pour y répéter des poses de yoga en développant une relation personnelle avec Dieu. Il ne fait pas cela simplement pour remplir son église : pour lui, le yoga peut être un moyen de rapprocher les croyants de Dieu. « La combinaison de la prière ignacienne et du yoga calme les corps et les esprits, ce qui leur permet de mieux d’appréhender les frémissements intérieurs de leur âme et de les orienter vers le Christ ». Il voit donc le yoga comme un moyen d’apaiser le corps et de le rendre disponible à la prière.

Voir le yoga comme une façon de prier le Christ avec le corps

On retrouve une situation similaire pour le prêtre catholique Markus Thomm de Vallendar près de Coblence. Il dirige des retraites et est en même temps instructeur de yoga. Selon lui, il est tout à fait possible de bénéficier du trésor que constituent ces pratiques en les convertissant et en les évangélisant. C’est l’attitude qu’avaient les chrétiens par exemple avec la philosophie grecque, en cherchant ce qu’elle pouvait leur apporter et leur apprendre, tout en la convertissant. Selon ce prêtre il faut justement poser des limites : il ne faut jamais oublier que l’hindouisme diffère complètement du christianisme dans son rapport à Dieu.

Il peut y avoir pour les chrétiens un risque de panthéisme et de désir de fusion dans les éléments naturels, excluant la présence vivifiante du Christ et l’action réelle du Saint-Esprit. Il s’agit ici au contraire de voir le yoga comme une façon de prier le Christ avec le corps. Il faut pour cela le rendre présent et faire un yoga explicitement chrétien dans lequel le Christ est au centre. On peut ainsi remplacer les mantras hindous par des versets bibliques ou par des chants de Taizé. Pratiquer le yoga ? Oui, si l’on sent qu’il enrichit notre relation à Dieu et facilite la prière. Ce que l’apôtre Paul ne démentirait pas, puisque comme il le dit dans l’Épitre aux Thessaloniciens (5, 21) : « Éprouvez toutes les choses ; retenez ce qui est bon ».

Article issu du site chrétien Aleteia (source).

Pour aller plus loin, nous vous recommandons ces deux ouvrages:

D’accord, pas d’accord ? Faites nous part de votre opinion dans les commentaires.



'Yoga et christianisme sont ils compatibles ?' have 4 comments

  1. 9 janvier 2017 @ 17 h 31 min Vincent

    Voilà un sujet qui peut s’avérer sensible !

    Il est évident que le Yoga comporte de nombreuses références à l’Hindouisme. Donc cela peut effectivement déplaire aux pratiquants d’autres religions et les amener à dire que le Yoga est totalement incompatible avec le Christianisme. C’est le genre de discours tenu par les intégristes, qui ne sont pas rares (en témoigne les commentaires sur cet article sur le site original) et qui font preuve d’une inquiétante et relative ignorance.

    Maintenant, j’ai déjà vu des personnes Chrétiennes et pratiquantes faire du Yoga, et cela ne semblait pas poser de problèmes, sauf peut-être aux yeux de certains.

    Il est inévitable, pour tenter de répondre à la question de la compatibilité du Yoga avec le Christianisme, de partir dans ce qui risque d’être un débat houleux si certains intégristes Chrétiens viennent y fourrer leur nez, et ça risque d’arriver.

    En tout cas, voilà ma position :

    Pour moi, le Christianisme, comme d’autres religions, n’est, même si il véhicule de belles et nobles valeurs, qu’un ensemble de dogmes qui enferment le croyant, le rendant imperméable à son propre potentiel de réalisation et faisant de lui au final un bon petit soldat.
    A l’inverse, le Yoga, discipline spirituelle (et je pense qu’il faut bien distinguer la spiritualité de la religion), science de la vie, permet à l’être humain de s’accomplir et d’utiliser tout son potentiel, ce qui selon moi, est l’objectif de sa présence sur Terre.

    Répondre

  2. 9 janvier 2017 @ 23 h 31 min Joël Gord

    A la lecture de cet article de médiocre intérêt, je me remémore un ouvrage que j’ai lu ( et le film qui en est issu, sorti récemment):  »Autobiographie d’un yogi » dont l’auteur est Yogananda. J’y ai découvert un être d’exception et pourtant tellement humain; j’y ai fait connaissance de toute une lignée de maîtres yogi (c’est moi qui les nomme maîtres) dont il est issu, j’ai nommé les yogi du kriya yoga, tous d’extraordinaires personnalités dont l’Occident se soucie peu; j’ai surtout rencontré à chaque page, sous les mots inspirés de Yogananda, une filiation (ou une parenté, c’est comme vous voudrez) époustouflante avec le christianisme originel. Tous ces hommes (et femmes) inspirés vous citent le Jésus Christ des Evangiles, mais comme s’il était encore vivant parmi nous. Plus encore, je crois avoir commencé à entrevoir ce qui transparaît dans les traités de yoga que j’ai pu lire: l’hindouisme ne serait pas cette religion polythéiste et archaïque, où se cotoiraient des monstres grimaçants et des idoles cruelles. Les Yogi parlent du Dieu (Dev=la Lumière) Unique dans les mêmes termes que les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans. Au nom de quoi ces religions qu’on appelle du Livre (la Bible, qui a mis bien du temps à en devenir un, c’est à dire à être écrite) et surtout leurs représentants se prévaudraient-elles de la Vérité, de sa possession sans partage? Alors même que le sanskrit préexistait vraisemblablement à toutes les langues dites indo-européennes aussi bien que sémitiques! Qu’on ne se méprenne pas: ce n’est pas la division et la guerre sainte dont je viens faire l’apologie ou l’annonce. Au contraire, que ce soit par le yoga, ou avec le yoga, ou sans le yoga, heureux les femmes et hommes de bonne volonté qui portent Dieu dans leur coeur. Qui saura jamais dans sa vie sur terre quelle peut bien être l’apparence, s’il en a une, du Principe Créateur, qu’on appellera Dieu si l’on veut? Si la parcelle d’Amour universel dont chacun de nous est le dépositaire se met à briller en nous, au fur et à mesure de notre avancée dans notre vie, et si le yoga peut y aider certains d’entre nous, quelle autorité auto-proclamée pourrait bien trouver à y redire? Ne sommes-nous pas tous, humains, et même probablement à mon sens tous être vivants (et dites moi ce qui n’est pas vie dans l’Univers?) des êtres de Lumière, des êtres destinés à être révélés?
    Vraiment, lisez Yogananda. Vous y trouverez une part de cette révélation, une consolation pour ceux qui souffrent, une espérance pour ceux qui cherchent. Et la Lumière sans compter, pour tous.
    Joël

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  3. 10 janvier 2017 @ 16 h 00 min Akshaya

    Qualifier le yoga de « satanique » sans même en avoir fait l’expérience, voilà qui en dit long sur l’état d’esprit du bonhomme, fut-il prêtre.
    Que peut-il y avoir de condamnable à préparer le temple de l’âme dans le but d’aider à unir l’Être au Divin ?
    Au vu des fondamentalistes qui sévissent de par le monde au sein de toutes les religions, les bodhisattvas ont encore bien du pain sur la planche …

    Répondre

  4. 11 janvier 2017 @ 12 h 17 min Daniel

    Bonjour

    Je peux comprendre l’inquiétude de certains prêtres face à cet envahissement d’un hindouisme polythéiste étranger et inconnu.
    Mais où est la tolérance ??

    Vincent nous dit :
    « C’est le genre de discours tenu par les intégristes, qui ne sont pas rares (en témoigne les commentaires sur cet article sur le site original) et qui font preuve d’une inquiétante et relative ignorance. »

    Pour suivre le commentaire de Vincent, ajoutons que les intégristes de tout poil sont très dangereux et combinent ensembles : intolérance, ignorance et fanatisme.
    Nous voyons quotidiennement les dégâts que ce type de comportement a produit et produit actuellement.
    En fait il faut garder le croyant selon eux dans « le bon chemin de l’Eglise » et ramener le croyant à l’ordre s’il s’égare dans « ce Yoga ».
    On retrouve ici la crainte ancienne des prêtres, évêques officiants dans la cité ordonnée et contrôlée face au danger des cultes païens pratiqués dans la sombre forêt (les yogis !!) ,de l’adoration des divinités diverses ,ect.
    Le croyant qui s’y engage se perd et se trouve alors sous l’emprise des forces « diaboliques » non contrôlées.

    « Pratiquer le yoga est diabolique. On croit pratiquer simplement une activité épanouissante, mais elle conduit à l’hindouisme et éloigne donc de la foi chrétienne. »

    « Qualifier le yoga de « satanique » sans même en avoir fait l’expérience, voilà qui en dit long sur l’état d’esprit du bonhomme, fut-il prêtre. » nous dit Akshya

    « Selon ce prêtre il faut justement poser des limites : il ne faut jamais oublier que l’hindouisme diffère complètement du christianisme dans son rapport à Dieu. »

    Nous lisons dans l’introduction du Polythéisme Hindou d’Alain Daniélou, p 11 à ce sujet :

    « Je venais après vingt cinq de vie et d’étude dans la société hindoue traditionnelle de reprendre contact avec le monde que l’on appelle occidental que j’avais quitté depuis mon adolescence. J’ai été profondément surpris par l’invraisemblable ignorance du monde chrétien, pour ne rien dire du monde islamique en ce qui concerne l’origine et la signification des mythes (1) et des rites ainsi que par le caractère primitif, je pourrais dire enfantin des concepts théologiques et philosophiques.
    L’origine et la raison d’être des mythes, des rites, des croyances m’apparaissaient évidentes, mais nul ne semblait avoir notion de leur sens. Pourquoi le Sauveur, incantation de Vishnou pour une région et une époque donnée, doit-il naître dans une grotte, pourquoi doivent de trouver près de lui un bœuf , animal sacré , et un âne animal impur (2), pourquoi une vierge mère (3), pourquoi trois rois et pourquoi des bergers, pourquoi une étoile ? . Dans ce mystère sacré et éternel, que tout enfant brahmane saurait expliquer, les chrétiens ne voient plus que du folklore.
    Une grande partie des récits qui concernent la vie de Jésus ne font d’ailleurs que reprendre ceux de l’enfant Krishna, ou de Shiva Dionysos. Rien n’a changé que ce refus de reconnaître ses sources qui fait dégénérer un profond savoir en ignorante superstition. »

    Note1 : « C’est ainsi que, au cours des millénaires, l’Épopée de Gilgamesh est devenue un des textes les plus diffusés de la littérature ancienne, traduit en Hittite, en Hourite, connu au pays d’Assour, en Anatolie, en Palestine où l’on a trouvé récemment, à Meggido, une version du XIVe siècle avant J.-C.
    Puis sont venus d’autres conquérants : grecs, romains, arabes. La brique des murailles mésopotamiennes s’est délitée.
    Le sable a enseveli sa mémoire. De cette prodigieuse étape de l’histoire des hommes, on n’a retenu que l’une des branches : la Bible, en oubliant le tronc. »

    Réf : http://www.pagantroop.blogspot.fr/search/label/Herm%C3%A8s%20Trism%C3%A9giste
    Hélas ce lien n’est plus valable !!

    Note 2 : Le Seigneur a fait son entrée à Jérusalem sur un âne.
    Dans le conte de Perreault, Peau d’Ane, nous voyons toute la valeur de la Dame du ciel cachée sous une peau de bête qui pue.

    Note 3 : le Message Retrouvé nous dit : Livre XXXVI :

    45.La Vierge végète jusqu’à ce qu’elle ait reçu l’influx céleste qui l’anime en lui insufflant l’âme divine, et cette âme organise sa substance, s’en revêt et paraît dans le monde comme le Sauveur et le Rénovateur des hommes égarés dans la mort.

    Je termine par le commentaire de Joël Gord que je partage profondément :

    « Au contraire, que ce soit par le yoga, ou avec le yoga, ou sans le yoga, heureux les femmes et hommes de bonne volonté qui portent Dieu dans leur coeur. »

    Répondre


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Attention ! Le yoga n’est pas sans risque

25 novembre 201625 novembre 2016
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Ouvrez vos chakras et ayez conscience de vos limites.

C'est l'une des études les plus conséquentes disponibles à ce jour sur la pratique du yogae t les blessures qui peuvent en résulter. Menée par deux chercheurs en traumatologie et épidémiologie de l'université d'Alabama de Birmingham, il en ressort que le yoga n'est évidemment pas le sport le plus traumatogène du répertoire, mais qu'il n'est pas pour autant dénué de risques. Et que les yogistes ayant dépassé les 65 ans doivent redoubler de prudence, car ce sont eux les plus vulnérables aux entorses, élongations et autres fractures. Le travail de Thomas A. Swain et Gerald McGwin, rassemblant quatorze ans de données récoltées aux États-Unis, montre aussi que le yoga a gagné en popularité sur la période, et que la fréquence des blessures s'en ressent. En moyenne, elle était de 10 pour 100.000 participants en 2001 et grimpe à 17 pour 100.000 en 2014. Après 65 ans, cette incidence –58 pour 100.000– est bien plus élevée, avec trois fois plus de fractures que pour les autres classes d'âge. Pour les individus âgés de 45 à 64 ans, elle est de 18 pour 100.000 et de 12 pour 100.000 pour ceux de 18 à 44 ans.
«Les blessures liées au yoga sont relativement rares, explique Swain, et comme on aurait s'en douter, l'incidence a tendance à monter avec l'âge du participant. Nous avons aussi observé que le taux de blessures augmente sur la période, ce qui pourrait traduire une plus grande popularité du yoga, avec davantage de personnes inexpérimentées qui ne prennent pas les précautions d'usage pour éviter les problèmes.»
Swain recommande de «consulter son médecin avant de débuter le yoga, d'être prudent et de connaître ses limites personnelles». Des limites que bon nombre de pratiquants débutants sont à même d'ignorer car «le yoga est bien plus difficile et exigeant qu'on le pense», précise McGwin. Au total, ce sont 29.590 blessures que les chercheurs ont répertoriées. Près de la moitié (45%) sont des entorses et le haut du corps est visiblement la zone la plus fragile.

Du yoga au travail….

21 septembre 201621 septembre 2016
yoga au bureauVous pouvez aller travailler ! » La séance d'une heure est terminée. Paula Taylor, professeur de yoga du réseau de coachs sportifs Fizix, libère ses douze élèves. Du chef sommelier à la femme de ménage, les 550 salariés du Bristol peuvent participer gratuitement à ce cours. Organisé dans une petite salle climatisée réservée aux employés, il coûte entre 80 € et 120 € au Comité d'Entreprise du palace. « Le point fort, c'est qu'il y a une homogénéité des groupes et ça crée une dynamique », se félicite son secrétaire adjoint Damien Largeau.   Collé serré   « On peut rencontrer des collègues d'autres services », renchérit Lucie Demai, hôtesse d'accueil. Allongé à sa gauche sur un tapis, Tony Le Douigou, dont elle n'a jamais été aussi proche, en est à son deuxième cours. « C'est plus apaisant que d'aller courir, observe le demi-chef de rang. Idéal pour se détendre avant de commencer le travail, de 16 heures à minuit ».   Debout depuis 7 heures du matin, le directeur d'achats Thomas Trucheret est en nage à la fin du cours, mais il savoure cette coupure en milieu d'après-midi : « J'aborde sereinement la deuxième partie de journée, sur le plan profesionnel et à la maison avec mes trois enfants ». Et de conclure, sourire en coin : « Le stress retombe. C'est parfait  : avec notre clientèle exigeante, il faut être très réactifs. » Voir l'article

Musculation et yoga, nouvelle mode made in US

23 août 201623 août 2016
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De nombreux hommes adeptes de musculation délaissent les poids et haltères pour des matelas de yoga, prenant le pas de l'intérêt grandissant pour une variante plus virile du yoga traditionnel, le «broga».

Le yoga, activité vieille de plusieurs millénaires, était autrefois pratiqué exclusivement par des hommes. L'activité physique «mâle» de l'ère moderne est aujourd'hui tout autre. «Le yoga se résume à bien plus qu'à des femmes qui se contorsionnent tels des bretzels végans», a lancé l'entrepreneur qui a fondé les cours de Jock Yoga, Michael DeCorte. Le centre d'entraînement Equinox de Toronto offre ces séances d'entraînement qui unissent les salutations au soleil à la musculation. De plus en plus de professeurs de yoga tentent d'attirer davantage d'hommes dans leurs classes en proposant des exercices qui misent sur la force plutôt que la flexibilité. Les adeptes de yoga sont constitués à 70% par des femmes, selon une étude de l'institut Ipsos publiée en 2016. M. DeCorte estime malgré tout que 50 à 85% des sportifs qui assistent à ses ateliers de Jock Yoga sont des hommes. D'autres centres de type «broga» essaiment un peu partout au pays. Jo-ga, à Halifax, Yoguy, à Vancouver, et le studio montréalais Mudraforce - où l'activité se pratique en toute nudité- ont notamment vu le jour. Une compagnie basée au Massachusetts, Broga yoga, détient un brevet sur l'emploi du mot-valise. L'entreprise se vante d'avoir plus de 12 000 clients et 500 professeurs à travers le monde, notamment par ses cours offerts par le biais de vidéo en ligne. Selon l'instigateur du «broga», Robert Sidoti, nombre d'hommes sont attirés par les bienfaits du yoga, mais craignent d'avoir un air efféminé en prenant la position du lotus.
En lire plus ...

Le dalai lama juge qu’il y a trop de réfugiés en Europe

31 mai 201631 mai 2016
Dalai lama trouve qu'il y a trop de réfugiés en EuropeLe dalaï-lama a estimé qu'il y avait à présent "trop" de réfugiés en Europe après la vague d'arrivée l'an dernier et que ces migrants cherchant protection ne devaient rester que provisoirement sur place, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne. "Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais d'un autre côté, il y en a trop à présent" en Europe, a déclaré le chef spirituel des Tibétains au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne", a-t-il ajouté, en référence au fait qu'une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l'Irak. "Il y en a tant que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. L'objectif devrait être qu'ils retournent (dans leur pays) et aident à reconstruire leur pays", a estimé le dalaï-lama, qui vit lui-même en exil en Inde depuis plus de 50 ans. L'Allemagne a accueilli l'an dernier un nombre record d'un million de réfugiés. Source Le Figaro

Tendance: le yoga en moumoute et chaussures de ski…

6 avril 20166 avril 2016
ski_yoga_poseLe murmure du torrent et le chant des oiseaux dans les bouleaux apaisent déjà. Dans le décor vivant du Plan de l’Eau, aux Menuires, se déroule la randonnée «yoga et raquettes», encadrée par Brigitte Ruff, accompagnatrice en montagne, et Anita Thevenot, masseuse ayurvédique. Après une première marche dans la poudreuse, telle une page blanche, une première pause est consacrée à des exercices d’étirement. Le groupe, limité à douze personnes maximum, forme un petit cercle. Raquettes aux pieds, on tend et on étire ses bras vers le ciel. Profonde inspiration, puis on relâche totalement son buste et ses membres supérieurs jusqu’à frôler la neige. Pendant une quinzaine de minutes, Anita aide chacun à prendre conscience de son corps. «La montagne, avec son paysage somptueux et son air pur, offre un cadre idéal pour pratiquer le yoga pranayama, qui met l’accent sur la respiration», précise-t-elle. On repart ensuite plus détendu, attentif aux empreintes d’animaux et au silence, seulement rompu par le bruit feutré des raquettes. Plus loin, c’est la posture de la salutation au soleil. Un long et ressourçant déroulement du corps, pratiqué plusieurs fois, après avoir déchaussé et s’être installé sur un petit tapis de yoga, prêté par Anita. Les deux autres pauses zen sont consacrées à des exercices respiratoires et à de la méditation, assis en tailleur. Lancées l’an dernier au départ de la station de Val Thorens, ces randonnées bien-être hebdomadaires, de trois heures, affichent complet. Les clients? Souvent des femmes, n’ayant jamais pratiqué le yoga ou même les raquettes, mais curieuses de découvrir cette balade hybride. Morzine mise aussi sur l’engouement autour du yoga. Probablement inspirée par la station suisse d’Engadin St. Moritz qui lançait en 2014 la première piste de yoga du monde, Morzine propose cet hiver la piste des yogis, un itinéraire bleu de 2400 mètres jalonné de dix emplacements pour pratiquer des postures relaxantes, sans forcément ôter ses skis. Enfin, sous le nom de marche afghane, évocateur de montagne loitaine, la station de Samoëns invite à une sortie en raquettes accompagnée par un professionnel. Durant cette randonnée, le travail constant sur la respiration facilite la gestion de l’effort en altitude et relaxe. Les activités bien-être en montagne ne se résument plus à des papouilles et des bains bouillonnants dans des centres aqualudiques mais tirent parti, enfin, d’un environnement unique. Voir l'article sur le site de Libération

Le paradoxe Vegan de la femme branchée.

2 novembre 20152 novembre 2015
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Assez régulièrement ( et de plus en plus ) je vois des gens arriver à un mode de vie vegan ( ce qui en soit est plutôt bien ) mais ce que je trouve étrange c’est souvent le paradoxe éthique assez flagrant et parfois cliché.
Pour commencer, beaucoup des végan avec qui j’ai les échanges les plus houleux sont souvent des filles, entre 20 et 30 ans, « converties » depuis assez peu de temps.
Autant je crois sincèrement aux bienfondés de ce mode de vie lorsqu’il est choisi et pensé de bout en bout, autant je suis souvent confronté à des situations de fort malaise lors de nombreux échanges.
Cela se manifeste par plusieurs choses récurrentes : le prosélytisme, la suffisance et l’incohérence.
Je vais dresser un portrait caricatural pour essayer de bien faire comprendre ça … ( pour ce faire je ne vais que juxtaposer des éléments issus de posts ayant défilé sur mon fil d’actualité perso )
Faisant la queue pour avoir son café-pumpkin starbuck, elle attend en faisant un petit selfie marrant pour montrer son nouveau bonnet en coton bio.
Elle poste ça en ligne avec son nouvel iphone.
Un peu plus tard elle rentre chez elle, se fait un petit smoothie banane, mangue et lait de coco, le tout dans un super blender trouvé sur amazon.
Un petit tour sur son compte instagram nous fera découvrir sa garde robe pour constater que toutes les fringues sont bio. Comme tout est bio, le label "équitable" est apposé sur son chocolat, son café et ses épices.
Plus tard, un passage sur son compte facebook nous montrera de nombreux partages militant où on voit combien l'industrie agro-alimentaire est trash (les vidéos le montrent très bien assurément … (ne pas aller sur une page d'une végan à l'heure du repas !).
On la verra également se réjouir de la fermeture d'un abattoir, voyant le signe d'un réel progrès pour "la cause".
Elle prend soin d'elle, les statistiques publiées sur ses joggings grâce à l'application embarquée dans ses nike en sont la preuve ! Et après une bonne douche avec un savon Lush elle sent super bon le fruit de la passion.
Et ce soir après cette belle journée elle se fait un petit plaisir : un steak végétal. Tellement bien fait qu'on dirait trop de la viande (mais sans la souffrance animale) ! Un petit bout de "Faux-mage" à base de noix de cajou et un avocat. Et en dessert un petit bout de chocolat équitable.
Elle a le sourire en préparant ses vacances en Thaïlande en achetant sont billet en ligne sur son macbook, avec son chat sphinx qui ronronne sur ses genoux et peux enfin aller se coucher, en paix avec elle-même et ses convictions … aujourd'hui encore, elle n'a été la cause d'aucune souffrance animale.
Et là je vous vois venir avec un "Heuuu mais Samten, il est où le problème, je ne vois pas trop où tu veux en venir … elle a l'air plutôt cool la nana là … non ?"
Oui oui elle est cool ! Et c'est vraiment chouette que par son véganisme elle se sente impliquée dans la cause animale, le progrès et l'évolution de l'humanité à des hautes sphères de conscience et d'empathie !
MAIS … Et hélas c'est là que le bât blesse…
Son café est issu de la souffrance des hommes, d'une production qui détruit l'environnement dans lequel il est produit et contribue au déséquilibre nord-sud où la domination occidentale est vécue de plein fouet par les producteurs-esclaves.
Son téléphone est issu d'une production où les métaux rares sont également issus de productions où les hommes sont traités en esclaves dans des mines aux conditions abominables. En plus l'obsolescence perçue fait qu'elle changera de téléphone alors même que ce dernier sera encore tout à fait fonctionnel.
Elle se réjouit de la fermeture d’un abattoir sans réaliser que le nombre d’animaux abattus restera inchangé ... le seul changement sera que ces pauvres bêtes devront parcourir encore plus de distance dans le transport final ... l’élément souvent le plus traumatisant pour l’animal (mais aussi pour l’éleveur qui respecte ses animaux).
La banane de son smoothie provient d'équateur, issue d'une terra-formation imposée par les États-Unis pour que ces pays ne viennent pas concurrencer la production de maïs OGM. La mangue provient d'Inde et a peut-être véhiculé des parasites qui détruisent nos vergers. L'avocat provient d'Israël et le lait de coco de Thaïlande, finançant les deux des régimes politiques discutables. Les transport “bio” n’existe pas ... les bateaux délestent en pleine mer, les camions brulent du gasoil et dans les deux cas il y a un paquet de dommages collatéraux. Ben oui, combien de dauphins pris dans les pales des bateaux, de biches , d’oiseaux, de hérissons percutées, écrasés pour que nos fruits exotiques arrivent à bon port ?
Son blender vient de chine, assemblé dans une usine où les gens sont traités comme de la marchandise et payés une misère et acheté sur un site qui bafoue le droit du travail à longueur de temps.
Ses habits, comme sa nourriture, ont parcouru des milliers de kilomètres pour être parfois produit avec des produits chimiques (malgré les labels bios affichés) et cousu par des enfants, au même titre que ses nikes.
Sa fausse viande et son faux fromage sont issus de productions industrielle et chimique pas forcément très saine et de loin pas locale
Son chat provient d'un élevage de croisements génétiques et nourrit avec des boites industrielles (et là autre paradoxe : doit-on imposer le véganisme aux animaux … ah ben non ce serait aller à l'encontre de leur nature, dans ce cas là c'est pas pareil)
Son billet d'avion compensera le bilan carbone de son véganisme.
A côté de ça j'essaie d'imaginer une personne qui consommera bio, local, de saison avec, certes de la viande de temps en temps (mais qui vient d'un paysan qui connaît toutes ses bêtes) qui portera ses fringues jusqu'à l'usure, n'aura que le strict nécessaire chez lui, pas de robots ménagers dans tous les sens, pas d'ordi, pas de fruits exotiques … et qui pourtant sera la "cible" des végans en raison de son manque de conscience et de sensibilité… et là je me dit qu'il y a un soucis dans la manière qu'ont les végans de mener leur "combat" …
Je me dois de rajouter un GROS P.S. à ce texte : je ne me considère absolument pas comme étant moi-même éthiquement irréprochable, loin de là ! J'essaie de faire au mieux ma part en restant un maximum cohérent entre mes convictions et mes capacités de consommation. Mais par contre l'issue de mes réflexions, de mes pensées, mes idées, je les PARTAGE. J'espère que parfois ma vision des choses en convainc certain mais je considère toujours que les choix éthique sont personnels et que nous ne pourrons jamais être irréprochables sans devenir extrêmes et sans s'extraire totalement du système, ce qui n'est pas ma volonté, au contraire, j'espère pouvoir être le témoin d'évolutions du système dans "mon" sens quitte à devoir faire des compromis, mais que je choisis.
EDIT : suite à l’engouement et aux nombreux comm qu’a suscité cet article aux différents endroits où il a été partagé et comme ça a dépassé le cercle des gens qui me connaissent, je me dois de me présenter pour permettre de contextualiser éventuellement cet article. Pour commencer je dois moi-même faire face à de nombreux paradoxes de consommation lié à mon choix de travail : étant photographe j’ai en effet beaucoup de matériel technologique ( ordinateurs, tablette, appareils photos ... ) qui ont un cout éthique important. Je n’ai pour le moment pas trouvé de solution pour ce pan là. J’ai passé plusieurs période de ma vie à appliquer un régime végétarien et un mode de vie assez proche des principes végétaliens sous pas mal d’aspects. Je me considère comme étant assez impliqué dans les domaines de la réflexion sur nos modes de vies, nos interactions avec l’environnement. J’ai un très grand intérêt pour la permaculture, les productions équitables ( je ne parle pas des labels qui spolient le terme ). Suite à de nombreuses réflexions j’en suis venu à avoir un mode de vie où les choix alimentaires et de consommation générale sont souvent mis dans la balance du pour et du contre au moment de l’acte d’achat. J’ai également un régime alimentaire qui est aussi très “fashion” car j’ai une alimentation principalement axée sur les principes du Dr Seignalet, à savoir sans gluten, sans produits laitiers, sans sucres raffinés ( mais je n’en fais pas un dogme, je m’accorde des exceptions si je n’ai pas le choix ou même si simplement j’en ai envie), je suis venu à ce régime il y a plus de 7 ans pour des raisons de santé et il m’a apporté beaucoup de choses ( j’en discute volontiers avec ceux qui s’y intéressent ). D’autres principes alimentaires font également parti de mes convictions, principalement le fait de consommer local, de saison et bio ( et dans ma région ça veux dire qu’il faut aimer le choux et les poireaux ). Je porte avec moi un assez lourd bilan carbone car j’ai beaucoup voyagé, mais ces voyages m’ont permit en contre partie d’apprendre énormément de choses sur l’humain, la nature, les interactions entre les deux, mais surtout pour réaliser qu’il n’existe pas de valeurs “universelles” ... partout les gens ont des convictions qu’ils sont parfois prêt à défendre avec armes et sang ! J’ai aussi vu qu’il y a un réel angélisme de la part des gens qui vivent leur conviction depuis le fond de leur canapé ikéa ... car à travers le monde j’ai été témoin de la violence , partout sous un nombre inimaginable de formes ! Les seuls moments où j’ai eu la sensation de m’en extraire on été ceux où j’ai été seul face à la nature, loin du fait des Hommes ! J’ai vu plus d’amour et de respect chez une productrice de bœuf bio en France qu’envers des vaches “sacrées” au Népal. J’ai recommencé à manger de la viande en voyage, lorsque j’ai été reçu par des gens qui n’avaient rien d’autre à me proposer et qu’il aurait été plus que déplacé de dénigrer ce geste pour mon petit confort intellectuel. Et puis j’ai appris à reconnaitre qu’il y a de réelles différences entre les modes de production et que cela impact directement nos valeurs et notre environnement, j’y suis de plus en plus attentif et rencontre des gens merveilleux depuis. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, je trouve merveilleux que de plus en plus de gens s’intéressent aux modes alimentaires “alternatifs” ( qu’ils soient végan, végétariens, sans gluten, bio ... ) car ça montre que les gens ne prennent plus tout pour argent comptant. Mais je prône également la coexistence et l’évolution douce. C’est souvent en ça que mes avis divergent avec les militants ( végan ou autre) sur les manières d’agir : Les études en neuroscience montrent que face à une démonstration de la violence (vidéo d’un abattoir par exemple), le cerveau d’une personne non préparée, vivra ça comme une agression ... mais au lieu d’obtenir un électrochoc contre le système, le trauma sera dirigé contre la personne qui lui aura fait vivre ce trauma... avec un effet inverse à celui désiré... mais je m’égare à parler de ça.
Bref, je tente juste de faire avec les outils à ma disposition pour rester le plus cohérent possible entre mes choix, mes croyances, mes moyens et mes aspirations. Jonglant moi-même avec certains paradoxes.
EDIT 2 :
Je n’ai hélas rien inventé pour créer ce personnage fictif ! juste pris quelques éléments sur différents posts de mes contacts ... j’ai même été assez soft pour qu’on ne pense pas que j’exagère le trait ! Et pour celles et ceux qui me font la critique d’avoir choisi une femme plutôt qu’un homme c’est pour la même raison ( qui n’est pas lié à une réalité statistique et objective ) : je n’ai pas eu autant d’occasion de voir ce type de posts et de profils dans mon fil d’actualité.